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Intérêts miniers du Mali : À qui s’en prendre ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La validation d’un permis d’exploitation n’est pas du ressort du Ministre des mines. Depuis peu, des individus au dessein malsains s’en prennent aux autorités de la transition qui n’ont commis que le pêché d’avoir négocié la mise en exploitation d’une mine attribuée depuis 2019, conformément à la loi en vigueur.

Il est bien de rappeler que le permis de recherche est délivré par le ministre en charge des mines, mais le permis d’exploitation est délivré par le Premier Ministre dont le cabinet vérifie la conformité par rapport aux lois et règlements avant délivrance. Il revient donc au seul PM de délivrer un permis d’exploitation. Il est le seul habilité, si cela n’arrange pas l’Etat, à bloquer le dossier.

Avant ce jour, il est connu au Mali que chaque activité, dans son domaine propre, est régie par une loi. Ce qui sert de cadre de gestion des activités, qu’elles soient publiques ou privées. La gestion des ressources minières du Mali ne déroge pas à cette règle.

A ce stade précis, c’est l’article 48 du code minier du Mali qui permet de comprendre les contours. Il dispose ce qui suit : ‘’Le Fonds minier de développement local est affecté au financement des plans régionaux, communaux et locaux de développement. Il est alimenté par la contribution, d’une part, de l’Etat à hauteur de (20%) des redevances proportionnelles collectées, liées à la valeur des produits extraits et/ou vendus et, d’autre part, des titulaires de titres miniers d’exploitation de mines et les bénéficiaires d’autorisation d’exploitation industrielle de substances de carrières à hauteur de zéro virgule vingt-cinq pour cent (0,25%) du chiffre d’affaires hors taxes au cours du mois ou de la valeur des produits extraits au cours du mois’’ (ndlr).

On sait désormais donc qu’un ministre des mines du Mali, de la transition soit-il, ne peut en aucun cas, imposer une règle autre que celle qui obéit aux dispositions de la loi régissant l’exploitation minière.

D’ores et déjà, ceux qui s’agitent sans saisir la quintessence du débat qu’ils mènent mal, doivent lire le code minier de 2019 qui est la loi qui réglemente les concessions minières au Mali. La convention type qui est un contrat d’adhésion pour l’investisseur y est annexée. Il leur sera aussi nécessaire de comprendre que la validation d’un permis minier n’est pas du ressort du seul ministre des mines. Elle implique toute une procédure réglementaire en vigueur inviolable à tout égard.

Faut-il le rappeler ? Le Mali, à l’instar de tous les autres pays, adopte son code minier pour définir les conditions d’investissements nationaux comme étrangers pour permettre l’exploitation des ressources minières de son sous-sol. Pour le cas du Mali, voir ‘’ ORDONNANCE N°2019-022/P-RM DU 27 SEPTEMBRE 2019 PORTANT CODE MINIER EN REPUBLIQUE DU MALI’’.

Notons que l’investisseur en venant doit savoir à quoi s’attendre, car ça ne peut être à la tête du client. A bon entendeur !

Madick Niang

CIMA: la BAD entre au capital de la CICA-RE à hauteur 10 millions USD

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Une cérémonie s’est tenue le 9 juin 2022 à Abidjan, en présence du ministre de l’Économie et des Finances de la République de Côte d’ivoire, Adama Coulibaly, qui marquait la signature d’une convention d’investissement entre la Banque africaine de développement et la Compagnie commune de réassurance des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CICA-RE).

La Banque entre ainsi au capital de la CICA-RE à hauteur de 6,56 milliards de FCFA (environ 10 millions USD) et en rejoint le conseil d’administration. L’opération a de nombreux avantages : renforcer les capacités de souscription de la CICA-RE ; contribuer au financement de ses opérations de développement et d’expansion en Afrique ; accroître sa contribution au développement des marchés de capitaux domestiques grâce à la rétention d’une part substantielle des primes de réassurance générées localement ; implémenter sa politique environnementale et sociale ; consolider son cadre de gouvernance et de gestion des risques ; accroitre sa capacité à fournir de l’assistance technique en matière d’assurance et de réassurance ; et contribuer à ses efforts pour diversifier ses produits de réassurance.

Ce partenariat avec la Banque africaine de développement va renforcer la solidité financière de la compagnie, soutenir la croissance des activités du réassureur communautaire

« Cette opération est l’une des interventions stratégiques que la Banque mène pour accroitre sa contribution au développement du secteur de la réassurance en Afrique, en épaulant de solides acteurs africains comme la CICA-RE, capables de rivaliser avec les standards internationaux », a déclaré Stefan Nalletamby, directeur du Département du développement du secteur financier du Groupe de la Banque africaine de développement, signataire de la convention au nom de la Banque.

Pour le directeur général de la CICA-RE, Karim Diarassouba, qui a paraphé l’accord au nom de la compagnie, « ce partenariat avec la Banque africaine de développement va renforcer la solidité financière de la compagnie, soutenir la croissance des activités du réassureur communautaire, tout en enrichissant son expérience multisectorielle ».

La CICA-RE  est la troisième compagnie de réassurance régionale dans laquelle la Banque investit, après Africa-RE – dont elle est un membre fondateur – et PTA Reinsurance (ZEP-RE), poursuivant le même objectif : contribuer au développement de marchés de capitaux plus profonds et d’institutions financières africaines robustes et plus intégrées, offrant des produits plus diversifiés pour soutenir le secteur réel.

Acteur clé du développement du secteur de l’assurance et de la réassurance en zone dite CIMA, la CICA-RE compte douze États membres : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République centrafricaine, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Togo.

Les actionnaires de la (SIACE) approuvent une augmentation substantielle de capital démontrant un soutien adéquat à ses plans de croissance stratégique

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Assurance Road Sign with dramatic clouds and sky.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Conseil des gouverneurs de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) a approuvé une augmentation de capital de 600 millions de  DI (environ 805 millions USD) pour le principal assureur multilatéral conforme à la charia lors de sa 29ème réunion annuelle tenue à Sharm El Sheikh, en Egypte le 4 juin 2022.

Les gouverneurs ont approuvé une augmentation de 150% du capital autorisé de la SIACE pour en faire 1 milliard de DI (environ 1,35 milliard USD), l’augmentation la plus importante de son histoire. Basé sur cette approbation, le capital souscrit devrait être augmenté de 168%, passant de 297 millions de DI (environ 398 millions de Dollars des Etats Unis) à 797 millions de DI (environ 1,08 milliard de Dollars des Etats Unis). En plus, une catégorie spéciale d’actions comprenant 100 millions de DI (environ 135 millions USD) du capital augmenté a été allouée à la souscription par des institutions financières détenues par les États membres de la SIACE.

La réunion du Conseil des gouverneurs de la SIACE s’est tenue lors des 47e Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) du 1er au 4 juin 2022 à Sharm El Sheikh, en Égypte, au cours desquelles le Conseil a également approuvé le rapport annuel de 2021 et les états financiers audités de la Société.

Le capital est important pour un assureur multilatéral, car il détermine notre capacité à souscrire davantage d’affaires et à renforcer capacité de réassurance

L’approbation de l’augmentation de capital souligne le soutien solide dont jouit la SIACE de la part de ses États membres et un appui de ses plans de croissance stratégique dans la réalisation des objectifs de développement durable de ses États membres. En outre, l’approbation met en évidence la variété des ressources en capital, avec l’inclusion des institutions financières, tout en accordant la priorité à son mandat aux États membres.

Selon le DG de la SIACE, M. Oussama Kaissi, « le capital est important pour un assureur multilatéral, car il détermine notre capacité à souscrire davantage d’affaires et à renforcer la capacité de réassurance pour soutenir nos États membres. Le président du conseil d’administration de la SIACE, S.E. Dr. Muhammad Sulaiman Al Jasser, et l’ensemble du Conseil d’administration ont considérablement soutenu la direction de la SIACE. Le Conseil d’administration a reconnu la nécessité d’augmenter le capital de la SIACE afin de continuer à mener efficacement son mandat de développement. Par ailleurs, cette augmentation de capital renforcera la solidité financière de la SIACE et ses ressources en fonds propres porteurs de pertes, et améliorera sa position concurrentielle sur le marché et sa capacité de génération de capital interne, renforçant ainsi ses fondamentaux de crédit. »

Malgré une année difficile aggravée par l’impact économique mondial de la pandémie du COVID-19, la SIACE a annoncé des affaires assurées totalisant 9,8 milliards de dollars américains en 2021. L’environnement commercial de la SIACE en 2021 a été marqué par des risques sans précédent, par des priorités changeantes et par les initiatives de réponse du Groupe BID au COVID-19.

Malgré l’impact de la pandémie sur les opérations d’assurance et la forte baisse des taux d’investissement de trésorerie du marché, les résultats nets des entreprises pour 2021 sont restés solides avec un excédent de 9,3 millions de dollars des Etats Unis, soit l’équivalent d’une réalisation de 182% de l’objectif du plan d’affaires pour l’année.

À propos de la SIACE :
Créée en 1994, la SIACE a pour rôle de promouvoir le commerce et les investissements intra-OCI en fournissant des outils d’atténuation des risques et des solutions financières conformes à la charia. La SIACE est le plus grand assureur multilatéral conforme à la charia au monde. Il a ouvert la voie en fournissant une suite complète de solutions aux entreprises et aux projets dans ses 48 États membres, y compris des produits d’assurance-crédit et les produits d’assurance des investissements. Cumulativement, la SIACE a assuré plus de 83,3 milliards de dollars des Etats Unis de commerce et d’investissement depuis sa création, dont 66,13 milliards pour soutenir le commerce des États membres et 17,18 milliards pour les flux d’investissement direct étranger (IDE) dans les États membres. La SIACE a fourni une couverture d’assurance à des entités dans les 48 États membres, améliorant leur prospérité, leur développement et leur diversification économique.

Pour la 14e année consécutive, la SIACE a obtenu une cote de crédit de solidité financière « Aa3 » de la part de Moody’s, classant ainsi la Société parmi les meilleures de l’industrie de l’assurance-crédit et des risques politiques (CPRI). La résilience de la SIACE est étayée par ses solides politiques et pratiques de souscription, de réassurance et de gestion des risques.

Tchad: la FAO et le Gouvernement lancent le projet d’Appui à l’élaboration de la politique foncière nationale

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Moussa Batraki, Ministre des Affaires Foncières, du Développement de l’Habitat et de l’Urbanisme accompagné de Serge Tissot, Représentant de la FAO ont ouvert ce matin l’atelier de lancement du projet intitulé « Appui à l’élaboration de la Politique Foncière Nationale du Tchad ». Il s’agit d’un projet catalyseur, dont l’objectif est d’appuyer le Gouvernement à se doter d’une politique foncière nationale et de l’aider à mobiliser d’autres Partenaires Techniques et Financiers pour mettre en application cette politique. 

L’objectif d’avoir une politique foncière c’est surtout de donner des orientations et avoir une vision sur le foncier dans le pays notamment pour clarifier les droits et obligations des différents usagers, promouvoir une gestion efficace du territoire, assurer une gestion durable des ressources naturelles, sécuriser les investissements, améliorer la gouvernance du secteur, et partant, créer les conditions d’un développement socio-économique harmonieux, équilibré et durable.

L’approche multi-acteurs et multidisciplinaire sera au cœur du processus d’élaboration de la politique et son plan d’action à l’effet d’assurer sa mise en œuvre efficace. La coordination et les synergies sont essentielles pour mutualiser les efforts visant à garantir que la politique sera transformée en actions concrètes et réalisables en vue d’améliorer la situation foncière sur le territoire tchadien et ce, à travers une large consultation des acteurs concernés et impliqués par le foncier. Ainsi, le projet aidera à prendre en compte les intérêts des communautés et des groupes les plus vulnérables.

Le projet contribuera également à renforcer la dynamique et l’engagement du gouvernement en appui au processus de réforme foncière inclusive et participative au Tchad. Un accent particulier sera mis sur le renforcement des capacités des différents acteurs, l’information et la sensibilisation à travers l’utilisation des outils internationaux comme les Directives Volontaires des régimes fonciers qui visent à assurer la stabilité sociale, la sécurité en matière de logement, le développement rural, la protection de l’environnement et un développement économique et sociale durable.

Dans son allocution, Serge Tissot, Représentant de la FAO au Tchad a indiqué que la FAO travaille depuis 2018 en appui au processus de réforme foncière au Tchad. La FAO a, entre autres, contribué à l’analyse réalisée au titre de l’avant-projet du Code Domanial et Foncier en 2019.  Cette analyse a assuré que l’avant-projet du Code est pleinement aligné aux standards internationaux et régionaux en matière de la gouvernance foncière, notamment les « Les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts » et les « Cadres et lignes directrices sur les politiques foncières en Afrique ». Enfin, il a appelé les Partenaires Techniques et Financiers conviés à la table ronde, à mutualiser les efforts à l’effet d’appuyer le Gouvernement dans le processus d’élaboration de la Politique Foncière Nationale et son Plan d’actions pour sa mise en œuvre.

Les effets de l’explosion démographique et de l’urbanisation peu maitrisés dans les établissements humains du Tchad sont énormes et divers

Selon le Ministre des Affaires Foncières, du Développement de l’Habitat et de l’Urbanisme, S.E.M Moussa Batraki : « les effets de l’explosion démographique et de l’urbanisation peu maitrisés dans les établissements humains du Tchad sont énormes et divers. En dehors de la dégradation générale de l’environnement et des espaces agricoles et les disparités spatiales, le conflit foncier, le déficit en logement et en services de base, l’étalement urbain et les occupations anarchiques de terres sont aujourd’hui les principaux maux qui minent le développement durable de nos villes et villages.

Le foncier s’est considérablement écarté de son statut de ressource naturelle et se trouve aujourd’hui au centre des enjeux socio-économiques et environnementaux. Au lieu d’être un catalyser de la cohésion sociale et du développement économiques, il est devenu un moyen de placement, d’accaparement et même du blanchissement financier pour une certaine catégorie sociale.  Afin de permettre sa meilleure organisation et sa répartition équitable, ceci oblige le gouvernement à disposer en premier d’un document de politique nationale définissant clairement les orientations stratégiques du gouvernement. C’est sur cette politique que pourra mieux s’échafauder l’arsenal juridique efficace, exhaustif et adapté aux mutations politiques, économiques et sociales qu’a connu le pays jusqu’ici

La cérémonie officielle a été suivie par une série de présentations sur le projet et les instruments internationaux et régionaux en matière de la gouvernance foncière. Les acteurs de la société civile, qui ont participé récemment à une formation sur les Directives volontaires des régimes fonciers, ont présenté ‘une Charte de l’engagement de la société civile dans le processus d’élaboration de la Politique Foncière Nationale du Tchad.

La cérémonie de lancement s’est clôturée par une table ronde entre des différents Partenaires Financiers et Techniques (La FAO, les Pays Bas, le PropAD financé par la Banque Mondiale et le CIRAD) qui ont présenté leurs projets sur le foncier. Les échanges ont souligné l’importance de poursuivre cette dynamique d’actions concertées pour améliorer la gouvernance foncière au Tchad. L’atelier de lancement a donc renforcé la collaboration entre partenaires autour du processus de l’élaboration de la Politique Foncière Nationale du Tchad.

Ce projet répond à l’objectif stratégique n°4 de la FAO « Faciliter des systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces aux niveaux local, national et international », aux priorités régionales 1&2 « Accroître la productivité et la diversification agricole ; la gestion et la gouvernance améliorées pour l’utilisation durable des ressources naturelles ». Il faut signaler le projet est d’une durée de 2 ans avec un budget de 300 000 USD financé sur fonds propres de la FAO.

Burkina Faso : Un projet d’alimentation et de nutrition a été une « aubaine » pour les élèves des écoles de village

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Burkina Faso, Dori, Sahel Region, 12 January 2017 WFP provides daily breakfast and lunch to school children in the Sahel region, giving take-home rations to girls to encourage gender equality in school attendance. School meals include fresh, locally-produced yogurt. Photo: WFP/Simon Pierre Diouf

(CROISSANCE AFRIQUE)-Il est 13 heures à l’école primaire de Konioudou, un village de la commune rurale de Kombissiri, à environ 40 km de la capitale Ouagadougou, et c’est l’heure de la pause de midi des élèves. A l’ombre des grands arbres de la cour, certains jouent, se taquinent, rient ; quelques autres feuillettent des livres. Mais tous n’attendent qu’une chose : l’heure du déjeuner.

Au signal de la directrice, les enfants font la queue à l’entrée de leur classe. À l’intérieur, un employé de la cantine sert de la nourriture sur des plats en plastique. Puis les élèves entrent dans la salle, par petits groupes, pour prendre leurs propres assiettes. Qu’y a-t-il au menu aujourd’hui ? Une bouillie de millet enrichie de pain de singe, de poudre d’arachide et de sucre. La prochaine fois, ce pourrait être du couscous, du riz, des haricots, de la salade de niébé ou d’autres plats à base de produits locaux.

Avec ses 600 élèves, l’école de Konioudou est l’une des 70 sélectionnées dans trois régions (Boucle du Mouhoun, Centre-Sud et Sud-Ouest) pour bénéficier de la phase pilote du projet Cantines scolaires à base de produits locaux pour une nutrition intelligente. Financé par le Japon et administré par la Banque africaine de développement, ce projet de 990 000 dollars renforce les initiatives du gouvernement visant à fournir aux étudiants au moins un repas équilibré par jour.

Lancé en 2020 pour deux ans, avec une prolongation d’un an, le projet aide les écoles à aménager des champs et des jardins, et leur fournit du matériel et des intrants agricoles, de jardinage et de cuisine. Les produits fournissent des repas aux étudiants pendant quelques semaines. « La saison dernière, plus de 25 tonnes de produits agricoles ont été récoltés, malgré une faible pluviométrie », explique Innocent Bamouni, responsable du projet au ministère de l’Éducation. Dans les jardins, la production se poursuit et 14 tonnes de produits sont attendues.

« Sans ce projet, certains de nos enfants n’auraient rien mangé à midi », déclare Prosper Guigma, président de l’association des parents de Konioudou, reconnaissant. L’élève Lassané Compaoré ajoute : « Les repas sont bons et propres. Ici, nous avons des repas que nous n’avons pas à la maison. Et nous sommes heureux de manger ensemble et, après, de rester ici pour apprendre nos leçons.

Sans ce projet, certains de nos enfants n’auraient rien mangé à midi

La même satisfaction est partagée à Kamsando, un autre village du Kombissiri. « Ce projet est vraiment une aubaine pour nous », déclare Mahamoudou Ouédraogo, directeur de l’école du village. « Lorsqu’un élève a mangé à midi, cela a un effet positif sur ses performances en classe. Cependant, en raison d’un manque de ressources, de nombreuses familles ne préparent pas le déjeuner. Ils ne peuvent le faire que pendant deux ou trois mois, juste après la récolte en septembre. »

Selon Innocent Bamouni, l’État alloue chaque année plus de 18 milliards de francs CFA (environ 27,31 millions d’euros) aux communes pour acheter de la nourriture pour les cantines scolaires. Ce montant est resté le même depuis plusieurs années, même si les inscriptions ont changé. Et avec la crise sécuritaire du pays, de nombreux fournisseurs n’ont pas livré de nourriture aux écoles cette année, car les prix ont grimpé en flèche. « Dans la commune de Kombissiri, la plupart des écoles n’ont pas reçu leurs fournitures », rapporte Innocent Bamouni du département de l’éducation. « Seules les 15 écoles concernées par le projet sont en mesure de servir des repas aux élèves, grâce à leur production agricole et maraîchère. »

En plus d’offrir aux élèves la possibilité de se nourrir, le projet vise à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs repas. La forte prévalence de la malnutrition a été l’un des critères de sélection des trois régions pilotes.

Au cours du premier trimestre de cette année, 140 agents de cantine (deux par école bénéficiaire), ainsi que 70 directeurs d’école, mères de famille, agents agricoles, représentants communautaires et contacts du projet ont participé à une formation sur la transformation des produits locaux et l’hygiène alimentaire dans les cantines scolaires .

« Quand nous reviendrons, il y aura une grande différence avec ce que nous faisions avant, car nous avons appris à préparer beaucoup de choses. Nous pourrons varier les menus des élèves avec des produits locaux. Les étudiants auront un choix plus large », a expliqué un cuisinier au quotidien public Sidwaya. Mariam Coulibaly, ingénieure de recherche en agroalimentaire et formatrice principale, ajoute : « Notre terroir est très riche ; il suffit que les cuisiniers soient bien équipés pour composer les repas, afin qu’ils puissent associer protéines, lipides, glucides, sels minéraux… pour que les enfants soient bien nourris et productifs. De retour dans leurs villages respectifs, les cuisinières ont invité les femmes à partager ce qu’elles avaient appris.

Dans sa première année de mise en œuvre, le projet a tenu ses promesses dans les écoles ciblées. Soutenus par des enseignants et des élèves, les parents ont labouré, semé et récolté. « Quand on nous demande d’apporter du bois à l’école (pour cuisiner), nous sommes contents car nous savons que nous allons manger », ajoute le petit Lassané Compaoré. Bref, chacun comprend que la pérennité des acquis du projet dépend de l’implication continue de tous dans la promotion de la cantine locale.

Notons que le succès de la phase pilote pourrait conduire à l’extension de l’expérimentation, ce que plusieurs écoles ont déjà demandé.

Nigeria: la United Bank for Africa (UBA) rembourse un eurobond d’environ 500 millions USD d’obligations à 5 ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La United Bank for Africa (UBA) a remboursé le mercredi dernier ses premières obligations Eurobond à 5 ans d’un montant de 500 millions USD, dont la date d’échéance est le 8 juin 2022. Émise en 2017, l’obligation à cinq ans a été proposée à un taux d’intérêt nominal de 7,75 %, et levée pour soutenir les activités de la banque dans des secteurs clés de l’économie.

Dans le cadre des stratégies de gestion du passif de UBA, en novembre 2021, la banque a procédé au rachat de 310,9 millions de dollars d’obligations par le biais d’une offre publique d’achat en espèces. À l’échéance de l’euro-obligation, la partie en circulation de 189,1 millions USD et le coupon de 7,3 millions USD ont été remboursés par la banque.

Cela constitue une illustration des stratégies robustes et prudentes de gestion des liquidités de UBA

« Cela constitue une illustration des stratégies robustes et prudentes de gestion des liquidités de UBA, associées à un processus de gestion des actifs et des passifs très solide et diversifié. Et ce, malgré les vents contraires macroéconomiques soutenus par l’illiquidité des devises, une inflation à deux chiffres et la dévaluation de la monnaie », a déclaré Kennedy Uzoka, GMD/CEO de UBA.

« Notre énorme base clientèle, notre expansion géographique diversifiée et nos multiples décennies d’expérience éprouvée continuent de faire de UBA le partenaire privilégié des investisseurs, des particuliers et des entreprises », renchérit M. Uzoka.

Présente dans 20 pays africains, dont le Nigéria, ainsi qu’en France et au Royaume-Uni, et seule banque d’Afrique subsaharienne à détenir une licence de dépôt aux États-Unis, UBA est une institution financière de renom qui fournit des services bancaires et financiers à plus de 33 millions de clients à travers le monde.

REDACTION

Côte d’Ivoire: Almoktar Allahoury prend la tête de TotalEnergies

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Almoktar Allahoury, anciennement directeur général de Total Marketing Tchad, succède à Fabien VOISIN qui aura passé ces trois dernières années à ce poste. Un cocktail de départ en l’honneur au directeur général sortant a eu lieu récemment dans un grand hôtel à Abidjan. 

Ingénieur informaticien diplômé depuis 2008 de l’Institut d’ingénierie informatique de Limoges (3iL) en France, Almoktar ALLAHOURY détient également un certificat en Affaires et Entrepreneuriat obtenu en 2015 à l’université du Texas à Austin aux Etats-Unis et a suivi un programme exécutif pour les cadres à Sciences Po Paris en 2017.

Il faut signaler que sa carrière professionnelle démarre en 2008 en tant que consultant senior au sein de Accenture Paris, une multinationale spécialisée en conseil. Il aura pour tâches principales, le conseil en investissement numérique et informatique, la gestion de budget, d’équipe et des grands comptes, ainsi que la mise en place des processus de la direction opérationnelle d’Electricité de France (EDF) de même qu’un système de gestion de la relation client et d’information sur la facturation. Parallèlement à sa fonction à Accenture Paris, ses tâches de consultant senior sont étendues en Afrique, précisément au Sénégal, au Nigéria, au Burkina Faso, au Niger et au Gabon.

Notons que TotalEnergie Côte d’Ivoire, première société de distribution de produits pétroliers a un nouveau directeur général.

Zangouna Koné

Nuit de l’UJRM: JOURNALISTES AU MALI, VIVRE OU SURVIVRE ?

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(CROISSANCE AFRIQUE) La première édition de « La nuit de l’UJRM », qui aura lieu le 18 juin 2022, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, l’Union des Journalistes-Reporters du Mali (UJRM), dont votre journaliste de Mali Demain que je suis, est le responsable chargé de la formation, veut primer les meilleurs patrons de presse et les meilleurs journalistes du Mali. Sous les deux thèmes : « La précarité du journaliste au Mali : Quels impacts sur la cohésion nationale ?» et « Le rôle des médias durant la transition ».

Le choix du thème

Le thème choisi est : « La précarité des journalistes au Mali : Quels impacts sur la cohésion nationale ? ». Ce thème a été choisi pour sa pertinence. Une manière de lever le voile sur la situation réelle des journalistes au Mali. Ces soldats de l’information qui, contre vents et marées, engagés et déterminés, vont à la recherche de l’information, parfois-même au péril de leur vie, avec un seul souci, informer les gouvernés et les gouvernants sur la situation du pays et celui du monde extérieur, afin de faire bouger les lignes pour le bien-être de tous. Donc, ce thème mérite une attention particulière de la part de tous les acteurs.

C’est pourquoi, pour comprendre ce thème depuis son origine, jusqu’à nos jours, nous sommes allés à la rencontre des praticiens du domaine du journalisme au Mali: journalistes-reporters et patrons de presse, d’âges différents. Chacun d’eux nous a livré son point de vue, dans un anonymat total pour certains et d’autres qui ont décliné leur identité. Lisez plutôt !

Comprendre l’Origine de la précarité des journalistes au Mali.

Comprendre l’origine de la précarité des journalistes au Mali, c’est comprendre d’abord le début de la presse malienne et son évolution jusqu’à nos jours.

Mais avant cela, qu’est-ce que la précarité ?

Selon le dictionnaire français Robert, la précarité se défini comme : « Caractère ou état de ce qui est précaire ». Le mot précaire quant à lui, se définit comme : « Etat quelques chose dont l’avenir, la durée, la stabilité ne sont pas assurés ». Exemple : une santé précaire.

L’origine de la presse malienne

Selon Fakara Faiké, personne âgée, Journalistes au journal « Le Républicain », Président de l’Union Nationale des Journalistes du Mali (UNAJOM), témoin oculaire de la presse malienne, « La, presse malienne n’est pas née de la dernière pluie. Celle-ci a commencé vers les années de l’indépendance (1960) avec les journaux comme : « Soundjata », « La Roux », « l’Essor » etc. Malgré un essor  moribant, elle a pu jouer pleinement son rôle d’information, de sensibilisation et d’éducation de la population et à surtout contribuer très efficacement à l’avènement de la démocratie au Mali.

L’explosion des journaux

C’est à partir des années 1991 avec l’avènement de la démocratie au Mali, et l’élaboration de la nouvelle Constitution, du 25 février 1992, qui a consacré l’articles 4 de la Constitution, aux droits à la création et à la liberté d’expression,  je cite : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte,  d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi », que cette situation a engendré, une montée en puissance de l’expression libre. A partir de cette époque, les journaux ont commencé à se multiplier comme des chenilles. Ainsi, certains journalistes qui travaillaient déjà dans  les journaux précités (Soundjata, La Roux, l’Essor),  ainsi que certaines personnes attirées  par la profession du journaliste, se sont lancés dans la création de masse des organes de presse, comme : Aurore, Les Échos, Le Malien, Nouvel Horizon et les radios comme Bamakan, Tabalé etc.

Les textes réglementaires

« Malgré cette explosion d’organes de presse à partir des années 1991, chacun de ces organes œuvrait dans son coin, sans jamais penser à réglementer le secteur. C’est seulement à partir de là première journée de la presse, qu’il y eu un premier texte réglementaire. Puis vint la Loi n° 046 du 07 juillet 2000 portant régime de la presse et délit de presse en République du Mali, signée en 2000, par l’ancien Président de la République du Mali, S.E M. Alpha Omar Konaré », a expliqué le vieux Fakara Faiké.

N’ayant pas les journalistes de profession a cette époque pouvant mettre en place un cadre juridique et réglementaire pour la prise en charge des journalistes, faisant d’eux, des employés à part entière, bénéficiant ainsi des droits salariaux et des cotisations sociales, pour leur garantir  une vie descente et digne, les journalistes au Mali, ont commencé à travailler au noir, depuis le début de la presse malienne.

Bien que les revenus tirés des activités du journalisme n’aient pas fait défaut à cette époque, les patrons de presse à n’avaient qu’un seul souci : produire de l’information pour satisfaire les besoins criards d’informations du grand public.

Qui pouvait faire mieux, pour les journalistes, qu’un spécialiste du domaine ? s’interroge-il

Comment les journalistes sont-ils rémunérés au Mali?

Au début des années 1991, seul le Journal « Les Échos » était bien structuré ou les journalistes avaient un salaire et étaient inscrits à l’INPS. Les organes comme : « Le Malien », « Le Tambour », versaient un minimum de salaire à leurs  journalistes. Tous les autres ne donnaient rien à leurs journalistes. Seulement à cette époque, il n’y avait pas beaucoup de journalistes. Donc, Ceux qui allaient sur terrain pouvaient quand même joindre les deux bouts », a expliqué Fakara Faiké.

La rémunération des journalistes d’aujourd’hui

La plupart que nous avons interrogé et qui ont préféré garder l’anonymat, puisse que, disent-ils « Cette situation n’est pas honorable », nous ont dit de façon unanime : « Leurs  rémunérations sont généralement basées sur des petits arrangements non formels avec les patrons de presse (de la radio, de la télé, de la  presse écrite, de la presse en ligne…). Ce sont parfois : de petites assistance en nature ou financière en cas de problème social, ou de santé ; de petites primes mensuelles, dérisoires pour la plupart,  inférieures au SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance), qui ne peuvent même pas couvrir le minimum des charges fixes du journaliste. Comme le loyer, l’eau, l’électricité, les charges familiales, le transport, la communication ».

Un autre journaliste m’a lâché : « Bien vrai que j’aime ce métier, je m’y dévoue corps et âme. Mais je vis dans un souci permanent quand il s’agit des conditions matérielles, morales et sociales du travail. La peur du lendemain me tue à petit feu, a tel point que, je me demande chaque fois ce que font les patrons de presse  avec les revenus du de notre travail ».

Une pléthore d’organes de presse au Mali

Cette situation de précarité a incité  beaucoup de journalistes à créer leurs propres organes de presse dans le but d’avoir une vie meilleure et bénéficier des mêmes privilèges que les promoteurs des organes de presse tels que : contrats juteux alloués aux organes de presse par certaines entreprises publiques ou privées, aide publique à la presse, les revenus tirés de la vente des journaux et des publicités.

Sans aucune vision ou une compétence entrepreneuriale ou managériale, les nouveaux patrons de presse n’ont fait que reproduire le même schéma que les anciens. Ils ont contribué à plonger les journalistes dans une extrême précarité aux conséquences néfastes sur la cohésion sociale et par voie de conséquence, la cohésion nationale. D’après Fakara Faiké, « Après trois à six mois de stage,un supposé journalistes devient patron de presse ».

Pour un jeune Directeur de publication qui a préféré gardé l’anonymat, « La presse au Mali ne nourrit pas son homme. Dans son organe, il essaie de donner le minimum en termes de salaire à ses journalistes. Et bientôt, il va commencer par les inscrire à l’INPS et à l’AMO. Mais les vieux journalistes d’abord ».

Précarité des journalistes du Mali et conséquences sociales

Dans un pays où la pression sociale est très forte, ou toutes les responsabilités familiales sont dévolues à l’homme en tant que chef de famille, les journalistes, chefs de famille au Mali ou même les célibataires  (homme et femme), broient le noir.

Les veilles des fêtes (Ramadan, Tabaski, Noël, Pâques…), ou les cas de maladie, les évènements familiaux, où ces derniers devraient assumer aisément et fièrement leur responsabilité vis-à-vis de la famille, sont au contraire des moments de cauchemar, de psychose et de soucis permanents chez les journalistes du Mali. Finalement, au lieu de vivre, les journalistes survivent.

Un journaliste qui a préféré garder l’anonymat nous a confié ceci : « Il est obligé de quémander chaque fois qu’il a des problèmes ». Il a ajouté encore : « Les mendiants,  ne sont pas que, ceux qui se trouvent dans les rues. Mais il y’a des mendiants en col blanc, qui sont les plus nécessiteux que ceux que l’on voit dans les rues ».

Précarité et cohésion nationale

La précarité, créée au niveau des organes de presse, a terni l’image des journalistes en particulier et de la corporation en général. Certains journalistes sont parfois obligés de se  livrer à des pratiques, peu orthodoxes, afin de joindre les deux bouts. D’autres sont qualifiés par une frange de la population de « journalistes alimentaires ». L’impartialité du journaliste est mise à mal  dans le traitement de l’information. La complaisance, le favoritisme, le trafic d’influence, le chantage,  deviennent les moyens de survie du journaliste. Pire encore,  l’information qui devrait servir à éduquer ou sensibiliser la population est contrôlée par des bourreaux sans foi ni loi, qui se positionnent derrière les journalistes et qui orientent l’information vers une cible ou un groupe de cible dans le but de nuire ou solder un compte personnel.

Conséquences de la précarité des journalistes au Mali

L’une des conséquences directes de la précarité des journalistes au Mali, est que  l’information est tout le temps biaisée et crée régulièrement des tensions sociales au sein des communautés : les populations se révoltent, les familles se déchirent ou s’entredéchirent, les groupes ethniques s’affrontent. Certaines personnes se voyant humiliées, blessées ou touchées  dans leur orgueil, à cause de l’écrit ou de la propagande du journaliste, décident de se venger. Malheureusement, les journalistes au Mali font les frais d’enlèvement, de torture, d’assassinat, de coup de poing à la figure, des poursuites judiciaires, en un mot de toutes sortes de sévices.

A cela s’ajoute, la précarité intellectuelle pour attirer et séduire le public : Manque de niveau à la base, manque d’encadrement au niveau des organes, manque de l’auto-formation et manque de formation de renforcement de capacités.

Enfin, quel espoir ?

Après cette situation macabre des journalistes décrite ci-haut, la seule lueur d’espoir qui plane aujourd’hui à l’horizon, c’est l’application de la convention collective par les patrons de presse, prônée par l’UJRM. Cette convention collective a été élaborée par l’Union Nationale des Journalistes du Mali (UNAJOM) avec l’appui des experts venant d’ailleurs et qui se trouve actuellement au niveau du Conseil National de la Transition (CNT) pour une loi, selon Fakara Faiké, Président de l’UNAJOM.

Une autre lueur d’espoir, c’est la dernière relecture des textes qui régissent la presse malienne par la Maison de la Presse et qui demande d’indexer l’aide publique à la presse au budget national, soit 0,01% à 0,025%, se situant entre 2 milliards de FCFA à 5 milliards de FCFA du budget national.

Pépin Narcisse LOTI

Guinée Bissau: Umaro Sissoco Embalo signe un décret entérinant la liste des 24 ministres et 12 secrétaires d’Etat

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(CROISSANCE AFRQUE)-La Guinée-Bissau a un nouveau gouvernement. Jeudi 9 juin 2022, le président, Umaro Sissoco Embalo, a signé un décret entérinant la liste des 24 ministres et 12 secrétaires d’Etat, proposée par le Premier ministre, Nuno Gomes Nabiam.

Ce gouvernement plus élargi que le premier mis en place en 2020 intervient environ un mois après que le chef de l’Etat a annoncé la dissolution du Parlement. En effet, celui-ci accusait la 10e législature d’avoir « transformé l’Assemblée nationale populaire en espace de guérilla politique et de complots », ajoutant que « beaucoup de députés ont conjugué leurs efforts en vue d’affaiblir les institutions de la République au lieu de tout faire pour les renforcer ».

Par ailleurs, ce nouveau gouvernement est composé de plusieurs personnalités ont été reconduites à des postes clés, notamment la ministre des Affaires étrangères, Suzi Carla Barbosa, le ministre de l’Intérieur, Botché Candé, ou le ministre des Finances, Joâo Aladje Mamadu Fadia. Il est également composé de nouvelles têtes notamment Teresa Alexandrina da Silva à la Justice et Marciano Silva Barbeiro à la Défense.

Notons que ce nouveau gouvernement intervient trois mois après avoir été visé par une tentative de coup d’Etat, sa décision était interprétée par plusieurs observateurs comme un moyen de réaffirmer son pouvoir et son intention de poursuivre la lutte contre la corruption et le trafic de drogue qui gangrènent le pays.

Korotoumou Sylla

Ghana : le MAFDE alloue 2 millions USD à ETG Inputs Ghana Limited pour améliorer l’accès des agriculteurs aux engrais

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(CROISSANCE AFRQUE)-Le Mécanisme africain de financement du développement des engrais (MAFDE) va accorder une garantie partielle de crédit commercial de deux millions de dollars à ETG Inputs Ghana Limited pour soutenir la livraison d’engrais à 200 000 petits exploitants agricoles dans les régions du Haut Ghana oriental, des Savanes, du Nord-Est et du Nord. Cette mesure permettra de remédier aux pénuries actuelles et d’améliorer les rendements, la sécurité alimentaire et les revenus des agriculteurs dans les quatre régions.

Aux termes de cet accord, ETG Inputs Ghana Limited, filiale du conglomérat agricole ETG, va livrer 10 000 tonnes d’engrais à des grossistes qui les distribueront, par l’intermédiaire de détaillants, aux agriculteurs des régions concernées. Le mécanisme de renforcement du crédit devrait permettre de réduire les risques liés à la vente d’engrais à crédit aux grossistes par les fournisseurs, ce qui peut limiter l’accès des agriculteurs à des engrais de bonne qualité.

« Ce projet avec ETG intervient à un moment où les agriculteurs africains – qui se remettent à peine des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 – font désormais face à une hausse des prix du marché des engrais, due en grande partie à la guerre russo-ukrainienne », a déclaré Dr Beth Dunford, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social. « Cette garantie partielle de crédit commercial permet d’améliorer l’accès à ces intrants à des prix plus abordables. »

La guerre en Ukraine a contribué à créer des pénuries d’engrais, faisant grimper les prix et réduisant les approvisionnements. Au Ghana, la pénurie d’engrais affecte désormais 60 % de l’offre. Le pays a vu le coût du sac de 50 kilogrammes d’engrais à base d’azote, de phosphore et de potassium d’usage courant exploser. Il est passé de 26 dollars en novembre 2021 à 46 dollars en avril 2022, selon l’initiative Africa Fertilizer (https://bit.ly/3aNrmaz), qui recueille des données, des statistiques et des informations sur les engrais en Afrique.

Cette situation menace la production agricole au moment même où de nombreux pays abordent la saison des semailles. Parallèlement, les importations de denrées alimentaires de base en Afrique, comme le blé et les oléagineux, sont également perturbées par la guerre.

Ashish Lakhotia, directeur général de la branche engrais et intrants agricoles chez ETG, a déclaré que la production et la distribution d’engrais peuvent être coûteuses. « Il est essentiel d’assurer des possibilités de partage des risques pour créer un environnement de confiance qui conduise à la disponibilité des engrais pour les petits exploitants agricoles, a déclaré Ashish Lakhotia. Je suis convaincu que notre collaboration avec le Mécanisme africain de financement du développement des engrais atténuera les risques éventuels auxquels nous sommes confrontés lorsque nous traitons avec les grossistes. » 

Le projet, qui durera un an, permettra à quatre grossistes de vendre des engrais d’une valeur supérieure jusqu’à trois fois celle de la garantie partielle de crédit commercial. Il contribuera également à mettre les grossistes en relation avec environ 200 détaillants qui revendront les engrais aux agriculteurs.

Le Mécanisme africain de financement du développement des engrais est hébergé par la Banque africaine de développement. Créé en 2007, il vise à améliorer la productivité agricole en Afrique en encourageant l’utilisation des engrais.