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Encadrement stratégique du crédit digital et de la finance mobile au Mali et dans l’espace AES et de l’UEMOA

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NOTE POLITIQUE( policy brief)

Par Harouna Niang
Économiste / ancien ministre du Mali

Introduction

Le développement rapide des technologies numériques transforme profondément les systèmes financiers dans le monde. En Afrique, cette mutation est particulièrement visible à travers l’essor du mobile money et des services financiers digitaux proposés par les opérateurs de télécommunication et les fintechs.

Le crédit digital, accessible via téléphone portable, constitue aujourd’hui une innovation majeure susceptible de contribuer fortement à l’inclusion financière des populations longtemps exclues du système bancaire classique. Dans plusieurs pays africains, des millions de citoyens utilisent déjà quotidiennement leur téléphone pour effectuer des paiements, transférer de l’argent, épargner ou accéder à des microcrédits.

Cette évolution représente une opportunité historique pour :

  • élargir l’accès aux services financiers ;
  • soutenir les petites activités économiques ;
  • favoriser la formalisation progressive de l’économie ;
  • améliorer la circulation monétaire ;
  • renforcer l’intégration des territoires ruraux dans les circuits économiques modernes.

Cependant, cette transformation rapide soulève également de nombreux défis :

  • risques de surendettement ;
  • absence de protection suffisante des consommateurs ;
  • coûts parfois excessifs du crédit ;
  • concentration du pouvoir économique ;
  • enjeux de souveraineté numérique et financière ;
  • faiblesse de l’éducation financière des populations.

Dans ce contexte, il devient indispensable pour les États africains et les institutions régionales de mettre en place une stratégie cohérente permettant de maximiser les avantages du crédit digital tout en limitant ses effets pervers.

1 )Contexte et justification

1.1 Faible bancarisation des économies africaines

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, le taux de bancarisation demeure relativement faible dans plusieurs pays africains, notamment dans les zones rurales.

Les principales contraintes sont :

  • éloignement des agences bancaires ;
  • coûts élevés des services bancaires ;
  • exigences importantes en matière de garanties ;
  • lourdeurs administratives ;
  • faibles revenus des populations.

Une grande partie des acteurs économiques évolue ainsi dans l’informel, sans accès réel au crédit classique.

1.2 Expansion rapide du mobile money

Parallèlement, l’Afrique connaît une forte pénétration du téléphone mobile.

Les opérateurs de télécommunication ont progressivement développé :

  • des systèmes de paiement mobile ;
  • des réseaux de distribution de proximité ;
  • des plateformes de transfert d’argent ;
  • des services de microfinance numérique.

Le téléphone portable devient ainsi une véritable infrastructure financière.

1.3 Émergence du crédit digital

Le crédit digital repose principalement sur :

  • l’analyse des flux financiers numériques ;
  • les historiques de transactions ;
  • les comportements de paiement ;
  • les algorithmes de scoring automatisé.

Ce système permet d’accorder rapidement des microcrédits à des populations jusque-là exclues du financement classique.

2) Opportunités stratégiques du crédit digital

2.1 Inclusion financière massive

Le crédit digital peut permettre :

  • l’accès des populations rurales aux services financiers ;
  • l’intégration économique des femmes et des jeunes ;
  • la réduction des exclusions sociales et territoriales.

Dans plusieurs pays africains, le mobile money a déjà permis de toucher des millions de personnes qui n’avaient jamais eu de compte bancaire.

2.2 Soutien aux petites activités économiques

Les petits commerçants, artisans, producteurs agricoles et microentrepreneurs peuvent accéder plus facilement à :

  • un fonds de roulement ;
  • des avances de trésorerie ;
  • des paiements électroniques ;
  • des mécanismes d’épargne.

2.3 Réduction des coûts de transaction

Les services financiers digitaux permettent :

  • de réduire les déplacements ;
  • d’accélérer les transactions ;
  • de diminuer certains coûts administratifs ;
  • d’améliorer la fluidité des échanges économiques.

2.4 Formalisation progressive de l’économie

Les flux numériques créent progressivement :

  • une traçabilité financière ;
  • des historiques économiques ;
  • des bases de données utiles pour le financement futur des PME.

2.5 Développement potentiel des territoires ruraux

Le crédit digital peut jouer un rôle stratégique dans :

  • le financement de l’agriculture ;
  • l’économie villageoise ;
  • les coopératives rurales ;
  • les chaînes de valeur locales.

Il peut contribuer à réduire la marginalisation historique des villages dans les politiques publiques.

3) Principaux risques et défis

3.1 Risques de surendettement

Les crédits instantanés peuvent encourager :

  • les emprunts répétitifs ;
  • les dépenses de consommation non productives ;
  • une dépendance financière numérique.

Certaines populations vulnérables risquent d’entrer dans des cycles permanents d’endettement.

3.2 Taux d’intérêt et frais excessifs

Dans plusieurs expériences africaines, les coûts réels des crédits digitaux sont parfois très élevés.

L’absence de transparence peut favoriser :

  • des pratiques abusives ;
  • des pénalités disproportionnées ;
  • une forme d’usure numérique.

3.3 Faible éducation financière

Une grande partie des utilisateurs :

  • ne maîtrise pas les mécanismes de calcul des intérêts ;
  • ignore les coûts réels du crédit ;
  • ne dispose pas de formation en gestion financière.

3.4 Concentration du pouvoir économique

Les opérateurs de télécommunication et les grandes plateformes numériques accumulent :

  • des données financières stratégiques ;
  • un pouvoir économique croissant ;
  • une influence importante sur les flux monétaires.

3.5 Risques pour la souveraineté numérique

Les données financières des citoyens constituent désormais un enjeu stratégique majeur.

Le contrôle extérieur de ces données peut entraîner :

  • une dépendance technologique ;
  • des risques de cybersécurité ;
  • une vulnérabilité économique et politique.

4) Coexistence avec les banques classiques

Le développement du crédit digital ne signifie pas nécessairement la disparition des banques traditionnelles.

Les banques conservent des fonctions essentielles :

  • financement des grandes entreprises ;
  • crédits à long terme ;
  • financement industriel ;
  • commerce international ;
  • structuration financière complexe.

Cependant, les banques devront :

  • accélérer leur transformation numérique ;
  • simplifier leurs procédures ;
  • développer des produits adaptés aux PME et aux populations modestes ;
  • renforcer leurs partenariats avec les fintechs et les opérateurs télécoms.

Le futur du système financier africain reposera probablement sur une complémentarité entre :

  • banques ;
  • opérateurs télécoms ;
  • fintechs ;
  • microfinances.

Recommandations stratégiques

5.1 Élaborer un cadre réglementaire spécifique

Les autorités monétaires doivent :

  • encadrer les activités de crédit digital ;
  • imposer la transparence des coûts ;
  • protéger les consommateurs ;
  • limiter les pratiques abusives.

5.2 Renforcer l’éducation financière

Des campagnes nationales doivent être mises en œuvre pour sensibiliser les populations sur :

  • les risques du surendettement ;
  • la gestion du crédit ;
  • l’épargne ;
  • les mécanismes financiers numériques.

5.3 Orienter le crédit vers les secteurs productifs

Les États devraient encourager prioritairement le financement :

  • de l’agriculture ;
  • des PME industrielles ;
  • des coopératives ;
  • de la transformation locale ;
  • des activités créatrices d’emplois.

Le crédit digital ne doit pas devenir uniquement un outil de consommation.

5.4 Développer une souveraineté numérique financière

Les États africains devraient promouvoir :

  • l’hébergement local des données stratégiques ;
  • le développement de plateformes régionales africaines ;
  • l’interopérabilité des systèmes de paiement ;
  • des solutions numériques maîtrisées localement.

5.5 Favoriser les partenariats stratégiques

Un modèle coopératif entre :

  • banques ;
  • opérateurs télécoms ;
  • fintechs ;
  • institutions publiques ;
    serait plus efficace qu’une logique de confrontation.

5.6 Construire un système régional de notation financière

La création progressive d’un système africain de scoring financier pourrait faciliter :

  • l’accès au crédit ;
  • le financement des PME ;
  • la réduction des asymétries d’information.

Conclusion

Le crédit digital représente l’une des plus grandes transformations financières que connaît actuellement l’Afrique.

S’il est bien encadré, il peut devenir :

  • un puissant levier d’inclusion financière ;
  • un accélérateur de modernisation économique ;
  • un outil de développement territorial ;
  • un soutien important à l’industrialisation et à l’agriculture.

Mais sans vision stratégique et sans régulation adaptée, il peut également :

  • fragiliser les populations ;
  • favoriser le surendettement ;
  • renforcer des dépendances technologiques et financières extérieures.

Le véritable enjeu pour l’Afrique est donc de construire une finance numérique souveraine, inclusive et orientée vers la transformation productive des économies.

Harouna Niang

Sénégal -Turquie: Un mémorandum d’entente a été signé entre l’Artp le BTK pour la coopération numérique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’heure où la régulation fait face à des mutations profondes liées à l’émergence de nouvelles technologies, à l’essor des services satellitaires, au développement accéléré du commerce électronique, à la centralité stratégique de la donnée dans les politiques publiques, mais également aux nouveaux risques induits par l’innovation, notamment en matière de cybersécurité et de cybercriminalité, une approche collaborative de la régulation s’impose plus que jamais. 

Ce besoin de collaboration est accentué par la nécessité d’adapter les cadres réglementaires aux défis contemporains, tels que la protection des données personnelles, la lutte contre la désinformation et la garantie d’un accès équitable aux services numériques. Dans ce contexte, il devient essentiel pour les autorités de régulation de travailler ensemble, de partager des meilleures pratiques et de développer des stratégies communes pour anticiper et répondre efficacement aux enjeux futurs.

Dans ce cadre, un communiqué de presse a récemment été diffusé, annonçant que l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) du Sénégal et l’Autorité des technologies de l’information et de la communication de Turquie (Btk) ont procédé, en marge du Symposium mondial des régulateurs 2026 à Ankara, à la signature d’un mémorandum d’entente historique. Ce mémorandum vise à renforcer leur coopération dans les domaines des télécommunications, du numérique et des services postaux, en établissant des mécanismes de collaboration qui permettront d’échanger des informations, de mener des projets conjoints et de favoriser l’innovation dans ces secteurs cruciaux. 

La cérémonie officielle, présidée par le Directeur général de l’Artp, a été marquée par des discours inspirants soulignant l’importance de cette coopération internationale. Les représentants des deux autorités ont exprimé leur engagement à travailler ensemble pour créer un environnement réglementaire favorable qui soutienne le développement technologique tout en protégeant les droits des consommateurs et en garantissant la sécurité des infrastructures. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de coopération régionale et internationale, visant à établir des standards communs et à renforcer la résilience face aux défis globaux de la régulation dans un monde de plus en plus interconnecté. À travers cet accord, il est clairement expliqué que l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et le Bureau turc de la communication (Btk) entendent bâtir un cadre de coopération qui sera à la fois structuré, dynamique et orienté vers des résultats concrets. Ce document, qui représente une avancée significative dans leurs relations, souligne que ce partenariat se concentrera sur plusieurs axes essentiels. Parmi ceux-ci, on trouve le partage des meilleures pratiques réglementaires, qui permettra d’harmoniser les approches et d’optimiser les processus au sein des deux institutions. De plus, le renforcement des capacités sera un pilier fondamental de cette collaboration, visant à doter les équipes des compétences nécessaires pour naviguer dans un environnement technologique en constante évolution.
L’accompagnement de l’innovation est également au cœur de cet accord, avec des initiatives visant à encourager la créativité et à soutenir le développement de nouvelles solutions technologiques. En parallèle, le soutien à l’écosystème des start-ups sera renforcé, favorisant ainsi l’émergence d’entreprises innovantes qui pourront contribuer à l’économie locale. En outre, la protection et l’amélioration de l’expérience des consommateurs seront des priorités, garantissant que les utilisateurs bénéficient de services de qualité et d’une protection adéquate de leurs droits.
Les deux institutions ambitionnent également de renforcer les échanges d’expertise, facilitant ainsi le transfert de connaissances et de compétences. Des formations techniques seront mises en place, permettant aux professionnels de se former aux dernières tendances et technologies. Les initiatives conjointes, quant à elles, viseront à accélérer la transformation numérique, un enjeu crucial dans le monde d’aujourd’hui, tout en promouvant un développement inclusif, résilient et durable.
« Cette signature marque ainsi une nouvelle étape dans les relations entre le Sénégal et la Turquie, portée par une vision commune : celle de construire un avenir numérique souverain, innovant, compétitif et créateur de croissance au bénéfice des deux peuples », lit-on dans le communiqué.

Notons que ce partenariat, qui s’inscrit dans une dynamique de collaboration internationale, est un symbole fort de l’engagement des deux nations à travailler ensemble pour un avenir meilleur, où la technologie et l’innovation joueront un rôle clé dans le développement socio-économique.

Mariam KONE

Mali–Sahel : face à la guerre terroriste, l’exigence de vérité sur les soutiens extérieurs

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Par Harouna Niang
Ancien ministre

Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 contre plusieurs localités du Mali, ayant notamment entraîné la mort du Général Sadio Camara, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, marquent un tournant grave dans la guerre imposée au Mali. Selon Reuters et AP, ces attaques ont été attribuées à des groupes liés à Al-Qaïda et à des rebelles touaregs, avec une coordination sur plusieurs fronts et une forte capacité de nuisance militaire.

Ce drame national ne doit pas être analysé comme un simple épisode sécuritaire. Il révèle une vérité stratégique : les groupes terroristes et leurs alliés armés ne disposent plus seulement de kalachnikovs et de pick-up ; ils disposent désormais de moyens financiers, logistiques, militaires et de renseignement qui dépassent manifestement les capacités ordinaires de bandes isolées.

Le Sahel est aujourd’hui l’épicentre mondial du terrorisme. Le Global Terrorism Index 2025 indique que le Sahel a concentré 51 % des décès liés au terrorisme dans le monde en 2024, contre 48 % en 2023, et 19 % des attaques terroristes mondiales. Cette donnée suffit à montrer que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne font pas face à une crise locale, mais à une guerre régionale et internationale par procuration.

Les sources de financement de ces groupes sont connues : trafic d’or, enlèvements contre rançon, extorsion, contrebande, taxation illégale des populations, trafic de carburant, de bétail, d’armes et de motos. La Global Initiative against Transnational Organized Crime souligne que les groupes armés en Afrique de l’Ouest exploitent ces économies illicites, notamment l’or, le racket, les enlèvements et la contrebande. Le GAFI rappelle également que les groupes terroristes tirent profit de l’or artisanal illégal, de l’extorsion et des réseaux de contrebande.

Mais cette économie criminelle ne suffit pas toujours à expliquer la sophistication croissante des attaques, la qualité du renseignement opérationnel, la capacité de coordination simultanée et l’accès à certains équipements. La question est donc légitime : qui ferme les yeux ? Qui tolère ? Qui protège ? Qui facilite ?

Dans ce contexte, les tensions entre le Mali et l’Algérie ne peuvent être ignorées. L’incident du drone malien abattu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 a provoqué une crise diplomatique majeure. Le Mali affirme que l’épave a été retrouvée à 9,5 kilomètres au sud de la frontière, donc en territoire malien, tandis qu’Alger soutient que le drone aurait violé son espace aérien. Le Mali a ensuite porté l’affaire devant la Cour internationale de Justice, accusant l’Algérie d’avoir détruit un drone de reconnaissance malien et d’avoir entravé ses opérations contre les groupes armés.

À cela s’ajoutent des accusations graves formulées dans le débat public malien concernant l’existence de sanctuaires, de complicités, ou de tolérances à l’égard de personnalités hostiles au Mali. Ces accusations doivent être traitées avec sérieux. Elles ne doivent pas être balayées d’un revers de main. Quand un État souverain affirme que des groupes armés opérant contre lui bénéficient de facilités transfrontalières, la réponse normale n’est pas le mépris diplomatique, mais une enquête internationale indépendante.

Le Mali ne doit pas tomber dans le piège d’une accusation imprudente. Mais il ne doit pas non plus accepter l’omerta. La bonne ligne est claire : exiger la vérité, les preuves, les mécanismes de vérification et la responsabilité internationale.

L’Union africaine, l’AES, les Nations Unies et tous les pays attachés au droit international doivent demander :

  1. une enquête indépendante sur les attaques du 25 avril 2026 ;
  2. une enquête technique internationale sur l’incident du drone malien ;
  3. un mécanisme régional de surveillance des frontières ;
  4. des sanctions ciblées contre tout État, réseau ou acteur privé apportant appui, refuge, financement ou renseignement aux groupes terroristes ;
  5. une traçabilité renforcée des armes, carburants, motos, explosifs, financements et flux d’or dans l’espace sahélo-saharien.

Car le principe est simple : aucun pays ne peut invoquer la souveraineté pour violer celle d’un autre. Aucun pays ne peut se présenter comme médiateur tout en tolérant, directement ou indirectement, des acteurs qui travaillent à la déstabilisation d’un État voisin.

Le Mali mène une guerre difficile. Mais cette guerre n’est pas seulement militaire. Elle est diplomatique, informationnelle, économique et juridique. Le pays doit répondre par la fermeté, mais aussi par l’intelligence stratégique : documenter, prouver, saisir les instances compétentes, mobiliser les alliés, parler au monde avec un langage de vérité et de droit.

La souveraineté n’est pas un slogan. C’est le droit d’un peuple à vivre en sécurité, à contrôler son territoire, à choisir ses alliances et à construire son avenir sans chantage, sans ingérence et sans terrorisme instrumentalisé.

Le Mali ne demande pas la faveur du monde.
Il demande l’application du droit international.
Il demande que les parrains visibles et invisibles de la guerre contre le Sahel soient identifiés.
Il demande que la paix cesse d’être un discours et devienne enfin une responsabilité partagée.

Précisions de l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga sur l’implication de la France dans les actions de déstabilisation contre le Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Depuis la publication de la mise au point de l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, face à la tentative d’oblitération des faits sur le départ de la France du Mali en 2021 par Emmanuel Macron, le 10 mai 2026, au forum Africa-Forward à Nairobi (Kenya ), les langues se délient, la parole se libère, la vérité est enfin dite par des journalistes français de renommée internationale, plongeant davantage Emmanuel Macron dans une colère bleue.

Ce qui témoigne de la véracité de leurs propos. Ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, ces journalistes donnent des détails qui permettent de comprendre les origines de la survenue de plusieurs actions de déstabilisation du Mali, ces derniers mois :

a) les assassinats en masse de paisibles populations ;

b) la crise du carburant ;

c) les multiples incendies des unités industrielles ;

d) le sabotage du réseau électrique ;

e) le harcèlement contre les FAMa (Forces armées maliennes) sur toute l’étendue du territoire national ;

f) les attaques simultanées et coordonnées de plusieurs bases et garnisons militaires ;

g) les campagnes médiatiques hostiles ;

h) les tentatives de semer la panique généralisée ;

i) les tentatives d’installer le découragement, la peur, le sentiment de fatalité et de résignation dans les cœurs et les esprits des citoyens maliens ;

j) la désorganisation et la démoralisation des forces politiques qui soutiennent la transition ;

k) les multiples et diverses formes d’infiltration de la Transition ;

l) l’orchestration des amalgames au sein des populations, etc..

L’ancien Premier ministre porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale, surtout des citoyens de l’AES, de la France, la nécessité impérative pour lui, de rendre publics certains faits qui ont toujours été occultés ou cachés aux populations maliennes.

L’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga revient sur le contexte de la gouvernance au Mali avant l’avènement du changement de mai-juin 2021, appelé rectification de la trajectoire de la Transion.
Choguel Kokalla Maïga rappelle la condescendance des autorités françaises, qui faisaient subir toutes sortes d’humiliations aux dirigeants de notre pays, et en cite, ici quelques exemples :

  • Premièrement, toute intervention des FAMa et toute action de sécurisation des populations maliennes devaient être validées, préalablement, par les autorités françaises ;
  • Deuxièmement, les FAMa ne pouvaient même pas se procurer de simples lunettes à vision nocturne ;
  • Troisièmement, malgré les énormes ressources financières votées par l’Assemblée nationale du Mali afin d’acheter au bénéfice des FAMa des vecteurs aériens (hélicoptères et autres avions de combat), notre pays était démuni en matériels conformes, ce, en quantité et en qualité ;
  • Quatrièmement, même l’avion militaire de transport de troupes dont l’achat avait été pourtant intégralement réglé par le pouvoir défunt, était resté bloqué à l’extérieur pour des raisons fallacieuses ;
  • Cinquièmement, aucun ministre ou tout autre officiel ne pouvait se rendre au Nord du Mali sans l’accord des forces internationales ou de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) ;
  • Sixièmement, il arrivait souvent que de hautes personnalités passent toute une journée à l’aéroport à attendre, pour se faire signifier, en fin de journée, que le vol sur le Nord est reporté.
  • Septièmement, ni le Président de la République, ni le Premier ministre du Mali, ni toute autre personnalité officielle ne pouvait se rendre à Kidal sans l’aval des autorités françaises et l’accord préalable des dirigeants de la CMA auxquels les autorités maliennes étaient obligées de verser, par avance, de grosses sommes d’argent (c’était une sorte de rançon.) ;
  • Huitièmement, alors que le Gouverneur de Kidal était, formellement, nommé par l’Etat du Mali, sa sécurité était assurée, non pas par les FAMa, mais par les forces spéciales de la CMA. Faut-il préciser que lesdites forces de la CMA étaient formées et encadrées par les militaires français, et cerise sur le gâteau pour ces dernières ; elles étaient rémunérées par le Mali.

Pendant ce temps, les dirigeants maliens et une bonne partie des élites, comme tétanisés et resignés, s’accommodaient de cette situation, pourvu qu’elle leur permette de conserver ou d’accéder au pouvoir d’Etat, bien sûr avec la bénédiction de la France, et de vivre dans un certain confort personnel.

Cette stratégie avait vocation de durer jusqu’à 10-20 ans, visiblement, en attendant le réveil brutal de la nation qui n’aura d’autres choix que de constater et d’admettre le caractère inéluctable et irréversible de la partition du Mali (déjà programmée).

C’est pour toutes ces raisons, qu’à partir de juin 2021, les nouvelles autorités maliennes ont tiré les conséquences.

Notre pays a alors décidé de choisir librement, suivant ses intérêts propres, d’autres partenaires stratégiques, sur lesquels la France ne pourrait avoir une quelconque influence pour contrarier nos intérêts vitaux. Ce principe est désormais inscrit en lettre d’or à l’article 34 de la Constitution du 22 juillet 2023, devant aboutir à la 4ème République.

Manifestement ce choix souverain du Mali reste de nos jours encore comme une arrête dans la gorge des dirigeants de certaines puissances, qui rêvaient de continuer à vassaliser éternellement notre pays.

Choguel Kokalla Maïga appelle les Peuples malien et de l’AES à rester vigilants et debout : « Notre victoire commune sur le terrorisme et ses sponsors est inéluctable.
In sha Allah !
Notre combat sera victorieux, in fine, parce que notre cause est juste et noble. », conclut -il.

Vive le Mali !

Vive l’AES !

Bamako, le 16 mai 2026

Équipe Com/PM Choguel

Guinée Bissau: 15 milliards de FCFA levé sur le marché financier régional de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Pour faire face à ses besoins budgétaires croissants et répondre aux exigences économiques du pays, l’État de Guinée-Bissau a entrepris une démarche significative en levant, le mardi 12 mai 2026, la somme impressionnante de 15 milliards FCFA sur le marché financier de l’UMOA.

Cette opération a été réalisée à la suite d’une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans. Cette initiative a été orchestrée en partenariat avec UMOA-Titres, une institution clé dans le domaine des titres publics en Afrique de l’Ouest, qui joue un rôle essentiel dans la facilitation de telles opérations financières.

Dans le cadre de cette émission, le montant total des soumissions reçues s’est élevé à 32,827 milliards FCFA, ce qui témoigne d’un intérêt marqué des investisseurs pour ces instruments financiers. Cependant, parmi ces soumissions, seulement 15 milliards FCFA ont été retenus, tandis que 17,827 milliards FCFA ont été rejetés, illustrant ainsi un taux d’absorption de 45,69%. Ce taux d’absorption, bien que relativement modeste, indique une dynamique de marché active et une volonté des investisseurs de soutenir les efforts de financement de l’État.

Cette levée de fonds est cruciale pour permettre à la Guinée-Bissau de financer ses projets de développement et de stabiliser son économie, tout en naviguant dans un environnement financier complexe et en constante évolution. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 4,99 % pour les bons et de 8,37 % pour les obligations, des chiffres qui témoignent de l’attractivité de ces instruments financiers dans le contexte actuel du marché.

Ce rendement, qui peut sembler modeste à première vue, prend toute son ampleur lorsqu’on le compare à d’autres options d’investissement, offrant ainsi une alternative intéressante pour ceux qui cherchent à diversifier leur portefeuille tout en bénéficiant d’une certaine sécurité. L’émetteur, conscient de ses engagements envers les investisseurs, s’est engagé à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 3 mai 2027. Ce remboursement anticipé, qui se fera sans délai, est un gage de confiance pour les investisseurs, leur garantissant que leur capital sera restitué dans les meilleurs délais. De plus, les intérêts seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier d’un flux de trésorerie immédiat, renforçant ainsi l’attrait de cet investissement.


En ce qui concerne les obligations, l’émetteur a également prévu un remboursement du capital le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 5 mai 2029. Ce remboursement, tout aussi crucial, est accompagné d’un paiement des intérêts qui sera effectué annuellement à un taux de 6,25 %. Ce taux, compétitif dans le paysage financier actuel, assure aux investisseurs un rendement stable et prévisible, dès la fin de la première année, leur permettant ainsi de planifier leurs finances avec une plus grande sérénité.

Notons que ces engagements de l’émetteur vis-à-vis des bons et des obligations témoignent d’une volonté de maintenir une relation de confiance avec les investisseurs, tout en leur offrant des opportunités de rendement attractives sur le long terme.

Korotoumou Sylla

BOA-MALI: 9 milliards de FCFA de dividende attendus par ses actionnaires, le 3 juin 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La société Bank Of Africa (BOA) Mali mettra en paiement le 3 juin 2026 son dividende annuel net de 9,003 milliards de FCFA, ont annoncé les responsables de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) où est coté cet établissement bancaire.  

La société Bank Of Africa (BOA) Mali, un acteur majeur dans le secteur bancaire malien, a récemment annoncé une nouvelle réjouissante pour ses actionnaires : le paiement de son dividende annuel net, qui s’élève à un impressionnant montant de 9,003 milliards de FCFA. Cette annonce a été faite le 3 juin 2026, selon les responsables de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), où cet établissement est coté. Ce dividende, qui témoigne de la solidité financière de la banque, représente une somme significative pour les investisseurs, (CROISSANCE renforçant ainsi leur confiance dans la performance de l’institution.


Avec un capital social composé de 27 450 000 actions, le dividende net par action a été fixé à 305,04 FCFA, marquant une augmentation notable par rapport à l’année précédente, où il était de 237,15 FCFA en 2024. Cette hausse de 67,89 FCFA par action est le reflet d’une gestion efficace et d’une stratégie de croissance réussie, permettant à la BOA Mali de se démarquer dans un environnement économique compétitif.


Les dirigeants de la BRVM ont précisé que la date de fermeture des registres est fixée au mercredi 3 juin 2026, ce qui signifie que le titre BOA Mali cotera ex-dividende à partir du mardi 2 juin 2026. Cela implique que les investisseurs intéressés par l’acquisition ou le renforcement de leur portefeuille-titres doivent agir rapidement, car ils ont jusqu’au lundi 1er juin 2026 pour effectuer leurs transactions. Passé ce délai, tous les ordres de bourse en attente dans le système de négociation seront annulés, une mesure mise en place par les responsables de la BRVM pour assurer une gestion fluide et transparente des opérations.


Notons qu’à la fin de l’exercice sous revue, la BOA Mali a réalisé un résultat net après impôts de 11,081 milliards de FCFA, une performance qui dépasse les 9,123 milliards de FCFA de l’année précédente. Ce résultat témoigne non seulement de la résilience de la banque face aux défis économiques, mais aussi de sa capacité à générer des bénéfices durables, consolidant ainsi sa position sur le marché et offrant des perspectives encourageantes pour l’avenir.

Daouda Bakary KONE

Marché Financier de l’UMOA: le Mali encaisse 55 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un événement financier marquant a eu lieu lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 55 milliards FCFA sur le marché financier de l’UEMOA, le mercredi 13 mai 2026.

Cette opération a été le fruit d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor s’étalant sur des périodes de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été réalisée en collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans la gestion des titres publics dans la région.

Initialement, le montant mis en adjudication était fixé à 50 milliards FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes. En effet, les soumissions globales des investisseurs ont atteint un total de 68,170 milliards FCFA, témoignant d’une forte confiance dans la solidité des titres proposés. Cependant, il est intéressant de noter que les investisseurs ont choisi de ne pas se positionner sur les obligations de 7 ans, ce qui pourrait refléter une préférence pour des investissements à plus court terme dans le contexte économique actuel. Le taux de couverture du montant mis en adjudication s’est élevé à 136,34%, indiquant une demande robuste et un intérêt marqué pour les bons et obligations à court terme.

En ce qui concerne le montant des soumissions retenues par le trésor public malien, il s’est établi à 55 milliards FCFA, tandis que 13,170 milliards FCFA ont été rejetés, ce qui a conduit à un taux d’absorption de 80,68%. Ce taux d’absorption est un indicateur clé de la santé du marché obligataire et de la capacité du trésor à attirer des fonds, soulignant ainsi l’importance de cette opération dans le cadre de la gestion des finances publiques au Mali.

Cette levée de fonds est non seulement un signe de la confiance des investisseurs, mais elle joue également un rôle crucial dans le financement des projets de développement et le soutien à l’économie nationale.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,17 % pour les bons, 7,86 % pour les obligations de 3 ans et 7,36 % pour celles de 5 ans. Ce rendement, bien que modeste pour les bons, représente une opportunité intéressante pour ceux qui cherchent à diversifier leur portefeuille tout en bénéficiant d’une certaine sécurité. Les obligations, quant à elles, offrent des taux plus élevés, ce qui attire les investisseurs à la recherche de rendements plus substantiels sur le moyen terme. 


L’émetteur, conscient de ses engagements envers les investisseurs, entend rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 13 mai 2027. Ce remboursement anticipé est un gage de confiance et de solidité financière, rassurant ainsi les investisseurs sur la capacité de l’émetteur à honorer ses dettes. Les intérêts, quant à eux, seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier d’un flux de trésorerie immédiat, renforçant ainsi l’attrait de cet investissement.
Concernant le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien prévoit de le faire le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, fixée au 15 mai 2029 pour celles de 3 ans et au 15 mai 2031 pour celles de 5 ans.

Notons que cette planification précise témoigne d’une gestion rigoureuse des échéances et d’un engagement à respecter les délais convenus. Les intérêts seront payés annuellement, avec un taux de 6,00 % pour les obligations de 3 ans et de 6,20 % pour celles de 5 ans, et ce dès la fin de la première année. Cette structure de paiement des intérêts offre aux investisseurs une prévisibilité dans leurs revenus, leur permettant ainsi de planifier leurs finances de manière efficace tout en bénéficiant d’un rendement compétitif sur le marché.

Mariam KONE

Banques: Oragroup enregistre une perte notable de 44,363 milliards de FCFA en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’exercice 2025 a été particulièrement fructueux pour Oragroup S.A, la maison-mère du groupe bancaire Orabank, qui a enregistré un résultat net bénéficiaire impressionnant de 21,643 milliards de FCFA. Ce chiffre contraste de manière significative avec l’exercice précédent, qui avait été marqué par une perte substantielle de 44,363 milliards de FCFA, soulignant ainsi une inversion de tendance remarquable.

Entre 2024 et 2025, Oragroup a connu une progression spectaculaire de son résultat net, affichant une hausse de 149%. Cette amélioration est attribuée à une gestion proactive et efficace des risques, avec un coût du risque qui continue de s’améliorer, affichant une variation de -90% par rapport à l’exercice 2024. Les responsables de la Banque ont expliqué que cette performance est le fruit d’une stratégie bien définie visant à optimiser la qualité du crédit et à renforcer les actions de recouvrement. En effet, des reprises de provisions s’élevant à 32,7 milliards de FCFA ont été effectuées en 2025, contribuant ainsi à l’augmentation significative du résultat net de l’exercice.

Par ailleurs, le total bilan de Oragroup s’est établi à 4 014,192 milliards de FCFA, enregistrant une légère progression de 1% par rapport à l’année 2024. Selon les responsables de la Banque, cette légère augmentation est le résultat d’un objectif clair d’assainir et d’améliorer la qualité du portefeuille, tout en poursuivant des efforts soutenus pour augmenter les actifs et optimiser les performances financières. Cette dynamique positive témoigne de la résilience et de l’engagement d’Oragroup à naviguer dans un environnement économique complexe, tout en renforçant sa position sur le marché bancaire.

C’est dans ce sens que les dépôts de la clientèle ont progressé de 5%, atteignant un impressionnant total de 3 089 milliards de FCFA, en comparaison avec les 2 934 milliards de FCFA enregistrés en 2024, marquant ainsi une tendance positive qui témoigne de la confiance croissante des clients envers les institutions financières. De leur côté, les crédits nets à la clientèle, cependant, connaissent une baisse significative de 8%, se chiffrant à 1 524 milliards de FCFA, contre 1 660 milliards de FCFA en 2024, ce qui soulève des interrogations sur les facteurs ayant conduit à cette diminution, notamment les conditions de marché et les politiques de prêt.


Le produit net bancaire, quant à lui, enregistre une baisse de 5%, s’établissant à 187 milliards de FCFA, en recul par rapport aux 195,43 milliards de FCFA de l’année précédente. Cette diminution pourrait être le reflet des défis économiques actuels, ainsi que des ajustements stratégiques nécessaires pour s’adapter à un environnement en constante évolution. Les frais généraux, pour leur part, ont été comprimés de manière significative, affichant une réduction de 12%, se situant à 150,47 milliards de FCFA contre 171,144 milliards de FCFA en 2024. Cette gestion rigoureuse des coûts témoigne de l’engagement des dirigeants à optimiser les ressources et à améliorer l’efficacité opérationnelle.


En ce qui concerne le résultat brut d’exploitation, il connaît une progression remarquable de 49%, atteignant 36,13 milliards de FCFA, contre 24,29 milliards de FCFA en 2024. Cette augmentation substantielle est un indicateur positif de la performance opérationnelle de l’entreprise, suggérant une meilleure gestion des revenus et des dépenses.


Notons que le résultat avant impôts a fait un bond spectaculaire de 167%, dégageant un solde de 30 milliards de FCFA, contrastant fortement avec le déficit de -45 milliards de FCFA enregistré en 2024. Ce retournement de situation est révélateur d’une stratégie efficace mise en œuvre par la direction, qui vise à restaurer la rentabilité et à renforcer la position financière de l’entreprise. « Nos équipes poursuivent leurs efforts pour une nette amélioration des performances », avancent les dirigeants de Oragroup, soulignant ainsi leur détermination à continuer sur cette lancée positive et à relever les défis à venir avec résilience et innovation.

Zangouna KONE

Ecobnak Côte d’Ivoire : 48,884 milliards de FCFAde dividende annuel sera payés aux actionnaires le 26 mai 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Ecobank Côte d’Ivoire, une institution financière de premier plan dans la région, a annoncé avec enthousiasme que le paiement de son dividende annuel, s’élevant à un impressionnant montant de 48,884 milliards de FCFA, sera effectué au bénéfice de ses actionnaires le 26 mai 2026. Cette décision a été confirmée par les dirigeants de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), où cet établissement bancaire est coté, soulignant ainsi la solidité de sa performance pour l’exercice 2025. 

Le dividende brut par action, fixé à 888 FCFA, témoigne de la rentabilité de l’entreprise et de son engagement envers ses investisseurs. Cependant, il est important de noter qu’un impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM) sera appliqué à ce dividende, avec un taux de 12% pour les personnes physiques, ce qui ramène le dividende net par action à 781 FCFA. Pour les personnes morales, le taux d’imposition est légèrement inférieur, à 10%, ce qui leur permet de percevoir un dividende net par action de 799 FCFA.  Les responsables de la BRVM ont également précisé que la date de fermeture des registres est fixée au mardi 26 mai 2026. Cela signifie que les titres d’Ecobank Côte d’Ivoire seront cotés ex-dividende à partir du vendredi 22 mai 2026. En d’autres termes, les investisseurs qui souhaitent acquérir ces titres doivent le faire avant le jeudi 21 mai 2026, afin de bénéficier du dividende. Passé ce délai, tous les ordres de bourse en attente ne donneront pas droit à ce versement, ce qui souligne l’importance pour les actionnaires de rester vigilants et informés des dates clés liées à leurs investissements.

À l’issue de l’exercice 2025, Ecobank Côte d’Ivoire a enregistré un résultat net après impôts impressionnant de 63,482 milliards FCFA, marquant ainsi une progression significative par rapport aux 57,477 milliards FCFA réalisés en 2024, ce qui représente une augmentation de 10,4%. Cette performance témoigne de la solidité et de la résilience de l’établissement dans un environnement économique en constante évolution. 

De son côté, le total bilan de la banque a légèrement augmenté de 0,2%, atteignant 2 054,49 milliards FCFA, contre 2 050,68 milliards FCFA l’année précédente. Cette légère hausse indique une gestion prudente et efficace des actifs, permettant à la banque de maintenir sa position sur le marché tout en répondant aux besoins croissants de sa clientèle. 

Les crédits nets à la clientèle ont également connu une belle progression, augmentant de 8% pour atteindre 1 051 milliards FCFA, en comparaison avec 973 milliards FCFA en 2024. Cette hausse des crédits témoigne de la confiance croissante des clients envers Ecobank, qui continue de soutenir les projets de développement et d’investissement de ses clients. En parallèle, les dépôts de la clientèle ont enregistré une augmentation encore plus marquée de 15,1%, s’élevant à 1 626,22 milliards FCFA contre 1 413 milliards FCFA l’année précédente. Cela reflète une confiance accrue des déposants et une fidélisation réussie de la clientèle. Le produit net bancaire (PNB) a également affiché une belle progression de 8,5%, passant de 122,31 milliards FCFA en 2024 à 133 milliards FCFA durant la période sous revue. Cette augmentation du PNB souligne l’efficacité des stratégies mises en place par la banque pour optimiser ses revenus.  Cependant, les frais généraux de la banque ont évolué de 3,6%, atteignant 57 milliards FCFA, contre 55 milliards FCFA au 31 décembre 2024. Cette légère augmentation des coûts opérationnels est à mettre en perspective avec la croissance des revenus, indiquant une gestion équilibrée des ressources. 

Notons que  le résultat brut d’exploitation a connu une hausse notable de 13%, se chiffrant à 76 milliards FCFA, contre 67,33 milliards FCFA en 2024. Ce résultat témoigne de la capacité d’Ecobank à générer des profits tout en investissant dans son développement et en améliorant ses services pour ses clients. Ces résultats financiers solides positionnent Ecobank Côte d’Ivoire comme un acteur clé dans le secteur bancaire de la région, prêt à relever les défis futurs tout en continuant à croître.

Daouda Bakary KONE

ISTAG-MALI: le Séjour de Mohamed GIBIGAYE, Professeur Titulaire des Universités du CAMES  à Bamako

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INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIE APPLIQUEE ET GESTION (ISTAG-MALI)

(CROISSANCE AFRIQUE)Au Mali, l’ISTAG Mali garde le cap et fonce vers l’excellence dans la formation Universitaire. La preuve, dans un monde où les compétences techniques évoluent à un rythme effréné, certaines institutions se distinguent par leur engagement envers l’excellence et l’innovation. Lee 20 avril 2026, à l’Institut supérieur de technologie appliquée et de gestion, connu sous l’acronyme ISTAG, cette exigence se matérialise par des initiatives concrètes et ambitieuses. Pendant une période de deux semaines, les étudiants en licence 3, spécialisés en génie civil, ont l’opportunité unique de participer à une formation intensive en géotechnique appliquée, un domaine crucial pour la compréhension et la gestion des sols dans les projets de construction.

Cette formation est animée par un expert de renommée internationale, le professeur Mohamed GIBIGAYE, qui a fait le déplacement depuis le Bénin pour partager son savoir. Professeur titulaire des universités du CAMES, il est également ingénieur en mécanique des solides déformables et un expert reconnu dans le domaine du génie civil. Sur le campus, l’engouement est palpable et l’atmosphère est chargée d’excitation et d’anticipation. Les étudiants, motivés et curieux, ainsi que leurs encadreurs, saluent cette initiative qui non seulement enrichit leur parcours académique, mais renforce également la qualité de leurs apprentissages. Ce moment représente une véritable passerelle vers l’avenir, où la théorie rencontre la pratique, et où les compétences acquises sont directement applicables aux défis du monde professionnel. Le prof GIBIGAYE met son riche parcours et son expertise au service des futurs ingénieurs, une mission qu’il prend à cœur avec une passion indéniable. Le professeur GIBIGAYE, reconnu pour son savoir-faire et son engagement, souligne que cette formation intensive en géotechnique appliquée est essentielle pour renforcer les acquis théoriques des étudiants, tout en leur permettant de développer des compétences pratiques indispensables dans leur futur métier. En effet, cette approche pédagogique innovante vise à évaluer les étudiants en condition réelle, leur offrant ainsi une immersion totale dans le monde professionnel. 

« L’activité que nous venons de mener avec les élèves ingénieurs de travaux d’ISTAG, tout à l’heure, cette activité est appelée réunion de cadrage. Dans le cadre du cours de géotechnique appliquée, j’ai l’opportunité de dispenser à ces élèves ingénieurs des sites du Golfe et du Djelibougou pour le compte de l’ISTAG », a expliqué Mohamed GIBIGAYE, professeur Titulaire de Génie Civil, avec une fierté palpable dans sa voix. Cette réunion de cadrage, qui a rassemblé des étudiants motivés et désireux d’apprendre, a permis de définir les objectifs de la formation et d’initier des discussions enrichissantes sur les défis géotechniques contemporains. Les sites du Golfe et du Djelibougou, choisis pour leur pertinence, offrent un cadre idéal pour appliquer les concepts théoriques appris en classe, tout en confrontant les étudiants à des situations réelles qu’ils pourraient rencontrer dans leur carrière.

 Cette formation représente une véritable immersion professionnelle, plongeant les étudiants dans un environnement où la théorie rencontre la pratique de manière harmonieuse et enrichissante. C’est une occasion unique de mieux comprendre les réalités du terrain, permettant ainsi aux futurs ingénieurs de se préparer efficacement pour leur carrière. « En tant qu’étudiant, j’ai beaucoup apprécié le démarrage du professeur Mohamed Gibigaye, car il ne se contente pas de nous dispenser des cours théoriques, il nous forme véritablement comme des ingénieurs. Tout d’abord, il a commencé par nous présenter certaines recettes de travail, des méthodes et des approches sur lesquelles nous devons nous adapter pour réaliser un travail de qualité. Ensuite, nous aurons l’opportunité de faire des essais au niveau des laboratoires, où nous pourrons appliquer les concepts appris, ainsi que des cours magistraux qui approfondiront notre compréhension », a laissé entendre Ibrahima Cissé, étudiant de l’ISTAG en Génie Civil. Il a également précisé que « Franchement, ça serait un cours intensif, mais pour un début, j’apprécie énormément la manière dont ça se démarre. C’est digne d’une formation ingénieure, car cela nous prépare non seulement à affronter les défis académiques, mais aussi à nous immerger dans les réalités du monde professionnel, ce qui est essentiel pour notre développement futur en tant qu’ingénieurs compétents et engagés. ».

Sourata Kamara, étudiante en Génie Civil à l’Institut Supérieur des Technologies Appliquées et de Gestion (ISTAG), exprime avec enthousiasme l’importance de son cursus. Elle déclare : « Ce cours-là a pour but de lier la pratique avec la théorie pour qu’à la fin de notre formation, à la fin quand on va sortir de l’Institut, on puisse commencer à travailler dans les bureaux, les entreprises. » Cette déclaration met en lumière l’objectif fondamental de son programme d’études, qui vise à préparer les étudiants à intégrer le monde professionnel avec des compétences pratiques et théoriques solides. Sourata souligne également que « On n’a plus besoin d’aller faire des formations en géotechnique, puisqu’on apprend tout ici, on lie la pratique avec la théorie. » Cette affirmation témoigne de la richesse du contenu pédagogique dispensé à l’ISTAG, où les étudiants acquièrent non seulement des connaissances théoriques, mais aussi des compétences pratiques directement applicables dans le domaine de la géotechnique. À travers cette initiative, l’ISTAG confirme son ambition d’offrir une formation de qualité, compétitive et ouverte à l’international, permettant aux étudiants de se démarquer sur le marché du travail global.

Au cours d’une immersion organisée sur des sites spécifiques, ces futurs ingénieurs mettent en pratique les techniques d’analyse des sols, une étape essentielle dans la réalisation des ouvrages de génie civil. Cette approche pédagogique, qui allie théorie et pratique, favorise une meilleure compréhension des enjeux liés à la géotechnique. Les étudiants sont ainsi confrontés à des situations réelles, leur permettant de développer des compétences critiques et d’appliquer les concepts appris en classe dans des contextes concrets. Selon Mohamed, un autre étudiant engagé dans ce programme, « La géotechnique appliquée n’est pas une discipline comme les mathématiques, la physique, la géologie. Non, c’est une somme de disciplines qui se rejoignent pour former un tout cohérent. » Cette vision souligne la complexité et l’interdisciplinarité de la géotechnique, qui nécessite une compréhension approfondie de divers domaines pour réussir dans la conception et la réalisation d’infrastructures durables et sécurisées.

Il dira avec une conviction palpable : « Qu’en dehors des cours théoriques, en dehors des cours pratiques en laboratoire, en dehors des travaux dirigés, en dehors des études de cas, il était nécessaire que nous amenions les étudiants directement sur un chantier pour faire une immersion, pour constater de visu tout ce que nous sommes en train de faire en amphithéâtre et en laboratoire. » Cette déclaration résonne comme un appel à l’action, soulignant l’importance cruciale de l’apprentissage sur le terrain, là où la théorie rencontre la réalité tangible de la construction.  « Tellement important, et comme vous pouvez le constater, c’est difficilement que nous arrivons à maîtriser la fougue que les étudiants ont à poser des questions, à pousser leur curiosité à découvrir. Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? » S’exclame-t-il, illustrant ainsi l’enthousiasme débordant des étudiants face aux défis de leur formation. Il pointe du doigt l’immeuble en construction qui s’élève majestueusement devant eux, un bâtiment de plus de 28 étages, un véritable exploit d’ingénierie. « C’est un grand poids qu’on veut faire supporter au sol », a affirmé Mohamed Gibigaye, ingénieur en génie civil, mettant en lumière les enjeux techniques et les considérations fondamentales qui sous-tendent chaque projet de construction.

Dans ce cas d’espèce, plusieurs interrogations se posent selon Mohamed Gibigaye, professeur d’enseignement supérieur en Génie Civil. « Donc, les étudiants, ils ont posé la question… » Il s’arrête un instant, réfléchissant à la multitude de questions qui fusent de la part des étudiants, questions qui témoignent non seulement de leur engagement, mais aussi de leur désir ardent de comprendre les principes qui régissent leur futur métier. Chaque question est une porte ouverte sur un monde de connaissances, une opportunité d’explorer les complexités de la structure, de la sécurité et de l’innovation dans le domaine du génie civil.

Aussi, le guide des sites accompagne également les étudiants dans la découverte des spécificités du terrain, un aspect fondamental dans leur formation. Ce n’est pas une première fois que ce type d’initiative est mis en place. C’est pourquoi Ibrahima Tanagara, étudiant de l’ISTAG en Génie Civil, partage son expérience : « Je peux dire que c’est la deuxième ou la troisième fois qu’on rencontre les étudiants de l’ISTAC pour leur montrer la réalité du terrain. On peut dire que c’est très important, parce qu’à l’école, on nous apprend uniquement la théorie. Maintenant, pour voir la réalité des choses, il faudra impérativement être sur le chantier pour voir comment réellement les choses se déroulent. ».

Notons que cette immersion sur le terrain permet aux étudiants de comprendre les défis concrets auxquels ils seront confrontés en tant qu’ingénieurs. En effet, la visite au chantier est un atout inestimable pour tous les étudiants, ingénieurs en formation, qui doivent pouvoir observer directement les processus en action et les dynamiques qui régissent le monde de la construction. « On est passé par là et on a gêné, comme vous le constatez », souligne-t-il, évoquant les obstacles et les apprentissages qui jalonnent leur parcours. Ibrahima invite vraiment tous les étudiants à être sereins dans ce qu’ils entreprennent, à faire preuve de courage et à apprendre partout où ils passent, car l’ingénierie ne se limite pas à des concepts abstraits, mais s’enrichit d’expériences pratiques qui façonnent leur avenir professionnel.

Daouda Bakary KONE