(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Afrique de l’Est, selon les conclusions du récent rapport de perspective économique publié par la Banque Africaine de développement (BAD), se positionne comme la région du continent africain qui continue d’afficher la croissance la plus rapide, bien que cette dynamique soit actuellement en phase de ralentissement. En effet, les prévisions indiquent une diminution de la croissance, qui devrait passer de 6,6 % en 2025 à 5,9 % en 2026.
Ainsi , ce ralentissement est principalement attribué à la hausse des coûts de l’énergie ainsi qu’à l’augmentation des prix des importations, conséquences directes des perturbations géopolitiques survenues au Moyen-Orient, qui ont eu un impact significatif sur les chaînes d’approvisionnement et les marchés régionaux.
Cependant, une lueur d’espoir se dessine à l’horizon, avec un rebond prévu à 6,4 % en 2027, suggérant que la région pourrait retrouver une trajectoire de croissance plus soutenue, à condition que les défis économiques actuels soient gérés efficacement et que des politiques appropriées soient mises en œuvre pour stimuler l’investissement et favoriser la résilience économique. Cette évolution souligne l’importance cruciale de la coopération régionale et des initiatives visant à diversifier les sources d’énergie et à stabiliser les marchés, afin de garantir un développement durable et inclusif pour les pays de l’Afrique de l’Est.
Aussi, la BAD estime que la croissance africaine résiste face aux turbulences mondiales, selon le rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 ». Ce document phare, élaboré par l’institution panafricaine de développement, met en lumière les facteurs clés qui ont soutenu la dynamique économique du continent. En 2025, la croissance de l’Afrique a été propulsée par une gestion macroéconomique plus efficace, qui a permis de stabiliser les économies locales et d’encourager les investissements.
De plus, une production agricole robuste a joué un rôle crucial, garantissant la sécurité alimentaire et stimulant les exportations. Les prix élevés des matières premières ont également contribué à renforcer les recettes des États, tandis que la poursuite des réformes structurelles a favorisé un environnement propice à l’entrepreneuriat et à l’innovation.
Par ailleurs, le continent a enregistré une croissance moyenne de son PIB estimée à 4,4 % en 2025, avec 22 économies affichant des taux de croissance supérieurs à 5 %. Ces résultats témoignent de la résilience des économies africaines face aux défis mondiaux. En 2026, malgré l’intensification des tensions géopolitiques et les perturbations de l’offre mondiale, l’Afrique devrait connaître une croissance économique de 4,2 %.
Notons que cchiffre, bien qu’en légère baisse par rapport à l’année précédente, reste encourageant et souligne la capacité des nations africaines à naviguer dans un environnement économique incertain tout en poursuivant leur chemin vers le développement durable et inclusif.
Daouda Bakary KONÉ

