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Le FAD octroie un don de 11 millions USD au Secrétariat de la ZLECAF

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, a donné son feu vert, jeudi 14 juillet 2002 à Abidjan, à un appui institutionnel de 11,02 millions USD au profit du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), pour aider à renforcer l’efficacité de la mise en œuvre du marché de libre-échange continental.

Ce don du Fonds africain de développement, le guichet de prêt concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, poursuit le même élan qui prévalait lorsqu’il avait accordé un premier appui de 5 millions de dollars à l’Union africaine, pour la mise en place du Secrétariat permanent de la ZLECAf. Celui-ci a officiellement ouvert ses portes le 17 août 2020 à Accra, au Ghana.

Le Projet d’appui institutionnel au Secrétariat de la ZLECAf – Phase II va ainsi permettre de consolider les résultats de la première phase, qui s’était focalisée sur la mise en place du Secrétariat de la ZLECAf et les programmes et outils prérequis à la mise en œuvre de la ZLECAf, outre un travail de sensibilisation des acteurs concernés.

La relation entre le Secrétariat de la ZLECAf et le Groupe de la Banque africaine de développement est cruciale pour la concrétisation d’un commerce continental

Ce deuxième appui, qui a toujours pour objectifs d’encourager un commerce interafricain durable et d’inciter à accroître la part des pays africains dans le commerce intra-africain, entend intensifier la mise en œuvre effective de la ZLECAf. Il va s’agir notamment, tant pour le Secrétariat que pour les pays de la zone – surtout ceux en transition –, d’harmoniser et intégrer les initiatives nationales et régionales portant sur les politiques commerciales, et de faire progresser l’intégration commerciale africaine grâce à l’application effective de la zone de libre-échange.

Le projet prévoit d’engager des études et des initiatives pour identifier de nouvelles opportunités commerciales et économiques pour les femmes, d’aider à l’élaboration du protocole de la ZLECAf sur les femmes et les jeunes dans le commerce, et d’appuyer le renforcement des capacités et l’acquisition de compétences commerciales ciblées pour les femmes.

Le projet va s’articule autour de trois composantes : renforcement institutionnel du Secrétariat de la ZLECAf ; appui au secteur privé dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECAf ; et appui à des chaînes de valeur régionales et continentales résilientes au climat pour stimuler le commerce intra-africain.

« La relation entre le Secrétariat de la ZLECAf et le Groupe de la Banque africaine de développement est cruciale pour la concrétisation d’un commerce continental plus important et de la transformation économique de l’Afrique. L’approbation de ce don par notre Conseil d’administration aujourd’hui, va permette au secrétariat de veiller davantage à ce que le commerce soit mené de manière harmonieuse, prévisible et libre sur le continent », affirme Abdu Mukhtar, directeur du Département du développement industriel et du commerce à la Banque africain de développement.

Le continent africain affiche le plus faible niveau de commerce intrarégional au monde, avec un taux inférieur à 18 % – à rapprocher des taux de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Europe, respectivement de 22 %, 50 % et 70 %.  Or, avec ses 54 pays États membres de l’Union africaine et un PIB combiné de 3 000 milliards de dollars environ, la ZLECAf représente la deuxième plus grande zone de libre-échange au monde et un marché potentiel de 1,2 milliard de consommateurs. Aussi, ambitionne-t-elle notamment de faire passer le niveau des échanges continentaux de 18 % à 25 % en l’espace d’une décennie. Elle compte stimuler le commerce intra-africain à hauteur de 35 milliards de dollars par an, réduire annuellement les importations de 10 milliards de dollars tout en stimulant les exportations agricoles et industrielles à hauteur de 45 milliards de dollars (7%) et 21 milliards de dollars (5 %), respectivement.

REDACTION

Togo: 5,39 millions USD pour lutter contre l’Insécurité Alimentaire

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, ce 15 juillet 2022 à Abidjan, l’octroi d’un appui budgétaire de 5,39 millions de dollars américains au Togo.

L’objectif est d’aider ce pays d’Afrique de l’Ouest à renforcer sa souveraineté alimentaire et la résilience de ses petits producteurs agricoles face aux effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui a entraîné une hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires de base, mais aussi des intrants.

« La forte hausse des prix des engrais et la difficulté pour les petits producteurs vulnérables à s’en procurer sont de nature à faire chuter le taux d’utilisation des engrais et à altérer les prochaines productions agricoles », souligne Wilfrid Abiola, responsable pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Togo.

Grâce à ce don de la Banque africaine, quelque 25 500 producteurs agricoles, dont 40 % de femmes, vont recevoir 500 tonnes de semences certifiées climato-résilientes et 7 700 tonnes de fertilisants. Ils seront également accompagnés dans la mise en valeur de 25 500 hectares de terres supplémentaires et des informations agro-climatiques leur seront régulièrement diffusées pour les aider à faire face aux effets du changement climatique. Au total, ce sont près de 120 000 personnes qui verront leur sécurité alimentaire et nutritionnelle renforcée.

L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années, d’une valeur de 12 milliards de dollars

« L’appui budgétaire qui vient d’être approuvé par notre Conseil d’administration consiste à aider le gouvernement dans ses efforts de soutien aux petits producteurs vulnérables », précise Wilfrid Abiola.

Tout un volet de renforcement des capacités est prévu, au profit d’organismes essentiels au secteur agricole togolais, à l’instar de la Centrale d’approvisionnement et de gestion des intrants agricoles, de l’Institut de conseil et d’appui technique, de l’Agence nationale de sécurité alimentaire et du Mécanisme incitatif de financement agricole.

Le Togo compte ainsi produire 37 500 tonnes de céréales supplémentaires sur deux saisons agricoles – celle en cours et la prochaine.

Afin de faire face aux effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui a entraîné une flambée mondiale des prix des denrées alimentaires, le Groupe de la Banque africaine de développement a lancé, le 20 mai 2022, une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars. Celle-ci vise à fournir des semences agricoles (blé, riz, maïs et soja) à 20 millions de producteurs à travers le continent.

L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années, d’une valeur de 12 milliards de dollars.

Burundi: La BAD accorde un don de plus de 5 millions USD pour lutter contre la famine

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a accordé le 15 juillet 2022 à Abidjan, un don de 5,4 millions de dollars américains au Burundi pour financer un projet de production agricole d’urgence. L’appui financier vise à améliorer la sécurité alimentaire des populations face aux conséquences de la crise mondiale de Covid-19, aggravées par le conflit russo-ukrainien.

Malgré les efforts du gouvernement qui fait du développement agricole une de ses priorités, l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition au Burundi reste préoccupant. Au moins, 14% de la population burundaise souffre d’une insécurité alimentaire.

Le Projet de production agricole d’urgence est destiné à renforcer le système national de production semencière à travers la fourniture d’une assistance technique sur la multiplication des semences résilientes au changement climatique. Ainsi, 200 multiplicateurs de semences (dont 60 % de femmes) vont être appuyés afin de pouvoir produire, 200 tonnes de semences de riz d’ici la fin du projet. Environ 32 000 riziculteurs (dont 60% de femmes) vont bénéficier de semences sélectionnées et résilientes.

Aussi, 700 tonnes de semences hybrides de maïs, résilientes et à haut rendement, seront acquises au profit de 15 800 producteurs (dont 60 % de femmes). Le projet va aussi mettre à la disposition des agriculteurs des produits phytosanitaires subventionnés à hauteur de 60 % de leur coût pour les aider à lutter contre les ravageurs et les maladies.

« La Facilité africaine de production alimentaire d’urgence arrive à point nommé. Elle permettra surtout d’amortir le choc de la flambée des prix des intrants et des semences sur les populations en général, et les ménages vulnérables en particulier », explique Nnenna Nwabufo, directrice générale du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est.

« Le projet de production agricole d’urgence va intensifier la production de riz et de maïs, en recourant à des semences résilientes au changement climatique. Il va également promouvoir l’utilisation par les agriculteurs d’outils numériques afin de garantir la transparence et l’inclusion », précise-t-elle.

Par ailleurs, le projet va financer l’acquisition de 1.660 tonnes d’engrais à travers le système de subventions d’engrais organo-minéraux afin d’accroître la fertilisation des sols et la productivité agricole. Ce financement permettra d’augmenter la production céréalière. 9.000 tonnes de maïs et 28.000 tonnes de riz supplémentaires seront produites.

Plus de 48.000 ménages vont bénéficier directement du programme, soit environ 255.000 personnes -dont 60 % de femmes- vivant dans les 14 provinces du pays. Afin de faire face aux effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui a provoqué une flambée des prix des denrées alimentaires, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a mis en place le 20 mai 2022, une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence dotée de 1,5 milliard de dollars.

Notons que la facilité vise à fournir des semences agricoles à 20 millions de producteurs sur le continent. Les variétés concernées sont le blé, le riz, le maïs et le soja. L’objectif est de produire au cours des deux prochaines années 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires, d’une valeur de 12 milliards de dollars.

REDACTION

Barrick Gold annonce une production préliminaire de 1,04 million d’onces d’or au 2ème trimestre 2022

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La compagnie Canadienne Barrick Gold Corporation  a annoncé le jeudi 14 juillet 2022 des ventes préliminaires de 1,04 million d’onces d’or et de 113 millions de livres de cuivre au deuxième trimestre, ainsi qu’une production préliminaire de 1,04 million d’onces d’or et 120 millions de livres de cuivre pour le compte du 2-eme trimestre 2022. Cette performance concerne toutes les filiales de la compagnie canadienne opérant dans le monde.

 « Comme indiqué précédemment, la production d’or de Barrick en 2022 devrait augmenter tout au long de l’année, et avec la meilleure performance du deuxième trimestre, elle reste sur la bonne voie pour atteindre les prévisions d’or et de cuivre pour 2022 », selon la note de la société minière canadienne.

Par ailleurs, le prix moyen du marché de l’or au 2-eme trimestre 2022 était de 1 871 USD l’once et  celui du marché du cuivre au T2 était de 4,32 USD la livre, mais le prix de clôture à la fin du T2 était de 3,83 USD la livre. Le prix du cuivre réalisé par la Société au deuxième trimestre  devrait être de 13 à 15 % inférieur au prix moyen du marché du cuivre au deuxième trimestre, principalement en raison des ajustements de prix provisoires  qui reflètent la baisse du prix du cuivre vers la fin du deuxième trimestre.

« Comme prévu, la production d’or préliminaire de la 2ème periode était supérieure à celle du T1 en raison d’une meilleure performance dans l’ensemble du portefeuille, en particulier à Carlin, Turquoise Ridge, Veladero, Bulyanhulu et North Mara. Cela a été partiellement compensé par une baisse de la production à Cortez en raison du séquençage de la mine alors qu’elle passe de la fin de l’exploitation à ciel ouvert à Pipeline à une nouvelle phase à Crossroads, qui devrait soutenir une meilleure performance de l’actif au quatrième trimestre de 2022. au T1 et au T2, le coût des ventes d’or par once devrait être supérieur de 1 % à 3 %, le total des coûts décaissés par once 5 devrait être supérieur de 2 % à 4 % et les coûts de maintien tout inclus par once 5 devraient être de 3 % à 5 % plus élevé », peut-on lire dans le communiqué.

Toutefois, la production selon la note rendue publique préliminaire de cuivre du 2-eme trimestre 2022 était supérieure à celle du 1er trimestre 2022, tirée par Lumwana comme prévu, mais les ventes de cuivre du 2-eme trimestre étaient conformes au trimestre précédent en raison du calendrier des expéditions. Par rapport au 1er trimestre, le coût des ventes de cuivre par livre 4 du 2eme trimestre devrait être inférieur de 4 à 6 % et les coûts décaissés par livre 5 devraient être inférieurs de 5 à 7 %. Les coûts de maintien tout compris du cuivre par livre 5 devraient être supérieurs de 2 % à ceux du 1er trimestre 2022.

Notons que la compagnie minière  estime qu’elle fournira une discussion et une analyse supplémentaires concernant sa production et ses ventes du deuxième trimestre 2022 lorsque la société publiera ses résultats trimestriels avant l’ouverture des marchés nord-américains le 8 août 2022.

Daouda Bakary KONE

Assemblée Générale de l’UCESIF: Le CESC du Mali désormais membre du bureau

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Le Conseil Economique, Social et Culturel du Mali est désormais membre du bureau de l’Union des Conseils Economiques, Sociaux et Institutions similaires des Etats et Gouvernements membres de la Francophonie (l’UCESIF). Il assure le poste de vice-président en charge de la Trésorerie. Ce, à la faveur de l’Assemblée générale de la grande faitière des Conseils Economiques et sociaux de la Francophonie, tenue le 13 juillet dernier ,au Palais d’IENA, le siège du Conseil Economique, Social et Environnemental de France. La délégation malienne était conduite par le vice-président du Conseil Economique, Social et Culturel, Monsieur Amadou Sanoussi DAFE.

En plus de l’Union des Conseils Economiques, Sociaux et Institutions similaires d’Afrique (UCESA), de l’Association internationale des Conseils Economiques, Economiques, Sociaux et Institutions similaires (AICESIS), le Conseil Economique, Social et Cultuel du Mali est désormais membre du bureau de l’UCESIF. Il a été élu lors de l’Assemblée générale de Paris, dont les travaux ont été présidés par M. Thierry BEAUDET, Président
du CESE de France .
Sur les 23 pays membres, 18 ont participé aux travaux. Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont enregistré la présence de l’Administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF), Monsieur Georffi Monpetit , du Président en exercice de l’UCESA ,M. Ahmed REDA CHAMI, non moins Président du Conseil Economique, Social et Environnemental du Maroc et de Madame la Secrétaire d’Etat , Chargée de la Francophonie et des partenariats internationaux de la France .
L’adoption des Statuts et l’Election d’un nouveau bureau ont été les deux points inscrits à l’ordre du jour de l’Assemblée générale. C’est le CESE de France qui conduira les destinées de l’UCESIF pour un mandat de 03 ans . Ainsi M. Thierry BEAUDET succède à la Guinéenne, Mme Hadja Rabiatou SERAH DIALLO. Le bureau a été élargi à six vices Présidents ,dont notre pays assure la vice-présidence en charge de la Trésorerie avec la République sœur du Benin. La première vice-présidence est revenue à la République de la Côte d’Ivoire. M. Adrien LAUBONE assure désormais les fonctions de Secrétaire Général de l’UCESIF. Dans son intervention, M. Amadou Sanoussi DAFE a , au nom du Président du CESC du Mali, M. Yacouba KATILE , exprimé sa profonde gratitude à l’Assemblée pour la confiance portée sur notre pays . Il a indiqué que la 6è mandature du Conseil Economique, Social et Culturel s’inscrit dans une dynamique de réformes majeures. Le socle desdites reformes s’appuiera, selon lui sur le développement de coopération et de partenariat. Et ce, tant sur le plan bilatéral que multilatéral avec de nouveaux paradigmes.
Ce qui explique dira –t-il , cette approche participative aux activités de l’ensemble des faitières des Conseils Economiques et sociaux et Institutions similaires. M. DAFE a esquissé quelques thématiques pouvant être prises en compte dans l’élaboration de la feuille de route de la nouvelle mandature de l’UCESIF. Il s’agit entre autres de l’Immigration, les Changements climatiques. Il a surtout insisté sur l’impérieuse nécessité de mutualiser les efforts des différentes faitières pour plus d’encrage institutionnel.
Il est important de rappeler que le CESC du Mali fait partie des membres fondateurs de l’UCESIF, qui a été portée sur les fonts baptismaux en 2004 et réunit en son sein 23 pays.
Le CESC du Mali est à sa toute première participation au bureau.
Baba Bourahima CISSE /Conseiller en Communication CESC.

Tanzanie: 900 millions USD pour la construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer moderne

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Tanzania Railway Corporation (TRC) a signé le lundi 4 juillet 2022, un accord avec l’entreprise turque Yapi Merkezi pour construire une ligne de chemin de fer moderne d’une valeur de 900 millions de dollars.

Cette ligne de 165 kilomètres reliera la ville de Tabora à celle d’Isaka, dans le nord-ouest du pays. Elle fait partie d’un grand projet ferroviaire de 1219 kilomètres que la Tanzanie a mis en œuvre par phase, afin de relier la capitale économique Dar es Salam sur l’océan Indien à la ville de Mwanza sur le lac Victoria.

Le directeur général de la TRC, Masanja Kadogosa, lors de la signature du contrat, « La ligne Tabora-Isaka sera construite en 42 mois, dont six mois d’essais. Une fois la nouvelle section achevée, elle portera l’investissement total de la Tanzanie dans l’ensemble du projet du réseau ferroviaire moderne à 16 700 milliards de shillings (7,17 milliards de dollars) », a-t-il déclaré.

« La nouvelle ligne est la quatrième des cinq sections qui composeront le projet ferroviaire Dar es Salam-Mwanza. La ligne Tabora-Isaka, Yapi Yapi Merkezi avait déjà décroché les contrats portant sur la réalisation de trois premières sections : Dar es Salam-Morogoro, Morogoro- Makutupora et Makutupora-Tabora », rapporte l’Agence ecofin.

Notons que la cinquième section qui reliera Isaka à Mwanza (341 km) est en cours de réalisation par les sociétés chinoises China Civil Engineering Construction Corporation et China Railway Construction Limited pour 1,32 milliard de dollars. 

Moussa KONE

KnowBe4 et IDC Brandissent L’étendard du Cyber-sécurité en Afrique Subsaharienne

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La cyber-extorsion reste une menace permanente en Afrique Subsaharienne avec des fuites de données et des attaques ciblées dans les deux premières positions . Investissement croissant dans la connectivité et l’IoT augmentant la surface d’attaque de la cybercriminalité . Il existe une relation linéaire entre le PIB et la cybercriminalité.

Le rapport KnowBe4 et IDC impact de la cyber-extorsion sur l’Afrique publié en juin 2022 a révélé un paysage complexe de cybercriminalité en Afrique Subsaharienne (SSA) avec des fuites de données, des menaces internes, des e-mails malveillants et des attaques ciblées qui continuent d’avoir un impact sérieux sur la sécurité des entreprises dans la région. Ces menaces sont aggravées par des contraintes budgétaires et par le fait que près de 60 % des organisations SSA prévoient d’augmenter la connectivité et les cas d’utilisation de l’IoT au cours des 12 prochains mois. Les investissements croissants dans le cloud, l’Internet des objets (IoT), la connectivité et les solutions numériques augmentent les risques parallèlement aux avantages numériques.

Le volume des menaces auxquelles sont confrontées les organisations en Afrique a augmenté de manière exponentielle au cours des dernières années et il existe une relation linéaire clairement visible entre le produit intérieur brut (PIB) du continent et la cybercriminalité – à mesure que l’un augmente, l’autre aussi, mais seulement environ un tiers (17) des 54 pays Africains ont achevé une stratégie nationale de cyber-sécurité. Cela ouvre considérablement le paysage des menaces et expose les organisations à un plus grand risque.

Les Responsables de la Sécurité de l’Information (RSSI) ont du mal à trouver du personnel compétent capable de gérer les alertes de sécurité qu’ils reçoivent

Les principales menaces auxquelles sont confrontées les organisations en Afrique Subsaharienne en 2022 sont les fuites de données (61 %), les menaces internes (43 %) ; les attaques ciblées par hameçonnage (37 %); attaques liées au cloud (34 %) ; et les attaques de rançongiciels (30 %). Les cinq principales menaces mondiales sont la compromission des e-mails professionnels, les erreurs de configuration du cloud, les attaques de la chaîne d’approvisionnement logicielle et la non-conformité. Les attaques de hameçonnage ou d’ingénierie sociale restent le deuxième type de cybercriminalité le plus courant et évoluent en termes de technique et de taux de réussite. Ces défis influencent la stratégie de sécurité des organisations à l’avenir, 43 % d’entre elles se concentrant sur la sécurité pour la migration vers le cloud, 40 % sur le renforcement de l’accès sécurisé pour une main-d’œuvre distribuée et 36 % sur le renforcement de la confiance des clients dans les services numériques. 

Selon le rapport, 56 % des organisations en Afrique Subsaharienne en sont aux deux premières étapes de la maturité de la sécurité des données, ce qui signifie que beaucoup ont encore du mal à trouver leur place en matière de sécurité dans ce paysage en mutation. Tout comme essayer de trouver un équilibre au milieu d’un tremblement de terre, les menaces de cyber-sécurité maintiennent les décideurs et les équipes de sécurité hors de l’équilibre, en particulier à la lumière des pénuries de compétences, des budgets et de la complexité réglementaire accrue.

« Les Responsables de la Sécurité de l’Information (RSSI) ont du mal à trouver du personnel compétent capable de gérer les alertes de sécurité qu’ils reçoivent tout en respectant les réglementations en matière de protection des données et en construisant des réseaux capables de résister aux cyber-menaces », explique Anna Collard, vice-présidente principale de la stratégie de contenu et évangéliste chez KnowBe4 Africa. « En outre, une entreprise sur trois estime qu’il n’y a pas suffisamment d’intégration entre les équipes de sécurité et les équipes informatiques, 30 % d’entre elles affirmant que l’embauche et le maintien en poste de compétences en sécurité constituent un défi. »

La cyber-extorsion est lucrative. Et les cybercriminels ne s’attendent pas à beaucoup de représailles de la part des États Africains. Cela signifie qu’il est peu probable qu’il s’arrête et qu’il devienne encore plus répandu sur le continent. Les organisations doivent se concentrer sur les investissements et les stratégies de sécurité qui permettront de lutter contre cette menace avec plus d’agilité et de résilience. Cela signifie donner la priorité à un modèle de défense en profondeur avec la sécurité du cloud ; la protection de la vie privée et la conformité ; choisir les bons fournisseurs de services de sécurité et créer une culture de sécurité parmi les décideurs et les employés.  

Kenya: 63 millions d’euros pour soutenir la production de deux millions de tonnes de céréales et d’oléagineux

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 14 juillet à Abidjan, un prêt de 63 millions d’euros au Kenya pour financer la production de deux millions de tonnes de céréales et d’oléagineux au cours des deux prochaines années afin de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience économique du pays.

Ce prêt s’inscrit dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars de la Banque africaine de développement, une initiative menée à l’échelle du continent africain pour éviter une crise alimentaire imminente, exacerbée par la guerre en Ukraine.

Le prêt est destiné à soutenir le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et des Coopératives du pays. Il permettra au gouvernement de fournir rapidement des engrais et des semences à des prix abordables aux agriculteurs, avant la campagne agricole d’octobre à décembre 2022 pour la petite saison des pluies et de 2022 à 2023 pour la grande saison des pluies. 

« Nous sommes heureux de présenter la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence du Kenya », a déclaré Dr Beth Dunford, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social. « Une mise en œuvre réussie de cette facilité bénéficiera directement à quelque 650 000 agriculteurs, permettant ainsi de produire 1,5 million de tonnes de céréales et d’oléagineux. Au total, la facilité aura un impact positif sur environ 2,8 millions de personnes », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement étudie les voies et moyens de résoudre le problème du coût de l’ « unga » (farine de maïs) afin de le faire baisser pour que les consommateurs puissent se l’acheter

Le projet prévoit de fournir des semences certifiées, des engrais et des services de vulgarisation agricole aux agriculteurs afin de stimuler la productivité. Un système de coupons électroniques sera utilisé pour veiller à ce que les subventions pour les intrants soient « intelligentes ».

Une autre composante du projet permettra de fournir des garanties de financement du commerce et de générer un effet de levier sur le secteur privé afin de garantir que les engrais soient disponibles en quantité suffisante pour les agriculteurs. En plus d’accroître la disponibilité des aliments de base, le projet qui cible les petits exploitants agricoles, devrait profiter particulièrement aux femmes et aux jeunes. 

« Le gouvernement étudie les voies et moyens de résoudre le problème du coût de l’ « unga » (farine de maïs) afin de le faire baisser pour que les consommateurs puissent se l’acheter », a déclaré le secrétaire de cabinet du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et des Coopératives, Peter Munya, à propos des importations de maïs.

Le secteur agricole demeure l’épine dorsale de l’économie kenyane. Il emploie 70 % de la population rurale et représentant environ 65 % des recettes d’exportation, bien que sa part dans le PIB ait diminué.

Pourtant, le Kenya – de même que d’autres pays d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique – a été durement touché par les effets inflationnistes de la guerre en Ukraine, mais aussi par les invasions de criquets pèlerins et les conséquences du changement climatique et de la sécheresse. Selon les estimations, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans les zones pastorales et marginales du pays a augmenté de 48 % entre août 2021 et février 2022.

Ces chocs qui se chevauchent – ainsi que la pandémie de Covid-19 – ont freiné les progrès du Kenya dans la réalisation des Objectifs de développement durable.

Le 20 mai dernier, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence, qui vise à fournir des semences agricoles à 20 millions d’agriculteurs africains. L’objectif est de produire 38 millions de tonnes supplémentaires de denrées alimentaires – principalement du blé, du maïs, du riz et du soja – pour une valeur de 12 milliards de dollars au cours des deux prochaines années.

DHL Express transporte des chimpanzés jusqu’à leur nouveau lieu de vie au Liberia

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En collaboration avec l’organisation Liberia Chimpanzee Rescue & Protection (LCRP), DHL ) a fourni les services logistiques nécessaires au transfert au Liberia de quatre chimpanzés rescapés provenant de Guinée-Bissau; ce déplacement a eu lieu dans le contexte de la Journée mondiale des chimpanzés, qui vise à sensibiliser l’opinion au bien-être, à la protection et à la conservation de la population mondiale de chimpanzés.

DHL Express Sub Saharan Africa (SSA) a coopéré avec l’organisation Liberia Chimpanzee Rescue & Protection (LCRP) pour transférer en toute sécurité quatre chimpanzés vulnérables depuis la Guinée-Bissau jusqu’au Liberia. Grâce aux nombreuses années d’expertise de DHL en matière de transport d’animaux sauvages, les quatre chimpanzés rescapés ont été transférés le week-end dernier vers leur nouvel habitat où ils sont arrivés samedi 9 juillet, en temps opportun pour célébrer la Journée mondiale des chimpanzés, le 14 juillet. Cette collaboration a pour but d’attirer l’attention sur le bien-être, la protection et la conservation de la population mondiale de chimpanzés, gravement menacée d’extinction.

« DHL possède une expérience de renommée mondiale en matière de transport d’animaux sauvages. La seule solution envisageable pour garantir le transfert en toute sécurité de ces chimpanzés vulnérables était donc de nous associer à cette entreprise de logistique. Cette initiative n’aurait pas été possible si les gouvernements de Guinée-Bissau (Direction générale des forêts et de la faune) et du Liberia (Autorité du développement forestier), le Jane Goodall Institute, la Pan African Sanctuary Alliance (PASA), et la Born Free Foundation n’avaient pas travaillé ensemble sans relâche pour en assurer le succès. Espèce gravement menacée, les chimpanzés sont protégés dans les deux pays, où il est interdit de leur nuire ou d’en faire des animaux de compagnie », déclare Jenny Desmond, fondatrice de l’organisation Liberia Chimpanzee Rescue and Protection.

Nous sommes particulièrement fiers d’aider la Liberia Chimpanzee Rescue and Protection dans sa mission de donner un nouveau foyer à ces quatre chimpanzés rescapés

La Liberia Chimpanzee Rescue and Protection (LCRP) a été fondée en 2016 pour secourir les chimpanzés victimes du trafic illégal de viande de brousse et du commerce d’animaux de compagnie. L’un des principaux objectifs de la LCRP est de veiller à la conservation des chimpanzés au Liberia et dans le monde et à s’assurer que les chimpanzés, qui sont des animaux sauvages, restent sauvages. La décision de transférer les quatre chimpanzés – nommés Fifi, Tze, Simao et Tita – de la Guinée-Bissau vers le Libéria a été prise suite à l’engagement de la Direction générale des forêts et de la faune de Guinée-Bissau de lutter contre le commerce international d’espèces sauvages.

Ne disposant pas de sanctuaire pour protéger les quatre animaux, la Guinée-Bissau a engagé des négociations avec la Liberia Chimpanzee Rescue and Protection. Cette dernière s’est alors associée aux gouvernements de Guinée-Bissau et du Libéria, à plusieurs autres organisations de protection des animaux et à DHL Express SSA pour assurer le transfert au Libéria, la réhabilitation et la réintégration en toute sécurité des chimpanzés dans un habitat propice à leur survie.

« Nous sommes particulièrement fiers d’aider la Liberia Chimpanzee Rescue and Protection dans sa mission de donner un nouveau foyer à ces quatre chimpanzés rescapés. Nos nombreuses années d’expérience du transport d’animaux sauvages nous ont permis d’acquérir des connaissances précieuses pour répondre aux besoins particuliers de ce fret pas comme les autres. Chaque mission de transport impliquant de la faune sauvage qui nous est confiée présente des exigences spécifiques. C’est pourquoi nous agissons toujours en liaison avec nos experts et spécialistes afin de garantir que les animaux arrivent en toute sécurité et en bonne santé à destination. En soutenant les initiatives en faveur de la faune, nous contribuons à la protection des espèces menacées, des habitats et de la biodiversité », déclare Anthony Beckley, porte-parole et vice-président des opérations, DHL Express SSA.

Le réseau inégalé du transporteur en Afrique a conduit la Liberia Chimpanzee Rescue and Protection à confier à DHL ce « fret spécial », en définissant les conditions opérationnelles et logistiques nécessaires à remplir pour garantir le succès de cette initiative africaine complexe. Ce projet historique, qui a demandé plusieurs mois de planification, a permis pour la première fois de rapatrier des chimpanzés d’Afrique de l’Ouest dans leur région d’origine, ce qui est vital pour la préservation de leurs mœurs et de leurs caractéristiques uniques.

L’espèce des chimpanzés d’Afrique de l’Ouest est désormais éteinte dans trois, et bientôt cinq, de leurs onze pays d’origine. Les quatre chimpanzés ont été transportés à bord d’un ATR72 LCD à grande porte conçu pour les cargaisons volumineuses, de manière à ce que l’impact du chargement, du déchargement et de l’ensemble de l’opération de transport soit minime pour les animaux. L’aéronef avait également été modifié de manière à offrir aux quatre passagers des prestations de première classe pendant les 2h20 de vol entre les aéroports internationaux d’Osvaldo Vieira en Guinée-Bissau et Daniel Oduber Quirós au Liberia. Pour plus de sécurité encore, les chimpanzés étaient accompagnés par le vétérinaire Jim Desmond, cofondateur de la Liberia Chimpanzee Rescue and Protection.

REMARQUE IMPORTANTE : **Les chimpanzés ne sont pas des animaux de compagnie et ne doivent pas être contraints de vivre avec des humains.** Les chimpanzés orphelins du sanctuaire de la LCRP en Afrique de l’Ouest sont victimes de la chasse pour la viande de brousse et du commerce illégal d’animaux de compagnie. Leurs mères ont été tuées par des braconniers et ils ont besoin d’attention 24h/24. Grâce au dévouement des soignants et du personnel, les quatre orphelins vont être réadaptés à la vie sauvage, de sorte qu’ils puissent s’épanouir avec leurs pairs dans un environnement naturel et sûr quand ils seront plus âgés. Merci de soutenir les efforts de la LCRP pour sauver les chimpanzés en difficulté. Laissons les chimpanzés sauvages dans leur environnement naturel.

Cabo verde: Dr Akinwumi Adesina opte pour renforcement l’émergence de l’économie capverdienne face aux chocs exogènes

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(CROISSSANCE AFRIQUE)-Le Premier ministre du Cabo Verde, José Ulisses de Pina Correia e Silva a rencontré le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi Adesina le 08 juillet 2022 à Abidjan. Les deux hommes ont échangé sur la situation économique du Cabo Verde, relevant la nécessité de renforcer l’émergence du pays face aux chocs exogènes tels que la guerre en Ukraine et la pandémie du Covid-19.

José Ulisses de Pina Correia e Silva est le premier capverdien de ce rang à visiter la Banque africaine de développement à Abidjan. Après un entretien en tête-à-tête, les deux hommes ont prolongé leurs échanges en présence de leurs principaux collaborateurs.

Dr Adesina a salué le gouvernement Capverdien, pour sa réponse « rapide et efficace » qui a permis d’atténuer le choc lié à la pandémie de Covid-19. Il a relevé la manière dont le pays était parvenu à rouvrir son économie dès octobre 2021, parallèlement au déploiement du vaccin.

Dr Adesina a déclaré : « Il est important de noter qu’à fin juin 2022 85,2 % de la population était entièrement vaccinée contre une moyenne de 16 % en Afrique. Je vous félicite vous et votre gouvernement, pour cet effort remarquable ».

Il a indiqué que la Banque avait accordé un appui forfaitaire de 24 millions d’euros en 2020 au Cabo Verde pour l’aider à protéger les moyens de subsistance des populations et les entreprises. Le soutien de la Banque au gouvernement -qui a vu ses dépenses budgétaires croître de 1,6 % du PIB en 2021- ; lui a permis d’apporter une protection sociale et des transferts monétaires renforcés à environ 20 000 ménages vulnérables, a en outre indiqué Dr Adesina.

Il a aussi salué le gouvernement pour ses efforts qui ont permis la reprise économique post-Covid. Alors que la croissance avait chuté de 14,8% en 2020, elle a rebondi à 7,1% en 2021, et devrait atteindre 5,1 % en 2022 avant de progresser à 5,3% en 2023.

Dr Adesina a énuméré les investissements de la Banque qui permettent au Cabo Verde de renforcer son émergence : financement de la construction de l’aéroport de Praia qui a porté le nombre de voyageurs journaliers de 400 à 1000, construction de lignes de transport électrique, appui au développement numérique afin de faire du pays un hub technologique, développement des chaînes de valeur agricole, etc.

« Je sais qu’il reste beaucoup de défis à relever : l’endettement, l’impact du changement climatique -un pays insulaire reste très vulnérable au changement climatique-, les conséquences de la guerre russo-ukrainienne qui a un impact sur la sécurité alimentaire », a noté Dr Adesina, assurant que la Banque était prête à apporter son soutien au pays. 

Le Premier ministre a exprimé son admiration pour la manière dont la Banque aide les pays africains à relever les grands défis du développement et les problèmes émergents. Il a notamment salué les appuis de la Banque dans la lutte contre le Covid-19 et le virus Zika qui ont permis au pays de préserver son économie.

Le Premier ministre capverdien José Ulisses de Pina Correia e Silva a évoqué le besoin de son pays de se fortifier contre les chocs extérieurs.

Accéder aux ressources concessionnelles

« On doit reconnaître le soutien de la Banque africaine de développement dans la situation d’émergence » du Cabo Verde, a déclaré José Ulisses de Pina Correia e Silva. Mais « nous sommes ici pour savoir si nous pouvons avoir des possibilités d’accès à des instruments de financement en cette période d’urgence auprès de nos partenaires bilatéraux et des institutions financières internationales » comme le Groupe de la Banque, a précisé M. de Pina Correia e Silva.

« Nous devons accroître la résilience de l’économie et dans notre situation de petit État insulaire ; nous aurons besoin de conditions de financement d’urgence mais des financements structurants afin que le pays puisse réduire son exposition aux chocs exogènes mais aussi renforcer sa résilience et créer les conditions d’une croissance soutenable ».

« Nous demandons à la Banque africaine de développement d’étudier la possibilité de permettre au Cabo Verde d’avoir accès à des fonds concessionnels », a-t-il plaidé.

 Outre les investissements structurants dans les infrastructures (aéroport), il a cité des besoins de financement dans l’agriculture, l’économie numérique, le tourisme, l’économie bleue, les énergies renouvelables (qui devraient être portées de 20% à 50% d’ici 2030) et dans le capital humain.

Le président Adesina a rassuré son hôte à propos des différentes possibilités de financement que la Banque pouvait offrir à son pays. « Nous allons vous accompagner », a assuré Adesina.

Cette visite du Premier ministre va renforcer davantage les excellentes relations que le Groupe de la Banque entretient avec le Cabo Verde. Depuis 1976, date d’adhésion du Cabo Verde à la Banque africaine de développement, l’institution a investi plus de 643 millions de dollars américains dans 71 projets

La visite de José Ulisses de Pina Correia e Silva intervient au moment où la Banque africaine de développement a lancé une importante initiative pour faire face aux effets collatéraux de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Cette guerre fait flamber les prix des denrées alimentaires, faisant poindre la menace d’une grave insécurité alimentaire en Afrique. À cet égard, le Premier ministre a indiqué que cette guerre a un impact terrible sur son pays, qui satisfait 80% de ses besoins en produits de base et énergétiques grâce aux importations.

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 20 mai dernier, la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence dont le montant d’élève à 1,5 milliard de dollars. La facilité va fournir des semences certifiées à 20 millions de petits exploitants agricoles du continent. Les variétés concernées sont le blé, le riz, le maïs et le soja. L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de céréales supplémentaires pour aider les pays africains à prévenir une crise alimentaire aiguë. La facilité va permettre de générer une augmentation de la production alimentaire de 12 milliards de dollars pour les deux prochaines années.

Répondant au plaidoyer du Premier ministre pour faciliter l’accès du Cabo Verde aux ressources du Fonds africain développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, le président Adesina a indiqué que le succès des négociations en cours sur la reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (Fad-16) aiderait de nombreux pays africains fragiles et de petits pays insulaires comme le Cabo Verde à disposer davantage de ressources pour faire face aux défis du développement et aux problèmes émergents. Il a souhaité que le Premier ministre continue de plaider pour un succès retentissant des négociations.

Le Dr Akinwumi Adesina a assuré le Premier ministre capverdien du soutien de la Banque africaine de développement à travers divers instruments de développement.