Des hackers cherchent à piéger les internautes en envoyant une vidéo via Messenger, la messagerie de Facebook, accompagnant celle-ci d’un message qui incite à cliquer dessus.
Depuis quelques jours, une nouvelle arnaque se propage sur Facebook. L’utilisateur reçoit un message avec cette courte phrase «C’est toi dans cette vidéo?». Celle-ci, accompagnant en effet une vidéo, encourage le destinataire à cliquer dessus.
Un virus s’installe
«En plus de voler vos accès à Facebook, l’escroc tente souvent d’installer, via divers fenêtres de pop-up, un mini-programme sur votre navigateur internet censé vous permettre de voir la vidéo», explique la gendarmerie de l’Indre.
«En réalité, le petit virus, à ce moment-là, s’installe, et en plus, entraîne sa propagation vers toutes les personnes de Facebook qui sont simultanément connectées avec vous», ajoutent les militaires.
«Surtout, ne cliquez pas»
L’ancien secrétaire d’État français chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, a lui aussi demandé aux internautes de faire preuve de vigilance. «Grosse épidémie en ce moment sur Facebook: surtout, ne cliquez pas et ne donnez pas votre mot de passe. Il s’agit de voleurs d’identité.»
La présence du coronavirus en Europe a été confirmée pour la première fois avec deux cas en France, à Paris et Bordeaux. Une dizaine de pays sont touchés
La France est ainsi le premier pays européen officiellement touché par le nouveau virus découvert à Wuhan, au centre de la Chine, en décembre dernier.
“Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier”, a estimé la ministre lors d’un point presse.
Outre les deux nouveaux cas français, il y a au moins 897 cas confirmés dans le monde, dont plusieurs dans les pays d’Asie proche de la Chine.
Ci-dessous la carte des zones où des cas ont été relevés. En violet les cas mortels, en orange les cas recensés et en jaune les cas potentiels.
Parmi les autres pays à avoir confirmé la présence de cas importés: la Thaïlande, le Népal, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, Taïwan et les États-Unis, Singapour et Taïwan. Hong Kong et Macao ont également confirmé la présence de patients contaminés.
Un premier cas a aussi été annoncé ce samedi 25 janvier en Australie.
Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, épicentre de l’épidémie, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi “strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée”. “Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable”, a-t-il relevé.
L’Arabie Saoudite a de son côté nié les précédentes déclarations d’un ministre indien assurant qu’une ressortissante était contaminée.
En Écosse, trois personnes testées attendent encore les résultats des examens.
À voir également sur Le HuffPost: En cas de suspicion de coronavirus, les consignes du gouvernement: “n’allez pas aux urgences
Mis en cause par les partisans comme par les opposants du Brexit, la BBC doit désormais défendre l’existence même de la redevance, sous pression politique. Par Éric Albert
Combien de temps peut-on justifier un système où tous ceux qui ont une télévision sont obligés de payer pour certaines chaînes de télévision et de radio ? »
M. Hall sait que la bataille est imminente. La BBC bénéficie d’une charte de onze ans, qui lui garantit l’existence de la redevance jusqu’en 2027. Mais celle-ci doit être officiellement revue en 2022. « Il faut que la BBC ait une seule personne pour s’occuper de ces deux étapes [de 2022 et de 2027] », explique le directeur général sortant, dans une lettre envoyée aux employés de la British Broadcasting Corporation.Lire aussi Accusée de partialité, la BBC voit son financement menacé par l’arrivée de Boris Johnson
La concurrence de Netflix
De longue date, la droite britannique est coutumière des attaques contre la BBC, traditionnellement considérée comme trop à gauche. La presse quotidienne, très puissante, notamment le Daily Mail et le groupe de Rupert Murdoch (The Times, The Sun…), n’apprécie guère l’immense domination du groupe public, particulièrement maintenant qu’Internet les met en concurrence directe.
Ces attaques ont cependant redoublé avec le Brexit. La Corporation est jugée trop proeuropéenne par les « brexiters ». Faux, répondent les « remainers », qui estiment que la BBC a laissé ces derniers mentir, sans les corriger.
Tout cela se déroule alors que la concurrence de Netflix et des autres services de vidéo à la demande provoque un tremblement de terre dans le paysage médiatique. Le temps que les Britanniques passent devant les chaînes de télévision de la BBC s’effondre, de neuf heures et trente minutes par semaine, en 2012, à sept heures, en 2018 (y compris iPlayer, le service de rattrapage en ligne).
Un recul rapide chez les moins de 35 ans
Chez les jeunes, le recul est encore plus rapide. Pour les moins de 35 ans, seul le tiers du temps passé à regarder des vidéos se fait devant une chaîne de télévision diffusée en direct (BBC ou chaîne privée). La moitié de leur temps se répartit entre YouTube et les services de vidéos à la demande.
En lançant iPlayer dès 2007, la BBC avait su prendre le virage numérique tôt. Mais son offre commence à vieillir : la plupart des émissions ne sont disponibles que pendant trente jours, et les « box sets » (l’ensemble des épisodes d’une série) ne sont pas toujours accessibles dans leur intégralité. La Corporation en est consciente, mais elle a besoin d’obtenir le feu vert du régulateur de l’audiovisuel pour changer, là où Netflix et les autres sont beaucoup moins régulés.
Dans ce contexte, le rôle central de la Corporation dans la vie du Royaume-Uni s’effrite. Défendre l’existence d’une redevance payée par tous devient plus difficile.
Certes la BBC reste un mastodonte. Le jour du résultat des élections législatives, 27 millions de visiteurs uniques au sein du Royaume-Uni sont allés sur son site d’information. Quelques succès phénoménaux – notamment l’épisode spécial de Noël de la sitcom Gavin & Stacey, regardé par 17 millions de personnes – rassemble encore la nation. Mais le successeur de M. Hall doit se préparer à une lutte intense.
La direction a informé les 60 employés de chaîne de télévision panafricaine que la fermeture aurait lieu à la fin de février.
Le 13 janvier, les quelque 60 salariés d’Africanews ont exprimé leur inquiétude quant à l’avenir de la chaîne, sise à Pointe-Noire (Congo). D’abord prévue en juillet, sa cession au groupe Sipromad, que dirige le Malgache Ylias Akbaraly, a été annulée sur fond de polémique avec Brazzaville.
Selon nos sources, la direction a informé les employés que la fermeture aurait lieu à la fin de février. Faisant valoir le potentiel de leur chaîne, lancée en 2016,…A LIRE AUSSI
La direction a informé les 60 employés de chaîne de télévision panafricaine que la fermeture aurait lieu à la fin de février.
Suivez avec nous en direct les évènements liés au coronavirus qui a déjà fait 26 morts et mortes en Chine…
L’ESSENTIEL
Apparu début décembre sur un marché de Wuhan, le coronavirus a déjà fait 26 morts. Le nombre de cas de contamination confirmé atteint désormais 830, et le nombre de cas suspects dépasse le millier, a annoncé vendredi matin la Commission nationale de la santé.
Au terme d’une réunion de deux jours à son siège de Genève, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu jeudi « l’urgence en Chine » mais a jugé qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ».
Les autorités chinoises ont néanmoins décidé de mettre en quarantaine la ville de Wuhan, et ses 11 millions d’habitants, qui semble être au centre de cette épidémie.
Interview 22 janvier 2020Entretien avec Boubacar Traoré, directeur du cabinet Afriglob, spécialisé sur les questions de développement et de sécurité dans le Sahel, par Caroline Roussy, chercheuse à l’IRIS.
Après six années de présence au Sahel, et en l’absence de résultats tangibles, la présence française semble de plus en plus contestée. Un « french bashing » se développe dans différents pays, dont au Mali, avec un appel au départ de l’armée française. Pourtant, entre les lignes, on entend également que si colère il y a, les attentes vis-à-vis de la France restent nombreuses comme la reprise de la ville de Kidal, conformément aux accords de 2015 et la formation de l’armée nationale, sans céder au tout sécuritaire. Entretien avec Boubacar Traoré*, directeur du cabinet Afriglob, spécialisé sur les questions de développement et de sécurité dans le Sahel, par Caroline Roussy, chercheuse à l’IRIS.
Comment a été présenté et commenté le Sommet de Pau par les médias et par les populations au Mali ?
La convocation adressée aux Présidents du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) par le Président français a été vécue par la population malienne comme une énième humiliation de l’ex-puissance coloniale.
La sortie du Président Emmanuel Macron lors du sommet de l’OTAN à Londres, en décembre 2019, demandant aux Chefs d’État du G5 de venir « clarifier et de formaliser » leur position à Pau, quant à la présence de la force française Barkhane dans la zone, a créé selon certains médias locaux, « un malaise irréversible ».
Les couches populaires ne cessent de dénoncer « l’arrogance française», et expriment leur désaccord face à l’attitude des autorités françaises qui, selon elles, n’arrivent toujours pas à se défaire du lourd héritage colonial en dépit du changement d’époque.
Le sommet de Pau aura réussi à fédérer une bonne partie de l’opinion publique malienne autour de l’objectif visant à « libérer le Mali » de la mainmise française dans plusieurs secteurs et notamment celui de la sécurité
Dans le pays, le sentiment « anti politique française » évolue et touche toutes les couches sociales. Les médias estiment que c’est plutôt à la France de clarifier sa position sur la gestion de la région de Kidal (fief de la rébellion séparatiste touarègue). L’armée et l’administration malienne n’y sont pas depuis 2014, et cela, malgré la signature d’un accord de paix, à Alger, en 2015.
Les Maliens sont convaincus que c’est la France qui bloque le redéploiement de l’État dans cette région, dans le but d’offrir un État aux Touaregs. Ce sentiment est partagé par une écrasante majorité des Maliens qui n’arrivent toujours pas à s’expliquer l’évolution de la crise sécuritaire, malgré la présence étrangère et leurs importants moyens.
Les populations locales cherchent à comprendre les raisons du dysfonctionnement. L’opération Serval de 2013 fut un succès politique et militaire. Le Président Hollande affirma à Bamako en février 2013 avoir vécu « le plus beau jour » de sa carrière politique. L’Opération Barkhane est indéniablement un succès militaire, mais politiquement elle reste un échec, car les gouvernants français n’ont pas su expliquer aux Maliens les limites de l’opération militaire qui ne peut agir sur la politique intérieure du Mali. L’accord de paix signé, en 2015, entre les parties maliennes en conflit reconnaît l’intégrité du territoire national et prévoit à cet effet, le redéploiement progressif de l’administration et de l’armée malienne dans la région de Kidal. Il appartient maintenant aux autorités maliennes de réunir les conditions de la mise en œuvre de l’accord.
Dans ce conflit la France se bat sur un territoire vaste comme l’Europe à 27, avec des moyens humains et logistiques très limités. D’où la nécessité de réussir la montée en puissance des forces locales qui renforceront par la suite le G5 Sahel et qui, in fine, s’imposera comme partenaire fiable des forces françaises. La France n’est tout simplement plus une grande puissance, mais une puissance moyenne n’ayant pas les moyens de ses objectifs. C’est sur l’autel de cet échec que se cristallisent les rancœurs, les rumeurs aussi.
Sans la montée en puissance visible des forces maliennes, il existera toujours une suspicion en direction des forces françaises, accusées d’affaiblir l’armée nationale au bénéfice des séparatistes touaregs, avec lesquels le gouvernement français aurait, selon certaines rumeurs, passé des accords.
Une frange de la population malienne pense que le sommet de Pau n’a eu aucun autre objectif si ce n’est de contraindre les dirigeants de la zone à se prononcer en faveur du prolongement de l’opération Barkhane.
Est-ce que les décisions adoptées répondent aux attentes des populations ? Est-ce qu’elles sont de nature à les rassurer ?
Les décisions adoptées à l’issue de la réunion de Pau n’ont rien changé aux attentes des populations. Les différents réseaux locaux ont immédiatement relayé leur amertume en dénonçant encore une fois une occasion manquée par la France. En faisant allusion « aux discours indignes anti-français », le Président Macron a soulevé une vague de colère poussant ainsi de nombreux citoyens à camper sur leur position, à savoir, le départ des forces françaises.
L’annonce du renforcement du dispositif de l’opération Barkhane avec quelques 220 militaires français est vigoureusement dénoncée comme étant un moyen pour la France de se maintenir dans le Sahel.
Certains acteurs de la société civile malienne regroupés autour de la plateforme « On a tout compris, waati sera » qui veut dire « c’est le moment » en langue locale, créée dans la foulée de la crise de 2012 et ayant une centaine de sympathisants, sont plus que jamais déterminés à poursuivre leur engagement contre la politique française au Mali. D’autres organisations comme le GPM (Groupe des Patriotes du Mali) sont ouvertement dressées contre la France au profit de la Russie. Ce groupe affirme détenir une pétition signée par près de 8 millions de Maliens, en faveur d’une intervention de la Russie. Ce chiffre semble exagéré au regard de la faible mobilisation lors de l’appel à manifester le 10 janvier dernier, à la place de l’Indépendance à Bamako. Ayant avancé une mobilisation d’un million de Maliens, les organisateurs n’ont, en réalité, pu réunir qu’une centaine de personnes.
Dans les zones reculées du pays, les populations s’en remettent à Dieu pour la plupart. Elles ne croient plus en la capacité des forces étrangères à rétablir la sécurité. Ces dernières font même l’objet de contestations et des manifestations ont été organisées dans la journée du 10 janvier dans certaines parties du centre du pays réunissant chaque fois une centaine de personnes.
Des députés de la majorité et de l’opposition, ainsi que des activistes influents regroupés au sein du CDR (Collectif pour la défense de la République) tentent néanmoins de justifier cette présence au nom de la sécurité pour tous. Le gouvernement est également à pied d’œuvre pour tenter de convaincre du bien-fondé de l’intervention française dans le pays, à travers les réseaux sociaux, les radios locales et organise de nombreuses conférences à l’étranger auprès de la diaspora. Malgré ces efforts, les populations veulent des résultats tangibles immédiats en matière d’emplois, d’éducation, de santé et d’alimentation. Beaucoup affirment qu’une amélioration du cadre social permettrait le renforcement de la sécurité.
Ces populations se définissent comme étant les « grands oubliés ». Malgré leurs appels répétitifs en direction de l’État, ils n’ont aucune réponse. Les seules qu’on leur propose sont hélas celles des groupes armés terroristes. Par souci de rester en vie, elles n’ont pas d’autres choix si ce n’est de quitter le village ou collaborer parfois avec ces groupes. Si elles avaient des moyens de subsistance, ces populations pourraient s’organiser et ainsi résister aux réseaux criminels. D’ailleurs le discours des groupes armés terroristes se construit autour de l’État défaillant et incapable de s’occuper des citoyens à travers la justice et la redistribution équitable des richesses.
Les réponses apportées, suffiront-elles, selon vous, à endiguer la menace terroriste ?
Les réponses apportées à l’issue de la réunion de Pau, font apparaître trois nouveautés : l’envoi de troupes additionnelles à l’Opération Barkhane, la création d’un état-major conjoint de la France et des pays du G5 Sahel, l’identification d’un groupe terroriste comme étant la cible prioritaire dans une zone géospatiale claire qu’est le Liptako Gourma, soit la zone dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso).
Ces décisions prendront du temps avant de produire des résultats probants. Les forces nationales sont loin d’être prêtes, la construction d’une armée de qualité est estimée entre 15 et 20 ans. Le Général François Lecointre (Chef d’état-major des armées françaises) a souvent rappelé qu’il faudra travailler sur le « temps long ».
L’armée nationale malienne ne peut pas se passer dans l’immédiat du soutien français. Le Mali a connu en 2012 une grave crise institutionnelle suite au coup d’État du 22 mars de la même année. S’en est suivi un affrontement entre les bérets verts (armée de terre) et bérets rouges (commandos parachutistes). Le chef de la junte était issu des bérets verts et le président renversé était un Général à la retraite des bérets rouge. L’affaiblissement de l’armée malienne a atteint des proportions inquiétantes. Le soutien de partenaires expérimentés comme la France lui est indispensable. Il faut aussi rappeler que la France est à l’origine de nombreuses actions de lobbying auprès d’autres partenaires (USA-UE) pour construire une véritable coalition internationale. L’EUTM (European Union Training Mission) lancée en 2013 a formé plus d’une dizaine de GTIA au sein de l’armée malienne. Son premier commandant fut le Général François Lecointre.
Les populations constituent l’enjeu majeur du processus, c’est grâce à elles que les meilleurs renseignements sont obtenus. Elles ont besoin de projets d’engagements clairs de la part des gouvernements locaux en matière de développement.
La réunion de Pau n’a émis aucune offre politique en direction des populations locales. Dans de nombreux États, la situation socio-économique est désastreuse. Au Mali et au Burkina, la famine menace près de 4 millions de personnes et près de 1000 écoles sont fermées.
À la lecture du communiqué final, la réunion de Pau a donné l’impression que la France ne cherche qu’à se positionner dans le Sahel, sans véritablement se soucier de l’avenir des populations locales. En l’état, il est donc très difficile de porter un espoir sur les capacités des États du G5 et de leur partenaire français à « endiguer » le terrorisme dans le Sahel. Autres aspects à prendre en compte, l’évolution de la crise libyenne, où la Russie et la Turquie semblent prendre l’initiative, et la transition algérienne dont l’issue reste incertaine. Reste à espérer que les prochaines rencontres permettront aux équipes techniques de se réunir et de travailler concrètement sur des projets à impacts rapides et durables afin de rétablir progressivement la confiance entre les populations et les autorités locales et leurs partenaires, les Français en tête.
La crise multidimensionnelle malienne a fait apparaître certains paradoxes. Le départ des troupes françaises est demandé par une frange de la population qui explique souvent dans le même temps la nécessité de leurs actions sur le terrain. Le 25 novembre 2019, le ministre malien de la Défense a affirmé devant l’Assemblée nationale qu’il a besoin de la présence française pour son armée. Ainsi, le soutien des populations en direction de l’armée nationale du Mali devrait aussi valoir pour les forces françaises. Au final le sentiment de colère exprimé par les populations locales relève beaucoup plus d’un déficit de communication et d’une erreur de posture de la part des autorités françaises, comme ce fut le cas avec la « convocation de Pau » qui alimentera longtemps encore les débats en Afrique, et au-delà des frontières sahéliennes.
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* Boubacar Traoré est le directeur du cabinet Afriglob conseil spécialisé sur les questions de développement et de sécurité dans le Sahel. Il est diplômé en relations internationales, en économie et gestion ainsi qu’en management stratégique et intelligence économique. Contact : bst@afriglob-conseil.com
(MALI)– Après le Ghana, le Togo et le Niger, LUCAS University s’implante à Bamako au Mali. Les étudiants y bénéficient du système bilingue international et professionnel LUCAS. Ils préparent une carrière et des diplômes accrédités au Mali et en France. LUCAS Bamako offre des programmes de BTS, Licence et Master en : • Gestion et Management • Sciences Informatiques et Digitales • Hôtellerie-Tourisme Les programmes offrent une variété d’options. Ils sont bilingues (français – anglais) mènent aux diplômes accrédités nationaux et Français. Les études préparent à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Elles se font en cours du jour, ou du soir, ou le week-end. Les étudiants qui ne peuvent assister régulièrement aux cours peuvent les suivre à distance et assister à un séminaire intensif par mois. Des Bourses et des facilités de paiement sont offertes.
Appelé sur tous les fronts de ce dossier de grève pour défendre la position du gouvernement, le président de lUnion des forces patriotiques et non moins Chef de la Cellule développement social de la Primature est loin dêtre un ennemi des enseignants et des élèves. Par conséquent, il ne mérite pas ce traitement de tous les noms doiseau. En mission de lEtat et de la Primature, le conseiller Siaka Diarra, chargé des questions scolaires, est obligé daller dun plateau de télévision à un autre pour apporter les arguments du gouvernement face à la prise en charge des enseignants dans la nouvelle grille du statut général des fonctionnaires du Mali. Faisons de telle sorte quil ne soit pas le pont de passage des plus hautes autorités, preneuses de décisions dans cette situation qui préoccupe plus dun. En effet, cette situation qui perdure depuis des jours mérite lattention…..LIRE LA SUITE
La Direction Générale de la CMSS a organisée ce jour 22/01/2020 une cérémonie à l attention de ses collaborateurs qui ont été décorés. Il s’agit de M. Modibo KONE Directeur Général Adjoint qui a reçu la médaille de Chevalier de l’ordre National du Mali en 2017 Monsieur Mamoudou KAYA Conseiller Technique qui a reçu la médaille du Mérite National Etoile d’argent avec Effigie Abeilles en 2018 Monsieur Daouda GUINDO Directeur du Contentieux qui a reçu aussi la médaille du Mérite National Etoile d’argent avec Effigie Abeilles en 2019.
La cérémonie a été présidée par la Directrice Générale de la CMSS entourée de ses collaborateurs.
Le 21 décembre, la force française Barkhane avait mené une opération d’opportunité dans le secteur de la forêt de Ouagadou, à 150 km au nord de Mopti [centre du Mali] contre un groupe armé terroriste [GAT] appartenant vraisemblablement à la Katiba Macina, dirigée par le prédicateur jihadiste Amadou Kouffa.
Et, lors de combats intenses ayant duré jusqu’à l’aube, Barkhane mit hors de combat 33 jihadistes. Mais les choses n’en restèrent pas là puisque les commandos français furent de nouveau pris à partie quelques heures plus tard. L’appui aérien fourni par une patrouille de Mirage 2000D et un drone MQ-9 Reaper armé avait permi de neutraliser 7 autres jihadistes.
Pour autant, l’issue de ces combats ne découragea pas la Katiba Macina. Le 9 janvier, dans la même région, lors d’une nouvelle opération des commandos de Barkhane, appuyé par des hélicoptères d’attaque Tigre et Gazelle, 9 autres terroristes furent « neutralisés », dont trois par une frappe effectuée par un MQ-9 Reaper.
Le lendemain, et l’État-major des armées [EMA] ne l’a annoncé que 23 janvier, une nouvelle opération des commandos de Barkhane a permis de mettre hors de combat trois autres terroristes, dont un « cadre logisticien. »
Mais, même si la région dit des « trois frontières » [c’est à dire le Liptako Gourma] doit faire l’objet d’une intensification des opérations militaires, celle de Mopti, « soumise aux actes de prédations de la katiba Macina », n’échappe pas à la vigilance de Barkhane.
Ainsi, entre le 14 et le 15 janvier, Barkhane y est une nouvelle fois intervenue, via une opération héliportée menée au sud de Mopti, avec des commandos et des hélicoptères d’attaque. Selon l’EMA, les combats ont été « âpres », au point qu’une frappe aérienne [réalisée soit par des Mirage 2000D ou un drone Reaper] a été nécessaire.
Et le bilan est sans appel : un groupe de combat de la Katiba Macina a été anéanti, c’est à dire qu’une trentaine de jihadistes ont été mis hors de combat. « Une vingtaine de motos ont été détruites, et une grande quantité de matériel de téléphonie a été saisie », ajoute l’EMA.
Enfin, le 19 janvier, une drone Reaper a effectué une frappe dans le Liptako, précisément dans les environs de Tindinbawen, non loin de la localité nigérienne d’Inates, dont la garnison avait récemment été attaquée par l’État islamique au grand Sahara. « Cinq terroristes armés ont été neutralisés » et « trois motos » appartenant aux jihadistes ont « également été détruites au cours de cette opération », précise l’EMA.
« La priorité de Barkhane consiste à réduire l’EIGS dans la zone des trois frontières [Mali-Burkina-Niger], sans pour autant exclure des actions sur d’autres pans du territoire », a commenté le colonel Frédéric Barbry, le porte-parole de l’EMA, lors du point presse hebdomadaire de ce 23 janvier.
Par ailleurs, et s’alignant sur les propos qu’a encore récemment rappelé le général Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], il n’est pas question pour l’EMA de donner le total des terorristes « neutralisés » par Barkhane. « L’indicateur de réussite n’est pas le nombre de jihadistes tués, mais la quantité de population qui n’est pas ou plus sous le contrôle de ces groupes », a expliqué le colonel Barbry. Mais c’est sans doute oublier que, dans la « guerre des perceptions », ce genre d’information est un élément à prendre en compte pour les opinions publiques locales.