(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours du mois de mai 2026, les exportations de la Guinée ont subi une régression significative de 29,9 % par rapport au mois d’avril 2026, selon les données fournies par l’Institut National de la Statistique (INS). Cette chute alarmante des exportations, qui se sont chiffrées à 13 104,4 milliards guinéens (GNF), contraste fortement avec les 18 684,1 milliards GNF enregistrés en avril 2026.
Ainsi, l’INS a souligné que cette baisse est principalement imputable à une diminution marquée des ventes de plusieurs produits clés. En effet, les exportations d’or ont chuté de 41,8 %, celles de la bauxite de 16,1 %, et les noix de cajou ont connu une baisse de 40,0 %. Les poissons congelés, qui représentent une part importante des exportations, ont également vu leur volume diminuer de 41,9 %. De plus, les exportations de cacao, tant en fèves qu’en brisures, qu’elles soient brutes ou torréfiées, ont enregistré une chute vertigineuse de 71,4 %. Le caoutchouc naturel et des produits similaires ont été particulièrement touchés, avec une baisse dramatique de 97,3 %.
Cependant, il est intéressant de noter que cette tendance baissière a été partiellement atténuée par un rebond des exportations de certains minerais. En effet, les exportations de minerais de fer et leurs concentrés ont connu une hausse impressionnante de 61,4 %, tandis que l’oxyde d’aluminium a progressé de 5,6 %. De plus, les exportations de diamants, même travaillés, ont fait un bond remarquable, passant de 0,4 milliard GNF en avril à 2,9 milliards GNF en mai. Les grains de céréales, traités de manière variée, ont également enregistré une augmentation significative de 62,9 %.
Cette dynamique contrastée met en lumière les défis et les opportunités qui se présentent à l’économie guinéenne dans un contexte de fluctuations des marchés mondiaux.Sur les cinq premiers mois de l’année 2026, les importations et les exportations cumulées ont atteint un impressionnant total de GNF 76 588,4 milliards, marquant une progression significative par rapport aux GNF 49 839,6 milliards enregistrés durant la même période en 2025. Cette augmentation de 53,7 % témoigne d’une dynamique économique en pleine expansion, où les échanges commerciaux prennent une ampleur croissante.
En mai 2026, les importations se sont chiffrées à GNF 14 338,5 milliards, affichant une diminution par rapport aux GNF 15 637,0 milliards d’avril, ce qui représente une baisse de 8,3 %. Selon les données fournies par l’Institut National de la Statistique (INS), cette régression est principalement attribuée à une chute notable des achats de machines de BTP, qui ont connu une baisse vertigineuse de 53,7 %. De plus, les importations de motocycles ont diminué de 14,5 %, tandis que celles des véhicules automobiles destinés au transport de marchandises ont chuté de 58,6 %.
Pour rappel, les voitures de tourisme et autres véhicules de transport de personnes ont également enregistré une baisse significative de 30,4 %, tout comme les tracteurs, dont les importations ont diminué de 24,6 %.
Cependant, il est intéressant de noter que certains secteurs ont vu une augmentation de leurs importations. Par exemple, les produits pétroliers ont connu une hausse de 19,6 %, tandis que les papiers sécurisés ont flambé de 195,3 %, indiquant une demande croissante pour ces biens essentiels.
Notons que sur les appareils électriques de téléphonie ont également enregistré une hausse spectaculaire, passant de GNF 36,6 milliards en avril à GNF 196,0 milliards au mois sous revue. De plus, les parties reconnaissables comme étant destinées aux machines ont vu leurs importations augmenter de 95,7 %, tout comme d’autres machines de terrassement, soulignant ainsi une diversification des besoins et des investissements dans des secteurs clés de l’économie.
Moussa KONÉ

