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Communiqué du conseil des ministres du vendredi, 24 mai 2019

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi, 24 mai 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.

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Communiqué du conseil des ministres du vendredi, 24 mai 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi, 24 mai 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.

I. A l’ouverture de la session, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire de Feu Mody N’DIAYE, Député élu à Barouéli, décédé le vendredi 24 mai 2019 à Bamako.

Le Président de la République a présenté ses condoléances les plus émues à la famille de l’illustre disparu.

II. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté :

  • des projets de texte ;
  • procédé à des nominations ;
  • et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :

1. Un projet de décret portant approbation de la convention de concession pour la réalisation en BOOT de la centrale solaire photovoltaïque de 25 mégawattcrêtes à Koutiala

La convention est conclue entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement ACCESS/EREN/AFRICA INVEST-SA / TSK pour :

  • un montant de 23 milliards 808 millions de francs CFA hors taxes et droits de douanes ;
  • une durée de construction de 16 mois ;
  • et une durée d’exploitation de 28 mois.

La mise en œuvre de cette convention permettra entre autres :

  • d’augmenter l’offre à travers une source d’énergie propre, inépuisable et à moindre coût ;
  • de renforcer la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique ;
  • d’optimiser le coût de production ;
  • de contribuer au développement socio-économiques des zones bénéficiaires ;
  • d’améliorer la qualité du service public de l’électricité.

2. Un projet de décret portant approbation du marché relatif à la réalisation des travaux d’aménagement et d’équipement des bas-fonds dans le Cercle de Yélimané (Lot n°3)

Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société internationale d’Equipement et de Travaux pour un montant de 3 milliards 298 millions 849 mille 995 francs CFA hors taxes et droits de douane et un délai d’exécution de 6 mois.

La réalisation des travaux du marché participe de la mise en œuvre du Programme de gestion des ressources en eau et développement des usages à buts multiples du bassin du fleuve Sénégal.

Elle contribuera à promouvoir les activités génératrices de revenus, à améliorer les moyens de subsistance des populations concernées et à renforcer la gestion transfrontalière des ressources en eau en tenant compte des changements climatiques.

3. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°00304/DGMP- DSP 2017 relatif aux services de consultants pour les services d’assistance à la maîtrise d’ouvrage du Programme d’Appui au Développement sanitaire et social, Phase II de la Région de Mopti

L’avenant, conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement AEDESS/SANTE SUD, a pour objet de modifier le profil de certains consultants et de procéder à une réallocation budgétaire.

Il est sans incidence financière sur le montant et sur le délai d’exécution du marché initial.

La réalisation du marché s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Appui au Développement sanitaire et social qui vise à améliorer la santé maternelle, infanto-juvénile et les services de planification familiale dans la Région de Mopti.

4. Un projet de loi instituant le prélèvement de l’Union africaine en République du Mali

La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue le 29 novembre 2016 à Kigali au Rwanda, a recommandé aux Etats membres d’instituer une taxe à l’importation au profit de l’Union. Le taux de cette taxe est de 0,2% de la valeur des biens admissibles importés dans un Etat membre à partir d’un Etat non membre de l’Union.

Le projet de loi, initié dans ce cadre, contribuera notamment à :

  • faciliter le paiement des contributions statutaires du Mali par le Trésor public ;
  • assurer le financement équitable et prévisible de l’Union ;
  • renforcer les capacités de l’Union pour la mise en œuvre de ses programmes de développement et d’intégration.

AU TITRE DU MINISTERE DU DIALOGUE SOCIAL, DU TRAVAIL ET DE LA

FONCTION PUBLIQUE

Sur le rapport du ministre Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, le Conseil des Ministres a adopté :

1. Un projet de décret portant allocation d’une prime d’équipement au personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale

La prime d’équipement est annuellement allouée aux enseignants exerçant des activités d’enseignement ou d’encadrement dans les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle.

Elle est destinée à l’acquisition de documents didactiques personnels.

L’octroi de cette prime s’inscrit dans le cadre de l’apaisement du climat social et de l’amélioration des conditions de travail du personnel enseignant.

Il participe ainsi de la mise en œuvre des engagements du Gouvernement avec les syndicats de l’éducation, signataires de l’accord du 15 octobre 2016.

2. Un projet de décret portant plan de carrière des fonctionnaires du cadre de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale

Le projet de décret détermine les grades requis par les enseignants pour occuper les emplois de l’administration générale et de l’administration scolaire au niveau des services relevant du ministère chargé de l’Education nationale.

La nomination à ces emplois tient compte des critères suivants : le mérite, le profil de formation, l’expérience et la compétence professionnelle, la moralité et la hiérarchie dans le corps.

Le projet de décret adopté participe d’une meilleure gestion de la carrière du personnel enseignant et de la mise en œuvre des engagements souscrits par le Gouvernement avec les partenaires sociaux du secteur de l’éducation.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE

Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°10-033/P-RM du 04 août 2010 portant création de l’Agence de Gestion du Marché central à Poisson de Bamako.

L’Agence de Gestion du Marché central à Poisson de Bamako est un établissement public à caractère industriel et commercial, créé en 2010. Elle a pour mission :

  • l’exploitation des infrastructures ;
  • l’appui à la valorisation des produits de pêche ;
  • la contribution à l’organisation des acteurs de la filière ;
  • la formation des professionnels ;
  • la promotion de la filière et la production de données statistiques.

Le présent projet de loi modifie les missions de l’Agence pour prendre en charge le volet commercial des produits, renforcer la qualité sanitaire et réduire les pertes post captures.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

  • Chef de Cabinet : Colonel-major Faguimba Ibrahima KANSAYE.
  • Conseiller technique : Colonel Oumarou MAIGA.
  • Directeur adjoint à la Direction générale de la Gendarmerie nationale : Colonel Amadou CAMARA.
  • Directeur général adjoint du Musée des Armées : Lieutenant-colonel Kadiatou Mama TRAORE.
  • Directeur adjoint des Ateliers militaires centraux de Markala : Colonel Salim Bamba KONARE.
  • Directeur adjoint des Transmissions et des Télécommunications des Armées : Colonel Alassane ASSEYDOU.
  • Directeur adjoint de la Direction des Ecoles militaires : Colonel-major Cheick Tidiani DIARRA.
  • Directeur adjoint du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées : Colonel-major Sékou KONE.
  • Inspecteur général adjoint des Armées et Services : Colonel-major Mamadou KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Chef de Cabinet : Monsieur Haminy Belco MAIGA, Gestionnaire.

Chargés de Mission : 
– Monsieur Mouro SOW, Ingénieur du Génie civil et des Mines ; 
– Monsieur Kalifa Sékou TRAORE, Auditeur ;
– Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE

  • Conseiller technique: Lieutenant-colonel Abdoulaye GARIKO, Administrateur de la Protection civile.
  • Inspecteur en Chef des Services de Sécurité et de Protection civile : Commissaire de Police, Contrôleur Général Samba KEITA.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE

  • Secrétaire général : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Magistrat.
  • Chef de Cabinet : Monsieur Chaga COULIBALY, Comptable.
  • Chargés de Mission :
    – Madame Fatou TRAORE, Contrôleur de Gestion ;
    – Monsieur Housseyni TOURE, Administrateur du Travail ;
    – Monsieur Alhazim AG OUMA, Gestionnaire des Ressources Humaines ; 
    – Monsieur Maliki MAHAMANE, Gestionnaire des Ressources Humaines ; 
    – Monsieur Almahmoud AG IBRAHIM, Communicateur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE

– Chargés de Mission :
Madame Mariam Benikoro TRAORE, Juriste;
Monsieur Gaoussou ZERBO, Agent en Communication Marketing.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION

Chef de Cabinet : Monsieur Ousmane BAMBA, Juriste.

Chargés de Mission : 
– Monsieur Hassane DIOMBELE, Journaliste-Réalisateur ;
– Monsieur Alfousseni SIDIBE, Spécialiste en Communication et Médias sociaux ;
Monsieur Kalifa KONE, Juriste.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA PROSPECTIVE

– Chargé de mission : Monsieur Mohamed DOUMBIA, Licence en Marketing et Communication

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE L’INVESTISSEMENT PRIVE, DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES ET DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL

  • Secrétaire général : Monsieur Ibrahima HAMMA, Administrateur civil.
  • Chef de Cabinet: Madame TRAORE Fatou Binta DIOP, Diplômée en Relations internationales.
  • Conseillers techniques :
     Monsieur Oumar AG MOHAMEDOUN, Professeur d’Enseignement supérieur ; 
    – Monsieur Demba TOUNKARA, Inspecteur des Services économiques ;
    – Monsieur Boubacary Amadou CISSE, Maître de Conférences.

AU TITRE DU MINISTERE DES REFORMES INSTITUTIONNELLES ET DES RELATIONS AVEC LA SOCIETE CIVILE

Secrétaire général : Monsieur Abraham BENGALY, Professeur d’Enseignement supérieur.

Chef de Cabinet : Monsieur Sory Ibrahima TRAORE, Juriste.

Conseillers techniques : 
– Monsieur Bayon SIMPARA, Membre du Corps préfectoral ;
– Madame DIARRA Christine Bessi KEITA, Administrateur civil ;
– Monsieur Aboubacar Tiècoura KONATE, Professeur d’Enseignement supérieur ; 
– Monsieur Soumaila Bayini TRAORE, Administrateur civil.

Chargés de Mission : 
– Monsieur Bocar Sambaïda CISSE, Juriste ;
– Madame DIAWARA Haby KANTE, Juriste ; 
– Monsieur Djibril SACKO, Journaliste ;
– Monsieur Maguiraga Baïdy, Juriste.

AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR

Chef de Cabinet : Monsieur Cheick Oumar COULIBALY, Professeur d’Enseignement Supérieur

Chargés de Mission : 
– Monsieur Mamadou Lazare TRAORE, Juriste ;
– Madame Sokonassa DIOUARA, Sociologue ;
– Monsieur Abdoulaye CAMARA, Juriste ;

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE

Chef de Cabinet : Monsieur Amar HAIDARA, Administrateur de l’Action Sociale.

Chargés de Mission : 
– Monsieur Mamadou TRAORE, Gestionnaire des Ressources Humaines;
– Monsieur Lougaye ALMOULOUD, Journaliste ;
– Monsieur Boubacar GORO, Juriste ;
– Monsieur Boubacar DICKO, Gestionnaire en informatique.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

– Chef de Cabinet: Monsieur Lazare TEMBELY, Professeur d’Enseignement secondaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Directeur général de l’Institut Zayed des Sciences économiques et juridiques de Bamako : Monsieur Abdoul Kadri Idrissa Arbouna MAIGA, Maître de Conférences.

Recteur de l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako : Monsieur Idrissa Soïba, Maître de Conférences.

Recteur de l’Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako : Monsieur Balla DIARRA, Professeur.

Recteur de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako : Monsieur Ouaténi DIALLO, Professeur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE

Conseiller technique : Monsieur Madi Maténé KEITA, Ingénieur des Eaux et Forêts.

Chargés de Mission : 
– Monsieur Hamidou TRAORE, Juriste ;
– Monsieur Amadou Alassane SY, Agent Commercial.

Directeur national de la Pêche : Monsieur Nouhoum BERTHE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE

– Chef de Cabinet : Monsieur Daniel COULIBALY, Ingénieur des Travaux agricoles.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU

LOGEMENT SOCIAL
– Chef de Cabinet: Monsieur Ahmed Tidiani Sahibou CISSE, Professeur

d’Enseignement secondaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

  • Chef de Cabinet : Monsieur Boniface DIALLO, Gestionnaire.
  • Chargés de Mission :
    • Madame TRAORE Claire Augustine Berthe COULIBALY, Inspecteur des Services économiques ;
    • Monsieur Demba COULIBALY, Journaliste ;
    • Monsieur Salif KEITA, Gestionnaire ;
    • Monsieur Amadou SIDIBE, Juriste ;
    • Monsieur Badara Ali SANGARE, Communicateur en Marketing ;

AU TITRE DU SECRETARIAT D’ETAT AUPRES DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE

  • –  Chef de Cabinet : Monsieur Issa N. TRAORE, Biologiste.
  • –  Conseillers techniques :  Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur d’Agriculture et du Génie rural ;  Monsieur Bréhima TANGARA, Ingénieur du Génie rural.
  • Chargés de Mission : 
    – Monsieur Moulaye Didi HAIDARA, Communicant ; 
    – Monsieur Abdoul Karim TRAORE, Enseignant.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA

COOPERATION INTERNATIONALE

Sur présentation du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à la création d’un cadre politique de gestion de la crise au Centre du Mali.

Le cadre politique, qui sera créé auprès du Premier ministre, regroupera les ministres chargés des Affaires sociales, de la Justice, de la Défense, de la Sécurité, de l’Administration territoriale, des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, des Affaires religieuses et du Budget.

L’objectif stratégique est de combiner l’approche politique et l’approche militaire en vue d’apaiser la situation au Centre et de résoudre la crise sur une base durable.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE

Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali et son plan d’actions 2019-2028.

La politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle vise à assurer aux populations un accès équitable à une alimentation de qualité, équilibrée, suffisante et saine permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires et nutritionnelles.

Elle est articulée autour des axes stratégiques ci-après :

  • améliorer l’incidence des productions Agricoles sur la disponibilité, la stabilité, l’accessibilité et l’utilisation des aliments ;
  • prévenir les chocs et les crises, réduire ou atténuer leurs effets sur les populations vulnérables et faciliter l’accessibilité alimentaire aux ménages en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle ;
  • contribuer à prévenir et à réduire toutes formes de malnutrition ;
  • améliorer la gouvernance institutionnelle et financière de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle est assortie d’un plan d’actions 2019-2028 dont le financement sera assuré par l’Etat, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et les collectivités territoriales.

La mise en œuvre des actions préconisées par cette politique contribuera notamment à assurer la sécurité alimentaire des populations et à améliorer l’état nutritionnel des couches les plus vulnérables et leurs capacités de résilience.

Bamako, le 24 mai 2019

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE 
Officier de l’Ordre national

Les Etats-Unis vont investir 1 milliard $ pour financer l’entrepreneuriat féminin en Afrique

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(Agence Ecofin) – 1 milliard $ seront investis par les Etats-Unis pour financer l’entrepreneuriat féminin en Afrique. C’est ce qu’a annoncé cette semaine Ivanka Trump, conseillère à la présidence des Etats-Unis et fille du chef de l’Etat américain.

Les nouveaux fonds seront débloqués dans le cadre de l’initiative 2X Africa, développée en collaboration avec l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), l’institution de financement du développement du gouvernement américain.

Ce programme fait partie d’une stratégie plus vaste de la Maison Blanche, visant à mobiliser plusieurs milliards de dollars d’investissements, afin d’améliorer l’autonomie des femmes à travers le monde.

Ainsi, à travers cette initiative, l’OPIC prévoit d’investir directement 350 millions $ dans des entreprises et des fonds appartenant à des femmes en Afrique.

« Pour que les femmes réussissent en tant qu’entrepreneures et créatrices d’emplois, nous devons veiller à ce qu’elles aient un accès égal au financement nécessaire au démarrage et à la croissance de leur entreprise », a à cet effet commenté Ivanka Trump.

Moutiou Adjibi Nourou

Le Nigeria a enregistré un excédent commercial de 3 milliards $ avec les Etats-Unis en 2018

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(Agence Ecofin) – Le Nigeria a enregistré un excédent commercial de 3 milliards $ avec les USA en 2018. C’est ce qu’a indiqué un rapport sur les statistiques commerciales entre les deux pays, relayé cette semaine par la presse locale.

D’après les statistiques, le Nigeria a importé pour 2,7 milliards $ de biens des USA, tandis qu’il y a exporté pour 5,6 milliards $ de marchandises. Près de 8,3 milliards $ de marchandises ont donc été échangés entre les deux pays en 2018. Ce volume d’échange fait du pays ouest-africain, le 49ème partenaire commercial des Etats-Unis.

A l’occasion d’une foire américaine s’étant déroulée à Lagos cette semaine, le président de l’American Business Council, le Dr Lazarus Angbazo (photo), a indiqué que près de 35 000 emplois américains dépendent du marché nigérian des biens et services. Cette situation est liée à la forte présence des entreprises américaines dans le pays.

« Les entreprises américaines opèrent dans pratiquement tous les secteurs de l’économie nigériane. Les marques les plus connues sont P&G, UPS, Citibank, Google, IBM, ExxonMobil, Chevron, Microsoft, KPMG, PWC ainsi que de petites entreprises comme Rendevour, entre autres.», a à cet effet indiqué le Dr Angbazo, cité par The Sun.

En 2017, le Nigeria représentait 24 % du commerce total de 39 milliards de dollars des États-Unis avec l’Afrique.

Moutiou Adjibi Nourou

Côte d’Ivoire : au terme du premier trimestre 2019, l’Etat a déjà mobilisé plus de 609 millions $ pour son programme social

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(Agence Ecofin) – Plus de 359,1 milliards FCFA (609 millions $) ont été mobilisés par l’Etat ivoirien pour son programme social (PSGouv) 2019/2020. C’est ce qu’a indiqué ce mercredi, Sidi Tiémoko Touré (photo), porte-parole du gouvernement.

D’après le responsable, les 12 projets prioritaires inscrits à l’agenda du PSGouv ont pu être déployés. Ils ont permis de toucher de nombreuses couches défavorisées de la population, au cours des trois premiers mois de l’année en cours.

Ainsi, près de 892 486 ménages ont pu bénéficier de la baisse du tarif social de l’électricité sur un objectif de 850 000 ménages.

Près de 50 000 ménages ont été impactés par le programme gouvernemental des filets sociaux, tandis que 1,3 million d’enfants âgés de neuf mois à cinq ans ont été vaccinés contre la rougeole et la rubéole sur une cible attendue de 1,5 million.

Pour rappel, le programme social du gouvernement ivoirien, lancé par le président Alassane Ouattara en début d’année, prévoit un investissement de 727,5 milliards FCFA (1,2 milliard $) entre 2019 et 2020.

Il vise à améliorer le pouvoir d’achat des populations, renforcer la cohésion sociale et réduire la pauvreté dans un pays où plus de 46 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Notons que plus de 41 % de cet investissement était prévu pour être financé sur le budget de l’Etat.

Moutiou Adjibi Nourou

Le groupe Barry Callebaut projette d’augmenter la production et la transformation du cacao au Cameroun

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(Investir au Cameroun) – Antoine de Saint-Affrique, le PDG du groupe Barry Callebaut, leader mondial en matière de transformation de cacao, rencontre les autorités gouvernementales du Cameroun depuis quelques jours.

Après une audience avec le chef de l’État, le 22 mai, le PDG Barry Callebaut, propriétaire de la filiale camerounaise Société industrielle des cacaos (Sic Cacaos), a rencontré le lendemain, avec le ministre en charge de l’Économie. Au centre des échanges entre Alamine Ousmane Mey et Antoine de Saint-Affrique la filière cacao. « Vous savez que Sic Cacao transforme depuis 70 ans au Cameroun. Nous avons échangé sur comment continuer à augmenter à la fois la qualité et la quantité. De telle façon que la filière, d’un bout à l’autre, soit prospère et continue d’être une opportunité pour le Cameroun », déclare le PDG au sortir de la rencontre

Sans être plus disert, le ministre de l’Économie, indique juste que, la collaboration entre le Cameroun et le groupe Barry Callebaut vise à créer davantage de la valeur ajoutée et permettre au pays de redresser sa balance commerciale par la mise en quantité sur le marché des produits de qualité. Ceci à un prix qui permet de répondre aux attentes des agriculteurs camerounais.

Selon les dernières informations disponibles, Sic Cacaos a broyé un volume de fèves de près de 53 000 tonnes au cours de la campagne 2017-2018.

S.A

Kone Dowogonan : « l’essor du Retail au Cameroun concoure à faire grandir le e-commerce »

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(Investir au Cameroun) – Succès, difficultés, opportunités et ambitions au Cameroun du leader du e-commerce en Afrique, avec le directeur général de la filiale locale de Jumia.

Investir au Cameroun : Comment se passe la journée de travail d’un directeur général de Jumia au Cameroun ?

Kone Dowogonan : Chaque journée est différente. Au départ, quand on arrive on a une routine : c’est d’abord faire une revue des points chauds de la journée, faire un point avec les équipes pour se rassurer qu’on est en phase sur la journée qui va se dérouler, ensuite on rentre dans différentes problématiques. Chaque jour, il y a des challenges différents. En après-midi, c’est le travail en entrepôt. On va voir les équipes pour se rassurer qu’il n’y a pas de problèmes. En fin de journée, c’est beaucoup plus des rendez-vous avec des partenaires, des vendeurs, ou encore la presse. Donc, c’est assez atypique comme programme de la journée. Mais, cela change tout le temps en fonction des défis. Il faut faire preuve de beaucoup de flexibilité, parce que nous sommes dans un domaine qui est très changeant, très mouvant. 

IC : En 2017, le Cameroun a occupé le dixième rang africain en termes d’e-commerce. Jumia est un gros acteur de ce secteur, quelles sont les dynamiques qui, selon vous, ont permis d’atteindre ce niveau et de continuer de progresser ?

KD : Le marché camerounais est un marché qui a énormément évolué. D’abord, le taux de pénétration de l’internet a contribué fortement à la démocratisation du e-commerce. Aujourd’hui, on est à plus de 20% de pénétration de l’internet. Ensuite, on a une population qui est de plus en plus tournée vers le digital. La population qui découvrait le e-commerce il y a 5 ans sortait d’une phase qui était beaucoup plus cadencée par des problématiques d’arnaque en ligne. Aujourd’hui, les gens font de plus en plus confiance au e-commerce et redécouvrent cette manière de vivre. Donc, de plus en plus de gens rentrent dans cette dynamique-là. Bien que nous soyons encore loin d’avoir un taux de pénétration de plus de 50%, on y travaille de plus en plus.

C’est vrai qu’on a une problématique d’adressage au Cameroun. Mais, nous on a essayé de régler cela en créant des points de relais, qui sont des points de proximité pour nous rapprocher de nos clients. On a mis en place le paiement à la livraison, pour accroître la confiance et éviter le risque que les clients voyaient à travers le e-commerce. Donc, on a essayé de faire en sorte que ces problématiques soient beaucoup plus des opportunités, pour aller de l’avant. 

 IC : La question qu’on se pose souvent c’est comment fait-on pour devenir vendeur sur votre plateforme, comment choisissez-vous les partenaires qui vous permettent de satisfaire les demandes de vos clients ?

KD : Nous avons différents types de partenaires. Concernant les vendeurs, pour être vendeur chez Jumia, il faut déjà être quelqu’un qui vend un bien ou un service. Lorsque je parle de bien et service, c’est parce qu’en général lorsqu’on parle de Jumia, on voit toujours le site supermarché qui vend un peu de tout. Nous vendons également des services. Donc, si vous êtes un partenaire qui vend des billets d’avion, des services, des prestations, vous pouvez vendre chez Jumia.

Pour ce faire, c’est très simple. Vous pouvez soit vous rapprocher de nos équipes via le call center, ou venir dans nos bureaux, soit remplir un formulaire en ligne. Une fois que vous le faites, vous êtes contactés par une équipe et on vous prend en main. En quarante-huit heures maximum, votre profil est créé, on vous forme sur l’utilisation de la plateforme pour mettre des produits en ligne, pour vendre. En moins de trois jours, vous avez vos premières ventes, ce qui est très rapide et très différent du commerce traditionnel. Maintenant, au niveau des partenaires comment on les choisit ? Nous avons différents types de partenaires. Il y en a qu’on appelle les partenaires logistiques. On essaie de travailler avec des gens qui ont pignon sur rue. Qui ont une force logistique qui est vraiment réelle et capable de suivre la progression de Jumia.

Ensuite, on a des partenaires comme des médias, qui essaient de nous accompagner dans le cadre de notre progression. Nous essayons de travailler avec ceux qui sont fiables. Nous avons aussi des partenaires dans le domaine de la téléphonie, comme MTN, Orange, Yoome et bien d’autres. Ce sont là des partenaires qui ont des solutions pour accompagner les clients. Aujourd’hui, les clients ont la possibilité de payer par Mobile Money sur notre site internet, c’est avec ces partenaires-là qu’on a intégré ces solutions sur notre plateforme. En résumé, être vendeur sur Jumia c’est très facile. Il suffit juste de franchir le pas, de venir nous voir et on vous tient par la main.

IC : Une fois qu’on répond à ces critères, comment garantissez-vous la crédibilité et la fiabilité des produits et services promus sur votre plateforme ?

KD : Une fois que vous sollicitez d’être vendeur sur Jumia, il y a plusieurs étapes. Nous avons déjà une politique interne, qui nous exige d’abord d’avoir des vendeurs qui ont des papiers. C’est un terme familier pour dire qu’il faut remplir toutes les exigences réglementaires. Si vous n’êtes pas une structure du type Société anonyme, une SARL ou toute autre structure légale, ce n’est pas possible de vendre en ligne. Nous avons un partenariat avec le ministère des PME, qui permet qu’on aide les vendeurs à pouvoir se normaliser.

Chez Jumia, la qualité est un facteur clé. C’est la raison pour laquelle lorsque vous vendez sur Jumia, on s’oblige de vérifier que les produits que vous proposez sur la plateforme sont en conformité avec ce que le client attend. Nous faisons des vérifications de qualité pour vérifier cette adéquation-là. Ensuite, on fait le chocking, pour nous rassurer que le partenaire, le vendeur ou le client qui vient sur notre plateforme est quelqu’un de fiable, qui n’a pas de problèmes avec la justice, qui respecte la règlementation en vigueur.

IC : Quelles sont les compétences qui vous permettent aujourd’hui de maintenir le business actif, et quelles sont les compétences dont vous avez besoin pour les prochaines étapes de votre développement ?

KD : Dans le cadre de son essor, Jumia Cameroun s’est appuyé sur différents types de compétences. Aujourd’hui, on touche tous les corpus de métier qu’on connait, à la fois du commercial, du marketing, des opérations, de la logistique et de la finance.  C’est fort de notre force en marketing, dans le commercial, la logistique et les opérations, que nous arrivons à avancer. Mais, comme toute entreprise du digital, demain on sera appelé à se métamorphoser et aller de l’avant. Cela veut dire qu’on aura besoin de développeurs, pour mieux développer notre plateforme, mieux intégrer les nouveaux logiciels qui seront mis en place. On aura également besoin de commerciaux, parce qu’il faut accompagner nos vendeurs, pour avoir les meilleurs prix, les meilleurs produits. On aura besoin des marketistes, parce que le marketing a un gros poids dans l’approche que nous avons. Nous devons présenter les produits de la meilleure des façons, toucher les clients avec différents concepts novateurs.

Dans le même temps, on aura besoin d’opérateurs. C’est à la fois le call center, c’est-à-dire appeler les clients et vérifier globalement que les commandes passées sont bonnes, c’est globalement gérer la santé du business, la logistique qui est la clé et le cœur de notre business, parce qu’elle permet d’apporter le colis au plus près du client. Aujourd’hui, vous pouvez commander vos produits sur nos sites au meilleur prix et à la meilleure qualité que vous avez. Mais, s’il n’est pas livré chez vous, vous n’aurez pas ce produit-là. Donc, pour nous la logistique c’est également un élément clé. Cela veut dire que nous exhortons tous les jeunes qui sont intéressés à travailler dans le digital, à se rapprocher des structures comme Jumia, pour écrire avec nous une page du parcours que nous construisons au fur et à mesure. On touche tous les métiers, toutes les obédiences, ils ne doivent surtout pas hésiter. 

IC : Partagez avec nous deux succes stories qui représentent, à vos yeux, des impacts forts de l’entreprise que vous dirigez, sur le quotidien de vos partenaires vendeurs ou de vos consommateurs ?

KD : En termes de succes stories, il faut dire que depuis ma prise de fonction, j’ai été édifié par certains vendeurs. Tous réussissent, tous vont de l’avant, mais certains m’ont vraiment touché d’un point de vue personnel. Je parlerai en l’occurrence d’un vendeur de Douala. Au départ, il vendait tout simplement de petites bouilloires, au rythme d’une ou deux pièces par semaine. Il était très réfractaire au projet d’e-commerce. On a dû le démarcher durant une à deux semaines, lui montrer que cela pouvait marcher. De fil en aiguille, il a eu le vent en poupe et aujourd’hui, il vend entre 100 et 200 bouilloires par jours.

Avant, lorsqu’il venait nous voir, il racolait une moto. Aujourd’hui, il gare une Mercedes ML dans notre parking. Pour moi, c’est un vendeur qui inspire. Quand on part du statut de simple vendeur dans un marché, qui n’avait pas de perspectives de vente, pour devenir un vendeur qui compte sur l’échiquier camerounais, c’est inspirant. Ses articles se retrouvent à Ngaoundéré, Bertoua, Bafoussam, Limbe, un peu partout, alors qu’il n’a pas d’entrepôts. Pour moi, c’est une vrai success story. Ensuite, il y a des vendeurs qui ont commencé chez nous, en vendant des marques de télévision qui n’étaient pas connues. Aujourd’hui, ces marques arrivent parfois à déclasser de grandes marques comme LG ou Samsung. Ces vendeurs-là, au départ, on a su les accompagner, leur montrer le potentiel du marché et leur faire partir de leurs plates-bandes, qui n’étaient pas forcément le secteur de la télévision, pour en faire de gros vendeurs. Tous ces vendeurs-là pour nous, c’est comme une pépinière de vendeurs qu’on accompagne depuis le début et qu’on voit murir. Chez Jumia, nous avons un business gagnant-gagnant. Lorsque nos vendeurs grandissent, nous grandissons et nous avons des clients qui sont contents. 

IC : On voit de plus en plus arriver au Cameroun de grands groupes de distribution et le développement des hypermarchés. Jumia Cameroun perçoit-il cette situation comme une opportunité ?

KD : C’est vrai qu’au Cameroun on assiste à un essor des distributeurs traditionnels. De plus en plus, nous avons des grandes marques de distributeurs qui apparaissent sur le marché, notamment Carrefour, BAO, Super U, Mahima, etc. Beaucoup se dirait okay, ce sont des concurrents directs de Jumia. Non ! Pour nous, c’est une opportunité. D’abord, ces grands distributeurs nous ramènent de nouvelles offres sur le marché. Il faut savoir que le marché camerounais est un marché où l’offre est complexe. Leur arrivée permet de démocratiser un peu plus le Retail (offre de produits au détail) et d’étoffer les offres.

Ensuite, ces distributeurs-là sont des partenaires. Je peux citer l’exemple de Carrefour, qui a signé un partenariat avec nous. Il y a BAO, Super U et Mahima, qui travaillent avec nous, parce que nous avons une offre complémentaire. Ces structures-là sont localisées. Nous avons une obédience beaucoup plus nationale. On leur permet aujourd’hui, de vendre leurs produits au-delà de leurs rayons de vente. Typiquement, un client qui est à Ngaoundéré et souhaiterait acheter des produits Carrefour, c’est très simple, il achète chez Jumia. Il aura les mêmes produits, la même qualité et il les aura plus rapidement. Donc, on peut dire que cet essor du Retail au Cameroun concoure à faire grandir le e-commerce. Il nous permet de servir nos clients, en leur proposant beaucoup plus d’offres et beaucoup plus de choix. 

IC : Parlant de défis, quels sont ceux que vous rencontrez, et estimez que s’ils sont éliminés, les affaires de Jumia iront plus vites ?

KD : Dans le cadre du e-commerce, on doit aller à l’encontre de beaucoup de problématique. Tout d’abord, on parlera du défi des infrastructures routières, qui rendent complexe la livraison des colis. Envoyer un colis à Kousséri (Extrême Nord, à la frontière avec le Tchad), c’est très compliqué. Cela prend énormément de temps, et fait en sorte qu’on n’arrive pas à livrer rapidement ces clients. Aujourd’hui, avoir plus d’infrastructures sur le territoire nous permettrait d’aller plus vite.

Ensuite, il y a de nombreuses personnes qui souhaitent passer du marché gris vers un marché plus normalisé. On souhaiterait donc que le gouvernement nous accompagne dans la création de structures permettant à tout le monde de devenir vendeur sur notre plateforme. Par ailleurs, nous avons la problématique du paiement. On souhaiterait que les différents opérateurs comme Orange, MTN et les autres, démocratisent un peu plus le paiement via Orange ou MTN Money. Pour quoi ? Eh bien, parce que dans l’ADN de base d’un gestionnaire de plateforme d’e-commerce, c’est le prépaiement qui est à l’avant. On a adapté notre approche avec le paiement à la livraison, mais il serait préférable de payer en amont.

Au-delà de tout cela, comme toute structure, nous avons des problématiques locales. Par exemple, nous n’avons pas beaucoup de partenaires dans la logistique, pour assurer la livraison des produits. Nous aidons beaucoup de nouvelles start-up et des entreprises de petite taille à se développer. Adresser ces problématiques nous aiderait vraiment. Mais il faut dire qu’au-delà de tout, ce qu’on essaye de faire à Jumia, c’est de faire en sorte que ces problématiques et ces défis soit beaucoup plus des opportunités qui nous permettent d’aller de l’avant.

Je le répète, chaque fois que nous parlons de notre modèle d’e-commerce dans les pays européens, personne ne croit à son fonctionnement, pourtant il marche. Nous avons, par exemple, adopté le paiement à la livraison parce que les populations locales étaient craintives et avaient des problèmes de bancarisation. Cela nous a permis de lancer pleinement ces services-là. Donc, au-delà de tout, on essaye d’aller de l’avant, de faire en sorte que ces opportunités nous permettent de croître et de faire bénéficier de nos offres aux clients.

IC : Depuis quelques semaines, Jumia est coté sur le New York Stock Exchange. Comment cette évolution des choses se transformera-t-elle en plus d’opportunités, notamment pour les jeunes camerounais ?

KD : Il faut dire avant toute chose que c’est une réelle fierté pour Jumia d’être listé sur le New York Stock Exchange. Nous sommes aujourd’hui la première entreprise technologique africaine à être sur cette bourse. Cela signifie que nous avons des partenaires et des investisseurs qui font confiance à notre projet. Cela veut également dire que l’Afrique est dynamique, que l’Afrique qui innove est reconnue par-delà les frontières. Quel apport pour Jumia Cameroun ? Déjà, être listé sur la Bourse de New York nous donne un assentiment du marché, que nous sommes une entreprise fiable, avec laquelle on peut prospérer. Cela nous permettra d’aller démarcher de nouveaux partenaires, de faire venir de nouvelles marques au Cameroun et être un vrai acteur qui compte sur le marché.

Pendant longtemps, nous avons eu des partenaires qui doutaient un peu de la viabilité de notre projet. Être listé à ce niveau montre notre sérieux et notre engagement à construire dans la durée, et à servir nos clients comme il le faut. Je ne manquerai pas de remercier nos clients et partenaires sans lesquels on n’aurait pas atteint ce niveau. Ce n’est qu’un commencement, nous comptons faire du Cameroun un pays où le commerce est pleinement digitalisé et tourné vers l’avenir.

Entretien avec Idriss Linge 

La BAD débloque 75,8 milliards FCFA pour le barrage de Kandadji

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Niamey et les 2 jours) – La Banque africaine de développement a décidé de décaisser une somme de 128,8 millions de dollars (75,8 milliards FCFA) pour la réalisation du barrage de Kandadji, apprend-on dans un communiqué.

Cet appui approuvé par le conseil d’administration de cette institution financière le 22 mai 2019 à Abidjan en Côte d’Ivoire, se compose « d’un prêt de 65,1 millions de dollars (38,3 milliards FCFA) et d’un don de 49,7 millions de dollars (29,2 milliards FCFA) du Fonds africain de développement ainsi que d’un prêt de 14 millions de dollars (8,2 milliards FCFA) de la Facilité d’appui à la transition », lit-on dans ledit communiqué.

C’est donc une enveloppe supplémentaire des partenaires financiers de ce projet de grande envergure qui va créer un pôle de développement économique important au Niger. Car, selon les autorités, ce projet estimé à plus de 740 milliards FCFA, va permettre  non seulement de produire de l’énergie électrique, mais aussi de régénérer l’écosystème du fleuve Niger et créer les conditions du développement local. Les travaux concernent aussi la sauvegarde environnementale.

« C’est un projet extrêmement important pour le Niger. Il y a une situation migratoire dans ce pays parce que les gens n’ont pas d’opportunités et il y a de l’insécurité parce que les gens sont désespérés. Il faut offrir une chance aux gens.», a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement. La mise en œuvre du projet « Kandadji » est prévue sur six ans c’est-à-dire à l’horizon 2025.

Le Togo travaille à l’introduction d’une nouvelle politique minière

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(Togo First) – La validation d’un document pour une nouvelle politique minière au Togo est à l’étude depuis hier, jeudi 23 mai 2019, dans la capitale Lomé. Son entrée en vigueur ouvrirait la voie vers une nouvelle politique du pays, vis-à-vis de l’exploitation de ses ressources minières.

Ainsi que l’explique Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon (photo), ministre en charge des Mines, qui a ouvert ces travaux, ce document « participe à la définition des types d’investissements, concourant d’une part à la croissance économique et d’autre part à la réduction de la pauvreté à travers les activités minières ».

En effet, selon le gouvernement togolais, il s’agit notamment de promouvoir un secteur minier durable, tourné vers la transformation, et qui répond « aux attentes légitimes des populations ».

Notons que cette session de validation intervient dans le cadre du Projet de développement et de gouvernance minière (PDGM), avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale.

Pour rappel, mi-avril dernier, deux nouveaux parcours licence ont été ouverts à l’université de Lomé, toujours dans le cadre du PDGM : en Géologie minière, et Chimie analytique Mines et Environnement, visant à former une nouvelle génération de spécialistes du secteur minier au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Togo : Plus de 400 millions FCFA pour booster la production de viande

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(Togo First) – Au Togo, le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage annonce la construction de trois aires d’abattage, d’un coût global de plus de 400 millions FCFA, en vue d’améliorer la capacité et la qualité de la production de viande, dans le cadre de son Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA).

Les trois localités prévues pour accueillir ces ouvrages sont Kara, Sokodé (respectivement situées à 416 km et 340 km au nord de Lomé), et Kpalimé, située à 128 km au nord-ouest de la capitale.

Les travaux pour chaque aire comprennent notamment : la construction d’un bâtiment d’exploitation, d’un bâtiment administratif, d’un bloc sanitaire et d’un bloc de traitement (brûlage, traitement des têtes, pattes et peaux).

La réalisation de ces travaux, s’inscrivant dans l’axe 2 du Plan National de Développement, a été officiellement lancée ce jeudi 23 mai 2019, par Noël Koutéra Bataka (photo), ministre en charge de l’Elevage, à Djamdè dans la région de Kara.

Ayi Renaud Dossavi

Oragroup va distribuer les intérêts partiels de son emprunt obligataire 2013-2019, le 04 juin prochain

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(Togo First) – Les souscripteurs de l’emprunt obligataire 2013-2019 lancé par le groupe bancaire Oragroup, dont le siège se trouve dans la capitale togolaise, toucheront leurs intérêts semestriels le 04 juin prochain. La banque procèdera, en outre, au remboursement partiel du capital, selon une annonce de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), ce jeudi 23 mai 2019.

Cet emprunt obligataire par appel public à l’épargne, d’un montant de 15 milliards FCFA, a été stipulé au taux d’intérêt de 6,75% brut, l’an.

Du 30 octobre au 29 novembre 2013, le groupe a, dans l’optique de sa croissance, recherché le montant ci-dessus indiqué pour financer sa stratégie de développement et d’extension de ses filiales. Cet objectif de mobilisation financière a été subdivisé en des titres d’une valeur nominale unitaire de 10 000 FCFA.

En rappel, l’institution financière semble dans une période faste actée par une forte progression (29,77 milliards FCFA) de son résultat net à la clôture de l’exercice de 2018. Paradoxalement, il vient de s’opérer une mutation à sa tête, Binta Touré Ndoye, sa N°1, ayant rendu le tablier et ayant été remplacée par Ferdinand Ngon Kemoum (photo).

Séna Akoda