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Au Mali, la balance commerciale affiche un excédent de 418,9 milliards FCFA au 4ème trimestre 2025

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Top view of deep water port with cargo ship and containers in Shanghai.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le paysage du commerce extérieur du pays a connu un tournant significatif, marqué par une hausse substantielle et remarquable des exportations, tout en enregistrant un recul soutenu et persistant des importations. 

En effet, les recettes d’exportation ont affiché une progression spectaculaire de 73,3 % au dernier trimestre de l’année, atteignant un impressionnant montant de 1 286,4 milliards FCFA en 2025, ce qui représente une différence significative par rapport aux 742,1 milliards FCFA enregistrés au trimestre précédent. 

Il est intéressant de noter que les recettes issues de la vente d’or concentrent à elles seules une part écrasante de 91 % de cette manne financière, illustrant l’importance stratégique de cette ressource pour l’économie malienne. En complément, les combustibles ainsi que les produits issus des industries extractives constituent 4,6 % de l’ensemble des exportations, révélant un secteur minier qui reste crucial pour la diversification économique. Les engrais bruts et minéraux bruts, représentant 4,1 %, soulignent également le rôle vital de l’agriculture et des ressources naturelles dans les échanges commerciaux du pays. Par ailleurs, la valeur des exportations des produits agricoles, qui représente une part de 2,5 %, témoigne de l’effort du Mali pour promouvoir son secteur agricole. Quant aux animaux vivants, ils ressortent à 1,4 % des exportations totales, ce qui reflète l’importance de l’élevage et de la biodiversité au sein de l’économie nationale. Enfin, les recettes provenant de la vente des machines et appareils spécialisés, dont la contribution s’élève à 0,6 % de l’ensemble, mettent en avant la nécessité d’investissements dans des technologies avancées pour soutenir le développement durable et favoriser la croissance économique à long terme.

Au cours de cette période récente, les clients du Mali ont montré une tendance marquée, dominée en grande partie par les importations en provenance d’Afrique du Sud, qui se sont élevées à un montant impressionnant de 862,9 milliards FCFA. Cette situation est suivie de près par les Émirats arabes unis, dont les achats ont atteint une conséquente somme de 222,5 milliards FCFA. En outre, d’autres pays tels que l’Australie et la Chine ont également participé à ce marché, avec des montants respectifs de 87,4 milliards FCFA et de 57,1 milliards FCFA, témoignant ainsi d’une diversification des sources d’approvisionnement pour le Mali.

En ce qui concerne les importations, les trois derniers mois de l’année ont été marqués par une baisse significative, qui s’est élevée à 20,2 %, faisant chuter le total des importations de 1 086,5 milliards FCFA au troisième trimestre à 867,4 milliards FCFA. Cette régression notable peut être attribuée principalement aux fluctuations observées dans les denrées alimentaires de première nécessité. En effet, les importations de céréales et des préparations à base de céréales, essentielles pour l’alimentation de la population, ont enregistré une chute alarmante de 23,7 %. Cette tendance de déclin s’étend également aux achats de sucres, ainsi qu’à ceux des préparations à base de sucre et de miel, qui ont tous deux subi une contraction de 13 %. Ces facteurs cumulés révèlent non seulement les enjeux économiques auxquels le Mali fait face, mais aussi la nécessité d’une analyse approfondie des dynamiques commerciales dans le contexte actuel.

Dans le détail, les importations de biens et de services au Mali se caractérisent par une domination significative des machines et matériel de transport, dont la valeur représente une impressionnante proportion de 27,5 % du total global des importations. Ce segment crucial de l’économie souligne l’importance des infrastructures et de la logistique dans le développement du pays. Juste après, on trouve les combustibles et produits issus des industries extractives, qui occupent une part notable de 23,4 %; ces produits sont essentiels au fonctionnement de divers secteurs économiques et à l’approvisionnement énergétique des entreprises. Viennent ensuite le pétrole et ses dérivés, ainsi que les produits connexes, représentant 22,4 % du total, ce qui met en lumière la dépendance du pays à ces ressources stratégiques. Les produits agricoles contribuent également de manière significative, atteignant 15,6 % du volume total des importations, ce qui indique l’importance de l’agriculture dans l’économie malienne, suivis des véhicules routiers qui représentent 8,7 % et des machines et appareils spécialisés pour industries particulières avec 7,8 %. 

En ce qui concerne les pays fournisseurs de ces marchandises, la Chine se distingue clairement en tête de liste, avec des ventes s’élevant à 254,7 milliards FCFA, illustrant ainsi l’importance des relations économiques et commerciales entre ces deux nations. Dans le manège des échanges commerciaux, la Côte d’Ivoire suit à une distance notable, avec des importations totalisant 142,2 milliards FCFA, témoignant des liens solides qui unissent ces pays voisins. Le Sénégal, quant à lui, occupe la troisième place sur le podium, avec des échanges atteignant 136 milliards, ce qui évoque une intégration régionale croissante. L’Inde, dynamique sur la scène internationale, se hisse au quatrième rang avec un volume d’échanges de 51,3 milliards FCFA, tandis que la France, avec un volume légèrement inférieur de 50,5 milliards FCFA, clôt ce tableau des principaux fournisseurs. 

Grâce à la performance impressionnante enregistrée sur les exportations, couplée à une baisse des importations, le solde commercial du Mali connaît une transformation notable en passant d’un déficit de 344,3 millions à une situation plus favorable, révélant ainsi des signes de redressement économique et de meilleures stratégies commerciales.

Korotoumou Sylla 

Au Mali, environ 32,17 millions USD du Fonds minier attribués aux collectivités par le Général Assimi Goïta

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le gouvernement  a organisé, le 12 mars 2026, une cérémonie importante au palais de Koulouba, marquant la remise symbolique de chèques géants du Fonds minier de développement local (FMDL) à neuf communes sélectionnées à travers le pays.

 Cet événement significatif a été présidé par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui a pris soin de souligner l’importance de ce fonds dans le développement local en présence du Premier ministre, des membres influents du gouvernement ainsi que des autorités institutionnelles.

La remise de ces chèques géants a non seulement captivé l’attention des médias et du public, mais a également représenté un symbole de l’engagement du gouvernement à soutenir le développement des infrastructures locales et à améliorer la qualité de vie des populations dans ces régions bénéficiaires.

Pour l’exercice budgétaire 2025, l’enveloppe globale allouée au Fonds minier de développement local s’élève à plus de 18,4 milliards de FCFA (environ 32,17 millions USD), un montant considérable qui témoigne de l’effort déployé par l’État malien pour stimuler les initiatives locales. Selon les déclarations du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ces ressources proviennent principalement des contributions des titulaires de permis d’exploitation minière ainsi que des bénéficiaires d’autorisations industrielles pour l’exploitation de substances de carrière, ce qui renforce l’idée que l’exploitation des ressources naturelles doit également profiter aux communautés environnantes et contribuer à leur développement durable.

La répartition des ressources a été officiellement entérinée à l’issue de la première réunion cruciale du Comité de suivi du fonds minier, qui s’est tenue le 2 mars 2026. Cette réunion a été organisée conformément à l’arrêté interministériel qui fixe les modalités de péréquation entre les collectivités territoriales, un cadre indispensable pour assurer une distribution juste et équitable des ressources. Le mécanisme de redistribution mis en place prévoit une clé de répartition clairement articulée autour de trois catégories territoriales qui reflètent les réalités socio-économiques des différentes zones. Ainsi, 50 % des ressources sont destinées aux communes qui sont directement impactées par l’activité minière, reconnaissant ainsi le besoin urgent de ces localités de bénéficier des retombées financières générées par cette industrie extractive. De plus, 25 % des fonds seront alloués aux autres collectivités situées dans les zones minières, tandis que le dernier quart, soit 25 %, est attribué aux collectivités des autres régions du Mali, garantissant une répartition plus large et inclusive.

Pour le ministère de l’Économie et des Finances, cette répartition vise non seulement à renforcer l’équité territoriale dans l’accès aux retombées de l’exploitation minière, mais également à contribuer au développement durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations locales. La remise symbolique des fonds a concerné plusieurs collectivités, issues des régions variées telles que Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal, bien que l’objectif soit d’assurer que le fonds soit également réparti entre l’ensemble des communes du pays, favorisant ainsi une cohésion nationale. 

Les autorités maliennes entendent orienter ce dispositif vers une véritable transformation socio-économique en consolidant les infrastructures, en améliorant les services publics, et en soutenant diverses initiatives de développement local, tout en s’assurant que les bénéfices de l’exploitation minière profitent à l’ensemble de la population malienne.

Notons que la mise en œuvre du Fonds minier de développement local s’inscrit dans l’élan de réforme du secteur extractif initié par les autorités maliennes, en particulier après la révision du Code minier et l’introduction d’un mécanisme de contenu local visant à accroître les bénéfices économiques de l’exploitation des ressources naturelles au profit des collectivités locales.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Sénégal, Nsia Banque et le Fongip renforcent leur partenariat pour le financement des PME au

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, un renforcement significatif du partenariat entre Nsia Banque et le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) est prévu, témoignant des efforts continus pour renforcer la synergie entre ces deux structures cruciales pour le développement économique.

 Selon une note d’information récemment publiée, dans le cadre de cette initiative visant à approfondir la collaboration entre Nsia Banque Sénégal et le Fongip, la Directrice générale, Mme Sokhna Maïmouna Diop, a entrepris une visite de courtoisie auprès de l’Administratrice générale du Fongip, Mme Ndeye Fatou Mbodj. 

Cette rencontre revêt une importance particulière, alors qu’elle symbolise la volonté des deux parties de travailler ensemble pour favoriser un climat d’investissement propice et soutenir des projets d’envergure qui pourraient bénéficier à l’économie locale et nationale.«Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté commune des deux Institutions à renforcer leur partenariat stratégique afin de faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises au Sénégal », renseigne la même source, qui souligne l’importance cruciale de cette collaboration dans le contexte économique actuel. En effet, face aux défis croissants auxquels sont confrontées les entreprises de taille modeste, cette initiative apparaît comme une bouée de sauvetage qui pourrait non seulement encourager la croissance économique locale, mais aussi créer des emplois durables et stimuler l’innovation.

À travers cette dynamique, explique-t-on, une attention particulière sera accordée à l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et des femmes porteuses de projets, qui jouent un rôle essentiel dans le développement économique du pays. En outre, des programmes spécifiques seront mis en place pour répondre aux besoins financiers diversifiés, tout en favorisant une meilleure couverture des besoins de financement dans les différentes régions du pays, y compris celles qui sont souvent négligées. Cette approche inclusive vise à créer un environnement propice à l’émergence de nouvelles initiatives entrepreneuriales, et à assurer que tous, indépendamment de leur situation géographique ou de leur genre, aient la possibilité de concrétiser leurs rêves d’entreprise.

En s’appuyant sur les mécanismes de garantie soigneusement élaborés et mis en place par le Fongip, qui sont conçus pour minimiser les risques financiers et encourager les initiatives entrepreneuriales, Nsia Banque Sénégal réaffirme son engagement indéfectible en faveur du développement de l’entrepreneuriat dynamique, de l’inclusion financière accessible à tous et de la croissance durable du tissu économique national, contribuant ainsi à la prospérité collective et à la création d’emplois à travers le pays. 

Notons que cette initiative s’aligne avec les objectifs globaux de stimulation de l’économie locale, tout en soutenant les entrepreneurs émergents et les petites et moyennes entreprises, qui jouent un rôle crucial dans la génération de richesses et la diversification des activités économiques.

Moussa KONÉ

En Tunisie, les prix à la consommation augmentent de 0,1 % en février 2026

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Money graph stock market finance growth chart


(CROISSANCE AFRIQUE)- Au cours du mois de février 2026, l’indice des prix à la consommation en Tunisie a enregistré une petite augmentation de 0,1% par rapport au mois précédent, c’est-à-dire janvier 2026, selon les données fournies par l’Institut National de la Statistique (INS) de ce pays, qui est chargé de surveiller et d’analyser les variations économiques. 

Cette légère hausse peut avoir des implications sur le pouvoir d’achat des consommateurs tunisiens, affectant particulièrement les ménages à revenus modestes qui doivent faire face à des hausses de prix.

« Cette augmentation est principalement due à la hausse des prix du groupe des produits alimentaires, qui a connu une élévation notable de 1,3% », souligne l’INS dans son rapport détaillé. En revanche, ajoute cette structure officielle, les prix du groupe Habillement et chaussures ont connu une diminution significative de 4,6%, notamment à l’occasion des soldes d’hiver, ce qui pourrait offrir des opportunités intéressantes pour les consommateurs cherchant à renouveler leur garde-robe à des prix plus abordables.

« Sur un mois, les prix du groupe Alimentation ont augmenté de 1,3%, en grande partie en raison de la hausse des prix du poisson frais, qui a augmenté de 3%, mais aussi de la viande ovine qui a subi une hausse de 2,9%, tandis que les fruits frais ont vu leur coût grimper de 2,8%, et la volaille, quant à elle, a connu une augmentation de 2,1% », a avancé l’INS lors de la présentation de ces chiffres.

Cette situation économique souligne l’évolution des tendances de consommation et les défis auxquels sont confrontés les consommateurs tunisiens dans un contexte où l’inflation révèle des disparités dans la dynamique des prix parmi les différentes catégories de biens.En revanche, une analyse des tendances du marché des huiles alimentaires révèle une diminution notable des prix de 0,3%.

Cette tendance à la baisse des prix contraste avec d’autres secteurs, notamment celui de l’habillement, où les prix des produits se replient de manière significative de 4,6%. Ce repli s’explique en grande partie par le début tant attendu de la saison des soldes d’hiver, une période pendant laquelle les consommateurs cherchent à faire des économies sur leur garde-robe.

Plus précisément, les prix des articles d’habillement diminuent de 4,8%, tandis que ceux des chaussures enregistrent une baisse de 4,7%. Les accessoires d’habillement, quant à eux, voient leurs prix chutés de 1,2%, et les tissus également se replient de 1%, témoignant d’une volonté du marché de s’ajuster à la demande actuelle des consommateurs.


Par ailleurs, en février 2026, le taux d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, a montré un recul significatif à 4,6%, après avoir enregistré un taux de 4,9% en janvier 2026. Cela suggère une stabilisation progressive des prix dans certains secteurs. En revanche, les prix des produits libres, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas soumis à un contrôle strict, ont connu une augmentation marquée de 6,1% sur une base annuelle. De leur côté, les prix des produits encadrés, bien que moins volatils, ont également augmenté, mais à un rythme plus modéré de 0,8%. 


En ce qui concerne les produits alimentaires, ceux qui sont non encadrés ont subi une hausse de 7,6%, révélant une pression inflationniste persistante sur ce secteur, alors que les produits alimentaires à prix encadrés n’ont enregistré qu’une modeste augmentation de 0,2%. 
Abdoulaye KONÉ 

Sénégal: le trésor public obtient 110 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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Une vue de Dakar

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), un organisme clé dans la gestion des finances publiques du pays, a réussi à lever un montant impressionnant de 110 milliards FCFA ce vendredi 13 mars 2026.

Cette opération s’est déroulée sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), démontrant ainsi la confiance des investisseurs dans la stabilité et la fiabilité de l’État sénégalais.

 Cette levée de fonds a eu lieu à l’issue d’une émission d’adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) d’une durée de 360 jours, lesquels sont souvent utilisés par les États pour gérer leur trésorerie à court terme. L’émetteur avait initialement mis en adjudication une somme de 100 milliards de FCFA, destinée à soutenir les dépenses publiques et à financer divers projets de développement. Toutefois, à la fin de cette opération, il s’est vu proposer par les investisseurs des soumissions globales atteignant 149,029 milliards de FCFA, un chiffre qui illustre non seulement l’intérêt croissant des investisseurs pour ces titres, mais aussi leur confiance renouvelée dans la politique économique du pays. 

En conséquence, cette situation se traduit par un taux de couverture exceptionnellement remarquable de 149,04%, ce qui dépasse de manière significative les attentes initiales qui avaient été établies par les experts financiers, et souligne ainsi la santé robuste et florissante du marché financier sénégalais. Ce phénomène met également en lumière la gestion proactive et avisée de ses ressources publiques par les autorités compétentes, démontrant une capacité à naviguer efficacement dans les défis économiques.

 À cet égard, le montant total des soumissions qui ont été retenues s’élève à une impressionnante somme de 110 milliards de FCFA, tandis que le montant des soumissions rejetées atteint 39,039 milliards de FCFA. Ces chiffres significatifs indiquent un taux d’absorption de 73,81%, ce qui témoigne d’un vif intérêt de la part des investisseurs pour les opportunités offertes sur le marché. Les investisseurs, dont les soumissions ont été retenues, auront ainsi l’opportunité de se retrouver avec un rendement moyen pondéré de 6,84%, ce qui représente une incitation particulièrement attrayante pour la poursuite de l’investissement dans le marché financier dynamique du Sénégal.

Notons que la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) s’engage fermement à rembourser intégralement les bons émis lors d’une opération antérieure, et ce, le premier jour ouvré suivant la date d’échéance qui a été fixée au 28 février 2027. Ce processus de remboursement témoigne de l’engagement de l’institution à maintenir la confiance des investisseurs. 


En parallèle, le paiement des intérêts sera effectué d’avance, une mesure qui vise à garantir la transparence et la prévisibilité pour les détenteurs des bons. Ces intérêts seront précomptés sur la valeur nominale des bons, assurant ainsi une gestion financière rigoureuse et ordonnée tout au long de la durée de l’instrument financier.
Mariam KONE 

Éducation, capital humain et transformation productive au Mali : enjeux et perspectives

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My beautiful picture

Par Harouna Niang
Économiste / politiques de développement

Résumé

L’éducation constitue un levier central du développement économique et de la transformation structurelle des économies. Au Mali, les indicateurs éducatifs révèlent une crise multidimensionnelle caractérisée par un accès limité à l’école, une faible qualité des apprentissages et une inadéquation entre les formations et les besoins du système productif. Cette étude analyse ces défis, les compare à ceux d’autres régions du monde et propose une estimation du coût d’une réforme éducative ambitieuse sur une période de dix ans.

  1. Introduction

Le capital humain joue un rôle déterminant dans la croissance économique et l’industrialisation des nations (Becker, 1993 ; Amsden, 2001 ; Rodrik, 2016).

L’expérience internationale montre que les pays ayant réussi leur transformation économique ont investi massivement dans :
• l’éducation de base
• la formation technique
• la recherche et l’innovation.

Cependant, le Mali fait face à des défis éducatifs majeurs. Selon l’UNICEF, plus de deux millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans sont hors du système scolaire. UNICEF

  1. Concepts clés

TVET : Technical and Vocational Education and Training

La TVET désigne l’enseignement et la formation techniques et professionnels.

Elle prépare directement aux métiers techniques et industriels :
• mécanique
• maintenance industrielle
• énergie
• agriculture moderne
• textile et habillement
• numérique.

Selon un rapport conjoint de la Banque mondiale, de l’UNESCO et de l’OIT, la TVET constitue un levier essentiel pour améliorer l’employabilité des jeunes et soutenir la productivité industrielle dans les pays en développement.

Années de scolarisation attendues

Cet indicateur mesure le nombre moyen d’années qu’un enfant peut espérer passer à l’école au cours de sa vie si les conditions actuelles du système éducatif restent inchangées.

Pour le Mali :
• 5,2 années de scolarisation attendues

Années de scolarisation ajustées par les apprentissages

Cet indicateur corrige le précédent en tenant compte de la qualité réelle des apprentissages.

Ainsi :
• Mali : 5,2 années attendues et 2,6 années effectives d’apprentissage

Autrement dit, près de la moitié du temps passé à l’école ne se traduit pas en compétences réelles.

  1. Diagnostic du système éducatif malien

Exclusion scolaire

Plus de 2 millions d’enfants maliens ne fréquentent pas l’école.
(Source : UNICEF)

Insécurité et perturbations scolaires

Près de 1 984 écoles ont été fermées en raison de l’insécurité.
(Source : UNICEF – Humanitarian Action for Children)

Capital humain limité

Selon la Banque mondiale :
• indice de capital humain Mali : 0,32

Cela signifie qu’un enfant né aujourd’hui n’atteindra qu’environ 32 % de son potentiel productif futur.

  1. Comparaison internationale(Mali,
    Afrique subsaharienne,
    Vietnam, Chine, Corée du Sud ):
    1)Indice de capital humain Mali 0,32 Afrique Subsaharienne 0,40 Vietnam 0,69 Chine 0,65 Corée du Sud 0,80

2)Années de scolarisation attendues
Mali 5,2
Afrique subsaharienne 8,3
Vietnam 12,9 Chine 13,7 Corée du Sud 16
3)Années ajustées par les apprentissages
Mali 2,6
Afrique subsaharienne 4,8
Vietnam 10,7 Chine 9,8 Corée du Sud 13
4)Taux d’achèvement primaire
Mali 47 %
Afrique subsaharienne 67 %
Vietnam 96%
5) Années moyennes d’éducation et PIB par habitant ( USD):
Mali années moyennes de scolarité 5ans PIB par ht 1000$ Vietnam années moyennes de scolarité 12 ans et PIB par ht 4200 $ Chine années moyennes de scolarité 11 ans et PIB par ht 12700$ Corée du Sud années moyennes de scolarité 15 ans et PIB par ht 33000$
Sources : World Bank ; International Monetary Fund.

Ces données montrent que l’écart ne porte pas seulement sur l’accès à l’éducation mais aussi sur la qualité des apprentissages.
La comparaison montre surtout trois choses importantes.

a) L’éducation précède l’industrialisation

Dans les années 1960 :
• la Corée du Sud avait un revenu proche de nombreux pays africains
• mais elle avait déjà investi massivement dans l’éducation.

Selon les analyses historiques de la Banque mondiale et de l’OCDE, plus de 90 % des enfants coréens étaient déjà scolarisés au primaire au début des années 1970.

Cela a permis de former rapidement :
• des techniciens
• des ingénieurs
• des cadres industriels.

b) La formation technique joue un rôle central

La transformation industrielle de l’Asie de l’Est s’est appuyée sur :
• la formation professionnelle
• les écoles techniques
• les instituts d’ingénierie.

Ces dispositifs correspondent aujourd’hui à ce qu’on appelle TVET (Technical and Vocational Education and Training).

Selon la Banque mondiale et l’Organisation internationale du travail, la TVET est l’un des leviers les plus efficaces pour :
• améliorer l’employabilité des jeunes
• soutenir la productivité industrielle.

c) L’éducation améliore directement la productivité

Plus un pays dispose d’une population formée :
• plus la
productivité du travail augmente
• plus l’innovation est rapide
• plus les revenus augmentent.

Ces chiffres montrent une tendance claire :

plus les années de scolarisation augmentent, plus le revenu par habitant augmente.

L’explication est simple :

l’éducation améliore :
• les compétences
• la productivité
• la capacité d’innovation
• la compétitivité industrielle.

  1. Implications pour le Mali

Pour transformer son économie, le Mali devra investir massivement dans trois domaines :

a) Éducation de base

Priorité aux apprentissages fondamentaux :
• lecture
• écriture
• mathématiques
• raisonnement.

b) Formation technique

Développer des centres de formation dans des secteurs stratégiques :
• agro-industrie
• textile
• énergie
• construction
• maintenance industrielle.

c) Enseignement supérieur et recherche

Renforcer les universités dans les domaines :
• ingénierie
• sciences
• technologies.

  1. Message stratégique

L’expérience internationale montre que les pays ne deviennent pas industriels parce qu’ils sont riches.

Ils deviennent riches parce qu’ils ont investi dans l’éducation et le capital humain.

Pour le Mali, la question n’est donc pas seulement :

combien d’écoles construire ?

mais aussi :

quelles compétences faut-il pour transformer l’économie nationale ?

  1. Estimation du coût d’une réforme éducative sur 10 ans

Situation actuelle

PIB du Mali : environ 26,8 milliards USD.
Dépense publique d’éducation : 3,8 % du PIB.

Cela représente environ 1 milliard USD par an.
Dans l’hypothèse d’une réforme transformative il faudra consacrer jusqu’à 6% du PIB à l’éducation. Ce qui pourrait coûter jusqu’à 6 milliards de dollars US sur dix ans.

  1. Conclusion

La transformation économique du Mali dépend largement de la qualité de son capital humain.

Sans réforme éducative ambitieuse :
• l’industrialisation restera limitée
• la productivité restera faible
• le chômage des jeunes persistera.

  1. Bibliographie complète:

Becker, G. (1993).
Human Capital. University of Chicago Press.

Amsden, A. (2001).
The Rise of the Rest.

Chang, H-J. (2002).
Kicking Away the Ladder.

Rodrik, D. (2016).
Premature Deindustrialization.

World Bank (2023).
Human Capital Index – Mali.

UNICEF (2024).
Education in Mali.

UNICEF (2025).
Humanitarian Action for Children – Mali.

UNESCO / World Bank / International Labour Organization (2023).
Building Better Formal TVET Systems.

H. Niang / Bamako Février 2026

Festival du Thé à Bamako : la troisième édition sous le signe du partage et de la richesse culturelle.

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En prélude à la troisième édition du Festival du Thé, programmée du 20 au 22 mars 2026 à Bamako, la Gérante et Promotrice de l’événement, Rokyatou Camara, a animé une conférence de presse le mardi 10 mars 2026 au Musée national de Bamako.

À ses côtés figuraient Dianguina Hamed Simpara, président de la commission d’organisation, ainsi que Lalaïcha Dembelé, responsable de la communication de l’initiative. La rencontre s’est déroulée en présence de nombreux acteurs culturels et professionnels des médias, parmi lesquels Me Nadia Myriam Biouelé, une personne ressource clé de cette manifestation festive.

Fort du succès indéniable des deux précédentes éditions, qui ont attiré un public enthousiaste et varié, l’équipe organisatrice affiche des ambitions grandioses et des attentes élevées pour cette nouvelle édition du festival. En effet, ils visent un objectif ambitieux de 10.000 visiteurs attendus sur les trois jours de festivités, un chiffre qui témoigne non seulement de la popularité croissante de l’événement, mais aussi de l’engagement de l’équipe à enrichir l’expérience de chaque participant. Cette mobilisation impressionnante traduit clairement la volonté des initiateurs de faire du Festival du Thé une véritable plateforme culturelle de référence, mettant en avant les traditions, les savoir-faire et les échanges artistiques en Afrique de l’Ouest. Grâce à cette initiative, ils espèrent également favoriser les rencontres entre les passionnés du thé, les artisans, les producteurs locaux et les amateurs de culture, créant ainsi une dynamique inclusive et enrichissante pour tous les acteurs présents.

Dans son intervention engagée et passionnée, la promotrice Rokyatou Camara a brillamment rappelé l’essence même de cet événement significatif, qui célèbre avec ferveur l’une des traditions sociales les plus profondément ancrées dans les cultures africaines, un véritable reflet de l’héritage collectif du continent. « Le thé est un symbole pur d’hospitalité, de convivialité et de transmission culturelle », a-t-elle souligné avec emphase, mettant en avant la dimension sociale et identitaire de cette pratique bien plus qu’un simple rituel, mais un élément qui unit des générations entières.

Cette coutume, largement partagée sur le continent, est non seulement un moment de partage entre amis et familles, mais également une occasion de renforcer des liens communautaires, tout en illustrant la richesse et la diversité des traditions qui font la fierté des peuples africains.

‎Cette nouvelle génération de promotrices culturelles se distingue par son engagement profond et authentique en faveur de la mise en valeur du patrimoine africain, un bien précieux qui mérite d’être célébré et préservé. À la tête de PROZEN SARL, une entreprise dynamique et innovante spécialisée dans le domaine de la communication et de l’événementiel, elle s’emploie avec détermination à promouvoir des initiatives variées et inspirantes.

Ainsi, ces initiatives visent à créer des espaces de rencontre et de partage, où les artistes, les créateurs et le public peuvent échanger des idées et célébrer ensemble les richesses culturelles exceptionnelles qui foisonnent sur le continent. Par ses actions et projets, cette promotrice s’affirme non seulement comme une leader dans son domaine, mais aussi comme un catalyseur de dialogue et de cohésion au sein des communautés africaines, tout en préservant l’héritage unique que cet immense continent a à offrir.


Sa vision : transformer le Festival du thé en un vecteur de dialogue, d’innovation et de rayonnement pour l’Afrique.


‎Prenant la parole à leur tour, Dianguina Hames Simpara et Lalaicha Dembelé ont apporté des précisions sur l’organisation et le déroulement de l’événement, tout en édifiant les professionnels de l’information sur les différentes activités prévues durant ces trois jours.

‎Selon les organisateurs, le Festival du Thé ambitionne de réunir acteurs culturels, professionnels, institutions, partenaires et grand public autour des valeurs sociales et culturelles liées à la consommation du Thé.
‎L’objectif est de créer une plateforme d’échanges et de rencontres favorisant la découverte et de valorisation des traditions africaines.

‎Durant trois jours, les festivaliers auront droit à une programmation riche et variée mêlant réflexion, découverte et divertissement. Au programme : une cérémonie d’ouverture, des panels et discutions autour des dimensions cultureelles, sociales et économiques du thé, des expositions et stands, des séances de dégustation et des animations immersives et spectacles culturels

‎Spécialisée dans la communication et l’événementiel, PROZEN SARL est une entreprise qui œuvre à la promotion du patrimoine africain et à la mise en place d’initiatives qui favorisant les échanges culturels au niveau national et international.

‎Par Drissa KEITA

Au Mali, le Président Abdoulaye DIOP présente son « rapport annuel 2025 » aux membres du CIP-UEMOA à Bamako

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le vendredi 13 mars 2026, une journée marquante pour la l’intégration régionale. En effet, le président de la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), M. Abdoulaye Diop, a présidé l’ouverture des travaux de la 57ème session du Comité Interparlementaire de l’UEMOA. A l’issue des travaux, e président Abdoulaye DIOP son rapport annuel 2025 aux membres de CIP-UEMOA.

 Cette assemblée s’est tenue dans un cadre qui favorisait les discussions constructives et le partage d’idées, avec la participation non négligeable de diverses figures éminentes du monde politique et économique. À ses côtés, se trouvait le président par intérim du Comité Interparlementaire, M. Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, dont l’engagement et le leadership sont reconnus par ses pairs. De plus, l’événement a également vu la présence significative de Mme la Représentante du Président du Conseil National de Transition, qui a joué un rôle crucial dans la facilitation de dialogue et d’échanges lors de cette session.

Pour l’occasion, l’assistance était renforcée par la présence de plusieurs personnalités influentes, parmi lesquelles le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, un acteur clé dans la mise en œuvre des politiques économiques régionales, ainsi que de nombreux parlementaires, qui constituent le cœur du Comité Interparlementaire de l’UEMOA. Également présents, des Commissaires de l’UEMOA, chacun oeuvrant pour le développement harmonieux des États membres, apportant leur expertise et leur vision stratégique pour l’avenir de la région. 

Cet événement a ainsi constitué un moment crucial pour réaffirmer l’engagement des pays membres envers l’intégration économique et la coopération régionale qui sont essentielles pour le développement durable de l’Afrique de l’Ouest. Cette activité, qui a su s’imposer au fil des années, est devenue désormais une tradition profondément ancrée, incarnant ainsi la volonté commune et collective des membres de l’institution de toujours innover en matière de bonnes pratiques institutionnelles, tout en cherchant à renforcer la collaboration entre les différents acteurs.

 Selon le président par intérim du Comité Interparlementaire de l’UEMOA, cette rencontre revêt une importance capitale, car elle offre non seulement l’opportunité de passer en revue l’état de santé actuel de l’union, mais aussi de se projeter ensemble, de manière solidaire et concertée, sur les perspectives pertinentes et stratégiques qui se dessinent à l’horizon. Il souligne avec conviction que l’intégration régionale progresse de manière significative et que l’Union vit au rythme dynamique des acquis précieux engrangés au profit des populations de l’espace communautaire, des avancées qu’il est impératif de capitaliser et d’amplifier pour garantir un développement harmonieux.

 « Aujourd’hui, des actions concrètes et mesurables ont été mises en œuvre en faveur, notamment, de la libre pratique et de la libre circulation des personnes et des biens, des initiatives qui sont non seulement palpables mais aussi prometteuses, certaines étant actuellement en cours de réalisation, et tout cela grâce aux efforts soutenus de la commission de l’UEMOA et à l’engagement indéfectible des états membres », a-t-il apprécié, témoignant ainsi d’une confiance renouvelée dans l’avenir et la capacité de l’union à relever les défis qui se présentent.

À en croire les déclarations du représentant, le Comité Interparlementaire exprime une vive satisfaction quant à l’inclusion de cette préoccupation cruciale dans l’un des programmes ambitieux du Plan Stratégique 2025-2030 élaboré par la Commission de l’UEMOA, intitulé « IMPACT 2030 ». Cette initiative est particulièrement axée sur le secteur significatif du « Développement humain et citoyenneté », qui vise à renforcer les capacités des populations tout en favorisant un environnement où la participation citoyenne est encouragée et valorisée.

En ce qui concerne le rôle essentiel du Comité Interparlementaire, il a été souligné par le représentant que, en tant que porte-parole des citoyens et des communautés qu’ils représentent, le comité s’engage sans relâche dans une mission cruciale de sensibilisation et de plaidoyer. Cela inclut des efforts constants pour mobiliser les décideurs, les acteurs économiques et, plus largement, les populations sur l’importance des divers efforts liés aux chantiers de l’intégration régionale, qui sont fondamentaux pour le progrès et la cohésion des pays de la région.

Pour détailler davantage la teneur de sa communication relative au fonctionnement et à l’évolution de l’Union en 2025, la parole a été attribuée à M. Abdoulaye Diop, le Président de la Commission de l’UEMOA, qui a élaboré un exposé détaillé des résultats obtenus par les Organes de l’Union pour l’année 2025. Cet exposé a été présenté dans le respect des exigences stipulées dans les articles 26 et 36 du Traité modifié de l’UEMOA, mettant en lumière les avancées réalisées tout en identifiant les défis à relever dans les années à venir pour assurer un développement harmonieux et durable au sein de l’Union.

En exprimant ses remerciements sincères et chaleureux pour le soutien précieux apporté non seulement à sa commission, mais également à l’ensemble de l’Union dans l’exercice de ses missions fondamentales, M. Abdoulaye Diop a tenu à témoigner de sa profonde reconnaissance et de sa gratitude envers toutes les personnes impliquées. Il a notamment salué les rencontres de plaidoyer initiées au cours de l’année 2025 dans les États membres, ces rencontres qui ont été essentielles pour promouvoir le reversement des produits du Prélèvement Communautaire de Solidarité. Ce prélèvement constitue en effet la ressource principale de financement des chantiers communautaires, permettant ainsi le développement et la mise en œuvre de projets qui bénéficient à l’ensemble des nations impliquées dans cette dynamique collective. 

« Selon le Fonds Monétaire International (FMI), le taux de croissance de l’économie mondiale est estimé à 3,2% en 2025 après un léger recul à 3,3% en 2024 », a-t-il rapporté, soulignant l’importance de ces projections dans la compréhension des défis économiques à venir. Pour lui, il est crucial de noter que, malgré un contexte global peu favorable rempli d’incertitudes économiques et de fluctuations des marchés, les économies des États membres de l’UEMOA continuent de manifester un dynamisme exceptionnel, affichant un taux de croissance de 6,7% contre 6,2% en 2024. Cela s’explique par le maintien d’une dynamique positive à travers l’ensemble des secteurs d’activité, où l’engagement et les efforts continus des acteurs économiques ont permis d’optimiser les résultats.

« Cette performance remarquable a été obtenue dans un contexte de stabilité des prix, avec un taux d’inflation annuel moyen de 0% contre 3,5% en 2024, sous l’effet de la bonne tenue des marchés et des politiques économiques judicieuses mises en place pour contrôler l’inflation et favoriser une croissance soutenue. ».

‎En effet, le déficit budgétaire global a représenté une proportion de 3,7% du produit intérieur brut (PIB), marquant ainsi une amélioration significative par rapport à l’année précédente, où il avait atteint 5,3% en 2024. Cette réduction du déficit s’explique par une hausse des recettes publiques qui a été plus importante que l’augmentation des dépenses, un phénomène qui témoigne d’une gestion financière plus rigoureuse et d’une volonté des autorités de contrôler les finances publiques. 

En 2025, le taux d’endettement est ressorti à 62,7%, en comparaison avec 64,5% en 2024, ce qui représente une baisse notable de 1,8 point de pourcentage. Cela indique une tendance positive vers une gestion de la dette plus soutenable. Toutefois, il convient de noter qu’il est important de rester vigilant, car la dette intérieure continue de progresser dans plusieurs États membres de l’Union, souvent en lien avec les interventions sur le marché financier régional, ce qui pourrait poser des défis futurs en matière de stabilité économique et de croissance. 

Notons que les décideurs économiques devront, dans ce contexte, naviguer prudemment pour maintenir cet équilibre délicat, en tenant compte des impacts potentiels sur les économies nationales et régionales.

‎Drissa KEITA 

Au Mali,  la BDM-SA lance son opération « Ramadan Solidaire » à l’intention des fidèles musulmans de Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) a organisé une journée spéciale de remise de dons, connue sous le nom de « Opération Ramadan solidaire », à destination des fidèles de plusieurs mosquées de Bamako, ainsi que dans certaines villes qui hébergent des agences ou des points de vente de la BDM-SA. 

Cet événement marquant s’est déroulée durant la journée du samedi 14 mars 2026, et s’inscrit dans le cadre de la tradition annuelle de solidarité et de générosité de BDM-SA au cours du mois sacré du Ramadan. Cette initiative s’est tenue sous l’égide  de M. Oumar KONTÉ, Directeur Général de l’institution financière de premier plan au Mali. Aujourd’hui, la BDM-SA est reconnue pour son engagement envers le développement social et économique du pays.

D’après les dirigeants de la BDM-SA, l’année 2026 représente la 11ème édition de cette opération bien établie, qui a déjà prouvé son efficacité et son efficience en contribuant à répondre à certains besoins de base de nos concitoyens, en particulier durant cette période de jeûne qui est significative sur le plan spirituel et communautaire. 

Dans une note rendue publique, les dirigeants de la BDM-SA  ont précisé que l’opération touchera 18 mosquées à Bamako ainsi que trente autres lieux de culte dans diverses villes et localités de l’intérieur du pays, renforçant ainsi les liens entre la banque et les communautés locales. Cette initiative est saluée par de nombreux participants comme une action essentielle pour le soutien des populations vulnérables, témoignant de la solidarité et de l’humanité qui caractérisent le mois de Ramadan.

Selon Aboubacar Traoré, qui est à la fois un fidèle de la communauté et l’Imam vénéré de la Mosquée située dans le quartier animé du Mali, il exprime avec une immense joie et une profonde gratitude le bonheur ressenti chaque année à l’occasion de la réception de ce généreux don de la part de la BDM-SA, la banque de développement mutualiste.

 « Nous sommes enchantés par ce geste magnanime de la BDM-SA. Ce don exceptionnel et bienvenu apporte une véritable source de bonheur et de réconfort aux fidèles musulmans au sein de notre communauté. Il nous aidera à subvenir aux besoins essentiels du mois sacré du Ramadan, une période de jeûne et de réflexion spirituelle, et renforcera à n’en pas douter la cohésion sociale entre les fidèles et notre banque, la BDM-SA, qui joue un rôle clé dans notre quotidien économique et financier», a-t-il expliqué l’Imam Traoré, avec conviction et fierté.

Il s’agit d’une opération de don minutieusement organisée, dont le coût global s’élève à une somme impressionnante de 44 millions 176 Mille   F CFA en 2026. Cet investissement social est le témoignage d’un engagement fort envers la solidarité communautaire. Ainsi, la note précise également que chaque mosquée a reçu avec reconnaissance : un bœuf d’une valeur de 450 000 F CFA, 200 kilos de riz, 250 kilos de sucre, 40 litres d’huile de cuisson précieuse, et une enveloppe de 150 000 F CFA, des contributions qui contribueront à assurer le bien-être des familles pendant cette période sacrée.

« Tout comme il en avait été le cas pour l’édition précédente, la version de 2026 a été soigneusement menée sur le terrain dans la capitale, où une équipe dévouée a été constituée de professionnels compétents issus de la Direction du Marketing et de la Communication, ainsi que de la Direction des Moyens Généraux. Cette initiative a été efficacement organosée sous la direction avisée du Secrétaire Général de la banque, M. Cheick Fantamady KEITA, un homme reconnu pour son leadership éclairé et son engagement envers les valeurs fondamentales de l’institution »

 Dans le cadre de cette opération, à chaque étape cruciale, M. KEITA n’a pas manqué de prendre la parole avec aisance afin d’éclairer le sens profond de l’ensemble de l’opération. Il a ainsi réaffirmé la volonté, qui a été maintes fois exprimée et renouvelée, de la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) de s’assurer que l’Homme malien reste toujours au cœur de ses préoccupations et de ses actions, soulignant ainsi l’importance vitale et constante de l’humain dans le développement économique et social du pays. »

« En cette période sacrée et significative du ramadan, il est essentiel et louable de venir en appui à nos concitoyens afin de les aider à faire de ce mois béni un véritable temps de dévotion absolue envers Allah, ainsi qu’un moment de respect scrupuleux des principes fondamentaux de l’Islam. Cette action bienveillante est non seulement un acte de solidarité, mais elle représente également un devoir religieux à haute rétribution divine, comme l’a justement souligné le Secrétaire Général de la Banque de Développement du Mali, la BDM-SA, lors de son allocution. 

De son côté, Boubacar Sissoko, un fervent fidèle de la mosquée située dans le quartier, a tenu à exprimer sa profonde gratitude pour cette initiative et s’est réjoui d’un « geste qui se répète chaque année, car c’est toujours le même scénario de solidarité et d’entraide communautaire durant ce mois sacré ». Il a remercié avec chaleur le chef de quartier ainsi que la direction de la BDM-SA, soulignant à quel point cette initiative leur est précieuse. Selon lui, ce geste est bien plus qu’une simple aide matérielle : il favorise la cohésion sociale entre les fidèles musulmans de la communauté et l’institution financière qu’est la BDM-SA, renforçant ainsi les liens de solidarité et d’entraide dans un esprit d’unité et de partage. »

Il convient de rappeler avec force et émotion que partout où la délégation de la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) a eu l’honneur de se rendre, les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude sincère ainsi que leur reconnaissance profonde envers l’ensemble de l’administration et la classe dirigeante de cette prestigieuse institution financière. 

Selon les propos empreints de respect de Monsieur DENON, un membre éminent de la communauté et fidèle de la mosquée de Sabalibougou, « cette opération se déroule dans un contexte difficile, toutefois, malgré les multiples défis que nous rencontrons, l’institution financière a tenu à honorer ses promesses envers les fidèles musulmans », a-t-il affirmé avec une conviction qui témoigne de l’importance de cet engagement. Pour lui, cet acte de la BDM-SA représente non seulement un exemple palpable de cohésion sociale et religieuse, mais également une source d’inspiration pour renforcer les liens communautaires si essentiels dans le paysage malien actuel.

Notons avec un soin particulier que le message véhiculé par la BDM-SA, tout comme le geste charitable qui l’accompagne, ont été chaleureusement appréciés par les imams et les comités de gestion des mosquées visitées, qui ont vu en cela un véritable symbole d’espoir. Ces derniers ont formulé des bénédictions ferventes pour une prospérité accrue de la banque, dans un Mali qui poursuit un chemin vers la paix, la santé et la cohésion sociale, témoignant ainsi de la foi profonde en l’avenir et de l’aspiration collective à un mieux-être pour tous.

Daouda Bakary KONÉ 

08 mars 2026 – Les femmes de la CANAM célèbrent la solidarité autour d’une rupture collective du jeûne

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association des Femmes Travailleuses de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a organisé, le 12 mars 2026 au Maeva Palace, une rupture collective du jeûne placée sous la haute présidence du Directeur Général, le Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé.


Cette rencontre conviviale a réuni responsables, agents et invités de l’institution dans une atmosphère de fraternité et de partage, témoignant de la reconnaissance envers les femmes qui contribuent chaque jour au bon fonctionnement de la CANAM.


Dans son mot de bienvenue, Mme Tenin Diallo, Présidente de l’Association des Femmes Travailleuses de la CANAM, a remercié les participants pour leur présence et leur soutien à cette initiative. Elle a souligné que cette rupture collective du jeûne constitue une occasion privilégiée de renforcer les liens entre collègues, de valoriser la contribution des femmes et de promouvoir les valeurs de solidarité au sein de l’institution.


Prenant la parole, Tiècoura Doumbia, Secrétaire Général du Comité syndical de la CANAM, a salué l’initiative qu’il a qualifiée de symbole fort de cohésion sociale. Il a rappelé que la solidarité entre travailleurs demeure essentielle pour relever les défis liés à la mission de service public de la CANAM.
Le Directeur Général, le Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, a exprimé sa gratitude aux organisatrices pour cette initiative en parfaite harmonie avec l’esprit de partage du mois de Ramadan et de la période de Carême. Il a souligné que ces moments de communion renforcent la cohésion entre les agents et rappellent les valeurs fondamentales de l’institution : le sens du service public, la solidarité et le dévouement au service des populations.
Profitant de l’occasion, il a rendu un hommage appuyé aux femmes de la CANAM pour leur professionnalisme, leur sens du devoir et leur engagement constant au service des assurés.
La cérémonie a été marquée par les prêches de l’Imam Seyd Malick Diallo, imam des 300 logements et de Monsieur Pierre TRAORE, Agent Comptable de la CANAM, suivis de prières pour l’acceptation des jeûnes et pour la paix et la stabilité au Mali.
La soirée s’est poursuivie dans une atmosphère chaleureuse autour de la rupture du jeûne, dans un esprit de fraternité et de convivialité.
SERCOM/CANAM