La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a fait savoir qu’elle a procédé une augmentation de son capital en 2019.
Objectif : poursuivre sa croissance conformément à son plan stratégique, en particulier dans le sillage de la récente Zone de libre-échange continentale africaine.
Dans un communiqué publié jeudi 23 janvier, l’institution a informé que les actionnaires existants, dont le Nigéria et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), ont investi des titres d’une valeur de 200 millions de dollars dans les classes d’actions A, B et C.
Ils ont également injecté 300 millions de dollars au titre du capital appelable. Ce qui porte la valeur totale des nouvelles actions émises par la Banque à 500 millions de dollars l’année écoulée.
Pour Benedict Oramah, président d’Afreximbank, « l’injection de ces capitaux propres, témoigne la confiance des actionnaires existant vis-à-vis de la banque». Ces fonds, souligne-t-il, permettront de «doper le volume des échanges commerciaux et d’investissement à travers le continent, générant des rendements pour la Banque et une croissance pour les entreprises africaines».
Créée en octobre 1993, la banque a approuvé plus de 67 milliards de dollars de facilités de crédit pour les entreprises africaines, dont 7,2 milliards de dollars en 2018. Au 31 décembre 2018, Afreximbank affichait un total actif de 13,4 milliards de dollars.
Les agences de notation financières telles que GCR, Moody’s et Fitch lui ont attribué successivement des notes A, Baa1 et BBB.
Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.
ParMr KOUASSI Kouamé, Ingénieur Statisticien Economiste,,Ex-Directeur et Ex-Administrateur de la BCEAO.
Les Chefs d’Etats de l’UEMOA par la voix du Président Ouattara et celle du Président Macron ont annoncé pour l’année 2020, le remplacement du franc CFA par l’Eco, la suppression du compte d’opérations auprès du Trésor français, et le retrait de représentants français dans les instances de la BCEAO, tout en maintenant une parité fixe de l’Eco avec l’Euro et la garantie de la France.
Cette réforme est décriée par de nombreux africains, qui se rendent à l’évidence que cette monnaie Eco n’est que le franc CFA sous une autre dénomination, sans compte d’opérations et sans représentation de la France dans les organes de décision. C’est à juste titre que les autres pays de la CEDEAO dénoncent une adoption de l’Eco par les pays de l’UEMOA non conforme aux caractéristiques définies et à la feuille de route établie. L’Eco étant la monnaie de la CEDEAO, son usage par les pays de l’UEMOA ne peut se concevoir sans l’approbation de tous les pays membres de la CEDEAO, sur la forme et les conditions dans lesquelles cela se fera.
Au-delà de la controverse sur l’approche pour l’adoption de l’Eco créée par la réforme du franc CFA, il y a lieu de s’interroger sur la peur des dirigeants de l’UEMOA qui les conduit à s’accrocher à une ‘’supposée’’ garantie de la France. Il est opportun de se poser la question de savoir si les pays de l’UEMOA ont vraiment besoin de la garantie d’un tiers pour leur monnaie. Certains soulignent que la garantie de convertibilité attachée à l’Eco est une garantie en dernier ressort en cas de crise de change. Mais la garantie de convertibilité couvrant le franc CFA est aussi une garantie en dernier ressort, et de façon générale, toute garantie est une garantie en dernier ressort.
La problématique du passage d’un système à un autre
La problématique majeure des pays de l’UEMOA réside dans le passage d’un système de parité fixe avec unegarantie de la France à un régime de change flexible sans garantie d’un tiers. La justification de la fixité de parité de l’Eco-UEMOA avec l’Euro par le souci de ne pas affoler les marchés financiers et ne pas provoquer de fuite des capitaux est contestable. Le moment redouté de l’abandon du système de parité fixe arriverade toute façon, et on finira par affronter demain ce qu’on veut éviter aujourd’hui. Le plus important c’est de définir une trajectoire claire de l’évolution vers la monnaie unique de la CEDEAO et l’étape de transition dans laquelle les pays de l’UEMOA s’engagent. Or, la réforme proposée n’est pas une transition vers le régime de change flexible retenu par la CEDEAO. Elle maintient plutôt les pays de l’UEMOA dans le système initial de parité fixe avec la garantie d’un tiers, qui n’est pas en phase avec l’objectif de monnaie unique Eco dela CEDEAO. Une vraie transition vers un régime de change flexible serait d’adopter un arrimage à un panier de monnaies (évoluant dans un corridor défini de 1% ou 3% par exemple) constitué de l’Euro à hauteur de 60%, du dollar à 20% et du yuan chinois à 20% (la livre sterling pourrait aussi être ajoutée au panier à hauteur de 20% et le dollar réduit à 40%). La BCEAO dispose d’une expertise et d’une crédibilité à même d’assurer le passage à cette transition vers un basculement au régime de change flexible.
La France défend ses propres intérêts
Il ne faut pas croire que lorsque la France défend la stabilité monétaire et la fixité de parité du franc CFA ou de l’Eco, elle défend forcément les intérêts des pays africains. Elle défend ses propres intérêts. D’abord, pour éliminer les incertitudes et risques liés au change sur les revenus futurs que les entreprises françaises vont transférer des pays africains. Ensuite, pour justifier le recours à la garantie de convertibilité, qui lui sert àasseoir une forme de contrôle sur la monnaie. Sansparité fixe, l’offre de garantie de convertibilité ne se conçoit pas et ne se justifie pas. Tous les pays sont attachés à la stabilité monétaire, y compris la France et les pays européens, qui n’ont pourtant pas doté l’euro d’un système de parité fixe. Il ne faudrait pas faire croire que la stabilité monétaire se réduit à une fixité de parité uniquement lorsqu’il s’agit des pays africains et pas des pays européens ou des autres pays en développement.
Quelle convertibilité veut-on garantir ?
Qu’est-ce qu’une garantie de convertibilité ? La convertibilité peut être appréhendée sous deux formes. Elle peut être définie comme la possibilité d’échanger des billets d’une monnaie à l’étranger dans des bureaux de change. Elle peut également se définir par la capacité à régler des transactions internationales en devises à partir de comptes en monnaie nationale. Sous lapremière forme, le franc CFA n’est pas convertible depuis la suppression du rachat des billets CFA par la BCEAO et la BEAC en 1993, tout comme bien d’autres monnaies. Sous la deuxième forme, le franc CFA est convertible comme plusieurs autres monnaies, dès lors que les banques centrales concernées ont les disponibilités en devises nécessaires, et qu’il n’y a pas de rationnement dans leur allocation de nature à limiter cette convertibilité.
La garantie de convertibilité du franc CFA ne concernerait que la deuxième forme. Le statut de monnaie convertible attaché au franc CFA et à l’Eco-UEMOA, pour lequel les pays de l’UEMOA s’en remettent à la France, devrait donc être relativisé, la question revenant finalement au niveau confortable des réserves de change et aux moyens de le renforcer et le consolider. Le rand sud africain et le shilling kenyan sont convertibles sans être adossés à une garantie d’un tiers. La roupie indienne n’est que partiellement convertible et ne s’échange pas à l’extérieur. Cela n’a pas empêché l’Inde de devenir la cinquième puissance économique mondiale. Le won-sud coréen, le dollar taïwanais, le ringgit malaisien et le real brésilien ne sont que partiellement convertibles, malgré la force économique des pays auxquels ces monnaies sont rattachées.
Consolider les réserves de change
Les réserves de change de l’UEMOA constituent des biens communs pour les peuples de ces zones. A l’échelle de chaque nation, elles constituent des biens communs à l’ensemble des citoyens. Est-ce dans l’intérêt d’un pays en développement et de ses citoyens que les avoirs en monnaie nationale soient transformés en actifs à l’étranger au détriment de ses réserves de change ? Une monnaie repose sur la confiance qu’elle suscite. Les dirigeants et les élites doivent être les principaux acteurs de l’expression de cette confiancetotale dans la monnaie nationale. La détention par ceux-ci d’avoirs à l’extérieur traduit leur manque de confiance dans la monnaie de leur pays.
Quelque soit le régime de change, il est indispensable de disposer d’un niveau de réserves en devises confortable pour assurer un soutien solide et une relative stabilité à la monnaie, et se prémunir contre des crises de change. Lorsqu’une économie importe la majeure partie des biens qu’elle consomme et n’exporte que des matières premières, dont elle ne reçoit qu’une faible partie des devises que cela génère, elle reste dans une situation de fragilité. Au-delà des revenus qu’elles fournissent à l’économie nationale, les exportations procurent les avoirs en devises dont le pays a besoin. Chaque pays a besoin d’engranger un maximum d’avoirs en devises, pour assurer la couverture de ses transactions internationales.
En Côte d’Ivoire, une grande partie des réserves en devises est engrangée principalement au travers des exportations de café et de cacao, représentant près de 50% des recettes d’exportations. Or ces exportations sont majoritairement le fait de multinationales (contrôlant souvent jusqu’à 80% de certaines exportations) et qui ne rapatrient pas toujours les revenus engrangés. Ces multinationales n’ont en principe besoin que du cacao et n’ont pas besoin de s’approprier en plus les devises que son exportation procure. La même situation prévaut au niveau des exportations d’or et de pétrole. Le pays enregistre l’un des plus faibles taux de rapatriement des recettes d’exportation de l’UEMOA, soit 30% à fin 2017, résultant principalement de la faiblesse de rapatriement des recettes dans les secteurs café-cacao (12%), pétrolier (26%) et minier (32%). Le niveau de rapatriement aurait été porté à plus de 50% en 2018. Les secteurs pourvoyeurs de devises ne produisent pas leur plein effet d’approvisionnement du pays en réserves de change. Comment les pays africains peuvent-ils consolider leurs réserves de change et stabiliser leurs monnaies, si ce sont des multinationales qui sont les principales exportatrices de cacao, de pétrole et autres minerais ? Un niveau de 100% de rapatriement des recettes d’exportation dans ces secteurs aurait conduit à un triplement au moins des réserves de change du pays, consolidant davantage son économie et la monnaie. Au Ghana, le ‘’Cocoa Board’’ engrange pleinement les devises générées par l’exportation du cacao, lui permettant même de lever des ressources sur le marché international pour financer la commercialisation intérieure.
Les réserves de change des pays de l’UEMOA représentaient moins de cinq mois d’importations de biens en 2015 pour une norme minimale de trois mois, et représentaient 12,5% du produit intérieur brut de la zone contre 83% en Algérie et 22% au Maroc (plus desept mois etdemi d’importations de biens). En Malaisie, elles représentaient huit mois d’importation. Un niveau de six à douze mois de couverture paraît confortable, mais il est communément admis qu’un niveau plus confortable puisse couvrir une année de besoin de financement en devises. Assurer la stabilité de sa monnaie sans la garantie d’un tiers, requiert des pays de l’UEMOA la mise en œuvre de politiques de nature à accroître leurs capacités à approvisionner leurs économies en réserves de change.
Renforcer le stock d’or
La stratégie d’optimisation et de renforcement du potentiel de réserves de change doit s’étendre également au stock d’or. Au niveau de la BCEAO, le stock d’or reste plafonné à 36,5 tonnes depuis plusieurs décennies, soit moins de 4,6 tonnes par pays, alors que les pays de l’UEMOA produisent plus de 100 tonnes d’or par an depuis de nombreuses années (142 tonnes en 2017). Plusieurs pays en développement détiennent des stocks importants d’or pour soutenir leur monnaie et leur politique de change, notamment les Philippines (197 tonnes), l’Algérie (173 tonnes), la Thaïlande (154 tonnes), l’Afrique du Sud (125 tonnes), la Libye (116 tonnes), l’Indonésie (78 tonnes), l’Egypte (76 tonnes).
Il y a un regain d’attrait des banques centrales pour l’or et plusieurs d’entre elles se sont remises à accroître significativement leur stock, après de longues périodes d’inaction pour certaines. Bien que fortement dotées en réserves de change, la Russie et la Chine (5ème et 6èmerang mondial) accroissent continuellement leurs stocks d’or depuis plusieurs années pour soutenir davantage leurs monnaies, en s’approvisionnant sur leurs productions nationales. En Russie, près de 75% de l’or acheté par la banque centrale est payé en monnaie nationale.
Il y a un fondement à ce que les banques centrales africaines soient parties prenantes des projets d’exploitation d’or, de pétrole et d’autres minerais aux côtés d’entreprises publiques ou privées nationales. L’or est un actif quasi-monétaire universel et une composante des réserves de change au bilan de toutes les banques centrales. L’Afrique de l’ouest se situe au troisième rang des régions les plus riches en ressources aurifères, derrière l’Australie et le Canada. Mais leur exploitation par des opérateurs étrangers engendre des pertes importantes de réserves de change.
Cette situation apparait comme une aberration. Les pays de l’UEMOA disposent de multiples leviers susceptibles de renforcer et de consolider leurs réserves de change, mais n’en ont pas la maîtrise. Et ils ne cherchent apparemment pas à l’avoir, préférant plutôt recourir à un pays tiers pour leur garantir des réserves de change.
Les pays africains devraient pouvoir exploiter eux-mêmes ces ressources aurifères. N’est-ce pas paradoxal, que certaines sociétés étrangères venues exploiter ces ressources nationales soient souvent financées par des banques locales ? Et que la construction des unités d’exploitation soit aussi réalisée souvent par des entreprises locales ? Que manque-t-il alors pour que les pays africains exploitent eux-mêmes ces richesses ? En investissant dans l’exploitation des gisements d’or, les pays africains produiraient des actifs comptabilisés au bilan de leurs banques centrales, qui les paieraient en monnaie nationale. Cela contribuerait à renforcer lacrédibilité de leur monnaie (pour laquelle les pays de l’UEMOA recourent à la garantie de la France).
En général, les grandes problématiques d’une nation font l’objet de réflexions approfondies, réunissant les expertises nationales dans les domaines concernés, associant éventuellement des expertises étrangères. Dans le cas du franc CFA, un sujet aussi fondamental pour l’économie des pays de l’UEMOA, faut-il croire que la réforme proposée par les Chefs d’Etats endécembre dernier est le fruit des réflexions fournies parleurs expertises nationales ? Les pays africains regorgent de nombreuses expertises à même de réfléchir sur ce qui est bien pour ces pays. Personne ne viendra défendre à la place des africains ou à leurs côtés, les intérêts de leurs pays et de leurs populations si ce n’est eux-mêmes.
Financial Afrik se propose de délivrer l’information financière stratégique aux cadres et dirigeants, à travers une newsletter quotidienne et un site web qui couvre toute la finance africaine.
COMMUNIOUE (Jt ORTM) Le Ministre de la communication, Chargé des relations avec les institutions, Porteparole du gouvernement, informe les sociétés ayant postulé pour des agréments d’agence conseil, de régie publicitaire et d’agence de communication qu’à l’issue des travaux de la Commission de dépouillement, 26 (vingt-six) dossiers ont été retenus dans les différentes catégories citées. La liste complète sera communiquée à la Radio nationale dans les Avis et Communiqués et publiée dans le quotidien national l’Essor du jeudi 23 et du vendredi 24 janvier 2020 ainsi que sur la page Facebook officielle du Ministère de la communication du Mali. Le Ministre invite les sociétés dont les dossiers n’ont pas été retenus à se mettre en règle et lui faire parvenir les dossiers corrigés au plus tard le 25 mars 2020 à 15 h00. Le Ministre sait pouvoir compter sur la compréhension de tous. Bamako le2 2. .J.AN 2020
Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que dans la nuit du 22-23 janvier 2020, le poste des Forces Armées Maliennes (FAMa) à Dioungani, dans le cercle de Koro, région de Mopti, a fait l’objet d’une attaque terroriste.
Les FAMa déplorent sept (07) morts et des blessés (bilan provisoire).
Le gouvernement du Mali condamne énergiquement cette attaque et exprime toute sa solidarité et ses encouragements aux Forces de défense et de sécurité.
Le gouvernement s’incline devant la mémoire des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Bamako, le 23 janvier 2020
Le Ministre de la Communication,
Chargé des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement,
En prélude à la marche de protestation pour l’ouverture des classes, les responsables de la plate-forme Kalanko dron ont animée une conférence de presse le mercredi 22 à la maison de la presse, c’était en présence des membres, notamment, Drissa Méminta, Amara sylla, Issiaka Thiam et Mme Berthé kadidia Diarra, la Coordinatrice.
Selon Issiaka Thiam, l’objectif de cette conférence est de demander l’ouverture des classes pour le bonheur de leurs enfants sachant bien que l’éducation est un droit pour tous. Etant donné le niveau de détérioration de l’éducation publique, les perturbations répétitives depuis plusieurs années dans le milieu scolaire, cette plate forme se veut un cadre de dialogue pour plaider en faveurs des enfants qui sont l’avenir de demain.
Selon la coordinatrice, Mme berthé kadidia Diarra, cette Plateforme KALANKO DRON est l’aspiration profonde de toutes les couches de la societé Civile. « Nous ne voulons pas chercher de fautif ou qui a raison entre le autorités et les enseignants? « L’essentiel, nous reclamons l’ouverture des classes pour que nos enfants puissent aller à l’école a t-elle martelé ».
La plate-forme kalanko s’est dis « sincèrement indignés du blocage des négociations entre le gouvernement et les enseignants, considérant que ces gréves privent les élèves de leurs droits en rappelans que l’éducation est un droit constitutionnel. »
rappelons également que notre pays, le Mali a signé la convention relative aux droits de l’enfant adoptée le 20/11/1989 par l’assemblée générale des nations unies, qui stipule à l’article 28: 1 – «Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances – Conscient que l’avenir d’un pays repose sur ses enfants – Conscient qu’il n’a pas d’avenir pour ces enfants sans une éducation de qualité et de quantité -Savoir que l’éducation est une cause nationale qui doit intéresser chaque parent lànce un appel à toute la population malienne à sortir massivement le vendredi 24 janvier 2020 de 14h à demander la reprise des cours. L’itinénaire de la marche départ de la bourse du travail au monument du boulevard de l’indépendance. les localités concernées sont: Bamako, Bankoumana, Kita, Bafoulabé, Kayes, Sikasso.
Le 16 janvier 2020, une délégation de l’ambassade de la Suède avec à sa tête Mme Diana Janse, l’ambassadrice, accompagnée de la Directrice de la Stabilisation et du Relèvement de la MINUSMA, Mme Loubna Benhayoune s’est rendue à Tombouctou. Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi du projet « Gouvernance de la Sécurité au Nord et au Centre du Mali » financé par la Suède à travers le Trust Fund de la MINUSMA à hauteur de 31 081 875.45 FCFA. Le projet a pour objectif de réduire les conflits inter et intracommunautaires et restaurer la confiance entre les communautés et les Forces de Sécurité dans ces zones. D’une durée de 12 mois, ce projet parrainé par la Division des Affaires Civiles est exécuté par International Alert dans les régions de Mopti, Ségou et Tombouctou. Dans la région de Tombouctou, il a été mis en œuvre par l’ONG AMSS pour le compte d’International Alert. Il est axé sur le dialogue social regroupant la société civile, des leaders Jeunes, Femmes, des religieux, des représentants de l’Etat et les Forces de Sécurité. « Au début, il y avait des communautés et des personnes qui ne voulait même pas se retrouver dans la même salle. Mais aujourd’hui grâce au projet et aux efforts et à l’expertises des Agents ces communautés arrivent à s’assoir ensemble, à dialoguer à identifier leurs problèmes et les solutionner ensemble, » a expliqué Alhatikou Dagamaissa, Chef de Projet International Alert.
Voir les réalisations et rencontrer les acteurs
Accueillie à l’aéroport par le Chef de bureau Riccardo Maia, la délégation a été conduite au gouvernorat de Tombouctou ou elle a rencontré le Directeur de Cabinet du gouvernorat Issiaka Bathily, représentant le Chef de l’exécutif régional, et le Maire de Commune Urbaine de Tombouctou, Aboubacrine Cissé. La rencontre a porté sur la situation sécuritaire dans la région, la contribution de la Suède aux efforts de consolidation de la paix au Mali, les défis de la décentralisation entre autres.
Après la rencontre, l’ambassadrice a fait une visite guidée de la grande mosquée de Tombouctou et de la bibliothèque des manuscrits Imam Ben Essayouti, avant de revenir au Camp intégré de la Mission onusienne. Elle s’est entretenue avec le Chef de Bureau, puis avec l’équipe de la Division des Affaires Civiles (DAC) et les partenaires de mise en œuvre du projet : Alert International et l’ONG AMSS (Association Malienne pour la Survie au Sahel).
Les discussions ont apporté sur les stratégies adoptées par les acteurs sur le terrain, les résultats atteints et les défis rencontrés. Ses différents aspects ont été émaillés par des questions de la part des membres de la délégation avec des réponses satisfaisantes de la part des Affaires civiles et des partenaires d’exécution du projet « Gouvernance de la Sécurité au Nord et au Centre du Mali ».
La délégation a bouclé son périple par le partage d’un déjeuner avec des éléments du contingent Suédois basé à Tombouctou, dans le cadre de l’opération de maintien de la paix des Nations Unies au Mali.
Le 20 janvier 1961 est la date de création de l’armée malienne. Commémorée chaque année, elle est une occasion pour les citoyens de rendre hommage à leurs militaires. Pour ce 59ème anniversaire, la MINUSMA a voulu témoigner sa solidarité en accompagnant la « Grande nuit de soutien au FAMa », un spectacle gratuit organisé par le Collectif des Artistes du Mali.
Près de 8000 maliennes et maliens de tous âges ont vibré à l’unissons au cours d’un spectacle son et lumière, pour célébrer les 59 années d’existence de leur armée nationale. C’était le 20 janvier dernier au cœur de Bamako sur l’esplanade de la bourse du travail à quelques encablures du monument de l’indépendance. Ce concert gratuit avait pour objet de célébrer, encourager et rendre hommage aux Forces de Défense et de Sécurité maliennes mais aussi, de célébrer la paix et la réconciliation nationale. Les chanteuses Djénéba Seck et Massaran Diabaté, les rappeurs Mylmo Nsahel ou encore Abba Wayne, Robot Papito ou encore AK 45 et le comédien Yoro Diakité, ainsi que de nombreux autres artistes, ont répondu à l’appel du Collectif des Artistes du Mali l’association organisatrice de ce grand évènement. « La Grande Nuit de Soutien aux FAMA est un rassemblement artistique avec pour thème : « Cohésion et solidarité nationale autour des Forces armées nationales dans la lutte contre le terrorisme ». Nous voulons par cette action apporter notre soutien aux Forces de défense et de sécurité qui sont au front pour défendre notre patrie menacée par une crise multidimensionnelle, » a expliqué Fatoumata Mahamane Touré, Présidente de la commission d’organisation. « C’est une volonté populaire sans distinction aucune d’ethnie, de religion, de sexe, de bannière politique (…) de rendre hommage aux FAMA » a-t-elle conclut tout en remerciant la MINUSMA.
Des notabilités de la ville de Bamako et de nombreuses personnalités étaient présentes à cet évènement dont le Secrétaire Général du Ministère de la Cohésion sociale de la Paix et de la Réconciliation, le représentant de la Direction Nationale de la Police, et bien sûr le maire de la Commune III. Ce dernier n’a pas caché sa fierté d’accueillir ce qu’il a qualifié de « noble cause, » avant d’en appeler à « l’Union sacrée autour de nos Forces de Défense et de Sécurité qui, » a-t-il déclaré, « au péril de leur vie, veuillent sur nous Jour et Nuit ». Ce spectacle était placé sous le haut parrainage du Ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale et de la Ministre de la Culture. Attaher Ag Ikhane, le Secrétaire général du Ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement et celui de son ministère à poursuivre les efforts déjà encours pour parvenir à la réconciliation et la cohésion sociale entre toutes les communautés du Mali. « Notre Pays a besoin de paix, notre Pays a besoin de sécurité, notre Pays a besoin de développement et on ne peut pas les avoir sans nos Forces de Défense et de Sécurité. Nos Fama méritent tout notre soutien » a-t-il martelé lors de son allocution.
Des messages de paix et de réconciliation ont été lancés tour à tour par les Artistes sur la scène, pour appeler à l’union nationale derrière l’armée.
L’appui de la MINUSMA
Pour cette manifestation, la MINUSMA a fourni d’importants moyens logistiques. Cet appui avait pour but de témoigner la solidarité de la communauté internationale au peuple malien et à ses Forces de défense et de sécurité. Les équipes de communication de la Mission des Nations Unies au Mali ont saisi l’occasion pour expliquer à travers des vidéos et des images, comment les Casques bleus de la Force et de la Police de l’ONU sont aux côtés des FDSM.
Sous la présidence de S.E.M Rachid BLADEHANE, Secrétaire d’Etat Chargé de la Communauté Nationale et des Compétences à l’Etranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Chef de file de la Médiation Internationale, le Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger a tenu sa quatrième consultation de haut niveau à Bamako, le 19 janvier 2020.
Cette réunion, qui a regroupé les Parties maliennes signataires de l’Accord et les membres de la Médiation internationale, a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les voies et moyens à même de donner une nouvelle impulsion au processus de mise en oeuvre de l’Accord. Aussi, a-t-elle permis de faire le point sur les derniers développements intervenus depuis la 3e consultation de haut niveau du 17 juin 2019 et de mobiliser davantage de soutien afin d’accélérer le rythme de la mise en oeuvre de l’Accord.
Les participants :
1. Se réjouissent de la qualité et la forte participation des Parties maliennes ainsi que de la Médiation internationale, avec notamment la présence des Ministres des Affaires Etrangères du Burkina Faso, de la République Islamique de Mauritanie et de la République du Niger, du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, du Représentant Spécial de l’Union Européenne pour le Sahel, de l’Envoyé Spécial de la France pour le Sahel et du Représentant de l’OCI. Cette mobilisation illustre la détermination du Mali et de ses partenaires internationaux à marquer une nouvelle étape stratégique dans leurs efforts de stabilisation au Mali.
2. Notent avec grande satisfaction, la bonne atmosphère de travail retrouvée entre les Parties maliennes ; ce qui marque la relance effective du processus du suivi et d’accompagnement de la mise en oeuvre de l’Accord.
3. Félicitent le Gouvernement malien pour la bonne tenue du Dialogue national inclusif, prennent note de ses recommandations et résolutions et appellent à leur mise en oeuvre dans un esprit d’inclusivité, traduisant par la même la détermination des Maliens à privilégier, à l’unisson, le dialogue et l’esprit de compromis pour surmonter les défis auxquels leur pays est confronté.
4. Saluent les avancées de la mise en oeuvre du DDR-intégration accéléré et appellent avec insistance à finaliser et parachever le déploiement des premières unités de l’Armée nationale reconstituée à brève échéance à Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka, avec le soutien de la Communauté internationale. Entérinent, à cet égard, les recommandations de la Commission Technique de Sécurité (CTS) endossées par le sous-comité chargé des questions de Défense et de Sécurité, notamment le Plan de Redéploiement des unités reconstituées et les arrangements sécuritaires sur les mouvements des convois et la circulation des armes. La réunion extraordinaire du 21 janvier 2020 de la CTS en finalisera les détails techniques.
5. Se félicitent de la décision d’opérationnaliser à titre prioritaire et d’urgence le Fonds de Développement Durable (FDD) en vue de favoriser le retour rapide et effectif de l’Administration dans les régions du Nord du Mali et les services sociaux de base au profit des populations. Saluent l’annonce par le gouvernement malien de la tenue du comité de pilotage dudit Fonds le 30 janvier prochain et se réjouissent de l’annonce par la France d’une contribution de 2 millions d’euros à ce Fonds pour financer des projets de développement.
6. Prennent note de la tenue des congrès des différents mouvements impliqués dans le processus de paix ainsi que des annonces concernant la volonté exprimée pour une mutation en mouvements politiques et lancent un appel pressant à davantage de cohésion au sein des parties signataires. Ils exhortent toutes les parties prenantes à apporter leur contribution effective à cette cohésion dans l’esprit de la réconciliation nationale prôné par l’Accord.
7. Toujours concernant la gouvernance de l’Accord, les Parties maliennes conviennent de se retrouver dans les tous prochains jours, avec l’accompagnement de la Médiation internationale, en vue d’insuffler une nouvelle dynamique au cadre de concertation inter-malien pour le rendre plus efficace, plus réactif, plus consensuel et plus décisionnel.
8. Saluent la tenue prochaine de l’atelier national de réflexion sur la participation des femmes à la mise en oeuvre de l’Accord et espèrent que l’atelier aboutisse à des recommandations qui permettraient le plus rapidement possible aux femmes d’apporter leurs contributions effectives au processus de paix. Saluent la disponibilité manifestée par plusieurs partenaires internationaux pour appuyer financièrement les initiatives à envisager en la matière.
9. Appellent à la reprise des travaux de suivi et d’accompagnement de la mise en oeuvre de l’Accord selon un calendrier assurant la régularité et l’efficacité des réunions du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) et exhortent toutes les parties prenantes à y apporter leurs contributions dans un esprit d’ouverture et d’engagement à l’objectif de la paix et de la réconciliation au Mali.
10. Exhortent la Communauté internationale à poursuivre son appui politique, technique et financier à la mise en oeuvre de l’Accord, en particulier aux actions prioritaires ci-dessus mentionnées.
11. Évoquant la situation sécuritaire au Mali à la lumière des références régionales et internationales y afférentes notamment à l’occasion du Sommet de Pau du 13 janvier 2020 et de la présentation du dernier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur le Mali le 15 janvier 2020, les participants condamnent les attaques terroristes qui continuent à endeuiller les peuples malien, burkinabé et nigérien et expriment leur solidarité aux victimes et aux forces armées des trois pays ainsi qu’aux forces internationales qui les appuient.
12. Réitèrent, enfin, leur appel à la Communauté internationale à continuer d’apporter son soutien au Gouvernement malien, à travers une approche coordonnée et multidimensionnelle, comprenant les aspects sécuritaires, sociaux et humanitaires et basée sur une meilleure gouvernance et la promotion du développement économique, dans le strict respect des droits de l’homme.
Les 14 et 15 janvier derniers à Bamako, un atelier d’information et de sensibilisation de deux jours à eu lieu sur la « participation des jeunes filles et femmes dans le processus RSS-DDR ». Adressé à 50 femmes du Réseau National pour le Développement des Jeunes filles et Femmes du Mali (RENADJEF), il a été organisé avec l’appui technique et financier de la MINUSMA, à travers sa Section en charge de la Réforme du secteur de la sécurité et du Désarmement, démobilisation et réinsertion/réintégration (RSS-DDR).
Le principe de cet atelier, était de développer les connaissances de femmes membres de la société civile malienne, sur les concepts et les processus de la RSS et du DDR, à travers des communications d’experts en la matière. L’initiative vise à sensibiliser le maximum d’organisations de la société civile (OSC) sur le thème et l’évolution des processus en cours.
Au nombre de 50 et venues de Bamako, Koulikoro, Kayes, Sikasso et Ségou, les femmes et jeunes filles représentant une dizaine d’associations membres du RENADJEF ont été formées sur le concept, les caractéristiques et les différents aspects du processus de la RSS : le rôle des acteurs étatiques et non étatiques, le concept et le processus du DDR, et le rôle de la MINUSMA dans le processus de RSS/DDR au Mali. Les participantes ont aussi été édifiées sur l’importance de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issue du processus d’Alger, les Résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, la 2480 (2019) qui mandate la MINUSMA, et la 1325 (2000) sur « Femme Paix et Sécurité ».
Pour le conférencier Mamadou Konaté, la RSS et le processus DDR sont des thèmes encore méconnus par une grande partie des citoyens. La session de sensibilisation et de communication a ainsi permis de dissiper la confusion sur certains concepts et de faire comprendre les termes techniques, habilitant ainsi la société civile à jouer un rôle efficace dans la gouvernance.
Une méthode participative pour mieux expliquer et mieux comprendre
Des groupes de travail ont animé les sessions. Les jeux de questions-réponses ont permis aux participantes de décortiquer davantage l’Accord pour la paix et la réconciliation, les causes qui entravent sa mise en œuvre, ce que signifie la stabilisation au centre du pays pour les jeunes. De même les thèmes, notamment, sur la police territoriale, le cantonnement, les compétences décentralisées ont aussi été abordés. D’autres thèmes tels que, Forces armées reconstituées, redéploiement des Forces de Défense et Sécurité (FDS), Zone de développement des régions du Nord, ou encore Intégration des ex-combattants selon les grades, ont aussi été abordés.
Dans l’ensemble, les participantes ont apprécié les échanges sur le rôle de veille des organisations de la société civile sur l’action publique dans la mise en œuvre du processus de RSS, et ce qu’elles peuvent entreprendre pour influencer positivement la prise de décision et les politiques publiques. Certaines participantes ont évoqué la portée de l’action civile dans les violations des droits de l’homme, la violence basée sur le genre ou les dépenses militaires. Les membres de la société civile ont pu examiner la cartographie du Secteur de la Sécurité au Mali et appréhender la place du genre dans le processus de la RSS/DDR. Enfin, les jeunes présentes ont longuement échangé sur leurs acquis et leur rôle dans le processus de paix au Mali.
L’importance de s’adresser au jeunes femmes…
La situation sécuritaire au Mali reste préoccupante, en particulier au Nord et au Centre du pays. Ceci, rend impératif l’élaboration et la mise en œuvre d’une réforme du secteur de la sécurité dans le pays. Représentant environ 62% de la population, la jeunesse malienne de façon générale et les jeunes femmes, qui œuvrent pour le retour de la paix et de la sécurité en particulier, ont un rôle prépondérant à jouer dans les débats en cours sur le sujet. C’est dans ce cadre que le Réseau National pour le Développement des Jeunes filles et Femmes du Mali (RENADJEF) avec l’appui technique et financier de la MINUSMA a organisé un atelier d’information et de renforcement de capacité des femmes et jeunes filles issues d’organisations de la société civile (OSC) sur leurs rôles dans les processus de la réforme du secteur de la sécurité et du Désarmement Démobilisation Réintégration.
« Les jeunes, représentant une tranche importante de la population y compris des personnes vulnérables, ont participé d’une façon ou d’une autre dans les conflits au Mali à travers, l’adhésion à des groupes violents, mais ils ont subi de lourdes conséquences, notamment les femmes, » a déclaré Mme Aichatou Walet Altanata, conseillère à la Commission Nationale du DDR (CNDDR). L’atelier, a-t-elle ajouté, « aidera les jeunes femmes à devenir des acteurs réels de la paix et à trouver leurs places dans le processus RSS-DDR en particulier et dans l’Accord pour la paix en général ».
Selon la présidente du mouvement jeunes talents, Jamila Traore, l’atelier permettra aux organisations de la société civile et aux partenaires de mise en œuvre de la RSS/DDR, de mieux collaborer avec les autorités maliennes afin de maintenir la paix au Mali. Après cet atelier, dit-elle, « je me sens concerné et acteur principal face au manque de communications sur le sujet ». Elle a souhaité que des occasions comme cela se multiplient pour pouvoir impacter sur le bon déroulement des différents processus RSS et DDR.
Avant de clore la session de sensibilisation et d’information, l’officier en charge de la section RSS-DDR, Francis Somda, a félicité les jeunes femmes et filles pour leur engagement pour la paix au Mali. Il a également souligné la disponibilité de la section RSS-DDR à les soutenir dans leurs futures activités visant à mieux comprendre et faire comprendre le mandat de la MINUSMA, l’Accord pour la paix et réconciliation au Mali. Ceci, afin qu’elles puissent jouer plus efficacement leur rôle dans le processus de RSS et DDR au Mali.
Marche populaire des enseignants du Mali Ils étaient des milliers de personnes dans les rues de Bamako ce matin, pour exiger aux autorités d’honorer leurs engagements.
La pomme de discorde est l’application de l’article 39, dont la loi a été votée par l’Assemblée nationale et publiée au journal officiel.
Les mesures restrictives annoncées par le premier ministre Dr Boubou CISSE, de recruter quelques sortants des Instituts de formation des Maîtres semblent embraser la situation. Parmi les manifestants certains élus y étaient visibles comme l’honorable Oumar MARIKO.