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Mali: la Banque Mondiale annonce la levée de la « suspension de décaissement »

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Clara-ana-coutinho-de-sousa, Directrice des operation de la Banque Mondiale au Mali; au Niger, au Burkina Faso et du Tchad

(CROISSANCE AFRIQUE)-Désormais la Banque mondiale autorise ses décaissements au Mali. Il s’agit d’une lettre publiée le lundi 18 Juillet 2022 par Clara De Sousa la directrice des opération de la Banque Mondiale pour le Burkina Faso , Mali , Niger , Tchad) basée à Bamako.

« J’ai le plaisir de vous faire parvenir ci – joint , une correspondance de Monsieur Ousmane Diagana , Vice – président de l’Afrique de l’ Ouest et du Centre de la Banque mondiale , relative à la levée de la suspension des décaissements . Je vous prie d’agréer , Monsieur le Ministre , l’assurance de ma considération distinguée », a déclaré Mme Clara de Sousa.

Daouda Bakary KONE

Tribune : la crise malienne, c’est aussi une crise de la pensée ou de la pensée appliquée ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises et Conflits au Sahel, Ibrahima Harane Diallo se demande dans cette tribune si la crise malienne n’est pas aussi une crise de la pensée ou de la pensée appliquée. Avant de lancer un plaidoyer auprès des décideurs et responsables politiques pour qu’ils prêtent plus d’attention au monde de la recherche, notamment, endogène.

Avant de trouver les pistes de réponse par rapport à la question posée, j’estime pertinent de procéder, préalablement, par une analyse sémantique ou conceptuelle pour permettre de mieux appréhender la nature du système conflictuel auquel le Mali fait face depuis 2012.

La qualification de la crise s’impose à partir du moment où, il a été constaté une inexactitude en matière du qualificatif utilisé dans certaines littératures décrivant la situation sécuritaire du Mali. Ce constat est le même en ce qui concerne les discours de certains intellectuels à travers des débats ou d’autres interventions publiques. C’est pourquoi j’estime qu’il est important dans un premier temps de corriger la confusion conceptuelle dans cet article qui se veut être une contribution à l’étude des conflits armés en Afrique francophone.

Pas de guerre au Mali

De prime abord, le Mali n’est pas en guerre. Il n’y a pas de guerre au Mali, mais plutôt un conflit armé. Ces deux terminologies sont différentes à plusieurs égards tant du point de vue de la nature des belligérants, c’est-à-dire les acteurs aux conflits que le mode opératoire utilisé par les parties aux conflits ou encore des considérations juridiques au regard, notamment, du droit international. Les conventions de Genève d’août 1949, l’article 3 commun aux conventions et leurs protocoles additionnels de juillet 1977[1], textes de référence mondiale, aujourd’hui, en milieu conflictuel eux-mêmes ont connu une évolution et une réadaptation régulière au cours de l’histoire pour être en phase avec les contextes conflictuels dans lesquels ils s’appliquent selon que le contexte soit celui de guerre ou encore des conflits armés.

On parle de guerre lorsque le champ conflictuel est animé par les forces armées et de défense des États indépendants. Ce type de conflictualité a opposé de nombreux pays dans la décennie 1990. Il s’agit, notamment, du conflit ayant opposé le Nigeria au Cameroun[2]. Quant à l’État du Mali, il a aussi connu une guerre l’ayant opposé à l’État du Burkina Faso à deux reprises d’ailleurs, en 1974 et en 1985[3]. Cependant, on parle de conflits armés lorsque la violence est portée par des groupes armés rivaux organisés sur un territoire national donné ou encore lorsque les affrontements opposent les éléments d’un groupe armé organisé aux éléments des forces de défense et de sécurité d’un État. La situation du Mali relève de ce dernier cas de figure qui est la situation opposant les forces de défense d’un État aux éléments d’un ou des groupes armés organisés.

Crise de la pensée ?

Cette équivoque ayant été levée, il est important de noter que, de l’avis de certains acteurs de l’espace public, la crise malienne est aussi une crise de la pensée[4] dans la mesure où il y aurait un déficit sérieux en matière de travaux scientifiques dans bien de domaines. D’autres vont très loin en estimant que la crise perdure ou n’a pas eu des réponses appropriées depuis 2012 parce qu’il y aurait un déficit de réflexion. Après un diagnostic rigoureux de la situation, il ressort que des nombreuses publications ou productions scientifiques ont été faites sur la crise. Des contributions majeures sur l’analyse de la situation sécuritaire du pays assorties des recommandations font flores. Le problème apparait comme n’existant pas, fondamentalement, au niveau des productions scientifiques. Il se trouve plutôt au niveau de la valorisation de l’expertise endogène, l’exploitation du savoir local en matière de gestion des crises.

En effet, la culture de la pensée appliquée est moins développée au Mali. Sous l’égide du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Gouvernement du Mali a organisé en 2005 les États généraux de la sécurité. Des recommandations pertinentes sont issues de cette rencontre dont l’élaboration d’une politique nationale de sécurité adoptée depuis 2010, qui n’a pas encore son décret d’application. Le dossier serait toujours au ministère de la Sécurité et de la Protection civile[5]. Cette réalité est dans une certaine mesure celle des nombreux pays d’Afrique au Sud du Sahara. Certains observateurs mettent l’accent sur deux aspects pour l’expliquer. Il s’agit d’une part d’un système de complexe face aux productions locales et d’autre part d’un déficit de neutralité, de la distanciation critique des chercheurs.

Illustration par le cas Wade

On se rappelle encore du cas Wade. Lors de la crise politique au Sénégal, liée notamment à la question de la légalité de la candidature du président Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle de 2012, de nombreuses réflexions produites par des universitaires et chercheurs sénégalais étaient disponibles. Le constat : Abdoulaye Wade ou le camp présidentiel les considérait, tout simplement, comme étant des analyses d’adversaires politiques ou idéologiques. Dans le même sillage, le président Wade avait, par conséquent, fait recours aux avis d’un collège d’experts des pays étrangers invités à Dakar dont le brillant avocat et homme politique Me Mountaga Tall du Mali[6]. Cette méfiance des tenants du pouvoir envers le savoir appliqué pose en même temps toute la problématique de la distanciation axiologique ou de la neutralité des productions.

En définitive, la crise malienne est aussi plus une crise de la pensée appliquée qu’une crise de la pensée et surtout dans la mesure où, généralement, le premier aspect conditionne, toutefois, le deuxième. Le paradigme actuel du développement est que l’avenir appartient aux seules sociétés de savoir. Autrement dit, toute société qui ne s’investit pas dans la science est appelée à disparaitre. Les responsables politiques doivent davantage prendre les dispositions pour non, seulement, prêter plus d’attention au monde de la recherche, notamment, endogène, mais aussi doter les structures de recherche publiques comme privées des moyens adéquats pour qu’elles soient en mesure de faire des productions de qualité afin de mieux servir les problématiques sécuritaires, économiques ou stratégiques qui se posent avec acuité à nos sociétés politiques.


  • Ibrahima Harane Diallo est Journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises et Conflits au Sahel. Adresse e-mail : diaharane1987@gmail.com.

Mozambique : la BAD et ses partenaires organisent un dialogue sur l’intégration du capital naturel dans l’économie verte

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque africaine de développement , la Plateforme de connaissances sur la croissance verte (GGKP, acronyme en anglais) et le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont organisé, le 29 juin dernier, un dialogue pour revalider l’engagement du Mozambique à utiliser son capital naturel pour stimuler la transition vers une économie verte.

Le Mozambique, tout comme la Tanzanie, figure parmi les pays pilotes pour l’application d’une approche fondée sur le capital naturel dans les processus d’investissement.

Le dialogue national intitulé « Conférence sur l’économie verte en Afrique : voies innovantes vers un avenir positif pour la nature du point de vue des politiques, des entreprises et des finances » a été organisé dans le cadre de l’Initiative sur le capital naturel pour le financement du développement en Afrique (https://bit.ly/3PzXmOO) (NC4-ADF) et du programme « Economics for Nature ».

Représentants gouvernementaux de secteurs clés, partenaires au développement et membres de la société civile ont échangé sur la manière dont la nature peut être placée au cœur du développement économique. Les participants ont exploré les possibilités de développer une politique publique qui valorise au mieux les actifs naturels uniques du Mozambique, qui sont essentiels pour assurer une reprise économique vigoureuse et inclusive et la transition vers une économie positive pour la nature après la pandémie de Covid-19.

Nous sommes conscients que le chemin vers une économie verte inclusive et durable est encore bien long

Le vice-ministre de la Terre et de l’Environnement, Fernando Bemane Sousa, a appelé à une augmentation des investissements publics et privés pour renforcer les capacités techniques et financières des institutions nationales et promouvoir l’inclusion de la comptabilité du capital naturel dans les systèmes de comptabilité nationale pour une meilleure transparence, planification et production de données.

« Nous sommes conscients que le chemin vers une économie verte inclusive et durable est encore bien long », a déclaré Fernando Bemane Sousa. Il a félicité les partenaires et les autres acteurs qui ont activement contribué à promouvoir une économie verte et l’action climatique.

Au Mozambique, l’évaluation du capital naturel se focalise sur le corridor de développement intégré Pemba-Lichinga, que le gouvernement a ciblé pour l’érection d’une zone spéciale de transformation agro-industrielle, avec l’appui de la Banque africaine de développement.

Le chef du bureau-pays du Groupe de la Banque africaine de développement, Cesar Mba Abogo, a déclaré : « La Banque africaine de développement est déterminée à aller au-delà des efforts fragmentés pour faire face au changement climatique, à la perte de biodiversité et à son impact sur le développement social et économique. Les défis auxquels l’humanité est actuellement confrontée exigent des efforts concertés et intégrés pour trouver des solutions responsables et durables qui profitent aux populations et à la planète sans sacrifier les aspirations légitimes au développement de pays comme le Mozambique. Nous sommes ravis de participer à ce dialogue et de travailler en partenariat avec le GGKP et le Fonds mondial pour la nature, ainsi que le gouvernement pour favoriser la reprise économique verte au Mozambique. »

Pour le coordinateur de la Plateforme de connaissances sur la croissance verte, John Maughan, « il est essentiel de faire le point sur notre capital naturel et considérer nos ressources naturelles comme des actifs qui garantissent la santé à long terme de nos systèmes de maintien de la vie et du développement économique. » « GGKP est fier de mener ce travail vital avec la Banque africaine de développement, le Fonds mondial pour la nature et les partenaires de Economics for Nature, et d’offrir une plateforme pour discuter de la manière d’intégrer la prise en compte de la nature à tous les niveaux de prise de décision, y compris les décisions d’investissement », a-t-il ajouté.

« Nous sommes honorés de voir les progrès réalisés dans le cadre de ce travail initié avec le gouvernement du Mozambique en 2012, a indiqué le directeur national par intérim du Fonds mondial pour la nature, Solani Mango. La reconnaissance du capital naturel comme élément clé des politiques publiques et des processus décisionnels concernant le développement du pays est une priorité depuis que le gouvernement a lancé la feuille de route pour une économie verte. Les résultats obtenus grâce à cet engagement démontrent non seulement la détermination du gouvernement, mais aussi sa volonté d’établir des ponts de dialogue avec les différentes parties prenantes, afin de relever ensemble les défis auxquels notre pays est confronté dans sa transition vers un développement économique durable et inclusif. »

Afrique subsaharienne: 1,4 million USD de la BAD en faveur d’Export Trading Group pour renforcer les compétences des femmes entrepreneures

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le 14 juillet 2022 un don de 1,4 million USD à Export Trading Group (ETG). Le don est destiné à une assistance technique et va servir à financer des entreprises appartenant à des femmes dans trois pays d’Afrique subsaharienne (Mozambique, Tanzanie et Zambie).

ETG est l’un des plus importants gestionnaires et transformateurs intégrés de la chaîne d’approvisionnement agricole en Afrique subsaharienne et l’un de ceux qui connaissent la croissance la plus rapide.

Le projet permettra à 600 entreprises dirigées par des femmes dans les trois pays (200 dans chaque pays), d’améliorer leurs compétences en matière d’entrepreneuriat grâce à la formation dispensée dans le cadre du projet « Entrepreneuriat et employabilité des femmes » d’ETG. L’objectif principal du projet est d’accroître l’efficacité des petites et moyennes entreprises ciblées, qui appartiennent et sont dirigées par des femmes bénéficiaires des opérations d’ETG. Le projet se déroulera jusqu’en 2025.

Le financement comprend un don de 1,4 million de dollars issu des ressources destinées aux dons de We-Fi (https://We-Fi.org), un fonds multindonateurs géré par la Banque africaine de développement. Il servira à la réalisation d’une étude diagnostique et au renforcement des capacités des entreprises sélectionnées dans les principaux sites d’ETG. ETG apporte un cofinancement supplémentaire de 400 000 dollars pour les aspects du projet liés à l’employabilité. Ce financement sera également utilisé pour faciliter la collaboration avec les institutions financières et les autres parties prenantes.

Le projet s’aligne sur les objectifs du programme We-Fi, qui consistent à offrir aux entreprises appartenant à des femmes la possibilité d’accès aux marchés nationaux et mondiaux

« Ce nouveau projet d’assistance technique vient compléter une enveloppe de 150 millions de dollars pour le commerce et l’agrofinancement approuvée par la Banque en novembre 2021 en faveur de notre partenaire stratégique Export Trading Group (ETG), a déclaré Atsuko Toda, directrice chargée du Financement agricole et du Développement des infrastructures rurales à la Banque africaine de développement. Il s’agit du premier projet à exercer un effet de levier direct sur le programme de Discrimination positive en matière de financement pour les femmes en Afrique de la Banque (AFAWA, sigle en anglais) pour les projets agricoles du secteur privé, renforçant ainsi l’impact sur le développement tout en soutenant les agricultrices et les petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes ».

Le projet sera mis en œuvre en partenariat avec la branche développement d’ETG, la Farmers Foundation, une organisation à but non lucratif créée en 2012 en Tanzanie pour stimuler la croissance de l’agriculture et favoriser le développement des économies rurales. La Farmers Foundation a travaillé avec 100 000 entreprises agroalimentaires (dont 40 % appartiennent à des femmes) et a créé un modèle de développement durable inclusif dans de multiples chaînes de valeur : oléagineux, légumineuses, légumes secs, céréales, café et noix de cajou en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Zimbabwe et au Mozambique.

Le projet s’aligne sur les objectifs du programme We-Fi, qui consistent à offrir aux entreprises appartenant à des femmes la possibilité d’accès aux marchés nationaux et mondiaux, élargir l’accès aux produits et services financiers, renforcer leurs capacités et développer les réseaux ainsi que le mentorat.

« Le rôle de la Banque à travers le programme AFAWA, est de soutenir la mise en œuvre du projet avec un appui financier et technique équitable pour les femmes dans le domaine de l’agriculture en vue d’accroître la productivité et la sécurité alimentaire, l’accès aux services financiers, à l’information, aux marchés, à la technologie et aux ressources productives », a déclaré Esther Dassanou, responsable du programme AFAWA.

« ETG a montré sa volonté d’intégrer une perspective de genre dans ses activités commerciales en ayant conscience que c’est la clé de son succès et que les femmes sont au centre de ce processus de développement, et une ressource cruciale dans l’agriculture et l’économie rurale », a-t-elle ajouté.

Le secteur agricole contribue de manière significative à la croissance des économies du Mozambique, de la Tanzanie et de la Zambie. Les femmes représentent jusqu’à 60 % de la main-d’œuvre rurale et environ 80 % des producteurs de denrées alimentaires dans ces économies.

Fitch confirme la note de crédit AAA de la BAD avec une perspective stable

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le 13 juillet 2022, l’agence mondiale de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note de crédit à long terme AAA, avec une perspective stable, de la Banque africaine de développement. Il s’agit là d’une reconnaissance forte de la solidité et du profil financiers de la Banque africaine de développement, ainsi que du soutien extraordinaire que la Banque reçoit de ses actionnaires. Fitch a également salué l’importance de la mission publique de développement de la Banque et l’excellente qualité de sa gestion du risque.

La vice-présidente par intérim chargée des Finances et CFO de la Banque Hassatou N’Sele a indiqué que « cette excellente cote de crédit permet à la Banque africaine de développement de fournir des ressources financières aux pays africains à des niveaux favorables pour développer leurs économies. Cela est extrêmement important dans le contexte actuel de hausse des taux d’intérêt et des interrogations liées à la viabilité de la dette. »

Cette excellente cote de crédit permet à la Banque africaine de développement de fournir des ressources financières aux pays africains à des niveaux favorables

Reconnaissance supplémentaire

Ce rôle de premier plan que la Banque assume dans le façonnement du paysage mondial du développement a reçu une autre marque de reconnaissance cette semaine : « Publish What You Fund », la campagne mondiale pour la transparence de l’aide et du développement, a classé le portefeuille souverain de la Banque africaine de développement premier parmi les 50 organisations internationales de développement recensées dans l’indice de transparence de l’aide 2022 de « Publish What You Fund ».

Forte d’une position financière solide, la Banque lance des initiatives qui changent la donne pour l’Afrique, qu’il s’agisse d’aider les pays africains à se relever de la crise de Covid-19 ou de s’attaquer à la crise mondiale en matière de sécurité alimentaire que le conflit Russie-Ukraine a déclenchée.

À la suite des craintes accrues d’insécurité alimentaire en Afrique, la Banque africaine de développement a lancé une Facilité de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars. Objectifs : procurer des semences certifiées et un accès aux engrais agricoles à 20 millions de petits exploitants africains. Ce qui va se traduire par la production de 38 millions de tonnes de denrée alimentaires supplémentaires en seulement deux ans, d’une valeur de 12 milliards de dollars. Cette initiative entend s’appuyer sur le succès d’un programme phare de la Banque, Technologies pour la transformation agricole de l’Afrique (TAAT, sigle en anglais), qui a permis de fournir des variétés de blé tolérantes à la chaleur à 1,8 million d’agriculteurs dans sept pays, augmentant ainsi la production de blé de 2,7 millions de tonnes, d’une valeur de 840 millions de dollars. Une quarantaine de pays ont déjà fait une demande de financement auprès de la Facilité.

La Banque a également joué un rôle central dans le lancement de la Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique , basée au Rwanda, dans le but d’étendre significativement l’accès de l’Afrique à la fabrication de médicaments, de vaccins et d’autres produits pharmaceutiques et, partant, d’accélérer la relève post-Covid-19 du continent.

Le Sénégal et la Mauritanie sont riches en ressources, mais pauvres en infrastructures, il est temps de changer cela (Par NJ Ayuk)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Sous les eaux côtières du Sénégal et de la Mauritanie voisine se trouvent certaines des plus grandes découvertes de pétrole et de gaz naturel de l’histoire récente, la plupart ayant eu lieu entre 2014 et 2017. Plus d’un milliard de barils (bbl) de pétrole et 40 000 milliards de pieds cubes (bcf) de gaz naturel attendent d’être extraits.

Ces découvertes ont revigoré l’intérêt de l’industrie pour le bassin sénégalo-mauritanien. Cependant, malgré ce vaste potentiel, la compréhension de la manière de le transformer en un important centre de production est encore en évolution. Les précédentes tentatives de monétisation de découvertes plus modestes ont échoué. Les niveaux de production des installations régionales ont diminué au cours de la dernière décennie. Alors que le projet sénégalais de Gadiaga, dont le volume est toujours faible, est toujours en activité, la production du projet mauritanien de Chinguetti en eaux profondes a complètement cessé à la fin de 2017.

La question de savoir comment exploiter ces nouvelles réserves, surtout si l’on considère qu’elles traversent des frontières internationales, trouve une réponse en partie dans le partenariat. Les complexités inhérentes aux revendications de propriété des combustibles fossiles ont été abordées et résolues à l’amiable en 2018 lorsque les deux pays ont accepté les termes de l’accord de coopération interétatique qui a délimité des parts égales des ressources offshore. Les gouvernements et la main-d’œuvre locale sont prêts à progresser. Ils sont impatients de voir les différents champs de cette zone fonctionner à leur capacité maximale.

Cependant, le manque d’infrastructures existantes signifie que le développement de ces projets sera une entreprise considérable nécessitant un investissement sérieux de la part de partenaires engagés. Pour compliquer encore les choses, le calendrier est également un facteur, et l’heure tourne. La Mauritanie, par exemple, doit trouver un substitut à son activité d’extraction de fer, qui a assuré une part importante de l’économie nationale mais qui est soumise aux fluctuations de la demande de son principal client, la Chine. Une baisse du marché, associée à une chute attendue du prix des échanges, aurait un impact considérable sur la nation. Le déficit budgétaire pourrait être comblé par les recettes du gaz naturel liquéfié (GNL) produit à partir des gisements mauritaniens, mais seulement si la production peut être lancée assez rapidement pour satisfaire les besoins croissants de l’Europe en GNL, qui devraient culminer au milieu des années 2030.

Le problème est que ni la Mauritanie ni le Sénégal n’ont les moyens d’acheminer le gaz offshore vers les marchés nationaux ou d’exporter le GNL vers les marchés internationaux. Les infrastructures terrestres de transformation du gaz en électricité sont, au mieux, minimes. La monétisation réussie des ressources de cette région est un objectif qui requiert une attention proportionnelle à ces insuffisances.

Une prescription pour le succès

Comme le détaille la Chambre africaine de l’énergie dans son rapport « Petroleum Laws – Benchmarking Report for Senegal and Mauritania », il existe des possibilités de collaboration entre les gouvernements locaux et les compagnies pétrolières internationales (CPI) qui permettraient d’accélérer le développement de ces réserves offshore.

Bien qu’il soit possible qu’un jour la Mauritanie puisse se connecter à l’un des trois pipelines algériens vers l’Europe, les navires flottants de gaz naturel liquéfié (FLNG) offrent une solution plus immédiate et plus abordable.

Les gazoducs internationaux, qui constituent une méthode inégalée d’acheminement du carburant une fois achevés, s’accompagnent de difficultés uniques et fastidieuses lors de la phase de planification. Tout projet de pipeline doit prendre en compte le potentiel de déplacement des communautés tout en tenant compte des caractéristiques géologiques et des problèmes de gestion de la végétation. Le risque de problèmes de sécurité est un autre facteur. Bien que le Sénégal et la Mauritanie n’aient pas eu à faire face à des problèmes de sécurité, il est possible que l’instabilité dans d’autres pays de la région, comme l’insurrection islamique au Mali voisin, se propage et constitue une menace pour les infrastructures terrestres. Les navires FLNG comme ceux proposés par Golar, New Fortress Energy et Technip offrent un moyen raisonnable d’éliminer la plupart de ces obstacles.

Le temps d’agir

Les terminaux d’exportation de GNL, les opérations logistiques maritimes et les réseaux de gazoducs joueraient tous un rôle dans la satisfaction des besoins mondiaux en énergie

Malgré ces défis urgents, le Sénégal et la Mauritanie offrent aux compagnies pétrolières internationales (CPI) une opportunité incontestablement lucrative qui mérite un investissement. Si la récente volatilité du marché européen de l’énergie est une prévision des circonstances à venir, le moment est venu pour les opérateurs internationaux d’établir des relations solides en Afrique.

Idéalement, les CPI devraient ériger des infrastructures qui soutiennent chaque facette de la production africaine de gaz et de pétrole. Les terminaux d’exportation de GNL, les opérations logistiques maritimes et les réseaux de gazoducs joueraient tous un rôle dans la satisfaction des besoins mondiaux en énergie, déjà considérables et croissants, notamment en gaz naturel. Des dépenses à grande échelle comme celles-ci sont dans le meilleur intérêt des CPI, et le Sénégal et la Mauritanie offrent un degré de coopération que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde.

Des mesures prometteuses

Les dirigeants mauritaniens ont pris l’initiative d’attirer les investissements internationaux en assouplissant les réglementations commerciales restrictives, en élaborant un plan directeur pour le gaz et en désignant la ville portuaire de Nouadhibou comme centre de traitement, d’importation et d’exportation du gaz.

Outre l’établissement de relations d’exploration offshore avec BP, Kosmos Energy et la société pétrolière nationale mauritanienne, la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier (SMHPM), le pays cherche également à développer des raffineries terrestres dans le but de lutter contre la pauvreté énergétique à grande échelle.

Le président Macky Sall a poussé et exécuté un plan visant à améliorer l’attractivité internationale du pays. Présenté en 2014, le Plan pour un Sénégal émergent (PSE) alloue des milliards aux infrastructures industrielles à travers le pays.

La construction d’un port en eau profonde dans la capitale, Dakar, a commencé plus tôt cette année, tout comme celle de l’aéroport d’Ourossogui-Matam dans le nord-est. Des projets d’amélioration des aéroports de Kedougou, Tambacounda et Ziguinchor ont également été lancés.

Depuis l’année dernière, des trains express régionaux à grande vitesse sont disponibles au Sénégal, et une extension de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-AIBD est en cours.

En outre, Dakar accueillera la conférence et l’exposition MSGBC Oil, Gas & Power le 1er et 2 septembre de cette année, où les leaders de l’industrie présenteront les arguments en faveur de nouveaux investissements internationaux au Sénégal et dans la région sur la scène mondiale.

Réinvestissement : La clé de voûte de la durabilité

La Chambre africaine de l’énergie est stimulée par les progrès notables et continus dans le bassin du MSGBC. Nous considérons le succès dans la région comme une certitude, mais ce n’est qu’avec la monétisation et le réinvestissement dans les infrastructures que ce succès sera durable.

Nous encourageons les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie à rester vigilants quant à la monétisation de leurs réserves. Chaque étape de la chaîne de valeur du gaz devrait générer des revenus, et une partie de ces revenus devrait contribuer à financer le développement des infrastructures dans le pays.

La demande mondiale de gaz naturel est déjà forte, et cette demande augmente au fil des saisons. Le Sénégal et la Mauritanie sont particulièrement bien placés pour satisfaire leurs besoins énergétiques nationaux tout en répondant à ceux de l’Europe et au-delà. Une action décisive maintenant, associée à des partenariats engagés à long terme, garantira la réalisation de cet objectif.

La BAD accorde 73,5 millions USD à la Tanzanie pour stimuler la production alimentaire

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le vendredi 15 juillet 2022, un financement de 73,5 millions USD en faveur d’un programme qui projette d’accroître la production alimentaire en Tanzanie de 1 million de tonnes en trois ans.

Ce Projet d’appui aux intrants agricoles en Tanzanie, qui s’étend de septembre 2022 à juin 2025, a été conçu dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence du Groupe de la Banque, pour parer une potentielle crise alimentaire exacerbée par la guerre en Ukraine. Il vise à renforcer la capacité du pays à atteindre l’autosuffisance en matière de production de blé et d’huile comestible d’ici à 2030.

Cette approbation conjugue un prêt de 71 millions de dollars et un don de 2,5 millions de dollars provenant des ressources du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. La contribution de la Banque couvre 87,3 % du coût total du projet, estimé à 84,07 millions de dollars. Le gouvernement tanzanien assume le solde de 11 millions de dollars.

Les fonds permettront de renforcer l’offre de semences améliorées de blé, de tournesol et de riz résilientes au changement climatique, d’assurer la disponibilité et l’accessibilité des engrais et d’encourager les politiques qui améliorent l’environnement réglementaire en faveur d’une adoption rapide des semences et engrais certifiés. Globalement, le programme va renforcer la production nationale de blé, de tournesol et de riz, afin d’atténuer les risques en matière de sécurité alimentaire et les tensions induites par le climat.

Le projet s’inscrit dans la lignée du Plan de développement du pays, qui vise à stimuler la production agricole, améliorer les revenus, créer emplois et à diversifier les produits

« Le conflit entre la Russie et l’Ukraine, combiné aux impacts de la Covid-19, au changement climatique et aux prix élevés des carburants et des engrais qui en résultent, a un impact négatif sur la pauvreté et l’insécurité alimentaire, a souligné Nnenna Nwabufo, directrice générale pour l’Afrique de l’Est de la Banque africaine de développement. La hausse du coût des huiles comestibles, du riz et du blé va affecter tous les ménages, mais les plus pauvres seront les plus durement touchés ».

La Tanzanie importe plus de 90 % de son blé – dont 67 % de Russie et d’Ukraine – d’où viennent aussi 47 % des huiles végétales consommées ; et 25 % environ des engrais qu’importe le pays proviennent de Russie.

Selon de récentes estimations, les chocs combinés sur les denrées alimentaires, les carburants et les engrais vont entraîner 1,2 million de personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté. Le choc sur les engrais est particulièrement préjudiciable aux ménages ruraux les plus pauvres, dont les revenus dépendent davantage de l’agriculture et qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à l’alimentation.

La production supplémentaire escomptée va directement profiter à 1 200 000 ménages. Parmi les autres bénéficiaires, on compte 1 000 producteurs de semences et négociants en produits agricoles de petite et de moyenne taille, ainsi que 10 000 jeunes femmes et hommes au chômage qui pourront trouver un emploi dans les chaînes de valeur du blé, du tournesol et des engrais.

Dans le cadre de ce projet, l’étendue des terres consacrées à la production de blé va quadrupler et passer de 100 000 ha à 400 000 ha d’ici à 2025. Grâce à l’utilisation de semences améliorées résilientes au changement climatique, les rendements de blé, de tournesol et de riz vont ainsi doubler.

Le ministre tanzanien de l’Agriculture, Hussein Bashe, a déclaré que le projet s’inscrit dans la lignée du Plan de développement du pays, qui vise à stimuler la production agricole, améliorer les revenus, créer des emplois et à diversifier les produits. 

Approuvée par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque le 20 mai dernier, la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence va fournir des semences certifiées à 20 millions de petits exploitants agricoles africains et leur améliorer l’accès aux engrais agricoles. Ce qui va se traduire par la production de 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années, d’une valeur de 12 milliards de dollars. »

Burundi: les Etats unis saluent l’action gouvernementale

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours d’une audience lui accordée , le mardi 19 juillet au Palais Ntare Rushatsi, l’Ambassadrice des Etats Unis au Burundi, Mélanie Higgins a annoncé au Chef de l’Etat Burundais Son Excellence Evariste Ndayishimiye une haute appréciation de son gouvernement par rapport à l’action gouvernementale au Burundi.

“Je vous félicite car le Burundi a reçu un classement d’honneur grâce aux efforts et actions concrètes menées durant ces deux dernières années”, a informé l’Ambassadrice Higgins qui a indiqué que pour cette raison son gouvernement va débloquer 88 millions de dollars cette année pour soutenir les projets de développement au Burundi.

La communauté internationale ne devrait pas considérer le Burundi comme un Etat qui n’est pas stable, mais comme un pays qui se reconstruit

La Diplomate Américaine a par ailleurs tenu à remercier le Président Ndayishimiye pour l’avoir décorée lors de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du Burundi.

“Vous avez été décorée pour avoir milité avec beaucoup de courage et de force pour que le Burundi retrouve sa place dans le concert des Nations », a laissé entendre le Chef de l’Etat en exprimant sa reconnaissance pour l’appui multiforme des Etats Unis au Burundi.

“La communauté internationale ne devrait pas considérer le Burundi comme un Etat qui n’est pas stable, mais comme un pays qui se reconstruit”, a déclaré Son Excellence le Président Ndayishimiye après avoir présenté sa vision de développement. Il a en outre souligné que la nouvelle approche de son gouvernement est d’orienter les financements des partenaires pour arriver aux résultats escomptés.

L’Ambassadeur des Etats Unis au Burundi a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à rester aux côtés des Burundais pour soutenir les projets de développement durable. Elle a ainsi révélé que des entrepreneurs Américains opérant dans le domaine de l’électrification rurale vont bientôt visiter le Burundi pour explorer les opportunités d’investissement dans ce secteur.

Le Cameroun reçoit un prêt de 63 millions d’euros de la BAD pour assurer la Sécurité alimentaire

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 15 juillet 2022, à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 62,99 millions d’euros au Cameroun. Le financement va permettre au pays d’augmenter la production des principales cultures agricoles (riz, maïs, sorgho, mil, soja, pomme de terre, huile de palme et cultures maraichères), afin d’atténuer l’impact de la crise alimentaire qu’entraîne la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

« Ce financement va permettre aux autorités d’acquérir d’urgence les intrants agricoles nécessaires à la campagne agricole en cours et à venir et faciliter le conseil aux producteurs, tout en stimulant la dynamique des réformes indispensables à l’amélioration de la gouvernance du secteur agricole », explique Serge N’guessan, directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, basé à Yaoundé.

Le financement est octroyé par la Banque africaine de développement, l’une des trois entités du Groupe de la Banque.

Ce financement va permettre aux autorités d’acquérir d’urgence les intrants agricoles nécessaires à la campagne agricole en cours et à venir et faciliter le conseil aux producteurs

Le programme va surtout consister à mettre des semences à la disposition des producteurs. Ainsi, 1 720 tonnes de semences de riz, 2 500 tonnes de maïs, 130 tonnes de sorgho, 2 400 tonnes de pommes de terre, 1,12 million de graines prégermées de palmier à huile, 132 tonnes de soja, 4 tonnes de semences maraîchères (tomate) et 67 tonnes de semences de blé leur seront distribuées.

Les petits producteurs, parmi lesquels des femmes, auront également accès aux intrants agricoles – engrais NPK (azote, phosphore, potassium) et urée – à des prix subventionnés à hauteur de 30 %. Autre volet, parmi les plus innovants, du programme : la numérisation de la distribution des intrants agricoles. En cours de déploiement, la phase pilote concerne aujourd’hui les filières café et cacao ; mais elle sera étendue aux filières vivrières.

Les investissements de la Banque vont aider le Cameroun à produire 221 449 tonnes de maïs, 172 000 tonnes de riz, 9 750 tonnes de sorgho, 24 000 tonnes de pommes de terre, 45 000 tonnes d’huile de palme, 4 000 tonnes de soja, 120 000 tonnes de cultures maraîchères (tomates, notamment) supplémentaires. Et, dans le cadre du déploiement du programme, 1 550 postes agricoles et 367 centres d’éducation et d’actions communautaires agricoles vont être transférés aux communes.

L’État camerounais va ainsi disposer de ressources extraordinaires pour financer sa campagne agricole, tant celle en cours que celle à venir. Mais, le programme va surtout profiter aux agriculteurs – femmes et hommes –, aux importateurs et distributeurs d’intrants, aux entreprises des filières des oléagineux et céréalière et, de façon plus générale, à l’ensemble de la population camerounaise.

Pour faire face aux effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui a provoqué une flambée des prix des denrées alimentaires, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a autorisé le 20 mai 2022, la mise en place d’une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars. La facilité vise à fournir des semences agricoles à 20 millions de producteurs sur le continent. Les filières concernées en priorité sont le blé, le maïs, le riz et le soja. L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années, d’une valeur de 12 milliards de dollars.

Projet Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP) : La 8ème session du comité régional de pilotage lancée

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Ministre du Cadre de vie et du Développement Durable, Monsieur José TONATO, a présidé le vendredi 15 juillet 2022 à Novotel Hôtel, la cérémonie du lancement officiel de la 8ème Session du Comité Régional de Pilotage (CRP) du Projet d’Investissement pour la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP). 

Une cérémonie solennelle, assurée par l’UEMOA, au cours de laquelle le ministre a, au nom du Chef de l’État Patrice TALON, souhaité la bienvenue aux illustres personnalités des délégations étrangères en séjour au Bénin. Il a partagé sa reconnaissance pour le choix de la tenue de cette huitième session en terre béninoise. 

Monsieur José TONATO a également exprimé toute son appréciation à l’égard de la Commission de l’Union Économique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), des équipes de pilotage et Unités de Gestion du Projet WACA ResIP, des responsables du WACA et partenaires techniques pour l’initiative, le suivi assidu, la compétence et la contribution qualitative dont ont fait preuve toutes les parties pour donner vie à ce projet. 

Cet engagement a été renforcé lors de la COP22, en structurant programme comme un outil financement pour mise en œuvre des activités d’amélioration résilience de la zone côtière

La tenue de cette session est, selon le ministre, l’opportunité d’échanger sur les résultats obtenus à mi-parcours après trois (3) ans de vie du projet sur une durée totale de 5 ans, le mécanisme, les procédures et les outils de gestion utilisés dans l’exécution du projet afin que soient davantage améliorées les performances des différentes coordinations du Projet WACA ResIP dans les pays respectifs. 

En effet, ledit projet régional s’inscrit dans le cadre du financement de six (06) pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Mauritanie, São Tomé-et-Príncipe, Sénégal et Togo) pour la mise en œuvre d’actions nationales en matière de politique côtière, d’investissements pour des solutions vertes, grises ou hybrides, ainsi que des interventions régionales nécessaires pour gérer de manière durable les zones côtières d’Afrique de l’Ouest. 

La figure gouvernementale n’a alors pas manqué d’inviter les participants présents à faire des travaux de cette session une réussite, des résultats un bel usage lors de ce comité pour des décisions stratégiques dont l’atteinte des objectifs feront le bonheur des communautés. 

Des propos partagés par son homologue, Monsieur Katari FOLI-BAZI, Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières du Togo, qui se réjouit du visage que présenteront sous peu les pays bénéficiaires du projet. Ceci favorisera une amélioration de gestion régionale des problèmes à travers des interventions concertées entre les pays frontaliers, lesquels forts des liens séculaires du cadre de vie, auront un meilleur aménagement et développement urbain. 

Pour rappel, le programme WACA est l’une des réponses à la demande des pays de recevoir une assistance de la Banque mondiale pour aider dans la gestion des zones côtières en Afrique de l’Ouest, en particulier sur les problèmes d’érosion côtière et d’inondation. Le programme a été présenté lors de la COP21, et fait partie de l’enveloppe de 16 milliards de dollars comprise dans « Africa-Climate Business Plan ». Cet engagement a été renforcé lors de la COP22, en structurant le programme comme un outil de financement pour la mise en œuvre des activités d’amélioration de la résilience de la zone côtière. 

Un projet qui n’est pas pour déplaire à Monsieur Yawovi BATCHASSI, Représentant résident de l’UEMOA, à Monsieur Maged HAMED, Représentant de la Banque Mondiale et aux multiples invités, qui de par leurs présences, portent ce noble projet.