(CROISSANCE AFRIQUE)-Endeavour Mining a récemment annoncé qu’elle ne procédera pas au développement de la mine d’or Kalana, située au Mali, et qu’elle est activement à la recherche de partenaires locaux qui pourraient être intéressés par la reprise de ce projet ambitieux.
Cette décision marque un tournant significatif pour la compagnie, qui est reconnue comme un leader dans la production d’or en Afrique de l’Ouest. En effet, Kalana est considérée comme la première mine d’or industrielle de l’histoire du Mali, un projet qui aurait pu transformer le paysage économique et minier du pays. Moins d’un an après avoir signé un protocole d’accord avec le gouvernement de Bamako, qui visait à relancer cet actif prometteur, Endeavour Mining semble désormais se détourner de cette initiative.
Ce revirement soulève des questions sur les raisons qui ont conduit à cette décision, notamment les défis opérationnels, les considérations économiques ou encore les dynamiques politiques au sein du pays. La recherche de partenaires locaux pourrait également refléter une volonté de renforcer les liens avec les communautés maliennes et de favoriser un développement plus inclusif et durable dans le secteur minier.
Cette clarification intervient à un moment crucial où Endeavour pourrait, par un autre canal stratégique, changer de dimension au Mali, un pays riche en ressources minérales et en potentiel économique. Barrick Mining et Endeavour sont actuellement engagés dans des discussions approfondies concernant une alliance autour des actifs africains du premier, selon des informations révélées par Reuters le lundi 1er juin. Ce projet ambitieux évoqué prévoit la création d’une entité commune, cotée à Londres, qui pourrait atteindre une valorisation impressionnante d’environ 30 milliards de dollars.
Cette nouvelle entité serait conçue pour regrouper les mines africaines de Barrick, permettant ainsi une synergie entre les deux entreprises. Le groupe canadien, en quête d’un recentrage stratégique sur l’Amérique du Nord, cherche à se défaire de ses actifs jugés plus risqués, une démarche qui pourrait transformer le paysage minier en Afrique. Ce développement pourrait également avoir des implications significatives pour l’économie malienne, en attirant des investissements et en créant des opportunités d’emploi, tout en renforçant la position d’Endeavour sur le marché international.
Si Endeavour a refusé de commenter cette information, l’opération représenterait une expansion majeure pour la compagnie, marquant un tournant stratégique dans son développement. En tant que premier producteur d’or en Afrique de l’Ouest, avec une valorisation impressionnante d’environ 15 milliards de dollars, le groupe joue un rôle crucial dans l’économie minière de la région. Actuellement, il exploite des mines en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Sénégal, mais il n’a pas encore établi d’opérations au Mali, un pays riche en ressources minérales.
Cette expansion potentielle pourrait ouvrir de nouvelles avenues pour l’entreprise, lui permettant d’accroître sa production, qui a déjà progressé d’environ 10 % en 2025, atteignant un total de 1,21 million d’onces. Une telle opération pourrait non seulement renforcer la position d’Endeavour sur le marché de l’or, mais aussi stimuler l’économie locale, créer des emplois et favoriser le développement des infrastructures dans les régions concernées.
Notons que les implications de cette expansion pourraient être vastes, tant sur le plan économique que social, et pourraient également influencer les relations de la compagnie avec les gouvernements locaux et les communautés environnantes.
Mariam KONE

