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UEMOA : les indices « BRVM composite et BRVM 10 » connaissent une hausse de 8,5% et 7,7% au 1er Trimestre 2022

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(CROISSANCE AFRIQUE)Sur le marché boursier régional, la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a estimé dans un rapport que  les indices BRVM composite et BRVM 10 ont poursuivi leur orientation haussière durant le premier trimestre 2022, avec des progressions de 8,5% et 7,7% respectivement, après 12,4% et 7,9% un trimestre plus tôt.

La BCEAO a indiqué dans son rapport que sur une base annuelle, le BRVM Composite a enregistré un bond de 41,6% et le BRVM 10 a progressé de 24,6%. Ajoutant qu’en perspective, l’économie mondiale aborde l’année 2022 dans des conditions moins favorables que prévu.

 Par ailleurs, les dernières projections du FMI publiées en avril 2022, ont révélé que  la croissance économique devrait ressortir à 3,6% en 2022, soit une révision à la baisse de 0,8 point de pourcentage par rapport à la projection de janvier 2022, et à 3,6% en 2023 (-0,2 point), après 6,1% en 2021.

Toutefois, la BCEAO reste sur sa position. Elle explique dans son document que les perspectives de croissance mondiale présentent également une balance des risques orientée à la baisse, en lien avec le conflit armé en Ukraine et les sanctions contre la Russie, le resserrement monétaire et la volatilité des marchés financiers, la détérioration des marges de manœuvre budgétaire dans de nombreux pays, le ralentissement de la croissance de l’économie chinoise en lien avec sa stratégie «zéro-Covid-19», ainsi que les pénuries de travailleurs et les restrictions de mobilité.

« Au sein de l’UEMOA, la croissance économique se consoliderait en 2022 et 2023, avec des taux respectifs de 5,9% et 7,2%. Ces performances résulteraient de l’accroissement de la production au niveau de l’ensemble des sous-secteurs des économies, en lien avec la vigueur de la demande intérieure », a-t-il souligné, la Banque Centrale.

Daouda Bakary Koné

Au Tchad, Mahamat Idriss Deby s’accroche au pouvoir

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Parvenu au pouvoir en avril 2021 à la suite de la mort troublante de son père, Mahamat Idrissa Deby Itno qui avait promis de tenir les élections au terme d’une transition de dix huit mois, tourne encore en rond. Le doute plane sur le Tchad sous la bénédiction d’Emmanuel Macron aux principes de tigre en carton.

Avril 2021, la mort au front du Président tchadien Idriss Deby a pris le monde entier de court. Alors que la succession suivant la constitution était attendue par les opinions nationale et internationales, son fils Mahamat, militaire de surcroît prend le trône.

Alors que la communauté internationale avec la France en tête vouait aux gémonies le régime malien à la suite de la révolte populaire, le fils d’ Idiss Deby est soigneusement installé et soutenu. Qu’à cela ne tienne, Mahamat Idrissa Deby Itno avait promis, dans un délai de 18 mois, tenir les élections et de rendre le pouvoir au nouveau Président démocratiquement élu.

Promesse non tenue.

Nous sommes pourtant en juillet 2022, la transition au Tchad doit prendre fin dans trois mois. Mais jusque-là, aucun mot sur les élections au Tchad. Cette semaine, un sénateur américain a interpellé Mahamat Deby Itno sur ce qu’il en est des élections dans trois mois.

Sèchement, tout ce que le Président tchadien, dont l’intention n’est pas d’organiser des élections mais de rester encore logements à servir son maître français, répond au Sénateur français que la période où des petits fonctionnaires incapables d’identifier le Tchad sur une carte donne des ordres est révolu. Que ça ! Pendant ce temps, des pays comme le Mali qui sont bousculés, calomniés et vilipendés. Dommage !

Oumar Konate

Mali: suspension de toutes les « rotations militaires et policières de la Minusma »

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, le gouvernement à travers le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali a informé le jeudi 14 Juillet 2022 qu’il a décidé de « suspendre en effet toutes les rotations des contingents militaires et policières y compris celles déjà programmées ».

Dans sa note, le gouvernement Malien estime que « la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation (MINUSMA) que dans le cadre d’une gestion efficiente de la rotation des effectifs des contingents militaires et policiers déployés au Mali au compte de la Force onusienne, qu’il prévoit l’organisation d’une réunion de coordination entre ses structures concernées et la Minusma ».

Le Ministère précise que « cette rencontre vise essentiellem dégager un plan optimal permettant de faciliter la coordination et la réglementation de la rotation des contingents opérant au sein de la MINUSMA », a précisé la note adressée à la MINUSMA. Ainsi, le Ministère a informé la MINUSMA qu’avant la tenue de ladite rencontre ainsi que pour des raisons liées au contexte de sécurité nationale, le Gouvernement du Mali a décidé de suspendre, à compter de ce jour, toutes les rotations de contingent militaire et policier de la MINUSMA, y compris celles déjà programmées ou annoncées. Par ailleurs, le Ministère a assuré la MINUSMA que la partie malienne travaillera de manière diligente en vue de réunir les conditions propices à la levée de cette mesure suspensive de la rotation qui constitue une phase essentielle permettant aux contingents déployés d’assurer une bonne mise en œuvre du mandat de la MINUSMA. 

Notons que le communiqué signé par le département des affaires étagères et de la coopération internationale a affirmé qu’il a toutefois saisie cette occasion pour renouveler à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) les assurances de sa haute considération.

Asseko Ambassagou

Affaire de « 49 mercenaires » au Mali: Ce que je pense (Par Bassirou Ben Doumbia)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Durée de lecture : 6 min Le croisement des Communiqués. Des mercenaires n’entrent jamais dans un pays en tenue militaire avec leur passeports en main et en plein jour avec des armes. Ce que l’on sait , d’habitude, les mercenaires entrent par infiltration. Lisez

☑️Dans le communiqué, le gouvernement malien reconnait que ces militaires sont de l’armée régulière de Côte d’Ivoire. Visiblement on peut pas être d’une armée régulière et être mercenaire.
S’il faut admettre le contraire, alors la définition du mercenariat en droit international est erronée.

☑️Les autorités maliennes affirment que leurs homologues ivoiriens disent ne pas avoir connaissance de la présence de ces militaires au Mali , et le communiqué du Conseil National de Sécurité ivoirien contredit cette thèse en admettant que les militaires sont au Mali en vertu du programme NSE et ce depuis 2019 et que l’autorité malienne en avait été informée. Cette déclaration des autorités ivoiriennes rejoint le communiqué du Mali qui admet aussi que les militaires sont de l’armée régulière de Côte d’Ivoire.

☑️Selon un employé du contingent Allemand, SAS est une compagnie exclusive louée par le contingent Allemand de la MINUSMA. Les employés de SAS ne sont pas liés directement à la MINUSMA, mais au contingent Allemand qui se trouve dans la MINUSMA.

Alors SAS à un contrat avec le contingent Allemand et non la MINUSMA, donc les ivoiriens qui sont venus ne sont pas des casques bleus mais travaillent indirectement pour la MINUSMA à travers le contingent Allemand.

☑️Si ces militaires sont des mercenaires, la logique voudrait que la SAS ou le contingent allemand, qui les a transportés soit tenu pour complice avec toutes les conséquences juridiques ( Expulsion).
Mais au lieu que ce soit le cas, c’est plutôt une invitation de la SAS à confier sa sécurité aux FAMAS.

☑️Le communiqué du gouvernement Malien mentionne que « ces militaires sont considérés comme des mercenaires ». Il s’agit d’un comparatif. Le « qualificatif de mercenaires » est une pure fabrication des passionnés des réseaux sociaux notamment Facebook.


Dire de quelqu’un qu’il se comporte comme un voleur , ne signifie pas qu’il est voleur.
Les réseaux sociaux ont donné plus de pouvoir aux citoyens maliens qu’aux autorités de la transition dans cette affaire.

Pourquoi sommes nous arrivés là ?

✅️Des maladresses ivoiriennes , il y en eu :
L’erreur des autorités ivoiriennes a consisté à faire voyager les militaires sans respect des procédures administratives même si elles admettent les avoir envoyés aux autorités maliennes.
Les autorités ivoiriennes devraient attendre la confirmation avant de déployer les hommes sur le territoire Malien. Mais, il parait presque certain que les manquements n’avaient aucune intention malveillante de porter atteinte ni à la sûreté ni à la souveraineté du Mali.

✅️ La légèreté engendrée par les usages:
Selon le porte parole des Nations unies cette pratiques d’appui logistique existe depuis 2019, on se demande si les habitudes n’ont pas conduit les partenaires à ignorer certaines procédures administratives , source de cet incident. Pour preuve, on se souvient qu’un cas similaire avait lieu entre le Mali et le royaume de Danemark et qui a valu le retrait des militaires danois .

✅️La prévalence de la spontanéité militaire sur le diplomatiquement correct. Le Mali et la RCI c’est une relation tres etroite qui ne peut se limiter aux autorités en place. C’est une relation entre deux peuples et non entre deux institutions politiques éphémères. Il aurait été commode de mettre les peuples en avant pour trouver une solution plus smart et soft à ce problème. En allant à l’opposé de cette réalité sociale et historique, on ouvre la voie à toutes sortes de dérives et d’invectives entre les deux peuples.

✅️ La montée des passions sur les réseaux sociaux aussi bien chez les ivoiriens que chez les maliens pour des considérations nationalistes ou de simple orgueil. Quelles sont les motivations qui pourraient justifier la démarche adoptée par les autorités maliennes ?
Deux hypothèses sont à analyser :

☑️On se souvient du débat aux Nations unies où le Ministre Diop n’a cessé de plaider que le contrôle des mouvements des forces étrangères se fasse sous le regard du gouvernement Malien.
Et justement, c’est ce que mentionne le communiqué du gouvernement lorsqu’il exige que la sécurisation de SAS soit confié désormais aux FAMAS.
On peut donc croire que les autorités tentent d’imposer le respect de la souveraineté du Mali à tous ses partenaires et d’accorder la priorité à l’armée nationale. Ce qui est tout à fait normal.

☑️La seconde hypothèse pourrait répondre à un désir d’accroître l’élan patriotique et de soutien aux autorités de la transition. On sait déjà que ADO n’a pas bonne presse auprès de l’opinion publique Malienne. Il faut donc se servir de ces manquements administratifs pour discréditer ADO et stimuler le sentiment nationaliste malien . Selon moi, c’est le sens caché du communiqué du gouvernement malien lorsqu’il dit : « … dessein de briser la dynamique de refondation et de la sécurisation du Mali… »


Par Bassirou Ben Doumbia Alias L’oeil D’Horus

Affaire des 49 soldats Ivoiriens au Mali: Dr Khalid Cherkaoui Semmouni explique les enjeux géopolitiques des ingérences dans les affaires intérieures (Exclusif)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dr Khalid Cherkaoui Semmouni , professeur de droit constitutionnel à la Faculté de droit à Rabat. Dans ce texte, il Analyse la nouvelle tension diplomatico-sécuritaire qui se déroule entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Dr Semmouni met la lumière sur la face cachée de la France en Afrique de l’Ouest. Par la suite, il évoque le lien d’amitié Macron et Ouattara de la côte d’Ivoire. Lisez son analyse

Les tensions diplomatiques entre le Mali et la Côte d’ivoire n’ont pas cessé , cela peut être expliqué par la dernière crise entre les deux pays , sachant que le 12 juillet dernier, la Côte d’Ivoire a demandé au Mali la libération sans délai de ses 49 militaires arrêtés dimanche 10 juillet à l’aéroport de Bamako et accusés d’être des « mercenaires ». Mais la question qui se pose : pourquoi ce nombre important de militaires ivoiriens ont voyagé au Mali ? N’ y a-t-il pas une intention d’espionnage?


Tout d’abord , il faut rappeler que la Côte d’Ivoire voulait toujours profiter des crises politiques internes du Mali , à titre d’exemple, à la mutinerie déclenchée au sein de l’armée malienne, le mois d’août 2020 , la Côte d’Ivoire a décidé de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec le Mali à compter du mardi 18 août et ce, jusqu’à nouvel ordre. Cette décision est consécutive à la décision de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de la fermeture de toutes ses frontières terrestres, maritimes et aériennes de ses pays membres avec ce pays.


Sans oublier que La Côte d’Ivoire est un allié historique de la France en Afrique et les liens entre les deux pays sont forts. Tandis que, les relations du gouvernement malien avec la France et l’Union européenne sont tendues, car les autorités maliennes avaient annoncé, le 15 mai 2022, le retrait du pays de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la force conjointe. Ce retrait intervient après l’annonce, par le nouveau pouvoir de la suspension d’un traité de coopération signé en 2014 avec la France, ainsi que des accords de 2013 et 2020 fixant le cadre juridique de la présence de la force anti-djihadiste Barkhane et du regroupement de forces spéciales européennes Takuba.


Alors, faut-il penser que la France serait à la manœuvre de ce qui se passe entre la Côte d’Ivoire et le Mali , et même aussi entre la Mali et la CEDEAO ?. En cause, la mise en place des sanctions décidées le 9 janvier 2022 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et soutenues par la France : la fermeture des frontières terrestres et aériennes avec le Mali ; la suspension de toute transaction commerciale, à l’exception de certains produits de première nécessité ; et le gel des avoirs du Mali à la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et dans les banques commerciales de la région.


A l’évidence, ces sanctions, considérées illégales par le gouvernement malien , visaient non seulement à isoler le pays sur la scène internationale en fragilisant son économie, mais aussi le déstabiliser ,en créant une sorte de pression des populations sur les dirigeants du Mali . La CEDEAO , et les autres partenaires comme la France et l’Union Européenne sont ingérés dans les affaires internes du pays, surtout que les autorités maliennes ont une vision de la transition qui est en contradiction avec leur conception.

Pour cela, il faut signaler que le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta , invoque le temps et l’autorité indispensables pour relever les immenses défis auxquels fait face le pays et pour ne pas commettre à nouveau les erreurs d’un passé tourmenté. Mais les autres, estiment que la transition devrait s’atteler à organiser rapidement les élections pour pouvoir élire un président qui leur convient.


En effet, le Mali, à la fois pour sa position stratégique mais aussi pour ses richesses minières, attire de nombreux autres pays. C’est un grand pays où des enjeux de géopolitique, de géostratégie. D’où, le mali doit transformer ces opportunités en renforçant ses relations avec certains pays d’Afrique, comme la Guinée et la Mauritanie, et d’autres pays de l’Asie et l’Europe de l’Est, afin de de sortir de cette situation, sans oublier que les sanctions n’ont que réveillé un sentiment patriotique au sein de l’opinion malienne, ce qui permettra au pouvoir de transition de profiter d’une position plus forte.

Par Dr Khalid Cherkaoui Semmouni , professeur de droit constitutionnel à la Faculté de droit à Rabat

REDACTION

Le Zimbabwe doit 13,5 milliards USD aux institutions financières multilatérales et autres (BAD)

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(CROISSNCE AFRIQUE)-Le Zimbabwe a reçu un soutien fort pour l’aider à régler ses arriérés de dette. Le Zimbabwe doit 13,5 milliards de dollars aux institutions financières multilatérales, aux partenaires bilatéraux et à d’autres créanciers. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi Adesina, les représentants des institutions financières multilatérales, le gouvernement du Zimbabwe et d’autres partenaires ont convenu d’élaborer ensemble un plan d’action qui permettra d’apurer les arriérés de dette du pays.

Le président Emmerson Mnangagwa a remercié Dr Adesina d’avoir accepté d’être le champion du processus d’apurement des arriérés et de résolution de la dette du pays. Il a également salué la Banque africaine de développement pour avoir soutenu le Zimbabwe dans des circonstances difficiles.

« Pendant la pandémie de Covid-19, le Zimbabwe n’a reçu aucune aide extérieure, à l’exception de celle de la Banque africaine de développement. Celle-ci a rapidement répondu aux besoins du Zimbabwe. Nous avons dû revoir les priorités de notre budget et, finalement, en dépit de tous les obstacles, nous avons réussi à gérer la situation », a déclaré M. Mnangagwa.

La Banque africaine de développement a soutenu le Zimbabwe en lui octroyant 13,8 millions de dollars dans le cadre de sa Facilité de réponse rapide au Covid-19.

Concernant la gestion de la dette du pays, la Banque a mis l’accent sur des opérations ciblées pour renforcer la capacité de gestion des finances publiques, grâce à sa Facilité d’appui à la transition(le lien envoie un courriel). La Banque va fournir au Zimbabwe un appui technique de 4,2 millions de dollars pour la mise en œuvre de sa stratégie d’apurement des arriérés et de résolution de la dette.

Dr Adesina a expliqué aux médias à State House (le palais présidentiel) à Harare qu’il a accepté le rôle de champion de la résolution de la dette du Zimbabwe parce que c’était sa responsabilité en tant président de la première institution financière d’Afrique et parce que c’est la bonne chose à faire.

 Il a déclaré : « Ce qui compte, c’est le peuple du Zimbabwe. Il a enduré suffisamment de souffrances — depuis deux décennies maintenant. Si vous observez la situation aujourd’hui, 40 % de la population du pays vit dans une extrême pauvreté. Nous devons changer cela et créer un nouvel espoir. Je crois qu’il est temps de revigorer et de redynamiser l’économie du pays, car elle est essentielle pour la communauté d’Afrique australe. »

Malgré ses difficultés économiques, le Zimbabwe reste un actionnaire fort et fiable de la Banque africaine de développement. Il a continué à effectuer un paiement trimestriel symbolique de 500 000 dollars pour assurer le service de ses dettes envers le Groupe de la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et d’autres créanciers.

« Le Zimbabwe est l’un des 54 pays africains membres du Groupe de la Banque africaine de développement. Lorsqu’une partie souffre, c’est tout le corps qui souffre », a déclaré Dr Adesina.

La Banque souhaite également voir le Zimbabwe jouer un rôle important au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine, notamment dans les secteurs de la production manufacturière, de l’agriculture, du capital humain, des TIC et autres.

Des ambassadeurs et des représentants de plusieurs pays du G7, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ont rencontré Dr Adesina à Harare. Ils se sont engagés à travailler avec la Banque africaine de développement pour élaborer une feuille de route d’apurement et de résolution de la dette, ainsi qu’un programme de réengagement.

Le processus qui sera mené par le président du Groupe de la Banque, insistera sur l’importance de mettre en œuvre les engagements antérieurs en matière de compensation foncière et les réformes politiques et économiques supplémentaires.

« Il faudra plus d’une personne. Il va nous falloir travailler tous ensemble, main dans la main, pour tracer cette voie », a déclaré Dr Adesina à ses partenaires.

Le président de la Banque a également rencontré les opérateurs du secteur privé zimbabwéen pour discuter de leur rôle dans le plan d’action prévu pour l’apurement des arriérés. La réunion a permis d’explorer les possibilités de mobiliser des financements du secteur privé.

Le Zimbabwe a rejoint le Groupe de la Banque africaine de développement le 23 juin 1980. Depuis lors, le Groupe de la Banque a investi 930,5 millions de dollars dans le pays, finançant 64 projets. Il continue de soutenir le Zimbabwe grâce aux ressources de sa Facilité d’appui à la transition.

Depuis 2012, la Banque a aidé le Zmibabwe à améliorer ses systèmes de gestion des finances publiques. Cela inclut des organes de contrôle tels que le Bureau du comptable général et le Parlement. La Banque fournit également une assistance technique spécialisée sur la gestion de la dette et un appui à la restauration des entreprises publiques.

Selon Dr Adesina, l’apurement des arriérés de la dette et la résolution de celle-ci créeront une nouvelle trajectoire de croissance pour le Zimbabwe pour en faire une économie plus dynamique.

« Cela va être difficile, mais ce n’est pas impossible. L’échec n’est pas une option. La stratégie d’apurement des arriérés doit réussir », a insisté Dr Adesina.

Il a ajouté : « Nous l’avons fait pour la Somalie, en l’aidant à apurer ses arriérés, en étroite collaboration avec la Banque mondiale et le FMI. Nous l’avons également fait pour le Soudan en travaillant avec nos partenaires. Les circonstances sont évidemment différentes, mais le président Mnangagwa s’est clairement engagé à collaborer avec la communauté internationale. Un nouveau Zimbabwe revigoré est bénéfique pour tous. »

Selon le ministre des Finances et du Développement économique du Zimbabwe, professeur Mthuli Ncube, « le niveau actuel de la dette publique constitue un obstacle important à l’objectif du Zimbabwe de devenir un pays à revenu intermédiaire d’ici 2030. » « Nous sommes reconnaissants envers le président de la Banque africaine de développement, Dr Adesina, qui a accepté d’être le champion de notre programme d’apurement des arriérés de la dette. Si nous ne réglons pas nos arriérés, cela entravera notre programme de développement. »

Plusieurs hauts responsables de la Banque africaine de développement ont accompagné Dr Adesina, notamment la cheffe de Bureau pays de la Banque pour le Zimbabwe, Moono Mupotola, la vice-présidente chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Yacine Fal, et la directrice générale pour l’Afrique australe, Leila Mokaddem. 

Maroc: Akinwumi Adesina de la BAD en visite à Rabat

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, se rendra à Marrakech le lundi 18 juillet 2022, pour une visite de quatre jours. Cette visite vient renouveler l’engagement du Groupe de la Banque africaine de développement à renforcer le partenariat d’exception qui unit le Maroc à l’institution durant plus d’un demi-siècle – résultats à l’appui au bénéfice de la population.

« Le Maroc est source d’inspiration. Un pays qui apporte la preuve qu’avec de l’ambition, de la volonté et des ressources, l’émergence peut devenir une réalité, a déclaré le président du Groupe de la Banque africaine de développement. Le Royaume est notre premier partenaire avec un important portefeuille d’opérations de premier ordre qui le positionnent en tant que leader, dans de multiples domaines, sur le continent. »

Au second jour de sa visite, le 19 juillet 2022, le président Adesina assistera à l’assemblée générale d’Africa50(le lien est externe), fonds panafricain dédié aux infrastructures basé à Casablanca, en sa double qualité de président du Groupe de la Banque africaine de développement et de président du Conseil d’administration du fonds, créé à l’initiative de la Banque.

Cette visite s’achèvera sur sa participation au Sommet des affaires États-Unis-Afrique qui débute le 19 juillet à Marrakech, sous le thème : « Construire l’Afrique ensemble ».

Lors de son séjour, le président de la Banque rencontrera de hauts responsables ainsi que des représentants du secteur privé. Il s’entretiendra également avec des partenaires de développement et des parties prenantes de premier plan.

Durant sa visite, M. Adesina sera accompagné de la vice-présidente en charge du Développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, Yacine Diama Fal, et du vice-président chargé du Complexe du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation, Solomon Quaynor.

Notons que le Groupe de la Banque africaine de développement intervient au Maroc depuis plus de cinquante ans. Les opérations couvrent la santé, l’agriculture, l’énergie, l’eau, les transports, le développement humain et le secteur financier totalisant plus de 12 milliards d’euros de financements.

BAD et Société Générale annoncent 50 millions d’euros pour soutenir les activités commerciales en Afrique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le mercredi 13 juillet 2022, un partenariat avec la Société Générale portant sur une facilité de partage des risques non financée de 50 millions d’euros, afin de renforcer le soutien aux activités de financement du commerce sur l’ensemble du continent africain.

Cette facilité contribuera à réduire le déficit de financement du commerce en Afrique en accroissant la capacité de tolérance au risque de la Société Générale jusqu’à 50 %, ce qui lui permettra d’augmenter les limites de confirmation des banques émettrices locales sur le continent.

Les parties partageront le risque de défaut sur un portefeuille de transactions commerciales éligibles initiées par les banques émettrices africaines et indemnisées par la Société Générale. Les bénéficiaires de cette facilité seront les banques émettrices d’Afrique, qui bénéficieront d’un soutien supplémentaire de la part des banques internationales pour développer leurs activités de financement du commerce, ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises nationales qui comptent sur ces banques émettrices pour remplir leurs engagements de financement du commerce.

Stefan Nalletamby, directeur du Développement du secteur financier à la Banque africaine de développement, a déclaré que le partenariat avec la Société Générale permettra de soutenir les petites entreprises africaines et les entreprises locales actives au plan international.

« La facilité cadre bien avec la demande aiguë du marché pour le financement du commerce en Afrique dans les secteurs de l’agriculture, du transport, de la construction, de la santé et de l’industrie. Elle est également en phase avec les cinq grandes priorités stratégiques de la Banque africaine de développement, « les High 5 », et plus particulièrement les priorités « industrialiser l’Afrique », « intégrer l’Afrique » et « nourrir l’Afrique ». La stratégie de développement du secteur financier de la Banque promeut un accès accru au financement pour les petites entreprises ainsi que l’élargissement et l’approfondissement des marchés financiers Africains », a déclaré M. Nalletamby. « Lorsqu’il sera pleinement mis en œuvre, le partenariat soutiendra 40 banques locales émettrices opérant dans 16 pays africains et devrait catalyser environ 600 millions d’euros de transactions commerciales sur une période de trois ans », a-t-il ajouté.

Le directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest de la Banque africaine de développement, Joseph Ribeiro, a déclaré : « Nous sommes heureux de ce partenariat avec la Société Générale, car il offre la possibilité d’utiliser de manière flexible la forte capacité de prise de risque notée AAA du Groupe de la Banque africaine de développement pour accroître l’accès au financement du commerce sur le continent, et plus particulièrement, pour soutenir l’accès au financement des petites et moyennes entreprises et des entreprises locales opérant dans des États fragiles. »

Pierre-Antoine Barreault, responsable mondial du financement du commerce international de matières premières à la Société Générale, a ajouté : « Présente dans 19 pays, la Société Générale est une banque internationale de premier plan en Afrique et apporte un soutien multidimensionnel aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux entreprises africaines, avec pour objectif de contribuer de manière responsable et durable au développement du continent. Ce partenariat avec la Banque africaine de développement permet à la Société Générale de renforcer ses capacités afin d’aider ses clients et les acteurs économiques locaux à s’approvisionner en denrées alimentaires et en produits énergétiques essentiels. »

REDACTION

Le Maroc classé troisième producteur de figues au monde (FAO)

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(CROISSANCE AFRIQUE)- l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé que le Maroc est le deuxième producteur de figues en Afrique et le troisième dans le monde. Par ailleurs, le ligne Marocain lodj.ma estime que « Bien que la production de figues au Maroc ait considérablement fluctué ces dernières années, elle a eu tendance à augmenter pendant la période 1969-2018 se terminant à 128.380 tonnes en 2018 ».
 

En raison de ses bienfaits pour la santé et de son efficacité contre certains problèmes médicaux, tels que l’eczéma et le diabète, la demande de figues ne cesse d’augmenter. Sur 1,5 million de figues produites, 80% proviennent de la Méditerranée.

Selon le site l’ODJ, « la superficie agricole réservée à la culture de ce fruit au Maroc était en 2018 de 61.498 hectares avec un rendement de près de 2,9 tonnes/Ha, selon les données de la FAO », a–t-il rappoté. Ceci fait du Maroc, le deuxième producteur de figues en Afrique et le troisième dans le monde.

« Malgré une baisse de la production par rapport à l’année 2017, les cinq grandes zones de culture demeurent Taounate, Chefchaouen, Al Hoceïma, Ouezzane et Tétouan. Au niveau du continent africain, le Maroc occupe la deuxième place dans la production de figue. Il est devancé par l’Égypte (1er) et suivi par l’Algérie (3e), la Tunisie (4e), la Libye (5e), l’Afrique du Sud (6e) et le Cameroun (7e) », rapporte le journal en ligne Marocain lodj.ma .

Notons que la Turquie est le premier pays producteur de figues au monde avec plus de 306.499 tonnes en 2018. Viennent ensuite, l’Égypte, le Maroc, l’Algérie, l’Iran, l’Espagne, la Syrie, les États-Unis d’Amérique, la Tunisie, l’Albanie, le Brésil, la Grèce, l’Inde, le Japon, la Chine, l’Azerbaïdjan, l’Italie, la Libye et le Mexique. Pour rappel, l’Afghanistan ferme le top 20 des principaux pays producteurs de figues.

Moussa KONE

Afrique : L’optimisation des coûts sera nécessaire pour les projets gaziers au Sénégal et en Mauritanie (Par NJ Ayuk)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Comme je l’ai déjà mentionné, lorsqu’il s’agit de rivaliser pour devenir l’un des nouveaux fournisseurs de gaz naturel de l’Union européenne, le Sénégal et la Mauritanie ont plusieurs avantages. Premièrement, ils ont la géographie de leur côté. Leur situation géographique devrait rendre la livraison de gaz naturel liquéfié (GNL) aux terminaux de regazéification des villes portuaires européennes plus facile et plus efficace que pour d’autres nations africaines plus éloignées, comme le Mozambique, qui devrait commencer à produire du GNL plus tard cette année.

D’autre part, ils ont la demande de leur côté, car l’Union européenne est désireuse de constituer une liste plus diversifiée de fournisseurs multiples, chacun étant capable de remplacer une partie de la grande quantité de GNL que la Russie livre seule. Le Sénégal et la Mauritanie sont prêts à commencer leur production alors que le souvenir de l’anxiété des Européens concernant l’approvisionnement en carburant est encore très frais, et ils seront donc en bonne position pour établir une relation commerciale solide. Cela crée un avantage évident pour le Sénégal et la Mauritanie, car une forte demande fait généralement monter les prix.

Troisièmement, ils ont le temps de leur côté. Les autorités de l’UE souhaitent que les importations de gaz russe de l’Union diminuent de deux tiers avant la fin de l’année, et le Sénégal et la Mauritanie devraient mettre en service leur premier projet gazier axé sur l’exportation, Greater Tortue/Ahmeyim (GTA), au troisième trimestre de 2023.

Mais cette combinaison d’avantages ne sera pas permanente. Certes, la géographie ne changera pas. Nous pouvons supposer que la distance entre Dakar et l’Europe restera la même au cours de notre vie. Mais la demande de gaz et le calendrier des nouveaux projets sur site vierge changeront. L’UE ne mènera pas toujours une recherche aussi critique de nouveaux fournisseurs de gaz qu’elle le fait actuellement, et les producteurs de gaz africains ne lanceront pas toujours de nouveaux gisements à des moments aussi propices.

Par conséquent, le Sénégal et la Mauritanie doivent avoir une vision d’ensemble. Comme nous l’indiquons dans notre rapport à paraître prochainement, intitulé « Petroleum Laws – Benchmarking Report for Senegal and Mauritania », ces pays devraient se poser des questions, non seulement sur la manière d’utiliser leurs ressources pour répondre aux besoins du moment, mais aussi sur la manière d’optimiser leurs ressources et de maximiser les retours sur le long terme.

Voici deux des grandes questions qui, selon moi, méritent d’être posées – et les réponses que la Chambre africaine de l’énergie (CAE) pourrait y apporter.

Les plans de développement gazier sont-ils principalement axés sur les exportations, ou prévoient-ils également le développement de marchés gaziers locaux et régionaux ?

Sans aucun doute, la Chambre estime que les projets gaziers africains doivent avoir autant de composantes africaines que possible. C’est pourquoi nous favorisons les partenariats entre les compagnies pétrolières internationales (CPI) et leurs homologues africains – des partenariats qui impliquent des programmes de formation et des transferts de compétences et de technologies. C’est pourquoi nous favorisons les politiques de contenu local qui sont conçues pour soutenir les entreprises de services dans les secteurs où les fournisseurs africains ont et peuvent obtenir des avantages.

C’est également la raison pour laquelle nous sommes favorables à l’établissement d’industries basées sur le gaz en Afrique. Nous pensons que les États producteurs de gaz devraient avoir le droit – et la possibilité – d’utiliser leurs propres ressources non seulement pour gagner des devises, mais aussi pour transformer leurs propres économies.

Ainsi, alors que le Sénégal et la Mauritanie travaillent avec les IOC pour faire progresser le développement et les exportations de gaz, ils devraient également élaborer des plans pour la gazéification domestique. Ils devraient envisager d’amener le gaz à terre, où il pourra être utilisé comme combustible pour les centrales électriques, comme source d’énergie pour les installations industrielles, et comme source de matières premières pour les usines pétrochimiques. Autant d’éléments susceptibles de créer des emplois, d’éliminer la pauvreté énergétique et d’élever le niveau de vie, changeant ainsi la vie des gens pour le mieux !

Heureusement, le Sénégal prend déjà des mesures dans ce sens. Le président Macky Sall a déjà dévoilé des plans visant à utiliser la majeure partie de sa part de production de gaz pour améliorer l’approvisionnement national en électricité. L’entreprise publique de gaz naturel, Sénégal Gas Network (SGN), dirigée par l’ancien directeur de Petrosen E&P, Joseph Medou, a déclaré qu’elle allait construire un gazoduc terrestre pour acheminer une partie de la production des gisements offshore vers cinq centrales thermiques terrestres qui brûlent actuellement du fioul résiduel sale. SGN semble avoir bon espoir de terminer ce pipeline en 2024, à peu près au même moment où les travaux sur quatre nouvelles centrales thermiques devraient être achevés. C’est également à peu près au même moment que le deuxième projet gazier offshore du Sénégal (Yaakar-Terenga, une fois encore dirigé par BP en partenariat avec Kosmos Energy) est censé entrer en production.

Jusque-là, tout va bien ! La Chambre africaine de l’énergie (AEC) est réellement encouragée par les progrès réalisés jusqu’à présent par le Sénégal sur ce front. Mais elle espère également que le pays explorera davantage les programmes de gazéification à l’avenir, étant donné que de tels programmes peuvent avoir un puissant effet multiplicateur sur l’économie locale.

En termes pratiques, si le Sénégal veut vraiment optimiser ses ressources en gaz sur le long terme, il devrait agir maintenant pour faire du gaz le pilier de sa propre économie, peut-être en regardant au-delà de la production d’électricité et en se tournant vers la pétrochimie ou un autre secteur manufacturier basé sur le gaz. Et il devrait s’assurer que BP et les autres IOC travaillant dans la zone offshore du pays fournissent le type d’aide approprié pour y parvenir.

Les plans de développement du gaz ont-ils la flexibilité nécessaire pour répondre aux futurs changements sur les marchés mondiaux de l’énergie ?

Une fois encore, l’AEC estime qu’il ne suffit pas de planifier en fonction des besoins du moment. Les tout nouveaux producteurs de gaz africains doivent également se projeter dans l’avenir et réfléchir à la manière d’optimiser leurs ressources dans les décennies à venir, lorsque les marchés mondiaux de l’énergie seront déterminés par des forces dépassant les facteurs actuels, comme la guerre de la Russie en Ukraine.

C’est pourquoi il était encourageant de voir que la Mauritanie a signé un protocole d’accord en décembre dernier avec New Fortress Energy (NFE) sur l’établissement d’un centre énergétique offshore capable d’utiliser le gaz naturel pour soutenir la production de GNL, d’électricité et de combustible d’ammoniac bleu. Le document n’est pas contraignant, il ne garantit donc pas que ce projet se concrétise. Mais il ouvre la voie à plusieurs actions importantes pour le pays.

Premièrement, il permet à la Mauritanie d’équiper son centre énergétique offshore de la technologie « Fast LNG » de NFE. Grâce à cette technologie, le pays sera en mesure d’installer des unités modulaires sur une plateforme de forage jack-up ou un autre type d’infrastructure marine héritée pour établir une usine de liquéfaction de gaz de taille moyenne – et il pourra le faire beaucoup plus rapidement et à moindre coût que s’il optait pour une solution plus conventionnelle, comme une usine GNL à terre ou même un navire FLNG comme celui que BP et Kosmos utiliseront à GTA. De plus, elle pourra, si elle le souhaite, augmenter sa production de GNL en installant des modules supplémentaires. Ainsi, la Mauritanie ne sera pas seulement un producteur et un exportateur de GNL comme les autres, mais aussi un producteur et un exportateur de GNL à faible coût, avec la flexibilité nécessaire pour réagir rapidement si la hausse de la demande justifie un investissement supplémentaire dans la capacité de production.

Deuxièmement, le protocole d’accord prévoit l’expansion de l’approvisionnement national en électricité de la Mauritanie. Il prévoit que le centre énergétique offshore livrera du gaz à Nouakchott Nord, une centrale électrique existante de 180 MW située dans la capitale Nouakchott, ainsi qu’à une nouvelle centrale à cycle combiné de 120 MW que l’opérateur national Somelec prévoit de construire. Grâce à cette nouvelle capacité de production, la Mauritanie sera en mesure d’offrir à ses citoyens une vie meilleure et aux entreprises créatrices d’emplois un environnement opérationnel plus attrayant. De plus, en privilégiant la production d’électricité à partir du gaz, elle pourra réduire la pollution. Actuellement, le principal combustible de la centrale de Nouakchott Nord est le fioul résiduel (RFO), qui brûle beaucoup moins proprement que le gaz.

Troisièmement, le projet est peut-être basé sur le gaz naturel, mais il est également tourné vers un combustible du futur – et par là, je veux dire l’ammoniac. Comme nous l’avons mentionné plus haut, le centre énergétique disposera d’une unité d’ammoniac bleu, dans laquelle le gaz naturel sera utilisé comme matière première pour la production d’ammoniac. Cette installation contribuera à établir un marché pour l’ammoniac, jetant ainsi les bases de la production future d’ammoniac vert, c’est-à-dire d’ammoniac fabriqué à partir d’hydrogène vert produit à partir d’énergie renouvelable.

La Mauritanie a tout à gagner de cette expansion de ses capacités en matière de ressources renouvelables, car elle dispose d’un énorme potentiel solaire et éolien, en plus de réserves de gaz substantielles. Les avantages ne seront peut-être pas immédiats, car il faudra plus de temps pour exploiter ce potentiel, mais ils pourraient être très importants, surtout si le pays atteint ses objectifs de porter la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique à 50 % d’ici à 2030 et de développer plusieurs projets à grande échelle dans le domaine de l’hydrogène vert et de l’ammoniac.

Le Sénégal et la Mauritanie sont tournés vers l’avenir

Dans l’ensemble, le Sénégal et la Mauritanie méritent des éloges pour leur approche du développement du gaz. Non seulement ils sont en passe de devenir deux des premiers nouveaux producteurs de gaz en Afrique à rejoindre la liste des fournisseurs de gaz de l’UE, mais ils prennent également des mesures pour optimiser l’utilisation de leurs ressources.

Ils prévoient d’utiliser leur gaz pour produire de l’électricité pour le marché intérieur, et pas seulement pour gagner des dollars sur le marché d’exportation. Ils profitent de la flexibilité inhérente aux nouvelles technologies offertes par des partenaires étrangers tels que l’ENF. Et ils pensent à l’avenir – à ce qui se passera lorsque le monde passera du gaz aux énergies renouvelables. Et pour cela, l’AEC les félicite.