(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, un projet ambitieux a été mis en place par l’État, avec l’objectif d’atteindre la formalisation de 100 mille entreprises d’ici l’année 2030. Cet objectif considérable a été fixé par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), une institution clé consacrée à l’accompagnement et à la promotion des petites et moyennes structures économiques du pays.
Dans ce cadre ambitieux, l’Adepme a élaboré et lancé un plan de transformation stratégique qui vise non seulement à accroître le nombre d’entreprises formelles, mais aussi à dynamiser le secteur entrepreneurial dans son ensemble. La cérémonie de lancement de ce programme significatif a eu lieu le 10 mars 2026, marquant ainsi une étape cruciale dans la mise en œuvre de cette initiative.
« Avec ce programme innovant, l’objectif est de formaliser 100.000 unités d’ici 2030, d’accélérer la digitalisation de 10.000 entreprises et d’accompagner 400 start-up prometteuses, ainsi que 320 structures dans différentes filières et pôles territoriaux », a déclaré Alpha Thiam, le Directeur général de l’Adepme, soulignant ainsi l’ampleur et l’importance de ce plan pour le développement économique du Sénégal. Il a également fait remarquer que la réussite de la Vision « Sénégal 2050 », qui vise à transformer le pays en une nation prospère et compétitive, dépendra largement de la capacité du Sénégal à générer davantage d’entreprises solides et compétitives sur la scène nationale et internationale. Par conséquent, ce programme représente non seulement un engagement en faveur de la croissance économique, mais aussi une volonté de créer un environnement propice à l’innovation et à l’entrepreneuriat.« La Vision Sénégal 2050 réussira si nous parvenons à générer le maximum d’entreprises. Mais elle réussira surtout si nous générons le maximum d’entreprises viables, formelles, financées, bien gérées, technologiquement à niveau, capables d’honorer des marchés, de créer de la valeur, de payer des impôts, de créer des emplois durables », a souligné Alpha Thiam avec conviction, mettant ainsi en lumière l’importance cruciale d’une approche réfléchie et structurée pour le développement économique du Sénégal. Ce dernier, avec une passion évidente pour la transformation économique, a invité l’ensemble des acteurs de la société civile, du secteur privé, ainsi que des institutions publiques, à s’engager activement vers une transformation structurelle de l’économie nationale. Il a notamment insisté sur la nécessité d’adopter des mesures favorisant l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement, car cela est fondamental pour leur croissance et leur durabilité.
« Les PME constituent la force vive de notre économie, » a déclaré Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce, en mettant l’accent sur le rôle primordial de ces entreprises qui sont en fait les véritables moteurs de la création d’emplois. Elles agissent comme de puissants incubateurs d’innovation, capables de stimuler la créativité et d’offrir des solutions adaptées aux défis locaux, tout en jouant le rôle de vecteurs de dynamisme économique dans nos territoires souvent en quête de développement. De plus, les PME représentent les piliers d’une croissance inclusive, car elles offrent des opportunités à un large éventail de personnes, favorisant ainsi l’équité et la justice sociale. Cependant, pour que les PME puissent jouer pleinement ce rôle stratégique et essentiel dans l’économie, il est impératif que nous leur offrions non seulement des conditions favorables, mais aussi un environnement propice à leur épanouissement et leur autonomie.
Korotoumou Sylla

