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Burkinabé: la BOAD a organisé un petit déjeuner d’affaires à l’endroit d’opérateurs privés dans le cadre du plan Djoliba 2021-2025

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CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB) ont tenu un petit déjeuner d’affaires auquel ont pris part Monsieur Hubert MILLOGO, Président du comité statutaire, représentant de Monsieur le Président du CNPB, Madame Bianca DE OLIVEIRA ADOVELANDE, Cheffe de la mission résidente de la BOAD au Burkina Faso, ainsi que Messieurs Almamy MBENGUE, Directeur du Département Développement Pays et Oumar TEMBELY, Directeur du Département de l’Energie et des Ressources Naturelles de la Banque. Etaient également présents plusieurs membres du CNP ainsi que des opérateurs économiques privés, en activité au Burkina Faso.

La rencontre tenue à l’hôtel LANCASTER (Ouagadougou), a permis de créer un cadre d’échanges entre la BOAD et les membres du CNPB pour faire connaitre la Banque, ses mécanismes et offres de financement aux acteurs du secteur privé ; favoriser leur accès aux solutions de financements ; identifier des prospects porteurs de projets à la recherche de financements en lien avec les cinq (5) secteurs prioritaires du plan Djoliba que sont : les infrastructures de transport/TIC/digitalisation, l’énergie, l’agriculture et l’agro-alimentaire, la santé/éducation et l’immobilier.

Selon la Cheffe de la Mission Résidente de la BOAD au BURKINA FASO, la tenue de cette rencontre s’inscrit pleinement dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan quinquennal Djoliba qui propose un ensemble de solutions intégrées pour adresser les besoins de financement du secteur privé et concourir à son développement. Aussi, l’institution réaffirme sa disponibilité à renforcer son action en faveur des économies de la zone UEMOA.

Burundi: Evariste Ndayishimiye invite les leaders à écouter les doléances de la population

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(CROISSANCE AFRQUE)-En marge de la poursuite de son congé gouvernemental, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi a, ce samedi 9 juillet 2022 procédé à la présentation de Monsieur Emmanuel Ntaconsanze, nouveau Gouverneur de la province Ngozi devant les natifs, les élus et les responsables administratifs et religieux de cette province au Stade Agasaka de la Province de Ngozi, où il l’a exhorté à être un bon leader au service de la population, comme un père de la famille.

Il a saisi de cette occasion pour rappeler au Gouverneur les qualités, obligations et engagements d’un bon leader ; et lui a également invité à écouter les doléances de la population.

Le Président Evariste Ndayishimiye, a ordonné le nouveau Gouverneur de Ngozi de publier son numéro de téléphone, ce qui facilitera à la population de contacter le Gouverneur en cas de besoin.

Le chef de l’Etat a également saisi cette occasion pour lancer un appel aux membres de la diaspora burundaise natifs de la province Ngozi pour qu’ils se mobilisent afin de continuer à la planification et exécution des projets de développement socio-économique de leur province.

« L’Administrateur de Kiremba dans la province de Ngozi doit remettre dans les meilleurs délais, la maison spoliée à des Coopératives œuvrant dans cette commune» a ordonné le Chef de l’État Burundais.

Le Président Evariste Ndayishimiye, a ordonné le nouveau Gouverneur de Ngozi publier son numéro téléphone, ce qui facilitera à population de contacter Gouverneur en cas de besoin

Gouverneur de Ngozi a bien accueilli les conseils prodigués par le Père de la Nation, et lui a promis de travailler avec toute sa fermeté.

Le Président Evariste Ndayishimye a également visité la société Burundi Brewery située sur la colline Kanyami dans la commune et province de Ngozi ; produisant de la bière Soma Burundi brassée sur place. La société, qui transforme et commercialise également l’eau minérale Sangwe.

Cette société produit des boissons alcoolisées sans sucre ajoutés.

Le responsable de la société a fait savoir que la production journalière est d’environ 3000 caisses de bières Soma

Burundi et 1500 paquets d’eau ; ce dernier nous a également annoncé que la société souhaite augmenter la quantité de production et compte élargir la distribution de ses produits sur tout le territoire national.

Enfin, Son Excellence Evariste Ndayishimiye a encouragé la population à se regrouper dans des coopératives dans le but d’augmenter la production.

9-ème Jeux de la Francophonie en RDC: les recommandations du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo

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(CROISSANCE AFRIQUE)- le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé, ce 09 juillet 2022 à l’Immeuble du gouvernement, la réunion du comité de pilotage des 9èmes jeux de la francophonie, qu’il avait convoquée, sur recommandation du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour savoir l’état d’avancement des travaux pour l’organisation de cette compétition. Il a donné des instructions claires pour l’accélération des travaux.

Ces jeux qui ne sont pas seulement pour la RDC, mais ce sont des jeux pour tous les pays francophones, que nous avions accepté d’accueillir et d’organiser ici à Kinshasa, en RDC

Il a instruit le président du comité de pilotage pour que les réunions se tiennent chaque semaine et que le rapport soit fait au conseil des ministres toutes les deux semaines.C’est Didier Mazenga, Ministre de l’Intégration régionale, qui a expliqué à la presse l’objet de leur rencontre avec le chef du gouvernement.

« Je rappelle d’abord ici qu’on participait à une réunion du Comité de pilotage des 9èmes jeux de la francophonie. Cette réunion a été convoquée par Son Excellence, Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement, sans oublier que les jeux devraient être organisés cette année, soit au mois d’août. Et, ça été renvoyé l’année prochaine au mois d’août 2023. Son Excellence Monsieur le Premier Ministre voudrait à tout prix savoir l’état d’avancement des travaux pour l’organisation de ces 9èmes jeux de la francophonie. Et cela était aussi la recommandation de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État lors du Conseil des ministres », a-t-il expliqué.

Le chef du Gouvernement a  donné des instructions pour l’avancement des travaux.

  » Son Excellence Monsieur le Premier Ministre a donné des instructions claires aux membres du Comité de pilotage, chacun doit prendre ses responsabilités. Il nous a donné des orientations. Il a donné des instructions à moi, le président du comité de pilotage, de faire tout pour que les réunions du comité de pilotage puissent être organisées chaque semaine pour que chaque deux semaines nous puissions présenter le rapport au niveau du Conseil des ministres. Nous sommes conscients que nous devrions tout faire pour que les choses soient organisées cette année. Au plus tard l’année prochaine qu’on soit prêt pour accueillir ces 9èmes jeux de la francophonie. Ces jeux qui ne sont pas seulement pour la RDC, mais ce sont des jeux pour tous les pays francophones, que nous avions accepté d’accueillir et d’organiser ici à Kinshasa, en RDC », a conclu Didier Mazenga.

Cote D’Ivoire: 15 milliards de FCFA pour une nouvelle Usine de transformation de noix de cajou « Dorado Ivory »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Premier Ministre, Patrick Achi, a procédé, le vendredi 08 juillet 2022 à Toumodi, à l’inauguration de l’usine de transformation de noix de cajou « Dorado Ivory », d’une capacité de 60 000 tonnes/an. « L’inauguration de cette unité de transformation de noix de cajou représente un investissement de plus 15 milliards de FCFA. C’est une usine aux meilleurs standards mondiaux, extrêmement productive et compétitive. L’unité « Dorado Ivory’’ est un site industriel majeur pour la promotion de la filière anacarde en Côte d’Ivoire », a fait savoir Patrick Achi.

Patrick Achi a indiqué que le pays est premier producteur de noix brute avec une production qui a atteint 1 million de tonnes en 2021, soit 25% du volume produit au monde

Le Chef du gouvernement a relevé que la construction de cette usine s’inscrit concrètement dans l’ambitieux programme « Une Côte Solidaire qui allie le développement économique au progrès humain ». Elle intègre également la politique de transformation locale des principales productions agricoles à hauteur de 50%.

Pour le Premier Ministre, l’implantation de cette usine n’est autre que la preuve de la pertinence des mesures prises par le gouvernement pour créer un environnement propice à la filière, notamment, l’assainissement du circuit de commercialisation, des mesures d’incitation fiscales et douanières ainsi que des mesures de subvention des productions.

Patrick Achi a indiqué que le pays est premier producteur de noix brute avec une production qui a atteint 1 million de tonnes en 2021, soit 25% du volume produit au monde.

Il a toutefois, déploré le faible taux de transformation de ce produit de spéculation, en dépit du 3ème rang mondial qu’occupe la Côte d’Ivoire, en termes de transformation. Aussi, il a lancé un appel aux investisseurs à « prendre leur part dans une formidable aventure d’industrialisation » de la Côte d’Ivoire.

L’usine ’’Dorado Ivory’’ de Toumodi est bâtie sur une superficie de 12 ha. L’usine qui emploie 1 020 personnes est, selon le Premier Ministre, une vraie cité ouvrière dotée d’une crèche, d’une infirmerie, d’une restaurant, d’un dortoir, d’un centre de formation, etc.

Benin: l’exécutif satisfait de l’évolution des travaux du programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire SIRAT S.A., Maître d’ouvrage du Programme d’Assainissement Pluvial  de Cotonou (PAPC), a effectué le vendredi 08 juillet 2022, une descente sur les chantiers ouverts dans la capitale économique du Bénin, pour le compte de ce vaste projet. 

Le Programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC), projet initié par le Gouvernement du Président Patrice TALON et dont le coût de réalisation estimé à 264 milliards FCFA, a pour ambition première de sortir définitivement la ville de Cotonou de l’inondation, à travers la construction de collecteurs d’assainissement pluvial et d’aménagement de voies connexes.. Il a fait l’objet d’une Table ronde à Paris en 2018, et a reçu l’adhésion de six bailleurs de fonds. Il s’agit de la Banque Mondiale, de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Banque Islamique de Développement (BID), de la Banque Africaine de Développement (BAD), de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Banque Européenne d’Investissement (BEI),  qui se répartissent un chantier de 10 lots dont 03 sont déjà lancés. 

À terme, le PAPC viendra soulager les 34 bassins versants sur les 50 dont dispose la ville et qui ont montré leurs limites pour ce qui est de la capacité de drainage des eaux de pluie. Le projet  permettra également de doter Cotonou de 46 km de caniveaux et de grands collecteurs, ainsi que 90 km de caniveau de taille moyenne. Il faut préciser que Cotonou dispose de 305 km d’ouvrages d’assainissement. Le PAPC apporte en trois ans 146 km, soit presque 50% de ce qui a été réalisé depuis 1960. 

Le PAPC viendra soulager les 34 bassins versants sur les 50 dont dispose la ville et qui ont montré leurs limites pour ce qui est de la capacité de drainage des eaux de pluie

La visite de chantiers conduite par le Directeur des Opérations de la SIRAT S.A., Monsieur François AGOMADJE, a concerné quatre sites dont les caractéristiques sont les suivantes : 

– Bassin « S » dont les ouvrages démarrent du carrefour SOBEBRA pour drainer les eaux pluviales jusqu’au pont de Dantokpa. Les travaux confiés à l’entreprise Ofmas Internationale sont financés par la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Le cahier de charges consiste à curer les caniveaux existants, à augmenter leur capacité hydraulique pour mieux drainer les eaux. Démarrés en février 2022, les travaux qui sont à 13% du taux d’exécution sont prévus pour durer 18 mois. 

– Le Bassin « PA3 » situé au quartier Vèdoko, derrière les installations de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) est un des bras du bassin « P », l’un des plus importants de la ville de Cotonou qui couvre environs 800 hectares. Cette partie du projet est financée par la Banque Mondiale. Elle consiste à construire un bassin de rétention d’une capacité de 105.000 mètres cubes d’eau. Un aménagement, ainsi que le pavage de toutes les rues de la zone, soit 6 km de rues en cours de réalisation. Le but étant de mettre en place des bras de collecteurs pour capter et drainer les eaux de pluie vers le bassin de rétention. Les travaux confiés à l’entreprise HNRB et contrôlés par SCET TUNISIE et ACEP / LINER ENVIRONNEMENT, sont prévus pour 18 mois avec un taux d’exécution de 17%. 

– Le Bassin « XX », est un ensemble de bras qui couvre environs 524 hectares dont l’aval se situe au niveau du CEG le Nokoué, et l’amont dans les environs du CEG les Pylônes. Les travaux démarrés le 28 février 2022 pour 18 mois et financés par l’Agence Française de Développement (AFD) sont confiés à l’entreprise SOGEA SATOM. Le contrôle est assuré par le groupement de bureaux MERLIN TEKHNICART. L’essentiel des travaux sur ce site est la création de bassins de rétention d’une capacité de 1,5 millions de mètres cubes d’eau. Tout autour des bassins, des voies de circulation ainsi que des aires de promenade seront aménagées, sans oublier le pavage d’un certain nombre de voies dans la zone telle que les rues en face du Stade de l’Amitié Général Mathieu KÉRÉKOU. Il est également prévu la création d’îlots pour préserver la faune et la flore aquatique du milieu. 

La visite des chantiers s’est achevée par la descente sur le site dédié à la préfabrication des caniveaux installé à Godomey, avec déjà un taux d’exécution de 80 %. La Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire, SIRAT S.A., en attendant le démarrage imminent des 07 lots restants, et avec un taux d’exécution moyen qui oscille autour de 20%, se dit globalement satisfaite et reste confiante quant à la livraison à bonne date des ouvrages du PAPC au terme des délais contractuels.

Catalyseur de croissance, voie vers une transition énergétique juste : La promesse du GNL en République du Congo (Par NJ Ayuk)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Il ne fait aucun doute que l’industrie énergétique africaine subit l’assaut des activistes climatiques occidentaux. Non seulement ils font pression sur le continent pour qu’il laisse ses vastes ressources en hydrocarbures intactes au lieu de les utiliser pour débloquer une croissance économique indispensable, mais ils ont également convaincu de nombreux sponsors financiers de retirer leur soutien à la production africaine de combustibles fossiles.

Comme la République du Congo est sur le point de le prouver, il existe pourtant des moyens de monétiser les vastes découvertes de gaz naturel tout en contribuant à la décarbonisation du bouquet énergétique mondial. Qui plus est, le même effort a un fort potentiel pour accroître la disponibilité de l’électricité pour les Congolais et réduire la dépendance de l’Europe vis-à-vis de l’énergie russe.

C’est beaucoup à attendre, mais la victoire à quatre est la promesse d’un nouveau projet de gaz naturel liquéfié (GNL) développé au Congo grâce à un accord avec la société pétrolière et gazière italienne Eni.

L’accord d’avril 2022 est le premier à faire suite au lancement du plan directeur pour le gaz (PDG) du ministère congolais des Hydrocarbures. L’objectif du plan est de faciliter et d’optimiser l’utilisation des ressources en gaz naturel du pays, y compris le gaz associé, qui est le gaz produit dans les puits de pétrole. Le gaz associé est souvent brûlé à la torche, ce qui contribue aux émissions de gaz à effet de serre (GES).

Eni a déclaré qu’elle allait accélérer et augmenter la production de gaz au Congo en déployant une paire d’unités flottantes modulaires de liquéfaction de GNL de taille moyenne, d’une capacité combinée d’environ 2 millions de tonnes par an, dans son bloc Marine XII au large du Congo. On espère que l’installation, qui fournira du GNL à la fois pour l’exportation et pour la production d’électricité nationale, revitalisera le secteur des hydrocarbures du Congo et permettra à ce pays de ne plus dépendre des exportations de pétrole brut. La mise en service est prévue en 2023.

Eni, qui se présente comme « la seule société engagée dans le développement des immenses ressources gazières de la République du Congo » – qui s’élèvent à quelque 238 milliards de mètres cubes (mmc), soit les septièmes réserves les plus importantes du continent – n’est pas un nouveau venu dans la région. En effet, la présence d’Eni au Congo remonte à plus de 50 ans. Elle livre actuellement le gaz de Marine XII à deux centrales thermiques terrestres qui produisent 70 % de l’électricité du pays. 

En plus de fournir aux Congolais un accès à l’énergie, Eni forme depuis des décennies le personnel local et crée des chaînes de production intégrées pour le marché national. L’entreprise s’est attachée à améliorer la santé des communautés, à promouvoir la biodiversité et à célébrer la culture et l’art locaux. En collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), Eni travaille sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’enseignement technique, l’emploi des jeunes et la chaîne de valeur agricole.

De l’énergie là où elle est nécessaire

Pourquoi mettre l’accent sur le GNL ? Tout d’abord, il est largement considéré comme le combustible fossile le plus propre, ce qui le rend important dans cette phase de la transition énergétique, alors que des sources d’énergie plus vertes sont commercialisées et que l’utilisation du charbon diminue.

Stimulé par la croissance de la production d’électricité et de la demande industrielle, notamment dans les pays en développement qui ont besoin de plus d’énergie plutôt que de moins, le marché du GNL devrait augmenter de 50 % d’ici à 2030.  Cela se traduit par des dizaines de milliers d’emplois dans chaque installation de GNL, ainsi que par une augmentation des activités économiques qui suivent la création d’emplois. Le fait d’être considéré comme un « combustible de transition » n’est qu’un des avantages du GNL.

Tout aussi important, le GNL est facile à transporter sur de longues distances depuis les bassins de production jusqu’aux marchés du monde entier. Les États-Unis, la Chine, l’Europe et une grande partie de l’Asie comptant sur les volumes de GNL provenant d’Afrique dans le cadre de leurs efforts de réduction des gaz à effet de serre, l’accès à longue distance est un avantage considérable. En outre, dans les régions où il existe une infrastructure de gazoducs, comme entre l’Afrique du Nord et l’Europe, et des relations établies en matière d’exportation, le GNL africain est considéré comme une alternative toute prête, surtout compte tenu de l’interdiction des importations russes. Ces exportations ne manqueront pas d’améliorer la productivité économique nationale, régionale et locale et, en fin de compte, de sortir des familles entières de la pauvreté.

Il existe cependant un autre moyen essentiel par lequel le développement du GNL au Congo et ailleurs peut aider les Africains au quotidien : il s’agit de la fourniture d’une source d’électricité domestique.

Ces projets sont mis en œuvre alors que l’Afrique se trouve à un moment crucial de son développement démographique et qu’elle a du mal à accéder à l’énergie, en particulier aux formes propres. La population du continent devrait atteindre 1,68 milliard d’habitants en 2030. C’est 42 % de plus que le chiffre de 2015. Pourtant, aujourd’hui, moins d’un quart des Africains subsahariens ont accès à l’électricité. Au Congo, le nombre de ménages disposant de l’électricité n’est que de 1,6 sur 10 environ. Avec la croissance démographique, l’augmentation de la demande d’électricité est inévitable. Le développement économique en dépend.

En tant que source d’énergie pour la production d’électricité, le GNL pourrait passer de 10 % de la capacité installée en 2015 à 23 % en 2030

Le GNL peut contribuer à combler cette lacune. On estime actuellement que, en tant que source d’énergie pour la production d’électricité, le GNL pourrait passer de 10 % de la capacité installée en 2015 à 23 % en 2030.  Il s’agit d’une augmentation considérable en seulement 15 ans.

Une série de réussites

Le Congo n’est que la dernière nation africaine à rejoindre la série de pays qui ont bénéficié de l’opportunité du GNL.

Bien que l’Algérie soit de facto le pionnier du GNL sur le continent, avec une première production en 1964, et que le Nigeria dispose de sept installations de GNL, dont la première date de 1989, les initiatives liées au GNL en Afrique subsaharienne se sont multipliées au cours de ce siècle.

Parmi les nations africaines riches en gaz qui participent à l’escalade du marché du GNL figure la Guinée équatoriale, qui a livré sa première cargaison de GNL à partir d’un terminal à Malabo en 2007. Plus récemment, le pays a confirmé son intention de participer à d’autres domaines de la chaîne de valeur du GNL, en annonçant en 2019 qu’il construirait la première usine de stockage et de regazéification du GNL en Afrique de l’Ouest…

L’Angola n’est toutefois pas très en retard sur la Guinée équatoriale. La construction de l’usine de GNL angolaise a commencé en 2008, et la première cargaison a été livrée au Brésil en 2013. L’installation est remarquable parce qu’elle est entièrement alimentée par du gaz associé, ce qui signifie qu’elle contribue de manière significative à l’objectif environnemental d’élimination du gaz torché. 

Le Cameroun est devenu un exportateur en 2018, traitant jusqu’à 1,4 million de tonnes par an (mpta) à partir du navire flottant GNL (FLNG) Hilli Episeyo, un pétrolier converti. Un deuxième FLNG devrait être mis en service au large du Cameroun l’année prochaine.

Au total, ces quatre pays subsahariens – le Nigeria, la Guinée équatoriale, l’Angola et le Cameroun – disposent d’une capacité d’exportation de GNL de 33,8 mpta. Si l’on ajoute le potentiel des projets existants et prévus au Mozambique, en Tanzanie, au Ghana et en Mauritanie-Sénégal, la capacité régionale pourrait atteindre 134 mpta d’ici 2030, si les conditions du marché le permettent. Selon les prévisions, la production de gaz du continent devrait passer d’environ 260 milliards de m3 en 2022 à pas moins de 335 milliards de m3 en 2029.

Quant au Congo, le rapport de la Chambre africaine de l’énergie sur l’état de l’énergie en Afrique au deuxième trimestre 2022 suggère que les flux de Marine XII et de GNL supplémentaire devraient atteindre près de 4 mpta d’ici 2030.

Maintenir le rêve

Il a également été encourageant d’observer la fantastique relation de travail entre le président de l’OPEP, Bruno Jean-Richard Itoua, le ministre des Hydrocarbures de la République du Congo et Maixent Raoul Ominga, directeur général de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), la société nationale du Congo. La coopération et le respect entre ces dirigeants ne peuvent que jouer en faveur du Congo pour la conclusion d’accords gaziers. Je l’ai constaté de visu lorsqu’ils ont collaboré avec moi pour soutenir la Semaine africaine de l’énergie au Cap et d’autres questions nécessaires à la croissance du secteur pétrolier et gazier.

On peut donc affirmer sans risque de se tromper que le Congo se rapproche de son rêve d’exportation de GNL, selon le rapport de la Chambre africaine de l’énergie pour le deuxième trimestre 2022. Et ce, malgré les critiques du National Resources Defense Council et d’autres organisations qui affirment que l’utilisation du GNL à la place d’autres combustibles fossiles n’est pas un moyen efficace de réduire les émissions responsables du réchauffement de la planète, même pendant la transition vers des sources d’énergie renouvelables.

En d’autres termes, ces groupes suggèrent que le gaz naturel qui pourrait changer la vie des Africains devrait être laissé dans le sol.

Je sais que je ne suis pas le premier à poser la question suivante : est-il juste de refuser aux Africains de tous les jours les opportunités dont jouit le reste du monde, simplement parce que ces opportunités découlent de l’exploitation d’un combustible fossile, même le plus propre ?

L’ironie du fait que les combustibles fossiles ont littéralement alimenté le développement industriel et financier des pays qui abritent les critiques les plus sévères des aspirations pétrolières et gazières de l’Afrique n’échappe à personne. Le fait que l’Afrique subsaharienne se débatte toujours avec l’accès à l’énergie, que les familles y dépendent toujours de la biomasse polluante pour cuisiner, que le nombre de personnes privées du « luxe » de l’électricité y est d’environ 600 millions et ne cesse d’augmenter, ne fait que rendre plus difficiles à entendre les appels urgents à la transition énergétique en Afrique.

Le Congo se rapproche de son rêve d’exportation de GNL. Je leur adresse mes félicitations. Et plus de pouvoir à eux.

Guerre en Ukraine : la BAD accorde un prêt de 121 millions d’euros au Sénégal pour une production alimentaire d’urgence

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 8 juillet 2022, à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 121 millions d’euros au Sénégal pour la mise en œuvre d’un programme agricole d’urgence au profit de 850 000 petits producteurs, dont 35% de femmes.

« La dépendance du Sénégal vis-à-vis de l’extérieur pour les produits de base et les denrées alimentaires, constitue un véritable goulot d’étranglement et pose la problématique de la souveraineté́ alimentaire du pays, accentuée par la guerre russo-ukrainienne », explique Mohamed Chérif, responsable pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Sénégal. « Cette opération de la Banque vise à atténuer les chocs exogènes sur les plans financier, économique, social et climatique, et à maintenir la tendance haussière de la production céréalière observée ces dernières années, notamment en concentrant les efforts sur la disponibilité des principaux intrants auprès des producteurs (semences et engrais) », ajoute-t-il.

Ce prêt est le premier qui lance la mise en œuvre sur le terrain de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars élaborée par la Banque pour faire face à la crise alimentaire qui menace l’Afrique du fait de la guerre russo-ukrainienne. Le 20 mai dernier, le Conseil d’administration de la Banque a adopté la facilité qui va fournir des semences agricoles à 20 millions de producteurs du continent. Les variétés concernées sont le blé, le maïs, le riz et le soja. L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires d’une valeur de 12 milliards de dollars pour les deux prochaines années.

L’objectif est de produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires d’une valeur de 12 milliards de dollars pour les deux prochaines années

Dénommé « Programme de production alimentaire d’urgence », le programme se décline en trois axes : primo, améliorer l’accès aux semences certifiées et l’appui conseil, deuxio, améliorer l’accès des exploitants agricoles aux engrais et, tertio, améliorer la gouvernance et le déploiement des politiques publiques dans le secteur agricole.

S’agissant du premier axe d’intervention, le programme va permettre d’acquérir 7 000 tonnes de semences céréalières, 3 000 tonnes de semences de niébé et 15 000 tonnes de semences de pomme de terre au profit des producteurs(trices). En outre, une convention de partenariat entre le ministère sénégalais de l’Agriculture et de l’Équipement rural et l’Institut sénégalais de recherches agricoles va faciliter la fourniture de semences de prébase. Ainsi, au moins 850 multiplicateurs semenciers (dont 25% de femmes), se verront remettre des semences prébase. Quelque 350 000 hectares supplémentaires vont être ensemencés pour donner une production additionnelle de 600 000 tonnes de céréales (riz, maïs, mil) environ, 120 000 tonnes de niébé et 150 000 tonnes de pomme de terre.

Pour le deuxième axe, ce sont 118 000 tonnes d’engrais supplémentaires qui vont être acquis en 2022 et 2023, et une étude-diagnostic va être menée pour la réforme globale du système de distribution des engrais et améliorer les procédures de subventions des intrants agricoles. Le programme accompagnera la numérisation de la distribution des intrants, dont la phase pilote ciblera 20 % des bénéficiaires d’engrais, dont 35 % de femmes.

Le troisième axe englobe entre autres, l’évaluation et l’actualisation de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (2004-2024), l’actualisation de la Lettre de politique sectorielle de développement agricole (2019-2023); la validation du Programme agricole de souveraineté alimentaire et durable (2021-2025) et l’élaboration d’un programme national sur l’assurance indicielle et climatique.

Le 30 avril 2022, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Sénégal comptait 30 projets, pour un total de 2,37 milliards d’euros.

(Tribune): Pourquoi le Sénégal et la Mauritanie sont les premiers à combler le déficit d’approvisionnement en gaz naturel créé par la Russie (Par NJ Ayuk)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Lorsque le chancelier allemand Olaf Scholz est arrivé au Sénégal le 22 mai, il a clairement indiqué que son pays considérait l’énergie – et le gaz naturel en particulier – comme un élément important des futures relations entre l’Europe et l’Afrique.

Après une rencontre avec le président sénégalais Macky Sall, M. Scholz a annoncé que son gouvernement était prêt à poursuivre le travail avec l’État ouest-africain et qu’il discutait déjà avec Dakar de projets de développement gazier et de GNL. « C’est une question qui mérite d’être poursuivie de manière intensive », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec Sall.

Le chancelier n’a pas donné de détails, mais il est facile de comprendre pourquoi le gaz du Sénégal a attiré son attention.

D’une manière générale, Scholz s’intéresse au Sénégal parce que l’Union européenne s’intéresse à toutes les possibilités d’obtenir plus de gaz en ce moment.

En effet, les dirigeants européens ont beaucoup réfléchi aux questions liées à l’énergie depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie fin février. La raison de cette préoccupation est évidente : maintenant que Moscou s’est montré prêt à piétiner les frontières internationalement reconnues, Bruxelles s’efforce enfin d’aider l’Union européenne à se libérer de sa dépendance à l’égard du gaz russe. Ses efforts doivent, par la force des choses, passer par la recherche d’autres fournisseurs. Comme l’a noté l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Russie a fourni pas moins de 155 milliards de mètres cubes (mmc) de gaz à l’Union en 2021. Cela équivaut à 45 % de toutes les importations et à 40 % de toute la consommation, et c’est tout simplement trop pour être remplacé ou abandonné en une seule fois. L’UE doit donc trouver d’autres vendeurs – et une combinaison d’entre eux, car aucun autre exportateur de gaz n’est assez important pour remplacer la Russie.

Il se trouve que le Sénégal est l’un des fournisseurs potentiels envisagés pour faire partie de cette nouvelle constellation de fournisseurs de gaz à l’Europe. Il possède suffisamment de gaz pour mériter cette considération, puisque plus de 1,13 trillion de mètres cubes (tcm) de réserves prouvées ont été découvertes dans sa zone offshore entre 2014 et 2017.

Mais dans un sens plus spécifique, Scholz s’intéresse au Sénégal parce qu’il est, avec la Mauritanie, très près de commencer les exportations de gaz vers l’Europe. Le Sénégal n’est pas seulement ouvert aux affaires d’une manière générale. Il est ouvert aux affaires dans un sens réel, en ce sens qu’il a déjà jeté les bases du développement de ses gisements offshore, de la transformation d’une partie de ce qu’il extrait de ces gisements en gaz naturel liquéfié (GNL), puis de l’exportation de ce GNL vers l’Europe. Elle a pris tellement de mesures dans ce sens, en fait, que la production devrait commencer l’année prochaine.

Pas dans cinq ans. Pas dans une décennie. L’année prochaine.

2,5 millions tonnes de GNL que Sénégal et Mauritanie peuvent fournir à partir première phase GTA équivaudraient environ 3,69 milliards de m3 gaz naturel

Car c’est à cette date que le Sénégal et la Mauritanie doivent mettre en service le Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), un grand champ gazier offshore transfrontalier : 2023. Le troisième trimestre de 2023, pour être plus précis.

Le démarrage de GTA en 2023 et les échéances de l’UE

C’est un excellent timing pour le marché européen de l’énergie, étant donné que Bruxelles parle depuis mars de réduire de deux tiers la quantité de gaz russe que l’UE achète d’ici la fin de l’année.

Comme je l’ai déjà noté, le Sénégal et la Mauritanie ne combleront pas à eux seuls le vide laissé par la Russie. Le bloc GTA est certes important, avec des réserves d’environ 425 milliards de m3. C’est assez pour permettre la production d’environ 2,5 millions de tonnes de GNL par an dans la première phase, et peut-être plus tard de 5 millions de tonnes par an si BP, l’opérateur du bloc, et son partenaire américain Kosmos Energy décident de doubler la capacité de leur infrastructure flottante de GNL (FLNG).

Cela peut sembler peu, comparé aux énormes volumes de gaz envoyés par la Russie. Après exportation vers l’Europe et regazéification, les 2,5 millions de tonnes de GNL que le Sénégal et la Mauritanie peuvent fournir à partir de la première phase de la GTA équivaudraient à environ 3,69 milliards de m3 de gaz naturel, tandis que la production de 5 millions de tonnes de la deuxième phase représenterait environ 7,37 milliards de m3. Cela ne représente que 2,4 % et 4,8 %, respectivement, des livraisons russes à l’UE en 2021.

Mais ces volumes ouest-africains arriveront en Europe en plus des volumes supplémentaires que les États membres de l’UE ont obtenus auprès des fournisseurs existants. (Rappelez-vous, par exemple, que l’Italie a été occupée à prendre des dispositions pour acheter davantage de gaz auprès d’autres fournisseurs tels que l’Égypte, l’Algérie et l’Azerbaïdjan). Ils ne seront donc pas une simple goutte d’eau dans un seau qui se vide par manque d’alternative. Ils feront partie d’un nouveau système plus large et plus diversifié pour remplir le seau – et en tant que tels, ils feront la différence.

Une simple question de timing ?

Mais s’agit-il uniquement d’une question de timing heureux ? Le Sénégal et la Mauritanie ont-ils simplement la chance d’être au bon endroit au bon moment ? Vont-ils bénéficier d’un avantage simplement parce qu’il se trouve qu’ils ont commencé leur production du bon côté des délais que l’UE s’est imposés ?

D’un côté, non, bien sûr que non. En réalité, BP et Kosmos auraient probablement préféré commencer la production plus tôt, mais ils ont dû revoir leur calendrier de travail de la première phase en 2020 en raison des retards dus à la pandémie de COVID-19. S’ils avaient pu mettre GTA en ligne plus tôt, ils seraient peut-être déjà en mesure d’exporter du GNL en Europe, où la demande et les prix sont élevés.

D’autre part, ce n’est pas une simple question de chance. Les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont travaillé dur pour faire en sorte que le projet GTA puisse aboutir. Le Sénégal, comme le décrit la Chambre africaine de l’énergie dans son rapport « Petroleum Laws – Benchmarking Report for Senegal and Mauritania », qui sera bientôt publié, a mis un point d’honneur à actualiser son code pétrolier de 1998, afin de tenir compte de la découverte de GTA et d’autres grands gisements offshores. L’essentiel de ce processus s’est déroulé entre 2012 et 2019, même si le régime juridique régissant le contenu local a fait l’objet de quelques mises à jour en 2021. La Mauritanie, quant à elle, s’est fixé pour objectif de rester aussi ouverte que possible aux investissements étrangers et de coopérer étroitement avec les institutions financières internationales (IFI) telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Le pays est engagé dans un processus de réforme continu et est prêt à collaborer avec le reste du monde pour tirer le meilleur parti de ses ressources énergétiques.

Ces efforts sont sur le point de porter leurs fruits. La Mauritanie et le Sénégal ont jeté les bases nécessaires à BP, Kosmos et leurs sous-traitants pour établir un complexe de production offshore, avec des puits de développement reliés à un navire flottant de production, de stockage et de déchargement (FPSO), ainsi qu’au navire FLNG et aux structures qui le soutiendront. Ce complexe est déjà achevé à plus de 75 %, et d’ici l’année prochaine, il sera presque prêt à commencer à fonctionner.

Et à la même époque l’année prochaine, j’imagine que l’UE ne sera que trop heureuse, après avoir enduré un autre hiver de questions sur le rôle que la Russie peut et doit jouer dans son bouquet énergétique, d’anticiper l’arrivée de la première cargaison de GNL en provenance du Sénégal et de la Mauritanie.

Pollution plastique: l’Etat Ivoirien déterminé à promouvoir un cadre de vie Propre et sain

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, c’est depuis 2014 que la guerre a été déclarée à la pollution plastique. En plus de l’interdiction de production, d’importation, de commercialisation, de détention et d’utilisation des sachets plastiques sur l’ensemble du territoire national, le gouvernement facilite les initiatives de recyclage.

C’est une catastrophe silencieuse. La pollution plastique peut faire grand mal à l’environnement et à la santé publique:« Si nous maintenons le rythme effréné de production et de rejet des déchets plastiques que nous produisons, il y aura plus de plastique que de poissons à l’horizon 2050 et environ 99% des oiseaux marins auront ingéré du plastique », assène, une fois de plus le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Bouaké Fofana, dans la déclaration du gouvernement à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale sans sachets plastiques, le 03 juillet 2022. Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les océans, ravageant les espèces sauvages marines, les pêcheries et le tourisme. Dans les océans, près de 80% des déchets sont d’origine plastique.

Partout, les montagnes de déchets plastiques défigurent les villes et compromettent le tourisme et le développement économique. Ils se déversent dans les caniveaux et obstruent les ouvrages d’assainissement, provoquant des inondations avec parfois des pertes en vies humaines.

Cette invasion dégrade les sols et sape la productivité agricole. Ils menacent les écosystèmes animal et végétal tout en nuisant à la santé humaine. Le péril plastique est bien réel.

La Côte d’Ivoire a décidé depuis 2014 d’interdire la production, l’importation, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques sur l’ensemble du territoire national par le décret 2013-327 du 22 mai 2013, entré en vigueur depuis le 08 novembre 2014.

Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les océans, ravageant les espèces sauvages marines, les pêcheries et le tourisme

Cette mesure audacieuse visait à amener toute la population à abandonner l’usage abusif des sachets plastiques et promouvoir les sacs et contenants réutilisables. Dans de nombreux commerces (supermarchés, pharmacies, boulangeries…), les emballages plastiques ne sont plus plébiscités. Des industriels, grandes surfaces de distribution, commerçants et citoyens ont bien adhéré à ce changement écologique en utilisant les solutions alternatives aux sachets plastiques dans leurs activités et leurs habitudes de consommation.

En plus de l’interdiction, le gouvernement, à travers la sensibilisation facilite la mise en place de nombreuses initiatives pour l’avènement des villes durables, attractives et productives.

Ainsi, grâce à une initiative de l’Unicef, la Côte d’Ivoire a fait le pari de vider les décharges de leurs déchets plastiques, pour construire des salles de classe. À fin 2021, 210 salles de classe avaient déjà été livrées par l’Unicef. Dans le cadre de ce projet, une usine a été construite pour transformer les déchets plastiques collectés en Côte d’Ivoire en briques. L’usine recyclera 9 600 tonnes de déchets plastiques par an.

A côté des grands projets d’envergure, de nombreuses « start-up » se sont spécialisées dans la collecte et le recyclage de déchets plastiques. A Ecoplast Innov par exemple, les déchets plastiques sont transformés en pavés, plaques écologiques, briquettes et les pneus usagés en granulats et poudrette en caoutchouc, pour la construction et le revêtement des sols. L’objectif de la jeune entreprise est de transformer plus de 6000 tonnes de déchets plastiques par an et produire annuellement environ 5000 tonnes de produits finis.

Dans le monde, environ 500 milliards de sachets plastiques sont distribués chaque année. Ils sont utilisés en moyenne pendant environ 20 minutes. Après, ils sont jetés dans la nature, qu’ils polluent pendant plus de 400 ans.

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le coût des dommages sur les écosystèmes, le tourisme et la pêche, causés par les déchets plastiques jetés en milieu marin, est évalué chaque année, à environ 7 616 milliards FCFA.

Notons le gouvernement est déterminé à promouvoir un cadre de vie propre et sain et à protéger les matrices environnementales contre la pollution plastique. Il s’agit d’offrir au pays, « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », a souligné Bouaké Fofana.  

Incident sur un Aeronef de Air Cote D’ivoire:  le Ministre Amadou Kone rassure

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Suite à l’incident survenu sur un aéronef de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, le 9 juillet 2022, à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, le ministre des Transports, Amadou Koné a tenu à rassurer l’ensemble des populations que les certifications dudit aéroport ne sont pas menacées.

Amadou Koné a fait cette affirmation, à l’issue d’une rencontre avec l’ensemble des responsables des structures intervenant sur la plateforme aéroportuaire, dans les locaux de AERIA, le dimanche 10 juillet 2022.

’’Je tiens à rassurer nos concitoyens. Les certifications de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny ne sont pas menacées. L’aéroport d’Abidjan est un aéroport sûr’’, a déclaré le ministre Amadou Koné.

L’avion sur lequel est survenu l’incident, sera disponible dans quelques semaines, sous réserve d’une autorisation du Bureau enquêtes du pays constructeur

Revenant sur l’incident survenu la veille avec un des avions de Air Côte d’Ivoire, Amadou Koné a indiqué que les investigations se poursuivent avec le Bureau enquêtes du pays constructeur. Il a en outre expliqué que les procédures exigées dans de telles situations ont toutes été respectées avec le concours de toutes les structures intervenant sur la plateforme aéroportuaire.

Le ministre a félicité, au nom du Président de la République Alassane Ouattara et du Premier ministre Patrick Achi, le personnel navigant, qui a su faire preuve de professionnalisme dans la gestion de cet incident. En effet, il n’y a eu ni blessés parmi les passagers, ni dégâts majeurs pour l’avion.

Selon Adama Koné, l’avion sur lequel est survenu l’incident, sera disponible dans quelques semaines, sous réserve d’une autorisation du Bureau enquêtes du pays constructeur.

Sur instruction du Président de la République, le ministre des Transports a fait des recommandations à la Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire, Aéronautique et Météorologique de Côte d’Ivoire (Sodexam) afin de trouver très rapidement un aéroport de dégagement en cas d’incident comme celui survenu la veille, et qui a conduit à la fermeture de la piste pendant environ trois heures. Amadou Koné a encouragé les équipes à mettre en place un process qui permettra de dégager le plus rapidement possible la piste en cas d’incident.

Pour rappel, un aéronef de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, en provenance de Korhogo et Bouaké, a raté son atterrissage le samedi 9 juillet à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, du fait d’un dysfonctionnement du train d’atterrissage avant, qui n’a pu s’ouvrir.