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Presidentielles au Togo: FaureGnassingbé réélu avec 72%

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Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu dimanche 23 février soir selon les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Malgré une popularité en déclin, le chef de l’Etat sortant a notamment profité des difficultés d’une opposition morcelée pour obtenir un quatrième mandat consécutif, prolongeant le règne de la dynastie familiale débuté en 1967 lorsque son père a pris le pouvoir à la faveur d’un putsch.

M. Gnassingbé l’emporte dès le premier tour, ayant obtenu la majorité absolue avec 72,36 % des voix, selon les chiffres officiels. Son principal rival, Agbéyomé Kodjo, qui dénonce des fraudes et revendique lui aussi la victoire, obtient seulement 18,37 %, tandis que le troisième candidat, Jean-Pierre Fabre, récolte 4,35 % des voix. Sept candidats au total étaient en lice, les trois derniers ayant fait des scores insignifiants.

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Le ministre de la fonction publique Gilbert Bawara, qui est aussi l’un des premiers soutiens du chef de l’Etat, a évoqué « un score inédit » pour le candidat du parti au pouvoir, Union pour la République (Unir). Il avait été élu avec un peu plus de 58 % des voix il y a cinq ans. « Nous constatons aujourd’hui que Faure Gnassingbé a opéré une grande percée dans des localités autrefois difficiles et que dans le reste des autres localités de notre pays c’est un véritable plébiscite », a affirmé Gilbert Barawa à la presse après l’annonce des résultats.

Le taux de participation est de 76,63 %, là aussi bien plus élevé qu’en 2015 (60,99 %). C’est la première fois que des résultats sont annoncés aussi rapidement au Togo, à peine plus de 24 heures après le scrutin présidentiel qui s’est déroulé samedi dans le calme.

M. Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, le général Gnassigbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo pendant 38 ans, a été réélu depuis lors de scrutins très contestés par l’opposition. Quelques heures avant l’annonce des résultats officiels, l’outsider de l’opposition Agbéyomé Kodjo, ancien premier ministre et président de l’Assemblée nationale, s’était quant à lui autoproclamé « président démocratiquement élu ».Lire aussi  Au Togo, Faure Gnassingbé en route vers un quatrième mandat présidentiel

« Nombreuses fraudes »

« Au regard des résultats que nous avons compilés à travers les procès-verbaux en notre disposition, notre candidat a gagné l’élection présidentielle (…) au premier tour avec un score oscillant entre 57 et 61 % », a-t-il déclaré à la presse depuis son domicile à Lomé. « Je suis le président démocratiquement élu, et je m’engage à former un gouvernement inclusif dans les prochains jours », a-t-il ajouté, invitant le président sortant à « un sursaut patriotique pour un transfert pacifique du pouvoir ». M. Kodjo avait dès samedi soir dénoncé de « nombreuses fraudes » ayant émaillé le scrutin, assurant que le vote avait été « un véritable tsunami » en sa faveur.

Le candidat du Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie (MPDD) avait créé la surprise samedi lors du dépouillement, notamment à Lomé, la capitale, où il a devancé l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le parti du leader historique de l’opposition, Jean-Pierre Fabre. M. Kodjo affirmait avoir une large avance dans les régions Maritime (Sud) et Plateaux (centre-sud), être au coude à coude le parti au pouvoir Unir dans le centre et avoir réalisé de très bons scores dans les Savanes (nord).

Son domicile, ainsi que celui de son principal soutien, l’ancien archevêque de Lomé, Mgr Kpodzro, avait été encerclé samedi soir pendant quelques heures par les forces de l’ordre, qui ont affirmé vouloir « garantir leur sécurité ».

Le vote s’est déroulé sans violences, mais la société civile a recensé des bourrages d’urnes et des inversions de résultats. Des délégués de l’opposition se sont également vus refuser les accès dans certains bureaux de vote, selon l’opposition, et internet a été coupé par intermittence dans la capitale ou totalement dans certaines régions sensibles.Lire aussi  « Je n’ai pas confiance dans ce scrutin, mais c’est mon devoir de citoyen » : une présidentielle sans illusion au Togo

« Vote sanction pour Fabre »

Ces incidents s’ajoutent au retrait d’accréditation de nombreux observateurs de l’Eglise et de la société civile ainsi qu’à l’abandon du système de sécurisation électronique des résultats quelques jours avant le vote. Le pouvoir a dénoncé des tentatives d’« ingérence étrangère » dans le système baptisé « Sincère » qui devait permettre une compilation électronique des PV et décidé de ne pas s’en servir pour éviter « tout piratage ».

Ces résultats sont un coup de massue pour l’opposant historique Jean-Pierre Fabre (ANC), qui avait d’ailleurs reconnu sa défaite dès samedi soir par un bref communiqué. Nombre de Togolais reprochaient à ce rival historique du chef de l’Etat de ne pas avoir su tirer profit des manifestations monstres de 2017-2018 où des dizaines de milliers de personnes sont régulièrement descendues dans les rues pour demander la démission de « Faure ».

Les candidats de l’opposition avaient assuré qu’ils s’allieraient en cas de second tour pour faire barrage au président sortant. Dimanche, la situation était calme dans la capitale, et en matinée les habitants se sont rendus à l’église comme à l’accoutumée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mali: L’Ambassadeur S.E ZHU LIYING au 20 ème forum de Bamako « nous avons réussi à réaliser des projets industriels au Mali dans le thé, la sucrerie et le textile, qui a créé de l’emploi.. »

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Lisez l’integralité de son discours en marge du 20 eme forum de Bamako.

Mr le Président Coulibaly,

C’est un plaisir et surtout un honneur de parler devant la tribune du Forum de Bamako. Je tiens en premier lieu à féliciter son président, mon grand frère, Mr Abdullah Coulibaly pour l’excellence de qualité du forum. Dans les réflexions pendant les préparatifs, on a beaucoup insisté sur la nécessité d’une stratégie et d’une vision à long terme pour le développement de l’Afrique. Le forum travaille bien là dessus. D’où l’importance de ce think-tank exceptionnel. D’où l’admiration et l’appréciation de tout le monde.

La participation de la Chine à ce forum a du être plus active et plus diversifié. Malheureusement compte tenu de l’épidémie de coronavirus, nous avons annulé presque tous les départs des délégations à l’étranger. À cette occasion, je tiens à exprimer mes sincères remerciements au gouvernement et au peuple malien, aux ambassades et aux organisations internationales accréditées à Bamako, pour leur soutien et leur solidarité à la Chine dans ce combat anti-virus. Comme vous le voyez, la Chine met des efforts extraordinaires qui commencent à donner des effets encourageants. A mon avis, toute nouvelle épidémie, comme tout autre défi à l’humanité dans son ensemble, appelle une coopération et une coordination internationales encore plus larges et plus renforcéés.

C’est ainsi que, dans mon intervention, l’accent est mis sur les 3 M: multilatéralisme, modernisation et mobilisation.

Multilatéralisme d’abord. Une proverbe chinoise dit ceci: “L’océan doit son immensité à sa capacité d’accueil des fleuves”. Dans le monde d’aujourd’hui, aucun pays n’est capable de relever tout seul les défis comme le climat, l’environnement, la sécurité et le terrorisme. Encore moin capable de développer sa propre économie dans la fermeture. Pour l’Afrique de 2040, le multilatéralisme, autrement dit la coopération internationale et multi-dimensionnelle renforcée est encore plus importance. Cette année, non seulement le Forum de Bamako souffle sa 20ème bougie, mais aussi le partenariat sino-africain, qui s’appelle Forum de coopération Chine-Afrique, célèbre lui aussi son 20ème anniversaire. L’esprit de cette coopération rentre d’ailleurs dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Sans entrer dans les détails, je voudrais souligner une seule chose, c’est que cette coopération est ouverte à tout autre pays tiers, déjà avec la France et la Grande Bretagne, pour faire valoir nos forces avantageuses. Une illustration concrète du multilatéralisme.

Modernisation ensuite. L’avenir de l’Afrique passe par la modernisation. Une autre proverbe, bien connue d’ailleure mondialement, dit ceci: “Au lieu de donner du poisson, vaut mieux apprendre à pêcher”. Compte tenu de sa population jeune et dynamique, l’Afrique se prépare à la modernisation de son industrie. Côté chinois, nous allons accompagner l’Afrique dans sa modernisation, à travers l’Initiative des nouvelles routes de la soie. Plus de 140 pays, dont une quarantaine de pays africains, se sont adhérés à cette initiative. L’essentiel constitue non seulement les routes et les chemins de fer, mais aussi l’industrie, avec le transfert du savoir-faire et de la technologie. Dans l’histoire nous avons réussi à réaliser des projets industriels au Mali dans le thé, la sucrerie et le textile, qui a créé de l’emploi et a augmenté la valeur ajoutée. Dans le future nous allons mettre encore plus d’efforts dans “Made in Mali” et “Made in Africa”. A travers cette coopération gagnant-gagnant, le gâteau sera fait encore plus grand, pour que chacun puisse partager sa part plus grande.

Mobilisation enfin. Ici je mets l’accent sur la sécurité, car sans sécurité il n’y a pas de développement. Récemment l’armée reconstituée a réussi à redéployer à Kidal et à Tombouctou, et bientôt à Gao et à Ménaka. A mon avis, ce n’est pas une simple opération militaire, mais aussi et surtout une sensibilisation et une mobilisation nationales pour l’unité, la souveraineté et la paix du pays, résultat positif du Dialogue national inclusif. La communauté internationale s’en félicite vivement. Dans la sous-région du Sahel, la force conjointe des 5 pays travaille en étroite collaboration dans la lutte anti-terroriste. Ceci donne un bel exemple de régler les problèmes africains par les africains eux-mêmes, avec toutes leurs forces du pays mobilisées. Avec l’engagement de toutes les forces vives du pays, la paix sera garantie durablement. Bien entendu les partenaires internationaux sont tout aussi mobilisés: la Minusma, l’Europe, les Etat-Unis et la Chine. À travers l’Union africaine, la Chine est en train de fournir une aide particulière aux pays du G5 Sahel dans le renforcement de leur capacité militaire anti-terroriste. En effet, toujours dans le cadre du partenariat Chine-Afrique, la paix et la sécurité constituent un volet important parmi les 8 grands objetifs pour la période 2018-2023.

Pour terminer, toutes mes félicitations à la réussite du Forum de Bamako dans sa 20ème édition. Chapeau au président Coulibaly pour son effort de longue haleine et pour sa vision à long terme. Mon Président de la République Mr Xi Jinping dit à maintes reprises: “不忘初心,方得始终”. Citation traduite en français: “Ce n’est qu’en restant fidèle à son engagement initial que l’on peut obtenir son objectif final”.

Je vous remercie.

Performance en baisse pour le groupe De Beers en 2019

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Le groupe De Beers actif dans l’extraction et la commercialisation de diamants, a enregistré une production de 30,8 millions de carats l’année écoulée, contre 35,3 millions de carats en 2018, soit une baisse de 13 % en glissement annuel. Cela s’explique notamment par la faiblesse de la demande mondiale de diamants bruts durant l’année 2019.

Dans le détail, la société a produit 1,9 million de carats en Afrique du Sud contre 4,7 millions en 2018, soit une baisse de 59 %, alors que la production au Botswana a chuté de 4 % pour s’établir à 23,3 millions de carats. En Namibie la production a également diminué de 15 %, mais ici il s’agit davantage de travaux de maintenance, que d’une volonté de la compagnie de réduire la production.

Les résultats financiers de la compagnie ont souffert de cette situation avec des chiffres de vente en baisse de 26 % (4 milliards $ de diamants bruts vendus contre 5,4 milliards $ en 2018), et un EBITDA sous-jacent qui a diminué de 55 % pour s’établir à 558 millions $.

La compagnie s’attend à un meilleur environnement cette année en raison d’une demande plus stable notamment aux États-Unis, même si l’épidémie de coronavirus demeure un risque non négligeable pour le marché. Elle vise une production située entre 32 et 34 millions de carats en 2020.

Lire aussi :

18/12/2018 – De Beers termine l’année 2018 avec des niveaux élevés de vente de diamants

Ghana : Perseus Mining publie son bilan pour le semestre terminé en décembre

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Perseus Mining a produit au cours de la seconde moitié de l’année 2019 un total de 134 980 onces d’or, en baisse de 4 % en glissement annuel. La compagnie active en Afrique de l’Ouest a indiqué que sa mine ghanéenne Edikan a livré 92 338 onces, le reste provenant de l’opération ivoirienne Sissingué.

Sur le plan financier, les résultats de la compagnie sont plus reluisants. Elle a enregistré un bénéfice après impôts de 30,4 millions $ (+193 % en glissement annuel) et un EBITDA de 123,9 millions $ (+43 %).

Ces performances s’expliquent non seulement par la hausse du cours de l’or, mais surtout par les efforts déployés par Perseus pour réduire les coûts de production sur ses deux projets. « Nos solides flux de trésorerie ont été largement alimentés par des réductions de coûts unitaires et, bien sûr, par une amélioration du prix de l’or », a commenté Jeff Quartermaine, PDG de la compagnie.

Pour rappel, Perseus Mining possède également en Côte d’Ivoire la mine Yaouré. Une fois en production en décembre 2020 selon les prévisions, Yaouré devrait permettre à la compagnie d’atteindre une production annuelle de 500 000 onces d’or.

Lire aussi :

11/12/2019 – Côte d’Ivoire : Perseus Mining signe une convention minière avec une clause de stabilité fiscale pour Yaouré

L’or passe de nouveau la barre des 1 600 $/oz sur fond d’épidémie de coronavirus

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 Le cours de l’or poursuit en 2020 sa belle ascension et vient de passer cette semaine, la barre des 1 600 $ l’once sur les marchés mondiaux, un niveau jamais atteint depuis 2013. Il s’agit d’une augmentation de près de 6 % depuis janvier et de 20 % en glissement annuel.

Pour les analystes, l’épidémie de coronavirus qui sévit en Chine ainsi que le risque qu’elle présente pour la santé de l’économie mondiale serait la première cause de cette progression record du métal jaune. Afin de soutenir l’économie mondiale secouée par le virus, la plupart des banques centrales (BCE, Fed, Banque du Japon) pratiquent actuellement une politique de taux obligataires à la baisse qui permet à l’or de s’apprécier.

En Afrique, les plus grands producteurs d’or comprennent le Ghana, le Soudan, l’Afrique du Sud, ou encore le Mali et la Tanzanie.

Lire aussi :

14/02/2020 – Coronavirus : ces pays africains miniers qui ont des raisons de s’inquiéter pour leur économie

Sotraka et Soyat, des pétroliers maliens, obtiennent une ligne de crédit de 18 millions d’euros de la BIDC

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Au Mali, la BIDC, bras financier de la CEDEAO, vient d’octroyer une ligne de crédit de 18 millions d’euros (11,8 milliards FCFA) à SOTRAKA et SOYATT, deux sociétés privées spécialisées dans l’importation de produits pétroliers et les transports.

Cet appui vise à accroître l’approvisionnement et le parc de matériels roulants nécessaires au transport des produits pétroliers par ces deux sociétés.

C’est ainsi que grâce à l’accord de financement signé avec la Société de Transport Karka (SOTRAKA), d’un montant de 3 millions d’euros (près de 2 milliards FCFA), le pétrolier malien projette l’acquisition de 15 camions-citernes et de 10 tracteurs, tout en augmentant le volume de ses importations.

La Société YATTASSAYE et Compagnie (SOYATT) qui bénéficie d’une enveloppe plus importante, 15 millions d’euros (9,8 milliards FCFA), compte se doter de 40 nouveaux camions-citernes pour densifier ses importations de produits pétroliers destinés à ses partenaires TOTAL et VIVO, leaders du marché malien.

« Ces facilités (lignes de crédit) que la BIDC vient de nous accorder nous permettront de renforcer l’importation des produits pétroliers par l’acquisition des camions-citernes destinés au transport de ces produits. Ces camions constituent des compléments dans la commercialisation de nos produits », a déclaré, à Lomé, dans la capitale togolaise, Gagny N’Daou, PDG de SOTRAKA.

Ces nouveaux accords de prêts portent à 102 millions de dollars le montant total de l’enveloppe des prêts accordés au Mali par la BIDC.

Enclavé, le Mali importe par voie terrestre la quasi-totalité de ses produits pétroliers depuis les ports d’Abidjan, de Dakar et de Cotonou, et de la raffinerie de Zinder, au Niger.

Total attribue deux contrats-cadres de services à Worley Parsons sur Mozambique LNG

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Au Mozambique, Total vient d’attribuer deux contrats-cadres de services (MSA) à la société australienne d’études et de conseil en ingénierie Worley Parsons. Les contrats concernent le projet de gaz naturel Mozambique LNG.

Selon les termes de l’accord, Worley fournira des services à l’intérieur et à l’extérieur du pays, notamment des services de conseil et d’ingénierie dans la livraison d’installations terrestres et offshore (sous-marines). Ces services soutiendront les travaux de développement de la nouvelle installation de GNL.

Pour une meilleure application des normes sur le contenu local, la société australienne a indiqué que les activités seront menées par sa filiale locale, avec le soutien de certaines de ses branches dans le monde, dont Advisian. Aucune information sur les détails financiers de l’accord n’a filtré.

« Nous sommes heureux de continuer à fournir des services pour le développement du GNL et de soutenir l’un des plus grands projets d’Afrique. Par le biais des MSA, nous aiderons Total et ses partenaires du projet GNL au Mozambique à répondre à l’évolution des besoins énergétiques mondiaux », a commenté Andrew Wood, directeur général de Worley.

Il faut dire que Worley est déjà intervenue dans le processus de développement depuis les découvertes jusqu’à ce jour.

Mozambique LNG produira 12,88 millions de tonnes par an de GNL.

Olivier de Souza

Afrique du Sud : MultiChoice envisage de lancer un fonds spécial d’innovation dans le domaine de la vidéo

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MultiChoice, le fournisseur sud-africain de chaînes de télévision payantes prévoit de lancer dans les prochains mois, un fonds dénommé MultiChoice Innovation Fund, dédié aux entrepreneurs sud-africains qui évoluent dans le secteur du divertissement vidéo.

La nouvelle structure ciblera des entreprises et start-up qui réalisent un chiffre d’affaires d’au moins 50 millions de rands et dont l’activité porte sur les solutions numériques et Internet, les contenus innovants et les technologies de diffusion. Le fonds accordera une attention particulière aux projets et entreprises dirigées par des femmes et des jeunes.

 « Nous voulons nous associer aux entrepreneurs les plus passionnants d’Afrique du Sud en leur donnant les outils, les compétences et le soutien financier nécessaire pour donner vie à leurs idées originales. Nous espérons aider à créer des solutions de pointe et des entreprises compétitives qui façonneront l’avenir du secteur technologique et de l’industrie du divertissement vidéo en Afrique du Sud », a fait savoir Calvo Mawela (photo), CEO de MultiChoice Group, selon des propos rapportés par des médias sud-africains.

Selon l’opérateur de télévision, le fonds annoncé viendra renforcer l’action de MultiChoice Enterprise Development Trust mis en place en 2012 dans le but de soutenir des entreprises et fournisseurs de services dans le secteur des technologies de l’information.

Chamberline Moko

La Banque centrale sud-africaine veut céder ses 50 % de parts détenues dans le capital d’African Bank Holdings Limited

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South African Reserve Bank, la Banque centrale de l’Afrique du Sud qui est actionnaire à hauteur de 50 % dans le capital d’African Bank Holdings Limited (ABHL), a récemment annoncé la nomination d’un conseiller qui l’assistera dans le processus de cession de sa participation dans le capital d’ABHL.

Selon les prévisions de la Banque centrale, l’opération de vente sera finalisée d’ici 18 à 24 mois, dans le cadre d’un arrangement concluant. Dans une note aux investisseurs, elle justifie cette décision par sa volonté d’éviter un potentiel conflit d’intérêts entre son rôle de régulateur du système bancaire sud-africain et celui d’actionnaire majoritaire au sein d’ABHL.

C’est en 2016 que le régulateur sud-africain avait acquis 50 % de parts dans le capital d’ABHL dans le cadre d’une opération de restructuration de la banque. La Banque centrale y avait injecté 5 milliards de rands.

Dans ses résultats financiers comptant pour l’exercice annuel clôturé le 30 septembre 2019, on note que l’établissement bancaire a affiché un résultat net déficitaire se situant à 254 millions de rands contre un résultat net bénéficiaire de 698 millions de rands sur la même période en 2018.

Chamberline Moko  

UEMOA : le Mali boucle une levée de 33 milliards FCFA sur le marché des titres publics

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Le Mali a réalisé avec succès, mercredi 19 février 2020, une levée d’un montant total de 33 milliards FCFA (environ 54,3 millions $) sur le marché des titres publics de l’UEMOA. C’était via l’émission d’obligations assimilables du Trésor (OAT) sur une maturité de 36 mois (3 ans) pour un montant initial sollicité de 30 milliards FCFA (environ 49,3 millions $).

A l’issue de cette opération, le Mali a reçu 38,4 milliards FCFA (environ 63,2 millions $) d’offres des investisseurs ; ce qui correspond à un taux de couverture de 128%. Cette émission d’OAT se caractérise également par un remboursement in fine à un taux d’intérêt de 6,1% l’an, payable dès la première année.

Selon le calendrier des émissions de titres publics rendu disponible par l’Agence UMOA-Titres, c’est un montant total de 567 milliards FCFA (environ 933 millions $) que le Mali prévoit de lever sur le marché des titres publics de l’UEMOA en 2020. Ce, à raison de 122 milliards FCFA de bons assimilables du Trésor (BAT) et 445 milliards FCFA d’obligations assimilables du Trésor (OAT).

Notons que le Mali est engagé depuis quelques années dans une dynamique de croissance économique malgré les défis sécuritaires auxquels il fait face. Le taux de croissance du PIB est passé, selon les autorités du pays, à 4,7% en 2018 et 5,1% en 2019 soutenu principalement par une bonne tenue des secteurs agricole et minier.

Le Mali fait figure de 4e producteur d’or en Afrique avec 67 tonnes en 2018, pour une contribution de 9,1% à son PIB. Cette part devrait, selon les estimations des autorités, passer à 9,4% en 2019. La production aurifère est même attendue à 72 tonnes en 2020, pour des réserves d’or des mines en exploitation estimées à près de 800 tonnes.

Le Mali est par ailleurs, le deuxième pays producteur de coton en Afrique avec 656 548 tonnes en 2018. Selon les autorités maliennes, la croissance économique du pays devrait ressortir à 5% en moyenne sur la période 2020-2022.