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Afrique centrale : « La CEMAC et la France ont conclu un accord pour passer du CFA à l’ECO ».

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C’est l’annonce que des officiels camerounais ont fait la semaine passée à des investisseurs internationaux, avec quelques précisions : tout comme le processus qui est mené dans la zone jumelle de l’UEMOA, la nouvelle monnaie serait toujours liée à l’Euro sur la base d’une parité fixe mais les Français ne figureraient plus dans les instances monétaires sous régionales.

Une légère différence cependant, le rapatriement des réserves hors du compte des opérations du trésor public français ne serait pas acté, comme c’est le cas pour l’UEMOA, mais la CEMAC n’aura plus l’obligation d’effectuer cette consolidation des réserves de change en France. « A nos demandes de précisions, les autorités camerounaises ont nuancé leur propos en déclarant que c’était une option, et que pour le moment, c’est le statu quo qui prévalait en matière de coopération monétaire » a indiqué notre source sous le couvert d’anonymat, car les discussions sur ce sujet n’étaient pas publiques.

Cette nouvelle information est très proche de ce qu’ont rapporté il y a quelque peu, des sources proches de la BEAC, la banque centrale de la CEMAC. Selon ces dernières, le dossier qui a été confié à la BEAC sous la supervision de l’Union Monétaire d’Afrique Centrale (UMAC) en novembre 2019, serait déjà complètement bouclé, et n’attend plus que la signature du président camerounais Paul Biya, en sa qualité de président en exercice de la CEMAC.

« Nos amis de l’UMOA ont pris la décision de créer l’ECO. Mais naturellement l’ECO fait écho en Afrique centrale. Nous sommes en train de négocier… Donc ce dossier est en cours » avait confié Daniel Ona Ondo, président de la commission de la CEMAC, lors d’une visite effectuée le début février 2020 au président Ali Bongo à Libreville au Gabon. Il confirmait déjà l’existence de tractations effectives autour du CFA de la CEMAC

La prudence des leaders de la CEMAC quant à l’annonce au grand public du plan de réforme de la coopération monétaire est compréhensible. Le processus dans la zone UEMOA est aujourd’hui dans l’impasse, tiraillé entre plusieurs paramètres. Il y a tout d’abord une pression des opinions publiques africaines pour que soit arrêtée sans autre forme de procès, cette coopération monétaire qui est comprise comme une « servitude monétaire ».  Il y a ensuite la volonté affichée de la France de garder l’initiative sur la question monétaire dans ses ex-colonies d’Afrique subsaharienne. Pour cela, le processus à son niveau prend la forme d’un passage en force.

Il y a enfin le Nigéria, puissance pétrolière et économique d’Afrique. Bien que n’ayant aucune alternative à proposer pour garantir la stabilité monétaire, son président Muhammadu Buhari ne souhaite pas voir le processus de la création de l’ECO, la monnaie commune de la CEDEAO, envahi par des parties prenantes étrangères. Une adoption de l’ECO par la zone CEMAC viendrait s’ajouter à la colère qu’il a exprimée récemment, à l’endroit de ses collègues francophones de l’UEMOA.

Cette position du Nigéria trouve d’ailleurs un écho favorable auprès de certains leaders de la CEMAC, comme le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. « Nous avons abordé cette question qui consiste à nous libérer de notre partenaire monétaire, car nous sommes déjà une sous-région capable de se prendre en charge sur ce plan » avait-il déclaré le 22 novembre 2019 lorsqu’il quittait le sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEMAC qui s’est tenu à Yaoundé. Il a confirmé cette position un mois plus tard, alors qu’il était en visite de travail en Côte d’Ivoire.

Pour d’autre leaders comme le président congolais Denis Sassou Nguesso, « c’est une question dont on parle partout, y compris dans la presse. Mais c’est un point sensible qu’il faut aborder avec responsabilité ».

La responsabilité du Cameroun finalement sera importante sur le dossier. En plus de présider la CEMAC, le pays en est la première économie et détient les plus importantes réserves de changes sur le compte des opérations. Il n’est pas certain que Yaoundé souhaite se retrouver dans un nouveau conflit avec le grand voisin nigérian.

Idriss Linge

RDC : Airtel enregistre une hausse de 40,45% de son revenu et se positionne à la 1ère place au 1er trimestre 2020

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Avec une hausse de 40,45% de son revenu data mobile ou connexion internet au premier trimestre 2020 (T1-20) par rapport au quatrième trimestre 2019 (T4-19) et un revenu de l’ordre de 30,267 millions USD, la société de téléphonie cellulaire Airtel se positionne à la première place dans ce segment sur le marché de la téléphonie mobile en RDC.

« De l’ensemble des revenus data mobile au T1-20, bien que tous les opérateurs ont généré plus de revenus par rapport au T4-19, la hausse la plus élevée a été observée chez l’opérateur Airtel avec plus de 40%. Ce qui laisse constater que le revenu Data d’Airtel a contribué sensiblement à l’accroissement de 12,58% enregistrés au T1-20 », dit le rapport de l’Observatoire du marché de la téléphonie mobile, organe de l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications au Congo (ARPTC).

Au terme du T1-20 marqué par la période de confinement liée à la COVID-19, le revenu Data mobile a augmenté de 12,58%. En termes de revenus Data, les opérateurs Orange, Vodacom et Africell ont diminué leurs parts de marché respectives, contre une hausse de près de 7% pour Airtel. Ce qui implique qu’au cours de la période, la configuration du marché a connu un changement de positionnement, plaçant ainsi Airtel à la première position avec 35,67% des parts, suivi d’Orange avec 28,63% et de Vodacom avec 26,72%.

Les trois opérateurs précités ont des parts de revenu Data supérieurs à 25% totalisant à eux seuls 91% du marché. Africell contrôle moins de 10% des parts de marché sur le segment Data mobile qui a enregistré un revenu global de 84,568 millions USD pour les 4 opérateurs.

Citi rend publique une nouvelle stratégie quinquennale en matière de développement durable

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Un objectif de financement environnemental de 250 milliards USD. L’analyse du risque climatique devrait s’approfondir. Citi sera alimentée à 100 % en électricité renouvelable au plus tard à la fin de l’année 2020.

New York – Citi a rendu publique ce jour sa Stratégie quinquennale 2025 pour un progrès durable, dont le but consiste à accélérer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Cette nouvelle stratégie inclut un objectif de financement environnemental de 250 milliards USD destiné à financer des solutions climatiques et à en faciliter la mise en œuvre dans le monde entier.

Ce programme s’inscrit dans la droite ligne de la précédente stratégie, annoncée en 2015 et qui s’est conclue l’an dernier, avec plus de quatre années d’avance par rapport au calendrier fixé. «S’il est un enseignement à tirer de la pandémie de COVID-19, c’est que notre santé et notre résilience économiques et physiques, notre environnement et notre stabilité sociale sont inextricablement liés, a déclaré Michael Corbat, PDG de Citi. L’objectif de financement environnemental était au centre même de la réponse de Citi à cette crise sanitaire. Il était encore plus présent dans les conversations avec nos clients et nos partenaires. Avec notre objectif de 250 milliards de USD, nous voulons être une banque leader de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone qui, d’après nos prévisions, devrait accélérer au fur et à mesure que des entreprises de toute nature passeront à un avenir plus durable. ».

Cette nouvelle stratégie, qui s’intègre au Cadre de politiques environnementales et sociales de Citi sera centrée sur trois domaines essentiels au cours des cinq prochaines années :

• Transition vers une économie à faibles émissions de carbone : Citi s’est donnée pour but de financer et de faciliter des solutions à faibles émissions de carbone à hauteur de 250 milliards USD supplémentaires, en plus des 164 milliards USD comptabilisés par la banque en liaison avec son objectif de financement environnemental de 100 milliards USD (2014-2019). Ce nouvel objectif inclut des activités de financement et de facilitation dans les domaines des énergies renouvelables, du transport durable, de la qualité et de la conservation de l’eau, des bâtiments verts, de l’efficacité énergétique, de l’économie circulaire, de l’agriculture durable et de l’utilisation du foncier. Citi continuera à développer des structures de financement innovantes et à rechercher des occasions d’approfondir l’impact positif dans ces domaines, tout en apportant un soutien à ses clients en relation avec tous les aspects de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

• Risque climatique :la mesure, la gestion et la réduction du risque climatique et des effets sur le portefeuille du client de Citi sont des aspects essentiels d’un passage à une économie à faibles émissions de carbone. Citi fait figure de pionnière en matière d’évaluation et de divulgation climatique, en accord avec les recommandations du groupe de travail sur l’information financière liée en matière climatique (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) ; elle a publié son premier rapport TCFD en 2018. Citi testera de manière plus approfondie la résilience de ses portefeuilles de prêt par rapport aux risques liés à la transition et physiques induits par le changement climatique, et poursuivra ses divulgations conformément aux recommandations du TCFD. La banque planétaire commencera à mesurer l’incidence du climat sur ses propres portefeuilles, ainsi que leur alignement potentiel sur la base de scénarios de réchauffement de 1,5 et de 2 degrés Celsius. Citi rejoint également le Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF), qui est un cadre global destiné à permettre aux établissements financiers de mesurer et de divulguer les émissions des portefeuilles de prêt, ainsi que d’élaborer une norme mondiale en matière de comptabilité du carbone pour les établissements financiers. Ces divers efforts seront à la base des modalités d’analyse, d’implication et de collaboration de Citi avec ses clients à l’avenir.

• Opérations durables :cette stratégie inclut des objectifs opérationnels en termes d’empreinte de quatrième génération centrés sur les solutions en matière d’émissions de gaz à effet de serre, d’énergie, d’eau, de réduction de déchets et de constructions durables. Depuis 2005, nous avons réduit la consommation d’énergie de 3 600 GWh et évité le rejet de 2,4 millions de tonnes de CO2e, ce qui correspond aux émissions de gaz à effet de serre de plus d’un demi-million de voitures sur la route durant un an (équivalence fournie par le calculateur de l’agence fédérale américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency, EPA)). Alors que la climatologie considère une réduction de 45 % des émissions de CO2 d’ici 2030, Citi raccourcit le calendrier avec une baisse de 45 % des émissions de CO2 au plus tard en 2025. Citi prévoit d’atteindre son objectif de 100 % d’électricité renouvelable pour alimenter ses installations dans le monde entier avant la fin 2020. En avril, Citi a obtenu la certification LEED Platinum pour son siège mondial de New York, ce qui correspond à une étape importante de ses opérations durables.

En devenant le premier signataire américain important des « Principles for Responsible Banking », Citi a démontré sa volonté de passer à une économie durable à faibles émissions de carbone. Citi a publié au mois d’avril son Rapport environnemental, social et de gouvernance (ESG) 2019, qui décrit sa performance dans un certain nombre de domaines ESG prioritaires. Citi est également arrivée au 2ème rang du classement 3BL Media des 100 meilleures entreprises citoyennes sur la base de la transparence et des performances ESG de la banque.

« Nous constatons une intégration réelle de la durabilité à nos activités, avec la formation de nouvelles équipes axées sur la durabilité et la dimension ESG, mais aussi un enthousiasme et un militantisme croissants au sein de Citi, a déclaré Val Smith, Directrice générale de la durabilité de Citi. Notre nouvelle stratégie unifie ces efforts en renforçant notre engagement en faveur du financement environnemental, contribuant ainsi à faire progresser notre travail dans le domaine de l’analyse et de la divulgation du risque climatique, ainsi qu’en continuant à minimiser l’impact de l’empreinte environnementale de notre entreprise.

Depuis le début de la pandémie mondiale de COVID-19, Citi n’a cessé d’approfondir ses efforts en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) en réponse à la demande de ses clients et du marché. Ces dernières semaines, Citi a émis sa deuxième obligation verte de référence, la première obligation COVID-19 en USD d’Asie, faisant, à cette occasion, fonction de souscripteur unique pour la toute première Special Purpose Acquisition Company (SPAC) centrée sur la dimension ESG ; a renforcé ses politiques en matière de combustibles fossiles, et défini de nouvelles unités fonctionnelles axées sur la durabilité.

Au milieu de cette pandémie mondiale, Citi demeure déterminée à soutenir ses clients et partenaires locaux pour les aider à générer des effets sociaux et environnementaux positifs dans le monde entier. Citi et Citi Foundation ont engagé, à ce jour, plus de 100 millions USD à l’appui des efforts pour lutter contre la COVID-19 dans le monde entier. Citi continue à adopter des mesures proactives pour préserver le bien-être de ses salariés internationalement, y compris en allouant des primes spéciales à 75 000 de nos collègues pour les aider à surmonter les difficultés financières occasionnées par cette situation. Citi offre aussi son aide à ceux de ses clients qui ont été impactés, sous forme de reports de paiements de carte de crédit, d’abandon de frais, de programmes d’aide d’urgence et de dispositifs de soutien supplémentaire pour les petites entreprises.

Asky Airlines reprend du service dans 16 pays

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La compagnie aérienne Asky Airlines a annoncé vendredi 31 juillet qu’elle reprend ses activités à partir du 3 août 2020, se projetant ainsi dans la perspective post covid-19. Cette reprise concerne les vols au départ de 16 aéroports, sur les 22 destinations du réseau. Il s’agit, en dehors de Lomé (Togo) son hub, d’Abidjan, de Bamako, de Bangui, de Bissau, de Conakry, de Cotonou, de Dakar, de Douala, de Freetown, de Libreville, de Monrovia, de N’Djamena, de Niamey, de Ouagadougou et de Yaoundé.

«Le réseau complet de Asky se rétablira graduellement à mesure que d’autres aéroports s’ouvriront aux vols internationaux», précise le transporteur. L’annonce intervient pendant que les autorités togolaises ont également programmé la réouverture des frontières aériennes pour ce samedi 1er août. Selon les dispositions précisées dans un communiqué du gouvernement, les passagers en partance du Togo devront se soumettre à un test PCR Covid 72 heures avant leur départ, ainsi que ceux à destination de Lomé, à l’exception des passagers en transit. Ceci, à un cout de 40.000 F CFA payable lors de l’enregistrement sur une plateforme en ligne mise en place à cet effet.

Par ailleurs, les voyageurs qui arrivent dans le pays devront installer déjà à l’aéroport de Lomé, l’application mobile Togo Safe «qui sera bientôt disponible sur Play Store et dans l’App Store», et «qui leur donnera la possibilité de définir le lieu d’auto-confinement de leur choix». L’objectif est de «permettre aux autorités sécuritaires et sanitaires de s’assurer du respect de la quarantaine à laquelle sont soumis tous les voyageurs».

Pour rappel, Asky a été fondée en 2007 sous l’impulsion du togolais Gervais Koffi Djondo, co-fondateur du groupe Ecobank, avec pour objectif de remplacer la défunte Air Afrique disparue en 2002. Le vol inaugural de la compagnie Asky a eu lieu le 14 janvier 2010, entre Lomé et Ouagadougou. Avec comme principal partenaire Ethiopian Airlines, qui en détient 40 % du capital, Asky a eu du mal à négocier des avantages avec certains Etats de la sous région qui ont opté pour le développement de leurs propres compagnies.

Gabon: Pourquoi Total vend des champs pétrolifères à Perenco

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L’accord permet à Total Gabon de vendre des champs offshore à Perenco pour près de 195 milliards de FCFA. Reste l’approbation du gouvernement gabonais. Par Achille Mbog Pibasso Le Groupe français Total à travers sa filiale gabonaise poursuit son désengagement dans l’exploration pétrolière dans la plupart des pays d’Afrique centrale. Comme ce fut notamment le cas au Cameroun, au Congo et au Gabon, Total se désengage généralement du secteur d’exploration au profit d’une autre firme

Eco-Bank réalise un bénéfice avant impôt de 170 millions USD au premier trimestre 2020

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«Notre performance financière pour la période a été encourageante, malgré l’impact défavorable de la conversion des devises et du Covid-19 », a commenté Ade Ayeyemi, le directeur général du groupe en poste depuis bientôt 5 ans.

Les dépôts ont atteint 16,7 milliards USD, en hausse de 3% en glissement annuel et de 9% avec la conversion des devises. Une progression que la banque attribue en partie « à une accélération de l’adoption du numérique due à la Covid-19». D’ailleurs, au titre du deuxième trimestre, la hausse est chiffrée à 604 millions USD. Pour leur part, les prêts à la clientèle s’établissent à 8,6 milliards de dollars, en baisse de 1%, et en hausse de 3% à taux de change constant.

« La pandémie a complètement changé la façon dont les clients effectuent leurs transactions, accélérant l’adoption des transactions numériques qui remplacent progressivement les espèces. Les clients utilisent de plus en plus nos canaux numériques, via notre application mobile, Ecobank Pay, OMNI, en ligne et en libre-service sur nos guichets automatiques. Le nombre de transactions en agences a diminué d’environ 64% d’une année sur l’autre, tandis que les engagements numériques ont augmenté de 56% », a indiqué Ade Ayeyemi

Afrique de l’Ouest : miser sur les échanges transfrontaliers pour l’accès à une électricité abordable et fiable

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Simultanément, sur son échelle internationale, WARA assigne à InnoVent Sn les notations et perspective.....

La Banque mondiale apporte 300 millions de dollars pour aider le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Libéria, le Mali et la Sierra Leone à mettre en œuvre les réformes sectorielles nécessaires pour créer avec succès un marché régional de l’électricité

WASHINGTON, 28 juillet 2020 — Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui l’octroi d’une enveloppe de crédits et de dons d’un montant total de 300 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* afin de soutenir des réformes qui favoriseront les échanges transfrontaliers d’électricité en Afrique de l’Ouest.

Le Programme de financement à l’appui des politiques de développement pour le commerce régional de l’énergie en Afrique de l’Ouest a pour objectif de lever les obstacles aux échanges d’électricité, avec à la clé des tarifs plus bas pour les consommateurs, une compétitivité accrue pour les entreprises et un approvisionnement plus résilient et fiable. Seulement 50 % de la population en Afrique de l’Ouest a accès à l’électricité, qui plus est à un coût parmi les plus élevés du monde, et notamment deux fois supérieur au prix observé globalement en Afrique de l’Est. En outre, en raison des dysfonctionnements des réseaux, les services d’électricité sont loin d’être fiables, avec des coupures qui atteignent en moyenne 44 heures par mois.

Les pays membres de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) collaborent depuis une dizaine d’années à la mise en place d’un marché de l’électricité totalement intégré, dans le cadre du système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain. Ils auront achevé, d’ici quelques années, les principales interconnexions qui permettront de relier leurs réseaux. Le programme approuvé aujourd’hui vient appuyer l’application d’un programme de réformes qui permettra aux pays concernés — Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Libéria, Mali et Sierra Leone — de mettre en œuvre des politiques qui faciliteront des échanges transfrontaliers d’électricité produite à partir de gaz naturel, d’énergie hydraulique et renouvelable, plus propre et à bas coût. Ces sources d’approvisionnement permettront de remplacer les petites centrales au fioul et les générateurs à diesel, plus coûteux, et d’améliorer l’efficacité des services d’électricité.

« L’Afrique de l’Ouest possède un immense potentiel dans la production d’énergie propre et verte, dont les pays peuvent tirer parti, en s’unissant, pour fournir à leurs habitants une électricité meilleur marché et favoriser la création d’emplois, souligne Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centraleLe système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain a posé un jalon essentiel en reliant les réseaux nationaux, et le temps est venu à présent de concrétiser tous les atouts du marché régional de l’électricité. La mise en place de politiques coordonnées, conjuguées à des institutions efficaces et des cadres réglementaires adaptés, permettra d’améliorer la confiance dans le fonctionnement du commerce d’électricité en Afrique de l’Ouest et d’accéder à une ère nouvelle placée sous le signe d’une énergie fiable et abordable. »

La nouvelle opération soutient un programme régional de réforme de l’énergie qui s’articule autour de trois axes. Le premier axe a pour objectif de renforcer la confiance dans la bonne application des accords commerciaux en appuyant la sécurisation des paiements des échanges d’énergie. Le deuxième axe soutient la mise en œuvre de décisions d’investissement au coût le plus bas, privilégiant des solutions régionales et promouvant la concurrence. Enfin, le troisième axe vise à renforcer la transparence en traitant la question de la solvabilité des compagnies d’électricité nationales et en garantissant l’information du marché sur les grandes décisions d’investissement qui ont une incidence sur l’offre et la demande.

« Ce programme jouera un rôle fondamental pour la réalisation de notre objectif de marché régional de l’énergie, et je tiens à remercier la Banque mondiale pour son soutien, indiqueJean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAOLe système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain va continuer à progresser et s’attacher, grâce à ce soutien, à aider ses pays membres à collaborer et coordonner les réformes nécessaires pour développer le commerce régional de l’électricité et avoir ainsi accès à un approvisionnement plus abordable et plus fiable. L’optimisation des ressources énergétiques de la région permettra de mettre en place des systèmes électriques efficaces et résilients qui permettront à leur tour de rendre nos économies plus productives et inclusives. La CEDEAO continuera à être un partenaire solide en vue de la réalisation de cet objectif. »

Le Programme de financement à l’appui des politiques de développement pour le commerce régional de l’énergie en Afrique de l’Ouest est le premier financement de ce type à recourir au guichet régional de l’IDA. Ce dispositif permet à la Banque mondiale de soutenir des réformes qui visent à atteindre un objectif commun à plusieurs pays de manière coordonnée. Le programme constitue une étape décisive dans le processus d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest en apportant son soutien à l’application de la directive de la CEDEAO sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest, adoptée en décembre 2018 dans le but de créer un marché régional de l’électricité. Les retombées économiques de ce marché sont évaluées à 665 millions de dollars par an pour l’ensemble des pays concernés, avec une réduction d’un tiers du coût moyen de la production d’électricité dans la région.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Mali : la Première Dame de la Chine, Mme Peng Liyuan Xi offre des dons dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

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Bamako / 28 juillet 2020

La Première Dame, Présidente de l’ONG Agir Keita Aminata Maiga a présidé ce jour mardi 28 juillet 2020, la cérémonie de réception des dons offerts par la Première Dame de la République Populaire de Chine, Peng Liyuan dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid 19. Ce don de matériels est un appui en faveur de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD), au bénéfice des populations vulnérables à savoir les femmes et les enfants.

Cet important don composé de masques, d’appareils thermiques, d’équipements électroménagers et des fournitures scolaires est remis à la Première Dame pour accompagner ses actions déjà entreprises par l’ONG Agir dans ses programmes « Autonomisation économique des femmes et des jeunes adolescents » et « Éducation ».

Madame Keita Aminata Maiga a vivement remercié sa sœur en ces termes : « Je voudrais remercier très sincèrement ma Sœur, Madame PENG Liyuan pour cette initiative qui participe de son profond engagement aux côtés de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD) dans la dynamique de la recherche du bien-être des femmes, des enfants et des adolescents dans nos pays respectifs. La composition du don traduit l’engagement de votre pays dans des domaines clé́ de développement que sont la santé, l’économie ainsi que l’éducation à un moment où le Mali est en proie à̀ une crise multidimensionnelle ».

En restant dans le domaine de l’éducation, un bonheur n’arrivant jamais seul, l’Ambassadeur de Chine au Mali SEM Zhu Liying présent aux côtés de la Première Dame en cette matinée de célébration de l’amitié entre la Chine et le Mali, a annoncé le lancement de « la Bourse de l’Ambassadeur de Chine » qui offrira 60 bourses d’études aux étudiants maliens, dans le cadre des 60 ans de coopération internationale entre le Mali et la Chine.

Pour Madame Keita ces bourses d’études viendront renforcer l’initiative de l’ONG Agir « Bourses d’Excellence » qui promeut l’éducation de la jeune fille.

Pour marquer la coopération un protocole a été signé entre les deux parties, la Première Dame pour l’ONG Agir et l’Ambassadeur de Chine pour la partie chinoise. Parmi les temps forts on peut retenir aussi la remise symbolique des dons et des bourses d’études.

Keita Aminata Maiga avait à ses côtés pour la circonstance, outre l’Ambassadeur de Chine, le Consul de Chine, les Secrétaires généraux des départements ministériels en charge de l’éducation, de la santé, de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, de la solidarité et la lutte contre la pauvreté, Madame le Maire de la Commune 3 du District de Bamako, entre autres personnalités. La cérémonie s’est déroulée, dans le respect strict des mesures barrières anti-covid 19.

Énergie : le consortium pétrogazier russe Lukoil débarque au Sénégal

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Déjà présent au Ghana et en Égypte, le consortium pétrogazier russe Lukoil débarque au Sénégal après avoir racheté les actifs de l’anglaise Cairn Energy pour la somme d’environ 400 millions de dollars. Un pied dans la place? Sans doute, mais le Sénégal entend «évaluer l’opportunité économique, stratégique et financière de cette cession».

Le géant russe Lukoil sera probablement dans le groupe des compagnies mondiales qui donneront au Sénégal ses premiers barils de pétrole, après plusieurs décennies d’attente. D’un coup, il va acquérir à la bourse de Londres les 40% des actifs jusque-là détenus par le groupe pétrolier Cairn Energy dans le champ pétrolier sénégalais RSSD (Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond), a annoncé le 27 juillet le ministère sénégalais du Pétrole et des Énergies.

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«Les cessions et acquisitions d’actifs pétroliers sont des pratiques courantes dans l’industrie pétrolière. Elles permettent aux compagnies d’ajuster leurs stratégies d’investissements et d’assurer la gestion de leurs portefeuilles», écrit le ministère dans un communiqué reçu par Sputnik.

Sur son site Internet, Cairn Energy indique que la transaction avec Lukoil va atteindre, selon l’accord conclu, «un montant en espèces de 400 millions de dollars [≃340 millions d’euros, nldr] […] plus le remboursement des dépenses d’investissement de développement engagées depuis le 1er janvier 2020.»

Ticket d’entrée pour Lukoil au Sénégal: 400 millions de dollars

Au moins 250 millions de dollars seront distribués aux actionnaires au dernier trimestre de l’année 2020, ajoute la compagnie britannique.

«Nos découvertes ont été les premiers puits en eau profonde du pays. Elles ont ouvert une nouvelle zone de bassin sur la marge atlantique. De plus, elles ont permis de jeter les bases du premier développement pétrolier et gazier du Sénégal, qui apportera des avantages durables à la population», a réagi Simon Thomson, le directeur général de la compagnie, dans un communiqué publié sur le site de Cairn Energy.

La mobilité des actionnariats au sein des consortiums engagés dans l’exploration-exploitation des hydrocarbures dans les blocs pétrogaziers sénégalais ne semble pas prête de prendre fin, analyse pour Sputnik Bachir Dramé, directeur de la communication de Petrosen, la société d’État qui gère les participations du Sénégal.

«Ça va encore continuer. Si les grandes compagnies sont souvent présentes sur toute la chaîne de valeurs industrielle, de l’exploration à la l’exploitation, d’autres de moindre envergure comme les “juniors” et les indépendants peuvent ne s’intéresser qu’à l’exploration, par exemple. Les acteurs sont tous dans des stratégies internes qui tiennent compte des orientations fixées par leurs actionnaires.»

© CC0 / ADAM_GORKA / GAZ NATURELLe Sénégal à l’épreuve de la récession: adieu «l’émirat gazier»?Les champs pétroliers RSSD sont une joint-venture composée des australiennes Woodside Energy (35%) et Far RSSD (15%), de l’anglaise Cairn Energy (40%) et de la sénégalaise Petrosen (10%). En janvier dernier, elles avaient adopté une «décision finale d’investissement […] actuellement en pleine phase d’exécution pour un début de production en 2023». Mais depuis juin 2020, FAR RSSD est l’objet d’une suspension par l’opérateur principal Woodside pour «manquements à ses obligations.»

«Petrosen évaluera l’opportunité stratégique, économique et financière de cette cession» de Cairn Energy à Lukoil, souligne le ministère sénégalais du Pétrole et des Énergies.

Dans cette transaction entre Cairn Energy et Lukoil, l’État du Sénégal n’a pas encore dit son dernier mot et rappelle qu’il dispose «d’un droit de préemption au même titre que les autres membres de la joint-venture, conformément aux stipulations de l’Accord d’Association.».

Une implantation suspendue à la décision du Sénégal

La «défaillance» de FAR RSSD est encore fraîche dans ses mémoires.

«Avec le confinement à l’échelle mondiale et la fermeture des frontières entre pays, l’impact de la pandémie du coronavirus a certes retardé des projets pétroliers ou gaziers sur certaines phases. Mais il y a eu réajustement par la suite», analyse Bachir Dramé.

Fondé en 1991, Lukoil est un consortium d’État russe spécialisé dans le gaz, le pétrole et les activités annexes comme le raffinage. Privatisé à partir du milieu des années 1990, le géant russe s’est ouvert à l’actionnariat international en accueillant la compagnie américaine Conoco Philipps. Hors de Russie, elle est notamment présente en Égypte et au Ghana, en Iran et en Irak, en Colombie et au Venezuela. En 2019, elle a réalisé un chiffre d’affaires de près de 106 milliards de dollars.

Le dinar algérien enregistre une nouvelle chute historique face à l’euro

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L’euro poursuit son mouvement ascendant sur le marché officiel de l’Algérie face au dinar qui connaît une nouvelle chute historique, selon les cours publiés par la Banque centrale.

La dépréciation du dinar algérien face à l’euro se poursuit. Ainsi, la monnaie européenne s’est échangée à 149,55 dinars à l’achat et 149,59 dinars à la vente, selon les derniers chiffres de la Banque d’Algérie publiés ce lundi 27 juillet.© CC0 / ACTIVEDIALe tribunal d’Alger condamne à de lourdes peines d’anciens caciques proches de Bouteflika, dont deux Premiers ministresC’est un nouveau record historique pour la devise européenne face à la monnaie nationale dans le pays.

Une baisse de plus de 14%

La monnaie algérienne ne cesse de dégringoler ces dernières semaines sur le marché officiel. Depuis février dernier, la devise nationale a baissé de plus de 14%, rappelle Observ’Algérie, passant de 130 dinars pour un euro à plus de 149. Le dollar, lui, valait alors 118 dinars.

Pour ce qui est du marché noir, la monnaie européenne s’échangeait à 188 dinars à l’achat et à 189 dinars à la vente, ajoute le site.