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COVID-19 AU MALI : Des atteintes aux droits des femmes et des filles

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Le premier cas de Covid-19 au Mali a été déclaré le 25 mars 2020. Pour lutter contre sa propagation, plusieurs mesures ont été prises : confinement, fermeture des frontières, télétravail… Le Mali ne faisant pas exception à la règle, était obligé de suivre les consignes internationales. Le respect de ces mesures a entraîné beaucoup de violations des droits humains notamment ceux des femmes et des filles.

Tounkara Sophie Souko, directrice nationale de la promotion de la femme, confirme les impacts négatifs sur les droits des femmes en période de Covid-19 au Mali. Selon elle, 79% des entreprises ont subi une diminution ou une perte de leurs revenus, cela touche 73% des femmes. 6% des femmes disent avoir perdu complètement leurs revenus. Près de 20% des femmes ont dû arrêter leurs activités entre mars et avril 2020. Elles ont perdu environ 98% de leurs revenus à cause du ralentissement ou de l’arrêt de leurs activités génératrices de revenus, indique-t-elle.

Au Mali, selon Tounkara Sophie Souko, la transformation agro – alimentaire est l’un des secteurs particulièrement fragilisés par la crise. Un secteur qui emploie un nombre important de femmes. 63% des ménages déclarent avoir arrêté, retardé ou réduit certaines dépenses habituelles sous l’effet de la pandémie. L’une des conséquences de cette pandémie selon elle, est l’augmentation de la violence à l’égard des femmes et des filles. « Cela est dû aux restrictions de mouvements, la quarantaine et l’auto – isolement, les tensions, combinées à la peur et aux impacts négatifs sur les revenus des ménages. La fermeture des écoles a engendré l’abandon scolaire qui a comme conséquence les mariages précoces ou forcés, les grossesses non désirées …

Selon Bouaré Bintou Founé Samaké, ancien ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et présidente de Wildaf-Mali (Women In Law and development in Africa, un réseau de promotion et de protection des droits des femmes), « contrairement à beaucoup de pays, au Mali il n’y a pas eu une période de confinement mais beaucoup d’entreprises ont fermé avec des pertes d’emplois. Cette situation au Mali a provoqué des vives tensions dans des familles qui ont beaucoup impacté les femmes en ce qui concerne les violences basées sur le genre (VBG) ».

Cette période de Cobid-19 selon elle, a beaucoup impacté sur les activités économiques des femmes. Banamba est une zone de production du henné par excellence. « A cause de la fermeture des frontières, ces femmes ont perdu des millions de nos francs », a expliqué Bouaré Bintou Founé Samaké. Les femmes avaient des difficultés à accéder aux consultations prénatales car dans les établissements sanitaires, toute l’attention était portée sur la Covid-19.

« En ce qui concerne les filles dit-elle, avec la fermeture des écoles, certaines ont été données en mariage précoce, d’autres ont contracté des grossesses non désirées, entrainant la déscolarisation après la reprise des cours ».

Pour Aguibou Bouaré, président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), la jouissance effective des droits de l’Homme a souvent été freinée à cause de l’application des mesures gouvernementales. « On a enregistré des limitations de la liberté de circulation, de réunion et d’association, y compris les limitations liées aux quarantaines, aux activités de loisirs des femmes », confirme-t-il.

Il a aussi mentionné que des restrictions à la liberté de commerce, au droit de travail ont été instaurées sans une véritable mesure d’accompagnement qui a conduit à l’augmentation du taux de chômage, singulièrement dans la population féminine. Pour lui, cette pandémie a eu des impacts négatifs sur la jouissance du droit à la santé en lien avec le Genre. Les risques spécifiques au genre tels qu’une exposition potentiellement plus importante à l’infection, la violence sexiste, l’aggravation des inégalités économiques entre les femmes et les hommes », affirme M. Bouaré.

Ballo Aminata Koné, point focal droits de l’enfant à Educo-Mali, le télétravail qui a été adopté par beaucoup de structures au Mali, a augmenté la violence faite aux femmes. Au Mali, selon Ballo Aminata Koné, les femmes évoluent plus dans le secteur des moyennes et petites entreprises notamment les petits commerces. Avec la pandémie, les ressources ont été diminuées voire arrêtées chez certaines.

S’agissant des filles, elle soutient que la fermeture des écoles pendant cette période a causé une recrudescence des maltraitances des enfants. Les enfants notamment les filles ont été privées de leurs droits à loisirs et d’épanouissement, a-t-elle ajouté.

Mariam Traoré est une malienne qui fait du commerce des habits confectionnés au Burkina Faso notamment « Le Faso Danfani ». Elle explique qu’avec la fermeture des frontières, cela a beaucoup impacté négativement son économie. Elle affirme n’avoir reçu aucune aide de l’Etat.

La Constitution du Mali du 25 février 1992 garantit les droits aux citoyens des deux sexes sans discrimination et proclame dans son préambule, la défense des droits de la femme et de l’enfant ainsi que la diversité culturelle et linguistique de la communauté nationale. La Constitution malienne s’attache à garantir les droits et libertés sans discrimination ainsi que la séparation et la diversification des pouvoirs en vue de préserver l’État de droit.

La Politique Nationale Genre au Mali (PNG-Mali) concrétise ses engagements nationaux, internationaux à l’édification d’une société démocratique et d’un État de droit dans lequel l’égalité entre les femmes et les hommes constitue une valeur fondamentale telle qu’inscrite dans la Constitution du pays du 25 février 1992.

‘’Ce reportage est publié avec le soutien de Journalistes pour les Droits Humains (JDH) et Affaires Mondiales Canada’’

Ibréhima Koné

Nigeria: un prêt de 134 millions de dollars en faveur du Programme national de croissance agricole – Agro Pocket

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 15 juillet 2022, à Abidjan, un prêt de 134 millions de dollars en faveur du Programme national de croissance agricole – Agro Pocket au Nigeria. L’objectif est d’accroître la production alimentaire du pays et d’y renforcer la résilience des moyens de subsistance.

Ce programme va accélérer la mise en œuvre de réformes politiques et institutionnelles clés et stimuler la participation du secteur privé dans l’agriculture. Ce qui contribuera à augmenter de 7 millions de tonne la production de céréales et d’oléagineux, pour atteindre les 35 millions de tonnes. Cela permettra également de porter la moyenne des rendements céréaliers de 1,42 tonne à 2 tonnes par hectare durant la période de mise en œuvre du projet (septembre 2022 à décembre 2023).

Le Programme national de croissance agricole – Agro Pocket s’inscrit dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de la Banque et va appuyer les efforts que le Nigeria déploie pour atténuer les impacts de la guerre en Ukraine. Les prix des denrées alimentaires ont vite augmenté, en raison de la volatilité accrue causée par la pandémie de Covid-19 et aggravée par la guerre.

Le programme répond aussi à la Stratégie décennale de la Banque, car il promeut une agriculture résiliente face au changement climatique et cible les populations vulnérables – jeunes et femmes notamment.

Pays le plus peuplé d’Afrique, le Nigeria devrait compter 402 millions d’habitants d’ici à 2050 (contre 206 millions en 2020), et s’imposer alors comme le troisième pays le plus peuplé au monde. La population, à majorité rurale (48 %), produit jusqu’à 90 % de la production nationale.

Cependant, l’insuffisance du soutien apporté aux agriculteurs les cantonne à des techniques culturales traditionnelles, ce qui se traduit par une productivité faible et des possibilités limitées de création de valeur ajoutée. En 2020, la superficie récoltée et les rendements des céréales ont respectivement baissé de 2,75 % et de 1,5 %.

Dans le programme, priorité est donnée à cinq cultures stratégiques, maïs, riz, blé, soja et sorgho, en mettant l’accent sur les chaînes de valeur du blé, a précisé Lamin Barrow, directeur général du bureau-pays de la Banque pour le Nigeria.

Il a  souligné que le Programme national de croissance agricole – Agro Pocket  s’appuie sur le Plan national pour la technologie et l’innovation agricoles 2022-2027 visant à moderniser le secteur agricole nigérian, à l’image de l’évolution de la filière et des systèmes d’approvisionnement agroalimentaires mondiaux. Le programme vient compléter les opérations que la Banque soutient dans le pays, en particulier dans les zones agricoles spéciales.

« La Banque va aider le gouvernement fédéral à instaurer un cadre institutionnel solide, ce qui inclut l’opérationnalisation du secrétariat du Programme national de croissance agricole – Agro Pocket  comme entité administrative chargée de superviser la mise en œuvre du programme Agro-Pocket, qui a pour précurseur le dispositif très réussi de portefeuille électronique qui avait été déployé au Nigeria entre 2012 et 2015 », a-t-il ajouté.

Le Programme national de croissance agricole – – Agro Pocket contribuera à renforcer la résilience des moyens de subsistance des agriculteurs, à améliorer leur accès aux semences améliorées et à renforcer les capacités des acteurs du secteur, a précisé M. Barrow.

Beth Dunford, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, a déclaré : « Amortir les effets de la hausse des coûts de l’alimentation et de l’énergie pour les pauvres requiert une politique d’urgence et durable, comme une hausse des dépenses publiques dans l’agriculture. » 

Sous l’égide de la Banque africaine de développement, 538 millions de dollars ont été mobilisés en faveur du programme des Zones spéciales de transformation agro-industrielle , qui vise à développer les chaînes de valeur des produits agricoles stratégiques et à transformer les zones rurales en pôles de prospérité économique au Nigeria.

(Tribune): L’évolution de la parité euro-dollar cache un anachronisme monétaire profond (Par Magaye Gaye)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Cette tribune pose de nouveaux paradigmes dans la parité euro dollar. L’évolution de la parité euro-dollar cache un anachronisme monétaire profond.


L’euro baisse par rapport au dollar au point d’entretenir avec ce dernier une parité parfaite, historique, jamais enregistrée. Ce changement de rapport de force inédit devrait être analysé de manière approfondie en vue d’en cerner les causes, son caractère éventuellement structurel et ses conséquences sur l’Europe et les Etats-Unis d’une part et sur les pays africains de la zone CFA d’autre part.
Il est imprudent et hasardeux dans le contexte actuel de volatilité de l’euro par rapport au dollar de tirer des conclusions hâtives applicables à toutes les situations économiques ; les analyses doivent être ciblées et circonstanciées en fonction du profil de chaque économie en convoquant des éléments comme les moteurs de la croissance (exportation, investissements, consommation), la structure des échanges, le degré de dépendance par rapport à la contrainte extérieure, le profil monétaire des principaux partenaires, la qualité (transformé ou pas) des produits exportés et les objectifs globaux de politique économique.


La volatilité actuelle du dollar par rapport à l’euro ne me semble pas conjoncturelle,  en d’autres termes, liée à des phénomènes de spéculation mais bien structurelle.  Elle résulte de plusieurs facteurs au nombre desquels le relèvement systématique des taux d’intérêt aux Etats unis et le fait que ce pays ait été moins touché par la guerre en Ukraine au regard de sa dépendance énergique moins importante notamment du fait du pétrole de schiste. Il convient de rappeler qu’à l’inverse, l’Europe  importe 90% du pétrole dont elle a besoin et 70% de ses besoins en gaz qui proviennent en grande partie de Russie (environ 34%).


Les Etats unis ont été globalement moins vulnérables que l’Europe dans un contexte international marqué par les séquelles d’une pandémie dévastatrice et par une  situation géopolitique internationale tendue. A cela  s’ajoutent des erreurs d’appréciation manifestes des banques centrales (FED et BCE) qui ont mis en œuvre des solutions de politiques monétaires classiques à savoir actionner les taux directeurs alors que les thérapies de relance devaient exceptionnellement sortir du dogme de lutte contre l’inflation pour s’attaquer au relèvement de l’offre grâce à des interventions directes en liquidité. Je reste convaincu que ces erreurs d’appréciation retardent la relance économique au niveau mondial.


Au plan du commerce extérieur, l’Europe devrait tirer profit de cette dévaluation de sa monnaie par rapport au dollar si la tendance de réévaluation du billet vert se confirme sur le moyen terme. Selon Eurostat, l’Union européenne a bénéficié  en 2020 d’un excédent commercial de 150 milliards d’euros avec les Etats-Unis.  Une dévaluation de la monnaie relançant les exportations, l’Europe pourrait renforcer ses excédents.

Il faut  souligner que les effets favorables de l’appréciation du dollar du côté américain sont limités dans la mesure où,  le fait d’attirer plus d’investisseurs et par ricochet de liquidité à la faveur de taux d’intérêts élevés pourrait ne pas relancer la machine économique US dans un contexte de mise en œuvre  de stratégie économique de Stop et non de Go avec des outils de maitrise inflationniste.


L’Europe devrait gagner au change mais à condition de maitriser deux éléments de risques essentiels que sont d’une part ses difficultés d’approvisionnement énergétiques induites par le conflit russo- ukrainien  et d’autre part, l’exposition à une facturation de ses importations en dollar dans un contexte où, elle paie plus de 80% de sa facture énergétique qui s’élève à 300 milliards d’euros par an, en dollars américains alors que 2% seulement de ses importations d’énergie proviennent des Etats-Unis.


Vers la fin d’un anachronisme monétaire?
Le dollar américain a longtemps vu sa parité s’inscrire en dessous de l’euro. Or, objectivement et pour plusieurs raisons, ce rapport ne traduit pas la réalité économique.


D’emblée, je dois préciser que je fais partie de ces économistes puristes qui restent convaincus que la monnaie doit être la résultante de la situation et du potentiel économique des nations et non l’inverse. Bref un input au lieu d’un output. Les raisons que j’avance par rapport à la prééminence du dollar sont de plusieurs ordres.

Premièrement, les Etats Unis restent la principale économie du monde avec un PIB estimé en 2021 à 24 796 milliards de dollars par le FMI soit 25% du PIB mondial. La somme des économies des Etats membres de l’UE a représenté un PIB de 14 476 milliards d’euros à la même période.  Les États-Unis disposent de ressources naturelles considérables, d’une fédération politique solide et d’un espace géographique économique homogène; son économie a montré plus de résilience par rapport à celle européenne.


Deuxièmement,  le dollar, reste la  principale monnaie d’échange et de réserve mondiale  et  une référence pour les marchés financiers internationaux. Il est structurellement plus robuste que l’euro, dans la mesure où, il représente près de 65% des réserves de change mondiales, contre environ 20% pour la monnaie européenne.


Troisièmement, les Etats unis assument un leadership mondial reconnu internationalement grâce à sa puissance politique, économique, diplomatique et militaire : 38 % du total des budgets militaires mondiaux  en 2019.


Les pays de l’UEMOA dans une situation « mi-figue mi-raisin »


Ces pays  ont une balance commerciale structurellement déficitaire par rapport au reste du monde. Les exportations ont été estimées à 20195 milliards de FCFA en 2020 dont  80% en dehors de l’espace euro.  Les  Importations quant à elles ressortent à 25 280 milliards à la même année dont 57,7%  se font en dehors de la zone euro.
Compte tenu de ce profil de commerce extérieur et toutes choses étant égales par ailleurs, les pays de l’UEMOA pourraient enregistrer des retombées mitigées alors qu’une dévaluation de l’euro par rapport au dollar aurait dû, si ces pays disposaient d’économies performantes, être une opportunité réelle à saisir notamment en matière d’exportation. Au vu des nombreuses contraintes identifiées : exportation de produits à faible valeur ajoutée, importations massives de biens et services, l’UEMOA passe une fois de plus à côté d’une occasion historique.


En tout état de cause, les importations en dollars payées plus chères pourraient négativement impacter les balances commerciales et de paiement avec quatre conséquences néfastes sur les économies : amenuiser leurs réserves en devises, générer plus inflation, saper la compétitivité des entreprises par rapport à celles du reste du monde, favoriser des situations de crise alimentaire. Evidemment á cause de tous ces facteurs, générer moins de croissance et plus de pauvreté. Quant au service de la dette en dollars, il devrait augmenter et exposer les pays à des pertes de change importantes.  Ce changement de parité interpelle les pays de l’UEMOA à plusieurs niveaux: ils doivent relancer leur processus d’intégration afin de mieux commercer entre eux en vue de capter les valeurs ajoutées sur place, diversifier les partenaires commerciaux de maniére à gérer avec plus d’efficacité les risques monétaires et de change ; ils gagneraient enfin, puisque la monnaie est un instrument de politique économique,  à inscrire leur monnaie commune dans une dynamique de taux flottants calibré en fonction du profil des devises de leurs principaux partenaires. Cela faciliterait par exemple des dévaluations compétitives à l’image du yuan chinois.


Au plan de l’endettement,  des  réflexions doivent être engagées quant á la dynamisation du marché financier régional, la diversification des profils d’endettement extérieur, le recours aux techniques de couverture de risque de change mais surtout  l’utilisation des ressources de l’endettement dans des projets viables.


Magaye GAYE
Economiste international
Professeur  à l’Institut Supérieur de Gestion de Paris

 

La Côte d’Ivoire engage une lutte implacable contre la Corruption

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le gouvernement ivoirien a inscrit au rang de ses priorités la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

Notre troisième priorité pour 2022 est la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption

« Notre troisième priorité pour 2022 est la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Après les importants progrès réalisés dans tous les domaines de la vie socio-économique de notre pays depuis 2011, nous devons promouvoir davantage la culture de la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques, pour le bien-être de nos populations », a indiqué le Président Alassane Ouattara, dans son message à la nation du 31 décembre 2021.

Une exigence qu’il a soulignée dans son discours sur l’état de la Nation le 19 avril 2022 à Yamoussoukro.

Le gouvernement est totalement aligné sur cette exigence. Et le pays se dote d’un ensemble d’instruments pour « bâtir une conscience nationale imprégnée des valeurs d’intégrité, d’équité, et d’un sens élevé de la responsabilité dans la conduite des affaires publiques » comme souhaité par le Chef de l’Etat.

Ainsi, la Côte d’Ivoire a mis en place plusieurs institutions pour lutter contre la corruption. Parmi elles, figure la Haute Autorité pour la bonne Gouvernance (HABG), créée en 2013. L’institution est chargée de la prévention et de la répression des actes de corruption et des infractions assimilées.

La Cour des Comptes a été créée en 2000. La Constitution de novembre 2016 lui confère le double statut de juridiction suprême de contrôle des finances publiques et d’institution de la République. Elle est chargée principalement de juger la régularité des comptes publics, contrôler l’usage des fonds publics par les ordonnateurs, les entreprises publiques, la Sécurité sociale, les organismes privés bénéficiant d’une aide de l’État ou faisant appel à la générosité du public, d’informer le Parlement, le gouvernement et l’opinion publique sur la régularité des comptes.

En plus de ces institutions, en avril 2021, le ministère de la Promotion de la Bonne Gouvernance, du Renforcement des Capacités et de la Lutte contre la Corruption a vu le jour pour renforcer la lutte contre la corruption. Le Conseil des ministres du 13 juillet 2022 a annoncé la création de deux Prix d’Excellence, l’un pour la promotion de la Bonne gouvernance et l’autre pour la lutte contre la corruption. Le ministère, à travers le 3e axe de son plan stratégique 2022-2025, vise le renforcement de la participation citoyenne dans la lutte contre la corruption. Et le Système de surveillance de prévention et de traitement des actes de corruption et d’infractions assimilées (Spacia), vient répondre à cette nécessité. Il a été officiellement présenté lors de la 6e édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption, le 11 juillet 2022 à Abidjan.

Ce dispositif digital, suivi d’un numéro vert (1345) et avec un bureau physique d’alerte, permettra de détecter les actes de corruption et de les dénoncer facilement dans tous les secteurs d’activité, sur l’ensemble du territoire national. Suivra ensuite la répression, comme ce fut le cas dans le cadre de l’« Opération coup de poing » menée dans les secteurs de la santé, la justice, des transports et celui des forces de défense et de sécurité. 70 fonctionnaires et agents de l’Etat ont été épinglés à l’issue de 133 missions effectuées dans des services de l’administration ivoirienne, pour une tolérance zéro en matière de corruption, un fléau qui fragilise l’économie du pays.

En effet, en 2019, la Côte d’Ivoire a perdu environ 1 400 milliards de FCFA du fait de la corruption. Ce qui représente 4% de son Produit intérieur brut (PIB) et 64% du service de sa dette.

L’Etat ivoirien tient donc à améliorer son Indice de Perception de la Corruption (Ipc). Selon le rapport 2021 de l’Ong Transparency International, la Côte d’Ivoire est classée 105e sur 180 en matière de lutte contre la corruption. Le pays fait partie de ceux qui ont vu leur score dans l’Ipc progresser au cours des dix dernières années. D’un score de 36/100 en 2021, le pays ambitionne d’atteindre le score de 50/100 à l’horizon 2025.  

Émirats Arabes Unis: le groupe UBA lance ses opérations bancaires à Dubai International Financial Centre

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La United Bank for Africa (UBA) , la banque globale de l’Afrique, est en activité depuis plus de sept décennies. Aujourd’hui, le groupe est présent dans 20 pays africains, au Royaume-Uni, aux États-Unis d’Amérique et en France. La banque a étendu ses activités aux Émirats arabes unis avec le lancement officiel de sa nouvelle succursale au Dubai International Financial Centre (DIFC).

United Bank for Africa Plc (DIFC Branch) exercera ses activités sous une licence de catégorie 4 et sera réglementée par la Dubai Financial Services Authority (DFSA), le regulateur financier de la zone économique spéciale, le Dubai International Financial Centre.

La succursale UBA de la DIFC desservira les institutions financières et commerciales et les clients du Moyen-Orient en mettant l’accent sur les services de correspondance bancaire, de gestion des relations et de conseil.

Grâce à cette nouvelle expansion, le Groupe UBA sera en mesure de tirer parti des opportunités au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud (MEASA), qui comprend 72 pays avec une population approximative de 3 milliards d’habitants et un PIB nominal de 7,7 billions de dollars américains, renforçant ainsi sa solide franchise en tant que Banque mondiale de l’Afrique, facilitant les échanges commerciaux et les flux de capitaux entre l’Afrique et le reste du monde.

S’exprimant lors du lancement de la nouvelle filiale à Dubaï jeudi, le Président du Groupe UBA, M. Tony O. Elumelu, a expliqué qu’avec l’incursion du Groupe dans la région du Golfe, UBA continue de se concentrer sur son intention stratégique de montrer la voie lorsqu’il s’agit de faire des affaires en Afrique.  « En collaborant avec nos franchises dans 20 pays africains et les principaux centres financiers de Londres, New York et Paris, UBA (DIFC Branch) facilitera le financement des transactions commerciales entre le Moyen-Orient et l’Afrique, permettant ainsi le financement du commerce et les investissements », a déclaré M Elumelu.

«Nous attendons ce jour avec impatience, car c’est la première fois que nous sommes présents dans cette partie du monde, a t-il ajouté. Nous savons que notre expansion internationale serait incomplète si nous n’etions pas présents dans le golfe », a-t-il poursuivi

Le directeur général du groupe UBA, M. Kennedy Uzoka, qui a également pris la parole lors de l’événement, a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes officiellement sur quatre continents à travers le monde, opérant dans 24 pays, desservant plus de 35 millions de clients et toujours en croissance. 

« Nous sommes la seule banque d’origine nigériane qui s’est étendue depuis Nigeria jusqu’aux Émirats arabes unis. « Ceux qui nous ont précédés ont traversé d’autres lieux, ce qui montre la force et le respect des autorités de Dubaï pour UBA. Notre présence à Dubaï est une illustration que UBA est une franchise forte, élargissant sa portée à travers le monde », a déclaré Uzoka.

« Les autorités et l’environnement commercial ici au DIFC, c’ est phénoménal et UBA voit Dubaï comme la porte d’entrée pour l’Afrique et c’est pourquoi nous sommes ici, pour être plus proches de nos clients, pour être en partenariat avec eux et faciliter les affaires et les flux commerciaux vers l’Afrique à travers la marque UBA. « C’est pourquoi, nous sommes hyper enthousiastes » s’est exclamé M Uzoka.  

Pour sa part, le PDG de UBA (DFIC), M. Vikrant Bhansali, a déclaré : « Le commerce et les investissements en Afrique se développent aujourd’hui dans la région du Golfe et en Asie. Tirant parti de la présence de UBA Group dans les centres financiers mondiaux, UBA (DFIC) augmentera la capacité du groupe à faciliter l’accès des investisseurs et des banques du Golfe aux marchés africains. Nous financerons le commerce, faciliterons les échanges et contribuerons à la croissance des investissements en Afrique, dans tous les secteurs. »

Prenant la parole à son tour, Arif Amiri, le Directeur Général de l’Autorité du Centre Financier International de Dubaï (DIFC), a déclaré  lors de la cérémonie de lancement que « UBA(DFIC) est la preuve de la relation étroite entre Dubaï et l’Afrique. « C’est un beau début, car nous sommes impatients de parvenir à plus d’interaction, en orientant plus de commerce et d’investissements vers l’Afrique, et avec UBA DIFC, nous sommes plus près d’atteindre nos objectifs » a-t-il renchéri DIFC continuera à rechercher des partenariats qui permettront d’établir des relations gagnantes, comme nous venons de le constater avec UBA Group.

Insertion professionnelle : « Programme des Jeunes Professionnels » de l’AFGC au Benin

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Afin d’offrir aux jeunes béninois l’opportunité de s’intégrer au marché de l’emploi, la Direction Générale de L’Africaine des Garanties et du Cautionnement (AFGC S.A.) a mis en place depuis trois ans un programme d’insertion professionnelle de jeunes diplômés des universités du Bénin.

Le programme ainsi conçu et dénommé « Programme des Jeunes Professionnels », vise à attirer des jeunes diplômés à fort potentiel, intéressés par les métiers de la banque et de la finance, à les former, et à les mouler particulièrement dans le système bancaire et financier et en général les aguerrir pour le marché de l’emploi.

Ainsi, c’est autour d’un cocktail de bienvenue ce 1er juillet 2022, que le personnel de l’AFGC a reçu la deuxième cohorte comprenant six jeunes professionnels qui, dans leurs parcours académiques, se sont nettement distingués.

Saisissant cette occasion, le Directeur Général de l’AFGC, Monsieur Landry ADJE,dans son intervention,a invité chaque Jeune Professionnel à se donner au travail avec détermination et abnégation pour s’illustrer de par sa performance. Quant au Chef du Département Commercial, Monsieur Prosper SODOKIN, de par ses expériences, il a invité les Jeunes Professionnels au sérieux et au travail bien fait. Plus d’une centaine sur la ligne de départ, seulement six (06) sont arrivés à tirer leur épingle du jeu, a rappelé le Chef du Département des Affaires Juridiques, Monsieur Marcos BOSSA, l’un des responsables du comité de coordination du « Programme Jeunes Professionnels ».

Forte du succès de ce programme, et toujours dans une logique d’anticipation des besoins en ressources humaines de qualité, la Direction Générale de l’AFGC ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Pour rappel, au terme de la première cohorte du programme, et tenant compte de ses besoins, l’AFGC a intégré à ses effectifs les deux (02) Jeunes Professionnels qui ont suivi entièrement et avec succès le programme. Prenant à tour de rôle la parole, le Directeur Général a invité les nouveaux à se démarquer au quotidien par la qualité de leur travail.

Soulignant la prédominance des femmes (Ndlr quatre contre deux) dans cette cohorte, l’Assistante du DG, Madame Carmen RANDOLPH, est revenue sur l’importance du genre et a invité ses consœurs à impacter l’institution à travers leur performance et leur détermination au travail.

Dans une ambiance lyrique et joyeuse, les Jeunes Professionnels ont promis donner le meilleur d’eux-mêmes afin de combler les attentes de la Direction Générale et être à la hauteur de la confiance placée en eux.  Ce sont par des ovations de l’assistance et une prière prononcée à l’endroit des heureux du jour que le Directeur Général a clôturé la cérémonie d’accueil de cette deuxième cohorte du « Programme Jeunes Professionnels de l’AFGC ».

A propos de l’AFGC

L’Africaine des Garanties et du Cautionnement (AFGC)est une société anonyme de droit privé au capital de trois (03) milliards (3.000.000.000) de francs CFA entièrement libéré. Elle a été créée le 10 décembre 2014 et est le premier Fonds de Garantie privé en République du Bénin. Elle est agréée par le Ministère de l’Economie et des Finances, suivant arrêté N°3017/MEF/DC /SGM/DGTCP/DTr/ SAMBPE/SP/400 SGC 19, en qualité d’établissement financier à caractère bancaire de prêt et de cautionnement. Elle est aussi autorisée par le même ministère par arrêté N°742-c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DAMF/SMPE/SP/053SGG21, à recevoir des dépôts de fonds du public. Elle est inscrite sous le numéro B0216 Z sur la liste des établissements financiers à caractère bancaire de l’UMOA.

Sa mission est de « proposer des produits de garanties bancaires, de cautionnements et de prêts aux porteurs de projets béninois, dans un premier temps et à ceux de toute la zone UEMOA ultérieurement, principalement pour la cible PME/PMI ».Ellea pour vision de « devenir dans l’espace UEMOA un acteur de référence dans l’accompagnement et la facilitation de l’accès des PME/PMI aux moyens de financement pour la réalisation de leur projet d’investissement et la couverture de leurs besoins d’exploitation. Elle ambitionne également de gérer des Fonds de garantie et de cofinancement dédiés à des secteurs prioritaires et des cibles spécifiques. Ces Fonds seront mobilisés auprès de l’Etat et de bailleurs de fonds nationaux et internationaux sur une base conventionnelle ».

Mali: Alghabass Ag Intalla prend la tête de la CMA à Kidal

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, s’est tenue à Kidal une Session Ordinaire du Bureau Exécutif de la CMA , élargie aux responsables des différentes structures politiques , militaires et coutumières , sous la Présidence de Bilal Ag Acherif , Président en exercice les 16 et 17 Juillet 2022 . Conformément à la Charte la CMA , s’est effectuée la cérémonie solennelle de passation de service entre le Président sortant Bilal Ag Acherif et le Président entrant Alghabass Ag Intalla.

Selon le communiqué final de la CMA (coordination des Mouvement de l’Azawad), cette session s’est « Tenue dans un contexte particulier marqué par une forte crise sécuritaire et humanitaire affectant un nombre important de populations des régions de Ménaka et de Gao avec risque d’extension vers d’autres localités , la session a vu la participation effective des responsables politiques et militaires venus de l’intérieur et de l’extérieur de l’Azawad », précise le communiqué.

L’ouverture de la session a enregistré , outre la présence des Présidents des Autorités intérimaires des Régions de Kidal et de Gao , le Gouverneur de la Région de Kidal , d’une forte délégation de la MINUSMA , du Président de la société de Kidal et du Représentant de la Plateforme . Par ailleurs, le Président en exercice après avoir ouvert la Session par des prières et des hommages solennels à la mémoire de toutes les victimes des violences , a fait un aperçu général de la situation politico sécuritaire et humanitaire qui prévaut .

Dans son allocution d’ouverture le Président Bilal Ag Acherif a fait un état des lieux des activités réalisées , des obstacles ainsi que des défis auxquels la CMA a été confrontée . La session s’est penchée sur les points d’ordre suivant : 1. l’évaluation globale de la situation socio – politique , sécuritaire et humanitaire ; 2. la réorganisation et la consolidation de l’unité au sein de la CMA ; 3. enquête sur l’assassinat de feu Sidi Brahim Ould Sidatt en Avril 2021 à Bamako ; 4. réconciliation et cohésion sociale 5. l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger . Après des débats francs et fructueux autour des points inscrits à son ordre du jour , la Session a relevé un certain nombre de constats et pris des décisions .

Au titre de la situation socio – politique , sécuritaire et humanitaire La session suit avec inquiétude la dégradation continue de la situation socio – politique du pays . La session : condamne avec la dernière rigueur toutes les formes de violences et de terreurs exercées sur la population civiles y compris les violations du droit de l’Homme et du droit international humanitaire dans les régions de Ménaka et Gao ; déplore l’absence d’une réponse appropriée à cette situation dramatique ; tout en remerciant les partenaires et les organisations humanitaires pour les efforts consentis , la Session les appelle à plus de mobilisation pour atténuer la souffrance des populations victimes ; salue l’élan de solidarité de l’ensemble des communautés d’accueil des déplacés.

s’inquiète de la flambé des prix des produits de première nécessité et appelle les acteurs du commerce à prendre des mesures appropriées pour une meilleure régulation des marchés ; invite l’ensemble des acteurs intervenant dans le secteur de la sécurité à mettre en synergie leurs efforts pour sécuriser et protéger les populations ainsi que leurs biens et à cesser tout acte d’amalgame ; rappelle que seule la mise sur pied de l’Armée Reconstituée conformément à la lettre de l’APR permettra de palier aux défis sécuritaires de manière durable ;

Au titre de l’enquête sur l’assassinat de feu Sidi Brahim Ould Sidatt La session regrette et prend acte de l’absence d’une quelconque clarté sur une prétendue enquête annoncée par les autorités de transition . Au titre de la réorganisation et de la consolidation de l’unité au sein de la CMA Les participants à la session se sont accordés sur la concrétisation de la fusion des Mouvements membres de la CMA dans le plus bref délai .

A cet effet , ils demandent l’inscription de la fusion au titre d’axe prioritaire du mandat du Président entrant . La session invite tous les Mouvements de l’Azawad à se joindre à cette dynamique . Au titre de la réconciliation et de la cohésion sociale – – La Session : se félicite de résultats atteints à travers le CSP dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale et de règlement de différends locaux ; encourage à multiplier les efforts enclenchés dans cette dynamique ; réitère son attachement aux différents engagements pris avec la Plateforme , notamment à Adjelhoc et Anefif .

Notons qu’au titre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu de Processus d’Alger La session note avec inquiétude l’abandon de la mise en œuvre de l’Accord depuis l’avènement de la transition et se réserve le droit d ‘en tirer toutes les conséquences .

Daouda Bakary KONE

RDC: Signature d’un protocole d’accord avec l’Afrique du Sud réhabilitation des Infrastructures Modernes de Transports

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Kinshasa et Pretoria s’engagent à œuvrer ensemble pour le développement des infrastructures des transports. C’est dans cette optique que le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé, le samedi 16 juillet 2022 à l’Immeuble du Gouvernement, la cérémonie de signature d’un protocole d’accord concernant la réhabilitation et la modernisation des infrastructures des transports d’une manière générale, et particulièrement, des transports aériens, entre Fikile Mbalula, le Ministre sud-africain des transports, et Chérubain Okende, le Ministre congolais des Transports, Voies de communication, et de Désenclavement.

Ce protocole d’accord est la matérialisation de la diplomatie de développement pour la renaissance africaine portée par les chefs d’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sud-africain, Cyril Ramaphosa, comme l’a déclaré Chérubin Okende devant la presse.

Cet accord est d’autant important, parce qu’il concerne un secteur considéré comme l’épine dorsale du développement socioéconomique pour la renaissance de toute l’Afrique

» Nous sommes en train d’appliquer la vision partagée entre nos deux chefs d’État, qui veulent impulser davantage la diplomatie de développement, et ici particulièrement, dans le secteur des Transports, Voies de communication, et de Désenclavement », a-t-il expliqué. 

Pour lui, cet accord est d’autant important, parce qu’il concerne un secteur considéré comme l’épine dorsale du développement socioéconomique pour la renaissance de toute l’Afrique.

» Nous considérons ce secteur comme étant l’épine dorsale du développement économique et social de nos populations et pourquoi pas de l’Afrique toute entière. Parce que nos chefs d’État sont aujourd’hui sur la voie de la renaissance africaine. Voilà pourquoi, sous la haute autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, nous avons signé ce mémorandum d’entente qui va accompagner la République démocratique du Congo dans la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de transport d’une manière générale, et particulièrement, des transports aériens », a martelé le Ministre des Transports, Voies de communication, et Désenclavement, Chérubin Okende. 

Pour le sud-africain Fikile Mbalula, c’est un protocole d’accord très important pour la RDC et l’Afrique du Sud, qui sont en train de cimenter leurs relations déjà en marche dans le domaine de la paix et la reconstruction. La cérémonie s’est déroulée en présence d’une forte délégation sud-africaine et de plusieurs officiels congolais, dont des délégués de la présidence, le PCA et le DG de la RVA.

Ordres du Merite de la Communication et de l’Économie Numérique : La 4e Edition Officiellement Lancée

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte D’Ivoire, le vice-président de l’Ordre du Mérite de la Communication, le commandant Nouho Bamba, représentant le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, a officiellement lancé, le vendredi 15 juillet 2022 à Abidjan-Plateau, l’édition 2022 de la Journée du Mérite de la Communication et de l’Économie numérique.

C’était en présence du vice-président de l’Ordre des Postes et Télécommunications, Louis Aboué Nandoh, du président du Conseil de discipline de l’Ordre, Léandre Anoma-Kanie et du secrétaire de l’Ordre en charge de l’administration, Brahima Yéo.

À cette occasion, le représentant du ministre Amadou Coulibaly a invité les acteurs de la communication et de l’économie numérique à faire acte de candidature au concours de promotion dans l’Ordre du mérite de la Communication et dans l’Ordre des Postes et Télécommunications.

Les dossiers de candidature doivent parvenir au ministre, au plus tard, le 31 août 2022, à 18h00

« De façon générale, le lancement officiel de la 4e édition de la Journée du Mérite de la Communication et de l’Économie numérique se caractérise par un avis à manifestation d’intérêt permettant au Conseil de l’Ordre de réceptionner les dossiers des candidats des secteurs de la Communication, des Médias et de la Poste et Télécommunications qui ont contribué, par leur travail ou par leurs actions, au développement et à la promotion de ces secteurs en Côte d’Ivoire », a expliqué le commandant Nouho Bamba.

Peuvent candidater les acteurs actuels et passés du secteur de la Communication et des Médias en Côte d’Ivoire et les acteurs actuels ou passés du secteur des Postes et Télécommunications. Les propositions de candidatures sont adressées par voie hiérarchique au ministre chargé de la Communication et de l’Économie numérique, président du Conseil de l’Ordre, ou au préfet de Département pour les candidats de l’intérieur du pays.

Les dossiers de candidature doivent parvenir au ministre, au plus tard, le 31 août 2022, à 18h00. Les conditions de candidature sont consultables sur le site web du ministère de la Communication et de l’Économie numérique : www.communication.gouv.ci, par voie de presse écrite ou numérique.

Au cours de la cérémonie de décoration prévue pour se tenir en décembre 2022, 40 personnalités du secteur de la Communication et des Médias, de même que 80 autres des Postes et des Télécommunications seront élevées aux grades de Commandeur, d’Officier et de Chevalier.  

La BAD accorde 150 millions USD en faveur du Kenya pour soutenir un important projet d’autoroutier

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 14 juillet 2022, à Abidjan, un financement de 150 millions de dollars en faveur du Kenya pour soutenir un important projet de développement autoroutier dans le cadre du programme de partenariat public-privé (PPP) dit « First Mover » du gouvernement.

Le projet prévoit le développement des autoroutes A8 et A8 Sud. L’actuelle route A8 de 175 kilomètres entre Rironi et Mau Summit sera transformée en chaussée à quatre voies. La route A8 Sud de 57,8 kilomètres à deux voies, reliant Rironi à Naivasha, sera renforcée et entretenue sur une période de 30 ans.

Ces deux routes sont des axes majeurs qui traversent les régions les plus densément peuplées du pays, commençant par Nairobi, capitale et centre névralgique commercial du Kenya, et traversant plusieurs comtés à Nakuru et Kiambu, zones agricoles, réserves naturelles et centres touristiques. Ces routes sont aussi des maillons du stratégique corridor nord, le plus fréquenté des corridors de commerce et de transport d’Afrique de l’Est, qui offre un accès aux pays voisins enclavés.

Le projet s’inscrit dans la droite ligne de la Vision 2030 du Kenya et de la stratégie nationale de soutien à l’industrialisation par le développement des infrastructures

Les 150 millions de dollars proviennent du guichet de prêt pour les opérations non souveraines du Groupe de la Banque et s’inscrivent dans la tranche IFD destinée à Rift Valley Highways Limited – un véhicule ad hoc constitué au Kenya et détenu à 100 % par le groupe Vinci et Meridiam Infrastructure Africa Fund. Rift Valley Highways a conclu un accord de concession en partenariat public-privé de 30 ans avec la Kenya National Highways Authority (KeNHA) en septembre 2020, pour concevoir, construire, financer, exploiter, entretenir et transférer les deux autoroutes.

Le projet s’inscrit dans la droite ligne de la Vision 2030 du Kenya et de la stratégie nationale de soutien à l’industrialisation par le développement des infrastructures. Il s’aligne également sur les priorités de la Banque en matière d’infrastructures dans le cadre de sa Stratégie décennale (2013-2022) et sur trois de ses priorités stratégiques, les « High 5 » : « intégrer l’Afrique », « industrialiser l’Afrique » et « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ».

Il s’agit du premier projet de ce type qu’approuve le Conseil d’administration au titre du cadre de partenariat public-privé que la Banque a adopté il y a peu. Le directeur par intérim chargé des Infrastructures et de l’Urbanisme au sein de la Banque, Mike Salawou, a déclaré : « Le péage et la concession des principaux corridors commerciaux à travers le continent africain sont en augmentation, car le besoin de connectivité et d’intégration est amplifié par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et le besoin de sources de financement alternatives à travers les partenariats publics-privés, pour assurer la durabilité et la fiabilité des corridors commerciaux. »

 « L’un des principaux avantages de ce projet est qu’il va permettre d’améliorer le bilan de sécurité extrêmement médiocre de l’autoroute, identifiée comme l’une des plus accidentogènes du Kenya, a ajouté Nnenna Nwabufo, directrice générale du Groupe de la Banque africaine de développement pour la région Afrique de l’Est. En outre, les résultats directs escomptés en termes de développement comprennent une productivité accrue, des gains d’efficacité commerciale et des économies de temps et de coûts. À terme, cela devrait soutenir la croissance économique et améliorer la qualité de vie de la population. »

Le projet devrait générer 1 500 emplois pendant la construction et 200 autres pendant l’exploitation, et au moins 40 % de la main-d’œuvre et des matériaux utilisés seront d’origine locale.