La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un financement
de 50 millions de dollars à Fidelity Bank Plc afin de financer les
micros, petites et moyennes entreprises (MPME) nigérianes.
L’accord signé mardi 7 mai à Abuja par le représentant principal de
la BAD au Nigéria, Ebrima Faao et le directeur général adjoint de
Fidelity Bank, Mohammed Balarabe, consacre 30% du prêt aux femmes
entrepreneurs.
La facilité de crédit servira à améliorer la liquidité de Fidelity
Bank et à répondre à la demande de financement à moyen terme des acteurs
du segment des MPME.
« Nous sommes enthousiasmés par ce partenariat. Les lignes de crédit
ont tendance à constituer un soutien général aux PME. Celle-ci met
fortement l’accent sur le genre. Il peut être considéré comme un crédit
d’avant-garde » a déclaré Ebrima Faao.
« Notre objectif principal est de tendre la main aux PME pour
qu’elles produisent l’impact nécessaire. Nous comptons sur vous pour
veiller à ce que l’exigence de décaissement du prêt soit acceptable pour
lui permettre de toucher le public cible » a-t-il ajouté.
Pour sa part, le responsable de Fidelity Bank a indiqué que la ligne
de crédit de 50 millions de dollars serait mise à la disposition des
clients cibles et l’accent sera mis sur les femmes.
Fidelity Bank a précédemment reçu des lignes de crédit de 18 millions de dollars et 75 millions de dollars de l’institution de financement du développement respectivement en 2001 et 2013.
L’adage selon lequel les arbres ne peuvent pas atteindre le ciel se
vérifie avec Emirates Airline. L’emblématique compagnie des Émirats
Arabes Unis a enregistré un bénéfice en retrait de 69% (à 237 millions
de dollars ) par rapport à l’exercice précédent.
Pourtant en dépit de cette contre-performance, Emirates Airline
revendique toujours le rang de première compagnie du monde avec des
capacités en augmentation de 3% par rapport à 2017-2018 avec pour
priorité l’amélioration de la recette unitaire.
Quant au groupe Emirates, qui agrège plusieurs métiers, il enregistre
une 31ème année consécutive de rentabilité avec un bénéfice de 2,3
milliards AED (631 millions USD). Le chiffre d’affaires du Groupe
ressort à 109,3 milliards AED (29,8 milliards USD), en progression de 7%
par rapport à l’exercice précédent.
Mais là aussi, les signes du ralentissement sont visibles. Ainsi, la
trésorerie du Groupe s’établit à 22,2 milliards AED (6 milliards USD),
en recul de 13%, du fait principalement d’investissements importants
soutenant l’activité, et notamment d’acquisitions significatives, et du
paiement du dividende de l’année dernière pour un montant de 2 milliards
AED (545 millions USD). Et si le modèle des compagnies du Golfe
soutenu par des acquisitions massives de flotte et un carburant
subventionné avait mangé son pain blanc ?
Cela fait quelques années que le gourou Kenyan de la technologie, Ory
Okolloh, s’est interrogé pourquoi Afrique n’utilise-t-elle pas l’entrepreneuriat pour
résoudre ses problèmes fondamentaux. Encore aujourd’hui, son message
sonne vrai. Beaucoup reste à faire pour aider à la réussite des
entrepreneurs sur le continent. Cette prise en charge dépend des
acteurs gouvernementaux et privés.
Il y a quelques semaines en voyageant à travers le Togo, le Bénin et
au Ghana, j’ai été heureux de trouver différents produits «Made In
Togo», «Made In Ghana», «Made In Bénin» tout au long de mon parcours.
Que ce soit du chocolat, des fruits séchés, du jus de fruits ou de
farine de tubercules, il y en avait de toute nature. Cette floraison
était pour moi le le signe que différentes entreprises agroalimentaires
de petite échelle traitent, font le branding et commercialisent des
produits d’exportation locale, régionale et mondiale.
Dans ce contexte, je me suis demandé quel rôle les gouvernements et
les acteurs du secteur privé jouent pour soutenir certaines de ces
entreprises à petite échelle. Ce soutient du gouvernement aux petites
entreprises a permis au Rwanda d’enregistrer une baisse de 36 % de
déficit commercial depuis 2015. Ce qui au départ s’apparentait à une
campagne de sensibilisation de l’opinion publique sur les avantages à
acheter des produits fabriqués au Rwanda s’est révélé à l’arrivée être
un levier de la compétitivité économique.
L’agriculture représentant 35 % du PIB Afrique de l’ouest et 60 %
de la main-d’œuvre active est un pivot pour la croissance de la
région. Mais les chaines de valeur d’Afrique de l’Ouest sont moins
performantes que celles en Afrique de l’Est. Un récent rapport de
l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a évalué le degré de l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales, en mesurant la part de la valeur importée (semi-produits) dans les exportations.
Pour les économies avancées, cette valeur est d’environ 33 %. Cela
veut dire que 33 % de ce qui est importé se retrouve dans les
exportations du pays. Il y a en définitive eu création de valeur
ajoutée et conversion plutôt que simple importations pour la
consommation. Dans les économies de marché émergents et à faible
revenu, à l’exclusion des pays subsahariens, le ratio est à 21-22 %.
Environ deux tiers des économies de l’Afrique subsaharienne sont sous
cette moyenne de la chaîne de valeur pour les pays en développement.
Un exportateur de pétrole comme le Nigeria a une très faible
profondeur de l’intégration, soit environ 7 %, sur un produit
constituant pourtant la principale exportation. Dans tous les
domaines, l’Afrique de l’Est surpasse l’Afrique de l’ouest en termes
d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Il existe pourtant
d’énormes opportunités pour accroître la participation de l’Afrique de
l’Ouest dans les chaînes de valeurs mondiales et régionales tout en
réduisant la facture des importations de la région.
Le rapport de l’OMC sur la profondeur de l’intégration recommande « moins d’intervention de l’Etat, une meilleure efficacité de la douane, une amélioration de l’exécution des contrats, davantage d’accès aux prêts bancaire pour augmenter la possibilité d’insertion des entreprises dans les chaînes de valeur mondiales. »
source: financialafrik
Source: OMC, 2015
L’Afrique de l’Ouest a du potentiel. Il y a déjà des signaux
positifs comme au Sénégal où le secteur de la transformation des
aliments s’est accru de 7,4 % par an entre 2000 et 2010.
Selon les projections, le marché alimentaire africain devrait
augmenter à $ 1 000 milliards de dollars d’ici 2030 contre $ 300
milliards actuellement et une facture d’importation alimentaires
scandaleusement élevés de $30-50 milliards.
Bref, il y a une grande opportunité pour l’industrie agroalimentaire
du continent si les investissements peuvent être faits dans la
transformation, la logistique, des infrastructures de marché et des
réseaux du commerce de détail.
Avec des gouvernements déjà sous pression pour financer d’autres
composants de leurs secteurs agricoles, il faut des partenariats avec
non seulement les acteurs du secteur public, mais aussi les acteurs du
secteur privé qui investissent le long des différentes parties de la
chaîne de valeur. Nous ne pourrons pas utiliser l’entrepreneuriat
nous-mêmes pour nos problèmes, mais il existe des façons dans laquelle
les gouvernements et le secteur privé peuvent aborder des enjeux de
chaîne de valeur en collaboration avec des entrepreneurs au profit de
tous.
A propos de l’auteur
Ciku Kimeria qui intervient ici à titre personnel est conseiller en
Communication pour le Fonds d’Investissement pour l’Agriculture et le
commerce en Afrique (AATIF). AATIF est un fonds d’investissement qui
offre les fonds prêtés aux sociétés et aux institutions financières
actifs dans le secteur agroalimentaire. AATIF a l’objectif de combler
certaines lacunes identifiées dans cet article en investissant dans les
petites, moyennes et les grosses entreprises le long de la chaine de
valeur agroalimentaire notamment les intrants agricoles, l’équipement de
ferme et la machinerie, l’élevage, le transport et la logistique, la
transformation, l’exportation et le commerce de gros et de détail. Pour
faire une demande de financement pour votre société agroalimentaire,
accéder au questionnaire sur
https://www.aatif.lu/funding-application.html.
Un rapport récemment publié par Moody montre que la gouvernance et
les liquidités supérieures d’Access Bank rassurent les créanciers de
Diamond. “Access Bank est désormais responsable de tous les passifs de
Diamond Bank et a confirmé qu’elle rembourserait à l’échéance une
obligation de 200 millions de dollars initialement émise par Diamond”, a
déclaré Peter Mushangwe, analyste chez Moody’s. “Access dispose d’une
liquidité plus forte que celle de Diamond, ce qui réduit
considérablement le risque de défaillance.”
Les anciens créanciers de Diamond devraient également bénéficier du
conseil plus stable et de la concentration accrue d’administrateurs
indépendants d’Access Bank, ce qui améliore la qualité de la
surveillance exercée par le conseil. Access Bank dispose également de
comités de conseil mieux structurés. Il soumettra la direction à un
examen plus approfondi et augmentera les chances qu’Access atteigne la
majorité de ses objectifs de fusion, y compris une réduction de son
stock de prêts improductifs dans les délais impartis.
source: finacialafrik La tentative de Diamond de devenir une banque de détail nigériane de premier plan a conduit à une accumulation de prêts improductifs qui a finalement menacé sa solvabilité. La gestion des liquidités de Diamond était également médiocre, ce qui lui laissait des soldes en devises insuffisants pour couvrir les obligations à court terme.
Onomo Hotels annonce l’ouverture de son 1er hôtel à Casablanca et 3ème au
Maroc. Idéalement situé sur le boulevard Massira Al Khadra, ONOMO Hotel
Casablanca City Center incarne la dernière génération d´hôtels du
groupe. L’hôtel, au style contemporain, offre une expérience unique au
coeur d´une métropole vibrante. Destiné aussi bien à une clientèle
d´affaires que familiale, « cet hôtel 4 étoiles à l’architecture
singulière se veut un lieu de rencontres, d’échanges et de bien-être qui
garantit des moments inoubliables » énonce Youssef Lazrak, Directeur
Général de l´hôtel ONOMO Casablanca City Center.
Très contemporaines, les chambres et suites de ONOMO Hôtel Casablanca
City Center reflètent l’esprit chic et urbain de la marque. Décorées
avec goût, elles disposent d’équipements dignes des plus grands
établissements hôteliers. Chaque chambre dispose d’un coffre-fort mis
gratuitement à la disposition de la clientèle qui peut y déposer des
objets de valeur. Elles sont également équipées d’une télévision à écran
plat avec connexion satellitaire, d’un espace bureau, d’un minibar,
d’une climatisation réglable et individuelle, entre autres.
A propos de ONOMO Hotels ONOMO Hôtels a été créé
en 2009. Le premier hôtel, ONOMO Hotel Dakar, a ouvert ses portes en
2010 suivi de celui d’Abidjan en 2011 et Libreville en 2012. Batipart
est devenu l’actionnaire majoritaire en 2013, sous la direction de
Julien Ruggieri, l’actuel président d’ONOMO Hotels. Depuis 2013, Cedric
Guilleminot est le Directeur Général du groupe, qui affiche une vocation
claire : devenir le leader panafricain de l’hôtellerie milieu de gamme. En
octobre 2017, ONOMO Hotels ouvre un nouveau chapitre de son expansion
en Afrique et accueille deux nouveaux actionnaires institutionnels: CDC
Group Plc et CIC Capital. Ces derniers se sont engagés dans une levée de
fonds de 106 millions-d ’euros pour apporter au groupe des ressources
supplémentaires nécessaires au développement de son pipeline. L’objectif
était de permettre au groupe de réaliser son ambition de faire des
hôtels ONOMO la première plate-forme panafricaine de l’hôtellerie dans
le segment des PME. En juin 2018, ONOMO Hotels acquiert le groupe
marocain Cantor Hotels, avec 2 hôtels ouverts à Rabat et 4 en
construction à Casablanca et Tanger. A ce jour, ONOMO compte 14 hôtels
dans 9 pays africains. Des hôtels au cœur de l’Afrique, l’Afrique au
cœur de l’hôtel : le groupe ONOMO Hotels est engagé en intégrant le
meilleur de la créativité et le savoir-faire des artisans et talents
africains. À travers, entre autres, le programme ONOMO Visual Art (OVA),
les hôtels ONOMO témoignent aussi de la diversité culturelle et donnent
la parole aux artistes africains contemporains – photographes,
vidéastes – et développent des partenariats avec les principaux acteurs
culturels du continent.
Le Forum sur l’Économie Bleue en Afrique (ABEF) se tiendra à Tunis les 25-26 juin 2019
Le Gabon, Ghana, Maroc, Somaliland ainsi que la Tunisie et les
Seychelles ont déjà confirmé la participation de leurs Ministres
ABEF s’est fixé pour objectif de révéler pleinement les indéniables
avantages économiques, sociaux et environnementaux que représente
l’économie bleue pour le continent africain
Les entreprises opérant en Afrique sont appelées à prendre conscience
du pouvoir économique, social et environnemental de l’économie bleue.
En particulier, celles basées dans les pays côtiers africains doivent
reconnaître et saisir pleinement les avantages d’une économie bleue
couvrant un large éventail de secteurs productifs essentiels au
développement durable du continent, notamment la pêche, l’aquaculture,
les transports, les énergies renouvelables, le commerce, le tourisme ou
encore les industries extractives.
Des recherches récentes indiquent que l’économie bleue pourrait constituer une source majeure de
richesse et de prospérité pour le continent et contribuer à faire progresser l’Agenda 2063 de l’Union
africaine, ainsi que l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable.
Les entreprises intéressées par l’économie bleue sont donc vivement invitées à participer au deuxième
Forum sur l’Économie Bleue en Afrique (ABEF) qui se tiendra à Tunis du 25 au 26 juin.
ABEF2019 s’appuie sur les recommandations de la première édition qui s’est tenue à Londres en juin
2018. Cette année, le Forum souhaite aller encore plus loin en explorant la manière dont les
entreprises et les gouvernements peuvent travailler ensemble pour mettre en œuvre des actions qui
renforceront de manière proactive le bien-être économique, social et environnemental de l’ensemble
du continent.
L’adoption d’une stratégie cohérente protégeant et utilisant les eaux côtières africaines est
notamment primordiale, étant donné que :
70% des états africains sont côtiers
90% des importations et des exportations du continent sont réalisées par voie maritime
L’industrie maritime africaine est estimée à USD 1 000 milliards par an
La valeur des actifs des écosystèmes de l’économie de la mer est évaluée à USD 24 milliards
La pollution plastique coûte USD 13 milliards par an en raison des dommages causés aux écosystèmes marins
ABEF2019 s’est fixé pour objectifs de souligner l’importance d’une
étroite collaboration entre les entreprises et les gouvernements,
d’explorer les opportunités d’investissement dans l’économie bleue et de
révéler les bienfaits environnementaux et sociaux qu’elle génère. Les
discussions porteront sur les opportunités et les innovations dans les
secteurs émergents et frontaliers de l’économie bleue et sur la manière
dont elles peuvent contribuer à accélérer la transformation de
l’Afrique, créer des emplois, assurer la sécurité alimentaire, et
proposer des mesures efficaces contre le changement climatique à faible
coût.
Les gouvernements du Gabon, Ghana, Maroc, Somaliland, ainsi que de la Tunisie et des Seychelles ont
déjà confirmé leur participation au Forum, tandis que des délégations officielles d’autres pays africains
sont également attendues. Ces personnalités du secteur public seront rejointes par des chefs
d’entreprise, des investisseurs internationaux, des innovateurs des secteurs des océans et des
organisations environnementales du monde entier, afin de débattre de l’importance de l’économie
bleue pour le développement de l’Afrique.
Leila Ben Hassen, organisatrice et fondatrice de l’ABEF, a déclaré : « Il faut sensibiliser davantage sur
l’économie bleue et faire prendre conscience de son importance pour l’avenir de l’Afrique. Les
gouvernements commencent à le comprendre et à mettre en œuvre des politiques relatives à
l’économie bleue mais il est essentiel que le secteur privé se mobilise également.
Une collaboration étroite entre les gouvernements et le secteur privé est nécessaire pour apporter
ensemble une réponse aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. ABEF2019 posera
les jalons de ce processus de collaboration. »
Les entreprises intéressées par le Forum peuvent s’inscrire dès maintenant sur le lien suivant : www.ABEF2019.com
Professeur Vincent Traoré, Phy-Geographe, enseignant, chercheur dans les universités du Mali, a tenu une conférence au tour, ‹‹ Contribution de l’enseignement l’Ethnobotanique au Mali.›› Dans la salle de conférence, il y avait plusieurs professeurs spécialistes de L’ethnobotanique et les étudiants qui étaient nombreux pour assister à cette conférence. C’était, le 2 mai 2019 à l’ENSup, dans l’amphithéâtre Kary Dembélé. ‹‹ L’ethnobotanique, c’est la science de la botanique, certains la qualient de science de la nature et, par extension de science occulte. Elle est aussi vieille que le monde. C’est une science atavique à l’homme. C’est une science diverse et diversifiée ››, a défini le conférencier. En guise de commentaire, il avance ‹‹ Tant que l’homme vit dans cette nature hostile et austère, il capitalise beaucoup d’expériences, de savoir faire pour se protéger et se soigner ››, a laissé entendre professeur Vincent Traoré. Selon le constat palpable de pas mal de gens que ‹‹ les connaissances sur L’ethnobotanique sont malheureusement un perpétuel recommencement. ‹‹ L’on peut d’ailleurs affirmer que les connaissances sur L’ethnobotanique s’appauvrissent de jour en jour au Mali, elles s’amenuisent au fil des temps, vu qu’il y a beaucoup de bibliothèques brûlées, a-t-il dit. Pour le professeur, c’est dans ce sens que l’enseignement supérieur est vivement interpellé pour le peu de connaissances, le peu d’expériences qui restent. Il a réitéré leur engagement, contribution, en tant que chercheurs dans le domaine, par la réflexion pour la réussite de ce projet ‹‹ Nous souhaiterions tout simplement, par notre modeste contribution, approfondir la réflexion pour que des voix plus autorisées puissent plancher sur la question.›› Pour le professeur, le temps est propice que notre système éducatif s’intéresse à L’ethnobotanique à l’instar des Écoles de la Sous-région. Pour être très précis, il a cité des universités en guise d’illustration ‹‹ l’Université d’ Abidjan à travers sa faculté botanique, l’Université de Calavy à Cotonou, les universités d’Acra et de Koumassi au Ghana…›› ‹‹ L’ethnobotanique se doit de se frayer un chemin pour se mettre au service du développement ››, a-t-il sollicité. Pour le Prof Vincent Traoré, pour mieux converserver ce paysage, il nous faut la communication, ‹‹ Tant que la communication manque, nous pouvons affirmer que le développement par la de la nature est un rendez-vous manqué ››, a-t-il suggéré. Pour terminer, le Professeur Vincent Traoré, dira que L’ethnobotanique a beaucoup de chemin à parcourir. Mais qu’elle est au service des hommes, de leur santé et du développement, elle doit être booster. Pour lui, l’enseignement supérieur a les moyens d’entreprendre, de telles actions. ‹‹ C’est simplement la question de volonté.›› Aussi, pour lui D’où les grandes puissances mondiales sont entrain dépenser pour l’intelligence artificielle et pour l’économie numérique, ce ne serait pas vain pour le Mali de dépenser des dizaines de millions de francs CFA pour la cause de l’Ethnobotanique. A la fin de son exposé, il a formulé une série de recommandation, adressant aux plus hautes autorités de l’État: ainsi recommande-t-il, ‹‹ Création sans délai d’un département l’Ethnobotanique; Recensement et répertoire des tradi-praticiens au niveau du Pays; Formation continue des tradi-praticiens; Organisation de voyages d’études; Production d’au moins dix Sauvag eaux au bénéfice de la population malienne d’ici à l’horizon 2039.
Après le ministère des Transports et du Désenclavement et celui du
Développement industriel et de la Promotion des investissements, Moulaye
Ahmed Boubacar est désormais le chef du département de l’Agriculture.
Il a désormais la lourde tâche de diriger un secteur qui occupe la
majorité de nos compatriotes. Aussi, le secteur agricole est l’une des
priorités du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta qui a
décidé d’y consacrer 15% du budget national. Il faut dire que le nouveau
ministre de l’Agriculture est en terrain connu pour avoir été pendant
plusieurs années chef d’un projet dans la région de Sikasso qui aidait
les coopératives agricoles à améliorer la qualité, la gestion et la
commercialisation de leurs productions.
Né en 1962 à Tombouctou, Moulaye Ahmed Boubacar est titulaire d’un
master en gestion des ressources humaines et communication, d’une
licence professionnelle en gestion des projets et d’un DEUG en gestion
d’entreprise obtenu à l’Université de Dakar. Il a également effectué
plusieurs formations et séminaires, notamment en France et en Italie.
Au plan professionnel, Moulaye Ahmed Boubacar a assuré la coordination
de plusieurs projets et programmes de développement. Il a été chef de
cabinet au ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration
africaine puis directeur général de l’Autorité routière avant sa
nomination pour la première fois dans le gouvernement en qualité du
ministre des Transports et du Désenclavement.
Membre du bureau politique national du RPM (le parti au pouvoir), le
nouveau ministre de l’Agriculture est marié et père de 4 enfants.
Pour sa première expérience gouvernementale, Alioune Badara Berthé
s’est vu confier le ministère des Domaines et des Affaires foncières. Né
le 7 janvier 1964 à Bamako, il est titulaire d’un master en finances
publiques et fiscalité décroché en 2003 à l’Université Jean Moulin de
Lyon 3, d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en finances publiques
et fiscalité obtenu à la même université. Bien avant, il était détenteur
d’un diplôme de l’ENA depuis 1989, après avoir passé son baccalauréat
en 1985 en série Langues/Littérature Terminale (LLT).
Après ses études universitaires, Alioune Badara Berthé a été chargé
de cours de droit constitutionnel et de fiscalité à la Faculté des
sciences juridiques et économiques de l’Université de Bamako en 2003 ;
professeur de finances publiques et de fiscalité à l’Institut
panafricain des arts et métiers de Bamako (IPAAM) en 2003. Il a aussi
enseigné la fiscalité à l’Institut de gestion et de langues du Mali
(IGLAM) de Bamako de 2001 à 2002.
De 1998 à 2002, Alioune Badara Berthé faisait partie du Comité
d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football 2002 en
tant que chargé de la billetterie et des questions d’exonération,
cumulativement avec les activités au cabinet fiscal D. BERTHE. Entre
1997 et 1998, il a servi à la direction nationale des impôts et au
Centre des impôts de Kayes. Entre 1993 et 1997, il a fait valoir ses
compétences à la direction nationale du trésor et de la comptabilité
publique.
M. Berthé avait, auparavant, servi dans les différents services
techniques de la direction nationale du trésor et de la comptabilité
publique en 1992 après son admission, la même année, au concours
d’entrée à la Fonction publique dans le corps des inspecteurs du Trésor.
Auparavant, il était professeur vacataire de droit, finances publiques
et fiscalité à l’Ecole centrale de l’industrie, du commerce et de
l’administration (ECICA) de Bamako entre 1991 et 1992. En 2004, il a
démissionné de la Fonction publique pour créer sa propre société de
conseils en fiscalité. Le nouveau ministre des Domaines et des Affaires
foncières a, à son actif, plusieurs travaux de recherche et des études.
Il a également assuré et encadré plusieurs formations et fait l’audit
fiscal de plusieurs entreprises et des banques.
En outre, M. Berthé est un arbitre inscrit depuis 2011 près la Cour
commune de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation
du droit des affaires en Afrique (CCJA/OHADA).
Marié et père de trois enfants, il parle français, anglais et bamanan.
Ses loisirs sont la lecture, les jeux de scrabble et le sport.
Ministre de la Réforme de l’administration et de la Transparence de
la vie publique du gouvernement sortant, Mme Safia Boly s’occupe
désormais du ministère de la Promotion de l’investissement privé, des
Petites et moyennes entreprises et de l’entrepreneuriat national.
Après avoir décroché son diplôme de maîtrise en gestion des
entreprises à l’Ecole nationale d’administration (ENA) en 1997, Safia
Boly a dirigé le département des finances de BAARA SA (société privée de
forage au Mali). Avant de faire son entrée dans l’administration
onusienne, elle passera d’abord à l’Université de l’Etat de Floride, aux
Etats-Unis où elle obtint en mai 2000 une maîtrise en administration
des affaires. Elle a servi, entre novembre 2000 et août 2002, au groupe
de la Banque mondiale au niveau de la gestion de la comptabilité du
fonds d’affectation spéciale et portefeuille.
De 2010 à 2011, Mme Safia Boly a été assistante spéciale/conseillère
auprès du secrétaire général adjoint en charge des services centraux
d’appui de l’ONU. Avant, Mme Safia Boly fut (août 2008-juillet 2010)
responsable de la gestion administrative au sein du même département. De
janvier 2012 à août 2013, elle a été gestionnaire des opérations du
Centre des services de l’ONU, avant d’en prendre les commandes entre
septembre 2013 et juillet 2017.
Jusqu’à son entrée au gouvernement pour la première fois en 2018, Mme
Safia Boly dirigeait les opérations administratives et logistiques de la
Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique
du Congo (MONUSCO).