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Bloomfield annonce l’interruption de la notation de la Senelec -Sénégal

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Nous publions en intégralité ci-dessous le communiqué de l’Agence de notation Bloomfield à propos de l’interruption du processus de notation de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

Communiqué

“Nous avons été informés, le mardi 23 octobre 2018, par courrier, de la volonté de la Senelec de se retirer du processus de notation financière de Bloomfield Investissement.

Nous informons donc l’ensemble du marché financier de l’UEMOA que l’Agence de notation panafricaine Bloomfield Investment Corporation, agréée par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, ne sera plus en mesure de garantir la qualité de crédit de la société Senelec (émetteur sur le marché des obligations) à compter du 1er novembre 2018; la notation actuelle ayant expiré le 31 octobre 2018.

Par conséquent, l’émission obligataire 2018-2025 de la Senelec ne bénéficie plus de couverture de risque de défaut à partir du 1er novembre.

Nous faisons ce communiqué de presse, conformément à l’article 16.1 de l’instruction relative aux conditions d’exercice de l’activité des agences de notation financière sur le marché financier régional de l’UEMOA”.

Fait à Abidjan, le 1er novembre 2018

Signé Stanislas Zézé, Président directeur général

Bloomfield Investment
Mail: croissanceafrik@gmail.com

EXONERATIONS AU MALI : Le seuil d’éligibilité passe de 12,5 millions de francs CFA à 100 millions de F CFA

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 24 octobre au 3 novembre 2018 dans le cadre des consultations relatives à la 10e revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Débuté en 2013 avec un coût initial de 46 millions de dollars, le coût de ce programme dépasse aujourd’hui les 200 millions de dollars avec une croissance robuste du PIB de 2018 à 5% soutenue par une bonne production agricole et surtout le respect strict des objectifs de déficit budgétaire. D’où des félicitations appuyées de la mission du FMI au Ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé et à son équipe. Elle l’encourage à poursuivre les réformes structurelles déjà mises en œuvres parmi lesquelles l’épineuse question des exonérations accordées aux entreprises. C’était au cours d’une conférence de presse tenue le samedi dernier à l’hôtel des Finances sis à l’ACI 2000.
Le FMI classe le Mali parmi ses ‘’bons élèves’’. « La croissance du PIB de 2018, soutenue par une production agricole solide, devrait rester robuste à environ 5%. L’inflation est projetée à environ 1,9% en dessous du plafond régional. », a déclaré Mme Yontcheva d’entrée de jeu avant d’ajouter que la mise en œuvre du programme, au cours du premier semestre 2018, a été globalement satisfaisante. Et que la plupart des critères quantitatifs de performance à fin juin ont été atteints. La cheffe de la délégation a par ailleurs souligné que le niveau attendu des recettes à fin décembre 2018 est inférieur à l’objectif du gouvernement de 1% du PIB. D’où des ajustements sur le budget d’Etat 2018 enfin de respecter l’objectif du déficit budgétaire de l’année en cours. Pour éviter de telles situations à l’avenir, l’Etat va accélérer la mise œuvre rapide des réformes majeures sur sa gouvernance et décide de relever le seuil des investissements bénéficiant d’exonérations fiscales au Mali pour les mettre au même niveau que dans les pays de la sous-région. Cette importante annonce a été faite par le ministre Boubou au cours de cette rencontre avec les journalistes. Parmi les réformes en cours, on peut citer la déclaration de patrimoine par les hauts fonctionnaires qui a été largement remplie ; les réformes sécuritaires et la loi de programmation militaire dans le cadre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale qui couvre les 22% du budget d’Etat.
Les résultats sont palpables aujourd’hui. « Nous pensons que ce phénomène sécuritaire était temporaire mais ça continue et nous allons continuer à faire des sacrifices au cours des années à venir pour renforcer la présence de l’Etat dans les zones qu’ila du mal à maitriser jusqu’à présent. », a rassuré le ministre Boubou Cissé.
Le seuil d’éligibilité à l’exo passe de 12,5 millions à 100 millions de F CFA…
« Il y’a des réformes sur lesquelles nous allons continuer à nous focaliser, qui devraient nous garantir cette stabilité macroéconomique dans tout ce qui a été acquis dans le cadre de ce programme-là et qui devraient être renforcées, consolidées pour le prochain programme en tout ce qui concerne la stabilité macroéconomique, la viabilité financière ou budgétaire même de l’Etat. Des questions relatives à la gestion de la dette, de la trésorerie… tout ce qui a donné des résultats positifs, ces réformes-là seront reconduites pour le prochain programme. », a-t-il expliqué de passage.
Par rapport au défi de la mobilisation des recettes, le ministre Cissé promet : « nous allons continuer dans ce sens-là. Il y a des réformes qui ont pris du retard dans le cadre de ce programme pas parce qu’elles n’ont pas été mises en œuvre parce que les résultats escomptés n’ont pas atteint cent pour cent de nos souhaits. Dans le cadre des exonérations, beaucoup de progrès ont été faits. Aucun marché n’est exécuté sur le budget d’Etat en hors taxe contrairement à ce qui se passait il ya un ou deux ans. Tout est en TTC. La réforme majeure était liée au code des investissements. Le dossier est sur la table du Conseil des ministres. La loi prévoit que le seuil d’éligibilité auquel les entreprises auront droit pour bénéficier des exonérations doit passer de 12,5 millions de francs CFA à 100 millions de F CFA. Ça va nous permettre de réduire significativement le niveau des exonérations dans certaines entreprises qui étaient sur le code des investissements bénéficiaires. Simplement elles bénéficient des ces exonérations sans une contrepartie efficace pour le gouvernement. On a remarqué que sur ce à quoi ces entreprises se sont engagées pour pouvoir bénéficier de ces exonérations généralement à 70% à 80% ne le font pas. Il n’y a pas de création d’emplois, ni de valeur ajoutée. Donc nous allons rehausser légèrement le niveau pour être dans une norme qui est communautaire. Comme chez nos voisins du Burkina Faso, c’est à cent millions. »
Les réformes vont se poursuivre sur d’autres secteurs….
« La réforme majeure sur laquelle nous sommes lancés, qui va être concrétisée pour l’avenir, c’est la mise à jour du répertoire des prix pays parce qu’aujourd’hui sans doute que ce ne sont pas de bons prix. Pour nous faire revenir dans des proportions de dépenses beaucoup plus raisonnables que ceux que nous avons observés jusqu’à présent. Evidemment, il y a des secteurs fragiles qui présentent des risques budgétaires pour l’Etat sur lesquels nous allons nous concentrer. C’est le cas du secteur de l’énergie qui est un secteur important et stratégique pour le prochain programme. La situation de l’EDM étant extrêmement difficile, il y aura des réformes majeures dans ce secteur-là. Des réformes majeures ont déjà commencé pour que nos établissements de crédits et financiers soient préparés à rentrer de dedans. Les réformes vont se poursuivre dans les secteurs miniers, pétrolier, énergétique, de la téléphonie mobile pour permettre à l’Etat d’en tirer le maximum de profits. »,a assuré Boubou Cissé.

Boniface Dembélé

Source L’enquêteur
Mail: croissanceafrik@gmail.com

Mali : Bamako abritera le 5 ème salon des jeunes entrepreneurs de la zone UEMOA du 24 au 27 novembre 2018

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C’est au cours d’une conférence de presse que l’information a été donnée par le président de la commission d’organisation du 5 eme salon des jeunes entrepreneurs de la zone UEMOA (SAJE-UEMOA). Idrissa Coulibaly a affirmé que l’objectif de cette 5 édition est placé sous le thème : « Oser le partenariat inter-entreprises PME-PMI : Opportunités enjeux et défis dans l’espace UEMOA ». Une rencontre qui a enregistré la présence d’une brochette de journalistes nationaux et internationaux ce mardi 06 novembre 2018 dans la salle de conférence du conseil national du patronat du Mali. LE SAJE-UEMOA 2018 se tiendra du 24 au 27 novembre 2018 à Bamako.

La (eme édition du saje-uemoa se tiendra du 24 au 27 novembre 2018 au palais de la culture Amadou Hampaté Ba de Bamako situé au carrefour des deux rives de la capitale Malienne. Ce salon est placé sous haut patronage de Monsieur Soumeuylou Boubeye Maiga premier ministre chef du gouvernement ; sous le présidence d’honneur de Moustapha Mamadou Barro ; représentant résident de l’union économique monétaire ouest-Africaine (UEMOA) au Mali et parrainé par M. AMADOU Koita ministre Malien en charge de l’emploi, de la jeunesse et de la construction citoyenne.
Selon le président de la commission d’organisation ; M. Idrissa Coulibaly « après une année d’absence, 2017, le saje-uemoa envisage d’offrir aux entreprises de l’espace UEMOA un évènement de haut niveau avec une organisation plus améliorée et une grande mobilisation pendant toute la durée du salon, dans un cadre convivial et accessible ». Avant d’ajouter que le programme de ce salon s’articule autour des éléments suivant : exposition, conférence et ateliers de formations (gratuite) ; des soirées after Works « B to B » ; les « universités de l’entrepreneuriat » et une journée totalement dédiée aux femmes entrepreneures », a-ajouté M. Coulibaly.
En réalité ce salon offre ainsi une opportunité aux entrepreneurs qui participeront d’une part à se connaitre, d’échanger, de tisser des liens d’affaires et de développer des relations de partenariat mutuel et avantageux et, d’autres part d’échanger leurs expériences avec des entreprises seniors. C’est pourquoi le choisi pour cette 5eme édition est « d’Oser le partenariat inter-entreprises PME-PMI : Opportunités enjeux et défis dans l’espace UEMOA ». Ce salon réunit en un seul lieu pendant quatre jours, les jeunes entrepreneurs venant des 8 pays de l’UEMOA qui ont en commun l’usage de franc CFA comme monnaie, à savoir  le Benin, le Burkina Faso, la côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Dans le volet questions réponses le président de commission d’organisation a affirmé que « le salon des jeunes entrepreneurs de la zone UEMOA est un événementiel organisé annuellement par un comité d’organisation composé d’un groupe d’association de jeunes entrepreneurs et organisations de jeunes entrepreneurs des pays de l’UEMOA en partenariat avec l’agence de communication IMAGE Group-EVENT » a-t-il affirmé M ; Idrissa Coulibaly. Avant de conclure son allocution ajoute que « ce salon détient un espace dédié aux entreprises, aux institutions et structures d’accompagnement ; pour la promotion et la vente de leur produits et services à travers des stands d’expositions mis à la disposition pendant toute la durée du salon. La location d’un stand varie de 55 000 à 350 000 FCFA pour les start-up et petites et moyennes entreprises.
Il faut noter que les principaux partenaires du saje-uemoa 2018 : la commission de l’UEMOA, la chambre de commerce et d’industrie du Mali, le ministère de l’emploi, de la jeunesse et de la construction citoyenne ; l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes, ANPE, FAFPA, PROCEJ, centre du secteur privé, RMO JOB center et la de télécommunication Malitel.

DAOUDA BAKARY KONE

Source: croissanceafrique.com

Mail:croissanceafrik@gmail.com

Agriculture : L’engrais a été subventionné à hauteur de 32,6 milliards lors 2017-2018

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32,6 milliards de Fcfa, c’est le montant alloué à la subvention de l’engrais lors de la campagne 2017-2018. L’information a été donnée au cours de la conférence de presse animée par le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, lundi dernier, dans les locaux de son département. Avec l’adjoint au Directeur National de l’Agriculture (DNA), Oumar TAMBOURA, Cheick Oumar Doucouré de la CMDT, le DG de l’OHVN, Mahamadou Kané et le Directeur des Finances et du Matériel du ministère de l’Agriculture, Soumana Daou, les journalistes ont été entretenus sur la campagne agricole 2017-2018 ainsi que sur le nouveau système de distribution des engrais subventionnés.
Pour ce qui est de l’engrais subventionné, M. DEMBELE dira que la prévision était de 172 555 tonnes pour la campagne de saison et la campagne de contre saison. Selon lui, à la date d’aujourd’hui, les placements ont porté sur 149 135 tonnes d’engrais, soit 80%. Et d’ajouter que les 20% restants vont couvrir la contre-saison du riz. Les producteurs qui ont bénéficié de l’engrais subventionné sont au nombre de 587 409 personnes dont 20% de femmes, a-t-il souligné, avant que l’adjoint au Directeur National de l’Agriculture (DNA), Oumar TAMBOURA, ne déroule l’historique de la subvention et les différents mécanismes qui lui sont applicables notamment les cautions techniques et le nouveau mécanisme initié cette année. Il a noté à ce sujet que l’objectif de la subvention est de fournir aux paysans un engrais de bonne qualité et à temps. Et M. TAMBOURA de mentionner que c’est pour assurer la transparence dans la distribution de l’engrais subventionné, que les cautions techniques ont été instaurées de 2011 à 2017.

Source : Le Témoin

Mail: croissanceafrik@gmail.com

Dr Boubou Cissé, malgré la croissance, reconnait : « Il y a des tensions de trésorerie… »

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By Figaro Mali

La salle de conférence du ministère de l’économie et des finances a servi de cadre, le samedi 3 novembre 2018, à la présentation du bilan de la 10ème revue du programme triennal entre le gouvernement malien et le fonds monétaire international, FMI. Une rencontre, mis à profit par le ministre, Dr. Boubou Cissé, pour s’exprimer sur la situation de la trésorerie actuelle du Mali. C’était en présence de la chef de mission du FMI, Mme Boriana Youtcheva.

« Le Mali a retrouvé le chemin de la croissance économique », cette nouvelle a été donnée par Mme Boriana Youtcheva, en mission du Fonds monétaire international dans notre pays. En effet, la chef de mission a affirmé, au cours de cette conférence, qu’au terme de la 10e revue du programme triennal économique et financier entre le gouvernement malien et le FMI, notre pays a réalisé un grand pas vers la croissance économique. Selon elle, ce résultat obtenu par notre pays, malgré la crise de 2012, est la suite logique de la politique de stabilité macro-économique entreprise par le gouvernement.

Comme résultat obtenu à travers cette politique, annonce Mme Youtcheva, la reprise économique, la croissance robuste du PIB, une meilleure position budgétaire, et la maitrise de l’inflation. Un résultat satisfaisant, aux dires de la chef de mission du FMI, qui a permis à notre pays de « retrouver le chemin de la croissance économique » a-t-elle martelé.

En dépit de ce résultat obtenu par notre pays, la chef de la mission du FMI a signalé qu’il reste plusieurs défis à relever. Défi sécuritaire, déficit de la balance commerciale, autant de difficultés économiques qui exigent de très grandes réformes selon Mme Boriana Youtcheva.

Prenant la parole, le ministre de l’économie et des finances, Dr. Boubou Cissé, a exprimé toute sa satisfaction du chemin parcouru par le Mali pour atteindre ces résultats. « Les perspectives sont bonnes mais les vulnérabilités sont là » a-t-il martelé.

En vue de palier aux difficultés économiques et pour mieux maitriser les dépenses de l’Etat, le ministre de l’économie a annoncé que plusieurs reformes seront entreprises très prochainement par le gouvernement. Ces réformes en matière macro-économique, dit Dr. Boubou Cissé, viseront nécessairement des secteurs, tels que, les mines, l’énergie, les finances, et la téléphonie mobile.

S’exprimant sur la grogne sociale que traverse le pays actuellement, le ministre de l’économie et des finances a dénoncé une campagne d’intoxication faisant savoir que le trésor public était vide. Pour lui, notre pays est loin du rang des Etats en faillite, comme annoncé par certains. Car, estime-il, « l’Etat en faille, c’est l’Etat surendetté, qui est en cessation de payement ».

Malgré la régularité des payements de salaires et de remboursement de dette, notre trésorerie connait un certain nombre de difficulté, a reconnu le ministre de l’économie et des finances, Dr. Boubou Cissé. « Il y a des tensions de trésorerie qui ne sont pas cachées », a-t-il affirmé. Mais ces tensions, selon lui, s’expliquent par le fait que des dépenses, imprévues dans le budget de l’Etat, soient effectuées pour des besoins urgents et plus que nécessaires dans d’autres domaines. Comme exemple évoqué, le ministre a fait cas de l’EDM où le trésor public a dû « se substituer » à cette société énergétique pour l’aider à faire face à ces créances « au risque de ne pas voir notre capitale plongée dans le noir » a-t-il conclu.

Boubacar Kanouté

Sourrce: FIFGARO-MALI

Mail: croissanceafrok@gmail.com

Polémique autour de la caisse de l’Etat : Le ministre Boubou Cissé dissipe les inquiétudes !

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Samedi dans la salle de conférence du département de l’Économie et des Finances, la délégation du Fonds Monétaire International (FMI) conduite par Mme Boriana Yontcheva a rendu son rapport sur la 10ème revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI. Présent pour la circonstance, le ministre de l’Economie et des Finances a rassuré plus d’un par rapport à la polémique entretenue autour de la caisse de l’Etat. Selon lui, il y a tension de trésorerie, mais pas de faillite.

Soutenu par le FMI à travers l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), le programme économique et financier débuté en 2013 est un ensemble de réformes discutées par les services du gouvernement de la République du Mali en vue d’être mis en œuvre. Cet ensemble de reformes qui est mis en œuvre dans un calendrier déchu est régi par des résultats mesurables.

« La mission du FMI et les autorités du Mali sont parvenues à un accord préliminaire sur la conclusion de la dixième revue du programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI, sous réserve de l’approbation par la Direction et le Conseil d’Administration du FMI » a déclaré Mme Yontcheva.

Selon elle, la mise en œuvre du programme au cours du premier semestre 2018 a été globalement satisfaisante. La moins-value importante au niveau des recettes intérieures, dit-elle, a été compensée par une réduction des dépenses car les autorités ont fait preuve de détermination pour respecter leur objectif de déficit budgétaire.

D’après elle, en plus de la mise en œuvre des mesures correctives d’administration fiscale pour redresser le niveau des recettes, les autorités ont également prévue de resserrer significativement les dépenses d’investissement moins prioritaires financées sur ressources intérieures et les dépenses courantes, hors salaire afin de respecter l’objectif de déficit budgétaire de 2018.

Plus loin, Mme Yontcheva n’a pas passé sous silence sa prescription pour permettre à notre pays de contenir les vulnérabilités et booster la croissance économique. A ce sujet, elle a souligné la poursuite des efforts de sécurisations du pays, l’amélioration de la collecte des recettes à travers l’élargissement de l’assiette fiscale, la limitation des exonérations dans tous les sens et l’accroissement des recettes minières. De même, elle a souligné l’accroissement de la qualité des dépenses publiques.

Les éclaircissements du ministre Boubou Cissé !

Par ailleurs, l’occasion a été opportune pour les hommes de media d’interpeller le ministre Cissé par rapport à plusieurs sujets brulants du pays. Parmi lesquels, figurent l’inclusivité et la ré-distributivité de la croissance économique ainsi que la polémique sur la situation de la caisse de l’État.

Par rapport à la première question, le ministre Cissé dira qu’il est réel que la croissance économique ne se sent pas sur le panier de la ménagère. « Ce constat nous l’avons fait » a-t-il reconnu. Cependant, il a précisé que des mesures seront prises afin de faire en sorte que cette croissance soit plus inclusive et redistributive que ce qu’elle n’est aujourd’hui.

Par rapport à cette même question le ministre a rappelé les efforts déployés par l’État dans le cadre des subventions pour améliorer le panier de la ménagère.

Par rapport à la polémique autour de la caisse de l’Etat, il déclara : « Pendant que les autres parlent, nous, nous sommes dans l’action ». Cependant, pour lever toute équivoque sur la situation, il dira qu’un Etat en faillite, est celui qui est en cessation de payement, en difficultés pour faire face à ses dépenses minimums et surendetté. « Nous ne sommes pas un pays surendetté qui n’arrive pas à faire face au remboursement de sa dette » a-t-il déclaré.

Pour preuves, il dira que les salaires ainsi que les pensions sont payés avant les dates légales. « Donc, on ne peut qu’avoir une réaction de sérénité face à cette intoxication » a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Il y a des tensions de trésorerie, mais pas de faillite ».

Par Moïse Keïta

LE SURSAUT

Mail: croissanceafrik@gmail.com

KASSI-FOFANA, PRÉSIDENTE DE L’ASSOCIATION AKWABA CULTURE : « AUCUNE SOCIÉTÉ NE PEUT SE DÉVELOPPER SI ELLE NE LIT PAS, SI ELLE SE PASSE DU LIVRE »

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Par Elisée Charles Gonçalvès

La 11e édition du Prix Ivoire de littérature en Côte d’Ivoire aura lieu cette année à Abidjan les 8, 9 et 10 novembre. La présidente de la fondation Akwaba culture, principale organisatrice de l’évènement éclaire le public sur la façon dont la sélection du lauréat du Prix chaque année. Et, elle se prononce également sur l’utilité du livre pour la société de façon générale.

Présentez-nous votre structure et l’événement que vous organisez en novembre …
L’association Akwaba culture organise depuis bientôt 12 ans le Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone, qui est un prix littéraire organisé à partir de la Côte d’Ivoire et qui veut en quelque sorte faire la promotion des lettres africaines francophones. C’est parti d’un constat. On s’est dit qu’après plusieurs années il n’y avait pas de prix littéraires aussi importants qui partaient du continent et qui s’adressaient au continent. Et c’était comme si on attendait chaque année des bonnes notes de nos amis européens. Je veux parler entre autres du Grand prix littéraire d’Afrique noire qui a été créé depuis les années 1960. On s’est dit que plus de 50 ans après les indépendances, il est temps que la tendance s’inverse et que nous Africains, à partir de nos us et coutumes, notre façon de voir les choses on est à même de pouvoir jauger une œuvre à partir de nos réalités, nos sensibilités. Donc, c’est un peu de cette révolte qu’est né ce prix littéraire. Cette année, il est à sa onzième édition. Chaque fois qu’il est organisé c’est aussi l’occasion pour nous de faire venir de grands noms de la littérature africaine d’expression francophone. Je veux parler des auteurs comme Seydou Badian Kouyaté, Djibril Tamsir Niane, Henri Lopez, Alain Mabanckou… Vraiment des sommités de la littérature pour ne citer que ceux-là. On a même pu faire venir des auteurs comme Amadou Koné qui n’était plus revenu dans son pays depuis plus de 20 ans. Cette année nous avons l’honneur d’inviter Emmanuel Boundzéki Dongala, le célèbre auteur qui a été sacré grand prix littéraire d’Afrique noire. Il est très connu pour son ouvrage Jazz et Vin de palme ainsi que plusieurs autres ouvrages. C’est un grand auteur congolais qui vit aux Etats-Unis. Nous le faisons venir ainsi que Yvon Amar qui est un acteur culturel, un éminent journaliste de RFI. C’est un peu cela. C’est la fête du livre à partir de la Côte d’Ivoire. Au moment de la remise de ce prix littéraire, on fera de la Côte d’Ivoire, la capitale des belles lettres francophones.

Quel est votre objectif en organisant cet événement ?
Notre objectif c’est de faire rayonner les belles lettres francophones. Faire de la Côte d’Ivoire la capitale des belles lettres francophones, puisque c’est un prix littéraire qui consacre une œuvre africaine francophone qu’elle soit publiée sur le continent africain ou pas. Nous l’avons ouverte à la cinquième région de l’Afrique conformément aux vœux de l’Union Africaine. Donc, on a associé les Caraïbes et les autres îles. On a eu une auteure haïtienne et un autre originaire de ces îles. C’est un prix qui embrasse plusieurs littératures. C’est un foisonnement de littérature qui se retrouve dans ce pôle- là que j’appelle littérature africaine d’expression francophone. Parce que c’est plusieurs réalités, plusieurs ouvrages qui sont passés au peigne fin et le jury a vraiment un travail très important.

Revenez sur la chronologie des événements ou sur le processus qui a abouti à la nomination des lauréats….
Le Prix Ivoire, en général est lancé chaque début du mois de mars avant le salon du livre de Paris. Et à la faveur de ce lancement nous activons nos réseaux, les gens, les éditeurs ou les écrivains peuvent y participer. Ils nous envoient les exemplaires des livres ou des ouvrages à une adresse que nous leur communiquons. C’est au moins une bonne cinquantaine d’ouvrages venant du monde entier que nous recevons. Ces ouvrages concernent la littérature générale dans son entièreté. Ne peuvent participer à ce salon que des ouvrages qui relèvent de la littérature générale comme le roman, la poésie, le théâtre, les essais, les recueils de nouvelles et même les recueils de biographies. Quand nous recevons ces ouvrages, nous avons un travail de fourmi que nous faisons avec un premier jury qui est constitué de critiques littéraires, de professeurs d’université et de férus de littérature. Ce jury se met en place, présélectionne les livres, lit et dégage un short -liste, une liste de cinq, six ou sept ouvrages finalistes. Ces ouvrages sont remis au jury final qui lui est présidé par la célèbre Wèrè-wèrè Liking. Dès lors, le grand jury se réunit, détermine le lauréat du prix ivoire. C’est un peu comme cela que l’on procède depuis le début.

Isabelle Kassi

La lecture a un rôle important dans l’éducation. Selon vous, comment peut-on développer l’accès au livre aux Ivoiriens ?
Je pense que c’est un travail de longue haleine. Un travail collégial qui doit provenir de la chaîne du livre, c’est-à-dire des éditeurs, des libraires, des écrivains. Mais à la base et en amont, il doit être aussi encadré par les parents qui y ont un rôle à jouer. Et, il y a aussi les encadreurs pédagogiques qui y jouent un rôle important. Je veux parler précisément des écoles. Il faut qu’il y ait des bibliothèques dans les écoles où se tiendront des temps de lecture aménagés pour les enfants. Bref, il faut qu’on inculque le goût de la lecture aux enfants. On ne naît pas maçon, on devient maçon. C’est pareil pour la lecture, on ne naît pas grand lecteur, on le devient. C’est vrai qu’il y a certaines personnes qui ont des aptitudes plus que d’autres aux belles lettres. Et d’autres qui se croient plus scientifiques que d’autres. Mais je crois que l’histoire nous l’a prouvé. Les meilleurs scientifiques sont aussi ceux qui lisent beaucoup.
Ce n’est pas seulement aux enfants qu’on doit dire de lire. C’est dire que les parents doivent aussi lire. Je les exhorte à acheter plus de livres aussi bien comme cadeaux de fin d’année et d’anniversaires qu’avoir dans nos maisons des bibliothèques où sont exposées des casseroles, des assiettes de luxe et autres. L’enfant doit être dans un environnement propice aux livres. C’est ce que nos frères européens font. Ils l’ont si bien compris. Aucune société ne peut se développer si elle ne lit pas, si elle se passe du livre, si elle se passe du savoir. Ce n’est pas possible. Ça va être une société qui va se développer mais qui va être dangereuse. Parce que quand on n’est pas cultivé, quand on n’a pas suffisamment de background intellectuel, quand ses cadres ne sont pas bien formés ou instruits. On n’est pas de bons cadres, on peut devenir négatifs pour notre propre société parce que la lecture permet d’aller au-delà des frontières. La lecture sans même voyager est une fenêtre sur le monde comme l’a dit ce célèbre écrivain. La lecture nous permet d’accepter l’autre dans sa différence parce qu’on le comprend. On arrive à voyager à travers les livres. On arrive à apprendre d’une culture, à apprendre du voisin, à connaître, à s’approprier son histoire. On arrive à se retrouver.

D’après votre expérience, comment faire pour que l’auteur du livre en Côte d’Ivoire arrive à vivre de son travail ?
C’est une question qui se pose à toutes les maisons d’édition du monde entier. C’est pareil que la problématique d’un artiste de vivre de son art. Je dirai qu’il faut que la population d’érudit soit plus importante, que les populations aient les moyens de s’acheter un livre. Il faut que les auteurs écrivent des ouvrages de bonne facture qui puissent être lus au-delà des frontières et il faut aussi faire la promotion des livres. Je crois qu’il y a aussi, la possibilité de l’édition numérique pour les auteurs. Nous les éditeurs professionnels, devrons numériser les ouvrages afin de leur permettre d’être lus et d’aller au-delà des frontières, d’aller dans le monde entier, télécharger un livre et d’être rémunérés. Nous venons de signer une convention dans ce sens avec une bibliothèque numérique. A chaque fois qu’on va consulter nos ouvrages, les auteurs seront rémunérés. C’est dire qu’il y a un travail de longue haleine à faire.

Votre mot de fin ?
Le forum littéraire est ouvert à tout le monde. Il n’y a pas de carte d’invitation exigée. C’est pareil pour la dictée. Venez, nous allons nous amuser autour du livre. En revanche, pour le diner-gala qui aura lieu le 10 novembre au Golf hôtel où le prix ivoire sera décerné le ticket d’accès est à 25 000 F CFA. Le concours de culture littéraire des écoles verra son apothéose cette année le 8 novembre à l’Institut français, en présence des invités que nous faisons venir dans le cadre du Prix Ivoire 2 018. En marge de ce concours il y aura le 9 novembre à 16h à la bibliothèque nationale, une dictée. Il s’agit de la dictée d’Isabelle, ambassadeur de l’OIF, qui va voir compétir les acteurs du livre en Côte d’Ivoire, précisément les libraires, les écrivains, les professeurs de lettres. Je voudrais dire que toutes ces actions sont menées pour créer une belle fête autour du livre, pour faire en sorte qu’il y ait pignon sur rue malgré l’actualité abondante, malgré les problèmes de la vie. On se dit qu’on doit apporter quelque chose au livre parce que le livre nous a tout apporté. Au final, je lance un appel à tous les passionnés du livre, les amoureux de la littérature à y participer.

Source: Neoafricanews.com

Mail:croissanceafrik@gmail.com

Mali: communiqué du ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration Africaine.

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Le Ministère des maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine informe les maliens de l’intérieur et de l’extérieur qu’il suit la situation en Angola de très près, à travers l’Ambassade du Mali à Luanda, Angola.

A ce titre, le Ministère annonce qu’à la date du lundi 05 novembre 2018, il a été dénombré 74 maliens dont quatre (4) femmes concernés par l’opération de restauration de l’autorité de l’Etat et de rétablissement de l’ordre public lancée par le gouvernement Angolais. Et sur les 74 maliens, cinq (5) ont déjà acheté leurs billets retour sur le Mali.

Le Ministère rassure les maliens que toutes les dispositions sont déjà prises par le Comité de crise pour sécuriser les maliens établis en Angola et leurs biens ; faciliter le retour volontaire de tous nos compatriotes en détresse en Angola.

L’Ambassade du Mali en Angola suit avec attention l’évolution de la situation et continuera de rendre compte progressivement.

Le ministère remercie déjà tous ses partenaires qui ont accepté d’apporter leur assistance à nos compatriotes établis en Angola.

Daouda Bakary KONE

Mail: croissanceafrik@gmail.com

Centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale : IBK est arrivé à Paris , le Mali sera à l’honneur à Reims.

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Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, est l’invité spécial du président français Emmanuel MACRON à l’occasion de l’inauguration officielle du Monument aux héros de l’Armée noire, demain ‪mardi 6 Novembre‬ à Reims.

IBK est arrivé à Paris en début de soirée du 5 Novembre 2018, où il a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport du Bourget par SEM Toumani Djimé Diallo Ambassadeur de la République du Mali en France ; son ministre conseiller, le consul du Mali,l’ambassadeur du Mali à l’Unesco , Mme Keita Maire Adjointe de Montreuil,le personnel de l’Ambassade .

IBK , est le seul Chef d’Etat à participer à cette symbolique de la Grande Guerre auprès de son Homologue français Emmanuel MACRON.
‪Du 11 au 13 Novembre 2018, IBK prendra part également aux commémorations du centenaire de l’armistice 1918-2018 dont le temps fort sera la tenue du Forum de Paris sur la paix à la grande Halle de la Villette. Quelque 80 chefs d’Etats et de gouvernements y sont attendus dont Angela Merkel et Donald Trump.‬

La commémoration traditionnelle aura lieu ‪le 11 Novembre 2018‬ sous l’Arc de triomphe à Paris.

En ce qui concerne la commémoration de la symbolique de la Grande Guerre ,demain ‪mardi 6 novembre 2018‬ à Reims , il faut également noter que la particularité du monument qui sera inauguré demain est qu’il est le jumeau du monument de la liberté à Bamako en face du ministère de l’éducation.

Madou’s Camara
Crédits photographies CcomPRM-Madou’s-

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Résultats Bons du Trésor du Burkina Faso : 25,134 milliards de FCFA dans coffres du trésor

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L’émission de Bons assimilables du Trésor de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Burkina Faso, portant sur un montant de 25 milliards et sur une durée de un an de ce jour, a connu un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions de 131,34%, a annoncé l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette Umoa-Titres dans un communiqué.
Selon le compte rendu d’adjudications de bons du trésor parcouru par le journal de l’économie malienne(LEJECOM), 15 participants ont eu à réaliser 27 soumissions pour un montant global de 32834 millions de FCFA. En définitive le trésor burkinabé a retenu la somme de 25134 millions de FCFA.
Le taux d’intérêt marginal et le taux moyen pondéré s’élèvent respectivement à 6,2000% et 6,0087%. Le taux d’absorption est de 76,55% et le rendement moyen pondéré est de 6,3974%.
Pour rappel, Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’exécution du programme d’émissions de titres publics du Burkina en conformité avec la stratégie à moyen et long terme de gestion de la dette.
Oumar Nourou
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