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Ethiopie: 23 enseignants vont bénéficier de formations continues sur l’enseignement du français

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En ce mois de juillet, 23 enseignants de langue française bénéficieront de formations continues sur l’enseignement du français en Ethiopie. Au cours de l’année scolaire qui suivra, plus de 2100 élèves de la 1ere à la 12e année profiteront d’un programme d’apprentissage de la langue de Molière.

Les bénéficiaires sont issus d’un réseau de 6 écoles, soit trois écoles privées éthiopiennes et trois écoles internationales proposant des cours de français à Addis-Abeba. Il s’agit de Gibson School Systems, Fountain of Knowledge, German Embassy School, Flipper International School, Kelem International School et Prestigious Youth Academy.

Selon un  communiqué du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, publié le lundi 11 juillet 2022, les 3 dernières écoles ont intégré le groupe à la faveur d’un accord de partenariat signé le vendredi 1er juillet 2022, avec l’ambassade de France en Ethiopie et auprès de l’Union africaine.

Les écoles reçoivent un accompagnement du Service d’action et de coopération culturelle (SCAC) de l’ambassade de France près l’Ethiopie afin de mettre en œuvre les programmes d’enseignement du français.

Selon l’Agence Ecofin, le SCAC a remis aux établissements des kits pédagogiques et du matériel technique, dans le cadre du projet « Renforcer la langue française comme atout pour l’employabilité des jeunes en Ethiopie » pour lequel le SCAC a récemment reçu un financement du gouvernement de France.

« Pour encourager ces écoles et les apprenants à s’intéresser au français, Paris a mis en place des activités culturelles et des certifications linguistiques au sein de l’Alliance éthio-française, ainsi que des médiations scientifiques proposées par l’Institut français d’études éthiopiennes. Aussi, le pays européen met à contribution le département de français de l’Université d’Addis-Abeba notamment pour la formation des futurs enseignants de français », rapporte l’Agence ecofin.

Notons que l’ambassade de France et l’Alliance éthio-française d’Addis-Abeba mènent un projet dont l’ambition est de créer un grand nombre de centres de langue française. Par ailleurs, ils offrent aux apprenants des cours de français adaptés à leurs besoins afin que ces compétences deviennent un atout pour la mobilité et l’employabilité.

Korotoumou Sylla

Gabon: Jeff Bezos à Libreville

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, le milliardaire américain Jeff Bezos, séjourne à Lbreville. Cette information publié le mardi e 12 juillet 2022 émane de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). La visite du fondateur d’Amazon, géant du commerce en ligne, est au Gabon pour une visite touristique. D’ores et déjà, il a visité plusieurs sites du Gabon, du parc national de Loango dans la province de l’Ogooué-Maritime.

Durant son séjour en terre gabonaise, cet « influent » homme d’affaires sera reçu par les autorités. Il est deuxième fortune du monde depuis deux ans selon (classement Forbes). Il s’est montrée très engagée en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

« C’est dans cette optique qu’en 2021, à travers sa fondation Bezos Earth Fund, il a fait un don de 40 millions de dollars (environ 23,2 milliards de FCFA) à la Wildlife Conservation Society (WCS), une ONG américaine, pour les activités de protection des forêts du bassin du Congo. Le bassin du Congo couvre le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale et la République du Congo », rapporte le site nouveaugabon.com

RDC: vers le lancement d’une nouvelle compagnie aérienne dont le coût total est fixé à 30 millions USD

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En RDC, Olivier Mushiete, directeur général de L’Institut congolais pour la conservation de la nature a annoncé qu’il travaille au lancement prochain d’une compagnie aérienne dénommée Congo air Nature. C’était au cours de la 19e réunion des parties pour les forêts du Bassin du Congo, tenue à Libreville au Gabon du 5 au 8 juillet 2022.

Il faut signaler que la mise en place de ce projet va nécessiter un financement compris entre 25 et 30 millions de dollars (entre 16,5 milliards de FCFA et 19,6 milliards de FCFA), selon Olivier Mushiete. Un financement nécessaire notamment, pour l’acquisition des appareils, la remise en état des pistes d’aviation

 « Nous sommes en train de travailler à doter l’ICCN de sa propre flotte. L’objectif est de réduire les distances entre les sites de conservation des forêts. Le Congo est très vaste. Quand vous regardez la distance entre le parc marin des mangroves qui se trouve sur la côte ouest à l’embouchure du fleuve Congo et les parcs de l’ouest, le parc national des Virunga, la réserve de Faune Okapis, le parc national de Garamba, il y a plus de 3000 km de déplacements à faire. C’est quand même une très grande promenade », a-t-il affirmé.

Par la suite, il affirme que cette nouvelle compagnie pourrait être lancée l’année prochaine. « Je pense que d’ici la fin d’année, on aura terminé avec les études préliminaires, et donc, j’ai bon espoir qu’on réussisse à le mettre en route au début de l’année prochaine », a-t-il affirmé

« On devrait avoir une demi-douzaine d’appareils étant entendu qu’il y a deux appareils qui devront nous permettre de faire les liaisons à longue distance. C’est-à-dire d’être capable de couvrir plus de 1500 km en moins de 3h. Donc ça demande quand même une certaine puissance avec les avions », a-t-il expliqué.

Notons qu’ « une fois que les longs courriers vous ont ramené de l’autre côté du pays, à partir de là on aura besoin d’avoir une flotte avec des appareils plus réduits qui vont nous permettre de circuler dans des rayons plus étroits. Et donc là il faudra 3 ou 4 appareils ».

Moussa KONE

L’OCP décroche son autorisation pour une nouvelle installation d’entreprise de production au Maroc

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Selon Morocco world news, l’Office chérifien des phosphates (OCP) a obtenu le feu vert de l’Etat pour l’installation d’une nouvelle entreprise de production dans le Royaume. cette société, une fois opérationnelle, devrait générer un chiffre d’affaires moyen de 30,6 milliards de dirhams (3 milliards USD) par an entre 2022 et 2025.

C’est un autre succès de l’OCP au Maroc. Il faut signaler qu’en 2021, l’OCP avait affiché une croissance de 50 % de son revenu à 84,3 milliards de dirhams (8,8 milliards $), un niveau record. La société qui sera dénommée « OCP Nutricrops » résultera de la fusion de cinq autres entreprises, dont trois appartenant à l’OCP, à savoir Jorf Fertilizers Company I, II et IV.

Ces projets s’ajouteront Jorf Fertilizers Company III et V détenues respectivement à hauteur de 50 % et 60 % par le groupe. Par ailleurs, l’initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie du groupe visant à renforcer sa capacité de production d’engrais et son offre de solutions d’engrais personnalisées.

« De quoi consolider un peu plus la position du groupe sur le marché intérieur, mais aussi à l’échelle internationale dans un contexte de hausse des prix des engrais alimentée notamment par la guerre entre l’Ukraine et la Russie », rapporte l’Agence ecofin.

Affaires des militaires ivoiriens interpellés : la Côte d’Ivoire réagit et demande leur libération sans délai

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Gouvernement de la Transition informe l’opinion nationale et internationale que le dimanche 10 juillet 2022 , entre 11 heures et 13 heures , deux aéronefs immatriculés ZS – BBI et UR – CTH , en provenance de la République de Côte d’Ivoire , transportant quarante – neuf ( 49 ) militaires ivoiriens avec leurs armements et munitions de guerre , ainsi que d’autres équipements militaires , ont atterri à l ‘Aéroport International Président Modibo KEITA Sénou. Pour ce faire, Bamako a décidé de considérer les 49 soldats ivoiriens comme des « mercenaires ». En réponse à cette affaire, la Côte d’Ivoire réagit et demande leur libération sans délai. Lisez le communiqué ci-dessous:

Mali : Violences faites aux femmes, l’APDF outille une vingtaine d’hommes

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Les 05 et 06 juillet 2022 au centre Aoua Keita de Bamako, l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes au Mali (APDF), a initié à l’intention des hommes, un atelier de formation et d’information intitulé ‘’Les hommes parlent aux hommes sur les violences faites aux femmes’’. Au total, 22 hommes venus de plusieurs quartiers du district de Bamako ont pris part à l’atelier.

Selon Diawara Bintou Coulibaly, présidente de l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes au Mali (APDF), l’objectif affiché est de permettre aux hommes de pouvoir comprendre les conséquences des violations faites aux femmes afin de pouvoir intervenir au sein des communautés pour une prise de conscience des méfaits de ces violences. Dorénavant, souligne-t-elle, ils seront considérés comme des ambassadeurs de bonne volonté de cette association de promotion des droits des femmes au Mali auprès des populations des localités respectives.  « Désormais, ils peuvent intervenir auprès des hommes pour leur faire comprendre que la femme n’est pas un objet. Mais, un complément de l’homme », explique-t-elle.

A l’endroit des autorités du pays, la présidente de l’APDF invite au respect des textes en vigueur pour lutter contre ce phénomène. Elle regrette par ailleurs la banalisation de certaines violences au Mali qui pourraient disparaitre avec l’application effective des textes en la matière. Au cours de ces deux jours d’échange, les participants ont eu à déterminer des types de violences faites aux femmes ainsi que des causes, des conséquences et des solutions. Dont une des solutions recommandée est d’inciter le législateur à adopter des textes pour lutter efficacement contre ce phénomène. La sensibilisation des populations est aussi évoquée comme une solution pour lutter contre ces pratiques,  devenues fréquentes au Mali.

photo manifestation du 3 juin

Au Mali, nous assistons chaque jour à des violences faites aux femmes notamment le viol, les assassinats, les coups et blessures etc. comme le cas de l’enseignante Ouattara Ramata Togola, assassinée dans son établissement à Selingué en fin avril dernier. Face à cette situation, plusieurs associations de femmes maliennes s’étaient mobilisées dans la capitale contre ce phénomène et ont montré leur mécontentement aux autorités du pays qu’elles soient administratives, traditionnelles, ou religieuses.

IB KONE

La 6ème édition d’EMERGING Valley se tiendra les 28 et 29 novembre 2022 au Palais du Pharo de Marseille

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(CROISSANCE AFRIUE)Plus de 2300 participants, 150 startups et 50 investisseurs venus de 70 pays sont attendus à ce grand rendez-vous où converge chaque année, à Marseille, toute l’Afrique de l’innovation. Face à la gravité des bouleversements géopolitiques et climatiques qui déstabilisent le monde et devant l’urgence des questions énergétiques, alimentaires, sanitaires et environnementales, EMERGING Valley sera cette année au cœur d’enjeux décisifs.

Autour des notions de co-Innovation et de Souveraineté numérique, la jeunesse et l’entrepreneuriat africains montreront comment ils se mobilisent et s’engagent pour relever ces défis communs sans précédent, avec l’Europe et le monde. Avec un mot d’ordre : co-développer des solutions à impact. 

Fondé à Marseille par Samir ABDELKRIM, auteur de l’ouvrage « Startup Lions, au cœur de l’African Tech », EMERGING Valley s’est imposé en quelques années comme le Sommet international où se réunissent les acteurs clés de la tech et de l’entrepreneuriat innovant venus d’Afrique et d’Europe.

Cette sixième édition, qui aura lieu les 28 et 29 novembre prochains au Palais du Pharo de Marseille, s’inscrit dans un contexte international inédit et particulièrement pressant. « La situation géopolitique et environnementale n’a jamais été aussi fragilisée, et c’est pour cette raison que les entreprises innovantes n’ont jamais eu autant besoin de se rencontrer et d’accélérer leur développement pour avoir un impact concret sur des sujets absolument vitaux comme la souveraineté. Qu’il s’agisse de souveraineté numérique, alimentaire ou encore énergétique », commente Samir ABDELKRIM, fondateur d’EMERGING Valley. « C’est aussi pour cela qu’EMERGING Valley se renouvelle en profondeur cette année, en faisant évoluer ses thématiques, en explorant de nouveaux enjeux liés à la co-innovation Afrique-Europe. Mais aussi en accueillant plusieurs temps forts prestigieux pour valoriser les projets à impact les plus prometteurs. 2022 doit être une année charnière où le monde doit se donner rendez-vous pour se réinventer, et surtout pour co-construire ! EMERGING Valley 2022 sera l’un de ces rendez-vous décisifs ».  

EMERGING Valley 2022 : nouvelles thématiques au cœur de l’actualité

Le programme d’EMERGING Valley s’articulera autour de plusieurs thématiques clés, dont certaines inédites, avec un fil conducteur centré sur les notions de co-innovation et de co-souveraineté :

  • Souveraineté énergétique et numérique : comment assurer une sécurité énergétique « propre » grâce aux innovations numériques venues d’Afrique, tout en s’adaptant aux perturbations géopolitiques qui bouleversent les approvisionnements ? En partenariat avec l’Agence Française du Développement, cette thématique sera développée en plénière et fera l’objet d’une mise en lumière de nombreuses startups innovantes.
  • Souveraineté Alimentaire et Agri-Tech : dans un contexte géopolitique et climatique instable où les pénuries menacent, comment répondre aux enjeux d’alimentation et de nutrition pour les populations d’Afrique et du monde à travers l’Agritech ? Étroitement liée aux questions des ruptures d’approvisionnement et de la souveraineté alimentaire, cette thématique est portée par le Conseil Départemental des Bouches du Rhône, qui veut faire du territoire provençal un véritable laboratoire d’innovation au service de solutions durables.   
  • Villes Neutres pour le Climat : lauréate du label européen « 100 villes neutres en carbone d’ici 2030 », Marseille sera plus que jamais le territoire de convergence où la jeunesse et l’écosystème Tech africains se retrouvent pour agir au service de la décarbonation des Villes.
  • Entrepreneuriat féminin : l’avenir de la Tech Africaine s’écrit de plus en plus avec les femmes entrepreneures du continent, particulièrement en Méditerranée, qui rivalisent de créativité et de force d’innovation. 
  • Co-innovation en matière de E-Santé : interdépendance et solidarité numérique entre l’Afrique et l’Europe sur les question médicales et sanitaires. En partenariat avec la Métropole Aix-Marseille-Provence.
  • Financement de l’innovation : EMERGING Valley 2022 accueillera également la 6ème promotion d’entrepreneurs à impact du Social & Inclusive Business Camp – programme impulsé par l’Agence Française du Développement, conçu pour renforcer les capacités de ses lauréats sur les sujets clés du changement d’échelle et les connecter à un large réseau d’investisseurs internationaux présents à l’évènement.

Autres temps forts, EMERGING Valley 2022 accueillera deux prix prestigieux : 

  • Prix MED’INNOVANT AFRICA : après une pause en 2020 liée à la crise de la COVID-19, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée relance la troisième édition du concours MED’INNOVANT AFRICA « La ville informelle, innover pour des territoires durables méditerranéens et africains ». La cérémonie de remise des prix aura lieu le 29 novembre 2022 sur le Main Stage d’EMERGING Valley.
  • Provence Africa Connect : troisième édition du prix Provence Africa Connect, qui récompensera un entrepreneur du territoire Aix-Marseille-Provence développant un projet exemplaire pour l’Afrique. 

Aix-Marseille-Provence : le Hub qui relie les deux continents 

Par sa position géographique qui le place naturellement au cœur des échanges entre les deux rives de la Méditerranée, le territoire Aix-Marseille-Provence joue un rôle historique et central entre l’Afrique et l’Europe. EMERGING Valley célèbre ce territoire unique en organisant le grand temps fort annuel où Marseille réunit toute l’Afrique de l’innovation, pour parler au monde et passer à l’échelle. Avec un mot d’ordre : la co-innovation !

Le programme détaillé d’EMERGING Valley 2022 sera dévoilé à la rentrée. D’ici là, vous pouvez d’ores et déjà noter les 28 et 29 novembre prochains dans votre agenda et nous suivre sur les réseaux sociaux !

A propos d’EMERGING Valley

Créé en 2017 à Aix-Marseille-Provence, le nouveau Hub des innovations émergentes entre l’Europe et l’Afrique, EMERGING Valley est le sommet international qui attire en Provence les investisseurs, les startups africaines et les écosystèmes numériques africains et émergents qui veulent renforcer leur attractivité à l’internationale, développer leurs relations business et accélérer leur impact à l’échelle globale par la co-innovation.

Contacts Presse

Agence Quatrième Jour

Cindy Mouchard – cmouchard@quatriemejour.fr 

Maha Bennani – mbennani@quatriemejour.fr

Antoine Billon – abillon@quatriemejour.fr

Cindy Mouchard-Patinaux

Attachée de presse

+33 (0)1 42 23 44 72

cmouchard@quatriemejour.fr

Quatrieme Jour Relations Publiques

Mali: Restaurer la cohésion entre éleveurs et agriculteurs du cercle de Djenné par la gestion du pastoralisme

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Pour restaurer la cohésion sociale entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs du cercle de Djenné au centre du Mali, un projet intégré de gestion du pastoralisme y a été lancé en septembre 2021. Son objectif est de contribuer de façon significative à la stabilité de la cette zone par la construction d’infrastructures pastorales et l’aménagement de parcours pastoraux au profit de près de 36 000 ménages. La MINUSMA a investi près de 495 millions de Francs CFA grâce à une contribution du Royaume-Uni au Fonds fiduciaire pour la paix et la sécurité.

La zone ciblée comprend plusieurs communes du Cercle de Djenné. Elles ont été identifiées de manière participative et inclusive, avec le consentement des autorités et des communautés locales.

Des infrastructures et leur mode de gestion pour faciliter le vivre ensemble

Parmi les activités spécifiques du projet figurent la cartographie, la démarcation et la réhabilitation de 225 kilomètres de pistes et d’infrastructures pastorales, la construction de trois forages, la distribution de 700 kilogrammes de semences fourragères, la régénération d’un espace pastoral de 70 hectares, la production de cartes pastorales et l’établissement de mécanismes de gestion de pistes pastorales et des infrastructures.

Le projet prévoit également une série de séances publiques et de campagnes radiophoniques d’information sur le fonctionnement des Commissions Foncières (CoFo) et la résolution des conflits. En 2021, à travers un projet séparé, la MINUSMA avait facilité l’établissement et la revitalisation des CoFo dans les 12 communes et 145 villages du cercle de Djenné.

Trois axes principaux de chemins de transhumance, appelés localement « bourtol », avaient été identifiés, et depuis le début du projet, 75 km de pistes pastorales ont été délimités, le forage de trois puits pastoraux a commencé et des campagnes de sensibilisation ont été menées dans 10 villages. Dans ces localités, des comités de gestion des projets ont également été mis en place. Ils ont facilité les discussions avec les agriculteurs, en particulier ceux qui ont empiété sur les pistes pastorales et avec les chasseurs traditionnels Dozo.

L’ensemencement de 70 hectares de zones pastorales avait été prévu pour la saison des pluies, de juillet à septembre 2022. Jens KRISTENSEN du Bureau régional de la MINUSMA à Mopti, souligne que « les zones pastorales sont connues pour être conflictuelles. Ceci nous a incité à participer activement à ce projet pour promouvoir la gestion pacifique des espaces communs et adopter des modes de gestion des conflits liés à la transhumance dans les zones humides delta intérieur du fleuve Niger dites « inondées » et celles arides appelées « zones exondées » ici dans le Centre. Au-delà de son objectif premier qui est la paix, cette initiative a permis d’aider les communautés à bénéficier d’emplois temporaires lors de la mise en place des balises ainsi que de la construction des abreuvoirs et des forages. Ceci est également un point positif à ne pas négliger en termes d’emplois au bénéfice des populations ».

L’indispensable adhésion des communautés

Participatif et inclusif de sa conception à sa mise en œuvre, le projet met à contribution toute la communauté, les notables, les femmes, les autorités locales et les jeunes. Cependant, sa mise en œuvre a parfois été retardée par des problèmes de sécurité liés à la présence d’éléments armés radicaux. Ceux-ci se sont opposés au projet, qu’ils considèrent comme un moyen pour l’État d’affirmer son contrôle sur les zones rurales. Cependant, les maîtres d’œuvre du projet ont réussi à accéder à la plupart des villages. Cela a permis de ressusciter les anciens chemins de transhumance et de persuader les agriculteurs, les éleveurs, les propriétaires fonciers et les communautés des avantages du projet. Ce succès est dû à une approche transparente et à des consultations intensives qui ont conduit à l’engagement des populations locales bénéficiaires sur les activités à mener.

D’autres obstacles sont culturels ou économiques. Certains villages n’ont initialement pas adhéré au projet car les habitants et les chasseurs traditionnels Dozo de ces communautés étaient opposées au retour des bergers peuhls dans leurs localités. Cependant, après de nouvelles consultations, ils ont fini par accepter la démarcation établie entre les champs et les couloirs de transhumance. Dans un autre village, la communauté a d’abord refusé la démarcation par crainte de perdre des zones nouvellement irriguées sur des terres cultivées empiétant sur les pistes pastorales. Après discussions, les parties ont finalement accepté de modifier le tracé de la piste pour contourner le village et éviter tout nouveau grief ou conflit.

Ce sont les Équipes Régionales d’Appui à la Réconciliation (ERAR) et les Comités Communaux de Réconciliation (CCR) qui ont facilité ces dialogues et négociations. Pour N’Toura TRAORÉ, de l’ONG « Association pour le Développement Durable » (ADD), chargé de la mise en œuvre du projet, cette approche inclusive est nécessaire. « L’implication des Comité Communaux de Réconciliation (CCR) et des leaders locaux dans les négociations et les sensibilisations auprès des communautés ont permis de donner plus de notoriété au projet, ce qui est rassurant en termes d’acceptation. Il est plus que nécessaire de passer par ces acteurs quand on veut assoir une base avec des objectifs de paix et de réduction des conflits. Je les encourage à toujours être disponibles pour négocier avec leurs pairs, » a-t-il déclaré.

Des raisons d’envisager une réussite durable

À ce jour, les acquis ont permis d’atteindre 225 km de pistes pastorales à baliser tel que retenu dans le projet et avec l’accord de la population dans les zones ciblées. Dans la même dynamique, l’ONG a pu réaliser trois forages dans trois communes ainsi que neuf abreuvoirs. Cependant, pour cause d’insécurité, il n’a pas encore été possible de réaliser la démarcation des pistes pastorales dans deux communes.

Malgré de nombreux défis, le projet est sur une trajectoire positive et a produit des résultats positifs et des avantages pour les bénéficiaires ainsi que les autorités. Les approches consultatives et l’engagement local démontrent qu’il est à la fois possible et viable de mener des projets et des initiatives de gouvernance des zones qui autrement étaient considérées comme hostiles à la présence de l’État. Le représentant des bénéficiaires du village de Konio toujours dans le Cercle de Djenné, Baba SATAO, évoque les changements positifs que présage le projet dans la gestion du pastoralisme. « Nous sommes confrontés à des difficultés, des conflits liés au passage des animaux chaque année. Ce projet soutenu par la MINUSMA permet déjà d’observer une baisse des tensions entre agriculteurs et éleveurs cette année (2022). Nous sommes au début de la saison des pluies. Par exemple dans ma zone, les communautés ont accepté de céder quelques mètres de leurs champs pour le tracé du couloir de transhumance. Ce qui veut dire que le risque de dégâts des bêtes va baisser vu qu’il y a un itinéraire. Les bœufs vont être guidés sur ce chemin. Le projet a prévu des espaces d’alimentation et d’abreuvage des animaux. Tout est bien ordonné. Cette réalisation pour nous est assez grande et elle est un soulagement, » a-t-il expliqué.

Agenda AFRIQUE, jusqu’au 31 août : EUROMÉDITERRANÉE lance le IIIe MED’INNOVANT AFRICA

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L’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée à Marseille (France) lance le « Concours MED’INNOVANT AFRICA 2022, dédié au thème : « La ville informelle, innover pour des territoires durables méditerranéens et africains ».

Ce rendez-vous de l’innovation a pour objectif de repérer, promouvoir et accélérer des porteurs de projet (startups, petites et moyennes entreprises) qui mènent à bien des initiatives innovantes (solutions et services) en phase avec les nouveaux impératifs de développement et de durabilité des territoires méditerranéens et africains. Les structures doivent également avoir le potentiel de s’implémenter sur le périmètre d’intervention d’Euroméditerranée, et plus largement sur celui de la métropole Aix-Marseille- Provence.

Après une première sélection sur dossier, 5 finalistes seront invités à « pitcher » leur projet devant un jury d’experts le 28 novembre prochain.

La cérémonie de remise des prix aura lieu lors du sommet international Emerging Valley le 29 novembre 2022 à Marseille. Une occasion unique de renforcer leur visibilité et de mettre en place des partenariats internationaux.

Euroméditerranée désignera deux lauréats : « Le prix du jury » et « Le prix coup de cœur ». Tous deux bénéficieront d’un boost financier pouvant aller jusqu’à 7 000 euros et d’un accompagnement personnalisé de l’écosystème entrepreneurial régional, afin de les aider à trouver des investisseurs et partenaires industriels en Europe et en Afrique. Ils pourront également expérimenter leurs solutions sur le territoire de l’EcoCité.

Avec ce concours, l’Etablissement Public d’Aménagement (EPA) Euroméditerranée, confirme son engagement pour l’innovation et sa politique d’ouverture envers le continent africain.

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Une recette attractive
pour les jeunes entrepreneurs

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L’édition précédente du concours avait reçu plus de 180 candidatures venant de 27 pays du continent africain. L’entreprise GreenNKool avait décroché le prix du jury et AgroPad le prix coup de cœur.

Les deux lauréats ont chacun bénéficié d’une dotation financière de la part d’Euroméditerranée, d’une bourse de la part de l’AFD, d’un accompagnement de quatre semaines au sein de l’Accélérateur M et d’un coaching juridique dispensé par le cabinet d’avocats FIDAL.

Tous deux ont également remporté une adhésion d’un an au réseau d’entreprises AFRICAlink et une mise en relation avec des élus dans les chambres de commerce et d’industrie de leurs pays respectifs. Un an après, GreenNKool continue son développement à Madagascar et sur le continent Africain et AgroPad est lauréat du programme French Tech Tremplin. Suivez la suite sur Africapresse.Paris

BOAD: Moody’s confirme la notation de crédit à Baa1 et améliore sa perspective de négative à stable

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’agence internationale de notation Moody’s a confirmé la notation de crédit de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) à Baa1, et amélioré sa perspective de négative à stable, concluant ainsi la période de revue pour dégradation initiée le 18 mars 2022.

La décision de Moody’s de placer la notation de crédit de la BOAD sous revue pour dégradation en mars 2022 faisait suite à l’instauration de sanctions économiques et financières à l’encontre du Mali décidée par la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO le 9 janvier 2022 qui, d’après l’agence, exerçaient une pression sur la qualité des actifs de la BOAD.

La décision de Moody’s de confirmer la notation de crédit de la BOAD reflète l’opinion de l’agence selon laquelle le risque d’une détérioration de la qualité des actifs de la Banque a été considérablement réduit en raison de la levée des sanctions à l’encontre du Mali, permettant aux emprunteurs maliens de rembourser leurs échéances dues à la BOAD. Elle s’explique également par l’ensemble des initiatives initiées et mises en œuvre par la Banque visant, entre autres, à renforcer l’adéquation de ses fonds propres et à soutenir la qualité de ses actifs.

La stabilisation de la perspective de la BOAD reflète la perception de l’agence de risques contenus au cours des douze à dix-huit prochains mois : les initiatives mises en place par la Banque, et notamment son augmentation de capital actuellement en cours de finalisation, permettent de renforcer le profil de crédit de la BOAD ainsi que sa résilience aux chocs extérieurs.

L’institution se félicite de la confirmation par Moody’s de sa notation et de l’amélioration de sa perspective alors qu’elle met en œuvre son nouveau plan stratégique pour la période 2021-2025 (« Plan Djoliba ») afin d’augmenter sa capacité d’intervention au service des pays de l’UEMOA. Cette décision reflète les actions mises en place par l’ensemble des collaborateurs de la Banque pour préserver et renforcer ses fondamentaux afin de faire face aux chocs exogènes auxquelles nous sommes confrontés.

REDACTION