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Au Portugal, la banque Eurobic «divorce» avec Isabel Dos Santos

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L’affaire Isabel Dos Santos, fille de l’ex-président  angolais, Jose Eduardo Dos Santos,  continue de défrayer la chronique.

Après  la justice angolaise, c’est au tour de la banque portugaise, Eurobic , de s’impliquer dans cette histoire, que l’on peut appeler communément  « l’affaire de la dynastie Dos Santo ».

En effet,  le conseil d’administration de la banque a décidé, lundi 20 janvier, de mettre  fin à la relation commerciale avec les entités contrôlées par la femme d’affaire  ainsi que les  personnes qui lui sont étroitement liées.

Dos Santos, qui détient indirectement 42,5% d’Eurobic via deux entités et ne siège pas au conseil d’administration, a soutenu  que les allégations portées contre elle,  étaient  “totalement infondées”. Cependant, Eurobic n’a pas précisé ce que cela signifierait pour sa propre relation avec Dos Santos, son principal actionnaire.

Le tribunal  a gelé  provisoirement, en fin décembre,  les  comptes bancaires et actions de la fille et du gendre de l’ancien président José Eduardo dos Santos.

La justice reproche  à  Isabel et à son mari d’avoir versé plus d’un milliard de dollars des sociétés d’État Sonangol et Sodiam aux entreprises dans lesquelles elles détenaient des participations.

Malgré la décision de la banque, les avoirs de la famille de  Dos Santos ne sont pas menacés au Portugal.

Au Portugal, Dos Santos détient des participations importantes dans plusieurs entreprises importantes, dont la société de télécommunications NOS. Les responsables de la société Sonae, partenaire de Dos Santos à NOS, ont indiqué qu’elles suivaient la situation avec «attention et inquiétude».

Malgré ces accusations, ces responsables déclarent avoir une confiance totale dans NOS. Dos Santos et Sonae détiennent chacun 50% de la société holding ZOPT-SGPS,  contrôlant  52,15% de NOS.

Ibrahima jr Dia

Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.

Huawei annonce la 5G au Maroc

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Le géant chinois de télécommunications, Huawei, a montré son intention de travailler avec ses   partenaires  dans le domaine des télécommunications pour lancer le réseau 5G au Maroc.

S’exprimant, récemment  en marge d’une visite d’une  délégation marocaine au niveau d’un centre  de services à Pékin, le vice-président exécutif de la région Afrique du Nord de Huawei, Philippe Wang, a indiqué que sa structure va s’appuyer sur le  Maroc pour  développer la haute technologie  sur le contient.

Concernant  la transformation numérique ,  le responsable a souligné que le groupe va coopérer avec les acteurs majeurs clés du domaine des télécommunications , tels que « Inwi » , « Maroc Telecom » et « Orange »  pour apporter des solutions et développer des services de télécommunications.

En outre, le responsable a  indiqué  que  la structure va  coopérer  avec plusieurs autres partenaires, dont l’Office national des chemins de fer (ONCF) auquel Huawei fournit les technologies nécessaires aux services de communication de la Ligne à grande vitesse (LGV) via le réseau GSM-R.

Entrée sur le marché  marocain en 1999,  Huwei  dispose de deux sièges  dans le pays. Le premier se trouve à Rabat et le deuxième siège régional, couvrant l’Afrique du Nord, se situe à Casablanca.

Ibrahima jr Dia

Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.

UMOA : 1499 milliards de FCFA d’encours de crédit alloués par les SFD au troisième trimestre 2019

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L’encours des crédits des systèmes financiers décentralisé (SFD) de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) s’est établi à 1.498,9 milliards de FCFA (2,248 milliards de d’euros) au troisième trimestre 2019, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Par rapport à son niveau  de la même période de l’année 2018, cet encours s’est accru de 12,1%. Selon la BCEAO, cette hausse a été notée au Mali (+17,1%), au Burkina (+13,5%), au Sénégal (+13,3%), en Côte d’Ivoire (+12,9%), au Bénin (+8,2%), au Togo (+8,0%) et au Niger (+3,1%).

En revanche, l’encours des financements a diminué de 36,7% en Guinée-Bissau.

« Une part de 50,5% de l’encours des crédits des institutions de microfinance est constituée de concours à court terme » ,précise l’institut d’émission, ajoutant que les prêts à moyen et long termes représentent respectivement 31,9% et 17,6% sur la période sous revue.

Durant la période sous revue, les hommes sont plus demandeurs de crédit que les femmes. La clientèle masculine des SFD a en effet bénéficié de 54,1% des crédits alors que la clientèle féminine et les groupements ne bénéficient respectivement que de 28,1% et 17,8% des financements.

L’encours moyen des prêts par bénéficiaire a augmenté de 12,1%, pour s’établir à 97.774 FCFA à fin septembre 2019 contre 87.236 FCFA en 2018.

Pour l’ensemble du secteur, l’encours des crédits représente 6,9% des créances consenties par les établissements de crédit de l’UMOA.

Concernant le montant des dépôts collectés, il s’est établi à 1.454,1 milliards de FCFA contre 1.335,5 milliards de FCFA au troisième trimestre 2018, soit une augmentation de 8,9%. Cette progression est enregistrée au Mali (+17,9%), au Togo (+11,4%), au Bénin (+9,8%), en Côte d’Ivoire (+8,8%), au Sénégal (+7,5%) et au Burkina (+6,1%).

Toutefois, c’est au niveau de la Guinée-Bissau (-23,1%) et du Niger (-0,9%) que des baisses ont été observées. Les dépôts à vue demeurent prépondérants avec une part de 59,2%. Quant aux dépôts à terme et les autres dépôts, ils constituent chacun 20,4%.

La BCEAO souligne par ailleurs que l’épargne auprès des SFD a été constituée à hauteur de 50,2% par les hommes, 29,9% par les femmes et 19,9% par les groupements.

Le montant moyen de l’épargne par client s’est fixé à 95.193 FCFA à fin septembre 2019 contre 87.118 FCFA au titre du troisième trimestre de l’année 2018.

Pour l’ensemble des SFD de l’UMOA, l’épargne recueillie représente 5,7% de la totalité des dépôts détenus par les établissements de crédit de l’UMOA.

Quant aux SFD en difficulté, 15 institutions de microfinance sur les 511 étaient sous administration provisoire à fin septembre 2019, à raison de six au Bénin, deux au Burkina, deux au Niger, deux au Togo, une en Côte d’Ivoire, une au Mali et une au Sénégal.

Albert Savana

Journaliste depuis 20 ans dans la presse économique africaine  et auteur de plusieurs enquêtes et reportages. A couvert plusieurs sommets de l’Union Africaine, de la Commission économique africaine et de la Banque Africaine de Développement.

ONOMO Hotels désigné meilleur projet immobilier en Afrique par l’Africa Investments Forum and Awards

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Le groupe ONOMO Hotels a été primé lors de la troisième édition de l’Africa Investments Forum and Awards à Paris et a remporté le prix Gold, premier prix de cette compétition dans la catégorie « Meilleur projet immobilier 2019 ».

 « Plus qu’un prix, cette consécration représente une reconnaissance de la croissance et performance du groupe ONOMO en Afrique. Cela nous conforte davantage dans notre ambition de faire du groupe ONOMO la première plateforme panafricaine de l’hôtellerie dans le segment milieu de gamme », a déclaré Cedric Guilleminot, Directeur Général d’ONOMO Hotels.

La troisième édition d’Africa Investments Forum and Awards a été l’occasion de récompenser les meilleurs projets et acteurs africains. Dans chaque catégorie, les lauréats des Gold Awards ont été choisis par un jury indépendant composé de plus de 80 experts de différents secteurs.

Pour rappel, l’Africa Investments Forum & Awards rassemble plus de 700 décideurs publics et privés opérant en Afrique : PDG, Directeurs Généraux, Directeurs d’investissement, Directeurs internationaux, experts et acteurs institutionnels pour discuter, se mettre en réseau, débattre et récompenser les acteurs clé dans les secteurs de l’énergie, des mines, des infrastructures et de l’urbanisme, des fusions et acquisitions, des stratégies de croissance et des industries immobilières.

À propos de ONOMO Hôtels

ONOMO Hôtels a été créé en 2009. Le premier hôtel, ONOMO Hotel Dakar, a ouvert ses portes en 2010 suivi de celui d’Abidjan en 2011 et Libreville en 2012.

Batipart est devenu l’actionnaire majoritaire en 2013, sous la direction de Julien Ruggieri, l’actuel président d’ONOMO Hotels. Depuis 2013, Cedric Guilleminot est le Directeur Général du groupe, qui affiche une vocation claire : devenir le leader panafricain de l’hôtellerie milieu de gamme.

En octobre 2017, ONOMO Hotels ouvre un nouveau chapitre de son expansion en Afrique et accueille deux nouveaux actionnaires institutionnels : CDC Group Plc et Crédit Mutuel Capital. Ces derniers se sont engagés dans une levée de fonds de 106 millions d’euros pour apporter au groupe des ressources supplémentaires nécessaires au développement de son pipeline. L’objectif était de permettre au groupe de réaliser son ambition de faire des hôtels ONOMO la première plate-forme panafricaine de l’hôtellerie dans le segment milieu de gamme.

En juin 2018, ONOMO Hotels acquiert le groupe Cantor au Maroc. Une acquisition qui a donné naissance à 2 hôtels à Rabat, 3 à Casablanca et 1 à Tanger. En décembre 2019, ONOMO Hotels a annoncé l’acquisition de 60.1% de BON Hotels qui opère plus de 20 hôtels principalement au Nigeria et Afrique du Sud. A ce jour, ONOMO compte 21 hôtels en exploitation dans 12 pays africains.

Rédaction

Financial Afrik se propose de délivrer l’information financière stratégique aux cadres et dirigeants, à travers une newsletter quotidienne et un site web qui couvre toute la finance africaine.

Cameroun : la BICEC reporte les souscriptions pour l’augmentation du capital

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La clôture des souscriptions initialement prévue pour le mois de janvier courant a été reportée à fin mars 2020 par les instances dirigeantes de la banque.

Par Achille Mbog Pibasso

L’on joue les prolongations pour les souscriptions en vue de l’augmentation du capital de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC), la filiale du Groupe marocain la  Banque centrale populaire (BCP). Pour l’instant, rien ne filtre officiellement sur le report de cette opération qui aurait pu s’achever le 19 janvier 2020 et prolongée au 31 mars prochain conformément au communiqué destiné aux actionnaires.

Selon des sources proches du dossier, la BICEC qui entend porter son capital de 12 milliards de FCFA actuellement à 20 milliards de FCFA n’aurait pas encore pu mobiliser les 8 milliards de FCFA attendus, d’où le report de la clôture des opérations pour permettre aux actionnaires d’atteindre ce volume.

Faisant suite à l’avis d’émission d’actions publié le 24 décembre 2019 à l’attention des actionnaires, directeur général adjoint de la    BICEC Rémy Raffi, précise que «  les libérations se poursuivent par versement d’espèces, virement dans le compte bancaire ouvert à cet effet au nom de la BICEC dans ses livres et par compensation de créances certaines liquides exigibles ».

En attendant la fin des souscriptions qui pourrait apporter des changements sur des parts d’actions des actionnaires, l’actionnariat actuel de la BICEC se présente comme suit : 68,5 % pour BCP, 17,50 % pour l’Etat du Cameroun, 7,50 pour divers actionnaires privés camerounais, 7,25 % pour PROPARCO  et 5% pour le Personnel.

Achille Mbog Pibasso

Achille Mbog Pibasso est diplômé en journalisme et en communication d’entreprise. Particulièrement intéressé par l’économie et la finance, c’est également un féru des sujets  politiques. Son expérience d’agencier lui permet de traiter de tous les sujets d’actualité.

Mauritanie: Abdel Aziz Ould Dahi, nouveau ministre de l’Economie et de l’Industrie

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Abdel Aziz Ould Dahi dont le mandat de gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) a expiré ces jours-ci a été nommé, mardi 21 janvier 2020, ministre de l’Economie et de l’industrie. Il succède à Mohamed El Cheikh Kebir Moulaye qui lui-même a été nommé gouverneur de la banque des banques. Cette permutation incarne une sorte de changement dans la continuité, claironnent les observateurs.

Dans ses nouvelles fonctions ministérielles, Ould Dahi aura à charge de concevoir la législation en matière d’économie, de veiller à l’application de la réglementation, de définir et d’appliquer les mesures susceptibles de promouvoir la compétitivité, la croissance et le développement économiques…. Il prendra également en charge la conception et l’application des mesures de gestion d’organisation des activités industrielle et la promotion et la coordination et le suivi des activités industrielle.

Face à ces défis, Abdel Aziz Dahi peut s’appuyer sur ses compétences et sa longue expérience au sein de hautes sphères de décisions pour répondre aux attentes des mauritaniens. Le technocrate de 54 ans, titulaire d’un master en e.gouvernance décroché à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et d’un doctorat en économie du développement délivré par l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, a débuté sa carrière au ministère des Finances qu’il intègre en 92.

Il sera tour à tour secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargé des Technologies Nouvelles, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration d’avril 2007 à mai 2008 avant d’être nommé Directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie qu’il pilotera de 2009 à janvier 2015, date à laquelle il héritera du fauteuil de gouverneur de la banque des banques. On lui doit une démonétisation aux relents de dévaluation de la monnaie nationale, l’Ouguiya. L’on ne saurait dire non plus qu’il laisse le paysage bancaire – caractérisé ces dernières années par une attribution d’agréments à des banques peu solides – en bonne santé. Mais qu’importe, le président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani, en fonction depuis le 2 août 2019, l’a choisi pour diriger le ministère de l’Economie et de l’Industrie. Et ce sera à lui de prouver que la confiance placée en lui n’est pas usurpée.

Zeinab Filali

Basée à Casablanca, journaliste et expert en communication financière. Adore l’Afrique et appréhende l’écriture journalistique comme une mission qui se résume à un seul mot: Informer.

Burkina : L’Etat encaisse 22 milliards de FCFA d’obligations du trésor sur le marché financier de l’UMOA

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La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Burkina a obtenu le 22 janvier 2019 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un montant global de 22 milliards de FCFA (33 millions d’euros) à l’issue de son émission  d’obligations assimilables du trésor (OAT) à 3 ans organisée en partenariat avec l’Agence UMOA-Titres.

Les investisseurs ont répondu en masse à cette opération en proposant 110,169 milliards de FCFA de soumissions globales alors que l’émetteur ne recherchait que 20 milliards de FCFA. Ce qui donne un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions de 550,85%.

Au terme de l’opération d’adjudication, l’Etat burkinabé a  retenu 22 milliards de FCFA et rejeté les 88,169 milliards de FCFA restants soit un taux d’absorption de 19,97%.

Le prix moyen pondéré s’est établi à 1007 et le prix marginal à 1004. De son côté, le rendement moyen pondéré s’est situé à 5,87%.

Les titres émis par l’Etat Burkinabé sont remboursables le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 23 janvier 2023. Par contre, le paiement des intérêts se fera à un taux d’intérêt de 6,15% dès la première année.

Albert Savana

Journaliste depuis 20 ans dans la presse économique africaine  et auteur de plusieurs enquêtes et reportages. A couvert plusieurs sommets de l’Union Africaine, de la Commission économique africaine et de la Banque Africaine de Développement.

Nouakchott : Mission multisectorielle du Club Afrique Développement : « Mines et industries extractives : nouvelles opportunités d’investissement »

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Le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank et Attijari bank Mauritanie  ont organisé les  22  et 23 janvier  à Nouakchott une mission multisectorielle autour du thème « Mines et industries extractives : nouvelles opportunités d’investissement » avec la participation du Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, M. Mohamed Zein El Abidine Ould Cheikh Ahmed et le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie, M. Ahmed Baba Eleya . C’est la 20e mission du genre sur le continent depuis la création du Club Afrique Développement en 2016.

Plus de 200 chefs d’entreprises et institutionnels, dont des délégations en provenance d’Egypte, du Mali, du Maroc, du Sénégal, et de la Tunisie, ont pris part à cette mission à l’occasion de laquelle ont été débattues les opportunités d’investissement  qu’offre le  secteur des mines et industries extractives pour les entreprises en Mauritanie.  

Les rendez-vous d’affaires organisés, et particulièrement demandés, ont permis aux participants de générer des opportunités notamment dans les BTP, les Energies, les Télécoms, les Emballages et l’Agro-industrie.

Cette mission a été ponctuée par une visite terrain au Port Autonome de Nouakchott .

« L’appétit des entreprises africaines pour s’engager dans le continent, en dépit d’obstacles, parfois immenses, n’est plus à démontrer. Que seraient les possibilités d’investissement sans ces obstacles ? A la veille de l’entrée en vigueur de la ZLECA (Zone de Libre Echange Continentale Africaine) prévue pour juillet, la réalité pourrait rapidement nous le dire », a déclaré à cette occasion la Directrice du Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank, Mme Mouna Kadiri, en faisant le bilan de la dynamique « Afrique Développement » sur ces dix dernières années.

Le Directeur Général  d’Attijari bank Mauritanie, M. Mohamed Boubrik, a pour sa part rappelé l’engagement structurel d’ Attijari bank Mauritanie dans le développement des différents secteurs d’activités en Mauritanie, ajoutant que cette mission multisectorielle  est « organisée à un moment crucial dans le développement du pays, qui présente actuellement des perspectives très prometteuses ».

Un panel dédié au développement d’un écosystème performant des industries extractives a été animé par le Directeur Général de la Promotion des Investissements et du Développement industriel, M. Mohamed Habiboullah Mohamed Ahmed, le Secrétaire Général de la Chambre des Mines et du Pétrole, Dr. Mohamed Die, le Mining Manager d’Erevna, M. Aboubacar Soumare, et M. Mohamed El Mamoune Ould Dide, Consultant international Oil & Gaz.

Cette rencontre est le premier  grand rendez-vous de l’année 2020 après les récentes missions organisée par le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank  au Cameroun et en Côte d’Ivoire respectivement en octobre et en juillet derniers.

À propos du Club Afrique Développement

Le Club Afrique Développement, créé par le groupe Attijariwafa bank, se donne comme ambition de fédérer la communauté des affaires, les dirigeants, les représentants publics afin de dynamiser de manière pragmatique les investissements à l’échelle du continent.

 Ainsi, il est un espace de mise en relation et d’échange dédié aux opérateurs économiques désireux de prospérer dans le continent, par le développement de courants d’affaires ou/et des investissements dans cette région du monde. C’est aussi une plateforme donnant accès à des informations, formations, services et expertises à dessein de favoriser la concrétisation des projets d’entrepreneurs, des grands projets structurants des Etats, ainsi que la coopération Sud-Sud et Nord-Sud. Outre le Forum International Afrique Développement à Casablanca, le Club Afrique Développement, qui compte aujourd’hui plus de 3000 membres, a organisé avec les banques du groupe Attijariwafa bank 20 missions multisectorielles, mobilisant plus de 3000 chefs d’entreprises du continent. En dix ans, le Forum International Afrique Développement a pu réunir plus de 10.000 entreprises de 40 pays du continent et des pays partenaires, réalisant plus de 22.000 rendez-vous d’affaires structurés et générant des investissements conséquents un peu partout en Afrique.

Rédaction

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Le Togo présente son projet de caractérisation des sols lors de la 12ème édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT)

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  • Le Ministère de l’Agriculture, de la Production Halieutique et Animale présente la plateforme de caractérisation des sols togolais.
  • Le projet porté par l’Institut Togolais de Recherche Agricole (ITRA) a bénéficié de l’appui de la Fondation OCP et de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P).
  • Cette plateforme va permettre aux décideurs et opérateurs du secteur agricole togolais d’utiliser et d’exploiter concrètement les informations des cartes de fertilité réalisées sur leurs sols.
  • Grâce au dispositif déployé par le Ministère togolais dans 5 régions du pays, ce sont 1 170 900 hectares de sols qui ont été analysés et cartographiés dans les régions des Savanes et de Kara.

La 12ème édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT) se tient à Kara, dans le nord du Togo, du 18 au 25 Janvier. Institué depuis 2008, ce Forum réunit tous les acteurs du monde agricole et offre un espace d’échange et de concertation autour des voies et moyens pour assurer le développement du secteur.

C’est dans le cadre de cette rencontre, qui se veut la grand-messe des paysans togolais, que le Ministère de l’Agriculture, de la Production Halieutique et Animale a présenté ce jour, les projets et grandes réalisations mise en œuvre en faveur de l’émergence de l’agriculture locale.

Parmi les concrétisations de la stratégie de dynamisation du secteur agricole local, on retrouve la plateforme de caractérisation des sols qui a permis d’analyser et cartographier près d’1,2 millions d’hectares de sols togolais. Cette plateforme informatique a été conçue par l’Institut Togolais de Recherche Agricole (ITRA), avec le soutien de la Fondation OCP et de l’Université Mohamed VI Polytechnique (UM6P).

C’est d’ailleurs dans le cadre de l’élaboration des cartes de fertilité du pays, initiée par le Ministère, que la Fondation OCP a mis à la disposition de l’ITRA les équipements nécessaires à son laboratoire d’analyse des sols basé à Lomé, ainsi qu’un laboratoire mobile et de son dispositif de prélèvement rapide pour couvrir les zones les moins accessibles pour le prélèvement des échantillons des sols.

Les actions menées par la Fondation OCP au Togo ont également visé le renforcement des capacités scientifiques et techniques des cadres du Ministère. Au total, ce sont 47 cadres togolais qui ont été formés par des experts de l’UM6P. Les modules de formation dispensés se sont articulés autour de la fertilisation raisonnée des cultures togolaises,des Systèmes d’informations Géographiques (SIG) appliqués à la cartographie de leurs sols, des Systèmes de recommandation agronomique du pays et du contrôle de la qualité des engrais.

Ainsi, grâce au dispositif déployé par le Ministère dans 5 régions du pays, ce sont actuellement 1 170 900 hectares de sols qui ont été analysés et cartographiés dans les régions des Savanes et de Kara. La plateforme va permettre aux décideurs du secteur agricole togolais mais aussi aux agriculteurs eux même d’utiliser et d’exploiter concrètement les informations des cartes de fertilité réalisées sur leurs sols.

Par ailleurs, le Ministère de l’Agriculture, de la Production Halieutique et Animale, a organisé, avec l’appui de la Fondation OCP, une caravane agricole qui a sillonné le pays à travers 22 étapes. Ce dispositif a permis de toucher plus 20 000 agriculteurs et de les sensibiliser aux bonnes pratiques agricoles.

Grâce à ses différentes actions sur le continent africain, la Fondation promeut la création d’outils stratégiques d’aide à la décision en termes de politiques agricoles. A ce jour, plus de 3 millions d’hectares de sols ont été cartographiés, plus de 200 cadres formés et 17 laboratoires fixes et mobiles ont été équipés, en vue de l’émergence d’une agriculture durable et résiliente en Afrique.

A PROPOS DE L’INSTITUT TOGOLAIS DE RECHERCHE AGRONOMIQUE (ITRA)

L’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) créé par le décret N°97-105/PR du 23 juillet 1997 a comme objectif de contribuer à améliorer la production agricole, à réduire la pauvreté et assurer une sécurité alimentaire durable au Togo. L’ITRA est un établissement public à caractère scientifique et agricole. Il dispose de 3 Directions Centrales à savoir la Direction de l’Administration, des Finances et de la Comptabilité (DAFC) de la Direction Scientifique (DS) et de la Direction des Laboratoires (DL) et 4 Centres de Recherche Agronomique (CRA) dont le Centre de Recherche Agronomique du Littoral (CRA-L), du Centre de Recherche Agronomique de la zone Forestière (CRA-F), du Centre de Recherche Agronomique de la Savane Humide (CRA-SH) et du Centre de Recherche Agronomique de la Savane Sèche (CRA-SS).

À PROPOS DE LA FONDATION OCP

Reconnue d’utilité publique, la Fondation OCP participe à la diffusion du savoir en étant un acteur engagé pour la transmission d’un monde meilleur aux générations futures. Ses actions s’articulent autour de plusieurs domaines, tels que l’éducation, la formation et la recherche et développement. C’est ainsi que la Fondation OCP s’engage et déploie ses programmes, en adoptant une démarche participative, avec des partenaires publics et privés, au Maroc et dans plusieurs pays du sud. Cette approche lui permet d’insuffler une dynamique positive au sein des communautés, permettant ainsi à l’environnement de progresser dans son ensemble pour un avenir juste et équitable.

Au-delà de ses projets, la Fondation OCP porte aussi des structures opérant dans l’éducation et le savoir tels que :

  • L’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir : www.um6p.ma
  • Le Lycée d’Excellence de Benguerir : www.lydex.ma
  • La Fondation MAScIR : www.mascir.com
  • Le Fonds R&D autour des phosphates

Pour plus d’informations, veuillez consulter : www.ocpfoundation.org

Rédaction

Financial Afrik se propose de délivrer l’information financière stratégique aux cadres et dirigeants, à travers une newsletter quotidienne et un site web qui couvre toute la finance africaine.

Total et Tullow Oil cherche à se désengager du Kenya

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Les deux géants pétroliers Total et Tullow Oil ont l’intention de réduire leurs participations dans les blocs pétroliers 10 BA, 10 BB et 13T du bassin sud de Lokichar évalué entre 1,25 et 2 milliards de dollars.
Le mandat de vente a été confiée à la banque française Natixis, selon le site d’information Reuters. Les champs produisent déjà environ 2 000 barils de pétrole par jour dans le cadre d’un système de production précoce. Le pétrole est transporté par camion de Turkana à la ville portuaire de Mombasa. Une première cargaison de 250 000 barils a été embarquée sur un pétrolier en août dernier.

Tullow Oil pourrait au terme de l’opération se retirer du projet. Le groupe a déjà annoncé l’année dernière son intention de vendre jusqu’à 20% de sa participation de 50% dans les blocs. 

De son côté, le français Total entend vendre jusqu’à la moitié de sa participation de 25% dans le projet kenyan.

Selon la même source, « l’ensemble du projet est évalué entre 1,25 et 2 milliards de dollars, mais il est difficile d’être précis car le développement n’a pas encore reçu de décision finale d’investissement (FID) ».

Amadjiguéne Ndoye

journaliste économique, titulaire d’un Master II en Communication et Journalisme de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication de Dakar (ISSIC). Grande amatrice de lecture et de musique. Féministe dans l’âme et passionnée de mode.