(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Afrique de l’Ouest devrait selon la Banque Africaine de développement (BAD) rester relativement stable, avec une croissance estimée à 4,7 % en 2026, ce qui témoigne d’une résilience remarquable dans un contexte économique mondial incertain. Cette prévision de croissance est globalement en ligne avec les 4,8 % estimés pour 2025, ce qui souligne une continuité dans les efforts de développement et de relance économique.
Cette dynamique est soutenue par une forte production agricole, qui joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire de la région et dans l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. De plus, la poursuite des investissements dans les infrastructures, qu’il s’agisse de routes, de ponts ou de réseaux d’énergie, est essentielle pour stimuler l’activité économique et faciliter le commerce intra-régional. Ces investissements permettent non seulement de moderniser les infrastructures existantes, mais aussi de créer des emplois et d’attirer des capitaux étrangers.
La croissance africaine, en particulier celle de l’Afrique de l’Ouest, résiste face aux turbulences mondiales, selon le rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 », qui met en lumière la capacité des pays de la région à naviguer à travers les défis économiques globaux, tels que les fluctuations des prix des matières premières et les impacts des crises géopolitiques.
Ce rapport souligne également l’importance de la diversification économique et de l’innovation pour renforcer la résilience face aux chocs externes. Aussi, l’Afrique de l’Ouest se positionne comme un acteur clé sur la scène économique mondiale, avec des perspectives encourageantes qui pourraient transformer le paysage économique de la région dans les années à venir.
Selon ce rapport phare de l’institution financière panafricaine de développement, la croissance de l’Afrique en 2025 a été soutenue par une meilleure gestion macroéconomique, une production agricole plus solide, des prix élevés des matières premières et la poursuite des réformes structurelles, qui ont toutes joué un rôle crucial dans la dynamique économique du continent. Cette période a été marquée par des efforts concertés pour stabiliser les économies locales, améliorer les infrastructures et favoriser un environnement propice aux investissements. Les gouvernements africains ont mis en œuvre des politiques visant à renforcer la résilience économique, ce qui a permis d’attirer des investissements étrangers et de stimuler l’innovation.
Aussi, le continent a enregistré une croissance moyenne de son PIB estimée à 4,4 % en 2025, un chiffre qui témoigne de la vitalité économique de la région, avec 22 économies affichant des taux supérieurs à 5 %. Cette performance impressionnante a été alimentée par des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et la finance, qui ont tous bénéficié d’une demande croissante tant sur le marché intérieur qu’international.
En 2026, l’Afrique devrait connaître une croissance économique de 4,2 %, malgré l’intensification des tensions géopolitiques et les perturbations de l’offre mondiale, qui pourraient poser des défis importants. Les experts soulignent que la capacité des pays africains à naviguer dans ces incertitudes dépendra de leur engagement à poursuivre les réformes structurelles et à diversifier leurs économies, tout en renforçant la coopération régionale pour faire face aux crises potentielles.
En parallèle, la croissance économique des pays africains dans son ensemble devrait atteindre 4,2 % en 2026, marquant une légère baisse par rapport aux 4,4 % enregistrés en 2025. Cependant, une reprise est attendue, avec une projection de croissance de 4,4 % en 2027, témoignant d’une résilience face aux défis économiques. Par ailleurs, les conclusions du rapport intitulé « Perspectives économiques en Afrique 2026 », publié ce mardi lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement à Brazzaville, mettent en lumière cette résilience persistante du continent.
Malgré les tensions géopolitiques croissantes, le resserrement des conditions financières à l’échelle mondiale et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, l’Afrique continue de démontrer sa capacité à s’adapter et à croître. Ce rapport phare de l’institution panafricaine de développement souligne que la croissance de l’Afrique en 2025 a été soutenue par plusieurs facteurs clés, notamment une gestion macroéconomique améliorée, une production agricole plus robuste, des prix élevés des matières premières et la mise en œuvre continue de réformes structurelles.
Notons que ces éléments combinés créent un environnement propice à la croissance et à la prospérité future du continent, renforçant ainsi les perspectives économiques pour les années à venir.
Abdoulaye KONÉ

