(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le vendredi 13 mars 2026, une journée marquante pour la l’intégration régionale. En effet, le président de la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), M. Abdoulaye Diop, a présidé l’ouverture des travaux de la 57ème session du Comité Interparlementaire de l’UEMOA. A l’issue des travaux, e président Abdoulaye DIOP son rapport annuel 2025 aux membres de CIP-UEMOA.

Cette assemblée s’est tenue dans un cadre qui favorisait les discussions constructives et le partage d’idées, avec la participation non négligeable de diverses figures éminentes du monde politique et économique. À ses côtés, se trouvait le président par intérim du Comité Interparlementaire, M. Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, dont l’engagement et le leadership sont reconnus par ses pairs. De plus, l’événement a également vu la présence significative de Mme la Représentante du Président du Conseil National de Transition, qui a joué un rôle crucial dans la facilitation de dialogue et d’échanges lors de cette session.

Pour l’occasion, l’assistance était renforcée par la présence de plusieurs personnalités influentes, parmi lesquelles le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, un acteur clé dans la mise en œuvre des politiques économiques régionales, ainsi que de nombreux parlementaires, qui constituent le cœur du Comité Interparlementaire de l’UEMOA. Également présents, des Commissaires de l’UEMOA, chacun oeuvrant pour le développement harmonieux des États membres, apportant leur expertise et leur vision stratégique pour l’avenir de la région.

Cet événement a ainsi constitué un moment crucial pour réaffirmer l’engagement des pays membres envers l’intégration économique et la coopération régionale qui sont essentielles pour le développement durable de l’Afrique de l’Ouest. Cette activité, qui a su s’imposer au fil des années, est devenue désormais une tradition profondément ancrée, incarnant ainsi la volonté commune et collective des membres de l’institution de toujours innover en matière de bonnes pratiques institutionnelles, tout en cherchant à renforcer la collaboration entre les différents acteurs.

Selon le président par intérim du Comité Interparlementaire de l’UEMOA, cette rencontre revêt une importance capitale, car elle offre non seulement l’opportunité de passer en revue l’état de santé actuel de l’union, mais aussi de se projeter ensemble, de manière solidaire et concertée, sur les perspectives pertinentes et stratégiques qui se dessinent à l’horizon. Il souligne avec conviction que l’intégration régionale progresse de manière significative et que l’Union vit au rythme dynamique des acquis précieux engrangés au profit des populations de l’espace communautaire, des avancées qu’il est impératif de capitaliser et d’amplifier pour garantir un développement harmonieux.
« Aujourd’hui, des actions concrètes et mesurables ont été mises en œuvre en faveur, notamment, de la libre pratique et de la libre circulation des personnes et des biens, des initiatives qui sont non seulement palpables mais aussi prometteuses, certaines étant actuellement en cours de réalisation, et tout cela grâce aux efforts soutenus de la commission de l’UEMOA et à l’engagement indéfectible des états membres », a-t-il apprécié, témoignant ainsi d’une confiance renouvelée dans l’avenir et la capacité de l’union à relever les défis qui se présentent.

À en croire les déclarations du représentant, le Comité Interparlementaire exprime une vive satisfaction quant à l’inclusion de cette préoccupation cruciale dans l’un des programmes ambitieux du Plan Stratégique 2025-2030 élaboré par la Commission de l’UEMOA, intitulé « IMPACT 2030 ». Cette initiative est particulièrement axée sur le secteur significatif du « Développement humain et citoyenneté », qui vise à renforcer les capacités des populations tout en favorisant un environnement où la participation citoyenne est encouragée et valorisée.
En ce qui concerne le rôle essentiel du Comité Interparlementaire, il a été souligné par le représentant que, en tant que porte-parole des citoyens et des communautés qu’ils représentent, le comité s’engage sans relâche dans une mission cruciale de sensibilisation et de plaidoyer. Cela inclut des efforts constants pour mobiliser les décideurs, les acteurs économiques et, plus largement, les populations sur l’importance des divers efforts liés aux chantiers de l’intégration régionale, qui sont fondamentaux pour le progrès et la cohésion des pays de la région.
Pour détailler davantage la teneur de sa communication relative au fonctionnement et à l’évolution de l’Union en 2025, la parole a été attribuée à M. Abdoulaye Diop, le Président de la Commission de l’UEMOA, qui a élaboré un exposé détaillé des résultats obtenus par les Organes de l’Union pour l’année 2025. Cet exposé a été présenté dans le respect des exigences stipulées dans les articles 26 et 36 du Traité modifié de l’UEMOA, mettant en lumière les avancées réalisées tout en identifiant les défis à relever dans les années à venir pour assurer un développement harmonieux et durable au sein de l’Union.

En exprimant ses remerciements sincères et chaleureux pour le soutien précieux apporté non seulement à sa commission, mais également à l’ensemble de l’Union dans l’exercice de ses missions fondamentales, M. Abdoulaye Diop a tenu à témoigner de sa profonde reconnaissance et de sa gratitude envers toutes les personnes impliquées. Il a notamment salué les rencontres de plaidoyer initiées au cours de l’année 2025 dans les États membres, ces rencontres qui ont été essentielles pour promouvoir le reversement des produits du Prélèvement Communautaire de Solidarité. Ce prélèvement constitue en effet la ressource principale de financement des chantiers communautaires, permettant ainsi le développement et la mise en œuvre de projets qui bénéficient à l’ensemble des nations impliquées dans cette dynamique collective.
« Selon le Fonds Monétaire International (FMI), le taux de croissance de l’économie mondiale est estimé à 3,2% en 2025 après un léger recul à 3,3% en 2024 », a-t-il rapporté, soulignant l’importance de ces projections dans la compréhension des défis économiques à venir. Pour lui, il est crucial de noter que, malgré un contexte global peu favorable rempli d’incertitudes économiques et de fluctuations des marchés, les économies des États membres de l’UEMOA continuent de manifester un dynamisme exceptionnel, affichant un taux de croissance de 6,7% contre 6,2% en 2024. Cela s’explique par le maintien d’une dynamique positive à travers l’ensemble des secteurs d’activité, où l’engagement et les efforts continus des acteurs économiques ont permis d’optimiser les résultats.

« Cette performance remarquable a été obtenue dans un contexte de stabilité des prix, avec un taux d’inflation annuel moyen de 0% contre 3,5% en 2024, sous l’effet de la bonne tenue des marchés et des politiques économiques judicieuses mises en place pour contrôler l’inflation et favoriser une croissance soutenue. ».
En effet, le déficit budgétaire global a représenté une proportion de 3,7% du produit intérieur brut (PIB), marquant ainsi une amélioration significative par rapport à l’année précédente, où il avait atteint 5,3% en 2024. Cette réduction du déficit s’explique par une hausse des recettes publiques qui a été plus importante que l’augmentation des dépenses, un phénomène qui témoigne d’une gestion financière plus rigoureuse et d’une volonté des autorités de contrôler les finances publiques.

En 2025, le taux d’endettement est ressorti à 62,7%, en comparaison avec 64,5% en 2024, ce qui représente une baisse notable de 1,8 point de pourcentage. Cela indique une tendance positive vers une gestion de la dette plus soutenable. Toutefois, il convient de noter qu’il est important de rester vigilant, car la dette intérieure continue de progresser dans plusieurs États membres de l’Union, souvent en lien avec les interventions sur le marché financier régional, ce qui pourrait poser des défis futurs en matière de stabilité économique et de croissance.
Notons que les décideurs économiques devront, dans ce contexte, naviguer prudemment pour maintenir cet équilibre délicat, en tenant compte des impacts potentiels sur les économies nationales et régionales.
Drissa KEITA

