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Africa Investment Forum : Les organisateurs fins prêts

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Lancée sous l’égide de la Banque africaine de développement, la première édition de l’Africa Investment Forum (AIF), vital pour financer le développement des infrastructures en Afrique, se déroulera du 7 au 9 novembre 2018, au Sandton Convention Centre de Johannesburg, en Afrique du Sud.
Si les opportunités d’investissements sont riches, il est toutefois urgent de combler le fossé entre le capital disponible en Afrique et les projets bancables. Financer les besoins en développement du continent exigerait de 600 à 700 milliards de dollars par an, d’après les estimations. Et d’après l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement, 130 à 170 milliards de dollars environ sont nécessaires, chaque année, pour les infrastructures.
La Banque collabore avec d’autres partenaires au développement multilatéraux et parties prenantes, pour faire en sorte que l’Africa Investment Forum devienne un tremplin essentiel pour les investissements en Afrique et ainsi satisfaire les énormes besoins en infrastructures et en développement du continent.
Ce premier marché novateur de l’investissement réunira des promoteurs de projets, des fonds de pension, des fonds souverains, des investisseurs privés, des décideurs, des sociétés de capitaux et des chefs de gouvernement, afin de mobiliser des capitaux à même de transformer les secteurs économique, agricole et industriel de l’Afrique.
Le forum sera 100 % transactionnel. L’accent est mis la conclusion et la signature d’accords, la sélection et l’amélioration de projets. Il s’agit également d’une plateforme pour attirer les co-investisseurs et faciliter les transactions, afin de libérer des opportunités d’investissements de plusieurs milliards de dollars en Afrique.
Pathé TOURE
Mail: croissanceafrik@gmail.com

Toute l’histoire de la transsaharienne : le projet routier titanesque qui va révolutionner le commerce intra-africain

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Le projet de construction de la route transsaharienne est né vers la fin des années 1960 pour désenclaver la région du Sahel et favoriser les échanges commerciaux entre l’Afrique de l’Ouest et l’Algérie. Le linéaire, long d’environ 6000 km, implique ainsi six pays (le Nigéria, le Tchad, le Mali, le Niger, la Tunisie et l’Algérie) et représente un investissement global de plus de 5,2 milliards $.
Elle permettra de désenclaver plus de 400 millions d’Africains, éparpillés sur plus de 6 millions de kilomètre carrés dans la région du Sahel, notamment au Tchad, au Niger et au Mali d’avoir un accès direct à la Méditerranée. Ce projet pharaonique, qui s’accompagne de la fibre optique, devrait entraîner la création d’importants axes d’échanges commerciaux, favoriser des avancées considérables en matière d’aménagement du territoire, une forte croissance économique dans la région et la création de plusieurs millions d’emplois.
Cependant, sa mise en œuvre reste soumise à de nombreux défis notamment d’ordre financier et sécuritaire. Cela expliquerait le retard constaté dans le lancement de l’infrastructure.
Des défis restent également à être relevés en termes d’encadrement législatif et réglementaire, mais aussi et surtout de mise en place d’institutions commerciales pour faciliter la circulation des personnes et des biens. « Un projet comme la Transsaharienne a besoin de mécanismes harmonisés pour permettre aux biens et aux sociétés de faire du transport de Lagos à Alger. Si les conventions de l’ONU sur le transit de marchandises ne sont pas appliquées, ça ne marche pas », a relevé Habib Turki, chargé de la région Afrique à l’Union internationale des transports routiers.
Cette chronique retrace l’essentiel des étapes du développement de l’infrastructure depuis les dix dernières années, où les pays impliqués ont réellement mis le pied à l’étrier pour la réaliser.
Décembre 2011
Bouclage au Mali d’un financement pour 1100 km d’infrastructure
Le Mali a réussi à mobiliser 190 millions $ auprès de 10 partenaires financiers pour le financement de 1100 km de routes prioritaires. Certaines d’entre elles entrent dans le cadre de la réalisation la transsaharienne qui reliera le Nigéria à l’Algérie. Il est question ici de construction et mais aussi de réhabilitations de nombreux axes.
Il s’agit des routes Bourem-Kidal (300 km), Douentza-Hombori-Gao (383 km), Didiéni-Goumbou-Nara (185 km), Zantiébougou-Kolondiéba-frontière avec la Côte d’Ivoire (150 km) et Macina-Diafarabé-Téninkou (95 km).
« La croissance moyenne de l’économie malienne a été plus faible que prévu. D’où l’importance d’ouvrir de nouveaux gisements de croissance, notamment grâce aux infrastructures. Les investissements proposés permettront un développement économique accéléré dans le Delta central du Niger, dans les riches zones de Bougouni, Yanfolila et Kolondiéba, les zones du Kaarta et Ouagadou. Ces zones constituent toutes des gisements de croissance encore intacts à cette date, et permettront de contribuer à atteindre nos objectifs en matière de sécurité alimentaire, d’améliorer les échanges économiques et commerciaux avec les pays voisins, et de faciliter la construction de la route transsaharienne avec le Maghreb » , a expliqué Ahmed Diane Semega, ministre des Transports et de l’Equipement du Mali.
Février 2013
Des millions d’emplois en vue !
Selon une étude de la Société nigériane des ingénieurs (NSE), une fois la transsaharienne construite, plusieurs millions d’emplois pourront être créés car elle donnera un coup d’accélérateur aux activités socio-économiques du Sahel, ralentira la désertification dans la partie Nord de l’Afrique et désenclavera les régions du Niger, du Mali et du Tchad.
Dans un communiqué, la NSE a déclaré qu’elle croit « fermement que l’ouverture du Sahara permettra le développement du commerce continental. La circulation des biens et des services à travers le continent sera renforcée et va évidemment créer un effet multiplicateur sur les possibilités d’emploi, d’éducation, de croissance industrielle, de réduction de la migration transfrontalière, de récupération des terres envahies pour l’agriculture et le pâturage pour des millions d’Africains qui bordent le Sahara » . Selon l’un des membres du groupe qui a donné une interview au Guardian, l’infrastructure a le potentiel pour créer des millions d’emplois directs et indirects pour les jeunes chômeurs à travers le continent; le potentiel de fournir de l’eau potable à des millions de personnes le long de la route à travers les usines de dessalement, de produire de l’énergie, en exploitant le potentiel solaire abondant et l’énergie éolienne. Elle rendra également possible l’exploration géologique du Sahara pour ses trésors cachés ne doivent pas être sous-estimés.
Février 2014
La BID finance l’étude de faisabilité d’un linéaire de 365 km du côté malien
1,7 million de francs CFA. C’est la somme débloquée par la Banque islamique de développement (BID) pour financer l’étude de faisabilité et l’avant-projet détaillé du tronçon Kidal-Timiaouine (Nord du Mali) qui entre dans le cadre de la route transsaharienne. Le gouvernement malien qui est le bénéficiaire du prêt a relevé que cet axe vise établir une liaison bitumée entre Kidal et Timiaouine, ville frontalière avec l’Algérie, afin de «désenclaver la zone nord-est du pays, de réduire le coût des transports et de promouvoir l’intégration entre le Mali et l’Algérie» .
Avril 2014
La BAD met à la disposition du Niger un crédit de 77,6 millions $
La Banque africaine de développement (BAD) ouvre une ligne de crédit de 44,6 millions $ au gouvernement nigérien pour financer une route linéaire de 565 km.
Grâce à l’accord de prêt ratifié par le Niger, le pays peut s’engager dans « la mise en chantier d’un linéaire de 565 km, la construction d’un pont sur le fleuve Niger à Farié et la réalisation des infrastructures destinées à la facilitation du transport et du transit aux frontières Algérie-Niger et Niger-Tchad» , indique un communiqué gouvernemental. Le ministre du plan d’alors, Amadou Boubacar Cissé, a déclaré à APS que «pour le Niger, pays enclavé, sa réalisation permettra d’augmenter le flux des échanges avec les pays du Maghreb, se rapprocher de l’Europe, et servir de zone de transit pour les autres pays au sud du Sahara.» .
Novembre 2014
Mahamadou Issoufou procède au lancement des travaux de construction de la dernière section de l’axe transafricain
Les travaux d’exécution de la dernière portion du linéaire ont été lancés par le président nigérien Mahamadou Issoufou. Long de 225 km, ce tronçon reliera l’Algérie depuis sa frontière d’In Guezzan à la ville nigérienne d’Arlit. Niamey espère ainsi voir naitre un couloir commercial qui lui permettra d’atteindre le marché européen via le port d’Alger. La distance entre Niamey et le port d’Alger sera, à la fin des travaux de 1000 km.
Décembre 2016
Les travaux sont presque terminés selon le comité de liaison de la route transsaharienne
Lors d’une interview donnée à RFI, Mohamed Ayadi, le chef du comité de liaison de la route transsaharienne a déclaré que les travaux de bitumage des 4500 km existants sont presque terminés. L’axe d’environ 1000 km qui relie l’Algérie et la Tunisie est bouclé et celui qui quitte l’Algérie pour le Mali est « un peu en retard » en raison de la situation sécuritaire qui prévaut dans la région. Du côté tchadien, la moitié des 600 km à réaliser est terminée et l’ensemble des financements restants pour boucler les travaux ont été mobilisés.
Pour ce qui est du Nigeria, la transsaharienne traverse le pays sur 1130 km entièrement revêtus et en dédoublement sur plus de la moitié de ce linéaire.
Sur les 5,2 milliards $ nécessaires, l’Algérie revendique à elle seule une mobilisation financière de près de 3 milliards $. Les chiffres, côté nigérian, n’ont pas été publiés mais le pays possède déjà l’un des réseaux routiers les plus performants de la région.
Janvier 2017
« La transsaharienne sera achevée en 2017 », dixit le Premier ministre algérien
Pendant le 27ème sommet Afrique-France à Bamako, le Premier ministre algérien Abdelamalek Sellal a dit que la route régionale sera achevée avant la fin de 2017 avec la livraison de la part de plus de 220 km non bitumés au Niger. Une déclaration qui n’a pas manqué de soulever des doutes dans l’opinion publique étant donné que les travaux ne sont toujours pas totalement terminés dans presque tous les pays impliqués. Au Mali, l’infrastructure est prévue pour être longue de 2000 km. A en croire les autorités algériennes, 700 km sont aujourd’hui encore à l’état de piste. Ces dernières ont aussi ajouté que ce problème est lié à une insuffisance de financement. Très peu d’informations existent en ce qui concerne l’avancée des travaux de ce côté aujourd’hui.
Mars 2018
« La transsaharienne Alger-Lagos entrera en service en 2018 » , assure Abdelkader Messahel
Lors d’une émission de la télévision algérienne, le ministre algérien des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel a assuré que le reste des travaux en cours pour l’achèvement de la route sera bientôt achevé pour un lancement de l’infrastructure avant la fin d’année. Il s’agit de la énième fois, depuis les cinq précédentes années, que les responsables des pays concernés annoncent le lancement imminent de l’infrastructure. Il a indiqué que l’ouvrage sera réceptionné avec la fin des travaux sur un linéaire de 220 km du côté nigérien. Ce raccordement reliera les frontières des deux pays.
C’était également l’occasion pour le responsable d’annoncer que le projet s’ouvrira sur l’Afrique centrale avec une route menant vers le Tchad. « Ce raccordement sera effectué à 34 km des frontières nigériennes, permettant ainsi l’ouverture de la route vers le centre de l’Afrique » . a-t-il affirmé.
Avril 2018
L’Algérie réalise 1600 km de la route transsaharienne et se rapproche de l’achèvement des travaux
Le comité de liaison de la transsaharienne rapporte que 1600 km de route ont été construits en Algérie avec un programme de dédoublement en cours sur 800 km. Par ailleurs le renforcement de certaines sections et l’achèvement de la construction de 200 km pour la liaison avec le Mali sont en bonne voie d’exécution. Les autorités locales assurent, quant à elles, de l’achèvement imminent des travaux. L’Algérie compte s’appuyer sur cette route pour promouvoir les échanges entre l’Afrique et l’Europe, en s’alignant comme le pont entre les deux continents. Le pays maghrébin compte notamment ériger une pénétrante autoroutière qui reliera l’infrastructure au port de Djen-Djen.
La route transsaharienne, toujours inachevée dans ses parties malienne et tchadienne, doit traverser l’Algérie (3400 km), la Tunisie (900 km), le Mali (1974 km), le Niger (1635 km), le Tchad (900 km) et le Nigeria (1131 km).
La route relie déjà deux capitales maghrébines, Alger et Tunis, et doit relier à terme quatre capitales subsahariennes, à savoir Bamako, Niamey, N’Djamena et Lagos.
Juin 2018
Financement de 10 milliards de FCFA de la BOAD pour les travaux au Niger
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) donne son feu vert à la mise à disposition de l’Etat nigérien d’une enveloppe de 17,4 millions $ qui seront investis dans l’aménagement en 2×2 voies de la traversée de la ville de Zinder, sur une longueur de 8,43 km. L’institution bancaire a expliqué que « ce financement entre dans le cadre des engagements pris par le conseil d’administration de cette institution financière, en faveur des économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). ». Il faut noter que cet axe représente la partie urbaine de la Route Nationale 11 qui est un tronçon de l’axe communautaire CU3a du programme d’actions communautaire d’infrastructures de transport routiers (PACITR) de l’UEMOA.
Octobre 2018
Le retard du Niger sur une partie du linéaire fait réagir Abuja et Alger
Lors d’une rencontre à Alger, le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et le ministre nigérian des affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, ont évoqué la question d’une part de plus de 200 km non encore bitumés sur le territoire nigérien. Si les raisons du retard dans l’exécution de cette partie du linéaire n’ont pas été clairement définies, les observateurs soulèvent la possibilité d’un manque de financement. Environ 140 millions de dollars sont nécessaires pour réaliser cette partie de l’infrastructure qui reliera la localité d’Arlit à la frontière avec l’Algérie. Les deux pays, acteurs de premier plan dans le projet ont par conséquent décidé de l’installation d’un groupe de travail conjoint qui tiendra sa première réunion au cours du premier trimestre de 2019 afin d’accélérer la mise en œuvre de ce chantier. Cette réunion marque le report implicite du lancement de la route pour 2019 alors qu’elle était attendue pour en 2018.
Au Niger, le linéaire de la route représente 1886 km dont 1600 km sont revêtus et 278 km sont en cours de travaux de bitumage, a précisé le même responsable en notant que dans ce pays, cette route constitue plus du tiers du réseau national revêtu lequel est de 4 600 km, indique APS. Malgré ce constat, les experts du secteur des infrastructures disent que le Niger et l’Algérie sont les pays où les travaux ont le mieux avancé. Selon une étude de l’université de Sherbrooke, la situation sécuritaire dans le Sahel, particulièrement au Mali, s’avère un frein au développement normal du projet.
Agenceecofin.com

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Obligations du Trésor : Le Mali sollicite 25 milliards sur le marché régional

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Le Mali va lancer sur le marché de l’Union économique monétaire ouest africain(Uemoa) une émission d’obligations assimilables du Trésor par adjudication portant sur un montant de 25 milliards et sur une durée de trois ans , a annoncé l’agence régionale ouest-africaine de planification de la dette UMOA-Titres dans un communiqué.
La date de dépôt des soumissions est fixée au jeudi 08 Novembre 2018. La valeur nominale unitaire est de dix mille francs(10.000) et la valeur du taux d’intérêt est de 6,15%. L’échéance est fixée au lundi 08 Novembre 2021 et le remboursement des Obligations se fera en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement in fine). Le paiement des intérêts se fera annuellement sur la base d’un taux de 6,15% l’an dès la première année.
La présente émission d’Obligations Assimilables du Trésor dans tous les pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat, gestion 2018.
Les intérêts perçus sur les Obligations Assimilables du Trésor sont exonérés d’impôts pour les investisseurs résidents au Mali. Les non-résidents sont soumis à la fiscalité applicable sur le territoire du pays de résidence.
Troisième producteur d’or en Afrique, le Mali a une économie essentiellement basée sur l’agriculture, l’industrie extractive et le commerce.
Pour rappel, 25% du montant mis en adjudication est offert sous forme d’Offres Non Compétitives (ONC) aux Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT) habilités du Mali.
Pour plus d’informations, merci de visiter :
www.umoatitres.org
Oumar Nourou

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RSE: Malitel offre des vivres à des centres d’accueil et de placement familial

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Dans le cadre du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, la société de téléphonie mobile Malitel a offert, mardi dernier, des vivres à plusieurs centres d’accueil et de placement familial de Bamako. Cette année, les responsables de Malitel se sont déplacés jusqu’aux sièges des bénéficiaires pour leur offrir ces dons. Une façon pour l’opérateur historique d’innover dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de responsabilité sociale d’entreprise (RSE).
La société de téléphonie mobile Malitel a offert des vivres à plusieurs centres d’accueil et de placement familial. Parmi les principaux bénéficiaires, on a noté : la Pouponnière de Niamana, le centre Nelson Mandela d’hébergement et d’éducation pour enfants des mères en détention et le centre d’appui pour la scolarisation des filles “ Jigiya bon “ . Cette donation est composée de riz et de lait.
Contrairement aux précédentes années où elle organisait des cérémonies de donation à son siège, cette année, Malitel s’est déplacée jusqu’aux sièges des bénéficiaires pour leur offrir ces dons.
La délégation conduite par Mme Soumaré Abibatou N’Diaye, chargée des relations publiques de Malitel, s’est d’abord rendue au centre d’accueil et de placement familial pour offrir des sacs de riz et de lait. Situé à Niamana, aujourd’hui ce centre abrite 293 enfants dont 127 garçons et 128 filles. Parmi eux, 47 sont en situation de handicap plus ou moins lourds. Le centre est confronté aux problèmes d’alimentation, de santé, d’habillement, d’eau, de loisirs et de prise en charge du salaire des nounous. Ensuite, ce fut le tour du centre Nelson Mandela d’hébergement et d’éducation pour enfants des mères en détention de recevoir des dons de Malitel. Ce centre accueille les enfants dont les mamans sont en prison et qui n’ont aucun autre soutien dans la société.
La journée s’est achevée au centre d’appui pour la scolarisation des filles “Jigiya bon” sis à Daoudabougou. Ce centre accueille uniquement des filles à partir de 8 ans, n’ayant pas eu la chance d’être scolarisées. De nos jours, le centre abrite 60 filles. Il assure une prise en charge scolaire du premier cycle jusqu’à la fin des études universitaires.

Mahamane Maïga
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RSE : La Fondation Orange-Mali fait un don d’une valeur de 131 millions de F CFA

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Dans le cadre des activités de la 24e édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, la Fondation Orange-Mali a organisé sa traditionnelle journée de la solidarité le mardi 23 octobre 2018 au Palais des sports de Bamako. Cette action humanitaire s’inscrit dans la dynamique de perpétuer sa valeur de responsabilité sociale d’entreprise (RSE).
La Fondation Orange-Mali, partenaire du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, organise chaque année au cours du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion une journée dénommée “Journée de la solidarité de la Fondation Orange-Mali”, en appui aux efforts de l’Etat dans sa lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
La célébration de la journée de solidarité de la Fondation Orange était placée sous la présidence du ministre de la Solidarité et de l’Action Humanitaire, Hamadou Konaté, en présence du parrain du mois de la solidarité Mamadou Keita, du directeur général adjoint d’Orange Mali et de Mme Coulibaly Hawa Diallo, Administratrice générale de la Fondation Orange-Mali.
Comme à l’accoutumée, la fondation orange Mali vient de montrer une fois de plus, son soutien aux démunis du Mali à travers des donations en cette 24 édition du mois de solidarité et de la lutte contre l’exclusion. En cette 24 ème édition du mois de solidarité, la fondation Orange Mali vient d’investir 131 millions de Francs CFA. Ces donations sont constituées de denrées alimentaires, moustiquaires imprégnées, kits scolaires, vêtements, matériels pour personnes handicapées et équipements médicaux entre autres.
Au cours de la cérémonie, certains projets ont été présentés dont le projet éducation, le projet village numérique et celui de la solidarité. La fondation Orange a réalisé deux villages Orange à Kantila et Diouba. Le village Orange est une école, un centre de santé et un point d’eau pour un développement harmonieux des communautés rurales.
Mahamane Maïga

Mail: croissanceafrik@gmail.com

Bamako: Conférence de presse des conclusions de la 10 ème et dernière revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC).

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Déclaration des services du FMI à la conclusion d’une mission de revue au Mali:

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 24 octobre au 3 novembre 2018 dans le cadre des consultations relatives à la dixième revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI.

A l’issue des discussions, Mme Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités Maliennes sont parvenues à un accord préliminaire sur la conclusion de la dixième revue du programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI, sous réserve de l’approbation par la Direction et le Conseil d’administration du FMI. L’examen du dossier par le Conseil d’Administration du FMI est prévu pour décembre 2018.

« La croissance du PIB de 2018, soutenue par une production agricole solide, devrait rester robuste à environ 5 %. L’inflation est projetée à environ 1.9 %, en dessous du plafond régional. »

« La mise en œuvre du programme au cours du premier semestre 2018 a été globalement satisfaisante. La mission et les autorités ont revu l’exécution budgétaire du premier semestre 2018. La plupart des critères quantitatifs de performance à fin juin 2018 ont été atteints. La moins-value importante au niveau des recettes intérieures a été compensée par une réduction des dépenses car les autorités ont fait preuve de détermination pour respecter leur objectif de déficit budgétaire. Le niveau attendu des recettes à fin Décembre 2018 est inférieur à l’objectif du Gouvernement de 1 pourcent du PIB. En plus de la mise en œuvre de mesures correctives d’administration fiscale pour redresser le niveau des recettes, les autorités ont également prévu de resserrer significativement les dépenses d’investissement moins prioritaires financées sur ressources intérieures et les dépenses courantes, hors salaire, afin de respecter l’objectif de déficit budgétaire de 2018. Plusieurs réformes structurelles ont été mises en œuvre, en particulier celle sur la gouvernance où l’objectif de transmission des déclarations de patrimoine par les hauts fonctionnaires a été largement rempli. Cependant, la formule de fixation des prix pétroliers n’a pas été constamment mise en œuvre et la réforme relative au relèvement du seuil des investissements bénéficiant d’exonérations fiscales a été retardée. »

« Le budget préliminaire de 2019 est en ligne avec le respect du critère de convergence de l’UEMOA limitant le déficit budgétaire à 3 % du PIB. Atteindre cet objectif va nécessiter plus d’efforts de recouvrement des recettes dans un contexte de prix pétroliers toujours élevés et une situation sécuritaire difficile. »

« Pour le moyen terme, les autorités doivent accroître leurs efforts afin de créer de l’espace pour les dépenses en infrastructures et sociales. Cela nécessitera une mise en œuvre inébranlable des réformes sur l’amélioration de l’administration fiscale, l’amélioration de l’efficacité de la taxation du secteur minier et des recettes sur les produits pétroliers, ainsi que l’amélioration de la gestion des finances publiques, en particulier l’augmentation de l’efficacité des investissements publics et le renforcement de la gestion de la dette. »

L’équipe des services du FMI tient à remercier les autorités, leurs interlocuteurs du secteur privé, et les équipes techniques de leur appui et de leurs entretiens constructifs.

L’équipe a rencontré le Président Ibrahim Boubacar Keïta ; le Premier Ministre, Soumeylou Boubèye Maïga ; le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé et d’autres membres du Gouvernement ; le Directeur National de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Konzo Traoré, des hauts fonctionnaires, des syndicats, et des représentants de la société civile et du secteur privé et des partenaires au développement.

Daouda Bakary kone

Source:croissanceafrique.com

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Les non-dits du sommet quadripartite sur la Syrie

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par Thierry Meyssan
Le sommet quadripartite d’Istanbul sur la Syrie a avalisé les avancées politiques russes, mais n’a rien décidé. Moscou s’est employé à faire de la pédagogie avec ses partenaires turcs, français et allemands. Les alliés de Washington peinent à digérer leur défaite et à en tirer des conclusions.

Depuis l’accord russo-US d’Helsinki, en juillet dernier, le président Donald Trump tente de retirer ses troupes de Syrie, tandis que le Pentagone insiste pour les maintenir afin de ne pas laisser la Russie décider seule de l’avenir du pays. Cependant les alliés de Washington refusent la défaite.

Le sommet quadripartite d’Istanbul devait rapprocher les points de vue de la Russie, de la Turquie, de la France et de l’Allemagne. À lire le communiqué final [1], l’entente semble parfaite, mais à le comparer avec la presse des pays concernés, rien n’est moins sûr.

Le sujet de discorde, qui n’est pas même mentionné dans le communiqué, est la Constitution syrienne, adoptée par référendum en 2012.

– Après avoir imaginé appliquer à la Syrie le modèle fédéral de Républiques ethniques, la Russie s’est rendue à l’évidence que la situation du pays est complètement différente de la sienne. En Syrie, les communautés ne sont pas assignées géographiquement. Moscou n’entend donc pas interférer dans ce débat.

– D’un point de vue turc, il conviendrait de réitérer en Syrie ce qui a été fait à Chypre. En 1974, la prétendue opération « Paix pour Chypre » était désignée sous le nom de code plus explicite d’opération « Attila ». Elle visait à annexer le Nord de l’île avec l’assentiment d’Henry Kissinger [2]. Aujourd’hui l’opération « Rameau d’olivier » pourrait permettre d’annexer le Nord de la Syrie et de réaliser ainsi partiellement le « serment d’Atatürk » [3].

– D’un point de vue français, on persiste à rêver au « mandat » donné par la Société des nations (1920) en application de l’accord Sykes-Picot (1915). La décolonisation ayant débuté à la fin de la Première Guerre mondiale, la SDN expliqua qu’il s’agissait d’assurer une « période de transition » entre l’indépendance de fait et une véritable indépendance (sic). Conservant le même vocabulaire, le président François Hollande lorsqu’il était à New York évoqua la nécessité d’établir un nouveau « mandat » sur la Syrie. Tandis que son successeur, Emmanuel Macron, assure qu’il faut organiser une « période de transition », sans jamais oser expliciter entre quoi et quoi.

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, le « Parti colonial » français (qui n’était pas un parti politique mais un lobby transpartis) n’accepta pas la décolonisation. Sans autorisation du gouvernement de Paris, l’armée française bombarda non seulement la Syrie en 1945 (c’est-à-dire après l’indépendance), mais aussi l’Algérie (massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, 1945) et l’Indochine (massacre d’Haïphong, 1946).

Suivant cette idéologie, la France envisage également de créer un « foyer national kurde » sur le modèle mis en pratique par les Britanniques en Palestine.

– Enfin d’un point de vue allemand, peu importe la Constitution, il convient de faire migrer à nouveau les Syriens que l’on a déplacés à la demande conjointe de l’Otan [4] et du patronat allemand et de les renvoyer dans leur pays. D’un point de vue stratégique, l’opération visant à vider le pays de ses habitants n’a pas permis la victoire. Tandis que d’un point de vue économique, il n’a pas été possible d’intégrer la grande majorité des migrants dans l’industrie lourde. Les électeurs allemands reprochent donc à la chancelière Merkel de leur avoir imposé le fardeau de l’aide sociale.

La Chancellerie réalise un peu tard [5] que, compte tenu de l’attraction de l’Allemagne sur les pays du Sud, le nombre de migrants aurait été le même avec ou sans guerre, dès lors que Berlin annonçait accepter tous les étrangers qui souhaitaient immigrer.

Source: reseauvoltaire.org

Mail: croissanceafrik@gmail.com

La stratégie de Trump contre la Russie et la Chine

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La guerre en Syrie a montré que les Forces armées US ont perdu leur supériorité en matière conventionnelle au profit de la Russie. La mise au point par Moscou d’une nouvelle génération de vecteurs nucléaires hypersoniques devrait également attester le dépassement des États-Unis en matière nucléaire. Cherchant à rattraper son retard, le Pentagone entend profiter —tant qu’il en est encore temps— de sa supériorité quantitative nucléaire pour imposer ses choix à la Russie et à la Chine.

La revue Foreign Affairs, de l’influent Council on Foreign Relations, vient d’exposer crûment le débat en cours sur une guerre nucléaire que les US pourraient livrer à la Russie et à la Chine [2].

Il y a d’abord un article de Elbridge Colby –l’un des principaux auteurs de Stratégie de défense nationale du Pentagone [3], qui proclame la fin de la guerre effective contre le terrorisme et le retour de la concurrence entre les grandes puissances– avec pour mot d’ordre stratégique : « si tu veux la paix, prépare-toi à la guerre nucléaire » [4]

Colby, le sous-secrétaire adjoint en charge de la stratégie et du développement de la force, prévient : toute confrontation avec la Russie et avec la Chine pourrait devenir nucléaire si, au cours d’un combat se durcissant et devenant plus incertain, chaque combattant était tenté de saisir son épée nucléaire pour tester la résolution de la partie adverse, pour relever le défi, ou tout simplement pour pouvoir continuer le combat.

Selon Colby, le meilleur moyen pour éviter une guerre nucléaire, c’est d’être prêt à en livrer une à caractère limité (sic) ; et les USA sont disposés à réaliser des opérations nucléaires efficaces (sic) autant que limitées.

André Damon, du site trotskiste WSWS [5] revient sur la menace de Trump de retirer les USA du Traité INF, sur les forces nucléaires intermédiaires [6], qui interdit aux USA et à la Russie de développer des missiles de portée entre 500 et 5 500 km.

Damon considère que la menace de Trump met en danger la vie de millions de gens en Europe et en Asie orientale, en planifiant un feu croisé contre Pékin et contre Moscou. Et les USA ne cachent plus leur envie d’utiliser les armes nucléaires dans leurs combats, où il n’y aurait plus aucune limite, dans l’objectif de vaincre les « adversaires ».

Damon ajoute que ces plans se réalisent en secret avec la complicité du New York Times et du Parti démocrate, qui est resté presque silencieux quant aux conséquences et au danger d’une guerre mondiale.

George Shultz, le puissant secrétaire d’État sous la présidence républicaine de Ronald Reagan, défend l’INF : “nous devons préserver ce traité nucléaire”, dit-il. [7].

Shultz fait remarquer que les armes nucléaires sont une menace pour le monde, et entreprend l’apologie justifiée de la signature du Traité, en 1987, par Ronald Reagan le président républicain d’alors, et par le dirigeant de l’ex-URSS Mikhaïl Gorbatchov [8].

Il critique les menaces de Trump de lâcher l’INF sous prétexte de violations de la part de la Russie, et il profite de l’occasion pour inviter d’autres pays à rejoindre les signataires du traité, et à résister à la tentation US de développer de nouvelles espèces d’armes létales ; il propose pour cela, comme étape préliminaire une réunion des experts des US et de la Russie pour discuter des violations éventuelles.

À l’époque, le traité avait suscité un fort scepticisme, mais George Schultz soutient qu’il a été possible de réaliser « des inspections étendues in situ pour vérifier que tous les missiles interdits avaient bien été éliminés ». Et déjà en 1992, quelque 2700 missiles avaient été détruits [9].

Shultz cite à ce sujet une phrase clé du tsar Vlady Poutine proférée il y a un an : « si l’on me demande si le désarmement nucléaire est possible ou pas, je dirai oui, c’est possible. Est-ce que la Russie souhaite ou pas le désarmement nucléaire universel ? La réponse est oui, encore une fois, si la Russie en a le désir, et elle va y travailler ».

Shultz rappelle que dans la Révision de la position nucléaire des US [10] était : « Les US restent engagés dans leurs efforts pour appuyer l’élimination globale, en dernière instance, des armes nucléaires, biologiques et chimiques ».

Les USA ont réduit leurs réserves nucléaires à hauteur de 85 % depuis le paroxysme lors de la Guerre froide, et n’ont pas déployé de nouvelles capacités nucléaires durant plus de deux décennies » [11] . L’ancien secrétaire d’État de Ronald Reagan conclut que ce n’est pas le moment de construire de grands arsenaux d’armes nucléaires. Il est temps d’éliminer cette menace du monde entier.

Le pire serait de croire que la Russie et la Chine vont rester les bras croisés.

Alfredo Jalife-Rahm

Source: reseau voltaire

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Coopération Mali-Guinée: Signature de protocole d’accords entre le Conseil Maliens des Chargeurs et le Conseil Guinéen des Chargeurs.

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Cérémonie symbolique pour officialiser le nouveau partenariat entre maliens et guinéens. Une cérémonie présidée par le Ministre des Transports, M. Soumana Mory COULIBALY. C’était ce lundi 05 novembre 2018 dans la salle de conférence du ministère des transports du Mali.

C’était aussi en présence du Président du Conseil Maliens des Chargeurs et son homologue de la Guinée. L’objectif de ce protocole d’accord est de matérialiser leur engagement dans la relance des échanges commerciaux entre le Mali et la Guinée.

Après plus d’une semaine de rencontres et d’échanges avec les autorités et acteurs maliens du domaine des transports, la mission guinéenne boucle ce séjour sous de bonne note. Dans ce document qui vient d’être signé, les deux parties s’engagent à donner un nouvel élan à leur partenariat.

Cette signature a été présidée cet après-midi dans les locaux du Département de tutelle par le ministre en charge des Transports Soumana Mory Coulibaly. Elle intervient suite à des rencontres, tenues du 29 octobre au 05 novembre entre particulièrement les deux hommes et l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique des transports de la République du Mali. L’objectif de ces rencontres est d’établir une plateforme de coopération bilatérale visant à renforcer les rôles des parties dans la promotion et la mise en œuvre des politiques, programmes, projets et plans d’actions en vue d’améliorer l’efficacité des échanges commerciaux entre la République du Mali et la République de Guinée.

Cependant, il fauter qu’une dizaine des accords signés a été signée à l’issue des échanges fructueux et constructifs. Parmi eux, les délégations ont convenu de ce qui suit : accorder une assistance mutuelle aux chargeurs et autres acteurs de la chaîne de transport de deux pays ; mettre en place des systèmes efficaces de géolocalisation pour suivre le mouvement des cargaisons sur les corridors ; promouvoir et prendre une part active dans la simplification et l’harmonisation des procédures douanières relatives au transit et au commerce transfrontalier entre les deux pays ; coopérer dans le domaine des TIC et dans la collecte, le traitement et l’échange des statistiques ; contribuer au renforcement des capacités des chargeurs et autres acteurs dans la chaîne des transports à travers des programmes adéquats de formation et ; construire et exploiter en partenariat, des infrastructures et équipements logistiques dans les ports et sur les corridors de transport et transit.

Elles vont dans les jours à venir, s’accorder une assistance mutuelle aux chargeurs et autres de la chaîne de transports des deux pays, simplifier les procédures douanières relatives au transit et au commerce transfrontalier, et enfin, mettre en place des systèmes efficaces de géolocalisation pour suivre le mouvement des cargaisons.

Des rencontres annuelles de haut niveau se tiendront alternativement dans les deux pays pour mesurer les progrès réalisés.

Daouda Bakary KONE

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Finance: Perspectives économiques au Mali

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Performance économique et perspectives
Entre 2014 et 2015, la croissance du PIB réel a atteint une moyenne de 6,5 %, avant de ralentir à 5,8 % en 2016. Ce déclin devrait se poursuivre jusqu’à 5,5 % en 2017 vraisemblablement en raison de la contreperformance du secteur primaire (38 % du PIB) causée par une mauvaise campagne agricole. À moyen terme, les perspectives économiques restent positives avec des taux de croissance du PIB réel projetés à 5 % pour 2018 et 4,9 % pour 2019. L’économie reste toutefois confrontée à un risque de baisse, notamment en raison de la fragilité de la situation sécuritaire.

Indicateurs macroéconomiques – Évolution
Le déficit budgétaire s’est établi à 3,1 % du PIB en 2016 et est estimé à 3,5 % pour 2017. Les recettes fiscales en part du PIB devraient augmenter de 0,3 points de pourcentage grâce à la poursuite des efforts de modernisation des administrations fiscales et d’élargissement de l’assiette fiscale. L’inflation est estimée à 2 % en 2017 contre -1,8 % en 2016, moins que le seuil de 3 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le déficit du compte courant est estimé à 7 % du PIB en 2017 contre 7,1 % en 2016, et devrait continuer à diminuer à 5,7 % en 2018, grâce à l’amélioration des termes de l’échange, qui devraient passer de -6,4 % en 2017 à -0,1 % en 2018. L’encours de la dette publique devrait légèrement augmenter à 31,8 % du PIB en 2017, en grande partie à cause de l’augmentation de la dette intérieure, de 7 % en 2015 à environ 15 % en 2017. La plus récente analyse de la soutenabilité de la dette (juillet 2017) indique un risque de surendettement modéré.

Facteurs positifs
La mobilisation des recettes fiscales, douanières et domaniales continue d’être au cœur des réformes des finances publiques visant à assurer au mieux le financement des besoins, sans cesse croissants, de développement du pays. Par ailleurs, le Gouvernement a fait de la décentralisation budgétaire une de ses priorités, en mettant un accent sur, d’une part, la mise en œuvre de projets structurants de développement régionaux dans le cadre des contrats plans État-région, soutenus par un transfert des compétences et ressources nécessaires et, d’autre part, une responsabilisation accrue des régions. Les transferts de ressources ont été de 22,9 % des recettes budgétaires en 2016 et sont estimés à 23,4 % pour 2017.

Facteurs négatifs
Malgré la reprise économique et les efforts de restauration progressive de la capacité de l’État à fournir les services sociaux de base, il demeure trois défis majeurs. Premièrement, l’amélioration durable de la situation sécuritaire reste un grave problème, alors qu’elle est un facteur indispensable au développement. Deuxièmement, il est impératif pour le développement du secteur privé d’améliorer la gouvernance dans la gestion publique en mobilisant mieux les ressources destinées aux besoins croissants d’investissements ; en renforçant la qualité de la dépense publique et la répartition équitable des ressources entre les régions du pays et les secteurs prioritaires ; et en assurant la transparence dans la passation des marchés publics. Enfin, étant donné les contraintes imposées par la fragilité structurelle de l’économie et la forte croissance démographique (3,6 %), la réalisation d’une croissance économique forte et inclusive constitue également un défi.

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2018

Daouda Bakary koné

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