(CROISSANCE AFRIQUE)-Le 14 février 2026, le Président chinois XI Jinping a envoyé un message de félicitations au 39e Sommet de l’Union africaine, où il a déclaré que la Chine mettrait en œuvre la politique de tarif douanier zéro pour 100% de catégories de produits exportés vers la Chine par les 53 pays africains ayant avec elle des relations diplomatiques, continuerait de promouvoir la conclusion avec des pays africains des accords de partenariat économique pour le développement partagé, et élargirait davantage l’accès au marché chinois des produits africains par des voies vertes.
Cette initiative majeure constitue une action concrète de la partie chinoise dans la mise en œuvre des acquis du Sommet de Beijing du FOCAC. Elle a également posé un jalon dans les efforts de la Chine pour soutenir le développement de l’Afrique et l’approfondissement de la coopération Sud-Sud. Dans le monde plein d’incertitudes, la Chine choisit de continuer d’élargir l’ouverture, démontrant la forte volonté et la détermination résolue de la partie chinoise pour construire avec la partie africaine une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.
Avec la pleine mise en œuvre de la politique de tarif douanier zéro, les produits africains entreront dans l’immense marché chinois avec un prix plus compétitif, ce qui créera davantage des possibilités de développement et des opportunités commerciales plus diversifiées, permettant ainsi à l’Afrique de rehausser sa position dans les chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, de libérer davantage les potentiels de la coopération économique et commerciale sino-africaine et favoriser la construction d’une nouvelle architecture économique mondiale plus équilibrée et plus durable.
Pour le Mali, la politique de tarif douanier zéro a injecté de fortes impulsions à la coopération économique et commerciale sino-malienne. L’un des 33 pays africains ayant bénéficié le traitement de tarif douanier zéro à 100% de catégories de produits exportés vers la Chine, le Mali a bénéficié de l’exemption totale de tarif douanier dans son exportation vers la Chine depuis le 1er décembre 2024. Grâce à cette initiative, le coût d’entrée des produits maliens au marché chinois a été réduit davantage et leur accès au marché a été facilité. Cela contribue à accroître le volume des exportations maliennes vers la Chine, à optimiser la structure de l’exportation et à dynamiser les forces endogènes de la coopération bilatérale. En 2025, les échanges commerciaux sino-maliens ont connu une forte croissance avec une accélération particulièrement marquée des exportations maliennes vers la Chine, soit une augmentation de 170 % en glissement annuel, devenant ainsi un caractère marquant de la coopération commerciale bilatérale.
Pays agricole et minier important en Afrique de l’Ouest, le Mali possède des atouts particuliers dans les produits miniers et les produits agricoles tels que le coton, le sésame, l’arachide et la mangue. Actuellement, le Mali traverse une période cruciale de redressement, de transition et de développement nationaux. La mise en œuvre la politique de tarif douanier zéro pour 100% de catégories de produits exportés vers la Chine par les 53 pays africains ayant avec elle des relations diplomatiques donne un élan aux entreprises maliennes à obtenir davantage de commandes et un marché plus stable grâce à la réduction du coût d’exportation, attirant ainsi davantage d’entreprises étrangères à investir et à s’implanter au Mali. Ces entreprises pourront également profiter des conditions tarifaires préférentielles pour faire du Mali une base de transformation destinée à l’exportation vers la Chine, faisant passer de la coopération sur l’exploitation des ressources à celle sur la transformation locale et les capacités de production. À l’avenir, avec l’amélioration des capacités d’industrialisation du Mali, davantage de produits maliens à haute valeur ajoutée seront destinés aux marchés chinois et international.
La Chine est prête à renforcer le dialogue et la coopération avec le Mali pour étudier comment pleinement valoriser cette opportunité historique qu’offre la politique de tarif douanier zéro. Les deux parties peuvent conclure l’Accord de partenariat économique pour le développement partagé pour améliorer davantage la facilitation du commerce et du dédouanement, optimiser l’efficacité du dédouanement, réduire les coûts logistiques et approfondir la coopération sur la construction des chaînes d’approvisionnement et sur le renforcement des capacités industrielles.
La Chine entend continuer d’accompagner plus d’entreprises maliennes dans leur accès au marché chinois à travers les expositions, les activités de promotion du commerce et les projets de renforcement des capacités. La Chine continuera d’encourager davantage d’entreprises compétentes à venir investir au Mali, et à bâtir ensemble avec la partie malienne des projets de coopération gagnant-gagnant.
Grâce aux efforts conjoints de part et d’autre, je suis convaincu que la politique de tarif douanier zéro à 100% de catégories de produits exportés vers la Chine portera la coopération pragmatique sino-malienne à un niveau encore plus élevé, et fera briller l’amitié traditionnelle sino-malienne d’un nouvel éclat à l’ère nouvelle.Saisir l’opportunité offerte par la politique de tarif douanier zéro, approfondir la coopération mutuellement bénéfique
et favoriser la construction d’une communauté
d’avenir partagé Chine-Afrique
LI Xiang
Le 14 février 2026, le Président chinois XI Jinping a envoyé un message de félicitations au 39e Sommet de l’Union africaine, où il a déclaré que la Chine mettrait en œuvre la politique de tarif douanier zéro pour 100% de catégories de produits exportés vers la Chine par les 53 pays africains ayant avec elle des relations diplomatiques, continuerait de promouvoir la conclusion avec des pays africains des accords de partenariat économique pour le développement partagé, et élargirait davantage l’accès au marché chinois des produits africains par des voies vertes.
Cette initiative majeure constitue une action concrète de la partie chinoise dans la mise en œuvre des acquis du Sommet de Beijing du FOCAC. Elle a également posé un jalon dans les efforts de la Chine pour soutenir le développement de l’Afrique et l’approfondissement de la coopération Sud-Sud. Dans le monde plein d’incertitudes, la Chine choisit de continuer d’élargir l’ouverture, démontrant la forte volonté et la détermination résolue de la partie chinoise pour construire avec la partie africaine une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.
Avec la pleine mise en œuvre de la politique de tarif douanier zéro, les produits africains entreront dans l’immense marché chinois avec un prix plus compétitif, ce qui créera davantage des possibilités de développement et des opportunités commerciales plus diversifiées, permettant ainsi à l’Afrique de rehausser sa position dans les chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, de libérer davantage les potentiels de la coopération économique et commerciale sino-africaine et favoriser la construction d’une nouvelle architecture économique mondiale plus équilibrée et plus durable.
Pour le Mali, la politique de tarif douanier zéro a injecté de fortes impulsions à la coopération économique et commerciale sino-malienne. L’un des 33 pays africains ayant bénéficié le traitement de tarif douanier zéro à 100% de catégories de produits exportés vers la Chine, le Mali a bénéficié de l’exemption totale de tarif douanier dans son exportation vers la Chine depuis le 1er décembre 2024. Grâce à cette initiative, le coût d’entrée des produits maliens au marché chinois a été réduit davantage et leur accès au marché a été facilité. Cela contribue à accroître le volume des exportations maliennes vers la Chine, à optimiser la structure de l’exportation et à dynamiser les forces endogènes de la coopération bilatérale. En 2025, les échanges commerciaux sino-maliens ont connu une forte croissance avec une accélération particulièrement marquée des exportations maliennes vers la Chine, soit une augmentation de 170 % en glissement annuel, devenant ainsi un caractère marquant de la coopération commerciale bilatérale.
Pays agricole et minier important en Afrique de l’Ouest, le Mali possède des atouts particuliers dans les produits miniers et les produits agricoles tels que le coton, le sésame, l’arachide et la mangue. Actuellement, le Mali traverse une période cruciale de redressement, de transition et de développement nationaux. La mise en œuvre la politique de tarif douanier zéro pour 100% de catégories de produits exportés vers la Chine par les 53 pays africains ayant avec elle des relations diplomatiques donne un élan aux entreprises maliennes à obtenir davantage de commandes et un marché plus stable grâce à la réduction du coût d’exportation, attirant ainsi davantage d’entreprises étrangères à investir et à s’implanter au Mali. Ces entreprises pourront également profiter des conditions tarifaires préférentielles pour faire du Mali une base de transformation destinée à l’exportation vers la Chine, faisant passer de la coopération sur l’exploitation des ressources à celle sur la transformation locale et les capacités de production. À l’avenir, avec l’amélioration des capacités d’industrialisation du Mali, davantage de produits maliens à haute valeur ajoutée seront destinés aux marchés chinois et international.
La Chine est prête à renforcer le dialogue et la coopération avec le Mali pour étudier comment pleinement valoriser cette opportunité historique qu’offre la politique de tarif douanier zéro. Les deux parties peuvent conclure l’Accord de partenariat économique pour le développement partagé pour améliorer davantage la facilitation du commerce et du dédouanement, optimiser l’efficacité du dédouanement, réduire les coûts logistiques et approfondir la coopération sur la construction des chaînes d’approvisionnement et sur le renforcement des capacités industrielles.
La Chine entend continuer d’accompagner plus d’entreprises maliennes dans leur accès au marché chinois à travers les expositions, les activités de promotion du commerce et les projets de renforcement des capacités. La Chine continuera d’encourager davantage d’entreprises compétentes à venir investir au Mali, et à bâtir ensemble avec la partie malienne des projets de coopération gagnant-gagnant.
Grâce aux efforts conjoints de part et d’autre, je suis convaincu que la politique de tarif douanier zéro à 100% de catégories de produits exportés vers la Chine portera la coopération pragmatique sino-malienne à un niveau encore plus élevé, et fera briller l’amitié traditionnelle sino-malienne d’un nouvel éclat à l’ère nouvelle.
Source : Ambassade Chien au Mali
Le titre est de la Rédaction
Drissa KEITA
Chine/Afrique : la politique de tarif douanier à 0% de catégories de produits exportés vers la Chine
Au Mali, faire enfin des mines un levier de justice territoriale
(CROISSANCE AFRIQUE)-Longtemps accusée de profiter davantage aux multinationales qu’aux populations locales, la richesse aurifère du Mali pourrait-elle enfin bénéficier aux territoires qui la produisent ? Avec la réforme du Code minier et l’adoption d’une politique de contenu local en 2023, les autorités de transition, dirigées par le Général d’armée Assimi Goïta, entendent transformer l’exploitation minière en moteur de développement pour les collectivités.
Redistribution des revenus, fonds dédiés aux communes et participation accrue de l’État : ces mesures ambitionnent de faire des ressources du sous-sol un véritable levier de justice territoriale et de souveraineté économique. L’or commence enfin à briller pour les Maliens. Grâce à une réforme courageuse et structurante du secteur minier engagée par les autorités maliennes de la Transition en 2023, les collectivités territoriales commencent progressivement à percevoir les retombées des richesses du sous-sol national. Pendant longtemps, les dividendes de ces ressources ont été largement extraverties, au profit d’intérêts privés étrangers, dans un système qui a dominé la gouvernance du pays durant plusieurs décennies.
Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2021, s’il est une orientation que le président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a voulu inscrire au cœur de son action publique, c’est bien celle de la co-construction avec les citoyens et de la souveraineté nationale. Dans sa vision, l’action de l’État doit rester guidée par le bien-être des Maliens. C’est dans cet esprit que les membres du gouvernement ont été appelés à faire de l’intérêt général la boussole de chacune de leurs initiatives.
Les divers Fonds miniers
En décembre 2021, les Maliens se sont réunis — dans le cadre des Assises nationales de la refondation — sur toute l’étendue du territoire national afin de réfléchir aux maux qui minent le pays et de préconiser des solutions viables pour une souveraineté pleine et entière dans l’ensemble des secteurs vitaux de la nation. C’est dans ce cadre qu’il a été recommandé dans le rapport final des ANR d’« augmenter l’impact des ressources minières sur l’économie communautaire et nationale à travers la construction d’infrastructures de base : routes, écoles, centres de santé, électricité ». Il a également été recommandé d’« élaborer une politique nationale de contenu local (notamment au niveau du secteur minier) ».
Par-delà les discours sur la souveraineté économique, une question demeure centrale au Mali : comment faire en sorte que l’immense richesse minière du pays profite réellement aux populations qui vivent sur ces territoires ? La réponse à cette question est donnée dans le nouveau Code minier et dans la loi relative au Contenu local dans le secteur minier en août 2023. Il s’agit là d’un « ensemble de dispositions et de mesures qui exigent des entreprises minières qu’elles donnent la priorité aux nationaux, aux communautés locales, aux entreprises nationales et aux matériaux produits localement dans l’exécution de leurs activités ».
La révision du Code minier a permis de créer cinq fonds miniers : le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés ; le Fonds de financement de la promotion du secteur minier ; le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation ; et enfin le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.
Fin de la malédiction des ressources naturelles
La remise symbolique de chèques géants à plusieurs communes par le président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le 12 mars 2026 au palais de Koulouba, entre dans le cadre de la mise en œuvre du Fonds minier de développement local. « Le Fonds minier de développement local est affecté au financement des plans nationaux, régionaux et communaux de développement », lit-on dans l’article 95 du Code minier de 2023.
L’organisation et le fonctionnement de ce fonds sont définis par décret pris en Conseil des ministres, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient chaque année un rapport détaillé sur les contributions et leur gestion, explique le Code minier. Les ressources versées aux collectivités territoriales doivent être intégrées dans leurs programmes d’investissements communautaires et utilisées conformément aux plans de développement conclus avec les sociétés minières. Leur utilisation fait l’objet de rapports annuels approuvés par les conseils municipaux et régionaux et contrôlés par l’État, puis publiés officiellement afin de garantir la transparence.
Dans la vision 2063 du Mali, il est également expliqué les apports indéniables du nouveau Code minier dans le cadre de la souveraineté économique du Mali. « Le nouveau Code permettra de générer des revenus annuels supplémentaires d’au moins 500 milliards de FCFA (803 millions de dollars). En plus, il permet désormais au gouvernement de prendre une participation de 10 % dans les projets miniers et lui offre l’option d’acheter 20 % supplémentaires au cours des deux premières années de production commerciale. Une participation supplémentaire de 5 % pourra aussi être octroyée au secteur privé malien, portant les intérêts publics et privés nationaux dans les nouveaux projets à 35 %, contre 20 % dans l’ancien Code », lit-on dans la Vision Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma, une initiative « ambitieuse et inclusive visant à transformer le Mali en une nation émergente ».
Derrière ce geste politique, une réalité économique et territoriale demeure. Le Mali est l’un des principaux producteurs d’or du continent africain, mais nombre de collectivités locales situées dans les zones minières continuent de faire face à des infrastructures insuffisantes, à un accès limité aux services publics et aux impacts environnementaux de l’exploitation.
La création et la mise en œuvre effective du Fonds minier de développement local répondent précisément à cette contradiction et marque la fin des décennies de malédiction des ressources naturelles. Pour l’exercice 2025, ce mécanisme représente plus de 18,4 milliards de francs CFA, issus d’un prélèvement de 0,75 % du chiffre d’affaires des sociétés titulaires de titres d’exploitation et des opérateurs industriels de carrières. L’objectif est de transformer une part de la richesse extraite du sous-sol en investissements concrets dans les territoires.
Le renforcement de la cohésion sociale et la réduction des frustrations
La clé de répartition adoptée reflète une volonté de rééquilibrage territorial. La moitié des ressources est destinée aux communes directement affectées par l’activité minière. Un quart revient aux autres collectivités de la zone concernée, tandis que le dernier quart est redistribué à l’ensemble des collectivités territoriales du pays. Cette architecture vise à concilier compensation locale et solidarité nationale.
Dans un pays où les disparités régionales demeurent fortes, l’enjeu est majeur. Les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal figurent parmi celles concernées par cette redistribution symbolique, même si, à terme, les ressources doivent bénéficier à l’ensemble des communes maliennes.
Mais la question essentielle n’est pas seulement celle de la redistribution. Elle est aussi celle de l’utilisation de ces fonds. Les autorités insistent sur la nécessité de financer des projets structurants, conformément aux clauses de la loi relative au Contenu Local : infrastructures, services sociaux de base, initiatives économiques locales ou encore programmes d’employabilité pour les jeunes.
Dans les zones minières, les attentes sont immenses. L’exploitation des ressources naturelles peut être source de tensions sociales lorsque les populations locales ont le sentiment de ne pas bénéficier des retombées économiques. À l’inverse, une redistribution bien pensée peut contribuer à renforcer la cohésion sociale et à réduire les frustrations.
La transformation de la rente extractive en levier de développement durable
C’est pourquoi les autorités maliennes affirment vouloir encadrer strictement l’utilisation de ces ressources. Un mécanisme de suivi a été mis en place, reposant sur trois niveaux de contrôle : communal, régional et national. L’objectif est d’éviter que ces fonds ne se diluent dans des circuits administratifs opaques ou dans des pratiques de mauvaise gouvernance.Dans un contexte où la lutte contre la corruption constitue une priorité, la crédibilité de ce dispositif dépendra précisément de sa capacité à garantir transparence et redevabilité.
Au-delà du cas malien, la question posée est celle du modèle de développement des pays riches en ressources naturelles. Trop souvent, l’abondance minière n’a pas empêché la persistance de la pauvreté locale. Le défi consiste donc à transformer la rente extractive en levier de développement durable.
L’adoption du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier « offre une grande opportunité au gouvernement de la République du Mali de mettre en place un fonds de ressources naturelles pour la gestion des revenus qui seront générés dans le secteur minier grâce à ces réformes », rassure la Vision 2063.
La Rédaction
Marché Financier de l’UMOA : l’Etat du Burkina Faso a mobilisé près de 66 milliards de FCFA
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement financier majeur a eu lieu le mercredi 11 mars 2026, lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever un montant impressionnant de 65,999 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Ce financement a été obtenu à l’issue d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor, qui ont une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor ayant des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cet événement important a été organisé en partenariat avec UMOA-Titres, une institution clé dans le cadre des opérations financières régionales.
Dans le cadre de cette adjudication, le Trésor Public burkinabé avait mis en offre une somme globale de 60 milliards de FCFA, reflétant son engagement à mobiliser des ressources pour soutenir le développement socio-économique du pays. Le niveau d’intérêt des investisseurs a été particulièrement notable, car le montant total des soumissions a atteint 128,799 milliards de FCFA, illustrant une forte demande sur le marché.
Cette envolée des soumissions correspond à un impressionnant taux de couverture du montant mis en adjudication, qui se chiffre à 214,67%, soulignant ainsi non seulement la confiance des investisseurs dans la solidité financière du Burkina Faso, mais aussi l’attrait croissant des titres émis par le Trésor public à travers la région.Le montant total des soumissions retenues s’élève à 65,999 milliards de FCFA, tandis que le montant des soumissions rejetées est de 62,800 milliards de FCFA, ce qui entraîne un taux d’absorption calculé à 51,24%. Ce chiffre indique que près de la moitié des propositions soumises a été acceptée, un reflet du niveau d’intérêt et de confiance des investisseurs envers les instruments financiers proposés.
Les investisseurs dont les soumissions ont été sélectionnées bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 6,38% pour les bons, tandis que ceux choisissant d’investir dans des obligations de trois ans profiteront d’un taux de rendement de 7,61%. De plus, pour les obligations à cinq ans, le rendement est fixé à 7,26%, et pour celles de sept ans, il est de 7,39%. Ces rendements attractifs témoignent de la compétitivité de ces instruments sur le marché et de leur capacité à attirer les capitaux nécessaires au financement des projets de l’émetteur.
Concernant les modalités de remboursement, l’émetteur prévoit de rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est précisément fixée au 10 mars 2027. Il est également important de mentionner que le paiement des intérêts se fera en avance, ce qui signifie qu’ils seront précomptés sur la valeur nominale de ces bons avant leur échéance. Cette approche vise à améliorer la liquidité et la prévisibilité des flux de trésorerie pour les investisseurs, renforçant ainsi leur confiance dans les bonnes pratiques financières de l’émetteur.
En ce qui concerne les modalités de remboursement du capital des obligations émises, le Trésor Public burkinabé a l’intention de procéder au remboursement le premier jour ouvré qui suit la date d’échéance prévue, qui est fixée au 12 mars 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, au 12 mars 2031 pour celles ayant une maturité de 5 ans, et enfin au 12 mars 2033 pour celles de 7 ans.
Notons qu’il est important de noter que le paiement des intérêts sera effectué annuellement, calculé sur la base de taux d’intérêt spécifiques, à savoir un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, un taux de 6,20 % pour celles de 5 ans, et un taux légèrement plus élevé de 6,40 % pour les obligations de 7 ans, avec des paiements commençant dès la fin de la première année suivant l’émission de ces titres.
Zangouna KONÉ
Mali : une Brigade spéciale des Mines nouvellement créée pour superviser le secteur de l’orpaillage illégal
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, lors du conseil des ministres qui s’est tenu le mercredi 11 mars, le gouvernement a officiellement annoncé une avancée significative en matière de gestion des ressources naturelles avec l’adoption de projets de textes portant sur la création, l’organisation et les modalités de fonctionnement d’une nouvelle entité, désignée sous le nom de Brigade spéciale des Mines.
Cette initiative fait partie d’un ensemble de mesures destinées à mieux encadrer et réguler le secteur minier, un secteur crucial pour l’économie malienne. La Brigade spéciale des Mines aura pour mission principale de renforcer la répression engagée contre le fléau de l’orpaillage illégal, un phénomène qui, depuis des années, prive le pays d’une part non négligeable de sa production aurifère ainsi que des revenus judicieux qui en découlent.
En luttant contre cette exploitation non réglementée, le gouvernement espère non seulement protéger les ressources naturelles du Mali, mais aussi garantir que les bénéfices tirés de l’exploitation minière profitent réellement à l’ensemble de la population malienne et contribuent au développement socio-économique du pays.
Le document renseigne que la mise en place de cette brigade spécifique intervient dans un contexte préoccupant de persistance, voire de structuration des activités minières illégales, qui continuent de proliférer en dépit des diverses opérations de répression vigoureuses menées par les autorités depuis l’année 2020.
Cette situation alarmante pose d’importants défis sur plusieurs fronts, notamment économiques, environnementaux et sécuritaires, en raison des pratiques illégales qui mettent en péril les ressources naturelles et la santé publique, à travers l’utilisation de produits chimiques prohibés qui contaminent les sols et les cours d’eau, ainsi que des risques d’insécurité croissants dans certaines zones minières où des conflits peuvent éclater facilement.
Dans ce cadre complexe et délicat, la Brigade récemment annoncée a pour mission essentielle d’assurer le rôle de « Police judiciaire des Mines », tout en participant activement à la mise en œuvre des mesures destinées à protéger et sécuriser les sites miniers utilisés pour l’orpaillage, ainsi que ceux dédiés aux carrières.
Cependant, il est à noter que les autorités compétentes n’ont pas encore fourni de détails clairs concernant les modalités de fonctionnement de cette nouvelle entité, ni dévoilé la structure organisationnelle qu’elle adoptera, ou encore les ressources financières qui seront allouées à son budget pour assurer son efficacité et sa pérennité.
Un nouveau pari audacieux pour limiter les pertes historiques que le pays a subies dans le secteur aurifère. Dans l’attente d’obtenir davantage de précisions sur cette unité spécifique qui a été déployée par Bamako, il est évident que les enjeux de cette initiative sont déjà considérables et méritent une attention particulière.
Avec la mise en place de la Brigade spéciale des Mines, le Mali entend renforcer significativement sa lutte contre l’expansion alarmante de l’orpaillage illégal, un phénomène de plus en plus répandu qui est considéré comme étant responsable de pertes financières significatives pour la production aurifère nationale, mettant ainsi en péril les ressources naturelles du pays.
Alors que les autorités maliennes estiment généralement que la production de leur filière artisanale et à petite échelle (ASM) s’élève à environ 6 tonnes d’or par an, l’organisation SWISSAID, dans une analyse des chiffres de l’industrie, situe plutôt l’évaluation entre 30 et 57 tonnes annuellement, révélant ainsi un écart considérable entre les chiffres officiels et les réalités du terrain. En examinant de plus près la période entre 2012 et 2022, il est estimé que le Mali aurait produit plus de 300 tonnes d’or ASM qui n’ont pas été déclarées, ce qui représente une valeur totale colossale de 13,5 milliards USD.
Ce manque à gagner colossal échappe aux caisses publiques, privant ainsi une économie qui est largement dépendante des exportations d’or d’une partie essentielle de sa rente. Ce phénomène préoccupant n’est pas isolé au Mali et touche également d’autres pays ouest-africains, tels que le Burkina Faso, le Niger et le Ghana, parmi d’autres, rendant urgent un besoin de coopération et de solutions conjointes pour contrer cette menace commune.
À l’instar du Mali, un pays riche en ressources naturelles, le Ghana avait mis en place une Taskforce dynamique et proactive, spécifiquement chargée de veiller à l’application rigoureuse des réformes du GoldBod, qui est le régulateur essentiel de la filière artisanale de l’or. Cette initiative stratégique et bien pensée a coïncidé avec des progrès notables sur le terrain, la production d’or artisanale ghanéenne ayant ainsi enregistré une augmentation impressionnante de 60 % au cours de l’exercice écoulé, ce qui témoigne d’un renforcement de l’économie locale et d’une amélioration des conditions de vie pour de nombreux mineurs.
Reste à voir pour le Mali l’impact réel et tangible de la mise en œuvre des nouvelles fonctions assignées à la Brigade spéciale des Mines, qui se trouve désormais confrontée à des défis uniques et complexes. Avec l’actuel marché haussier de l’or, le succès d’une telle initiative sera déterminant pour le pays, qui, depuis quelques années, multiplie les réformes audacieuses et innovantes pour maximiser ses recettes minières.
Notons que ces efforts visent non seulement à améliorer la réglementation, mais aussi à s’assurer que les bénéfices de l’exploitation minière profitent à la population locale. Par ailleurs, au-delà du volet répressif qui se concentre sur la lutte contre l’exploitation illégale, d’autres pistes complémentaires peuvent être explorées, à l’image du Ghana, qui a opté pour une politique de sensibilisation et de formalisation des mineurs illégaux, afin de garantir une intégration harmonieuse des praticiens dans un cadre légal, tout en promouvant la durabilité au sein de l’industrie minière artisanale.
Daouda Bakary KONÉ
Côte d’Ivoire : augmentation de 39% du bénéfice net de SICABLE au titre du 31 décembre 2025
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, la Société ivoirienne de câbles, mieux connue sous le nom de Sicable, a enregistré une progression impressionnante de 39% de son résultat net après impôts par rapport à l’année précédente, le 31 décembre 2024.
Cette information précieuse et révélatrice a été révélée dans les états financiers de l’exercice 2025, les chiffres ayant été soigneusement établis par les responsables de l’entreprise qui surveillent de près ses performances.
Cette augmentation significative du résultat est passée de 1,224 milliard FCFA en 2024 à 1,704 milliard FCFA durant la période sous revue, ce qui témoigne non seulement de la résilience de Sicable, mais également de sa capacité à s’adapter aux défis économiques.
Par ailleurs, le chiffre d’affaires total de la société, qui est un indicateur clé de sa santé financière, a également connu une hausse remarquée, passant de 19,125 milliards FCFA en 2024 à 21,263 milliards FCFA pour l’année 2025, soulignant ainsi une augmentation de 2,138 milliards FCFA. Ce développement positif semble refléter les efforts constants de l’entreprise pour innover et améliorer ses processus, tout en renforçant sa position sur le marché des câbles en Côte d’Ivoire et au-delà.
En ce qui concerne la valeur ajoutée de la société, il est important de noter qu’elle a connu une augmentation significative, s’élevant de façon remarquable de 8,43%, et atteignant un total impressionnant de 3,47 milliards FCFA, en comparaison avec 3,20 milliards FCFA à la fin de l’exercice 2024. Cette hausse dénote une amélioration notoire de la performance économique de l’entreprise, révélant sa capacité à créer valeur sur le marché.
De leur côté, les charges de personnel, qui reflètent les investissements en ressources humaines, ont été comptabilisées à 1,298 milliard FCFA, par rapport à 1,237 milliard FCFA enregistrés en 2024, ce qui témoigne d’une stratégie de développement des compétences et d’une volonté de soutenir le personnel dans un environnement de travail de plus en plus exigeant.
Quant à l’excédent brut d’exploitation, également connu sous le terme de résultat d’exploitation avant amortissements et provisions, il s’est situé à 2,173 milliards FCFA, marquant une nette augmentation par rapport à 1,965 milliard FCFA à la fin de 2024, soit une impressionnante hausse de 11%. Cette tendance positive laisse entrevoir un avenir prometteur pour la société, suggérant qu’elle a su optimiser ses opérations tout en maintenant des coûts maîtrisés.
Notons que la même tendance haussière caractérise également le résultat d’exploitation, s’établissant à 2,264 milliards FCFA, ce qui renforce encore davantage la position financière de l’entreprise et souligne son efficacité opérationnelle dans un marché concurrentiel.
Abdoulaye KONÉ
Guinée Bissau : le trésor public encaisse 22 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA
(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée Bissau, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé le mardi 10 mars 2026 une opération significative sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Cette opération a permis de lever un montant impressionnant de 22 milliards FCFA, résultat d’une judicieuse émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor, dont les échéances s’étendent sur 167 jours et 364 jours, mais également d’obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans, le tout réalisé en étroite collaboration avec UMOA-Titres, une institution connue pour son rôle central dans le développement du marché obligataire régional.
Pour cette opération, l’émetteur avait initialement prévu de proposer un montant de 20 milliards de FCFA. Cependant, l’enthousiasme des investisseurs a été manifeste, puisque le montant total des soumissions a atteint des chiffres remarquables, s’élevant à 91,651 milliards FCFA. Ce résultat incroyable représente un taux de couverture du montant mis en adjudication de 458,26%, mettant en évidence l’intérêt élevé des investisseurs pour ces instruments financiers.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’élève à 22 milliards FCFA, tandis que 69,651 milliards FCFA de soumissions ont été rejetés. Cela aboutit à un taux d’absorption de 24%, indiquant une concentration de l’intérêt sur les bons et obligations proposés, et reflétant la solide confiance des investisseurs dans les capacités financières de la Guinée Bissau.
C’est donc une démarche qui illustre non seulement la volonté du pays de gérer au mieux ses ressources financières, mais également de renforcer sa position sur le marché financier régional.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues dans le cadre de cette opération de financement se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,96 % pour les bons ayant une durée de 167 jours, ce qui témoigne d’un retour sur investissement relativement compétitif, et de 6,73 % pour ceux de 364 jours, offrant ainsi une solution intéressante pour les personnes cherchant à maximiser leurs gains à moyen terme. En outre, pour les obligations, le rendement atteint un taux attractif de 8,97 %, ce qui suscite un fort intérêt auprès des investisseurs à long terme.
L’émetteur s’est engagé de manière formelle à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 24 août 2026 pour les bons de 167 jours, garantissant ainsi une liquidité rapide pour les investisseurs. De plus, pour les bons de 364 jours, la date d’échéance a été déterminée au 9 mars 2027. Il est important de noter que les intérêts pour ces bons seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces instruments, ce qui signifie que les investisseurs bénéficieront d’un accès immédiat à une partie de leurs retours.
L’émetteur a également fait savoir qu’il prévoyait de rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 11 mars 2029. Ce remboursement témoigne d’une planification financière rigoureuse et d’un engagement envers ses investisseurs.
Notons qu’en matière de rémunération, il procèdera au paiement des intérêts par an au taux de 6,25 % et ce, dès la fin de la première année, ce qui constitue une opportunité attrayante pour ceux qui recherchent des revenus passifs sur une base annuelle. Ainsi, l’ensemble de ces garanties contribue à renforcer la confiance des investisseurs dans cette émission de bons et d’obligations.
Mariam KONE
UEMOA : les protagonistes s’efforcent de purifier la concurrence sur les marchés
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a récemment pris une initiative significative qui vise à renforcer non seulement la compréhension, mais aussi l’application effective des règles de concurrence au sein de l’ensemble de l’espace communautaire.
Dans le cadre de cette démarche ambitieuse, un séminaire de sensibilisation a été organisé, mettant en lumière l’importance cruciale des principes de concurrence pour favoriser un environnement économique sain et compétitif. La Commission de l’Uemoa, en s’engageant par cette initiative, aspire à mieux faire connaître et à expliciter ces principes essentiels non seulement aux autorités publiques, qui jouent un rôle clé dans la régulation du marché, mais également aux entreprises privées, aux organisations professionnelles représentant divers secteurs d’activité, ainsi qu’aux acteurs de la société civile, sans oublier les associations de consommateurs qui veillent à la protection des droits des usagers.
Lors de ce séminaire, selon les propos d’Amadou Tchambou, le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Sénégal, cette rencontre s’inscrit dans un cadre éducatif visant à expliquer aux différents acteurs les fondements de la politique communautaire de concurrence, qui est essentielle pour garantir une équité sur le marché. Au programme, il est prévu de présenter en détail les règles qui encadrent le fonctionnement des marchés, ainsi que les procédures pour leur mise en œuvre efficace. De plus, des éclaircissements seront fournis concernant les prérogatives de la Commission dans le cadre de ce processus, en soulignant également le partage des responsabilités avec les États membres, afin de garantir une compréhension et une coopération maximales entre toutes les parties prenantes de l’espace économique ouest-africain.
Pour les organisateurs de cet événement important, l’objectif principal de ce séminaire, soigneusement planifié, est de permettre aux participants de mieux s’approprier les règles de concurrence, un aspect fondamental pour la bonne marche de l’économie. Pendant une période de trois jours intensifs, les échanges approfondis et les discussions animées porteront sur des sujets essentiels tels que les pratiques anticoncurrentielles, les procédures applicables, ainsi que les enjeux économiques liés à la nécessité d’une concurrence saine et équitable dans l’espace communautaire. Ce dernier point est crucial, car une concurrence équilibrée favorise l’innovation et protège les droits des consommateurs, enrichissant ainsi le tissu économique de la région.
« La concurrence n’est pas uniquement une affaire de juristes ou d’économistes. Elle concerne tous les acteurs de la société, qu’il s’agisse de l’administration, des entreprises, des consommateurs ou encore de la société civile », a souligné Amadou Tchambou, mettant en avant l’importance de l’engagement de chacun dans ce processus.
De son côté, le secrétaire général du ministère sénégalais en charge de l’industrie et du commerce, Ababacar Sadikh Ndiaye, a rappelé avec insistance que la mise en œuvre des politiques de concurrence, bien que cruciale pour la régulation du marché, reste confrontée à plusieurs difficultés et défis significatifs, allant de la compréhension des lois par les acteurs du marché jusqu’à l’application effective de celles-ci dans un environnement parfois complexe et dynamique.
Parmi celles-ci figurent une appropriation encore limitée de la législation en matière de concurrence, qui souligne les difficultés persistantes rencontrées par les différents acteurs dans leur compréhension et leur mise en œuvre des normes en vigueur. De plus, des capacités institutionnelles parfois insuffisantes entravent l’efficacité des processus décisionnels et l’application cohérente des règles, ce qui peut avoir des répercussions sur l’équité du marché. En outre, il y a un besoin accru de renforcement des compétences techniques des acteurs concernés, car leur compréhension technique des enjeux de concurrence est essentielle pour garantir un environnement de marché juste et compétitif.
Venu présider l’ouverture du séminaire de trois jours, il a indiqué avec une certaine gravité que relever ces défis complexes nécessite un renforcement continu et soutenu des capacités humaines, techniques et institutionnelles des autorités de régulation ainsi que des structures en charge de la concurrence, lesquelles sont chargées de veiller au bon fonctionnement du marché et à la protection des consommateurs. Cela implique non seulement des formations régulières et adaptées, mais également un dialogue constant entre les parties prenantes pour s’assurer que les meilleures pratiques soient partagées et mises en œuvre de manière efficace.
La politique de concurrence constitue un instrument important et indispensable des politiques publiques modernes. En effet, elle joue un rôle fondamental dans l’amélioration de la compétitivité des économies nationales, tout en favorisant l’ouverture des marchés, ce qui est essentiel pour dynamiser les échanges commerciaux et stimuler l’innovation. Par conséquent, elle soutient également la création de richesses au sein des sociétés, permettant aux entreprises de se développer et de prospérer dans un environnement commercial sain et compétitif.
En encourageant l’innovation et en améliorant la qualité des biens et des services, la politique de concurrence joue un rôle protecteur pour les consommateurs, leur garantissant ainsi un meilleur accès à des produits variés à des prix justes. De plus, elle œuvre à instaurer un fonctionnement plus équitable des marchés, en empêchant les pratiques anticoncurrentielles qui pourraient nuire non seulement aux consommateurs, mais également aux petites et moyennes entreprises qui peinent à se faire une place dans un marché saturé par des acteurs dominants.
Dans un contexte marqué par une intégration croissante des économies aux niveaux régional et international, les responsables politiques et économiques de la région estiment aujourd’hui, avec une conviction partagée, que la concurrence doit jouer un rôle central et stratégique dans la dynamique de développement économique de la région. Cela n’implique pas seulement des efforts pour intensifier la compétitivité, mais aussi pour garantir une protection adéquate des droits des consommateurs.
Notons que l’instauration de règles claires, accompagnées de mécanismes de régulation solides, ont ainsi été identifiées comme des conditions essentielles et cruciales pour assurer un fonctionnement efficace et harmonieux des marchés communautaires, permettant à chacun de tirer parti d’une économie juste et en pleine croissance.
Zangouna KONÉ
Au Sénégal, les autorités ambitionnent de formaliser 100 000 entreprises d’ici 2030
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, un projet ambitieux a été mis en place par l’État, avec l’objectif d’atteindre la formalisation de 100 mille entreprises d’ici l’année 2030. Cet objectif considérable a été fixé par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), une institution clé consacrée à l’accompagnement et à la promotion des petites et moyennes structures économiques du pays.
Dans ce cadre ambitieux, l’Adepme a élaboré et lancé un plan de transformation stratégique qui vise non seulement à accroître le nombre d’entreprises formelles, mais aussi à dynamiser le secteur entrepreneurial dans son ensemble. La cérémonie de lancement de ce programme significatif a eu lieu le 10 mars 2026, marquant ainsi une étape cruciale dans la mise en œuvre de cette initiative.
« Avec ce programme innovant, l’objectif est de formaliser 100.000 unités d’ici 2030, d’accélérer la digitalisation de 10.000 entreprises et d’accompagner 400 start-up prometteuses, ainsi que 320 structures dans différentes filières et pôles territoriaux », a déclaré Alpha Thiam, le Directeur général de l’Adepme, soulignant ainsi l’ampleur et l’importance de ce plan pour le développement économique du Sénégal. Il a également fait remarquer que la réussite de la Vision « Sénégal 2050 », qui vise à transformer le pays en une nation prospère et compétitive, dépendra largement de la capacité du Sénégal à générer davantage d’entreprises solides et compétitives sur la scène nationale et internationale. Par conséquent, ce programme représente non seulement un engagement en faveur de la croissance économique, mais aussi une volonté de créer un environnement propice à l’innovation et à l’entrepreneuriat.« La Vision Sénégal 2050 réussira si nous parvenons à générer le maximum d’entreprises. Mais elle réussira surtout si nous générons le maximum d’entreprises viables, formelles, financées, bien gérées, technologiquement à niveau, capables d’honorer des marchés, de créer de la valeur, de payer des impôts, de créer des emplois durables », a souligné Alpha Thiam avec conviction, mettant ainsi en lumière l’importance cruciale d’une approche réfléchie et structurée pour le développement économique du Sénégal. Ce dernier, avec une passion évidente pour la transformation économique, a invité l’ensemble des acteurs de la société civile, du secteur privé, ainsi que des institutions publiques, à s’engager activement vers une transformation structurelle de l’économie nationale. Il a notamment insisté sur la nécessité d’adopter des mesures favorisant l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement, car cela est fondamental pour leur croissance et leur durabilité.
« Les PME constituent la force vive de notre économie, » a déclaré Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce, en mettant l’accent sur le rôle primordial de ces entreprises qui sont en fait les véritables moteurs de la création d’emplois. Elles agissent comme de puissants incubateurs d’innovation, capables de stimuler la créativité et d’offrir des solutions adaptées aux défis locaux, tout en jouant le rôle de vecteurs de dynamisme économique dans nos territoires souvent en quête de développement. De plus, les PME représentent les piliers d’une croissance inclusive, car elles offrent des opportunités à un large éventail de personnes, favorisant ainsi l’équité et la justice sociale. Cependant, pour que les PME puissent jouer pleinement ce rôle stratégique et essentiel dans l’économie, il est impératif que nous leur offrions non seulement des conditions favorables, mais aussi un environnement propice à leur épanouissement et leur autonomie.
Korotoumou Sylla
Bourses et Marchés : à la BRVM, la capitalisation du marché obligataire a enregistré une progression notable
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme de la séance de cotation qui s’est tenue le mardi 10 mars 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la capitalisation du marché des obligations a connu une progression significative, s’élevant de manière notable à hauteur de 95,076 milliards de FCFA, un chiffre qui témoigne de la vitalité et de l’attractivité actuelle de ce secteur financier.
En effet, cette capitalisation se chiffre à présent à 11 878,496 milliards FCFA, une augmentation par rapport à la veille où elle était de 11 783,420 milliards FCFA, illustrant ainsi un intérêt renouvelé des investisseurs pour les titres de créance. Cette hausse apportée au marché est largement attribuée à la première cotation des emprunts obligataires récemment lancés, portant les intitulés Trésor Public du Burkina Faso (TPBF) 6,60% 2025-2030, TPBF 6,80% 2025-2032 et TPBF 7,00% 2025-2035. Ces émissions ont été initiées par l’État du Burkina Faso dans le but précis de mobiliser des ressources financières substantielles, nécessaires pour financer des investissements qui ont été inscrits au budget de l’année 2025. La mise en œuvre de cette stratégie a été conduite par la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP), qui joue un rôle crucial dans la gestion des finances publiques et la promotion de projets économiques pouvant dynamiser le pays. C’est dans ce cadre spécifique que l’émetteur avait engagé des initiatives stratégiques en procédant, du 22 septembre au 17 octobre 2025, à la diffusion de ces titres auprès du grand public, distinctement au prix fixé de 10 000 FCFA par obligation, ce qui a éveillé l’intérêt d’un nombre considérable d’investisseurs.
Au terme de cette opération significative, il a été noté qu’un total impressionnant de 6 757 500 obligations TPBF à un taux de 6,60% pour la période 2025-2030, ainsi que 2 585 000 obligations TPBF à 6,80% pour les années 2025-2032, et enfin 3 793 000 obligations TPBF à 7,00% pour la durée 2025-2035, ont été souscrites sur le marché financier régional dynamique de l’UEMOA, pour un montant colossal qui s’élève à 131,355 milliards FCFA, reflétant ainsi un fort intérêt au sein de la communauté financière.
Parallèlement, il est important de souligner que la capitalisation du marché des actions a également connu une augmentation notable de 106,951 milliards FCFA, s’établissant à un nouveau chiffre de 16 057,128 milliards FCFA, comparativement à 15 950,877 milliards FCFA enregistré le 9 mars 2026. En outre, la valeur totale des transactions sur ce marché vibrant s’est chiffrée à 2,063 milliards FCFA, marquant une hausse appréciable par rapport au montant de 1,907 milliard FCFA atteint le lundi 9 mars 2026, témoignant des échanges actifs et de l’engouement des investisseurs.
L’indice BRVM Composite, qui est l’un des principaux indicateurs de la performance du marché boursier régional, a enregistré une hausse significative de 0,66 %, atteignant un niveau de 416,46 points, en comparaison avec les 413,71 points enregistrés la veille. Cette légère augmentation témoigne de la résilience du marché et de la confiance des investisseurs dans l’économie. En ce qui concerne l’indice BRVM 30, qui suit les 30 actions les plus capitalisées du marché, il a progressé de 0,38 % pour atteindre 194,12 points, contre un précédent chiffre de 193,39 points, indiquant ainsi une tendance positive parmi les grandes entreprises cotées.
De plus, l’indice BRVM Prestige, qui se concentre sur les entreprises ayant une bonne réputation sur le marché, a également connu une légère progression de 0,04 %, s’élevant à 162,75 points par rapport à 162,69 points observés précédemment. Parallèlement, l’indice BRVM Principal, qui inclut les actions les plus liquidées dans le marché, a réalisé un gain notable de 1,80 %, atteignant ainsi 291,96 points en comparaison avec les 286,80 points de la veille, ce qui reflète une dynamique favorable parmi les valeurs très échangées.
En outre, l’indice BRVM Composite Total Return, qui calcule la performance en tenant compte des dividendes, enregistre également une variation positive de 0,67 %, s’établissant à 160,37 points contre 159,31 points précédemment, témoignant d’une solide rentabilité pour les actionnaires.
Dans le classement des titres ayant enregistré les plus fortes hausses de cours, le Top 5 est dominé respectivement par les actions de SETAO Côte d’Ivoire, qui ont flambé de 7,35 % à 2 190 FCFA, suivies par AGL Côte d’Ivoire avec une avance de 7,22 % atteignant 2 080 FCFA, puis par SAFCA Côte d’Ivoire qui a connu une hausse de 7,02 % pour atteindre 6 100 FCFA. En quatrième position, BOA Bénin affiche une augmentation de 6,74 % à 8 000 FCFA, et enfin, Unilever Côte d’Ivoire, avec une montée de 5,88 % valorisée à 72 000 FCFA, confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour ces entreprises particulièrement performantes.
Dans le tableau des performances boursières, la catégorie des plus fortes baisses de cours est actuellement dominée par cinq titres significatifs, chacun affichant des diminutions notables de leur valeur. Tout d’abord, Eviosys Packaging, qui opère principalement en Côte d’Ivoire, a enregistré une baisse de 2,95 %, ce qui fait chuter son action à 2 135 FCFA. Ensuite, on trouve Ecobank Côte d’Ivoire, un acteur majeur du secteur bancaire, dont le titre a perdu 2,38 % pour se négocier à 16 400 FCFA.
En troisième position, Orange Côte d’Ivoire, un leader des télécommunications, connaît une baisse de 1,64 %, amenant son action à 15 300 FCFA. TotalEnergies Marketing Sénégal, impliqué dans le secteur de l’énergie, suit de près avec une diminution de 1,52 %, son titre s’échangeant désormais à 3 230 FCFA.
Notons que serveur d’Abidjan, un fournisseur clé de services de restauration aérienne en Côte d’Ivoire, a également vu sa valeur baisser de 1,45 %, faisant passer son action à 3 400 FCFA. Ces fluctuations témoignent des changements récents qui affectent le marché et pourraient être influencés par divers facteurs économiques et sectoriels.
Daouda Bakary KONÉ
Au Maroc, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Alliances enregistre une hausse de 3 % en 2025
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au sortir de l’année 2025, le chiffre d’affaires consolidé cumulé du groupe marocain Alliances, qui est spécialisé dans la promotion immobilière et la construction, a progressé de 3% par rapport à l’année précédente, 2024, ce qui témoigne d’une dynamique positive au sein de l’entreprise, malgré les défis que le secteur de l’immobilier a pu rencontrer.
Selon les informations financières méticuleusement établies par la direction de cette entreprise, ce résultat indique non seulement une gestion efficace et une stratégie commerciale bien pensée, mais aussi la capacité d’Alliances à s’adapter aux fluctuations du marché tout en poursuivant ses objectifs de développement. Ce développement continu reflète également la confiance des investisseurs et des clients dans les projets ambitieux de ce groupe, qui a su se construire une réputation solide dans le domaine hautement compétitif de la promotion immobilière.
Ce chiffre d’affaires s’est établi à 2,432 milliards de dirhams, un chiffre impressionnant qui représente une hausse notable par rapport aux 2,363 milliards de dirhams générés un an plus tôt, témoignant ainsi d’une dynamique favorable au sein de l’entreprise. La direction du groupe, soucieuse de fournir une transparence maximale aux actionnaires et aux parties prenantes, précise que si les règles de comptabilisation appliquées en 2024 avaient été maintenues, le chiffre d’affaires cumulé aurait atteint un montant substantiel de 2,7 milliards de dirhams. Une telle performance aurait entraîné une progression significative de 14 % par rapport à la même période de l’année précédente, démontrant ainsi la capacité du groupe à croître même dans un environnement parfois difficile.
En outre, pour le quatrième trimestre de l’année 2025, le chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 458 millions de dirhams (MDH), alors qu’il avait été de 552 MDH pour la même période l’année précédente, signalant un léger recul qui pourrait inciter la direction à réévaluer certaines stratégies commerciales afin de renouer avec une croissance soutenue. L’endettement net du Groupe a enregistré une baisse notable de 24 %, s’établissant ainsi à un montant total de 1,303 milliard de dirhams au 31 décembre 2025, ce qui représente une diminution significative par rapport à 1,713 milliard de dirhams observé un an plus tôt, à la même date.
Notons que ce résultat encourageant, que les analystes financiers et les investisseurs au sein de l’entreprise accueillent avec un grand soulagement, s’explique notamment par l’emprunt obligataire de 449 millions de dirhams qui a été réalisé au cours de l’exercice. « Cette baisse tient compte de l’emprunt obligataire de 449 MDH réalisé au cours de l’exercice », soulignent avec satisfaction les responsables de Unimer, mettant en lumière leur stratégie financière prudente qui vise à réduire le fardeau de la dette tout en favorisant une meilleure gestion des ressources.
Pour rappel, cette dynamique positive reflète non seulement une amélioration de la santé financière du Groupe, mais aussi une optimisation de sa structure de capital, renforçant sa position sur le marché dans un contexte économique compétitif.
Moussa KONÉ











