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Amazon : Jeff Bezos s’est fait pirater sur WhatsApp par le prince d’Arabie Saoudite

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Jeff Bezos, PDG d’Amazon et second homme le plus riche du monde, s’est fait pirater son compte WhatsApp. D’après le journal britannique The Guardian, le prince d’Arabie Saoudite se serait servi d’un fichier vidéo vérolé, transmis pendant une conversation avec le milliardaire, pour accéder au compte. De nombreuses données personnelles et professionnelles auraient été dérobées

Voilà une histoire totalement rocambolesque. Jeff Bezos, PDG d’Amazon et second homme le plus riche du monde avec 115 milliards de dollars en poche s’est fait pirater son compte WhatsApp. Et pas par n’importe qui. Comme le rapporte le journal The Guardian dans une enquête coup de poing, le prince d’Arabie Saoudite Mohammend Ben Salmane serait directement impliqué dans cette opération.

L’affaire date de mai 2018. Jeff Bezos et le prince d’Arabie Saoudite conversent amicalement sur l’application de messagerie instantanée. Les deux hommes se sont rencontrés quelques semaines auparavant lors d’un voyage de sa majesté à Los Angeles. Pendant leurs échanges, le prince envoie une vidéo à Jeff Bezos dans laquelle était dissimulé un malware. Selon The Guardian, les experts informatiques engagés par l’homme d’affaires ont pu remonter la piste du piratage, jusqu’au portable de Mohammed Ben Salmane.

À l’ouverture du fichier vidéo, le malware a pu s’introduire sur le portable de Jeff Bezos et s’emparer d’une grande quantité de données personnelles et professionnelles, sans rentrer dans les détails exactes. Que sont devenues ces données et comment ont-elles été utilisées ? Cela reste un mystère, pour l’instant.

Meurtre, sexe et chantage

Jeff Bezos ne soupçonne pas que son portable a été piraté. Entre temps, un journal pro-Trump, le National Enquirer, publie des textos intimes du patron d’Amazon et son amante. Ce qui lui vaudra un divorce très coûteux avec sa femme Mckenzie Bezos. Le milliardaire décide alors de diligenter une enquête pour comprendre comment le tabloïd a pu se retrouver en possession de telles informations. Voilà comment a été découvert le piratage saoudien.

Mali: Au sujet du Dialogue National Inclusif, Mountaga TALL « Il n’est pas fréquent que l’on souhaite avoir tort »

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C’est au cours d’une presentation de voeux à la presse que Maître Mountaga Tall affirme ceci: « Il n’est pas fréquent que l’on souhaite avoir tort. Mais en l’occurrence et pour le bien du pays nous aurions, à la sortie du Dialogue National Inclusif (DNI), aimé avoir tort. Malheureusement !!! »


Le congrès National d’Initiative Démocratique CNID Faso Yiriwa Ton, l’une des premières formations politiques, créés à la veille de l’avènement de la démocratie au Mali, a tenu sa traditionnelle présentation de vœux à la presse. Soit la 21ème édition depuis sa création. C’était ce mercredi 22 janvier à la maison de la presse sous l’égide de son président, Me Mountaga Tall.
La première réaction de cet événement est intervenue de la part du représentant de la maison de la presse, en l’occurrence, Majid Thiam qui a souhaité la bienvenue aux initiateurs de cette conférence. Il a aussi trouvé cette initiative salutaire de la part du CNID.


« nous sommes ici pour pour célébrer la démocratie. Elle est l’expression des positions assumées » a laissé entendre le président de l’union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL), Bandiougou Danté. Pour lui tout parti politique responsable doit présenter des vœux à la presse. A cet effet, M. Danté a salué le parti CNID pour cette belle initiative que ses responsables ont instituée il ya 21 ans.


Quant à Maître Mountaga Tall, le premier responsable du parti CNID Faso Yiriwa Ton, il s’est penché sur les questions de la presse au Mali, la corruption, le Dialogue National Inclusif, l’insécurité etc.


Me Tall dans son intervention a rappelé la position du Mali en 2019 dans le rapport de « Reporter Sans Frontière » qui classe le Mali 112e sur 180 pays classés en terme de liberté de la presse. Soit une amélioration de 3 pointscomme . Pour lui, cette amélioration fort encourageante ne doit pas, cependant, cacher les contraintes auxquelles restent confrontés les organes médiatiques écrits et audiovisuels dont les moindres ne sont pas leur indépendance économique, la formation des journalistes et l’épée de Damoclès de la prison.


Pour une presse plus efficace, le parti CNID Faso Yiriwa Ton plaide inlassablement pour une augmentation substantielle de l’aide à la presse, la dépénalisation de délits de presse concomitamment avec une déontologie plus forte et une éthique plus soutenue sous le meilleur et le plus dur des jugements, celui des pairs et le cas échéant de justes réparations pécuniaires pour les personnes lésées. « Aucune démagogie ne nous amènerait à confondre dépénalisation et impunité » a-t-il déclaré.


Pour fermer la rubrique presse Me Tall s’est prononcé sur la disparition de notre confrère Birama Touré et le cas des journalistes de la Radio France Internationale (RFI), Ghislaine Dupont et Claude Verlon. A ce niveau, la vérité est réclamée par le CNID.


S’agissant de l’année 2019, Me Tall trouve cette année particulièrement difficile pour le Mali, occasionnée par beaucoup de tueries sur les populations civiles et militaires et de nombreux déplacés.


« Nous ne sortirons de ce cycle infernal que si nous avons le courage et la lucidité d’une véritable introspection individuelle et collective et d’un devoir de vérité. Car le Mali, disons-le est victime d’abord et surtout de ses dirigeants et certains de leurs comportements » a laissé entendre le président Tall.


En ce qui concerne la présence des forces étrangères sur le sol malien qui serait dû à la faiblesse de notre armée, Me Tall invite les uns et les autres à se demander comment une armée si forte et si dissuasive comme la nôtre s’est retrouvée un moment par terre ? Quand cela a-t-il commencé ? Quelles sont les responsabilités ? Selon lui, les principaux responsables de ce drame national sont à rechercher d’abord ici parmi nous.
« Je n’exonère pas, en disant cela, la MINUSMA de ses faiblesses intrinsèques qui doivent être corrigées si l’on veut que cette force atteigne ses propres objectifs et répondre aux attentes des maliens. En un mot, il est important que son mandat soit revu et devienne plus robuste » a-t-il déclaré.


Quant à la Barkhane , Me Tall trouve le manque de visibilité des résultats. Et ce constat semble aujourd’hui partagé.
« Quid donc de la demande de départ des troupes étrangères ? Dans le principe, cette question ne se pose pas. Bien sûr que ces troupes doivent partir . Elles-mêmes n’ont pas vocation à rester ad vitae aeternam et d’ailleurs les opinions publiques de leurs pays d’origine finiront par réclamer leur depart. Que ferait alors le Mali ce jour ? Car n’oublions jamais que la sécurité ne se délègue pas : elle s’assume » a dit Me Tall.
« Il n’est pas fréquent que l’on souhaite avoir tort. Mais en l’occurrence et pour le bien du pays nous aurions , à la sortie du Dialogue National Inclusif (DNI), aimé avoir tort. Malheureusement !!! » Tels sont les propos de Me Mountaga Tall par rapport à la tenue du Dialogue National Inclusif dont leur groupement, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), dirigé par l’honorable Soumaila Cissé n’a pas participé.
Pour lui, en ce qui concerne la résolution du DNI demandant l’organisation des élections législatives, le DNI aurait dû apporter des solutions aux causes réelles des reports. Selon lui les mêmes considérations valent pour l’organisation du référendum constitutionnel et le DNI n’a donné aucune indication sur les points à réviser. Enfin l’Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le DNI aurait fait œuvre utile en indiquant les points à relire et à obtenir le consentement des mouvements signataires présents.
Pour conclure, Me Tall trouve inacceptables les récentes déclarations du gouvernement sur la crise scolaire et jettent inutilement de l’huile sur le feu. Il a aussi précisé que l’Etat de droit, c’est aussi le respect des libertés syndicales et la capacité de l’Etat de à négocier.
IB KONE

MALI: COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI, 22 JANVIER 2020

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 22 janvier 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a:
adopté des projets de texte ;
procédé à des nominations ;
et entendu une communication.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°00331/DGMP-DSP-2019 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara, section 1 : Kwala-Kaloumba, lot 1 : Kwala-Wolokoro.

L’avenant, sans incidence sur le montant et sur le délai d’exécution du marché initial, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement d’Entreprises ATTM-SA/COVEC-Mali.

Il vise à modifier le compte bancaire inscrit au marché initial pour la domiciliation des décomptes en Euro de l’entreprise ATTM-SA.

La construction de la route Kwala-Wolokoro, d’une longueur de 70,93 km, contribuera notamment à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens sur le corridor Bamako-Nouakchott et à promouvoir l’économie nationale.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale.

Le collège électoral est convoqué le dimanche 29 mars 2020, sur toute l’étendue du territoire national, à l’effet de procéder à l’élection des députés à l’Assemblée nationale.

La campagne électorale, à l’occasion du premier tour, est ouverte le dimanche 08 mars 2020 à zéro heure. Elle est close le vendredi 27 mars 2020 à minuit.

Un second tour a lieu le dimanche 19 avril 2020 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour.

La campagne électorale à l’occasion du deuxième tour est ouverte le lendemain de la proclamation des résultats définitifs du premier tour. Elle est close le vendredi 17 avril 2020 à minuit.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA PROSPECTIVE

Sur le rapport du ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret définissant les données d’identification et déterminant la durée et les modalités de leur conservation auprès des prestataires de services de communications électroniques.

Les données de communication sont celles qui sont engendrées automatiquement lors des transactions électroniques via l’internet ou la téléphonie. Elles donnent des informations sur chaque message échangé, notamment le nom, le prénom, le numéro de téléphone et l’adresse IP.

Dans le cadre de la protection de ces données, la Loi n°2016-012 du 06 mai 2016 relative aux transactions, échanges et services électroniques dispose que : « les prestataires de services de communication au public par voie électronique détiennent et conservent, conformément à la loi sur les données à caractère personnel, les données permettant l’identification de quiconque a contribué à la création du contenu ou de l’un des contenus des services dont elles sont prestataires ».

Le projet de décret, adopté en application de cette loi précise les catégories de données à conserver et celles qui dérogent au principe de conservation ainsi que les modalités et la durée de leur conservation.

Il consacre également le principe d’effacement de ces données.

Son adoption contribuera à renforcer les mesures de protection des données à caractère personnel des citoyens.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE

Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dénommée « Priorités-Résilience-Pays-Mali » et son plan d’actions 2020-2024.

Le Conseil des Ministres, en sa session du 27 novembre 2019, a pris acte d’une communication écrite relative à la stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dénommée « Priorités-Résilience-Pays-Mali » et son plan d’actions 2020-2024.

Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle de ladite stratégie et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DE LA PRIMATURE

Membre de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) :
Monsieur Idrissa DAGNO, Magistrat.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de la Communication :
Monsieur Boubacar GANO, Inspecteur des Services économiques.

Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Transports et de la Mobilité urbaine :
Colonel Mamourou TOGO.

Inspecteurs à l’Inspection des Finances :
Madame DOUCOURE née Dougoubarka SYLLA, Inspecteur des Services économiques ;
Madame TRAORE Aminata DIAKITE, Inspecteur des Finances ;
Monsieur Dramane TRAORE, Inspecteur des Finances.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES

Inspecteur en Chef Adjoint à l’Inspection des Affaires sociales :
Monsieur Youssouf DIAGNE, Inspecteur des Services Economiques.

Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales :
Madame Rokia KANE, Attaché de Recherche.

Inspecteurs à l’Inspection de la Santé :
Monsieur Mahamadou SOGOBA, Médecin ;
Madame Rolande DAOU, Assistant médical.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle :
Colonel Issa DIALLO.

Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale :
Colonel Cheick Amadou Tidiane SOW.

Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Entreprenariat national :
Colonel Sériba DOUMBIA.

Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique :
Colonel Adama DIARRA.

Chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air :
Colonel-major Souleymane DOUCOURE.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE

Chef de Cabinet :
Commissaire Divisionnaire de Police Bakoun KANTE.

Conseiller technique :
Contrôleur Général de Police Youssouf BINIMA.

Chargé de mission :
Inspecteur général de Police Yacouba DIALLO.

AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITE URBAINE

Chargé mission :
Commissaire Principal Naneïssa N’DIAYE.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION

Directeur Général de l’Agence Nationale de Communication pour le Développement :
Monsieur Amadou OMBOTIMBE, Professeur principal d’Enseignement secondaire général.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE

Président Directeur Général de l’Office du Niger :
Monsieur Abdel Karim KONATE, Inspecteur des Douanes.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS

Directeur Général du Centre de Médecine du Sport « Lassana TRAORE dit Ambiance » :
Docteur Adama Youssouf SANGARE, Médecin.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Directeur National des Eaux et Forêts :
Monsieur Ibrahim AG SINDIBLA, Ingénieur des Eaux et Forêts.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Conseiller technique :
Monsieur Ousmane GUINDO, Administrateur Civil.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION

Sur le rapport du ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au schéma directeur de la statistique et son plan d’actions 2020-2024.

La mise en œuvre du plan d’actions 2015-2019 du schéma directeur de la statistique, 2ème génération a permis d’atteindre des résultats satisfaisants dont :

l’amélioration de la coordination et de la qualité des données du système statistique national ;
la création et l’opérationnalisation du Centre de Formation et de Perfectionnement en Statistique ;
la mise en place du Conseil national de la Statistique et de ses Commissions spécialisées ;
la réalisation d’enquêtes et de recensements d’envergure nationale.

Le présent schéma est élaboré pour consolider les acquis et corriger les insuffisances du schéma directeur de la statistique 2015-2019.

Il vise à doter le Mali d’un système statistique national performant et de ressources adéquates pour couvrir les besoins des différents utilisateurs.

Le schéma directeur de la statistique est assorti d’un plan d’actions 2020-2024 d’un coût total de 65 milliards 541 millions 900 mille francs CFA financé par l’Etat, les Collectivités territoriales et les Partenaires Techniques et Financiers.

Bamako, le 22 janvier 2020

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Commandeur de l’Ordre national

Mali: La circulation des véhicules Gros Porteurs « interdite de manière permanente » sur le pont des Martyrs (Bamako).

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COMMUNIQUE :

Arrêté N°004 M – DB
Portant modification des dispositions de l’arrêté N 006 M / D – MB du 23 janvier 2015, relatives à la Réglementation de la circulation et stationnement des véhicules gros Porteurs dans le District de Bamako.

ARRETE
Article 1er : L’article 2 de l’arrêté n° 006 / M-DB du 23 janvier 2015 en son point 2
(Pont des martyrs) est comme suit :

La circulation des véhicules Gros Porteurs est interdite de manière permanente sur le pont des Martyrs.

Cette interdiction sera matérialisée à chaque entrée du pont par un panneau de signalisation réglementaire.

Article :
Le Secrétaire Général de la Mairie du District de Bamako, le Directeur de Régulation de la Circulation et des Transports Urbains ( DRCTU), le Directeur Urbain du Bon Ordre et de la Protection de l’Environnement ( DUBOPE), le Commandant de la Compagnie de Circulation Routière ( CCR), le Directeur Régional des Routes du District de Bamako ( DRR – DB), le Directeur Régional de la Police Nationale du District de Bamako sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent Arrêté qui prend effet pour compter de sa date de signature et qui sera communiqué partout ou besoin sera.

Mali: Le Pr Mahamadou Famanta remplace feu Témoré Tioulenta au ministère de l’éducation 22 janvier 2020

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Le Pr Mahamadou Famanta remplace feu Témoré Tioulenta au ministère de l’éducation
22 janvier 2020.

Mali: Abdel Karim Konaté dit Empé est désormais PDG de l’Office du Niger.

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Le vice président de l’Adema PASJ et ancien ministre du commerce, Abdel Karim Konaté dit Empé est le nouveau président Directeur Général de l’Office du Niger selon le conseil des ministres de ce mercredi 22 janvier 2020

Mali : Le DGA DJOOURO BOCOUM revient sur les grandes réalisations de la Direction Nationale de l’Hydraulique durant l’année 2019

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C’est au cours d’une interview que le Directeur National Adjoint de l’Hydraulique du Mali, M. Djoouro Bocoum nous a accordé, interview à laqiemle, il dégage les grandes lignes de leurs réalisations durant l’année 2019 ainsi que les projets en cours.


Croissanceafrique.com : Monsieur le Directeur, pouvez-vous nous parler des résultats réalisés par votre département au cours de l’année 2019 ?


Djouro Bocoum :D’abord, je suis vraiment honoré de la visite de ce matin pour cette interview. Il est bon parfois de se communiquer avec la presse pour informer l’opinion publique nationale et internationale. Vous et nous travaillons tous pour le pays, c’est la complémentarité. Alors en ce qui concerne le bilan de la Direction Nationale de l’Hydraulique au titre de l’année 2019, il s’inscrit dans le cadre du Programme Présidentiel d’Urgence Sociale d’Accès à l’Eau Potable. Il faut rappeler que le Mali a souscrit à l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD), notamment l’ODD VI qui vise à assurer l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement pour tous. Cela veut dire à l’horizon 2030, le Mali à travers la communauté internationale s’est engagé à ce que chaque malien puisse accéder à l’eau potable à l’assainissement décent.


Pour ce faire donc, le Mali s’est engagé à relire les documents de politique nationale avec les programmes de mise en œuvre. Le document a été élaboré et validé. Cela est un résultat de 2019. A côté de ce programme nous notons également l’élaboration du Programme National GIRE et le Programme National Hydraulique.


Avant l’élaboration complète du Programme National d’Accès à l’Eau Potable à l’horizon 2030, le président de la république a instruit au département de l’énergie et de l’eau à élaborer un programme d’urgence sociale qui vise essentiellement à favoriser l’accès à l’eau potable aux populations les plus démunies. Dans ce sens, de grands projets ont été lancés dont celui de Kabala que nous avons mis en service avec la Société Malienne de Gestion d’Eau Potable (SOMAGEP ) . Nous avons aussi enregistré le lancement par le premier ministre de 100 000 branchements sociaux qui sont destinés comme son nom l’indique aux plus pauvres. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du Président de la république. Ce projet va se poursuivre au courant de l’année 2020 jusqu’à atteindre les objectifs visés.


Au-delà de Bamako, nous avons aussi enregistré de très bons résultats dans certaines régions notamment à Koulikoro où nous avons de très grands projets comme le Programme National de Mobilisation des Ressources en Eau (PNMRE). A travers ce programme, nous venons de réaliser et de réceptionner 42 systèmes d’adduction d’eau dans la région de Koulikoro. Je crois que c’est la première fois qu’un programme puisse réaliser dans une seule région ensemble cet important nombre d’adduction d’eau potable. A côté de ce programme nous avons ce qu’on appelle le programme hydraulique et assainissement en milieu rural BID/UEMOA. Nous allons commencer à réceptionner au courant de 2020 tous ces chantiers et ils seront mis à la disposition des populations. Là c’est 120 forages équipés de pompes manuelles, 12 adductions d’eau sommaires, 8 adductions d’eau potable et 3 adductions d’eau multi virages.


Au-delà de ce programme, nous avons le Programme d’Alimentation en Eau Potable et Mesures d’Accompagnement (PAEPMA) qui intervient dans les régions de Kayes et Koulikoro.
A côté de ces grands projets, nous avons ce qu’on appelle le projet de la banque mondiale qui finance le programme de 6 villes à l’intérieur dont les travaux ont été lancés. Malgré l’insécurité, l’Etat et ses partenaires sont en train de mener des actions à l’intérieur du Mali notamment dans les régions du Nord et du Centre. Sur financement du budget, il y a des travaux en cours pour renforcer l’adduction d’eau de Kidal. C’est le même cas à Gao, Tombouctou, Ménaka.


Au-delà du Mali, aujourd’hui notre pays est bien écouté sur le plan mondial. Je rappelle que le Mali a participé à la réunion de haut niveau des ministres du secteur du Partenariat Mondial pour l’ Eau et l’Assainissement pour tous, en anglais Sanitation and water for All (SWA) au Costa Rica. Au regard des efforts consentis par le Mali et ses partenaires, notre pays a été désigné au niveau international comme pays pionnier. Il est aussi membre du comité directeur du Partenariat Mondial qui est l’instant suprême de prise de décision.


Au-delà de la gestion de l’eau potable, vous le savez tous dans ces dernières années le Mali a connu une très forte crue. Mais grâce aux efforts des autorités, nous avons pu la maîtriser.
Pour finir, je présente mes meilleurs vœux de l’année 2020 aux journalistes et à tous les maliens. Que la paix revienne au Mali comme nous l’avions toujours vécue.
Propos recueillis par IB KONE

Mali:Les Vérités de Boubacar Koumaré à Boubou Cissé

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Boubacar Koumaré, adresse une lettre ouverte au Premier ministre, Dr Boubou Cissé.

                            À

Monsieur le Premier ministre #Boubou_Cissé

Monsieur le premier ministre,

J’aurai voulu ne pas en arriver à tremper ma plume dans l’encre pour m’adresser à vous ainsi car je vous ai tant defendu depuis la signature de l’accord politique et je me suis toujours reconnu dans tous les actes inhérents à cet accord.
Je me suis positionné pour cet accord car j’y ai trouvé un processus probable pour sortir ce pays que j’aime tant de sa profonde léthargie.
Aujourd’hui je ne le regrette pas et si c’est à refaire, je le referai sans nul doute et je l’assume. Je suis dans l’accord politique et toujours pour l’accord politique.

Mais helas!!! le contexte me pousse à m’adresser à vous car comme je l’ai toujours dit: « Si tes amis peuvent pas te dire la vérité, paie tes ennemis pourqu’ils le fassent. »

Monsieur le premier ministre : Encore une fois après l’hôtel des finances, vous vous trouvez en face des syndicats de l’éducation dans un bras de fer inouie qui sans nul doute aura des conséquences fâcheuses et désastreuses pour une nation, pour le devenir de ses enfants dont l’éducation est un droit.


En cause l’application d’un article(39) d’une loi et quand je dis loi, un texte dûment voté par l’assemblée nationale promulgué et publié au journal officiel de la république du Mali.
Monsieur le premier ministre, je ne reviendrai pas sur les demarches et les procédures adoptées par nous syndicats de l’éducation afin d’eviter à l’ecole malienne, d’autres perturbations pour cette année scolaire( cf les lettres successivement adressées au ministre de la fonction publique, à vous même et aux rencontres syndicats partenaires et acteurs de l’école ). Toutes ces demarches etaient pédagogiques et et de bonne foi.


Je ne pense pas avoir besoin de vous rappeler l’assurance que vous avez donné à nous syndicats quant à l’application stricte de l’article 39 de notre statut loi lors de la rencontre que nous avons eu avec vous .


aucours de laquelle vous avez dit » Quand une loi stipule , le gouvernement n’a d’autre choix que de l’appliquer et je ferai tout pour faire appliquer la disposition avant fin 2019.. » Que dire des déclarations du chef de l’Etat lors de la journée de l’enseignant qui vous disait je cite » j’enjoins au Premier ministre d’appliquer tous les protocoles d’accord trouvés avec les syndicats d’enseignants… »


Après les seances de négociations qui n’avaient même pas lieu d’être avant le déclenchement de ce mouvement de grève, vos propositions se chifrrent à 3,77% des 20% réclamés.

Encore helas, toutes les certitudes données ont été vaines, pour l’application du fameux article 39, vous avez obligé nous syndicats de l’enseignement à declancher un mouvement de grève en esperant sur quoi pour retourner l’opinion contre nous?
Les recommandations du dialogue national auquel j’ai participé et qui demandent la trêve sociale mais aussi l’application immédiate de l’article 39 même s’il faut modifier le même article après ? En quoi demander l’application stricte d’une loi est synonyme de nouvelles revendications qui trangressent le principe de la trêve sociale demandée recommandée par le DNI?
Sur une campagne de communication de dénigrement à l’encontre des syndicats à travers vos cannaux officiells et officieux vous espérez certainement mais vous ignorez jusqu’à ce point que nous avons plus de capacités de communication que vos canaux reunis, car nous avons la vérité de notre côté.

Monsieur le premier ministre, je fus stupefait par votre dernière sortie du dimanche 19 janvier 2019 aucours de la quelle vous abordez des solutions probables et sucidaires à notre mouvement de grève. Entre autre la retenue sur salaire ( méthode classique alors que nous avons l’habitude de survivre à deux mois de retenue). Pire la retenue sur salaire est une disposition legale et si vous connaissez le sens de la légalité , on vous demande quoi d’extraordinaire si ce n’est l’application d’une autre loi que vous violez délibérément.
La république serait elle devenue celle de l’application selective des lois?

Lee recrutement de 15000 sortants de l’IFM sous contrat à durée déterminée en remplacement de 63.000 enseignants du préscolaire, du primaire, du fondamental et du secondaire, le temps de notre grève, sortants de l’IFM que nous enseignants avons formé.
Vous espérez quoi? Les utiliser comme peau d’orange et ensuite les jeter et les pietiner comme vous pretendez le faire avec nous?
Vous méritez quelle confiance pour qu’ils vous accordent ce credit sachant bien que vous avez démontré à leurs aînés que ni l’écrit ni la parole donnée n’ont de sens pour vous?

Où est cet homme modeste et conciliable que je respectais? Le diable serait il entré en vous? Le pouvoir vous a t’il saoulé ?

Bon dieu qu’arrive t’il à la république ?
Vous faites du Mali la risée du monde et les rôles se sont inversés entre gouvernants et gouvernés.
La loi votée s’impose à tous mais c’est aux gouvernants de la faire executer scrupuleusement mais sur ce coup, ce sont les syndicats de l’éducation qui imposent aux gouvernants le respect d’une loi de la république !!!.

Monsieur le premier ministre : par qui êtes vous conseillés? Un conglomérat de Siaka Diarra? Des beni oui oui qui ne savent pas vous dire que vous filez du mauvais coton sur ce coup car ils défendent leurs pains?
Avez vous des ennemis infiltrés au sein de votte cabinet et qui vous poussent à la faute ?

Monsieur le premier ministre : entre mourir vite et mourir lentement, il n’ya pas de choix à faire pour nous syndicats de l’éducation, choisissez et nous sommes prêt à tout cela je vous en conjure.
Ce sont nous nos enfants qui sont dans ses écoles publiques pas les vôtres ni d’aucun autre gouvernant, nous nous battrons pour eux car ils sont pour la pluspart des futurs enseignants pour qui sait comment sont organisés nos concours d’intégration à la fonction publique.
Ayez l’assurance qu’on ne lâchera pas d’un pouce l’application stricte des 20% que nous reclamons de droit. Vous l’avez appliqués aux autres coprs toutes catégories confondues relèvant du stattut général quand le Mali etait au tréfonds de l’abime en nous excluant injustement.
Vous utilisez la chanson  » le pays est en crise » pour dissuader les corporations par rapport aux demandes sociales, mais au niveau des institutions de la république quels sont les avantages auxquels vous avez renoncé pour donner le premier exemple au peuple?
Vous demandez au peuple de serrer la ceinture et au niveau de la haute gouvernance, vous meconnaisez le sens de la ceinture.

Dans ce pays halte au principe :  » Vous vous êtes nés pour vivre dans du beurre et le bas peuple méprisé par vous né pour souffrir. »

Ni votre projet macabre d’une vaste campagne de dénigrement à l’endroit des syndicats de l’éducation financé a coup de millions sur les impôts du contribuable malien (sur lequel je reviendrai), ni les élucubrations de vos partisans intéressés ne nous fera reculer.
Merci d’avoir contribuer à faire reserrer plus nos rangs et à plus corser notre mouvement.
Extremiste je le suis désormais.

Vous faites montre d’un mepris inegalé à l’endroit du monde enseignant, vous avez certainement oublié que les chiffres de 1 à zéro, que les letrres de A à Z que vous manipulez aujourd’hui vous ont été appris par un conducteur de craie et que vous leur devez tout.
Mais soyez sûr que comme le disent certains,  » le cabris mort n’a nullement peur du couteau », notre nombre, notre détermination et notre conviction constituent notre force même si vous l’ignorez. En face c’est un ensemble, debout comme un seul homme prêt en triompher ensemble ou à mourir ensemble.

Monsieur le premier ministre : les hommes passent , la république demeure », apprenez des précédents, ressaisissez vous quand il est temps, ceux là qui vous ont applaudi dans cette salle, doutez de leur conviction, de leur fidélité à votre cause.
Ceux là qui ont murmuré et désapprouvé votre déclaration, ecoutez les plus.

N’attendez pas s’il vous plait l’après deux semaines de notre grève avant de recruter nos jeunes frères et soeurs sortants des IFM pour nous suppléer. Faites le tout de suite et maintenant car vous aurez perdu assez de temps pour manoeuvrer alors que l’année scolaire n’attend pas.
Celà aussi nous honore car on aurait prouvé aux maliens que c’est pas par manque de moyen que le gouvernement du Mali entasse nos apprenants à 150 par classe pour un seul professeur du public mais plutôt par mepris de l’enseignement public.
Nous serons parvenus à contraindre un gouvernement insouciant du chômage des jeunes diplômés à leur octroyer des CDD alors qu’il en avait les moyens.

À la guerre comme à la paix : nous sommes prêts : Une loi ne se négocie pas , elle s’applique dans tout son sens.

Pour finir: J’ai vu des hommes d’Etat pleins d’assurance se faire derober le sol sous les pieds par faute d’avoir sous estimé un simple detail. Vous êtes avertis

Patriotiquement vôtre.

L’Afrique est la région du monde qui réforme le plus sa réglementation agricole (Banque mondiale)

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(Ecofin Hebdo) – Longtemps pointés du doigt pour leur faible soutien au secteur, les gouvernements africains ont pour la plupart entamé de vraies actions pour améliorer l’environnement d’affaires dans le secteur agricole. Si les obstacles restent nombreux, le continent a connu une belle progression entre 2016 et 2019, selon l’édition 2019 du rapport « Enabling Business of Agriculture (EBA) » de la Banque Mondiale.

Lancé pour la première fois en 2015, le rapport EBA de la Banque mondiale met l’accent sur l’évaluation des réglementations, des politiques et les infrastructures qui impactent les acteurs du secteur agricole ou de l’agrobusiness.

S’il reste moins connu que le Doing Business, l’une des publications phares de la Banque mondiale qui effectue une analyse comparative de l’efficacité du droit des affaires, l’EBA n’en reste pas moins important pour les décideurs. En effet, son principal objectif est de fournir aux dirigeants, un outil pouvant faciliter l’installation d’un environnement propice aux entreprises agricoles ou agro-industrielles, aussi bien au niveau local que régional.

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Le rapport EBA est le « Doing Business » du secteur agricole.

Afin d’établir son classement, l’EBA se base sur 8 indicateurs que sont la fourniture de semences, le commerce, la durabilité de l’élevage, l’accès au financement, la protection des végétaux, l’approvisionnement en eau, la fourniture d’engrais et la mécanisation.

Ces critères mettent en évidence les pays les plus performants, permettent de mesurer la progression, d’identifier les obstacles réglementaires à la participation des producteurs au marché et autres freins à l’entrepreneuriat agricole.

Pour cette édition 2019, le rapport a scruté l’environnement des affaires pour 101 pays répartis en Afrique, en Asie, en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique. Selon ses conclusions, à l’échelle globale, 47 pays sur les 101 ciblés ont mis en œuvre 47 réformes réglementaires entre 2016 et 2018. Plus de la moitié des réformes observées ont concerné la fourniture de semences, l’accès au financement et la protection des végétaux.

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Scores EBA 2019 des pays étudiés

Le trio de tête de ce classement est composé de la France (93,70/100), de la Croatie (92,68) et de la République tchèque (92,32). Pour tous les domaines évalués, ces pays allient une bonne réglementation à des processus efficaces, même si aucun d’eux n’a obtenu un score parfait.

Si globalement 17 des 20 premiers pays sont en Europe, la Banque mondiale souligne que le continent africain est la zone dont le paysage réglementaire a le plus évolué depuis 2016.

En ce concerne l’Afrique, le numéro un est l’Afrique du Sud (68,73), suivi par le Kenya (64,80) et le Maroc (64,02). Si globalement 17 des 20 premiers pays sont en Europe, la Banque mondiale souligne que le continent africain est la zone dont le paysage réglementaire a le plus évolué depuis 2016.

Le continent africain, leader dans les réformes

L’Afrique est la partie du monde qui a connu le rythme le plus rapide de réformes en faveur du secteur agricole. Le continent africain affiche 4 pays dans le top 10 des nations qui ont amélioré leurs réglementations entre 2016 et 2019.

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Top des 10 pays ayant amélioré le plus leurs indicateurs entre 2016 et 2018

La Sierra Leone est le pays ayant le plus réformé son environnement pour les activités agricoles, sur la période étudiée. Alors que 75% de la population du pays travaille dans le secteur agricole, le Parlement du pays a adopté en 2017 une loi sur les semences, une première dans l’histoire du pays qui ne disposait pas jusque-là d’un régulateur des semences.

Cette disposition réglementaire établit désormais un processus d’enregistrement formel des semences écoulées sur le marché et intègre un système d’assurance qualité. Ce point reste important dans la mesure où le secteur semencier informel est celui qui domine le marché avec la plupart des agriculteurs qui conservent leurs propres semences, variétés locales et améliorées. Sur le front de la gestion de l’eau, le pays ouest-africain a aussi promulgué une loi qui requiert la disponibilité de l’information sur les ressources en eau et une implication active de ses bénéficiaires, notamment les femmes, dans sa gestion.

Hormis la Sierra Leone, le Burundi, le Malawi et le Mozambique se sont également distingués sur la scène des réformes.

Hormis la Sierra Leone, le Burundi, le Malawi et le Mozambique se sont également distingués sur la scène des réformes. Au Burundi, les autorités ont rendu public un catalogue officiel des variétés de semences afin de faciliter l’accès aux informations. Le pays d’Afrique de l’Est a également amélioré sa législation phytosanitaire grâce à une loi qui oblige les habitants à signaler les incidents liés aux nuisibles et qui privilégie une approche basée sur le risque pour les inspections à l’importation.

Du côté du Malawi, les autorités ont notamment adopté en 2017, une loi spécifiant les droits et les obligations des différentes parties prenantes dans le mécanisme du système de récépissé d’entrepôt. Cette démarche permet aux producteurs de stocker leurs récoltes au lieu de les brader pour leurs besoins immédiats de fonds et leur permet d’obtenir des récépissés d’entrepôt (RE) pouvant servir de garantie, en échange d’un prêt bancaire pour financer leur activité. La mesure législative devrait permettre de prévenir les litiges et renforcer la confiance entre les parties engagées dans le processus.

Cette démarche permet aux producteurs de stocker leurs récoltes au lieu de les brader pour leurs besoins immédiats de fonds et leur permet d’obtenir des récépissés d’entrepôt (RE) pouvant servir de garantie, en échange d’un prêt bancaire.

Pour sa part, le Mozambique a augmenté l’accès à des engrais de meilleure qualité, en mettant en œuvre un processus d’enregistrement des engrais, selon la Banque mondiale.

En dehors de ce quatuor, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne s’efforcent également d’améliorer le climat des affaires en faveur des acteurs agricoles, notamment sur le plan phytosanitaire, véritable point d’achoppement des exportations agricoles vers des destinations européennes et asiatiques.

Le Ghana figure ainsi parmi les 7 pays ayant amélioré la disponibilité en ligne des informations phytosanitaires, comme la liste des produits nuisibles prohibés et les données détaillées sur les maladies et nuisibles.

Dans la même catégorie, le Rwanda et la Côte d’Ivoire se font remarquer grâce à l’introduction d’un système de soumission électronique des certificats phytosanitaires.

4Siméon Djankov

Siméon Djankov : « Il faut faire davantage pour aider les agriculteurs à travers les réformes réglementaires.»

Sur le plan des engrais et des semences, des progrès sont aussi réalisés dans certains pays comme le Kenya. Le pays d’Afrique de l’Est facilite notamment l’accès des agriculteurs aux variétés de semences étrangères déjà enregistrées à l’étranger. En procédant ainsi, les autorités évitent la duplication des démarches d’enregistrement, limitent les retards dans le processus et renforcent également le rôle du secteur privé dans la tierce certification des semences. Grâce à cette réforme sur l’efficacité de l’enregistrement des semences, le Kenya compte parmi les 20 premiers pays, en ce qui concerne le critère de fourniture de semences.

En RDC, des dispositions rendent obligatoire l’inclusion des producteurs agricoles dans les programmes de planification de la gestion de l’eau.

Dans d’autres secteurs comme l’eau, on peut aussi souligner les initiatives de réformes au Maroc, avec des mesures permettant la publication des données sur les ressources en eau, ou encore en RDC où des dispositions rendent obligatoire l’inclusion des producteurs agricoles dans les programmes de planification de la gestion de l’eau.

Des défis encore nombreux à relever

Même si les réformes se sont accélérées sur le continent, ces deux dernières années, la Banque mondiale indique que les efforts à fournir restent considérables afin de permettre à l’agriculture de jouer pleinement son rôle économique et social. « Nous savons que la croissance de l’agriculture est deux à trois fois plus efficace pour réduire la pauvreté que celle des autres secteurs. Il faut faire davantage pour aider les agriculteurs à travers les réformes réglementaires afin qu’ils puissent développer leurs activités et prospérer », a affirmé Siméon Djankov, directeur de l’économie du développement à la Banque mondiale.

« Nous savons que la croissance de l’agriculture est deux à trois fois plus efficace pour réduire la pauvreté que celle des autres secteurs.»

Cela reste particulièrement important dans la mesure où l’agriculture africaine qui fournit déjà en moyenne 25 % du PIB, devrait être davantage sollicitée dans les prochaines années, avec le double défi de l’alimentation et des changements climatiques.

D’après la Banque mondiale, 14 pays d’Afrique subsaharienne figurent parmi les 20 pays les moins bien placés pour les indicateurs. Le Liberia, voisin de la Sierra Leone, reste notamment en-dessous de la plupart des indicateurs de l’étude. « Dans le pays où l’agriculture compte pour 37 % du PIB, il manque notamment des mesures de régulation sur la fourniture de semences, l’enregistrement des engrais, des normes standards pour assurer une meilleure qualité de l’alimentation animale et l’absence d’opportunités viables pour accéder aux crédits par le biais des récépissés d’entrepôt », souligne le rapport.

Plus globalement, la Banque mondiale indique que les écarts des pays subsahariens sont encore élevés dans des domaines comme l’enregistrement des engrais (73%), la protection des végétaux (64%) et la durabilité des systèmes d’élevage (59%).

Espoir Olodo

Namibie : la Meatco veut importer du bétail depuis le Botswana

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 En Namibie, la Meatco principale entreprise exportatrice de viande de bœuf envisage de se tourner vers les importations de bétail depuis le Botswana afin de poursuivre ses activités de transformation. Cette décision s’explique notamment par la réduction de la taille du cheptel sur le marché local en raison de la sévère sécheresse qui a fait chuter de 20 % le niveau d’eau des barrages du pays.  

Se confiant à Reuters, Ronald Kubas, président par intérim de la Meatco, a signalé que des visites récentes ont été effectuées au Botswana, dont les normes en matière de santé animale sont similaires à celles de la Namibie.

Pour la Meatco, l’orientation vers le Botswana est cruciale afin de continuer à satisfaire en viande bovine les marchés les plus rémunérateurs que sont les pays européens et la Chine. Dans l’Empire du Milieu, la Namibie est devenue en 2019, le second pays africain à répondre aux normes drastiques liées à la viande bovine non désossée après l’Afrique du Sud.

Pour rappel, la Meatco bénéficie également cette année, d’un quota d’exportation de 1 400 tonnes de viande bovine vers la Norvège. 

Lire aussi :

18/12/2019 – La Namibie bénéficiera d’un quota d’exportation de 1 600 tonnes de viande bovine vers la Norvège en 2020