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Zambie:Une économie socialement peu inclusive et très dépendante de l’exploitation du cuivre.

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La Zambie est la 3ème économie d’Afrique australe, après l’Afrique du Sud et l’Angola, avec un PIB de 24 Mds USD soit 4,5 % du PIB régional et 1,5 % de celui d’Afrique sub-saharienne. Elle appartient à la catégorie des pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure) selon la Banque Mondiale. Le principal moteur de sa croissance demeure le secteur des industries extractives (plus de 80 % des recettes d’exportations), en particulier le cuivre, la Zambie étant le 2ème producteur africain de ce minerai (derrière le Congo) et le 10ème au plan mondial. L’activité du pays est fortement dépendante des cours des produits de base.

Sur le plan social, le pays reste marqué par la pauvreté (64,4 % de la population vit avec moins de 1,9 USD par jour), les inégalités (coefficient de GINI de 55,6) et la faiblesse de l’Indice de Développement Humain (0,58 – 139ème rang sur 188 pays). La croissance reste peu inclusive. Elle est centrée autour des secteurs d’activité à forte intensité capitalistique (les mines, la construction et les services qui sont, par ailleurs, pour l’essentiel, contrôlés par des investisseurs étrangers). L’agriculture (14 % du PIB – tabac, céréales, coton, sucre) tend à se développer sous l’impulsion du secteur privé mais a fortement souffert de la sécheresse lors des deux dernières années.

Une croissance qui se redresse en 2017, soutenue la hausse des cours mondiaux du cuivre
Depuis le début des années 2000, la Zambie a enregistré une croissance soutenue (7,3 % en moyenne annuelle sur 2003/10, soit bien au-dessus de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne de 5,7 %), essentiellement portée par la bonne orientation des prix du cuivre. Après le pic de 2010 (10,3 %), la réduction progressive des cours du cuivre, couplée à une politique monétaire restrictive et des difficultés d’accès à la liquidité, a freiné l’activité économique. En 2016 et 2017, la croissance s’est redressée (respectivement à +3,4% et +4,1%) grâce principalement à la hausse des cours des minerais. En 2018, la Banque centrale anticipe une poursuite de la reprise, avec une croissance s’établissant aux alentours 5 %. L’inflation, après une hausse de +6,6 % en 2017 et de +18,2 % en 2016, a tendance à se maintenir aux alentours de 7% en 2018 grâce à l’appréciation du kwacha face aux grandes devises et à la baisse des prix des produits alimentaires.

Un solde courant également très dépendant du niveau des exportations de cuivre et une politique monétaire plus accommodante.
Après avoir connu un pic en 2016 (-4,4% du PIB), le déficit de la balance des paiements courant présente une tendance à la réduction (-3,6% du PIB pour 2017 et une prévision de -2,9% du PIB pour 2018), du fait essentiellement de la hausse des cours mondiaux du cuivre, principal produit d’exportation de la Zambie. Les flux d’Investissements Directs Etrangers affichent une baisse préoccupante, due globalement à un climat des affaires qui se dégrade : ils sont passés de près de 12% du PIB en 2014 à 6% du PIB en 2016. Le FMI considère par ailleurs que cette contraction devrait se poursuivre en 2017 (4% du PIB prévus). Les réserves restent relativement faibles : elles se situaient à 2,1 Mds USD fin décembre 2017 soit 3 mois d’importations de biens et de services.

Entre 2012 et 2016, la Banque centrale avait mis en place une politique de resserrement monétaire compte tenu de l’augmentation des pressions inflationnistes. En février 2017, elle a amorcé un mouvement d’assouplissement qui s’est traduit par une réduction de 575 pdb du taux directeur à 9,75 % et du niveau minimal de réserves obligataires. Cette stratégie a, à l’évidence, soutenu la croissance mais a également permis d’atténuer la crise de liquidités en monnaie nationale dont souffrait le pays.

Un déficit budgétaire important et une trajectoire d’endettement peu satisfaisante.
Proche de -2,5 % du PIB entre 2009 et 2012, le déficit public a fortement augmenté (-7,2 % en moyenne sur 2013/15) en 2016 du fait de la chute des recettes fiscales couplée à des dépenses toujours élevées. Cette situation a entrainé la création d’importants arriérés de paiement (le secteur public représenterait 50 % de l’économie zambienne selon le dirigeant de la fédération patronale), pesant in fine sur l’ensemble des acteurs économiques et sur la confiance des investisseurs (notation souveraine classé 5 crans en dessous de la catégorie investissement par S&P et Fitch). Du fait de l’accumulation puis de l’apurement des arriérés (10% du PIB à fin 2016 selon le FMI), la trajectoire de déficit public est très différente en comptabilité de caisse –qui influe sur la dynamique d’endettement – (5% en 2016, 7% en 2017 et 6% en 2018 où le déficit est tiré à la hausse par le remboursement des arriérés) et en comptabilité d’engagement – qui reflète l’effort ou pas de réduction des dépenses ou de hausse des recettes – (10% en 2016 lors de l’accumulation des arriérés, 5% en 2017 et 4% en 2018). Globalement, l’effort de consolidation des finances publiques entrepris par le gouvernement est jugé insuffisant par le Fonds Monétaire international.

La dette zambienne a fortement augmenté depuis 2014 : elle est passée de 36% du PIB à 61% du PIB en 2016 (dont 60% de dette externe). Cette trajectoire est jugée non soutenable par le FMI d’autant que la dette publique devrait continuer d’augmenter – mais dans des proportions moins importantes – au cours des prochaines années pour atteindre 64% du PIB en 2021. De plus, de nombreux contrats (près de 6Md$ selon un communiqué de janvier 2018 du gouvernement zambien) auraient été récemment signés avec des effets potentiellement très élevés sur la dynamique d’endettement des prochaines années . Dans ce contexte, la probabilité d’un programme FMI durant l’année 2018 a nettement baissé.

Un secteur bancaire plutôt solide.
Le secteur bancaire devient de plus en plus profitable (ROA et ROE en hausse à respectivement 3,1 % et 15,4 % fin 2017) grâce notamment au niveau élevé des taux d’intérêt et à son degré élevé de concentration (60 % des actifs dépendent de 4 établissements sur un total de 19). Les banques sont bien capitalisées (ratio Tier 1 pondéré des actifs à risque de 24,5 %), ce qui traduit certes le respect des principales règles prudentielles mais aussi un manque de projets et d’emprunteurs de qualité (en atteste la faiblesse du ratio prêts sur dépôts de 45 %) La hausse du taux de créances douteuses (12 % de l’encours, en hausse sur un an) est préoccupante. Dans ce contexte, le FMI appelle à un renforcement de la supervision exercée par la banque centrale.

Une réforme de l’environnement des affaires est nécessaire, notamment pour attirer les IDE.
L’économie zambienne dispose d’atouts importants (richesses minières, potentiel hydroélectrique significatif, foncier agricole disponible, attractivité touristique). Elle doit toutefois d’importants défis s’agissant de l’amélioration de l’environnement des affaires (98ème rang sur 189 pays au classement Doing Business de la Banque Mondiale) et de la qualité de ses infrastructures (électriques, de transport et d’assainissement – 118ème sur 138 pays sur ce critère au classement du World Economic Forum). Globalement, notamment sur la qualité de l’environnement des affaires, des réformes semblent nécessaires. Un rapport publié le 15 juin dernier (2018) par le ministère français de l’économie et des finances.

 

Daouda Bakary Koné

 

Source: croissanceafrique.com

 

Cameroun : Paul Biya nomme Premier ministre le juriste anglophone Joseph Dion Ngute

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Nommé chef du gouvernement le 4 janvier par le président Paul Biya, Joseph Dion Ngute, juriste anglophone de 64 ans, remplace Philémon Yang, un autre anglophone qui a battu le record de longévité à ce poste. La formation de son équipe est attendue dans les prochaines heures.

Joseph Dion Ngute se souviendra longtemps de cette semaine. Depuis deux jours, les réseaux sociaux sont inondés de photos de sa résidence d’Ekondo-Titi, son village, en flammes. Un incendie imputé aux séparatistes anglophones en conflit avec Yaoundé. Et en fin d’après-midi du 4 janvier, le président Paul Biya l’a nommé Premier ministre.

Cet anglophone âgé de 64 ans, aux lunettes rectangulaires constamment vissées sur le visage, est originaire de la région du Sud-Ouest et était jusque-là ministre délégué chargé de mission à la présidence. Il remplace Philémon Yang, issu de l’autre région anglophone du Nord-Ouest. Nommé le 30 juin 2009, ce dernier a ainsi battu le record de longévité à ce poste, en l’occupant près de neuf ans. Depuis trois décennies, la primature échoit alternativement aux ressortissants de ces deux régions en proie depuis près de deux ans à un conflit séparatiste.

Chargé de former le gouvernement de Biya

Ce juriste, titulaire d’un doctorat en droit de l’université anglaise de Warwick, a entamé sa carrière à l’université de Yaoundé. Il devient le numéro deux du Centre national d’administration et de magistrature (Cenam), puis dirige l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam), l’ENA locale. En décembre 1997, Joseph Dion Ngute entre dans le gouvernement comme ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures en charge du Commonwealth. Un poste que ce militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) occupe pendant pratiquement deux décennies.

Joseph Dion Ngute est chargé de former le premier gouvernement après la victoire de Paul Biya (71,28%) à l’élection présidentielle du 7 octobre. Sa composition est attendue dans les prochaines heures.

Mali: Le dernier voyage de Seydou Badian Kouyaté (Nomboïyna)

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Le Mali , rend un hommage national à celui qui a écrit son hymne national. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Grand Maître des Ordres nationaux, a décoré cet après-midi du 3 janvier 2019, Docteur Seydou Badian à la médaille de Grand officier de l’Ordre national à titre posthume. C’était au cours de la cérémonie des obsèques nationales, placée sous sa haute présidence sur le boulevard de l’indépendance en hommage à celui-la même qui a fait une œuvre exceptionnelle pour sa Patrie, en écrivant l’hymne national du Mali.

Le Dr Seydou Badian a été rappelé auprès de notre Seigneur, le 28 décembre 2018. Pour l’occasion le Président de la République a décrété , hier mercredi 2 janvier 2018, une journée de deuil national ce jeudi 3 janvier 2019 en son honneur, par le Décret numéro 2019-0002/P-RM du 2 janvier 2019 portant déclaration de deuil national.

Pendant toute cette journée de deuil, les drapeaux étaient en berne.

En arrivant sur le Boulevard de l’Indépendance, le Président de la République, s’est d’abord recueilli sur la dépouille mortelle avant de signer le livre de condoléances ouvert à cette occasion. « Très cher Tonton. Tu nous laisses bien seuls désormais !
Ainsi l’a voulu le Seigneur des Mondes. Au nom de cette Nation, tienne, que tu as toujours servie et chérie, Ton fils veut avec déférence et extrême humilité, te rendre l’hommage et la reconnaissance d’un peuple en deuil mais fier, ô combien d’avoir porté un enfant exceptionnel de ta qualité ! Dors en paix , que la Paix et la Grâce d’Allah soub’Hana Wat’Allah te couvrent pour l’Eternité! Amen Yaraabi » a écrit et signé le Chef de l’État avec beaucoup d’émotion.

L’hommage national a été rendu en présence du Premier Ministre, des Présidents des Institutions de la République, des membres du gouvernement, la Première Dame du Congo Henriette Sassou-Nguesso représentant le Président du Congo, l’Epouse du Président de la République, des proches collaborateurs du Chef de l’Etat, du corps diplomatique, des corps constitués, des plus hautes autorités de l’Etat, des délégations étrangères dont celle du Sénégal, des représentants des organisations nationales et internationales, des représentants de la Famille du défunt, des représentants de la Famille politique du défunt.

Les instants solennels de l’après-midi d’hommage national ont été marqués par les honneurs militaires notamment la marche
funèbre avec le corps recouvert du drapeau national, la série de témoignage des proches du défunt, l’oraison funèbre par le Ministre de la Culture par intérim et la présentation des Condoléances de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République, Chef de l’Etat, par Monsieur le Grand Chancelier des Ordres nationaux et enfin la prière rituelle.

A la suite de la prière rituelle, une foule innombrable a suivi le cortège jusqu’au cimetière de Niarela où repose désormais Dr Seydou Badian qui nous a quitté à l’âge de 90 ans.

Depuis son arrivée à la Magistrature Suprême du Mali, à ce jour, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, a déclaré deux fois une journée de deuil national pour honorer les personnalités qui ont fait des œuvres exceptionnelles au profit de leur Patrie, notamment, le 16 juin 2018 pour le Professeur Ogobara Doumbo, et aujourd’hui 3 janvier 2018 pour Dr Seydou Badian.

Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité des condoléances du Président de la République

Madou’s Camara
Crédits photographies CcomPRM – Madou’s –

CONDOLEANCES DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, GRAND MAÎTRE DES ORDRES NATIONAUX, A L’OCCASION DU DECES DE MONSIEUR Seydou badian Kouyaté
(jeudi 03 janvier 2019)
*Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Grand Maître des Ordres nationaux ;
*Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement ;
*Madame et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
*Madame la Première Dame de la République du Congo, représentant son Excellence Denis Sassou NGuesso, Président de la République du Congo ;
*Monsieur le Chef de la délégation guinéenne, représentant son Excellence le Professeur Alpha Condé, président de la République sœur de Guinée ;
*Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
*Messieurs les anciens Premiers ministres ;
Distinguées Personnalités en vos titres, rangs et qualités tout protocole observé ;
-Mesdames, Messieurs ;
Paix et Salut sur cette assistance, ainsi que la Miséricorde de Dieu et Ses bénédictions.

’’Allah(SWT) a dit s’agissant des mortels :’’Puis, quand leur terme vient, ils ne peuvent ni le retarder d’une (1) heure, ni l’avancer’’ Sourate 16, verset 61 du Saint Coran.

Nous voici une fois de plus amèrement confronté à cette vérité divine face à laquelle tout est vain et inutile vanité. La mort, puisqu’il faut bien la nommer, vient de plonger dans l’effroi le peuple malien tout entier ; elle a endeuillé cette fin d’année 2018 et nous fait commencer l’année 2019, que nous espérions plus sereine, parce qu’annonciatrice de lendemains meilleurs pour notre pays, avec beaucoup de frustration. C’est là que ces propos de Vladimir Jankélévitch prennent tout leur sens : ‘’Quand on pense à quel point la mort est familière et combien totale est notre ignorance, et qu’il n’y a jamais eu de fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé’’.

Il était bien gardé par l’Omniscient, le moment fatidique de notre séparation, d’avec l’un des derniers survivants de l’âpre lutte pour l’indépendance du Mali ; de celui qui nous avait fait faire le serment de réussir l’Unité de l’Afrique, de faire le Mali un et indivisible, d’aller de l’Avant même s’il faut notre sang… Oui, nous sommes pris de court, parce qu’humain donc mortel, par la mort de notre père, de celui qui nous demandait d’être des héros sur les chantiers, dans les usines, dans les bureaux et de dire oui aux sacrifices pour un meilleur devenir du Mali. Elle nous était cachée l’absence ce matin, de celui qui m’a fait chanter la main sur le cœur, que pour ‘’la prospérité du Mali, fidèle à son destin, nous serons tous unis ! ‘’ Et qui m’avait aussi préparé aux rudes batailles pour obtenir le graal en me disant, le regard fixe et le port altier, que ‘’La voie est dure, très dure, qui mène au bonheur commun, et qu’il fallait du courage, du dévouement mais surtout de la vigilance à tout moment, car le bonheur du Mali de demain, se fera par le labeur…’’
Il ne sera plus là Seydou Badian KOUYATE, pour nous faire l’exégèse de ‘’Sous l’orage’’ ou de ‘’Sang des masques’’. Le franc parler du médecin manquera sûrement à toute cette jeunesse assoiffée de connaissance, surtout de sa glorieuse histoire. La grande faucheuse hélas est passée par là, arrachant à notre affection l’un des plus grands panafricanistes qui, de Montpellier à Bamako en passant par Paris ou Dakar, a toujours placé la jeunesse et l’Afrique au cœur de son combat, parce que pour lui, cette jeunesse, c’est la plus grande espérance pour l’Afrique ; et l’Afrique, c’est l’espoir du monde.
Le verbe haut perché, avec le franc-parler qui le caractérisait, le Docteur Seydou Badian laissera à la postérité une œuvre littéraire féconde, puisant sa force dans le terroir et dans la culture profonde de ce Mali qu’il adorait et plaçait au dessus de tout ; mettant à son service son talent de planificateur, sa grande capacité d’écoute et de persuasion. L’espoir en un Mali prospère dans une radieuse Afrique, notre père l’avait chevillé au corps : c’était une conviction viscérale, qu’il faisait partager à tous ses interlocuteurs. Point n’était besoin de passer son temps à se lamenter des vicissitudes de l’histoire et du lot de malheur et de difficultés qui fut le viatique de notre peuple ; il nous a enseigné à espérer, à nous battre pour gagner la bataille du souvenir et la bataille de l’Avenir pour le Mali et pour l’Afrique. En cela, il rejoint Lao Tseu qui nous disait que ’’Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres.’’

En ces instants pleins de solennité et d’émotion, le Peuple malien à travers la première de ses Institutions, le Président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, Chef de l’Etat, Grand Maître des Ordres nationaux, vient d’exprimer au défunt et à toute sa famille, sa reconnaissance et sa gratitude en l’élevant à la dignité de Grand Officier de l’Ordre national du Mali à titre posthume. ’’La reconnaissance est un devoir, non seulement à l’égard de nos parents qui sont nos premiers et nos plus grands bienfaiteurs, mais aussi à l’égard de tous ceux qui nous ont fait du bien. On se couvre d’ignominie quand on y manque.’’ Cette vérité de Jean Baptiste Blanchard, qui est aussi un trait de notre culture multiséculaire trouve par là son illustration.

Puisse Allah (SWT) donner force et piété à votre famille, à vos proches et à tous ceux qui en ce triste après-midi, vous regardent vous éloigner, pour l’implorer afin que les portes du Paradis soient grandement ouvertes pour vous accueillir.
Au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Grand Maître des Ordres Nationaux, au nom des membres du Conseil des Ordres Nationaux et à mon nom propre je présente à la famille, aux Parents, Amis, Collègues et Collaborateurs de l’illustre disparu, à tout le monde de la Culture mes condoléances les plus attristées.

‘’Ensemble au coude à coude, Faisons le chantier du bonheur Ensemble, debout mes frères, Tous au rendez-vous de l’honneur’’
Que la Terre vous soit légère, AMEN !

Mesdames et Messieurs nous vous prions de bien vouloir vous lever s’il vous plaît. AUX MORTS !

Je vous remercie.

Madou camara

Source : Croissanceafrique.com

 

Madame Louise Mushikiwabo prend ses fonctions officielles de Secrétaire générale de la Francophonie

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Au cours d’un entretien long, chaleureux et cordial, la nouvelle Secrétaire générale et Michaëlle Jean ont échangé sur les principales actions et les grandes orientations de l’Organisation, s’agissant notamment de la mise en œuvre de la Déclaration et des résolutions adoptées au Sommet d’Erevan et des défis qui se posent dans l’espace francophone.

Madame Louise Mushikiwabo occupait précédemment les fonctions de Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Rwanda.

« Etant arrivée depuis quelques jours dans mon nouveau pays de résidence, la France, je me réjouis grandement de prendre fonction aujourd’hui. J’avais hâte de rencontrer les équipes de l’OIF avec lesquelles, j’en suis convaincue, nous travaillerons dans un esprit de solidarité et de dialogue permanent afin de répondre efficacement aux priorités de nos chefs d’Etat et de gouvernement. Je tiens à réitérer mes remerciements sincères pour la confiance qui m’a été témoignée à Erevan. Je suis impatiente de mettre mon expérience et ma volonté au service de notre Francophonie », a déclaré la nouvelle Secrétaire générale à l’issue de cet entretien.

Louise Mushikiwabo est la quatrième personne à occuper le poste de Secrétaire général de la Francophonie. Elle succède à Michaëlle Jean (2015-2018), à Abdou Diouf (2003-2014) et à Boutros Boutros-Ghali (1998-2002).

Aissatou Traoré

 

Source : croissanceafrique. com

 

 

 

La Chine s’est posée sur la face cachée de la Lune, une première mondiale

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La nuit de mercredi à jeudi, un module d’exploration chinois qui avait quitté la Terre le 7 décembre a aluni sur la face cachée de la Lune pour la première fois de l’Histoire.

Par ,

L’année 2019 commence par un exploit inédit de la Chine. Ce jeudi, pour la première fois de l’Histoire, un engin s’est posé sur la face cachée de la Lune. Le module d’exploration Chang’e-4, qui avait quitté la Terre le 7 décembre, a aluni sans encombre à 3h26 du matin (heure française), a rapporté l’agence Chine nouvelle. L’engin a envoyé une photo de la surface lunaire au satellite Queqiao, en orbite autour de la Lune, a précisé la télévision publique CCTV.

» LIRE AUSSI – La Chine vise la face cachée de la Lune

Si les Américains et les Russes se sont posés à de nombreuses reprises sur la face visible de la Lune, celle qui est toujours tournée vers notre planète, aucune sonde ni aucun module d’exploration n’avaient encore jamais touché le sol de l’autre côté. La face cachée est bien plus cratérisée que la face visible qui présente de grandes «mers» basaltiques résultant d’anciens écoulements de lave. L’un des objectifs de Chang’e 4 est justement de comprendre pour quelle raison les deux faces lunaires sont si différentes.

«Le pont des pies»

La Chine se préparait depuis des années à cette opération particulièrement difficile du point de vue technologique. Un des défis majeurs consiste à parvenir à communiquer avec le robot lunaire. La face cachée étant toujours orientée dans le sens opposé à la Terre, il n’y a pas de «ligne de mire» directe pour transmettre les signaux. Il fallait donc installer un relais. La Chine a ainsi lancé en mai dernier un satellite baptisé Queqiao («le pont des pies», en chinois), positionné derrière la Lune de façon à «voir» en permanence la Terre et la face cachée de la Lune. Elle peut ainsi relayer les ordres et les données échangées entre la Terre et le module.

» LIRE AUSSI – Un satellite chinois pour la face cachée de la Lune

Chang’e-4 a été envoyé en direction du Bassin Pôle Sud-Aitken, le plus grand cratère d’impact connu du Système solaire. Celui-ci mesure un tiers du diamètre de la Lune, mais il est si ancien qu’il est recouvert d’impacts plus petits. On peut néanmoins distinguer cette gigantesque dépression à l’œil nu car elle est un peu plus sombre que le reste de la surface.

C’est la deuxième fois que la Chine envoie un engin explorer la surface lunaire. La sonde Chang’e 3, qui s’était posée en 2013, était restée active pendant 31 mois. Elle avait alors déployé un petit rover à la surface baptisé Yutu («lapin de jade»). Celui-ci n’avait fonctionné que six semaines, victimes des écarts de température extrêmes à la surface de notre satellite: pendant la nuit lunaire – qui dure 14 jours terrestres -, les températures tombent à -170°C ; pendant la journée – aussi équivalente à 14 jours terrestres -, elles peuvent atteindre 130°C. Les éléments mécaniques du petit robot n’auraient pas résisté.

Chang’e 4 devait lui aussi déployer un robot motorisé similaire, à 11h30 heure française, dont le nom n’avait pas encore été dévoilé. On peut apercevoir sur les premières images dévoilées par l’agence spatiale chinoise les deux rampes qui devaient lui permettre de descendre au sol (en haut de l’image):

La Chine investit des milliards dans son programme spatial. Elle place des satellites en orbite pour son compte (observation de la Terre, télécommunications, système de géolocalisation Beidou) ou pour d’autres pays. Elle espère également envoyer un robot sur Mars et des humains sur la Lune. Pékin a dévoilé en novembre une réplique de sa première grande station spatiale («Palais céleste») qui devrait être opérationnelle aux alentours de 2022 et pourrait prendre le relais de la Station spatiale internationale, qui associe États-Unis, Russie, Europe, Japon et Canada, et dont la retraite est programmée en 2024.

Mali: Le Forum des Editeurs africains condamne la condamnation de Boubacar Yalkoye à six mois prison dont deux avec surcis

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DECLARATIONL: e Forum des Editeurs africains(The African Editors Forum-TAEF) a appris avec consternation la condamnation, au Mali, le jeudi 27 décembre 2018, à 6 mois de prison dont deux avec sursis, du directeur de publication du quotidien « Le Pays », Boubacar Yalkoué.

Il faut rappeler qu’il avait été intenté, contre lui, un procès en diffamation par la présidente de la Cour Constitutionnelle du Mali, Mme Manassa Danioko, qu’il accusait, dans une de ses livraisons, d’avoir, avec certains conseillers de cette institution, « encaissé 900 Millions de FCFA », pour faire réélire l’actuel président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, dont la présidence est, encore, sérieusement, contestée par une grande majorité de la population du pays.
Le Forum des Editeurs Africains (TAEF) condamne cet inique et disproportionné verdict et exige, des autorités maliennes, son annulation à l’encontre de Boubacar Yalcoué dont, les avocats ont, d’ailleurs, naturellement, fait appel.
Aussi, le Forum des Editeurs Africains se dit, extrêmement, préoccupé par les menaces, intimidations et répressions exercées, tous les jours, depuis quelques années maintenant, sur les journalistes dans l’exercice de leur fonction au Mali.
Dans ce pays, en crise, où les libertés se voient, tous les jours, remises en cause, les confrères, en plus d’être incapables de se mouvoir sur l’ensemble du territoire, ont de la peine à informer simplement les populations.
Le Forum des Editeurs Africains dénonce avec la dernière rigueur ce recul démocratique et alerte sur les cas suivants :
Depuis bientôt 3 ans, notre confrère Birama Touré est porté disparu et les noms de certains proches du président de la République sont cités pour ce qui concerne cette étrange disparition ;
La Rédaction de Mali-Actu a été mise sens dessus-dessous, les équipements de travail emportés, d’autres saccagés, et le confrère Salif Diarrah est encore contraint de se présenter, toutes les semaines, au Tribunal ; maintenu dans les liens de la justice, il est incapable d’exercer le métier duquel il vit, depuis plusieurs mois ;
La Radio et la Télévision du Groupe privée « Renouveau » ont été, en violation de toutes les règles en la matière, fermées pendant plus d’une semaine et une émission interdite sur leurs antennes par le Gouverneur du District de Bamako ;
Des militaires ont fait irruption, nuitamment, dans une radio privée de Bamako (RFM) menaçant, avec des armes, les employés et le directeur (Mamadou Diadié Sacko) dudit organe ;
Nous passons sur les brouillages des fréquences et des antennes, à l’envie, par les autorités ;
Un autre confrère, Elhadj Touré, a, lui aussi, subi, de la part d’un officier supérieur de l’armée malienne, à cause d’un post publié, relatif à la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), sur les médias sociaux, un traitement indigne d’un pays démocratique, dirigé par des démocrates.
Il faut rappeler, ici, les traitements que les confrères subissent à chaque fois qu’ils essayent de couvrir les manifestations de l’opposition ; manifestations au cours desquelles, ils sont, systématiquement, traités (gazés et matés) comme des opposants…

Le Forum des Editeurs Africains :
Condamne ces graves violations des élémentaires libertés individuelles de la part du Gouvernement malien ;
Dénonce ces traitements dignes d’une autre époque,
Exige du Gouvernement malien le respect de toutes les libertés ; particulièrement, la liberté de presse et d’expression ;
Exige du Gouvernement malien la protection des journalistes dans l’exercice de leur fonction et dans la vie, tout court et la lumière sur la disparition de Birama Touré.

Jovial Rantao
Président

Makan Koné
Secrétaire général

MALI :QUAND LE PREMIER MINISTRE SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA FAIT LA PROMOTION DE LA SURFACTURATION ET DE LA CORRUPTION.

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Dans la semaine du 1er janvier, une dizaine de camions ont vidé leurs chargements dans les magasins de l’office des produits agricoles du Mali, OPAM de Ségou. Ayant vu lesdits camions chargés tous et avec des plaques d’immatriculation étrangères, nous avons voulu comprendre. Les camions dont il s’agit ont l’immatriculation d’un pays de l’UEMOA. Des informations nous ont fait savoir que les camions remorques étaient chargés de céréales proposées à la consommation. Là, notre surprise fut grande de voir qu’à cette période, où le Mali est en plein dans les récoltes, qu’on puisse aller payer des céréales ailleurs, alors que nos agriculteurs proposent une partie de leurs récoltes, à la vente.

Toujours et selon notre source, le directeur national de l’OPAM, au lieu d’acheter des vibres, ici au Mali, a préféré aller vers l’étranger pour acheter les vivres et alimenter les magasins de l’OPAM. En se donnant à cet exercice, le directeur national, aurait surfacturé les différents prix. Non content de l’acte corruptif du directeur, le commissaire à la sécurité alimentaire, en son temps, Oumar Ibrahim Touré, voulait relever le directeur national de l’OPAM, Youssouf Maiga. Malheureusement le commissaire a été stoppé par le premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga. Le directeur national Maiga serait un des proches du premier ministre. Finalement, c’est le commissaire lui-même qui a été relevé, par le premier ministre.

Avec cet acte Soumeylou Boubeye Maiga apporte sa protection à la corruption et à la surfacturation au Mali. Aussi, le premier ministre privilégie l’importation sur la production locale. Comme pour dire que le premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga protège la médiocrité, il a nommé comme commissaire à la sécurité alimentaire, un grand corrupteur de chemin, qui a fait ses preuves à l’office du Niger, à travers l’achat de motos. Les preuves sont là, et on attend jusque Kassoum Denon soit présenté à un juge.

Comment comprendre que Soumeylou Boubeye Maiga qui veut prôner l’autorité de l’Etat tombe dans de telle erreur ? la nomination de Kassoum Denon est une honte pour tout pays sérieux. À la retraite, il y’a une année, Kassoum Denon est un spécialiste de corruption et de gabegie. Cette erreur du premier ministre doit être réparée pour la justice et l’impunité.

 

Source : Ségou Infos

 

Par croissanceafrique.com

 

Elections en RDC: les observateurs de l’UA rendent leur rapport

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La compilation des résultats est toujours en République démocratique du Congo et des cas de fraudes continuent d’être rapportés par l’opposition et la société civile. Jusqu’ici, les missions d’observation nationale de la société civile étaient les seules à dénoncer des irrégularités et dysfonctionnements le jour du vote, mais ce mercredi, la mission d’observation électorale de l’Union africaine a rendu ses conclusions et a tenu réunir les trois principaux candidats à la présidentielle ou leurs représentants pour tenter d’apaiser les tensions, alors qu’internet est coupé, tout comme les émetteurs de RFI aussi presque sur tout le pays. Et le message de l’UA est clair, il faut que les résultats proclamés soient « conformes au vote du peuple congolais ».

C’était quelques heures après la remise du rapport préliminaire de la mission d’observation de l’UA qui faisait la même recommandation. Un certain nombre de constats avaient été déjà notés par les missions d’observation nationales : retards dans le démarrage des opérations de vote, en raison de la machine à voter, du manque de matériel électoral. Les observateurs de l’Union africaine notent par exemple l’affichage en retard des listes électorales à Limete ou les atteintes au secret du vote.

Pour ce qui est du dépouillement, ces observateurs soulignent seulement que les bulletins restants n’étaient pas comptés à la fin des opérations. Des mots choisis, mais en conclusion, deux commentaires jugés importants : que la tenue des élections était « une première victoire du peuple congolais » et que les résultats qui seront proclamés doivent « être conformes au vote du peuple congolais ».

Résultat quand le chef de mission malien Diouncounda Traoré invite les principaux candidats à la présidentielle à une réunion. Les deux opposants, Marti Fayulu et Felix Tshisekedi, s’empressent de venir, eux qui dénoncent des cas de fraudes un peu partout dans le pays. Tous sourires, ils acceptent même de se serrer la main, alors que les coalitions Lamuka et Cach sont à couteaux tirés. Le candidat de la coalition au pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary, lui se fait représenter. Et le message est répété en boucle à la sortie : il faut que le vote des Congolais soit reflété dans les résultats qui officiellement doivent être proclamés d’ici au 6 janvier.

Vers un report des résultats ?

e président de la Commission électorale était également présent au cours de cette réunion, il a fait part de difficultés dans la compilation des résultats. Selon plusieurs sources présentes, lors de cette réunion, pour la première fois, Corneille Nangaa aurait affirmé qu’il avait des difficultés à compiler les résultats, que des retards étaient enregistrés et que ça pourrait compromettre la date de proclamation. Alors, on sait que les bureaux de vote ont fermé en retard dans beaucoup de circonscriptions du pays. On votait encore à Lubumbashi mardi matin. Mercredi, à Mambasa, en Ituri, des machines à voter qui continuaient d’imprimer illégalement des bulletins et plusieurs cas de fraudes sont signalés en ce moment même dans différentes villes du pays.

On attend pour ce jeudi une annonce de la Céni qui devait dire ou non si elle allait tenir les délais pour la publication des résultats. Sachant que cette réunion sous l’égide du Malien Diouncounda Traoré avec les candidats s’est tenu juste après une série de réunions de la Conférence épiscopale du Congo avec toute une série d’acteurs, dont des diplomates. Sa mission électorale doit publier un nouveau rapport ce jour qui devrait faire le point sur les opérations de compilation. Mais selon plusieurs sources, la Cenco a averti qu’elle serait en mesure de dire si les résultats des urnes sont bien respectés.

Par AFP.

Source : Croissanceafrique.com

Mali: L’opération de déguerpissement du Parking de M’Bao a été un succès.

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Suite aux instructions du Ministre des Transports, Mr Soumana Mory COULIBALY lors de son déplacement au pays de la Teranga, les Entrepôts Maliens au Sénégal viennent d’entamer le processus de réaménagement du Parking de M’Bao, situé dans la périphérie de Dakar.

Cette première opération s’est déroulée ce mercredi 02 janvier 2019 dans un climat de sérénité. Il s’agissait dans un premier temps de ratisser les lieux, ce qui a été réalisé avec succès.
Ce parking servait de logements, de centres commerciaux, de restaurants, où étaient vendus beaucoup de produits interdits.

L’opération a bénéficié du soutien sans faille des autorités sénégalaises qui l’ont appréciée à sa juste valeur. Elle consiste à réaménager ce parking de stationnement des gros porteurs maliens, et de créer des conditions de travail respectables.

Ce processus se poursuit, et les responsables des Entrepôts Maliens au Sénégal sont à pied d’œuvre pour exécuter les instructions du patron du département en charge des Transports.

 

Daouda Bakary Koné

 

Source : croissanceafrique.com

 

Gabon: une soixantaine de policiers radiés pour des faits de racket

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Face à la problématique que constitue le racket dont se rendent très souvent coupables de nombreux agents des forces de sécurité, des sanctions ont été prises à l’encontre de certains éléments indélicats. Ainsi, lors d’un entretien accordé au quotidien L’Union ce lundi 31 décembre 2018, le ministre de l’Intérieur a révélé qu’une soixantaine d’agentde la police nationale ont été radiés de ses effectifs au courde cette année.

Durant cet échange, Lambert-Noël Matha a tenu à aborder l’épineuse question du racket opéré par des éléments de la police nationale. Il n’est un secret pour personne que des éléments des forces de sécurité s’adonnent allègrement au braquage au cours de nombreux contrôle, d’où le surnom « d’amis des taximen »dont les populations les ont affublés.

Défendant son bilan à la tête de ce département, le membre du gouvernement a précisé que plusieurs mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre des policiers véreux qui ternissent l’image des forces de police nationale. « Une soixantaine de fonctionnaires de la police ont été radiés des effectifs, cela a permis de dissuader certains policiers de s’adonner au racket », a t-il déclaré.

Cette assertion du premier policier du pays ne semble pas trouver l’assentiment des riverains qui malheureusement ne cessent de se plaindre des habitudes rétrogrades des policiers, qui continuent de soutirer de l’argent aux automobilistes entraînant parfois la grève ou l’augmentation des coûts des transports pour dénoncer ce comportement prohibitif.

D’ailleurs, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba dans une adresse à la nation avait sommé le gouvernement de mettre tout en oeuvre pour que soit éradiqué ce phénomène honteux pour le pays tout entier. Le bilan dont se targue Lambert-Noël Matha est bien loin du compte, lorsqu’on sait que pas un jour ne se passe sans que des citoyens observent choqués l’attitude de ces fonctionnaires qui sont censés faire respecter la loi.

Vivement que le ministre de l’Intérieur multiplie des actions fortes pour mettre fin à cette situation au lieu de s’autosatisfaire de la mise hors d’état de nuire d’une poignée de policiers sur les  centaines qui arpentent les rues de la capitale et même à l’intérieur du pays s’adonnant dans le plus grand calme au racket.

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