Accueil Blog Page 38

Au Mali, les Services Douaniers mobilisent 191,4 milliards de FCFA entre Janvier et Février 2026

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les services douaniers ont réussi à mobiliser une impressionnante somme de 191,4 milliards de FCFA , soit environ (335 millions USD)au cours des deux premiers mois de l’année 2026, en janvier et en février. Cette performance remarquable témoigne de l’efficacité des opérations douanières mises en place dans le pays, ainsi que des efforts soutenus pour renforcer la collecte des recettes fiscales.

Ainsi, les services douaniers jouent un rôle crucial dans l’économie malienne, non seulement en contribuant à financer les dépenses publiques, mais également en facilitant le commerce international et en veillant au respect des réglementations commerciales et tarifaires. Cet exploit se déroule dans un contexte empreint de multiples interprétations et commentaires critiques concernant le fonctionnement interne de l’Administration des Douanes, un organisme essentiel en charge de la régulation et du contrôle des échanges commerciaux. 

Les débats qui entourent cette institution font souvent émerger des questions complexes sur son efficacité, sa transparence et l’impact de ses décisions sur l’économie nationale. Toutefois, au-delà de ces discussions théoriques, les faits concrets et les résultats tangibles de l’administration parlent d’eux-mêmes, illustrant à la fois ses réussites et les défis persistants qu’elle doit encore surmonter pour optimiser son rôle face à un paysage commercial mondial en constante évolution.

Placé sous l’égide de sa haute hiérarchie, ce service poursuit avec sérénité ses missions régaliennes, animé par un esprit de cohésion, de responsabilité et de loyauté au service de l’État. Malgré un environnement caractérisé par l’insécurité régionale, les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales, les Douanes maliennes continuent d’assurer la pérennité du service public et la préservation de l’économie nationale.

Cette dynamique s’affirme avec encore plus d’éclat en 2026. Traditionnellement perçus comme des mois structurellement déficitaires pour l’Administration douanière depuis plus d’une décennie, janvier et février 2026 ont atteint un niveau de recettes inégalé pour cette période, s’élevant respectivement à 95,9 milliards de FCFA et 95,5 milliards de FCFA, par rapport à une prévision mensuelle dynamique de 81,3 milliards de FCFA. Ces résultats exceptionnels reflètent un écart positif significatif, portant la performance globale des deux premiers mois de l’année à 127 % des objectifs, illustrant un véritable renversement de la tendance conjoncturelle grâce à un travail acharné mené dans la cohésion et la discipline du commandement. Parallèlement à la mobilisation des recettes fiscales et à la modernisation des procédures administratives, notamment à travers les réformes informatiques impulsées ces dernières années, les Douanes poursuivent avec une détermination sans faille leurs missions essentielles de protection et de régulation.

 Dans un contexte international éminemment complexe, marqué par des tensions croissantes sur les marchés énergétiques et des perturbations logistiques de grande envergure, l’Administration douanière joue un rôle crucial en mettant en œuvre des mesures opérationnelles ciblées, qui ont pour but de fluidifier et sécuriser l’approvisionnement du pays en produits stratégiques. Ceci inclut particulièrement les hydrocarbures, qui sont vitaux pour la continuité énergétique, ainsi que les denrées de grande consommation qui influencent directement la vie quotidienne des citoyens.

Au-delà des chiffres parfois abstraits, ces résultats traduisent une réalité plus profonde et significative : la Direction Générale des Douanes est bien plus qu’une simple administration ; elle se positionne en tant qu’entité unie, disciplinée et extrêmement performante. La cohésion au sein du commandement, l’engagement indéfectible des agents, et une culture du résultat solidement ancrée constituent les véritables moteurs de cette dynamique actuelle, tous travaillant de concert au service exclusif de l’État et au profit de l’économie nationale. 

Notons que ces éléments permettent non seulement de relever les défis contemporains mais aussi de préparer une réponse proactive face aux enjeux futurs, garantissant ainsi un cadre opérationnel efficace et réactif.

Mariam KONE 

Au Mali, le Japon octroie 769 millions de FCFA pour soutenir la promotion de l’agriculture orientée vers le marché

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Ministère de l’Agriculture a organisé une rencontre importante, qui a eu lieu le vendredi 13 mars 2026. Cette réunion a été présidée par le Ministre malien de l’agriculture Dr Ibrahima SAMAKE. Cet événement a également vu la participation de Murata YUKUO, l’Ambassadeur du Japon au Mali, qui a joué un rôle clé dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux nations.

 Ensemble, ils ont discuté de divers enjeux liés à l’agriculture, tout en explorant des opportunités de coopération pour favoriser une croissance durable dans le secteur. Le Projet pour la promotion de l’agriculture orientée vers le marché à travers l’approche SHEP, phase II, apparaît comme une étape cruciale et stratégique dans le renforcement des résultats déjà appréciables et tangibles obtenus lors de la première phase du projet.

 En effet, cette nouvelle phase vise à bâtir sur les bases solides posées précédemment, en approfondissant les stratégies développées et en élargissant le cadre d’intervention pour atteindre un plus grand nombre de producteurs. L’approche SHEP, qui a été introduite dans plusieurs pays africains par l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), joue un rôle essentiel en contribuant de manière significative à la promotion d’une agriculture orientée vers le marché. 

Aussi, cette situation implique un changement de mentalité et de pratiques agricoles, déplaçant ainsi le paradigme traditionnel de « cultiver et vendre » vers une vision plus proactive de « cultiver pour vendre ». Cette transformation met l’accent sur l’importance de répondre aux besoins et exigences du marché, tout en améliorant la productivité et la rentabilité des exploitations agricoles.

Par ailleurs, le projet en question est financé à hauteur de 769 millions de F CFA par la JICA, une organisation qui joue un rôle clé dans le développement économique et social à travers le monde. Cette phase du projet vise à renforcer de manière significative les capacités opérationnelles des agents de vulgarisation agricole, un objectif essentiel pour améliorer non seulement la qualité des activités agricoles, mais également les conditions de vie des agriculteurs et des communautés rurales dans leur ensemble.

 Sous la houlette de la Direction Nationale de l’Agriculture, le projet SHEP II sera mis en œuvre dans les régions stratégiques de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Bougouni, Dioïla, Kita, Koutiala et San, ainsi que dans le District de Bamako, pour une période de trois ans, ce qui témoigne de l’engagement à long terme envers le développement agricole durable dans ces zones.

 Lors d’un discours empreint de reconnaissance, le Chef du département de l’Agriculture, Dr Ibrahima SAMAKE, a chaleureusement salué la coopération bilatérale exemplaire entre notre pays et le Japon. Il a non seulement exprimé sa gratitude, mais également celle des plus hautes autorités du Mali envers le peuple Japonais pour son soutien multiforme dans plusieurs domaines stratégiques, soulignant ainsi l’importance d’une telle collaboration pour le progrès et la prospérité des deux nations.

Notons qu’il a pris la décision stratégique d’engager l’agence DNA, reconnue pour son expertise, afin d’assurer la mise en œuvre efficiente et efficace du projet SHEP II. Cette initiative vise à optimiser non seulement les résultats du projet, mais aussi à garantir la gestion cohérente et rationnelle des ressources financières allouées, afin de maximiser l’impact positif de l’ensemble du programme sur le développement communautaire.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Congo, Denis Sassou Nguesso réélu avec plus de 94 %, selon les résultats provisoires

0


(CROISSANCE AFRIQUE)- Les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 15 mars 2026 en République du Congo placent le président sortant Denis Sassou Nguesso en tête, avec une victoire décisive dès le premier tour, obtenant 94,82 % des suffrages exprimés au niveau national.

Le décompte officiel, publié par le ministre de l’Intérieur Raymond Zephirin Mboulou via Télé Congo, confirme sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans, en attente de validation par la Cour constitutionnelle.


Participation record dans un scrutin serein
Selon les données officielles proclamées par le ministère de l’Intérieur, la participation nationale a atteint 84,65 %, avec 2 681 587 votants sur 3 167 909 inscrits. Parmi eux, 2 644 013 bulletins ont été jugés valides, tandis que 37 574 ont été annulés.
Les observateurs internationaux et les instances nationales de suivi ont décrit un climat de vote calme et ordonné, sans preuve de fraude systémique ni d’irrégularités majeures susceptibles de remettre en cause le résultat global.

Lors d’une conférence de presse le mardi 17 mars 2026, l’ancien président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de la mission d’observation de l’Union africaine, a salué le déroulement pacifique du scrutin : « La mission se félicite de l’atmosphère calme et sécurisée qui a prévalu tout au long du vote, lequel s’est déroulé dans un environnement d’ordre, de paix et de transparence. Treize des quinze départements ont été couverts par les observateurs.

La mission exprime sa pleine gratitude aux autorités compétentes et à la population de la République du Congo pour la maturité politique démontrée dans le processus électoral. »


Victoire écrasante dans tous les départements


Le décompte officiel du ministère de l’Intérieur révèle que la domination de Sassou Nguesso s’est manifestée dans chacun des départements du Congo, où il a obtenu largement plus de 80 % des voix, et plus de 95 % dans plusieurs régions. Le soutien le plus fort est venu des départements de l’intérieur tels que la Likouala, la Cuvette et les Plateaux, où l’appui au président sortant a frôlé ou dépassé les 99 %. Même dans les zones plus urbanisées ou traditionnellement partagées comme Brazzaville et Pointe-Noire, sa part est restée au-dessus de 89 %, confirmant une consolidation géographique de sa base.


Fragmentation de l’opposition et gains marginaux
Les six candidats de l’opposition ont recueilli ensemble moins de 5,2 % des suffrages, le mieux placé, Mavoungou-Zinga Mabio, n’atteignant que 1,48 %. Les autres, dont Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Uphrem Dave Mafoula, Destin Gavet, Manangou Vivien Romain et Nganguia Engambe Anguios, ont chacun obtenu moins de 1 % au niveau national. Ce résultat reflète à la fois la fragmentation de l’opposition et la volonté du peuple congolais.


Un vote conforme aux tendances préélectorales


Les pourcentages finaux correspondent aux projections préélectorales, où les sondages et analystes politiques estimaient le soutien à Sassou Nguesso entre 80 et 90 %. Sa réélection apparaît donc moins comme une surprise que comme la confirmation d’un leadership ayant marqué le Congo malgré les défis.


Le président réélu entend consolider les orientations nationales et internationales du pays, en poursuivant une gouvernance axée sur le développement. Le jour du scrutin, il a réaffirmé la continuité de la politique étrangère, notamment avec des partenaires comme la Fédération de Russie, tout en promettant stabilité et croissance économique pour les cinq prochaines années.


Défis et controverses autour du scrutin


Malgré la forte participation et le déroulement ordonné, des difficultés ont été relevées. Certains bureaux de vote ont ouvert avec retard, et des problèmes logistiques liés à la distribution et à la vérification des cartes d’électeurs ont été signalés. Une coupure nationale d’Internet a également été imposée durant le vote, officiellement pour lutter contre la désinformation, mais critiquée pour avoir ralenti les communications et affecté les services économiques et d’urgence.


Des résultats provisoires en attente de validation


Les chiffres provisoires du ministère de l’Intérieur doivent encore être examinés par la Cour constitutionnelle, qui devrait confirmer les résultats dans les délais légaux. Les candidats battus ont le droit de déposer des recours, mais l’ampleur de la victoire de Sassou Nguesso rend un renversement hautement improbable. Une fois validés, les résultats ouvriront la voie à son investiture et à la poursuite de son leadership entamé en 1979.


Ce que le vote signifie pour l’avenir du Congo


Alors que Sassou Nguesso est censé entamer ce qui est présenté comme son dernier mandat constitutionnel, l’attention se tourne vers les questions de succession, de stabilité institutionnelle et de rythme des réformes économiques. Les revenus pétroliers se sont stabilisés après une longue récession.

Le pays, qui détient l’un des plus grands gisements pétroliers d’Afrique subsaharienne, dispose d’un atout majeur susceptible de transformer sa situation. Le style de gouvernance et les priorités de l’État détermineront toutefois l’évolution des affaires nationales.


Notons que les résultats provisoires de 2026 montrent que la priorité immédiate pour de nombreux Congolais reste la stabilité et la continuité, comme en témoigne le soutien à « l’Opération Zéro Kuluna » – la paix est en effet un atout. Néanmoins, les critiques appellent à davantage de transparence, d’ouverture politique et d’inclusivité dans les cinq prochaines années.

Rédaction

Mali: la SEMOS SA honore le Ramadan en appuyant ses employés et en dynamisant l’économie locale.

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’occasion de la célébration du Ramadan, un mois sacré de paix, de réflexion et de générosité pour des millions de personnes à travers le monde, la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Sadiola (SEMOS SA), qui est opérée par la réputée Allied Gold Corporation, a pris l’initiative de marquer cet événement important en offrant un geste social significatif à ses employés.

Cette action s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant à promouvoir le bien-être et la cohésion au sein de l’entreprise, tout en témoignant de l’engagement de SEMOS SA à soutenir ses équipes et à renforcer les liens communautaires, ce qui est particulièrement apprécié durant cette période festive où la solidarité et le partage sont mis à l’honneur.


Sous la direction de son Président-Directeur Général, Ilias Tiemoko Keïta, 81 bufs de race améliorée, dune valeur estimée à plus de 47 millions de FCFA, ont été distribués aux travailleurs du site minier de Sadiola.


La remise sest déroulée en présence de responsables de SEMOS SA, de représentants syndicaux, notamment de lUnion Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) et de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), ainsi que de nombreux employés. Le PDG a insisté sur limportance de placer lhumain au cur de la performance industrielle, soulignant que lengagement et le bien-être des collaborateurs constituent un facteur clé du succès de la mine.


Au-delà de cette initiative sociale, lopération a également une dimension économique locale : les bufs ont été acquis auprès déleveurs de la région, témoignant de la volonté de SEMOS SA de favoriser le contenu local et de soutenir les communautés environnantes.


Par ce geste, SEMOS SA réaffirme sa stratégie de responsabilité sociale et son ancrage dans le développement socio-économique du Mali, tout en mettant en avant un modèle de management centré sur la reconnaissance des travailleurs.


Rédaction

En Iran, les mollahs lancent une attaque majeure contre le dollar américain en imposant l’achat de leur pétrole en yuan chinois

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-En pleine guerre contre les États-Unis et Israël, une situation tendue qui fait l’objet de nombreuses discussions et réflexions géopolitiques, l’Iran envisage une mesure qui pourrait potentiellement bouleverser l’équilibre et la dynamique de la finance mondiale : n’autoriser le passage des pétroliers par le détroit d’Ormuz que si la cargaison est payée en yuans chinois, et non en dollars américains.

Cette décision audacieuse et stratégique, révélée par un haut responsable iranien, s’inscrit dans le cadre d’un plan plus vaste de Téhéran visant à reprendre le contrôle sur la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, qui est pratiquement fermée depuis le début du conflit le 28 février. Le détroit d’Ormuz représente une artère essentielle pour l’acheminement des ressources énergétiques, car il permet le transit d’une part significative du pétrole mondial. En effet, la grande majorité du pétrole mondial, près de 80 %, est négociée en dollars, un système largement connu sous le nom de « pétrodollar », en vigueur et dominant sur les marchés internationaux depuis 1974. Une telle initiative pourrait donc non seulement affecter les flux commerciaux en cours, mais aussi modifier les rapports de force dans le domaine des échanges monétaires à l’échelle globale.

Les répercussions de la situation actuelle se font déjà ressentir de manière palpable dans le domaine économique : le prix du Brent a clôturé à un niveau impressionnant, dépassant les 103 dollars le baril, alors qu’avant le début de la guerre, ce même prix oscillait autour de 70 dollars, montrant ainsi une augmentation significative et préoccupante. Le détroit d’Ormuz, qui est un point stratégique vital, transporte environ 20 % du pétrole mondial, et son blocus a eu pour conséquence de faire grimper les prix de l’énergie dans le monde entier, entraînant des répercussions dans de nombreux secteurs économiques.

Ce qui est particulièrement frappant, c’est que l’Iran, face à cette crise, a décidé de vendre son pétrole exclusivement à la Chine : au moins 11,7 millions de barils ont transité par le détroit depuis le début du conflit, tous à destination des ports chinois, ce qui illustre une réorientation majeure dans le commerce pétrolier international. Pékin, en revanche, a réagi avec une grande prudence et sagesse, mettant en garde contre les risques et les conséquences potentiellement lourdes qui pourraient découler de la mise en œuvre de ces mesures, ainsi que les tensions potentielles qui pourraient se développer avec Washington à ce sujet, illustrant ainsi la complexité des relations internationales en jeu. 

Si cette condition venait à être officialisée, il ne s’agirait pas simplement d’une nouvelle mesure commerciale parmi tant d’autres : elle représenterait le plus grand défi jamais lancé au système du pétrodollar en plus de cinquante ans d’existence.

Notons que l’Iran s’efforce de redéfinir les règles de la finance mondiale en exploitant ce principal goulot d’étranglement pétrolier, cherchant à manoeuvrer dans ce nouvel ordre mondial et à affirmer son influence sur le marché de l’énergie.

Daouda Bakary KONÉ 

Côte d’Ivoire : le prix bord champ de la caisse de mangues fixé à 2 450 FCFA pour la campagne 2026

0


(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la filière mangue se prépare activement pour aborder la campagne de l’année 2026, dans un contexte marqué par une stabilité notoire des prix, ce qui est une bonne nouvelle pour l’ensemble des acteurs du secteur.

 C’est pourquoi, une réunion essentielle s’est tenue à Korhogo, où le Conseil d’administration de l’Interprofession de la filière mangue s’est opposé à des changements brusques et a pris la décision de reconduire les tarifs appliqués lors de la campagne précédente, garantissant ainsi la continuité du soutien aux producteurs et aux entreprises de transformation, le 12 mars 2026.

En conséquence, le prix bord champ de la caisse de mangues, qui constitue un élément clé de la rentabilité des cultivateurs, reste fixé de manière ferme à 2 450 FCFA pour l’ensemble des zones de production, un choix qui devrait apporter une certaine paix d’esprit aux agriculteurs. Parallèlement, dans les stations de conditionnement, le prix du kilogramme est également maintenu à 220 FCFA, un tarif qui reflète l’engagement à assurer un juste retour sur investissement pour les producteurs. 

Cette décision stratégique vise non seulement à préserver l’équilibre économique de la filière mais également à garantir une certaine visibilité à long terme pour tous les acteurs impliqués, qu’il s’agisse des producteurs, des commerçants ou des transporteurs, tout en facilitant ainsi la fluidité de la chaîne de commercialisation. La campagne de commercialisation, tant attendue par les producteurs et les acteurs du secteur, débutera officiellement le 28 mars 2026, une date soigneusement choisie après de nombreuses délibérations et analyses poussées.

 Cette décision a été arrêtée sur la base d’analyses techniques détaillées, qui ont pris en compte des éléments cruciaux tels que le niveau de maturité optimal des fruits et les conditions idéales de mise sur le marché. Ces évaluations ont été réalisées par les services techniques de l’interprofession ainsi que par le Centre national de recherche agronomique (CNRA), des organismes reconnus pour leur expertise et leur engagement envers l’amélioration des pratiques agricoles.

Parallèlement, la filière se concentre également sur une meilleure organisation des acteurs concernés, visant à affiner la gestion de la production et à garantir une qualité exceptionnelle des mangues qui seront destinées non seulement aux marchés locaux, mais aussi aux marchés internationaux en pleine expansion.

 Cette initiative est d’autant plus cruciale dans le contexte actuel où la mangue ivoirienne occupe une place de choix dans les exportations agricoles du pays, en particulier vers les marchés extérieurs, où la demande pour ce fruit succulent et nutritif reste soutenue et en constante augmentation. Ainsi, cette campagne de commercialisation s’inscrit dans une stratégie ambitieuse visant à valoriser l’excellence des produits agricoles ivoiriens sur la scène mondiale.

Quant à l’évolution du contexte international, elle est marquée par des événements variés et souvent imprévisibles, pourrait avoir des répercussions significatives sur les flux commerciaux à l’échelle mondiale. Les tensions géopolitiques observées dans certaines régions du monde, qu’il s’agisse de conflits armés, de sanctions économiques ou de disputes commerciales, constituent un facteur d’incertitude pour les échanges. 

Aussi, ces situations délicates soulèvent des inquiétudes parmi les entreprises et les opérateurs, même si ces derniers gardent l’espoir que ces circonstances ne se traduiront pas par un impact significatif sur la commercialisation de la mangue ivoirienne, un produit dont la réputation est solidement ancrée sur les marchés extérieurs.

Dans cette dynamique complexe et en constante évolution, les acteurs de la filière mangue, comprenant des producteurs, des exportateurs, ainsi que des associations agricoles, envisagent déjà les prochaines campagnes avec un objectif clair : améliorer progressivement la rémunération des producteurs locaux, afin de leur assurer une meilleure qualité de vie et une durabilité de leurs exploitations. 

Notons qu’une hausse du prix bord champ est ainsi envisagée à partir de la campagne 2027, avec la perspective optimiste d’atteindre au moins 2 500 FCFA par caisse, un montant qui, s’il est atteint, pourrait véritablement transformer le quotidien de nombreux agriculteurs et renforcer l’essor de toute la filière mangue en Côte d’Ivoire.

Moussa KONÉ 

Banques: Standard Bank Group annonce une performance financière remarquable pour l’année fiscale 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Standard Bank Group, reconnu comme le premier groupe bancaire africain en matière d’actifs sous administration et gestion, a annoncé ce jeudi 12 mars 2026 des résultats financiers particulièrement solides pour l’exercice 2025, qui ont été marqués par une progression soutenue de la rentabilité ainsi qu’une dynamique de croissance positive au sein de ses activités sur le continent africain. 

Cette performance exceptionnelle témoigne non seulement de la résilience du groupe face aux défis économiques, mais également de sa stratégie efficace et de sa capacité à s’adapter aux marchés locaux variés.

Au 31 décembre 2025, le groupe bancaire a enregistré un bénéfice net impressionnant de 49,2 milliards de rands, ce qui équivaut à environ 1 685,1 milliards FCFA, accompagnés d’un rendement des capitaux propres (RCP) remarquablement élevé de 19,3 %. Ce niveau de rentabilité, que la direction attribue à une gestion rigoureuse et à une diversification réussie de ses investissements, se situe confortablement dans la partie supérieure de la fourchette cible spécifiquement établie par le groupe pour 2025, qui se situait entre 17 % et 20 %. Ces résultats reflètent non seulement la santé financière du groupe, mais également sa position de leader sur le marché bancaire africain, en soulignant son engagement envers ses clients et ses parties prenantes.

La direction de l’entreprise explique en détail que la performance globale observée est principalement portée par les activités bancaires, ces dernières étant soutenues par une expansion significative du bilan, ainsi qu’une meilleure progression des commissions générées. De plus, la hausse des revenus issus des marchés financiers a joué un rôle déterminant dans cette dynamique positive. Dans le même temps, il est à noter que les provisions pour créances douteuses ont diminué de manière significative sur une période d’un an, ce qui reflète une amélioration notoire du contexte macroéconomique dans lequel évolue l’entreprise. Cette évolution favorable a également été accompagnée par une discipline stricte en matière de coûts, permettant ainsi de maintenir une efficacité opérationnelle de haut niveau.

En outre, le segment Assurance et gestion d’actifs a également eu un impact positif et significatif sur la performance globale de l’entreprise, affichant une croissance soutenue des bénéfices, ainsi qu’une amélioration notable de son rendement. Pour le directeur général du groupe, Sim Tshabalala, ces résultats concrets et mesurables confirment clairement la trajectoire stratégique engagée depuis plusieurs années, illustrant ainsi la vision à long terme de l’entreprise. Il souligne avec fierté que l’exercice 2025 marque une étape cruciale, tant par l’atteinte que par le dépassement des principaux objectifs financiers fixés en 2021. Cela traduit non seulement la capacité indéniable du groupe à exécuter sa stratégie avec succès, mais également son engagement à maintenir une croissance durable sur ses marchés, ce qui est essentiel dans un environnement économique en constante évolution.

Les régions africaines ont joué un rôle significatif en contribuant à hauteur de 40 % aux résultats financiers du groupe en l’année 2025, reflétant ainsi un engagement remarquable sur ce continent. En Afrique du Sud, le groupe a enregistré un bénéfice impressionnant de 24,9 milliards de rands, équivalant à 852,83 milliards de FCFA, ce qui témoigne de la vitalité économique de la franchise sud-africaine. En effet, cette franchise a généré à elle seule 19,7 milliards de rands, soit 674,73 milliards de FCFA, un chiffre qui illustre la force du marché local et l’efficacité des opérations menées. Par ailleurs, les activités offshore ont également apporté leur contribution, s’élevant à 3,1 milliards de rands (106,2 milliards FCFA), montrant que le groupe diversifie avec succès ses sources de revenus au-delà des frontières nationales.

En outre, la participation significative de 40 % détenue par le groupe dans ICBC Standard Bank Plc a été un atout majeur. Cette part a contribué de manière substantielle au résultat net en apportant 1,5 milliard de rands, soit 51,4 milliards de FCFA, renforçant ainsi la position du groupe sur les marchés financiers internationaux. Au sein de la franchise africaine, plusieurs marchés émergents et consolidés ont soutenu cette performance, parmi lesquels l’Angola, le Ghana, le Kenya, l’île Maurice, le Nigeria, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie, chacun apportant des attributs uniques à la dynamique financière du groupe.

Notons que l’exercice 2025 se caractérise par une amélioration notable des indicateurs d’efficacité, ce qui est essentiel pour le développement à long terme de l’entreprise. La croissance des revenus a non seulement dépassé celle des coûts, mais a également généré un effet positif marquant de 64 points de base sur la performance opérationnelle globale. 

Pour rappel, le total des actifs sous administration et gestion du groupe a connu un accroissement impressionnant, soulignant ainsi une gestion proactive et stratégique qui devrait favoriser la pérennité et la résilience de l’organisation dans les années à venir.

Daouda Bakary KONÉ 

Guinée Bissau : 9,15 milliards de FCFA de la BOAD pour soutenir le développement industriel et économique 

0


(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau,  les autorités ont lancé une initiative ambitieuse visant à transformer considérablement la filière cajou, un secteur essentiel pour l’économie nationale. Cela se concrétise par la création de la Société de Cajou de Guinée-Bissau, une entité innovante dont l’objectif principal est de valoriser la production de cajou au niveau local, alors que celle-ci était jusqu’à présent largement exportée sous forme brute, générant peu de bénéfices pour la population locale. 

La première Assemblée générale constitutive, accompagnée de la réunion inaugurale du conseil d’administration, s’est tenue le 10 mars 2026 à Bissau, marquant ainsi le lancement officiel de cette entreprise stratégique, qui est perçue comme cruciale pour le développement industriel et économique du pays.

Ce projet ambitieux bénéficie d’un soutien financier conséquent de la part de la Banque Ouest Africaine de Développement, qui a investi pas moins de 9,15 milliards de francs CFA dans cette initiative. Non seulement la Banque apporte son soutien financier, mais elle prend également une participation au capital social de la SOCA GB SA, un geste qui témoigne de son engagement et de sa confiance dans le potentiel de transformation structurelle de la filière cajou. Ce changement vise à garantir que la Guinée-Bissau puisse capter une plus grande valeur ajoutée sur son territoire national, améliorant ainsi les conditions de vie des producteurs locaux et stimulant la croissance économique de la nation.

Avec plus de 250 000 tonnes de noix de cajou brutes qui devraient être exportées d’ici l’année 2025, la Guinée-Bissau se retrouve dotée d’un potentiel considérable dans ce secteur vital de son économie. La création de la société SOCA GB SA représente un levier essentiel, non seulement pour redynamiser une filière qui a besoin d’un regain d’attention, mais également pour renforcer la transformation locale de ce produit phare. En améliorant les techniques de traitement et en favorisant l’innovation dans la chaîne de valeur, cette initiative vise à rehausser les revenus des producteurs locaux, qui dépendent fortement des fluctuations du marché international. Par ailleurs, ce projet stratégique positionne la Guinée-Bissau comme un acteur industriel émergent et compétitif dans le secteur du cajou, lui permettant d’exploiter ses précieuses ressources agricoles d’une manière plus durable et profitable. L’engagement envers une production respectueuse de l’environnement et le soutien aux agriculteurs locaux sont des éléments clés qui vont contribuer à l’essor économique du pays tout en favorisant le développement d’une industrie dynamique et résiliente.

Les ambitions de la société sont clairement définies pour l’horizon 2030, un objectif qui s’inscrit dans un cadre stratégique bien pensé et partagé par l’ensemble des acteurs concernés. Elle prévoit de faire passer le taux de transformation locale, qui est actuellement de 10 %, à un impressionnant 50 % dans les années à venir. Cette métamorphose vise non seulement à valoriser les ressources locales, mais aussi à favoriser l’épanouissement économique des communautés. En parallèle, elle entend également accroître significativement les revenus des acteurs de la filière agricole, ce qui devrait à son tour générer des emplois durables, en particulier pour les jeunes et les femmes, deux groupes souvent sous-représentés sur le marché du travail. Parallèlement, la société vise résolument à renforcer les recettes fiscales, un enjeu crucial pour stabiliser et dynamiser l’économie rurale. Ces objectifs ne sont pas seulement des chiffres, mais traduisent la volonté de l’État de garantir que la richesse générée par la filière profite directement au pays et à ses populations, permettant ainsi de réduire les inégalités et d’améliorer les conditions de vie.

Ce projet ambitieux illustre parfaitement la détermination du gouvernement à transformer la production agricole, traditionnellement perçue comme une simple activité de subsistance, en une activité industrielle génératrice de valeur ajoutée. Ce changement est d’une importance capitale, car il contribue non seulement à la structuration des filières stratégiques, mais également au développement économique des zones rurales qui ont souvent souffert de l’absence d’investissements significatifs. La BOAD, pour sa part, entend promouvoir des initiatives innovantes et adaptées, capables de produire des effets tangibles sur l’économie rurale et sur les finances publiques. En accompagnant ces efforts par des stratégies de financement et de soutien, elle s’engage à faire de cette transformation un levier de croissance durable et inclusive, totalement en phase avec les aspirations des communautés locales et les exigences d’un développement harmonieux.

Abdoulaye KONÉ 

Afrique du Sud: Sanlam Group réalise un bénéfice net de 541,4 milliards FCFA en 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique du Sud, le Groupe Sanlam reconnu pour son rôle prépondérant dans le secteur financier, a annoncé, le 12 mars 2026, des résultats opérationnels solides et impressionnants au titre de l’exercice 2025, qui se distinguent par une forte progression de ses nouvelles affaires, ainsi que par une augmentation des bénéfices dans l’ensemble de ses différents segments d’activité. 

Ce résultat remarquable témoigne de l’efficacité des stratégies déployées par le groupe, qui, même en dépit d’un environnement international particulièrement difficile, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et une volatilité excessive des marchés financiers, a su se démarquer. En effet, le groupe souligne avoir atteint ces performances, mettant en avant sa résilience et son adaptabilité face à des conditions économiques incertaines.

Le volume des nouvelles affaires a atteint un niveau record impressionnant de 496 milliards de rands, ce qui équivaut à environ 16 888,8 milliards FCFA, et cela représente une progression significative de 22 % par rapport à l’exercice précédent, soulignant ainsi la dynamique de croissance et l’enthousiasme des investisseurs. Cette croissance importante a été tirée notamment par d’importants flux de capitaux orientés vers la gestion d’actifs en Afrique du Sud, un secteur qui continue d’attirer de l’intérêt, ainsi que par les performances soutenues et robustes des branches d’assurance-vie et d’assurance dommages, qui démontrent la confiance des clients dans les produits proposés.

De plus, les flux nets de trésorerie des clients ont plus que doublé, atteignant désormais un montant exceptionnel de 127 milliards de rands, soit environ 4 324,35 milliards FCFA. Cette hausse spectaculaire a été sous l’effet d’entrées significatives dans les solutions d’assurance qui répondent à des besoins diversifiés, reflétant ainsi une tendance générale vers une gestion proactive et éclairée de leurs finances personnelles et professionnelles.

Sur le plan de la rentabilité, le résultat net s’est établi à un impressionnant montant de 15,9 milliards de rands, ce qui correspond à environ 541,4 milliards FCFA, marquant ainsi une hausse significative de 20 % par rapport à l’année précédente. Cette progression encourageante repose sur les contributions combinées de plusieurs activités clés, notamment celles liées à l’assurance-vie et à la santé, l’assurance dommages, la gestion d’investissements, ainsi que les opérations de crédit et de structuration financière. « Nos résultats de 2025 témoignent à la fois de solides performances financières et des efforts exceptionnels de nos collaborateurs », a déclaré avec fierté le directeur général du groupe Sanlam, Paul Hanratty. Ce résultat exceptionnel souligne non seulement la robustesse des opérations de l’entreprise, mais aussi le dévouement et l’engagement de ses équipes qui ont travaillé sans relâche pour atteindre de tels sommets.

Dans le secteur des activités d’assurance générale, la performance technique s’est révélée être particulièrement solide tant en Afrique du Sud qu’en Inde, ce qui a permis de maintenir une expérience de souscription globalement positive pour les assurés. Cependant, il est important de noter que cette dynamique favorable a été partiellement atténuée par une augmentation notable des sinistres dans certaines opérations d’assurance générale qui opèrent à l’échelle panafricaine, signalant ainsi des défis à relever malgré les réussites.

Sur le plan stratégique, plusieurs avancées significatives et proactives ont été enregistrées, illustrant une dynamique de croissance soutenue. En Afrique du Sud, un jalon majeur a été atteint avec la finalisation de l’intégration de l’assureur Assupol, un processus crucial qui a permis à l’ensemble des agents de ce dernier de rejoindre l’organisation élargie du groupe, renforçant ainsi sa position sur le marché local. Fort de cette intégration réussie, Sanlam prévoit désormais d’accélérer le développement de son écosystème numérique, s’appuyant notamment sur un partenariat novateur avec GoTyme Bank, qui s’articule autour d’une stratégie visant à renforcer simultanément les ventes croisées et l’acquisition de nouveaux clients, éléments essentiels pour pérenniser sa compétitivité dans un environnement en constante évolution.

Sur le segment panafricain, l’assureur allemand Allianz a décidé d’élever sa participation dans la coentreprise SanlamAllianz à 49 %, établissant ainsi un partenariat capitalistique de type 51/49 qui témoigne d’une confiance mutuelle et d’un engagement à long terme. À ce jour, l’intégration opérationnelle est désormais achevée dans les onze marchés concernés, marquant un tournant positif pour tous les acteurs impliqués. L’extension au Maroc a été bouclée avec succès les 11 et 12 mars derniers, lors d’une réunion stratégique entre le conseil d’administration d’Allianz Maroc et celui de Sanlam Maroc, symbole d’une collaboration approfondie entre les deux partenaires. Parallèlement à ces réalisations, des cessions ciblées au Zimbabwe, au Niger et en Zambie ont été menées, permettant ainsi de rationaliser le périmètre d’activité tout en assurant le maintien d’une présence significative sur 25 pays africains, soulignant la portée et l’ambition des opérations de Sanlam et Allianz sur le continent.

En Asie, Sanlam a non seulement consolidé sa position au sein de l’écosystème financier du groupe indien Shriram Group, mais a également renforcé ses efforts pour devenir un acteur incontournable dans ce marché en pleine évolution. En augmentant ses participations dans plusieurs entités clés, dont Shriram Wealth, spécialisée dans la gestion de patrimoine, et Shriram Asset Management, dédiée à la gestion d’actifs, Sanlam a démontré sa volonté d’élargir son influence et sa présence en Asie. Au début de l’année 2026, la participation effective du groupe dans les activités d’assurance générale et d’assurance-vie de Shriram a franchi le cap symbolique de 50 %, ce qui témoigne d’une intégration réussie et d’un engagement à long terme envers le développement de ces secteurs. De plus, l’apport de capital stratégique de Mitsubishi UFJ Financial Group dans Shriram Finance Limited, qui s’inscrit dans un cadre de collaboration internationale, devrait soutenir de manière significative l’expansion de cet écosystème financier, permettant ainsi à Shriram de dynamiser ses offres de services financiers et d’attirer davantage de clients.

Dans le domaine de la gestion d’actifs, Sanlam a activement poursuivi la réorganisation de ses opérations, en particulier avec la finalisation de la transaction impliquant la société d’investissement Ninety One, qui existe depuis plusieurs années et possède une réputation bien établie. Cette opération, conclue au Royaume-Uni en juin 2025, puis finalisée en Afrique du Sud en février 2026, place Sanlam dans une position stratégique, lui permettant de détenir environ 12,5 % dans ce gestionnaire d’actifs coté sur deux places boursières, renforçant ainsi sa capacité à offrir des solutions d’investissement variées et adaptées aux besoins de ses clients.

Par ailleurs, la filiale d’assurance dommages, Santam, a poursuivi sa stratégie d’expansion et d’innovation, cherchant à adapter ses produits aux réalités changeantes du marché, ce qui inclut l’intégration de nouvelles technologies et l’élargissement de son portefeuille pour mieux répondre aux attentes des assurés, tout en demeurant vigilante face aux défis posés par l’évolution des risques dans le secteur.

Toutefois, le conseil d’administration a récemment annoncé avec enthousiasme le versement d’un dividende de 485 cents par action pour l’exercice financier 2025, une augmentation significative par rapport aux 445 cents distribués l’année précédente. Cette décision stratégique et réfléchie, soulignée par la direction du groupe, reflète non seulement la solidité impressionnante de la position de trésorerie de l’entreprise, mais aussi la confiance inébranlable que les administrateurs placent dans les perspectives de croissance et de développement durable de l’entreprise.

Notons que cela témoigne d’une vision optimiste pour l’avenir, dans laquelle l’entreprise est bien positionnée pour saisir de futures opportunités sur le marché, tout en continuant à fidéliser et récompenser ses actionnaires.

Mariam KONÉ

Burkina Faso : l’État créé une Holding dotée 10 milliards de FCFA pour réorganiser les investissements publics

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le Conseil des ministres s’est réuni le jeudi 12 mars 2026 pour adopter un décret fondamental qui marque un tournant dans la gestion des participations publiques dans le secteur financier du pays. 

Ce décret a pour but de créer une société anonyme nouvellement nommée YENNENGA Holding Burkina Faso, souvent désignée par l’acronyme YH-BF, qui représente un symbole d’avancement dans les efforts de restructuration et d’optimisation des investissements publics.

 Avec un capital social impressionnant s’élevant à 10 milliards de francs CFA, cette nouvelle structure est envisagée comme un instrument clé pour améliorer la synergie et l’efficacité des investissements publics, tout en visant à maximiser les retours sur ces derniers. 

La répartition du capital de la holding est soigneusement orchestrée entre plusieurs institutions publiques qui jouent un rôle essentiel dans l’économie burkinabè. L’État burkinabè, en tant qu’actionnaire majeur, détient une part significative de 51 %, témoignant de son engagement à diriger le développement économique national. Par ailleurs, d’autres acteurs importants tels que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), la Loterie nationale burkinabè (LONAB) et La Poste Burkina Faso, chacun détenant une participation de 10 %, participent également à cette initiative. En outre, le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) apporte une contribution de 5 %, tandis que la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) apporte une part de 4 %. 

Cette diversité dans la structure actionnariale vise à assurer une représentation équilibrée des différents acteurs publics dans le développement stratégique de la holding, avec l’objectif ultime de renforcer les capacités d’investissement et de croissance économique du Burkina Faso.

La création de cette holding, baptisée Yennenga Holding, intervient dans un contexte économique spécifique, où l’État et ses démembrements disposent déjà d’importantes participations dans le système financier national, ce qui souligne l’engagement du gouvernement à jouer un rôle actif dans l’économie du pays. Selon les données détaillées présentées en Conseil des ministres, il est établi que les pouvoirs publics détiennent environ 28 % du capital dans un total de 15 établissements de crédit. En outre, ils possèdent également des parts dans quatre sociétés d’assurance et de réassurance, une institution de microfinance, ainsi que dans trois autres structures financières, renforçant ainsi leur présence et leur influence dans divers secteurs.

Avec l’initiative de Yennenga Holding, le gouvernement a pour objectif d’instaurer une gestion plus structurée et cohérente de ces investissements publics, permettant une meilleure coordination et un suivi renforcé des performances financières de chaque entité. La nouvelle entité couvre spécifiquement les participations majoritaires de l’État dans trois banques — la Banque commerciale du Burkina (BCB), la Banque agricole du Faso (BADF) et la Banque postale — ainsi que dans la société Faso Réassurances, ce qui montre une volonté d’optimiser et de valoriser les actifs publics. 

Il est à noter que les participations publiques dans ces différentes entités représentent une part conséquente de 91,67 % de leur capital social, soit un volume estimé à 90,09 milliards de FCFA. Ce montant illustre non seulement l’ampleur des investissements publics mais aussi l’importance stratégique de ces institutions financières dans le paysage économique national, soulignant ainsi l’enjeu crucial d’une gestion efficace et transparente des ressources de l’État.

À travers la mise en place de cette holding, les autorités burkinabè visent plusieurs objectifs importants et stratégiques, qui sont essentiels pour le développement économique du pays. Tout d’abord, cette initiative a pour but de centraliser et rationaliser la gestion des participations publiques dans le secteur financier, ce qui permettra une meilleure coordination des activités économiques et une allocation plus efficace des ressources.

 De plus, en renforçant la gouvernance, la transparence et la performance des entreprises financières à capitaux publics, les autorités s’engagent à instaurer un environnement économique plus fiable et responsable, favorisant ainsi la confiance des investisseurs et des citoyens. En parallèle, cette démarche vise également à améliorer la contribution de ces entreprises à la croissance économique nationale, mais aussi à accroître les recettes de l’État, ce qui est crucial pour financer les projets de développement et les services publics. 

Notons que cette stratégie s’inscrit dans une vision à long terme de prospérité et de durabilité pour le Burkina Faso, affirmant son engagement envers une gestion financière plus efficiente et éthique.

Zangouna KONÉ