(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement financier majeur a eu lieu le mercredi 11 mars 2026, lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever un montant impressionnant de 65,999 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Ce financement a été obtenu à l’issue d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor, qui ont une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor ayant des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cet événement important a été organisé en partenariat avec UMOA-Titres, une institution clé dans le cadre des opérations financières régionales.
Dans le cadre de cette adjudication, le Trésor Public burkinabé avait mis en offre une somme globale de 60 milliards de FCFA, reflétant son engagement à mobiliser des ressources pour soutenir le développement socio-économique du pays. Le niveau d’intérêt des investisseurs a été particulièrement notable, car le montant total des soumissions a atteint 128,799 milliards de FCFA, illustrant une forte demande sur le marché.
Cette envolée des soumissions correspond à un impressionnant taux de couverture du montant mis en adjudication, qui se chiffre à 214,67%, soulignant ainsi non seulement la confiance des investisseurs dans la solidité financière du Burkina Faso, mais aussi l’attrait croissant des titres émis par le Trésor public à travers la région.Le montant total des soumissions retenues s’élève à 65,999 milliards de FCFA, tandis que le montant des soumissions rejetées est de 62,800 milliards de FCFA, ce qui entraîne un taux d’absorption calculé à 51,24%. Ce chiffre indique que près de la moitié des propositions soumises a été acceptée, un reflet du niveau d’intérêt et de confiance des investisseurs envers les instruments financiers proposés.
Les investisseurs dont les soumissions ont été sélectionnées bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 6,38% pour les bons, tandis que ceux choisissant d’investir dans des obligations de trois ans profiteront d’un taux de rendement de 7,61%. De plus, pour les obligations à cinq ans, le rendement est fixé à 7,26%, et pour celles de sept ans, il est de 7,39%. Ces rendements attractifs témoignent de la compétitivité de ces instruments sur le marché et de leur capacité à attirer les capitaux nécessaires au financement des projets de l’émetteur.
Concernant les modalités de remboursement, l’émetteur prévoit de rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est précisément fixée au 10 mars 2027. Il est également important de mentionner que le paiement des intérêts se fera en avance, ce qui signifie qu’ils seront précomptés sur la valeur nominale de ces bons avant leur échéance. Cette approche vise à améliorer la liquidité et la prévisibilité des flux de trésorerie pour les investisseurs, renforçant ainsi leur confiance dans les bonnes pratiques financières de l’émetteur.
En ce qui concerne les modalités de remboursement du capital des obligations émises, le Trésor Public burkinabé a l’intention de procéder au remboursement le premier jour ouvré qui suit la date d’échéance prévue, qui est fixée au 12 mars 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, au 12 mars 2031 pour celles ayant une maturité de 5 ans, et enfin au 12 mars 2033 pour celles de 7 ans.
Notons qu’il est important de noter que le paiement des intérêts sera effectué annuellement, calculé sur la base de taux d’intérêt spécifiques, à savoir un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, un taux de 6,20 % pour celles de 5 ans, et un taux légèrement plus élevé de 6,40 % pour les obligations de 7 ans, avec des paiements commençant dès la fin de la première année suivant l’émission de ces titres.
Zangouna KONÉ

