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Le Soudan du Sud obtient 8,1 milliards USD de la BAD pour parer à une crise alimentaire d’ampleur

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(CROOISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 15 juillet 2022 à Abidjan, l’octroi d’un don de 8,1 millions de dollars au Soudan du Sud pour financer son Programme de production alimentaire d’urgence.

Accordé via la Facilité d’appui à la transition, ce don est un financement additionnel, car « il s’inscrit dans le prolongement du Projet de développement des marchés, de création de valeur ajoutée et de commerce dans le secteur agricole (AMVAT), que la Banque finance à hauteur de plus de 10 millions de dollars, explique Nnena Nwabufo, directrice générale du Groupe de la Banque pour l’Afrique de l’Est. L’AMVAT se déroule très bien mais là, Il s’agit de répondre à une situation d’urgence. »

Aggravée par les aléas climatiques, la menace de crise alimentaire plane de longue date sur le Soudan du Sud, qui n’a pas atteint l’autosuffisance alimentaire depuis 2009. Quelque 8,9 millions de personnes (plus de 70 % de la population sud-soudanaise, dont 4,6 millions d’enfants) ont bénéficié d’une aide humanitaire en 2022, soit 600 000 de plus qu’en 2021, d’après le Programme alimentaire mondial. Mais cette menace de crise alimentaire n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui, sous l’effet de la guerre en Ukraine.

Du projet devrait entraîner une hausse durable de production et productivité agricoles du pays, conjuguée une hausse revenus et, partant, une meilleure qualité de vie agriculteurs

Le premier projet du Programme de production alimentaire d’urgence cible 600 000 personnes supplémentaires parmi les plus vulnérables, dans cinq États du pays qui ont récemment subi de graves inondations, causant des centaines de milliers de foyers sinistrés et de lourdes pertes en récoltes et bétail : Bahr el Ghazal septentrional, Haut-Nil, Bahr el Ghazal occidental, Équatoria oriental et Équatoria occidental. Priorité est donnée à celles et ceux qui ont bénéficié d’une aide alimentaire ces dernières années – la moitié sont des femmes.

Objectifs du projet : doper la production et la productivité́ agricoles dans les cinq États, en misant sur l’utilisation de semences améliorées, d’engrais et de services de vulgarisation dédiés aux agriculteurs, outre le renforcement des capacités institutionnelles du secteur agricole.

Concrètement, ce sont 498 millions de tonnes de semences de sorgho, autant de niébé et 10 millions de tonnes de semences de riz qui vont être distribuées aux paysans. Ceux-ci vont également recevoir 30 millions de tonnes d’engrais. « Pour s’assurer de l’efficacité de ces mesures, le projet inclut la formation de milliers d’agriculteurs dont près de la moitié sont des femmes sur les bonnes pratiques agricoles et le bon usage et dosage des engrais », précise Themba Bhebe, directeur-pays du Groupe de la Banque africaine de développement pour le Soudan du Sud.

La conduite à terme du projet devrait entraîner une hausse durable de la production et la productivité agricoles du pays, conjuguée à une hausse des revenus et, partant, à une meilleure qualité de vie des agriculteurs. Il va aussi aider à diffuser les bonnes pratiques agricoles climato-intelligentes et renforcer la sécurité alimentaire du pays.

Dans le souci d’assurer une continuité́ avec les opérations en cours tout en répondant à l’urgence de la situation, l’exécution du premier projet du Programme de production alimentaire d’urgence est confiée à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), déjà chargée du Projet de développement des marchés, de création de valeur ajoutée et de commerce dans le secteur agricole.

Dans la lutte qu’il mène contre l’insécurité alimentaire en Afrique, exacerbée par la guerre en Ukraine à l’origine d’une flambée mondiale des prix des denrées alimentaires, le Groupe de la Banque africaine de développement a lancé, le 20 mai 2022, la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence, dotée de 1,5 milliard de dollars. Il s’agit de doter quelque 20 millions de producteurs à travers l’Afrique de semences (blé, riz, maïs et soja) et d’engrais de qualité, outre leur fournir de nombreux services d’appui technique. L’objectif est de produire 38 millions de tonnes supplémentaires de denrées alimentaires en Afrique sur les deux ans à venir, d’une valeur de 12 milliards de dollars.

Le Bénin obtient un financement additionnel de 233,8 millions d’euros pour le Programme AQUAVIE

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Purity* (10yrs) drinks water from a tap connected to an Oxfam solar piped water system in Bubi District, Zimbabwe.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Benin, le Ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances du Benin Romuald WADAGNI, et Atou SECK, Représentant résident de la Banque mondiale, ont  procédé le vendredi 15 juillet  2022, à la signature d’un  accord de financement additionnel de 233,8 millions d’Euros soit plus de (153 milliards de FCFA) pour le Programme AQUAVIE, en présence de Madame Elisabeth HUYBENS, Directrice des Opérations et la Stratégie de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et le Centre. 

Ce financement additionnel permettra d’amplifier les investissements engagés par le gouvernement du Président Patrice TALON pour l’atteinte de l’accès universel à l’eau potable avant le terme fixé par les Nations Unies. Il consistera en la construction 80 nouveaux Systèmes d’Approvisionnement en Eau Potable multi Villages (SAEPmV) pour desservir environ 1.266.000 personnes additionnelles à la mise en service des ouvrages répartis sur 404 villages dans tous les Départements du pays hormis celui  Littoral, à travers 2.700 bornes fontaines et 28.000 branchements privés. 

Il consistera en la construction 80 nouveaux Systèmes d’Approvisionnement en Eau Potable multi Villages pour desservir environ 1.266.000 personnes additionnelles

À propos du Programme AQUAVIE :

Le Programme AQUAVIE a pour objectif d’améliorer l’accès aux services d’eau potable et de renforcer les modèles de gestion dans les zones rurales du Bénin. 

Il vise spécifiquement : 

· le développement rapide des infrastructures d’alimentation en eau potable de nouvelle génération, y compris la réhabilitation et l’extension des systèmes d’approvisionnement en eau potable existants, en vue de la desserte universelle ; 

· la gestion professionnalisée durable du service public de l’eau potable en milieu rural avec des opérateurs qualifiés.

Niger: un don de 5,4 millions USD de la BAD pour financer la production agricole

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le 15 juillet, à Abidjan, un don de 5,4 millions USD au Niger pour financer la production agricole. Le don aidera les populations à faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires qui flambent sur le marché international du fait de la guerre en Ukraine.

« La guerre en Ukraine a exacerbé la hausse des prix des denrées alimentaires à l’échelle mondiale. Au Niger, la crise a entraîné une réduction de l’approvisionnement et une augmentation des prix des denrées alimentaires essentielles (en particulier le blé et ses dérivés, le sucre, les légumineuses, l’huile de tournesol) », a affirmé John Andrianarisata, responsable-pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Niger. « Le Programme de réponse à la crise alimentaire et de soutien d’urgence que finance le Groupe de la Banque se propose de rattraper les déficits alimentaires au Niger à travers un appui aux cultures irriguées qui ont une grande valeur marchande et des qualités nutritives appréciables », a-t-il expliqué.

Par cette intervention, la Banque et le gouvernement du Niger entendent augmenter les rendements agricoles des vivriers de 30 % à 50 %

Le don entre dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence dotée de 1,5 milliard de dollars américains (https://bit.ly/3PwwAXn) que le Groupe de la Banque a lancée le 20 mai dernier pour renforcer la souveraineté alimentaire du continent. La facilité fournira des semences agricoles à 20 millions de producteurs sur le continent. Les variétés concernées sont le blé, le riz, le maïs et le soja. Elle permettra de produire au cours des deux prochaines années 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires, d’une valeur de 12 milliards de dollars.

Les 5,4 millions de dollars proviennent de la Facilité d’appui à la transition (https://bit.ly/3uTynOj), un mécanisme de financement rapide du Groupe de la Banque africaine de développement et vont permettre au Niger de produire 45 000 tonnes supplémentaires de produits vivriers et aider 88 881 ménages vulnérables, soit 622 000 personnes.

Pour l’exécution du programme, le Groupe de la Banque prévoit notamment l’acquisition et la distribution de semences sélectionnées aux agriculteurs. Ainsi, 200 tonnes de semences de blé, 350 tonnes de niébé, 75 tonnes de maïs, 100 tonnes de riz, 625 tonnes de pommes de terre seront distribuées aux producteurs. Les agents de vulgarisation bénéficieront de formation pour mieux encadrer les producteurs. Par cette intervention, la Banque et le gouvernement du Niger entendent augmenter les rendements agricoles des vivriers de 30 % à 50 %.

La production supplémentaire permettra de subvenir aux besoins des populations vulnérables dans six des huit régions du Niger : Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua et Zinder.

Le don permettra aussi aux paysans d’utiliser davantage d’engrais subventionnés qui seront mis à leur disposition. Au total, 775 tonnes d’engrais de type NPK (azote, phosphore, potassium), 775 tonnes d’urée et 3 419 litres d’engrais liquide biologique seront mis à leur disposition. Le recours aux engrais chimiques vise à améliorer de façon substantielle les rendements agricoles. Les producteurs concernés par le projet recevront des formations spécifiques sur l’utilisation des engrais.

Xi Jinping inspecte Urumqi au Xinjiang

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De mardi après-midi à mercredi matin, Xi Jinping a inspecté la ville d’Urumqi, capitale de la région autonome ouïgoure du Xinjiang. Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, a inspecté de mardi aprèsmidi à mercredi matin, une université, une zone portuaire terrestre internationale, une communauté résidentielle et un musée dans la ville d’Urumqicapitale de la région autonome 

Xi Jinping met l’accent sur la protection du patrimoine culturel après avoir assisté à un spectacle ethnique au Xinjiang

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Dans la matinée du 13 juillet 2022 dans la ville d’Urumqi, Xi Jinping a assisté à un spectacle de « l’Épopée de Manas », au Musée de la région autonome ouïgoure du Xinjiang.

Tchad : un don de 4 millions USD de la BAD pour parer aux risques d’insécurité alimentaire aggravée par la guerre en Ukraine

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a accordé, le 15 juillet 2022, à Abidjan, un don de 4,05 millions de dollars américains au Tchad, pour lui permettre de mettre en œuvre son Projet d’appui au secteur agricole et de réponse à la crise alimentaire.

Cette aide financière provient de la Facilité d’appui à la transition un mécanisme de financement rapide du Groupe de la Banque africaine de développement. « Le Tchad fait partie des pays sahéliens exposés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Le projet qui a été approuvé aujourd’hui par notre Conseil d’administration va permettre au gouvernement de mettre en œuvre le Projet d’appui au secteur agricole et de réponse à la crise alimentaire dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et la résilience des ménages pauvres et vulnérables, en augmentant la production agricole dans le pays », explique Ali Lamine Zeine, responsable-pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Tchad.

L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années, d’une valeur de 12 milliards de dollars

Le projet est articulé autour de deux composantes. La première porte sur l’acquisition de semences certifiées adaptées au climat et d’engrais de type NPK (azote, phosphore et potassium) et urée, afin d’augmenter la productivité et de compenser le déficit en céréales dans le pays. Au total, 18 000 kits d’intrants (semences plus engrais) vont être distribués aux petits exploitants agricoles, dont 60 % sont des femmes et des jeunes.

La moyenne de production céréalière dans les trois provinces que couvre le projet (Salamat, Moyen-Chari et Mandoul) est actuellement de 0,85 tonne par hectare pour le sorgho pluvial, de 1,2 tonne par hectare pour le maïs et de 1,5 tonne par hectare pour le berbéré (sorgho de contre-saison). Le projet devrait permettre d’augmenter d’au moins 30 % ses rendements, en portant la production de sorgho à 1,1 tonne par hectare, du maïs à 1,7 tonne par hectare et celle de berbéré à 1,95 tonne par hectare. Ce sont ainsi 29 700 tonnes de sorgho pluvial, 31 080 tonnes de maïs et 52 650 tonnes de berbéré supplémentaires qui seront produits.

La seconde composante du projet est constituée d’un volet administratif, qui porte sur la coordination du projet notamment l’élaboration de plans de travail et des budgets annuels, les rapports d’avancement ainsi que la gestion administrative, comptable et financière.

Au terme de sa mise en œuvre, le projet aura permis de sécuriser les populations bénéficiaires contre la hausse des prix des denrées alimentaires causée cumulativement par le déficit de production de la campagne agricole passée et la guerre en Ukraine

Pour faire face aux effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui a provoqué une flambée des prix des denrées alimentaires au niveau mondial, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a mis en place, le 20 mai 2022, une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars. La facilité vise à fournir des semences agricoles (blé, riz, maïs et soja) à 20 millions de producteurs à travers le continent. L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années, d’une valeur de 12 milliards de dollars.

Le Madagascar obtient plus 20 millions USD pour renforcer sa sécurité alimentaire

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Madagascar va recevoir du Groupe de la Banque africaine de développement un financement de 20,20 millions USD pour accroître sa production de céréales et d’oléagineux.

L’objectif est de renforcer sa sécurité alimentaire face aux effets de la guerre russo-ukrainienne. L’accord de financement a été approuvé par le Conseil d’administration ce 15 juillet 2022 à Abidjan. Le financement du Groupe de la Banque africaine de développement est composé à 78% de don (soit 15,77 millions de dollars) du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque et de la Facilité d’appui à la transition.

La partie prêt concessionnel représente 22% du montant du financement (soit 4,43 millions de dollars) de la Facilité d’appui à la transition, un mécanisme de financement rapide du Groupe de la Banque. « Le projet couvrira quatre filières agricoles : le riz, premier aliment de base des populations malagasy ; le blé qui sera transformé en farine pour la consommation humaine ; le soja et l’huile pour la fabrication d’huile alimentaire et de tourteau pour bétail », explique Adam Amoumoun, responsable-pays du Groupe de la Banque africaine de développement à Madagascar.

Le projet va renforcer le système semencier national pour la production de 7 540 tonnes de semences certifiées améliorées et résilientes, mettre à la disposition de 139 100 producteurs (dont 30 % de femmes), 2 485 tonnes de semences certifiées et 21 830 tonnes d’engrais dont 20 528 tonnes d’engrais organique, à l’aide de la plateforme de bons électroniques du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.

Il permettra en outre d’améliorer la gouvernance et la durabilité en matière de production agricole en encourageant le développement d’une agro-industrie locale pour accélérer la substitution de la farine de blé avec d’autres produits locaux (farine de manioc et de patate douce) et les chaînes de valeurs des oléagineux. Au cours des deux années de sa mise en œuvre, le projet va ainsi permettre d’améliorer l’accès aux intrants, aux services agricoles et aux marchés pour les petits producteurs. 

Les différentes régions bénéficiaires du projet sont : Amoron’i Mania, Menabe Vakinankaratra, Melaky, Alaotra Mangoro, Boeny, Sofia, Sava, Diana, Atsinanana, Analanjirofo, Analamanga, Haute Matsiatra, Ihorombe, Betsiboka, Androy, Anosy et Atsimo Andrefana.

Afin de faire face aux effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui fait flamber les prix des denrées alimentaires, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 20 mai 2022, une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars. La facilité vise à fournir des semences agricoles à 20 millions de producteurs sur le continent. Les variétés concernées sont le blé, le riz, le maïs et le soja. L’objectif est de produire au cours des deux prochaines années, 38 millions de tonnes supplémentaires de nourriture d’une valeur 12 milliards de dollars.

Guerre en Ukraine: la croissance mondiale devrait chuter de 5,7 % en 2021 à 2,9 % en 2022

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En venant s’ajouter aux dégâts causés par la pandémie de COVID-19, l’invasion russe de l’Ukraine a accentué le ralentissement de l’économie mondiale, qui entre dans ce qui pourrait devenir une période prolongée de croissance faible et d’inflation élevée, selon les dernières Perspectives économiques mondiales publiées par la Banque mondiale. Il en résulte un risque grandissant de stagflation, ce qui aurait des conséquences délétères tant pour les pays à faible revenu que pour ceux à revenu intermédiaire.

La croissance mondiale devrait chuter de 5,7 % en 2021 à 2,9 % en 2022, soit nettement moins que les 4,1 % prévus en janvier dernier. Ce rythme de croissance devrait perdurer jusqu’en 2023-2024, dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, qui perturbe fortement l’activité, l’investissement et le commerce à court terme, par le tassement des effets de rattrapage de la demande et par la levée progressive des mesures de soutien budgétaire et d’accompagnement monétaire. En raison des dommages conjugués de la pandémie et de la guerre, le niveau de revenu par habitant dans les pays en développement sera cette année inférieur de près de 5 % à la tendance pré-COVID.

« La guerre en Ukraine, les confinements en Chine, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et le risque de stagflation pèsent sur la croissance. Pour bien des pays, il sera difficile d’échapper à la récession, prévient le président de la Banque mondiale, David Malpass. Les marchés regardent vers l’avenir, il est donc urgent d’encourager la production et d’éviter les restrictions commerciales. Des changements dans les politiques budgétaires, monétaires, climatiques et d’endettement sont nécessaires pour remédier à l’affectation inappropriée des capitaux et aux inégalités. »

L’édition de juin des Perspectives économiques mondiales fournit la première comparaison systématique des conditions économiques mondiales actuelles avec la stagflation des années 1970, en évaluant tout particulièrement la façon dont la stagflation pourrait affecter les économies de marché émergentes et en développement. La sortie de la stagflation des années 1970 a supposé de fortes hausses des taux d’intérêt dans les principales économies avancées, qui ont joué un rôle prépondérant dans le déclenchement d’une série de crises financières dans les économies émergentes et en développement.

« Les économies en développement devront trouver un équilibre permettant à la fois d’assurer la viabilité budgétaire et d’atténuer les effets de la conjugaison des crises actuelles sur leurs populations les plus pauvres, souligne Ayhan Kose, directeur du département Perspectives de la Banque mondialeCommuniquer clairement sur les décisions de politique monétaire, s’appuyer sur des cadres de politique monétaire crédibles et protéger l’indépendance des banques centrales peut permettre d’ancrer efficacement les anticipations d’inflation et de réduire l’ampleur du resserrement nécessaire pour obtenir les effets souhaités sur l’inflation et l’activité. »  

La situation actuelle est comparable à celle des années 1970 à trois titres : des perturbations persistantes de l’offre qui alimentent l’inflation, précédées d’une période prolongée de politique monétaire très accommodante dans les principales économies avancées ; des projections de ralentissement de la croissance ; des économies émergentes et en développement vulnérables face à la nécessité d’un durcissement de la politique monétaire pour maîtriser l’inflation.

Toutefois, plusieurs aspects distinguent l’épisode d’aujourd’hui de celui des années 1970 : le dollar est fort, alors qu’il était très faible à l’époque, l’ampleur des hausses de prix des produits de base est plus modérée et les bilans des principales institutions financières sont généralement solides. Plus important encore, et contrairement aux années 1970, les banques centrales des économies avancées et de nombreuses économies en développement ont désormais des mandats clairs envers la stabilité des prix et, au cours des trois dernières décennies, elles ont obtenu des résultats tangibles dans la réalisation de leurs objectifs d’inflation.

L’inflation mondiale devrait ralentir l’année prochaine, mais elle restera probablement supérieure aux objectifs dans de nombreux pays. Si l’inflation reste élevée, la répétition des solutions adoptées lors de la précédente stagflation pourrait se traduire par une forte récession mondiale, ainsi que par des crises financières dans certaines économies émergentes et en développement.

Le rapport fournit par ailleurs un nouvel éclairage sur la manière dont les effets de la guerre sur les marchés de l’énergie assombrissent les perspectives de croissance mondiale. La guerre en Ukraine a provoqué une flambée des prix dans un large éventail de produits de base liés à l’énergie. La hausse des prix de l’énergie aura pour conséquences de réduire les revenus réels, augmenter les coûts de production, durcir les conditions financières et limiter les politiques macroéconomiques, en particulier dans les pays importateurs d’énergie.

La croissance des économies avancées devrait fortement marquer le pas, passant de 5,1 % en 2021 à 2,6 % en 2022, soit 1,2 point de pourcentage de moins que les projections établies au mois de janvier dernier. Elle devrait continuer à se tasser pour s’établir à 2,2 % en 2023, en grande partie du fait de la poursuite de la suppression des mesures de soutien budgétaire et monétaire prises pendant la pandémie.

Dans les économies de marché émergentes et en développement, la croissance devrait également chuter de 6,6 % en 2021 à 3,4 % en 2022, soit bien en dessous de la moyenne annuelle de 4,8 % sur la période 2011-2019. Les conséquences négatives de la guerre éclipseront l’effet positif éventuel à court terme de la hausse des prix de l’énergie pour certains exportateurs de matières premières. Les prévisions de croissance pour 2022 ont été revues à la baisse dans près de 70 % des économies émergentes et en développement, notamment dans la plupart des pays importateurs de produits de base et dans 80 % des pays à faible revenu.

Le rapport souligne la nécessité d’une action politique résolue au niveau international et national pour éviter les pires répercussions de la guerre en Ukraine sur l’économie mondiale. Cela supposera des interventions à l’échelon mondial pour limiter le préjudice subi par les personnes touchées par la guerre, pour amortir le choc de la flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires, pour accélérer l’allégement de la dette et pour accélérer la vaccination dans les pays à faible revenu. Il faudra également apporter, sur le plan national, des réponses vigoureuses en faveur de l’offre, tout en assurant le bon fonctionnement des marchés mondiaux des produits de base.

Les responsables publics doivent en outre s’abstenir d’appliquer des mesures génératrices de distorsions telles que les politiques de contrôle des prix, les subventions et les interdictions d’exportation, lesquelles pourraient aggraver la récente flambée des prix des matières premières. Dans le contexte difficile d’une montée de l’inflation, d’une croissance plus faible, d’un resserrement des conditions financières et d’une marge de manœuvre budgétaire limitée, les gouvernements devront réorienter en priorité leurs dépenses vers une aide ciblée aux populations vulnérables.

Zambie: Kandia Camara, cheffe de la diplomatie Ivoirienne participe à la 41ème Session Ordinaire du Conseil Exécutif de l’UA à Lusaka

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Pendant deux jours, le Conseil Exécutif de l’UA examinera les rapports, sur la conférence, produits par les États membres de l’Agence Africaine des Médicaments (AMA), l’opérationnalisation du Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC-Afrique) et la viabilité financière du Fonds Africain contre les épidémies.

L’impact de la crise ukrainienne sur le continent africain et la réponse de l’Afrique à la pandémie de la Covid-19 sont également à l’ordre du jour.

Le Conseil examinera également les projets de documents de travail et de déclaration de la 4ème Réunion de coordination semestrielle, notamment le rapport sur l’état de l’intégration régionale en Afrique et le rapport sur la division du travail entre l’UA, le CER, les RMS et les États Membres.

Il s’agit en outre d’examiner la Plateforme d’Echange de Connaissances Interrégional (I-RECKE) sur l’alerte précoce et la prévention des conflits, ainsi que la Zone de libre échange tripartite entre la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA) et la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC).

L’impact de la crise ukrainienne sur le continent africain et la réponse de l’Afrique à la pandémie de la Covid-19 sont également à l’ordre du jour.

La Banque mondiale estime qu’une transition juste vers un monde sans charbon ne sera possible qu’en associant les communautés concernées

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‘CROISSANCE AFRIQUE)-Le charbon a été le moteur de la révolution industrielle, mais il a plombé le ciel de ses fumées. Aujourd’hui, le charbon reste la source d’énergie la plus répandue au monde et une cause majeure des émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent la planète. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a tiré le signal d’alarme : si le charbon n’est pas éliminé progressivement avant 2040 (a), le monde ira tout droit vers la catastrophe climatique.

Pour ces raisons et bien d’autres, des pays aussi divers que l’Indonésie et l’Ukraine s’emploient à abandonner le charbon. En 2021, toutefois, son utilisation a fortement progressé (a) après un recul pendant la pandémie de COVID-19. De nombreux pays en développement font face à de graves pénuries d’énergie qui mettent en péril leur reprise économique et ont un impact disproportionné sur les pauvres. Tous ces facteurs et les problèmes associés à la fermeture des sites charbonniers et à la reconversion des communautés dépendantes du charbon continuent de ralentir la transition vers les énergies propres (a).

L’expérience de l’Europe et des États-Unis a montré que la transition vers l’abandon du charbon peut prendre des décennies et s’accompagner de défis économiques et d’emploi, mais aussi sociaux et culturels. Toutefois, les pays peuvent dès maintenant se préparer à sortir du charbon d’une manière qui protège les individus, les communautés et l’environnement.

« C’est un enjeu d’emplois, de compétences et de vie meilleure »

« La transition vers l’abandon du charbon dans le secteur énergétique est le pas le plus important à franchir pour limiter le réchauffement climatique », a déclaré Mari Pangestu, directrice générale de la Banque mondiale pour les politiques de développement et les partenariats, lors d’un récent débat à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale.

« Nous sommes déterminés à aider les pays à accélérer la transition énergétique, mais dans le même temps, nous accordons une grande attention à un aspect essentiel : les personnes concernées, car il faut aussi trouver comment protéger les salariés, leurs familles, leurs communautés et l’environnement. Aider les travailleurs du charbon et les communautés est primordial pour créer et donner accès à de nouvelles opportunités économiques dans le cadre de la transition vers l’énergie propre. C’est un enjeu d’emplois, de compétences et, évidemment, de vie meilleure. »

Selon Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale, de nombreux gouvernements et entreprises se sont employés à traiter la question de l’abandon du charbon avec les salariés concernés et à négocier la marche à suivre, avec notamment une date de sortie du charbon et des engagements de la part des employeurs et des pouvoirs publics en faveur d’une transition juste.

 « Que veut dire exactement une transition juste ? Cela signifie qu’il faut que les gens puissent avoir confiance. Qu’ils sachent qu’il y aura des emplois, encore des emplois et toujours des emplois. Il ne peut y avoir de confiance si les gens sentent qu’ils seront abandonnés, qu’ils seront mis de côté comme des équipements mis au rebut, ou qu’ils deviendront les membres de communautés laissées de côté », explique Sharan Burrow.

Dans le cadre de son Plan d’action sur le changement climatique, la Banque mondiale travaille avec les pays producteurs de charbon, grands et petits, pour aider les autorités nationales, régionales et locales à élaborer des feuilles de route claires pour éliminer progressivement le charbon, protéger les travailleurs, leurs familles, leurs communautés et l’environnement. Il s’agit aussi de soutenir les investissements dans l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et à faible teneur en carbone.

Une feuille de route pour la sortie progressive du charbon

La mise en place d’une transition juste pour tous exige une méthode qui mobilise l’ensemble de la société, en associant un large éventail de parties prenantes : pouvoirs publics, secteur privé, collectivités, chercheurs et société civile.

La première étape essentielle réside dans le dialogue social, qui permettra de mettre en place les processus en faisant participer tout le monde, estime Per Olsson Fridh, ministre suédois de la Coopération internationale pour le développement. « Une approche pangouvernementale est nécessaire partout pour mener cette transition. C’est en rassemblant les acteurs et les parties prenantes pour déterminer où se trouvent les opportunités que cette transition sera juste pour tous, et c’est ce dont nous avons besoin. »

L’implication précoce des communautés est un élément essentiel pour comprendre les répercussions sociales éventuelles sur les différents groupes, pour établir la confiance et pour s’assurer qu’ils peuvent prendre en main leur propre processus d’évolution et de transition. Les personnes les plus affectées doivent contribuer à la préparation des plans, des politiques et des réformes qui renforceront les institutions et mobiliseront les investissements nécessaires pour réhabiliter les sols, aider les individus à trouver un emploi et à vivre après la transition, et à construire un nouvel avenir économique.

L’initiative de la Banque mondiale, « Soutenir la transition énergétique dans les régions charbonnières », prodigue des conseils et des financements aux pays qui ont pris la décision de sortir du charbon. Elle permet notamment d’aider les gouvernements à concevoir des dispositifs globaux de protection sociale pour les salariés risquant d’être licenciés, à élaborer des programmes de reconversion et d’évolution professionnelle, à préparer des plans complets d’assainissement de l’environnement pour permettre la réaffectation des anciens terrains miniers et des actifs houillers, et à proposer de possibles options de transition économique. L’initiative aide également les pays à respecter leurs contributions déterminées au niveau national, soumises dans le cadre de l’accord de Paris.

En Grèce, la Banque mondiale a participé à la mise au point d’une feuille de route pour 2019-2020 destinée à éliminer progressivement le charbon en Macédoine-Occidentale, une région où le chômage est le plus élevé du pays, en particulier chez les jeunes, et où la destruction d’emplois pourrait accentuer les tensions. Cette feuille de route précise les actions à mener aux niveaux gouvernemental, social et environnemental, y compris les rôles des différents échelons de gouvernement pour préparer les individus et les communautés à la transition, et pour réhabiliter les sites miniers et réaffecter les terres et les actifs.


L’abandon du charbon peut être l’occasion d’autonomiser les communautés, d’adopter de nouvelles technologies, de redéfinir le développement économique local, d’ouvrir de nouvelles perspectives et de créer de nouveaux emplois. Ainsi, la Pologne a pour objectif de diminuer la part du charbon dans son bouquet énergétique, de 70 % à seulement 11 % d’ici 2040, tout en développant les technologies sobres en carbone et les énergies renouvelables. Le pays est devenu l’un des principaux producteurs de batteries lithium-ion en Europe et a considérablement intensifié sa production de bus électriques, créant ainsi de nouveaux emplois. La Pologne partage également son expérience en participant à un échange de connaissances (a) entre ses régions charbonnières et celles de l’Ukraine.

Si la fermeture d’une mine de charbon est toujours difficile pour les travailleurs et les communautés, ils peuvent mieux se reconvertir s’ils sont associés en tant que partenaires de la transition. « Une transition juste requiert une solidarité internationale : nous devons aider les pays à prendre ce virage, a indiqué la ministre belge de la Coopération au développement, Meryame Kitir. Si nous ne sommes pas solidaires, cette transition capitale risque de faire des gagnants et des perdants, alors que nous avons la possibilité de faire en sorte que tout le monde y gagne. »