Le président angolais João Lourenço a procédé, le mercredi 19 février 2020, à la cérémonie d’inauguration de la fabrique de textile de « Nova Textang II ».
Selon le Secrétaire d’état à l’industrie de l’Angola, la réhabilitation de cette usine, à travers la réparation des infrastructures et la fourniture de machines nécessaire au travail industriel, va permettre à « Nova Textan II » de produire mensuellement 250.000 mètres linéaires de tissus. Tout ajoutant que « la réfection des trois principales usines textiles du pays (Satec, Alassola et Textang II) permettrait aux entreprises textiles privées de produire, annuellement, au moins 20 millions de pièces de vêtements ».
La réhabilitation de ces 3 principales usines de textiles est estimée à 251 millions $.
Selon les autorités angolaise le pays dépense plus de 200 millions $ dans l’importation de vêtements, à savoir plus de 170 millions USD dans l’importation des habits neufs, et 65 millions de dollars dans l’importation des vêtements usagés.
– Le Conseil d’administration de la Bourse régionale de valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC) s’est réuni le 20 février en son siège social à Douala, capitale économique du Cameroun, sous la conduite du Gabonais Henri Claude Oyima, son président.
Au terme des travaux, le Conseil a décidé, entre autres, de reporter le processus de recrutement d’un nouveau directeur général. Celui-ci devrait maintenant prendre fonction à compter du 1erjanvier 2021. La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), qui a lancé ce recrutement au mois de décembre 2019, prévoyait la prise de service au mois de mars 2020.
La BVMAC n’a pas expliqué les raisons de ce report. Mais, selon Investir au Cameroun, il se dégage clairement un conflit de compétence entre le Conseil d’administration de la BVMAC et la Beac, chargée du processus de fusion et de dynamisation du marché financier d’Afrique centrale.
L’ancien président de la Commission des marchés financiers (CMF), l’ex-régulateur de la Douala Stock-Exchanges (DSX), le Camerounais Jean Claude Ngwa, a été nommé au poste de DG au sortir d’une session du Conseil d’administration de la BVMAC, organisée le 4 juillet 2019 à Douala. Le processus de recrutement d’un nouveau DG lancé par la banque centrale a donc surpris plus d’un, ce d’autant plus que la BVMAC est une société contrôlée en majorité par des capitaux privés.
Pour la Beac, le cahier de charges du nouveau directeur général est d’établir et exécuter des plans pour atteindre les objectifs stratégiques de la bourse (compétitivité, efficacité opérationnelle, diversification et croissance vigoureuse). Il devra donner des éclairages et une orientation permettant d’accroître les liquidités et d’approfondir les marchés financiers de la Cemac.
Sous l’autorité du Conseil d’administration, le nouveau DG aura, toujours selon la banque centrale, la responsabilité de gérer, superviser et promouvoir les activités de la bourse au profit de ses membres, de toutes les parties prenantes et du public qui y fait des placements, selon les indications de la Banque centrale des six États de la Cemac (Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Guinée Équatoriale, Gabon et Tchad).
La pharmacie populaire du Mali a procédé à la cérémonie d’ouverture des travaux de la 86e session du conseil administration ce jour à Bamako, dans ses locaux. Selon le président du conseil, l’ordre du jour portait sur l’adoption du procès-verbal de la Session Extraordinaire du Conseil d’Administration tenue le 16 mai 2019, du rapport d’activité 2019 ainsi que du budget 2020 et de l’organigramme.
Le président directeur général de la Pharmacie Populaire du Mali, Mamady Sissoko, a déclaré que la structure a réalisé un chiffre d’affaires de 14,3 milliards de Franc CFA (exactement 14 323 364 943 FCFA) contre une prévision de 10 722 618 000 FCFA et pour un résultat positif de 1 318 865 266 FCFA. Ainsi, après deux années consécutives de résultats négatifs, la Pharmacie Populaire sort la tête de l’eau. Lisez le liens a travers le site financialafrik ci-dessous:
L’impact positif du numérique sur notre rapport à l’information est indéniable : finies les longues heures passées dans des encyclopédies papier à rechercher une information telle une aiguille dans une botte de foin, sans même la certitude de la trouver.
C’est pourquoi, nous pouvons penser que le web-journalisme n’est pas loin du journalisme radio-phonique. Pour rappel, la radio est le medias e plus ancien par rapport aux autres. Mais elle, restait la plus rapide. Parce qu’autre fois, le journaliste se permettait, après verification et confirmation de son information, la diffusion de son produit fini. Et la télévision etant la plus magnifie fait partie des medias les plus lentes, parce que, tout simplement, la télévision, c’est aussi l’image.
Après avoir filmer, il faudra monter les images afin de leur diffuser. Et la presse ecrite etant la plus lente, elle explique l’information de façon explicite et vaste. Donc tres lente. Elle reste la plus traditionnelle après, la radio. Car, nous pouvons confirmer toute sa source et ensuite proceder a sa diffussion.
Mais, aujourd’hui, la presse en ligne a la même cadence de rapidité que la radio. Parce que, le web-journalisme etant basé sur la verification, la credibilité du journaliste est engagée et ce dernier peut diffuser son produit fini en toute rapidité. Un web-journaliste ne peut se comporter comme un journaliste de TV et encore à celui qui travaille dans un journal de presse ecrite. C’est pourquoi, la rapidité est differente de la verification. Le moteur du web-journalisme, ne peut fonctionner sans verification mais cela ne veut pas dire qu’il faut être lent. L’internet a été crée pour sa rapidité et pour sa fiabilité. « En web-journalisme, on peut bel et bien verifier et reverifier, et être rapide dans sa diffusion. Mais ceux qui veulent, detourner cela pour d’autres causes. N’ont rien compris« , affirme une journaliste Gabonnais, Mme LAURE RASSA.
Aujourd’hui, entre toutes les ressources numérisées, la possibilité de commander un livre à l’autre bout du monde ou encore les informations disponibles en accès libre, les internautes ont accès à (quasiment) tout, tout le temps et les moteurs de recherche sont rapidement devenus leurs meilleurs amis.
Malheureusement, cette incroyable accessibilité, dont on ne cesse de repousser les limites, s’accompagne également d’inconvénients parfois lourds de conséquences pour les utilisateurs. Car, si ces derniers peuvent trouver facilement l’information, celle-ci peut à son tour les trouver avec une facilité déconcertante et l’on finit par se retrouver assailli par une quantité d’informations qui ne nous sont pas forcément utiles et dont la qualité laisse parfois perplexe.
Certes, Internet représente une source de connaissance incroyable et constitue un levier de sensibilisation et de rassemblement époustouflant, mais il s’agit également d’un redoutable outil de manipulation. Si l’objectivité de l’information semblait impossible à atteindre auparavant, Internet a d’autant plus accentué sa subjectivité en donnant la possibilité à chacun de s’exprimer sans aucune contrainte, sans obligation de vérifier ses données. Là encore, il est possible d’atteindre un public très large, très vite, avec un impact parfois effrayant.
Notons que nous pratiquons, un metier très difficile. Mais, ils y en a qui profite pour faire des reglements de comptes. Les journalistes Maliens sont exposés aux critiques, choses qui sont bonne, d’ailleurs. Mais, d’autres profitents pour se vendre. Ne faisons pas ce trrrain, un lieu de reglement de comptes. Le web-journalisme est là, pour sa rapidité et son éfficacité, surtout, pour ses verifications et pour ses reverifications avant de proceder à la diffusion. Restons dans le domaine des critiques possives. Elles forment. Mais, si vous êtes lent dans vos tactiques, soyez rapide, c’est grace cela que vos lecteurs seront edifier contre le mal et beneficieront le bien. Ne soiyez pas mechant. Sortez dans vos histoires.
La facilitatrice senior d’Euromoney, Sylvaine Chubert affirme que les besoins mondiaux en infrastructure sont estimés à un volume de 57 trillons de dollars en tenant compte des estimations de croissance 2013-2030.
Si la couverture de tous ces besoins est un challenge, les mécanismes et instruments à mettre en place pour réussir à capter des flux de capitaux n’en demeure pas moindre.
C’est pour cette raison que Guarantco a organisé les 17 18 et 19 un atelier de formation à l’endroit des banques et institutions financières locales pour explorer plusieurs approches de transactions de financement de projets dans différents secteurs. Ce, autour du thème : Créer une meilleure compréhension du financement des projets d’infrastructures auprès des instituions financières locales ». Il faut noter que cette formation est entièrement financé par le Technical Assistant Facility (TAF) qui appartient également au Private Infrastructure Development Group communément appelé PIDG.
Pour la réussite de cette formation, Gurantco a fait appel à Euromoney, un cabinet réputé pour la qualité de ces formations en finance dans le monde entier et particulièrement sur le continent africain. Sylvaine Chubert animatrice de l’atelier pour le compte de ce cabinet a souligné que les émissions obligataires, longtemps pratiquées par les économies solides a basculé vers les économies émergentes et même les pays à revenu intermédiaire. Un grand pas qui mérite cependant d’être soutenu par les émissions en monnaie locale. Ce qui semble peu fréquent sur le continent, dans la quête de financement conséquent pour combler le déficit infrastructurel d’où l’importance des Institutions de garantie tel que GuarantCo qui offre des instrument d’atténuation du risque en monnaie locale.
Donc, GuarantCo « se charge de peut fournir une variété de produits contingents selon les besoins pour un projet particulier comprenant: Les garanties partielles de risque, les garanties de liquidité permettant de rallonger la maturité de s financement en monnaie locale, les garanties EPC, les garanties conjointes et toutes ces garanties sont a première demande.
Dans l’optique de devenir un centre d’excellence pour la monnaie locale des solutions de crédit pour le financement des infrastructures les pays à faibles revenu, contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté, a effectué 50 transactions pour les financements de projet dans 17 pays en Afrique. Ce qui a permis un investissement de 6,5 milliards de dollars et la création de 235000 emplois.
Notée AA- par Fitch, A1 chez Moodys et AAA par Bloomfield, GuarantCo met l’accent sur la réduction du risque des institutions financières qui décident d’investir dans des projets d’infrastructures. D’autant plus que ses instruments sont reconnus par la Banque centrale et le régulateur du marché financier d’où l’impact qu’elle peut apporter sur un certain nombre de ratio prudentiel.
《Den be bi a tabaga de bolo》essai en français: 《l’enfant ne tombe que de la main de la dorloteuse》. Isaac Coulibaly c’est bien dit, j’espère.
Le ministre a été très courageux je trouve de revenir sur son Tweet. Et il faut savoir que donner une information qui se révèle autrement par le temps est différent de donner une fausse information.
Cette gaffe pour moi, a été juste une erreur de jeu de mot entre « disparus et tués ». Car on pouvait revenir sur le mot « disparus » si on les retrouve mais on ne peut que démentir sur le mot « tués ».
Le ministre par initiative personnelle décide de nous faire vivre l’actualité et même si souvent c’est un peu trop, je pense que c’est aussi trop d’appuyer inlassablement sur une simple erreur.
Bon juste de passage et demande à ce qu’on tourne cette page. L’erreur est humaine. On en commet tous. Rire……
A la fin de cette première journée de visite de terrain, le Premier Ministre, chef du gouvernement, ministre de l’économie et des finances, a tenu une réunion de crise avec le haut commandement militaire de la région de Mopti.
Le Premier Ministre a rappelé le message du Président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des armées, pour ce qui est du soutien de la nation toute entière aux FAMAs : des dispositions urgentes seront prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.
Ce fut l’occasion de faire le point de la situation militaire et sécuritaire de la région ainsi que les dispositions urgentes pour endiguer la violence et le terrorisme dans le centre du pays.
Le Premier Ministre est revenu sur
l’adhésion et le soutien du président de la république pour cette nouvelle approche basée sur un nouveau concept opérationnel développé par la hiérarchie des FAMAs. « Une approche bien adaptée au contexte actuel pour faire face aux menaces » dixit le Premier Ministre.
Le commandement militaire s’est dit satisfait de cette rencontre avec le chef du gouvernement pour rapprocher la vision politique et militaire dans la gestion de cette crise multidimensionnelle.
Une rencontre qui a permis de mieux appréhender la complexité de la situation sécuritaire dans le centre du pays.
En phase d’organiser une élection sans incident majeur, le Togo se retrouve au centre des regards. Quelques heures après la fermeture des urnes, l’ancien premier ministre et opposant au régime de Lomé, Agbéyomé Kodjo a vu sa maison encerclée par des forces de l’ordre. « Ma maison est entourée de militaires » a déclaré le candidat de la dynamique Kpodzro à l’AFP. A l’en croire, c’est la preuve que les résultats sont en sa faveur.
Du côté du gouvernement, c’est un autre son de cloche. On estime agir « pour sa propre sécurité« , après avoir obtenu des informations selon lesquelles « il risque d’être agressé dans sa maison ». La presse locale révèle que la maison du prélat Mgr Kpodzro, soutien fervent du candidat a été également encerclée. Environ 3 millions et demi de togolais ont été appelés aux urnes ce jour pour départager sept candidats dont le président sortant Faure Gnassingbé qui concourt pour un quatrième mandat.
Mme Kamissa Camara, Ministre de l’Économie numérique et de la Prospective du Mali, à l’occasion du lancement des Bamako Digital Days, mardi 18 février 2020.
Ministre de l’Économie numérique et de la Prospective, après avoir été la plus jeune ministre à la tête de la diplomatie malienne, Kamissa Camara a ouvert mardi 18 février la première édition des BDD (Bamako Digital Days) organisée en partenariat avec l’Agence Yelenah. Entretien exclusif avec une ministre bien décidée à faire entrer de plain pied le Mali dans l’ère du digital.
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Propos recueillis à Bamako par Bruno FANUCCHI, AfricaPresse.Paris @PresseAfrica
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C’est un grand jour pour le Mali ?
Kamissa Camara – Cette première édition des Bamako Digital Days (BDD) constitue en effet une grande première au Mali et s’inscrit dans le cadre de la « Stratégie Mali numérique 2020 », pour laquelle nous avons déjà installé quelque 9 000 km de fibre optique dans le pays. « Stimuler sa productivité par le digital », c’est le thème retenu pour ces deux journées de travaux réunissant dans notre capitale la fine fleur du digital et de nombreux acteurs de toute l’Afrique.
Au ministère de l’Economie numérique et de la Prospective, nous avons engagé de nombreuses initiatives qui mettent en avant les efforts d’innovateurs maliens, surtout de jeunes start-up qui s’aventurent à proposer des solutions au quotidien des Maliens.
Avec les BDD, nous avons pensé qu’il était important de permettre à ces jeunes innovateurs maliens d’avoir accès à une plateforme internationale leur permettant d’apprendre de pays de la sous-région, mais également du Continent, les meilleures pratiques et les dernières inventions dans le domaine du numérique. Il était donc important pour nous de marquer cet évènement et nous sommes très fiers d’accueillir cette première édition ouverte ce mardi matin en présence du Dr Boubou Cissé, Premier ministre, chef du gouvernement et ministre de l’Économie et des Finances.
Avez-vous des exemples précis d’applications, utiles à la vie quotidienne, déjà lancées au Mali ?
Kamissa Camara – Nombre de ces applications sont déjà en marche car nous avons initié notamment ce que l’on appelle les « Vendredis Tech ». Chaque dernier vendredi du mois, nous organisons une compétition entre start-up maliennes pour qu’elles puissent venir exposer leurs solutions avec un « pitch » après avoir été incubées grâce à plusieurs incubateurs qui font une première sélection en amont pour retenir les meilleures qui vont venir concourir.
C’est dans ce vivier que nous piochons les trois meilleurs plans d’affaires, les trois idées les plus innovantes et les plus originales pour les accompagner par la suite. Nous les encourageons à continuer de travailler avec les incubateurs et nous avons différentes agences comme l’AGETIC (Agence de gestion des Télécommunications) pour leur permettre de rendre leurs idées effectives et – pourquoi pas – de créer leurs entreprises.
Je pourrais vous en donner de multiples exemples, mais pour ne pas faire de jaloux je dirai simplement que nous avons entendu des jeunes et ainsi vu des solutions relatives au transport pour éviter les embouteillages, avec des sortes de « uber » maliens, des livreurs de repas à votre bureau quand vous avez une journée bien chargée… Nous avons aussi des solutions très originales pour la santé ou encore le cadastre, qui reste un gros problème au Mali.
« Des solutions sont inventées tous les jours par de jeunes Maliens »
Avec des projets parfois très concrets…
Kamissa Camara – Je me souviens d’un projet présenté lors d’un de ces « Vendredis Tech » par un jeune aveugle qui, grâce à un bâton digital, pouvait repérer les objets et obstacles sur son chemin, pour ne pas se blesser et progresser en toute sécurité. C’est ainsi souvent très concret. Nous avons tous les jours des solutions inventées par de jeunes Maliens et l’idée, c’est vraiment de leur donner une plateforme de niveau national et international. Pour eux, et pour permettre aussi aux investisseurs de les identifier, d’investir dans leurs idées et, surtout, que celles-ci soient employées quotidiennement pour changer la vie quotidienne du pays.
Peut-on parler d’un « big bang » numérique au Mali ?
Kamissa Camara – Pas encore ! mais nous sommes en train de donner une forte impulsion dans ce domaine stratégique du numérique et nous espérons atteindre le « big bang » très bientôt !
Le Mali a-t-il l’ambition d’être en pointe dans ce secteur clé ?
Kamissa Camara – De très bons exemples nous ont déjà été donnés par des pays africains comme le Rwanda qui est, selon moi, un des pays très en avance dans le domaine du numérique, avec par exemple « Smart Africa », dont je tiens à souligner que le Mali est aussi un des membres fondateurs. Nous nous inspirons donc de ces pays qui ont réussi à faire du numérique un vecteur de leur développement et nous voulons que le Mali devienne un « hub » sous-régional, puis continental, du numérique.
Le numérique est certainement l’un des secteurs les plus transversaux qui existent aujourd’hui, car il touche aussi bien aux domaines des transports, de la santé, de l’électricité, de l’eau… Mais il s’agit d’en faire un bon usage. Et n’oubliez pas que mon Ministère s’occupe également de la Prospective, car il convient de placer l’avenir du Mali au cœur de la « Révolution numérique » que nous voulons pour notre pays.
Quels sont précisément les grands projets du Mali pour demain ?
Kamissa Camara – Le fait même de rattacher le numérique à la prospective, c’est un message. Cela veut dire que le numérique doit être au cœur de toutes les solutions et de tous les scénarios que nous développons et imaginons pour le Mali dans dix ou vingt ans.
La « Révolution numérique », c’est une révolution que nous ne pouvons pas éviter. Dans un secteur qui avance à une très grande vitesse, il s’agit pour nous de rattraper ceux qui sont à la pointe dans ce domaine et de ne pas se cantonner à Bamako, la capitale, mais d’apporter le numérique au service de ceux qui en ont le plus besoin dans bien d’autres villes du Mali. C’est notre objectif.
Le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a ouvert ce jeudi 20 février les travaux du Forum de Bamako, qui fête cette année ses vingt ans, sur le thème : « Quelle Afrique à l’horizon 2040 ? » L’occasion pour le chef de l’État malien d’appeler les participants à cette cérémonie à se faire les défenseurs du patrimoine culturel du Mali face aux forces de l’obscurantisme.
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« Nous sommes tellement sensibles que vous soyez venus à Bamako », car venir au Mali « dans notre pays aujourd’hui martyrisé et victime de l’indicible, c’est devenu un acte de foi ! » Le président malien Ibrahim Boubacar Keita (dit IBK) ne cachait pas sa joie ce jeudi matin lors de l’ouverture au CICB (Centre International de Conférences de Bamako) de la XXe édition du Forum de Bamako, le célèbre « think-thank » fondé en 2001 parAbdoullah Coulibaly pour tenter de trouver des solutions pragmatiques aux problèmes auxquels sont confrontés nombre de pays d’Afrique.
« Au fil des ans, ce merveilleux Forum de Bamako, dont on ne dira jamais assez la pertinence, s’est imposé comme le Forum de l’autre partie du monde que l’on n’entend pas souvent. » Il est de surcroît devenu « une œuvre d’intérêt national évident » pour le Mali et le lieu témoin d’« une Afrique qui émerge au lieu de subir ».
Une vue de la salle lors de l’allocution d’ouverture du Président IBK.
« Je serai attentif à vos travaux car l’Afrique n’a plus le choix : ou elle se relève et avance sur la voie de l’émergence, ou elle sombrera », affirme dans la foulée le chef de l’État malien, assurant aux participants du Forum, qu’il recevra samedi au Palais de Koulouba : « Vos travaux nous sont essentiels, vos conclusions nous aideront » à prendre les bonnes décisions pour l’avenir et le développement du pays. Tant il est vrai que le Mali – comme tous les pays du Sahel – semble être à la croisée des chemins. En raison du terrorisme qui sévit et progresse dans toute la sous-région, menaçant sérieusement la reprise économique et les efforts de développement.
« Dans ce Sahel rouge du sang de nos enfants, c’est une tragédie que nous vivons au quotidien », observe le président IBK, rappelant que « le Mali, aux ressources très modestes, est obligé d’engager 25 % de son budget annuel pour faire face aux questions de défense et de sécurité ». Avant de conclure sur ce sujet : « Cet effort national, nous le devons à nos enfants, dans une guerre asymétrique menée par ceux qui ne respectent aucune valeur et n’ont aucun souci de l’homme. »
Abdoullah Coulibaly : « L’Afrique est la profondeur stratégique de l’Europe »
Mais le président malien, qui a été fait l’an passé par ses pairs de l’Union Africaine « champion de la culture, des arts et du patrimoine » et s’est entouré d’un conseiller spécial de talent en la personne du Professeur Alioune Sall, directeur-fondateur de l’Institut des Futurs africains, d’insister sur « l’importance du fait culturel » aujourd’hui en Afrique, où tout ne saurait se limiter à la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), prévue à compter du 1er juillet prochain.
« Nos intérêts sont liés car l’Afrique est la profondeur stratégique de l’Europe », a cependant redit le président du Forum Abdoullah Coulibaly dans son allocution d’ouverture, en saluant la présence du directeur de MEDEF International, Philippe Gautier, et d’une importante délégation du Cercle des économistes qui organise chaque année les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence.
Avec pour thème : « Quelle Afrique à l’horizon 2040 ? », la XXe édition du Forum de Bamako – qui s’emploiera bien sûr à faire œuvre utile en matière de prospective – aura donc également cette année une dimension très culturelle, comme en témoignait d’ailleurs la présence à la cérémonie d’ouverture, aux côtés du chef de l’État et du Premier ministre Boubou Cissé, de la ministre de la Culture, Ramatoulaye Diallo, et de la ministre de l’Économie numérique et de la Prospective, Kamissa Camara, qui nous a accordé un entretien publié ce mercredi.
D’ailleurs, « quel pays aujourd’hui peut se targuer d’un même héritage culturel que le Mali ? », s’interrogeait à voix haute le président IBK, invitant tous les participants à se faire les acteurs et défenseurs de ce patrimoine sans égal pour contrer les forces de l’obscurantisme qui veulent faire table rase du passé, oublieux qu’au pays du célèbre écrivain et ethnologue Amadou Hampâté Bâ, l’homme doit rester « l’alpha et l’oméga du développement ».