(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le mardi 25 août 2026, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), où la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 110 milliards de FCFA.
Cette levée de fonds a été réalisée à travers une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor (OAT) avec des maturités de 3, 5 et 7 ans.
Ainsi, l’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant de 100 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes. En effet, les soumissions globales reçues ont atteint un montant colossal de 241,113 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’un intérêt soutenu et d’une confiance manifeste dans la solidité des instruments financiers proposés. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 241,11%, illustrant ainsi la forte demande sur le marché.
Parmi ces soumissions, le montant retenu s’est élevé à 110 milliards de FCFA, exclusivement prélevé sur les obligations, tandis que 64,288 milliards de FCFA ont été rejetés. Ce processus a abouti à un taux d’absorption de 45,62%, indiquant que, bien que la demande ait été élevée, une partie significative des soumissions n’a pas été acceptée. Ce résultat souligne la dynamique du marché financier ivoirien et la capacité du trésor à mobiliser des ressources pour soutenir le développement économique du pays.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,45 % pour les obligations de 3 ans, 7,08 % pour celles de 5 ans et 7,16 % pour celles de 7 ans, ce qui témoigne de l’attractivité de ces placements sur le marché financier. Ces taux de rendement, soigneusement calculés, reflètent non seulement la solidité de l’émetteur, mais aussi les conditions économiques actuelles qui influencent les décisions d’investissement.
L’émetteur, dans sa stratégie de financement, a prévu de rembourser le capital des obligations émises le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 26 août 2029 pour celles de 3 ans, au 26 août 2031 pour celles de 5 ans et au 26 août 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement est essentiel pour les investisseurs, car il leur permet de planifier leurs flux de trésorerie et d’anticiper les retours sur investissement.
Concernant le paiement des intérêts, celui-ci se fera annuellement au taux de 5,20 % pour les obligations de 3 ans, 5,45 % pour celles de 5 ans et 5,70 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Cette structure de paiement d’intérêts est particulièrement attractive pour les investisseurs cherchant à générer un revenu régulier, leur offrant ainsi une source de liquidité tout en maintenant leur capital investi.
Notons que les taux d’intérêt, fixés à des niveaux compétitifs, sont un facteur déterminant dans l’évaluation de la rentabilité de ces obligations, et ils pourraient inciter davantage d’investisseurs à participer à cette opportunité d’investissement.
Moussa KONÉ

