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Kone Dowogonan : « l’essor du Retail au Cameroun concoure à faire grandir le e-commerce »

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(Investir au Cameroun) – Succès, difficultés, opportunités et ambitions au Cameroun du leader du e-commerce en Afrique, avec le directeur général de la filiale locale de Jumia.

Investir au Cameroun : Comment se passe la journée de travail d’un directeur général de Jumia au Cameroun ?

Kone Dowogonan : Chaque journée est différente. Au départ, quand on arrive on a une routine : c’est d’abord faire une revue des points chauds de la journée, faire un point avec les équipes pour se rassurer qu’on est en phase sur la journée qui va se dérouler, ensuite on rentre dans différentes problématiques. Chaque jour, il y a des challenges différents. En après-midi, c’est le travail en entrepôt. On va voir les équipes pour se rassurer qu’il n’y a pas de problèmes. En fin de journée, c’est beaucoup plus des rendez-vous avec des partenaires, des vendeurs, ou encore la presse. Donc, c’est assez atypique comme programme de la journée. Mais, cela change tout le temps en fonction des défis. Il faut faire preuve de beaucoup de flexibilité, parce que nous sommes dans un domaine qui est très changeant, très mouvant. 

IC : En 2017, le Cameroun a occupé le dixième rang africain en termes d’e-commerce. Jumia est un gros acteur de ce secteur, quelles sont les dynamiques qui, selon vous, ont permis d’atteindre ce niveau et de continuer de progresser ?

KD : Le marché camerounais est un marché qui a énormément évolué. D’abord, le taux de pénétration de l’internet a contribué fortement à la démocratisation du e-commerce. Aujourd’hui, on est à plus de 20% de pénétration de l’internet. Ensuite, on a une population qui est de plus en plus tournée vers le digital. La population qui découvrait le e-commerce il y a 5 ans sortait d’une phase qui était beaucoup plus cadencée par des problématiques d’arnaque en ligne. Aujourd’hui, les gens font de plus en plus confiance au e-commerce et redécouvrent cette manière de vivre. Donc, de plus en plus de gens rentrent dans cette dynamique-là. Bien que nous soyons encore loin d’avoir un taux de pénétration de plus de 50%, on y travaille de plus en plus.

C’est vrai qu’on a une problématique d’adressage au Cameroun. Mais, nous on a essayé de régler cela en créant des points de relais, qui sont des points de proximité pour nous rapprocher de nos clients. On a mis en place le paiement à la livraison, pour accroître la confiance et éviter le risque que les clients voyaient à travers le e-commerce. Donc, on a essayé de faire en sorte que ces problématiques soient beaucoup plus des opportunités, pour aller de l’avant. 

 IC : La question qu’on se pose souvent c’est comment fait-on pour devenir vendeur sur votre plateforme, comment choisissez-vous les partenaires qui vous permettent de satisfaire les demandes de vos clients ?

KD : Nous avons différents types de partenaires. Concernant les vendeurs, pour être vendeur chez Jumia, il faut déjà être quelqu’un qui vend un bien ou un service. Lorsque je parle de bien et service, c’est parce qu’en général lorsqu’on parle de Jumia, on voit toujours le site supermarché qui vend un peu de tout. Nous vendons également des services. Donc, si vous êtes un partenaire qui vend des billets d’avion, des services, des prestations, vous pouvez vendre chez Jumia.

Pour ce faire, c’est très simple. Vous pouvez soit vous rapprocher de nos équipes via le call center, ou venir dans nos bureaux, soit remplir un formulaire en ligne. Une fois que vous le faites, vous êtes contactés par une équipe et on vous prend en main. En quarante-huit heures maximum, votre profil est créé, on vous forme sur l’utilisation de la plateforme pour mettre des produits en ligne, pour vendre. En moins de trois jours, vous avez vos premières ventes, ce qui est très rapide et très différent du commerce traditionnel. Maintenant, au niveau des partenaires comment on les choisit ? Nous avons différents types de partenaires. Il y en a qu’on appelle les partenaires logistiques. On essaie de travailler avec des gens qui ont pignon sur rue. Qui ont une force logistique qui est vraiment réelle et capable de suivre la progression de Jumia.

Ensuite, on a des partenaires comme des médias, qui essaient de nous accompagner dans le cadre de notre progression. Nous essayons de travailler avec ceux qui sont fiables. Nous avons aussi des partenaires dans le domaine de la téléphonie, comme MTN, Orange, Yoome et bien d’autres. Ce sont là des partenaires qui ont des solutions pour accompagner les clients. Aujourd’hui, les clients ont la possibilité de payer par Mobile Money sur notre site internet, c’est avec ces partenaires-là qu’on a intégré ces solutions sur notre plateforme. En résumé, être vendeur sur Jumia c’est très facile. Il suffit juste de franchir le pas, de venir nous voir et on vous tient par la main.

IC : Une fois qu’on répond à ces critères, comment garantissez-vous la crédibilité et la fiabilité des produits et services promus sur votre plateforme ?

KD : Une fois que vous sollicitez d’être vendeur sur Jumia, il y a plusieurs étapes. Nous avons déjà une politique interne, qui nous exige d’abord d’avoir des vendeurs qui ont des papiers. C’est un terme familier pour dire qu’il faut remplir toutes les exigences réglementaires. Si vous n’êtes pas une structure du type Société anonyme, une SARL ou toute autre structure légale, ce n’est pas possible de vendre en ligne. Nous avons un partenariat avec le ministère des PME, qui permet qu’on aide les vendeurs à pouvoir se normaliser.

Chez Jumia, la qualité est un facteur clé. C’est la raison pour laquelle lorsque vous vendez sur Jumia, on s’oblige de vérifier que les produits que vous proposez sur la plateforme sont en conformité avec ce que le client attend. Nous faisons des vérifications de qualité pour vérifier cette adéquation-là. Ensuite, on fait le chocking, pour nous rassurer que le partenaire, le vendeur ou le client qui vient sur notre plateforme est quelqu’un de fiable, qui n’a pas de problèmes avec la justice, qui respecte la règlementation en vigueur.

IC : Quelles sont les compétences qui vous permettent aujourd’hui de maintenir le business actif, et quelles sont les compétences dont vous avez besoin pour les prochaines étapes de votre développement ?

KD : Dans le cadre de son essor, Jumia Cameroun s’est appuyé sur différents types de compétences. Aujourd’hui, on touche tous les corpus de métier qu’on connait, à la fois du commercial, du marketing, des opérations, de la logistique et de la finance.  C’est fort de notre force en marketing, dans le commercial, la logistique et les opérations, que nous arrivons à avancer. Mais, comme toute entreprise du digital, demain on sera appelé à se métamorphoser et aller de l’avant. Cela veut dire qu’on aura besoin de développeurs, pour mieux développer notre plateforme, mieux intégrer les nouveaux logiciels qui seront mis en place. On aura également besoin de commerciaux, parce qu’il faut accompagner nos vendeurs, pour avoir les meilleurs prix, les meilleurs produits. On aura besoin des marketistes, parce que le marketing a un gros poids dans l’approche que nous avons. Nous devons présenter les produits de la meilleure des façons, toucher les clients avec différents concepts novateurs.

Dans le même temps, on aura besoin d’opérateurs. C’est à la fois le call center, c’est-à-dire appeler les clients et vérifier globalement que les commandes passées sont bonnes, c’est globalement gérer la santé du business, la logistique qui est la clé et le cœur de notre business, parce qu’elle permet d’apporter le colis au plus près du client. Aujourd’hui, vous pouvez commander vos produits sur nos sites au meilleur prix et à la meilleure qualité que vous avez. Mais, s’il n’est pas livré chez vous, vous n’aurez pas ce produit-là. Donc, pour nous la logistique c’est également un élément clé. Cela veut dire que nous exhortons tous les jeunes qui sont intéressés à travailler dans le digital, à se rapprocher des structures comme Jumia, pour écrire avec nous une page du parcours que nous construisons au fur et à mesure. On touche tous les métiers, toutes les obédiences, ils ne doivent surtout pas hésiter. 

IC : Partagez avec nous deux succes stories qui représentent, à vos yeux, des impacts forts de l’entreprise que vous dirigez, sur le quotidien de vos partenaires vendeurs ou de vos consommateurs ?

KD : En termes de succes stories, il faut dire que depuis ma prise de fonction, j’ai été édifié par certains vendeurs. Tous réussissent, tous vont de l’avant, mais certains m’ont vraiment touché d’un point de vue personnel. Je parlerai en l’occurrence d’un vendeur de Douala. Au départ, il vendait tout simplement de petites bouilloires, au rythme d’une ou deux pièces par semaine. Il était très réfractaire au projet d’e-commerce. On a dû le démarcher durant une à deux semaines, lui montrer que cela pouvait marcher. De fil en aiguille, il a eu le vent en poupe et aujourd’hui, il vend entre 100 et 200 bouilloires par jours.

Avant, lorsqu’il venait nous voir, il racolait une moto. Aujourd’hui, il gare une Mercedes ML dans notre parking. Pour moi, c’est un vendeur qui inspire. Quand on part du statut de simple vendeur dans un marché, qui n’avait pas de perspectives de vente, pour devenir un vendeur qui compte sur l’échiquier camerounais, c’est inspirant. Ses articles se retrouvent à Ngaoundéré, Bertoua, Bafoussam, Limbe, un peu partout, alors qu’il n’a pas d’entrepôts. Pour moi, c’est une vrai success story. Ensuite, il y a des vendeurs qui ont commencé chez nous, en vendant des marques de télévision qui n’étaient pas connues. Aujourd’hui, ces marques arrivent parfois à déclasser de grandes marques comme LG ou Samsung. Ces vendeurs-là, au départ, on a su les accompagner, leur montrer le potentiel du marché et leur faire partir de leurs plates-bandes, qui n’étaient pas forcément le secteur de la télévision, pour en faire de gros vendeurs. Tous ces vendeurs-là pour nous, c’est comme une pépinière de vendeurs qu’on accompagne depuis le début et qu’on voit murir. Chez Jumia, nous avons un business gagnant-gagnant. Lorsque nos vendeurs grandissent, nous grandissons et nous avons des clients qui sont contents. 

IC : On voit de plus en plus arriver au Cameroun de grands groupes de distribution et le développement des hypermarchés. Jumia Cameroun perçoit-il cette situation comme une opportunité ?

KD : C’est vrai qu’au Cameroun on assiste à un essor des distributeurs traditionnels. De plus en plus, nous avons des grandes marques de distributeurs qui apparaissent sur le marché, notamment Carrefour, BAO, Super U, Mahima, etc. Beaucoup se dirait okay, ce sont des concurrents directs de Jumia. Non ! Pour nous, c’est une opportunité. D’abord, ces grands distributeurs nous ramènent de nouvelles offres sur le marché. Il faut savoir que le marché camerounais est un marché où l’offre est complexe. Leur arrivée permet de démocratiser un peu plus le Retail (offre de produits au détail) et d’étoffer les offres.

Ensuite, ces distributeurs-là sont des partenaires. Je peux citer l’exemple de Carrefour, qui a signé un partenariat avec nous. Il y a BAO, Super U et Mahima, qui travaillent avec nous, parce que nous avons une offre complémentaire. Ces structures-là sont localisées. Nous avons une obédience beaucoup plus nationale. On leur permet aujourd’hui, de vendre leurs produits au-delà de leurs rayons de vente. Typiquement, un client qui est à Ngaoundéré et souhaiterait acheter des produits Carrefour, c’est très simple, il achète chez Jumia. Il aura les mêmes produits, la même qualité et il les aura plus rapidement. Donc, on peut dire que cet essor du Retail au Cameroun concoure à faire grandir le e-commerce. Il nous permet de servir nos clients, en leur proposant beaucoup plus d’offres et beaucoup plus de choix. 

IC : Parlant de défis, quels sont ceux que vous rencontrez, et estimez que s’ils sont éliminés, les affaires de Jumia iront plus vites ?

KD : Dans le cadre du e-commerce, on doit aller à l’encontre de beaucoup de problématique. Tout d’abord, on parlera du défi des infrastructures routières, qui rendent complexe la livraison des colis. Envoyer un colis à Kousséri (Extrême Nord, à la frontière avec le Tchad), c’est très compliqué. Cela prend énormément de temps, et fait en sorte qu’on n’arrive pas à livrer rapidement ces clients. Aujourd’hui, avoir plus d’infrastructures sur le territoire nous permettrait d’aller plus vite.

Ensuite, il y a de nombreuses personnes qui souhaitent passer du marché gris vers un marché plus normalisé. On souhaiterait donc que le gouvernement nous accompagne dans la création de structures permettant à tout le monde de devenir vendeur sur notre plateforme. Par ailleurs, nous avons la problématique du paiement. On souhaiterait que les différents opérateurs comme Orange, MTN et les autres, démocratisent un peu plus le paiement via Orange ou MTN Money. Pour quoi ? Eh bien, parce que dans l’ADN de base d’un gestionnaire de plateforme d’e-commerce, c’est le prépaiement qui est à l’avant. On a adapté notre approche avec le paiement à la livraison, mais il serait préférable de payer en amont.

Au-delà de tout cela, comme toute structure, nous avons des problématiques locales. Par exemple, nous n’avons pas beaucoup de partenaires dans la logistique, pour assurer la livraison des produits. Nous aidons beaucoup de nouvelles start-up et des entreprises de petite taille à se développer. Adresser ces problématiques nous aiderait vraiment. Mais il faut dire qu’au-delà de tout, ce qu’on essaye de faire à Jumia, c’est de faire en sorte que ces problématiques et ces défis soit beaucoup plus des opportunités qui nous permettent d’aller de l’avant.

Je le répète, chaque fois que nous parlons de notre modèle d’e-commerce dans les pays européens, personne ne croit à son fonctionnement, pourtant il marche. Nous avons, par exemple, adopté le paiement à la livraison parce que les populations locales étaient craintives et avaient des problèmes de bancarisation. Cela nous a permis de lancer pleinement ces services-là. Donc, au-delà de tout, on essaye d’aller de l’avant, de faire en sorte que ces opportunités nous permettent de croître et de faire bénéficier de nos offres aux clients.

IC : Depuis quelques semaines, Jumia est coté sur le New York Stock Exchange. Comment cette évolution des choses se transformera-t-elle en plus d’opportunités, notamment pour les jeunes camerounais ?

KD : Il faut dire avant toute chose que c’est une réelle fierté pour Jumia d’être listé sur le New York Stock Exchange. Nous sommes aujourd’hui la première entreprise technologique africaine à être sur cette bourse. Cela signifie que nous avons des partenaires et des investisseurs qui font confiance à notre projet. Cela veut également dire que l’Afrique est dynamique, que l’Afrique qui innove est reconnue par-delà les frontières. Quel apport pour Jumia Cameroun ? Déjà, être listé sur la Bourse de New York nous donne un assentiment du marché, que nous sommes une entreprise fiable, avec laquelle on peut prospérer. Cela nous permettra d’aller démarcher de nouveaux partenaires, de faire venir de nouvelles marques au Cameroun et être un vrai acteur qui compte sur le marché.

Pendant longtemps, nous avons eu des partenaires qui doutaient un peu de la viabilité de notre projet. Être listé à ce niveau montre notre sérieux et notre engagement à construire dans la durée, et à servir nos clients comme il le faut. Je ne manquerai pas de remercier nos clients et partenaires sans lesquels on n’aurait pas atteint ce niveau. Ce n’est qu’un commencement, nous comptons faire du Cameroun un pays où le commerce est pleinement digitalisé et tourné vers l’avenir.

Entretien avec Idriss Linge 

La BAD débloque 75,8 milliards FCFA pour le barrage de Kandadji

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Niamey et les 2 jours) – La Banque africaine de développement a décidé de décaisser une somme de 128,8 millions de dollars (75,8 milliards FCFA) pour la réalisation du barrage de Kandadji, apprend-on dans un communiqué.

Cet appui approuvé par le conseil d’administration de cette institution financière le 22 mai 2019 à Abidjan en Côte d’Ivoire, se compose « d’un prêt de 65,1 millions de dollars (38,3 milliards FCFA) et d’un don de 49,7 millions de dollars (29,2 milliards FCFA) du Fonds africain de développement ainsi que d’un prêt de 14 millions de dollars (8,2 milliards FCFA) de la Facilité d’appui à la transition », lit-on dans ledit communiqué.

C’est donc une enveloppe supplémentaire des partenaires financiers de ce projet de grande envergure qui va créer un pôle de développement économique important au Niger. Car, selon les autorités, ce projet estimé à plus de 740 milliards FCFA, va permettre  non seulement de produire de l’énergie électrique, mais aussi de régénérer l’écosystème du fleuve Niger et créer les conditions du développement local. Les travaux concernent aussi la sauvegarde environnementale.

« C’est un projet extrêmement important pour le Niger. Il y a une situation migratoire dans ce pays parce que les gens n’ont pas d’opportunités et il y a de l’insécurité parce que les gens sont désespérés. Il faut offrir une chance aux gens.», a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement. La mise en œuvre du projet « Kandadji » est prévue sur six ans c’est-à-dire à l’horizon 2025.

Le Togo travaille à l’introduction d’une nouvelle politique minière

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(Togo First) – La validation d’un document pour une nouvelle politique minière au Togo est à l’étude depuis hier, jeudi 23 mai 2019, dans la capitale Lomé. Son entrée en vigueur ouvrirait la voie vers une nouvelle politique du pays, vis-à-vis de l’exploitation de ses ressources minières.

Ainsi que l’explique Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon (photo), ministre en charge des Mines, qui a ouvert ces travaux, ce document « participe à la définition des types d’investissements, concourant d’une part à la croissance économique et d’autre part à la réduction de la pauvreté à travers les activités minières ».

En effet, selon le gouvernement togolais, il s’agit notamment de promouvoir un secteur minier durable, tourné vers la transformation, et qui répond « aux attentes légitimes des populations ».

Notons que cette session de validation intervient dans le cadre du Projet de développement et de gouvernance minière (PDGM), avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale.

Pour rappel, mi-avril dernier, deux nouveaux parcours licence ont été ouverts à l’université de Lomé, toujours dans le cadre du PDGM : en Géologie minière, et Chimie analytique Mines et Environnement, visant à former une nouvelle génération de spécialistes du secteur minier au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Togo : Plus de 400 millions FCFA pour booster la production de viande

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(Togo First) – Au Togo, le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage annonce la construction de trois aires d’abattage, d’un coût global de plus de 400 millions FCFA, en vue d’améliorer la capacité et la qualité de la production de viande, dans le cadre de son Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA).

Les trois localités prévues pour accueillir ces ouvrages sont Kara, Sokodé (respectivement situées à 416 km et 340 km au nord de Lomé), et Kpalimé, située à 128 km au nord-ouest de la capitale.

Les travaux pour chaque aire comprennent notamment : la construction d’un bâtiment d’exploitation, d’un bâtiment administratif, d’un bloc sanitaire et d’un bloc de traitement (brûlage, traitement des têtes, pattes et peaux).

La réalisation de ces travaux, s’inscrivant dans l’axe 2 du Plan National de Développement, a été officiellement lancée ce jeudi 23 mai 2019, par Noël Koutéra Bataka (photo), ministre en charge de l’Elevage, à Djamdè dans la région de Kara.

Ayi Renaud Dossavi

Oragroup va distribuer les intérêts partiels de son emprunt obligataire 2013-2019, le 04 juin prochain

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(Togo First) – Les souscripteurs de l’emprunt obligataire 2013-2019 lancé par le groupe bancaire Oragroup, dont le siège se trouve dans la capitale togolaise, toucheront leurs intérêts semestriels le 04 juin prochain. La banque procèdera, en outre, au remboursement partiel du capital, selon une annonce de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), ce jeudi 23 mai 2019.

Cet emprunt obligataire par appel public à l’épargne, d’un montant de 15 milliards FCFA, a été stipulé au taux d’intérêt de 6,75% brut, l’an.

Du 30 octobre au 29 novembre 2013, le groupe a, dans l’optique de sa croissance, recherché le montant ci-dessus indiqué pour financer sa stratégie de développement et d’extension de ses filiales. Cet objectif de mobilisation financière a été subdivisé en des titres d’une valeur nominale unitaire de 10 000 FCFA.

En rappel, l’institution financière semble dans une période faste actée par une forte progression (29,77 milliards FCFA) de son résultat net à la clôture de l’exercice de 2018. Paradoxalement, il vient de s’opérer une mutation à sa tête, Binta Touré Ndoye, sa N°1, ayant rendu le tablier et ayant été remplacée par Ferdinand Ngon Kemoum (photo).

Séna Akoda


Brexit : après un énième échec politique, la Première ministre Theresa May va jeter l’éponge

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(Agence Ecofin) – En Grande-Bretagne, le feuilleton du Brexit va bientôt connaître un nouvel épisode, probablement le dernier pour Theresa May (photo). En effet, la très contestée Première ministre vient d’annoncer son départ prochain du 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre britannique.

Près de trois ans après la victoire du oui au référendum britannique sur le Brexit, c’est tout en larmes que la remplaçante de l’ancien premier ministre, David Cameron, a annoncé son départ prévu pour le 7 juin.

Son bilan aura été marqué par son incapacité à trouver un consensus au sein du Parlement britannique pour la ratification d’un « accord à l’amiable » pour faciliter la sortie du pays de l’Union européenne (UE).

La défaite annoncée de son parti aux élections européennes de jeudi dernier (moins de 10 % des voix d’après les sondages) aurait selon plusieurs médias, sonné le glas de son mandat.

Ceci alors que la proposition d’un nouvel accord ouvrant la voie à un nouveau référendum sur le Brexit a été massivement contestée par les députés.    

« J’ai convenu avec le président du parti [conservateur] que la procédure d’élection d’un nouveau leader commencera la semaine suivante », soit le 10 juin, a indiqué celle qui était devenue en 2016 la deuxième femme à occuper ce poste.

Alors que les noms de certains candidats plus « fermes » comme le conservateur Boris Johnson sont évoqués pour lui succéder, Mme May n’a pas manqué d’évoquer la difficulté de la tâche pour le prochain Premier ministre.

« Mon successeur devra aboutir à un consensus », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « Ce consensus sera possible seulement si, des deux côtés du débat, on accepte un compromis ».

Moutiou Adjibi Nourou

Burkina Faso : le Parlement approuve l’octroi de 8 millions par l’IDA pour un projet de résilience climatique

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(Agence Ecofin) – Au Burkina Faso, le Parlement a donné son quitus pour l’accord de financement du projet de renforcement de la résilience climatique du pays. Ces fonds, qui s’élèvent à 8 millions $, ont été octroyés, sous forme de don par l’Association internationale de développement (IDA).

Le projet sera mené par l’Agence nationale de la météorologie. Il a pour objectif de fournir des prévisions météorologiques en temps réel afin de permettre aux petits producteurs, aux groupements de femmes et aux communautés de faire face aux menaces d’inondation qui pèsent sur certaines régions du pays. Il sera mis en œuvre sur une période de 5 ans.

La mise en place de ce projet favorisera les efforts faits par le pays pour atteindre l’autosuffisance et la sécurité alimentaires. Jusque-là, les petits producteurs agricoles avaient recours à la divination et aux méthodes non-scientifiques pour leurs prévisions météorologiques, ce qui les rendait vulnérables aux différents phénomènes météorologiques.

Gwladys Johnson Akinocho

L’économie mozambicaine devrait se contracter de 2,2% en 2019 (EIU)

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(Agence Ecofin) – L’économie mozambicaine devrait entrer en récession à -2,2% en 2019. C’est ce qu’a indiqué un rapport de l’Economist Intelligence Unit (EIU), relayé par Macauhub.

D’après l’étude, cette prévision est motivée par les dégâts infrastructurels et agricoles importants causés par le passage des cyclones Idai et Kenneth dans le pays. Cette situation devrait également entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires (compte tenu des importantes pertes subies par les exploitations agricoles), augmentant de ce fait le taux d’inflation du pays.

Cependant, la réparation des dommages causés par le passage des deux cyclones devrait permettre au pays de renouer avec une croissance positive à partir de 2020. Cette performance devrait être motivée par le démarrage de la production de gaz dans le pays à partir de 2023.

L’exportation du combustible notamment vers le marché asiatique devrait augmenter les recettes de l’Etat, qui pourra rembourser sa dette et financer des projets de développement.

Notons que l’EIU table sur une croissance moyenne de 5,3% entre 2020 et 2023 pour le Mozambique. Au cours de cette dernière année, la croissance devrait atteindre les 7,5%.

Moutiou Adjibi Nourou

Mali: Bamako a abrité la 16e session ordinaire du Conseil national de sécurité alimentaire

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Cette 16e session du CNSA a permis de faire le bilan du Plan National de réponses de 2018 et l’Evaluation définitive de la situation alimentaire et nutritionnelle au titre de la campagne agricole 2018-2019. Enfin au cours de cette session le CNSA a adopté le plan national de réponses 2019.

Dans son allocution le Premier ministre a rappelé que le CNSA se tient dans un meilleur contexte par rapport à 2018 et que la situation peut être jugée globalement bonne malgré des perturbations dans les région de Gao, Mopti et Tombouctou. Il a également déclaré que « la situation nutritionnelle, quoiqu’en nette améliora demeure toujours préoccupante dans le pays du fait de l’insécurité alimentaire, de l’insécurité civile et de la prévalence des maladies liées aux mauvaises conditions d’hygiène dans certaines zones. »

Il est à noter qu’au cours de l’année 2018, 1 200 000 personnes ont bénéficié de l’assistance alimentaire et plus de 500 000 élèves répartis dans 3000 écoles ont bénéficié d’un appui dans le cadre de l’appui aux cantines scolaires.

Le plan national de réponses 2019 prévoit d’apporter une assistance alimentaire gratuite à 954 000 personnes dont 550 000 personnes qui recevront une aide de l’Etat

Mali: Honorable Mody N’Diaye n’est plus

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L’homme qui nous devance ce vendredi saint 24 mai 2019 dans le chantier de l’éternel est né le 2 novembre 1959 à Baraouéli.

Réélu en 2013, l’honorable Mody N’Diaye était à son deuxième mandat au sein de l’Hémicycle. Celui que l’on voit souvent au pupitre défendre les positions tranchées de l’opposition, commença sa carrière politique à l’Assemblée nationale en 2007 en tant qu’indépendant. Trois ans plus tard, il décide de rejoindre l’Union pour la République et la démocratie (URD), dont le président Soumaïla Cissé était alors l’un des favoris de la présidentielle qui devait se tenir en 2012.

Après une maitrise en Economie et un diplôme supérieur en finances et banques à Paris, Mody N’Diaye devient Inspecteur des finances, et commence son service au sein de l’administration depuis le 1er janvier 1985. Consultant Formateur en Gestion d’Entreprise, il a été durant sa longue carrière dans la fonction publique tour à tour : DAF du Ministère de l’Economie, Conseiller Technique Charge de l’Industrie, PDG SONATAM et Secrétaire Général Ministère des Mines, Commerce, et Transport. Plusieurs fois Secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Mody N’Diaye est également reconnu comme expert dans les négociations au sein des organismes internationaux.

Patriote, Mody N’Diaye passera d’ailleurs les deux premières années au service national des jeunes et en sortira avec le brevet de préparation militaire, gage de patriotisme à l’époque. En 2007, il fait son entrée au parlemet.

Depuis 2014, il est le président du groupe parlementaire Vigilance républicaine et démocratique (VRD) qui regroupe quatre partis d’opposition : URD, PRVM Fassoko, PARENA et FARE-Ankawili, et comptabilise 21 des 147 députés de l’Assemblée. Pour son président, l’opposition malienne joue son rôle, le groupe « VRD a travaillé sans relâche dans le cadre du contrôle de l’action du gouvernement et cela de façon très responsable. Les actes que nous avons posés ont été salutaires car ils ont permis au gouvernement de changer légèrement le cap, même si nous ne sommes pas encore très satisfaits. »

Au sein de l’Assemblée nationale malienne, Mody N’Diaye a occupé les postes de vice-président de la commission de Contrôle et rapporteur général de la commission des Finances, de l’Économie, du Plan et de la Promotion du secteur privé. 

Courtoise, sociable et ouvert Mody N’Diaye était un exemple de leader politique qui forçait et imposait le respect, la considération et l’admiration.

À TOUTE SA FAMILLE ET SA CIRCONSCRIPTION À BARAOULÉLI

À TOUS CEUX QUI L’ONT CONNU ET ESTIMÉ

À CEUX QUI L’ONT COTOYÉ ET RESPECTÉ

À TOUS CEUX QUI ONT CHEMINÉ AVEC LUI ET QUI GARDERONT LE MEILLEUR SOUVENIR DE LUI

À TOUS SES CAMARADES DE L’URD ET DE L’OPPOSITION

À L’ENSEMBLE DE LA CLASSE POLITIQUE

À L’ENSEMBLE DE LA NATION MALIENNE

MES TRÈS SINCÈRES CONDOLÉANCES

Dors en paix Grand frère

Sambi Assa Touré