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UEMOA : la BCEAO dément de manière claire et sans équivoque certains propos attribués à son gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, communément abrégée en Bceao, a pris l’initiative de publier une mise au point officielle dans le but de démentir de manière claire et sans équivoque certains propos qui auraient été attribués à son gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou. 

Ainsi, ces déclarations, qui circulent activement sur diverses plateformes numériques et qui suscitent une attention considérable, ont soulevé des questions et des inquiétudes parmi le public et les observateurs économiques.

Dans un communiqué détaillé diffusé par l’institution monétaire, elle précise que ces contenus sensationnels font référence à un prétendu débat télévisé dont il est allégué que le gouverneur aurait été un participant actif, tenant des affirmations qui ne reflètent en rien la réalité. Néanmoins, la Bceao tient à rétablir la vérité en affirmant catégoriquement que ces informations sont dénuées de tout fondement et qu’elles ne reposent sur aucune déclaration vérifiable faite par son responsable. Cette clarification vise non seulement à protéger l’intégrité de l’institution mais aussi à informer correctement le public face à des rumeurs infondées qui pourraient avoir des conséquences sur la confiance placée dans l’institution.Selon les récentes déclarations émises par la Banque centrale, il convient de noter qu’aucune émission ni intervention réelle du gouverneur ne correspond aux informations trompeuses et erronées qui ont été diffusées en ligne. L’institution bancaire précise avec fermeté que les déclarations qui lui sont attribuées dans ces contextes sont entièrement « infondées », mettant ainsi en lumière l’importance de discerner le vrai du faux dans le paysage informationnel actuel.
Face à la propagation rapide et souvent incontrôlée de ces contenus fallacieux sur diverses plateformes numériques, la Bceao appelle ainsi le public à faire preuve d’une vigilance accrue et nécessaire face aux informations relayées sur les réseaux sociaux, qui peuvent parfois déformer la réalité ou induire en erreur. Dans ce cadre, elle recommande vivement à chacun de se référer exclusivement aux canaux officiels de communication de l’institution afin d’obtenir des informations fiables et vérifiées, qui sont essentielles pour une compréhension claire et précise des enjeux économiques et financiers.

Notons que la Banque centrale souligne avec insistance qu’elle se réserve le droit d’engager toute action appropriée contre les auteurs de ces propos fallacieux et les éventuels complices de ces actes qu’elle qualifie sans équivoque de frauduleux, affirmation qui témoigne de sa volonté de protéger son intégrité et celle de ses communications, tout en maintenant la confiance du public dans ses institutions.

Zangouna KONÉ 

Mali : Bamako accueille les travaux de la 57ème session ordinaire du comité parlementaire de l’UEMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, ouverture des travaux de la 57eme session ordinaire du comité parlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui se déroulera du 9 au 14 mars 2026. Cet événement marquant est l’occasion pour les participants de se rassembler et de discuter des enjeux cruciaux affectant les Etats communautaires.

Ainsi, les travaux de cette session sont centrés principalement sur un examen approfondi du bilan de l’année écoulée, permettant ainsi d’évaluer les progrès réalisés dans divers domaines, ainsi que sur la définition des perspectives et des orientations stratégiques pour l’exercice 2026 à venir. 

Pour cet événement significatif, le président du Conseil national de transition du Mali, le général de corps d’armée Malick Diaw, a été représenté de manière distinguée par Mme DIARRA Racky TALLA, marque de l’importance accordée à cette rencontre et témoignage de l’engagement des dirigeants maliens à dialoguer et à collaborer sur les voies de développement futur du pays. L’ordre du jour de cette importante réunion comprenait notamment le renouvellement des membres du Bureau du CIP, un processus crucial qui garantira la continuité et le dynamisme au sein de l’organisation, ainsi que celui des bureaux des sous-comités pour l’année 2026, permettant ainsi à ces instances de fonctionner efficacement dans un cadre clairement défini. 

Les participants ont également procédé à une évaluation approfondie et rigoureuse de l’état de mise en œuvre des recommandations formulées par le CIP à l’endroit de la Commission de l’UEMOA pour la période 2021-2025, un exercice nécessaire pour déterminer les progrès réalisés et les défis rencontrés au cours des dernières années. Les travaux ont également porté sur l’organisation d’un séminaire parlementaire, un événement notable qui sera consacré à l’examen, en inter-sous-comités, du rapport 2025 de la Commission de l’UEMOA, portant sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union, et soulignant l’importance d’une collaboration interinstitutionnelle.

Par ailleurs, la rencontre a placé un accent particulier sur la présentation, par le président de ladite Commission, du rapport annuel 2025, qui aborde ces mêmes thématiques. Ce rapport est attendu avec beaucoup d’intérêt, car il fournira des éclairages essentiels sur l’état actuel de l’Union et tracera des perspectives pour l’avenir, tout en prenant en compte les enjeux stratégiques et économiques de la région. Le séminaire proposé et l’évaluation des recommandations visent à favoriser des débats constructifs et éclairés, afin de renforcer les capacités des acteurs concernés et d’assurer une meilleure prise de décisions dans les prochaines étapes du développement de l’UEMOA.

Ce rendez-vous revêt une importance stratégique majeure pour le bon fonctionnement de l’organe, car il s’inscrit dans un contexte économique particulièrement contraignant, ce qui engendre des défis significatifs pour les institutions concernées. En effet, cette situation difficile a conduit le CIP-UEMOA, la Conférence Interafricaine des Assurances, à prendre la décision, non sans un certain poids de raisons économiques, de différer la mise en œuvre de certaines de ses initiatives planifiées. Cela souligne la nécessité d’une collaboration étroite entre les membres de l’organe afin de naviguer efficacement à travers ces tumultes financiers et d’assurer la pérennité des projets en cours, tout en recherchant des solutions innovantes pour renforcer la résilience dans un environnement aussi incertain.

« Dans un contexte sous-régional caractérisé à la fois par des défis économiques persistants, qui affectent gravement le système économique de plusieurs pays, et par la menace terroriste alarmante qui sévit dans plusieurs de nos États membres, la tenue de cette session ordinaire, prévue avec anticipation par les représentants politiques, constitue une occasion précieuse pour les parlementaires de l’Union de se réunir, de débattre et d’échanger sur des questions cruciales de l’actualité qui influencent directement la vie de millions de citoyens », a déclaré avec conviction Mme DIARRA Racky TALLA, prenant la parole au nom de l’honorable président du Conseil national de transition (CNT), le général de corps d’armée Malick Diaw, une figure respectée dans le domaine militaire et politique. Elle a, par ailleurs, saisi cette occasion en or pour saluer avec enthousiasme la récente décision de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, qui a eu un impact considérable en reconnaissant l’illégalité des sanctions injustes imposées au Mali en 2022. 

Selon elle, cette décision emblématique ouvre la voie à une issue favorable à la requête déterminée introduite par les autorités maliennes de la Transition auprès de la juridiction communautaire, renforçant ainsi leur position face aux défis rencontrés. « Le Conseil national de transition se félicite de cette décision de justice impartial, qui vient non seulement établir un précédent significatif dans le domaine du droit communautaire, mais qui contribue également à renforcer la confiance des populations dans les institutions, en soulignant la nécessité de la justice et de l’équité dans les relations internationales. »

Prenant ensuite la parole dans une atmosphère empreinte de respect et d’attention, le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA a chaleureusement adressé ses salutations distinguées au président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, dont le leadership durant cette période critique est particulièrement salué. Il a également exprimé des mots de reconnaissance à l’égard du président du Conseil national de transition, le général de corps d’armée Malick Diaw, qui, par son engagement, a su piloté le Conseil avec une détermination appréciable. 

En poursuivant son allocution, il a également salué le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandre Vieira, pour son dévouement sans faille et sa contribution significative à la mise en œuvre des projets de développement dans la région. De plus, il a tenu à mettre en lumière le rôle clé joué par l’ensemble des membres du CIP-UEMOA au titre du Mali, parmi lesquels se distingue l’honorable Abdoul Magid Ag Mohamed, affectueusement surnommé Nasser, tout en soulignant leur disponibilité constante et leurs appuis multiformes, qui ont été essentiels pour garantir le bon déroulement de cette session ordinaire, marquée par des discussions enrichissantes et des décisions cruciales pour l’avenir de la coopération interparlementaire.

Malgré les nombreuses difficultés qui ont été évoquées dans le cadre d’un contexte international en pleine mutation et en constante évolution, le président par intérim du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (CIP-UEMOA), l’honorable Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, a exprimé une réelle satisfaction. Il s’est réjoui du fait significatif que « notre espace économique figure parmi les modèles d’intégration les plus aboutis en Afrique subsaharienne », soulignant ainsi l’importance de l’unité régionale et des efforts collaboratifs qui ont été mis en place pour surmonter les défis économiques et sociaux qui se présentent à nous. Cette déclaration témoigne d’un optimisme renouvelé quant à l’avenir de l’intégration régionale et au potentiel de développement que cela représente pour les nations membres.

Selon lui, cette performance, qui pourrait être considérée comme un tournant significatif dans l’évolution de l’Union, atteste de la maturité institutionnelle de l’Union, de sa capacité d’adaptation face à des défis toujours plus complexes et de sa résilience, autant de qualités qui en font une source d’inspiration pour de nombreuses autres organisations et pays à travers le monde. Ce succès montre également, sans l’ombre d’un doute, que les fondements constitutifs de notre Union, soigneusement établis par nos pères fondateurs qui ont travaillé sans relâche pour bâtir un ensemble solide et cohérent, demeurent solidement préservés, voire renforcés dans le contexte actuel, tant sur le plan économique que social et politique », a-t-il souligné avec conviction.

« Cela démontre, sans l’ombre d’un doute, que les fondements constitutifs de notre Union, hérités de nos pères fondateurs, demeurent solidement préservés, voire renforcés », a-t-il souligné avec une conviction palpable. Cette déclaration résume parfaitement le respect et l’admiration que l’on doit avoir envers les principes et les valeurs qui ont été soigneusement élaborés par ceux qui ont posé les premières pierres de notre Union. Tout en dédiant cet acquis à l’immense travail et aux efforts inlassables consentis par les plus hautes autorités des États membres, l’honorable Fononna Cheick Ahmed Coulibaly a également invité ses collègues à poursuivre inlassablement cette mission essentielle, afin d’œuvrer à l’amélioration continue des conditions de vie des populations de l’espace communautaire, un impératif fondamental pour assurer un avenir meilleur.

Notons qu’en réitérant avec force ses vœux de paix, de sécurité et de progrès à l’ensemble des États membres de l’UEMOA, il a également salué de manière particulière les efforts constants déployés par le Mali dans la lutte courageuse et déterminée contre le terrorisme, un fléau qui menace la stabilité et la paix régionales, ainsi que son attachement indéfectible au processus d’intégration régionale et à la coopération entre les nations. 

Pour rappel, il a enfin tenu à assurer le Mali et son peuple de la solidarité indéfectible et de l’amitié constantes du Comité interparlementaire de l’UEMOA, réaffirmant ainsi l’importance d’unir nos forces pour faire face aux défis communs qui se présentent à nous et construire ensemble un avenir radieux.

Daouda Bakary KONÉ 

Tribune / Valoriser les actifs immobiliers de l’État et des collectivités territoriales : un levier oublié du financement du développement au Mali

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Par Harouna Niang
Économiste – Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements

Dans le débat sur le financement du développement au Mali, l’attention se concentre souvent sur les ressources fiscales, l’endettement public ou l’exploitation des ressources naturelles. Pourtant, il existe un autre gisement de richesse largement sous-exploité : le patrimoine immobilier de l’État et des collectivités territoriales.

Terrains urbains, réserves foncières, bâtiments administratifs, anciennes emprises publiques, infrastructures logistiques ou industrielles : l’ensemble de ces actifs constitue un capital économique considérable. Dans de nombreux cas, ces actifs sont aujourd’hui sous-utilisés, mal valorisés ou parfois même laissés à l’abandon.

Pourtant, dans un contexte où les besoins d’investissement sont immenses ( infrastructures, énergie, zones industrielles, logements, services publics )la valorisation stratégique de ces actifs pourrait devenir un puissant levier de financement du développement national.

Un patrimoine public considérable mais insuffisamment valorisé

Au fil des décennies, l’État malien et les collectivités territoriales ont accumulé un patrimoine immobilier important.

Ce patrimoine comprend notamment :
• des terrains publics situés dans les zones urbaines en expansion ;
• des bâtiments administratifs ou techniques ;
• des réserves foncières destinées à des projets futurs ;
• des emprises industrielles ou logistiques héritées de projets publics anciens ;
• des terrains appartenant aux collectivités territoriales.

Dans bien des cas, ces actifs ne produisent aucune valeur économique significative. Certains sont mal entretenus, d’autres occupés de manière informelle, et beaucoup ne font même pas l’objet d’un inventaire actualisé.

Or, dans une économie moderne, le patrimoine public ne doit pas être considéré uniquement comme un stock passif d’actifs. Il peut devenir un instrument actif de financement du développement.

Transformer les actifs immobiliers publics en capital productif

La valorisation des actifs immobiliers publics ne signifie pas leur privatisation ou leur cession systématique. Elle consiste plutôt à les utiliser de manière stratégique pour créer de la valeur économique.

Plusieurs instruments peuvent être mobilisés à cet effet :
• développement de projets urbains ou industriels sur des terrains publics ;
• mise en location ou en concession de certains actifs ;
• création de zones économiques ou logistiques ;
• partenariats public-privé pour des projets structurants ;
• utilisation de certains actifs comme garantie pour mobiliser des financements à long terme.

Dans de nombreux pays, ces mécanismes permettent de transformer des actifs publics dormants en véritables moteurs d’investissement et de croissance économique.

Une approche progressive et prudente

Cependant, une réforme ambitieuse dans ce domaine doit être menée avec prudence et méthode.

La première étape devrait consister à réaliser un inventaire complet et transparent du patrimoine immobilier de l’État et des collectivités territoriales. Sans connaissance précise des actifs disponibles, aucune stratégie cohérente de valorisation ne peut être élaborée.

La deuxième étape serait la création d’un cadre institutionnel spécialisé dans la gestion et la valorisation des actifs publics, distinct des autres instruments financiers de l’État.

Il est en effet préférable, dans un premier temps, de séparer clairement la gestion du patrimoine immobilier public de celle du futur fonds souverain stratégique( dont nous avons suggéré la création),afin de permettre le développement progressif des compétences administratives et financières nécessaires.

Cette séparation institutionnelle contribuerait à renforcer la professionnalisation de la gestion des actifs publics et à éviter les conflits d’objectifs entre les différentes missions de l’État.

Un rôle important pour les collectivités territoriales

La valorisation du patrimoine public ne concerne pas uniquement l’État central. Les collectivités territoriales disposent également d’actifs fonciers importants qui peuvent jouer un rôle majeur dans le développement économique local.

Terrains communaux, marchés, zones d’activités, réserves foncières urbaines : ces actifs peuvent devenir des instruments de financement du développement local, notamment pour :
• la création de zones artisanales ou industrielles ;
• le développement d’infrastructures commerciales ;
• la construction d’équipements publics ;
• l’attraction d’investissements privés.

Pour cela, il est essentiel d’accompagner les collectivités territoriales dans le renforcement de leurs capacités techniques et financières en matière de gestion patrimoniale.

Une opportunité pour mobiliser des financements sans alourdir la dette

L’un des avantages majeurs de la valorisation des actifs publics est qu’elle permet de mobiliser des financements sans recourir excessivement à l’endettement public.

En structurant intelligemment les actifs immobiliers publics, l’État peut :
• attirer des investisseurs privés ;
• mobiliser des financements à long terme ;
• partager les risques avec des partenaires économiques ;
• générer de nouvelles sources de revenus.

Cette approche contribue ainsi à renforcer la soutenabilité des finances publiques.

Une réforme au service d’une vision de long terme

La valorisation du patrimoine immobilier public ne doit pas être envisagée comme une opération ponctuelle de mobilisation de ressources. Elle doit s’inscrire dans une vision stratégique de gestion du patrimoine national.

Dans un pays comme le Mali, où les besoins d’investissement sont considérables et où les ressources budgétaires demeurent limitées, cette approche peut constituer un complément essentiel aux autres instruments de financement du développement, notamment les revenus issus des ressources minières.

En combinant une gestion stratégique de la rente minière avec une valorisation intelligente des actifs publics, le Mali pourrait progressivement construire un modèle plus autonome et plus durable de financement de son développement.

Car au fond, la véritable richesse d’un pays ne réside pas seulement dans ses ressources naturelles, mais dans la capacité de ses institutions à transformer l’ensemble du patrimoine national en levier de prospérité collective.

Au Nigeria, les autorités annoncent un investissement de 750 millions USD destiné au secteur des énergies renouvelables

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UKCI investit 32,7 millions USD dans un véhicule de financement dédié aux projets d’énergies renouvelables

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, les autorités mettent en œuvre des mesures audacieuses pour accélérer la transition énergétique du pays, en lançant, le 6 mars dernier, un programme d’électrification solaire d’une envergure remarquable, évalué à 750 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 425 milliards de FCFA. 

Ce programme ambitieux a pour objectif principal de déployer une vaste infrastructure de mini-réseaux solaires à travers l’ensemble du territoire nigérian. Cette initiative stratégique, conçue pour répondre aux besoins énergétiques croissants de la population, pourrait attirer l’attention d’investisseurs internationaux, notamment ceux des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine, en mobilisant plus de 1,1 milliard de dollars d’investissements privés. 

L’Agence d’électrification rurale (REA), l’entité chargée de ce projet, vise à transformer le paysage énergétique, en améliorant l’accès à l’électricité pour les communautés mal desservies ou isolées, qui souffrent souvent du manque d’infrastructures adéquates. Ce programme représente également une réponse critique à la dépendance actuelle du Nigeria aux générateurs diesel et à essence, qui sont largement utilisés par les ménages et les entreprises en raison de l’instabilité et de l’insuffisance du réseau national. Par ailleurs, l’initiative prévoit le déploiement de pas moins de 1 350 mini-réseaux solaires, dont 250 seront intégrés directement au réseau électrique national, favorisant ainsi une synergie entre les nouvelles solutions énergétiques et l’infrastructure existante. Ces infrastructures devraient jouer un rôle essentiel dans la fourniture d’énergie propre et durable, contribuant à une amélioration significative de la qualité de vie et de l’économie locale à travers le pays.

Dans un pays immense comptant plus de 220 millions d’habitants, ce qui en fait la nation la plus peuplée du continent africain, l’accès à une électricité fiable et constante demeure un défi de taille qui affecte profondément le quotidien de ses citoyens. Malgré des décennies de réformes énergétiques ambitieuses et d’importants investissements financiers, les coupures de courant fréquentes compromettent sérieusement le confort et la productivité de millions de ménages et d’entreprises. 

Aussi, ces interruptions répétées de l’approvisionnement électrique forcent de nombreuses familles et entrepreneurs à avoir recours à des générateurs, une solution souvent coûteuse. Cela entraîne une augmentation significative des coûts d’exploitation, tandis que l’utilisation de ces machines alimentées par des combustibles fossiles contribue également à des émissions polluantes de plus en plus préoccupantes pour l’environnement.

Face à ces difficultés structurelles qui perdurent dans le temps, les autorités nigérianes ont donc décidé de concentrer leurs efforts sur le développement de systèmes solaires décentralisés, considérés comme des alternatives beaucoup plus rapides et moins couteuses à la nécessaire extension du réseau électrique national, notamment dans les zones rurales ou isolées qui souffrent souvent d’un profond manque d’infrastructures. 

Les mini-réseaux solaires représentent une solution prometteuse qui permettra non seulement d’apporter l’électricité à des localités isolées, mais aussi de renforcer les infrastructures énergétiques déjà existantes. Grâce à l’intégration de certains systèmes solaires au réseau national, cette approche hybride vise à améliorer progressivement la stabilité du système électrique dans son ensemble, tout en favorisant la transition vers des sources d’énergie renouvelables, en adéquation avec les enjeux environnementaux contemporains.

Parallèlement à l’électrification des zones rurales, le gouvernement développe également des projets solaires de grande capacité destinés aux institutions publiques, notamment à travers le programme innovant « Energising Education », qui vise non seulement à fournir une source d’énergie durable, mais également à favoriser le développement économique et social des régions concernées. Selon la Renewable Energy Agency (REA), un total impressionnant de 15 projets solaires majeurs a déjà été réalisé, certains d’entre eux étant capables d’alimenter entièrement des campus universitaires ainsi que leurs infrastructures connexes, ce qui représente un véritable tournant pour l’accès à l’énergie dans le secteur éducatif. 

Dans l’un de ces projets pionniers, une installation de 12 mégawatts a été déployée pour fournir de l’énergie à un campus universitaire, tout en alimentant également son hôpital moderne et une station de traitement des eaux, grâce à un tout nouveau réseau de distribution interne qui assure une répartition efficace et fiable de l’électricité. De nouveaux projets sont également en préparation et vont bénéficier à des institutions majeures telles que l’Université de Lagos, l’hôpital universitaire d’Ibadan, l’Université du Nigeria à Nsukka et l’Université de Benin, qui représentent des pôles d’enseignement supérieur et de recherche. 

Notons que le gouvernement fédéral a également lancé une Initiative nationale de solarisation du secteur public, dotée d’un budget ambitieux de 100 milliards de nairas (environ 74 millions de dollars), destinée à soutenir la transition vers des sources d’énergie renouvelables tout en renforçant les capacités institutionnelles et en améliorant l’accès à l’énergie pour un plus grand nombre de salariés et d’étudiants, favorisant ainsi un futur plus durable pour l’ensemble de la nation.

Moussa KONÉ

MALI-MADANI DRAVE  DG DE L’EDM-SA : «Nous avons élaboré un plan d’action à court et moyen terme»

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte marqué par des défis énergétiques croissants et des attentes sociétales en matière de développement, le directeur général de la société Énergie du Mali a accordé une interview exclusive à l’ORTM, la chaîne nationale réputée pour son rôle de premier plan dans la couverture médiatique du pays. Durant cet entretien approfondi et captivant, il a eu l’occasion de partager non seulement sa mission, mais également sa vision éclairée pour les années à venir, un projet qui s’inscrit dans le cadre d’un avenir énergétique durable et inclusif pour tous les citoyens maliens. Il a articulé avec passion ses ambitions, en décrivant des objectifs clairs et mesurables pour l’horizon 2033. Cette vision audacieuse vise à « garantir à chaque Malien un accès fiable, durable et équitable à l’électricité », un enjeu crucial pour le développement économique et social du pays, ainsi que pour l’amélioration de la qualité de vie de la population. Lisez

En prenant vos fonctions, quel diagnostic  avez-vous posé un premier lieu sur la société EDM-SA? Quelle est votre constat ?

Avant toute chose, permettez-moi d’adresser mes remerciement son excellence, le général d’armée Asimi Goïta, président de la transition, chef de l’État, ainsi qu’à l’ensemble de plus d’autorité du pays pour la confiance placée à ma personne, à travers ma nomination, à la tête de l’Energie du Mal. J’ai mesure pleinement l’ampleur de cette responsabilité, dans un contexte particulièrement exigeant pour notre secteur, et j’ai m’engage avec l’ensemble des équipes, à œuvrer avec rigueur, engagement et sens du service public, afin de répondre aux attentes légitimes des populations. Depuis ma prise de fonction, mes équipes et moi, face aux multiples difficultés que connait EDM-SA, nous avons choisi de réaliser nos priorités. Nous avons engagé au site des travaux sur les centrales des 12 megatts d’Arsalam et des 110 mégatts de Sirakoro, qui étaient à l’arrêt.

C’est un secteur très stratégique. Qu’est-ce que vous avez noté comme premier faiblesse ? A quoi vous vous êtes attaqués ? À tout premier lieu ?

Il s’agit avant de corriger les défenses constatées sur le réseau, afin de rendre l’existent pleinement opérationnel. Puis d’accéder la transition vers un mix énergétique, dont le projet est déjà très avancé, à travers la construction des centrales solaires de Safo, Tchakadougou et Sanankoroba.

Est-ce qu’on peut dire que ces difficultés n’avaient pas eu de solution auparavant?

Aujourd’hui, la priorité n’est pas de faire du procès de quiconque, mais d’assurer une fourniture constante d’électricité au malien, à la suite de nos prédécesseur. L’administration a été une continuité. Mes prédécesseurs ont fait leur mieux.  Mon devoir est de poursuivre l’amélioration de la desserte avec une nouvelle vision partagée par mon conseil d’administration, l’Etat et le partenaire financier, mais surtout le personnel de l’EDM-SA pour la mise en œuvre.

M. le directeur, les maliens s’attendent à ce que ce secteur soit encore plus performant qu’elle est votre vision à court, moins et long terme dans ce sens.

Notre vision est celle de plus d’autorité. Impulser et renforcé le mix énergétique pour une meilleure dissolution de l’électricité, dans tout le pays et de manière durable. Avant d’y parvenir, non, nous devons continuer de soulager la population. Dès notre prise de fonction, nous avons instauré un système permettant aux maliens de connaître les horreurs des fournitures dans les zone. C’est là pour permettre aux usagers de s’organiser en conséquence. Nous travaillons également à améliorer notre politique des communications, tout en veillant à accroître chaque jour davantage la qualité de nos services.

Comment est-ce que vous allez renforcer la communication et le service client ?

Vous conviendrez avec moi que la communication est indispensable dans la gestion de la fourniture d’électricité dans notre pays. Nous n’allons donc pas nous contenter d’informer sur le programme des coupures, mais de communiquer sur les actions décisives en cours pour assurer notre souveraineté énergétique. J’ai profite de l’occasion pour annoncer que notre site est actuellement en cours de modernisation. Afin d’offrir, des fonctionnalités favorisant ces rapprochements souhaités avec les usagers.

Alors EDM-SA est perçue comme une entreprise lourds, vu le résultat qui tardait à être engendré, comment comptez-vous relever ce défis  aujourd’hui, monsieur  le directeur ?

EDM-SA est une vielle entreprise. Il serait prétentieux d’affirmer que nous allons tout changer avec un coup de baguette magique. Au regard des objectifs assignés, notre stratégie consiste d’avoir à relever le défi de la mobilisation internes. À ces d’écarts, chaque agent doit s’approprier les objectifs de l’entreprise afin de mieux contribuer à leurs attentes. Pour cela, nous avons mis un place un système de motivation internes qui consiste à reconnaître les performances des chaque agent. C’est dans ces cadres qui nous avons commencé par régulariser la statue du personnel, et veiller à la préservation des droits qui y sont liés, il est évident qu’un personnel favorisé et respecté, donne toujours le meilleur de lui-même. C’est qui profite directement à l’entreprise et aux usagers. À travers ces quelques mesures, nous pensons pouvoir motiver le personnel, optimiser les performances et conduire au succès collectif.

Alors, il y a beaucoup de secteurs qui dépendent de la société EDM-SA, travaillent avec l’électricité aujourd’hui. Dans combien de temps, les usagers pourraient-ils s’attendra à un changement. Dans 12 mois, les 36 prochain mois ?

Notre objectif, c’est une fourniture plus maîtrisée, est plus stable. Nous avons élaboré un plan d’action à cours et moyens termes, et je suis convaincu que sa mise en œuvre féra du délestage un souvenir lointain. Ces plans axés autour de deux axes prioritaires, la réhabilitation et les renforcements des réseaux de transport et de distribution, et l’amélioration de l’accès à l’électricité. À maintenant, nous renforcerons la communication en fournissant des informations claires et réguliers sur les horaires et les zones concernées par les délestages. Et de même que la durée des disponibilités et d’interruption du service. Surtout lors du mois des ramadans qui constituent une période de forte consommation d’énergie. La priorité sera aussi accordée aux hôpitaux, aux services d’urgence et autres infrastructures essentielles.

Alors, les délestages de rythme aujourd’hui la vie des ménages et des entreprises. Quelles sont vos priorités Immédiates ?

Aujourd’hui, la priorité est la mise en service complète des infrastructures existantes. Dans certains sont à l’arrêt depuis quelques années. Ensuite, nous devons accélérer la diversification énergétique. Nous dépendons encore largement  du thermique qui est coûteux. Lorsque la centrale solaires seront complètement  opérationnels, la stabilité de l’informité semble rien nettement. Par ailleurs, les ressources humaines sont aussi essentielles. Nous prévoyons aussi la formation continue du personnel.

Les énergies renouvelables sont des grands apports. Quel rôle, ces énergies renouvelables vont jouer dans la desserte électrique ?

Les énergies renouvelables sont aujourd’hui indispensables. Et ce constat est partagé à l’échelle internationale. Avec la croissance démographique et l’industrialisation, le tout de termes n’est plus viable. Nous allons diversifier nos sources d’énergie pour garantir une desserte durable et fiable et nous travaillons activement dans ce sens.

ÉDM-SA, fait face aujourd’hui à des difficultés financières. Comment en comptez-vous gérer cette situation ?

Les défis financiers reste toujours mais grâce à la résilience et aux soutiens du peuple malien, la situation commence à se stabiliser. Une grande partie des dettes envers nos fournisseurs a été remboursé depuis ma prise des fonctions. Et les efforts se poursuivent pour assainir totalement les comptes de la société. C’est le lieu de saluer les efforts consentis au gouvernement depuis le début des sept crises énergétiques. A ces jours, plusieurs milliards ont été injectés dans le secteur de l’énergie.

Parlons des relations entre EDM-SA et ses Usagers. Elle est parfois défiante. Comment vous comptez réduire l’image d’entend d’EDM-SA et aller au-delà, si vous voulez ?

Non, pas de défiances. J’ai parlerais  plutôt d’un processus des reconstructions de la confiance. Le programme des fournitures rendues public, en est un exemple concret. Notre mission reste la satisfaction des usagers et c’est là passer à par une amélioration continue du service tant sur le plat humain qui est matériel. La direction générale est toutes les équipes mobilisées à travers différents projets pour garantir l’amélioration continue de notre système de management et la satisfaction des clients qui sont les seuls vues de notre performance.

La souveraineté est énergétique surtout. Quel est le rôle que votre entreprise va jouer la dedans ?

Le Mali a fait le choix d’une souveraineté énergétique véritable conforme à la vision de plus autres autorités et la transition, qui ont placé la souveraineté politique, économique et diplomatique au cœur des leur actions. C’est principe d’ailleurs inscrit dans la Constitution du 22 juillet 2023, notamment l’article 34 qui consacre le fondement des actions publiques et dans la vision, « Mali kura gnètaa Sira kaben 2063 » et dans la stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2034.

Dans l’optique de projection, comment voyez-vous EDM-SA à l’horizon 2033 ?

 À l’horizon 2033, la fourniture d’électricité sera considérablement améliorée. Les délestages auront fortement diminué. EDM-SA sera à mesures d’assurer une fourniture durable et stable de l’électricité à l’ensemble du pays. Je vois un Mali plus éclairer, plus prospère
et pleinement souverain sur le plan énergétique.

À l’homme seul, le directeur, si on vous disait de résumer votre mission à une seule phrase. C’est laquelle ?

Ma mission à une phrase, je dirais garantir à chaque malien un accès fiable, durable et équitable à l’électricité.

Les maliens ont besoin d’être rassuré aujourd’hui. Quel est le message du directeur de la société EDM-SA que vous êtes, que vous adressez aux maliens.

Le peuple malien fait déjà beaucoup, par son soutien financier et sa résilience. Nous vous demandons aujourd’hui de nous s’accompagner dans la lutte contre la fraude et les installations anarchiques qui provoquent des surcharges et des pannes. Le respect d’une norme de sécurité, notamment autour des lignes à autre tension, est essentiel pour améliorer la qualité du service. Merci beaucoup.

Réalisée par Daouda Bakary KONE

Au Gabon, le FMI conclut sa mission avec un satisfecit technique accompagné de préconisations stratégiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, la mission du Fonds Monétaire International (FMI) a officiellement quitté Libreville ce vendredi 6 mars, marquant ainsi la fin d’une série de consultations intensives qui se sont déroulées sur une période de dix jours, au cours desquels des discussions approfondies ont eu lieu avec les autorités gabonaises. 

Cet engagement du FMI témoigne de l’importance des réformes économiques et de gouvernance dans le pays. Le communiqué final, riche en détails et en analyses, laisse transparaître un véritable satisfécit technique quant aux réformes mises en place en matière de gouvernance et de gestion des finances publiques. 

Le Fonds a particulièrement salué la mise en œuvre d’outils de transparence comme le Système Informatique de Gestion Financière et de la Trésorerie de l’État (SIGFIP), qui permettent désormais une traçabilité rigoureuse de la dépense publique, garantissant ainsi une meilleure accountability et une confiance renforcée des citoyens envers leurs institutions. Cette reconnaissance du FMI marque une rupture significative avec l’opacité qui avait prévalu dans le passé et valide les efforts considérables du gouvernement pour assainir la gestion des ressources de l’État, des efforts qui soulignent un engagement sincère vers un avenir plus transparent et plus responsable pour le Gabon et son peuple.

 Ce satisfecit, qui atteste d’une reconnaissance mesurée des performances économiques, s’accompagne de recommandations stratégiques sévères et précises qui exigeaient une attention particulière de la part des dirigeants. Ces recommandations, formulées avec soin par des experts du secteur, mettent en exergue l’importance vitale d’une gestion méticuleuse des ressources pétrolières actuelles, soulignant ainsi la nécessité d’un suivi rigoureux et d’une optimisation des processus d’extraction et d’exploitation. 

Aussi, la gestion efficace de ces précieuses ressources n’est pas seulement une question de rentabilité à court terme, mais également un impératif pour garantir la durabilité et la stabilisation de l’économie sur le long terme. Alors que le baril de Brent, qui est une référence sur les marchés internationaux du pétrole, frôle les 114 dollars, le Fonds Monétaire International (FMI) exhorte instamment le Gabon à ne pas céder à la tentation d’une expansion budgétaire inconsidérée, qui pourrait compromettre la santé économique du pays à long terme.

 En effet, l’institution financière recommande vivement de profiter de cette conjoncture favorable pour reconstituer des marges de manœuvre fiscales, une mesure qui pourrait s’avérer essentielle pour la résilience économique du pays à l’avenir. De plus, il est crucial de réduire le déficit public, qui demeure un point de vigilance majeur, car celui-ci pourrait devenir un obstacle à la stabilité macroéconomique et à la pérennité des politiques publiques, en particulier dans un contexte mondial incertain et fluctuant. Le Fonds Monétaire International (FMI) a également souligné avec insistance l’importance cruciale de mettre en place des politiques financières prudentes et réfléchies pour garantir et préserver la résilience tant attendue de la zone CEMAC, qui regroupe plusieurs pays d’Afrique centrale. 

Selon les analyses du FMI, il est impératif que le Gabon, en tant que pays clé de la région, joue effectivement son rôle de locomotive régionale, ce qui nécessite un engagement à maintenir des agrégats économiques solides et stables. Cela implique, entre autres, une gestion rigoureuse et efficace de la dette publique, laquelle a malheureusement dépassé le plafond communautaire fixé par les autorités dans les dernières années.

 Ainsi, les recommandations stratégiques par lesquelles le FMI cherche à influencer la politique économique visent à transformer l’embellie actuelle observée dans certains secteurs en une stabilité durable, capable de résister aux futurs chocs de marché, qu’ils soient économiques ou financiers. Un autre point clé du communiqué du FMI aborde la nécessité impérieuse de mettre en œuvre des plans de croissance inclusifs qui tiennent compte des besoins de l’ensemble de la population. 

L’institution encourage le gouvernement gabonais à orienter ses réformes vers des secteurs économiques à fort impact social, qui ont le potentiel de transformer la vie de nombreux citoyens. Bien que les indicateurs macroéconomiques affichent une amélioration, le FMI rappelle avec fermeté que le véritable succès des réformes ne se mesure pas uniquement à travers ces chiffres, mais à la capacité tangible de l’économie gabonaise à générer de nouveaux emplois et à diversifier ses sources de revenus, ce qui est essentiel pour assurer un développement économique équilibré et soutenu. 

Notons que la gouvernance et l’amélioration du climat des affaires demeurent des piliers fondamentaux sur lesquels reposent ces ambitions de croissance, et représentent des éléments incontournables pour attirer davantage d’investissements, tant nationaux qu’étrangers.

Abdoulaye KONÉ 

Mali : SOÏBOU MARIKO, DGMP-DSP, «Nous n’attribuons pas de Marché Public», et «Plus de 6000 marchés publics passés en 2024»

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Services Publics est une entité intégrée aux ministères de l’Économie et des Finances. Cette direction joue un rôle stratégique dans la gouvernance économique en élaborant, encadrant et supervisant la réglementation des marchés publics. Elle s’assure du respect rigoureux des procédures ainsi que de la transparence dans l’attribution des contrats de l’État et des collectivités publiques. Dans un reportage diffusé sur l’ORTM, la chaîne nationale du Mali, Soïbou Mariko, Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Services Publics, explique les principes fondamentaux de la commande publique en République du Mali.

Un dispositif juridique rigoureux encadre de manière exhaustive l’ensemble du processus des marchés publics, notamment à travers le code des marchés publics qui sert de fondation à cette régulation. Ce code ne se limite pas uniquement à la définition de règles, mais inclut également des mécanismes de contrôle complexes qui ont été mis en place pour assurer que chaque étape du processus de passation des marchés soit surveillée de près. Il est important de se poser des questions essentielles sur ces mécanismes de contrôle : comment garantissent-ils la transparence, l’équité et l’efficacité dans la gestion et l’utilisation des fonds publics, qui sont des ressources précieuses pour la société? Issues de la transposition des directives élaborées par l’Union économique et monétaire Ouest-Africaine, les marchés publics sont désormais encadrés par un code qui non seulement respecte ces directives, mais qui s’aligne également sur les meilleures pratiques internationales reconnues dans le domaine. En outre, ces cadres normatifs, qui sont appliqués avec une rigueur et une exigence accrue, garantissent la régularité des procédures tout en assurant la conformité aux standards de gouvernance qui sont reconnus internationalement, renforçant ainsi la confiance du public dans la gestion des ressources publiques et la lutte contre la corruption.

« La Direction générale des marchés publics et des délégations de service public constitue un service central au sein du ministère de l’Économie et des Finances. Au niveau central, nous disposons d’une direction générale, tandis qu’au niveau régional et auprès des autorités contractantes, nous avons des cellules dédiées à la passation des marchés. La mission primordiale consiste en la revue préalable des procédures de passation et d’exécution des marchés publics », a déclaré Soïbou Mariko, Directeur général des marchés publics et des délégations de services publics au Mali. « Précisément, la direction générale des marchés publics approuve des plans de passation de marchés et valide des dossiers d’appels d’offres, y compris des dérogations accordées aux autorités contractantes sur leur demande, assure le suivi des marchés et la réception. Nous contribuons également à la formation des acteurs de la commande publique et à la rédaction des textes. Tout cela est réalisé à travers un code des marchés publics, qui est un décret de 2015, et résulte de la transposition des directives de l’UEMOA », a précisé Soïbou Mariko de la DGMP-DSP. Adapté aux réalités et aux besoins actuels, ce code repose sur des principes fondamentaux tels que la transparence, l’équité et la libre concurrence, qui sont essentiels pour établir un cadre de confiance et de loyauté dans les interactions économiques. Ce texte ne constitue pas seulement une simple législation, mais plutôt un rempart solide contre les pratiques frauduleuses qui peuvent nuire à la justice sociale et à l’intégrité des systèmes; il affirme également une volonté manifeste de prévenir toute forme de corruption dans la gestion des deniers publics, ce qui est crucial dans le cadre d’une démocratie saine.

Selon Soïbou Mariko, un expert reconnu dans ce domaine, « il y a des principes qui sont dégagés, bien établis et clairement définis. La direction des marchés publics, par son rôle de surveillance, effectue un contrôle à priori qui est fondamental. Cela voudrait dire que tous les dossiers sont soumis à la délégation des marchés publics, qui est chargée d’examiner minutieusement leur conformité avec le code des marchés en vigueur. Ce code édite également des mesures précises visant à garantir la transparence ainsi que l’égalité des traitements entre tous les candidats, permettant ainsi à chaque participant d’avoir une chance équitable de réussir. En imposant ces règles, on s’assure que les principes qui gouvernent les procédures, tels que l’égalité des traitements et la transparence des processus, ainsi que tous les autres éléments qui les accompagnent, puissent être strictement respectés, consolidant ainsi la confiance du public dans l’administration des fonds publics et la réalisation des projets d’intérêt communal. »


« Dès que ces processus sont respectés, la publication est faite correctement où les dérogations sont motivées conformément à la réglementation. Nous pensons que c’est déjà un pas important dans le cadre de la lutte comme de la corruption, comme nous agissons en amont », a-t-il témoigné. Dans cette dynamique constante de modernisation, où l’efficacité est devenue un impératif, la direction générale des marchés publics a récemment franchi un cap décisif, marquant ainsi une avancée significative. Elle a su développer une application innovante dédiée à la dématérialisation des procédures administratives, ainsi qu’un outil novateur qui simplifie non seulement les démarches pour les utilisateurs, mais renforce également la traçabilité des opérations et réduit considérablement les délais de traitement. Cette digitalisation représente une étape majeure et transformative, rendant ainsi l’administration non seulement plus performante, mais également beaucoup plus accessible pour les citoyens et les entreprises.

« L’outil utilisé au sein de la direction générale des marchés publics, ainsi que par les différentes délégations des services publics, est désigné sous le nom de « système intégré de gestion des marchés publics » (SIGMAP). C’est une application que nous exploitons activement, mais il est crucial de souligner que son déploiement se déroule en deux phases distinctes, chacune ayant son propre objectif et impact. La première phase consiste à établir une interconnexion efficace entre les divers services de l’administration, ce qui vise à garantir une fluidité et une cohérence dans les interactions. La seconde phase consistera alors à mettre en œuvre une plateforme opérationnelle qui permettra d’effectuer les soumissions aux appels d’offres de manière transparente et efficace à travers le système. Mais pour le moment, c’est la première phase qui est en cours, la connexion entre les différents services plus du de l’Etat pour que les échanges entre les services publics puissent se faire de façon électronique. Mais dès que cette phase là est maitrisée, nous allons passer à la seconde phase qui est la soumission des offres  en ligne »

Conformément aux idées reçues qui circulent sur le sujet, il est crucial de préciser que la direction générale des marchés et des délégations des services publics ne doit pas être considérée comme un simple organe de répression étatique. En réalité, sa mission première et fondamentale est d’encadrer, de conseiller et de veiller attentivement à la conformité des diverses procédures administratives relatives aux marchés publics. Cela implique un rôle de guidance qui s’étend à l’accompagnement des différents acteurs impliqués, afin de garantir une compréhension claire et exhaustive des régulations en vigueur. Toutefois, dans les situations où des défaillances sont constatées dans l’exécution des marchés, cette autorité peut intervenir de manière proactive, non pas pour punir, mais plutôt pour préserver l’intérêt général et assurer que les ressources sont utilisées de manière efficace et éthique.

Dans ce contexte, il convient de souligner qu’il existe des acteurs majeurs dans ce domaine, notamment la direction générale de marchés publics, qui se voit attribuer la mission essentielle de contrôler un large éventail de procédures. Cependant, il est important de noter qu’il y a également une autre entité clé, l’autorité de régulation des marchés publics, dont la mission, à son tour, est de réguler l’ensemble du secteur tout en assurant un cadre propice à la résolution des différends qui peuvent survenir entre les différents protagonistes engagés dans des contrats publics. En ce qui concerne les sanctions, celles-ci sont généralement imposées à un niveau plus élevé, celui de l’autorité des régulations des marchés publics, qui possède les prérogatives nécessaires pour infliger des mesures correctives. Malgré cela, il est à noter que les entreprises qui se révèlent défaillantes dans leurs obligations contractuelles peuvent, et sont souvent, sanctionnées pour leurs manquements. Ainsi, comme l’a expliqué Soïbou Mariko, il est essentiel de comprendre que ces mécanismes visent à maintenir une certaine discipline tout en promouvant un environnement commercial juste et compétitif.

« D’abord, si c’est en cours de marchés, soit vous êtes en retard  des pénalités de l’Etat qui sont prévues par les textes, ou vous êtes défaillants, on peut conduire à la résiliation du marché. Mais si c’est des fautes qui ont été commises, maintenant l’autorité de régulation peut se statuer là- dessus et prononcer des sanctions qui peuvent aller jusqu’à l’exclusion de l’entreprise dans les soumissions au marchés Publics pendant des durées bien définies par la réglementation », laisser entendre Soïbou Mariko, Directeur Général des marchés publics. Au cœur des actions publiques qui sont essentielles au bon fonctionnement de notre société, les marchés publics jouent un rôle central et stratégique dans le développement et l’optimisation des services offerts aux citoyens. En effet, ces contrats, qui englobent des projets variés allant de la construction d’infrastructures aux services publics, conditionnent de manière significative la réalisation de grands ouvrages, la qualité des prestations et la mise en œuvre efficace des politiques nationales. 

Pour illustrer cet aspect, en prenant l’année 2024 comme exemple, il est impressionnant de noter qu’il y a eu plus de 6000 marchés passés, ce qui témoigne de l’ampleur considérable des ressources mobilisées, comme l’a souligné le Directeur Général Mariko. « Les marchés publics constituent le cœur des actions publiques », a-t-il affirmé avec conviction, souligne l’impact significatif des décisions prises par les autorités en matière de budget et d’investissement. « L’essentiel du budget, le bon fonctionnement de nos services et les investissements nécessaires font tous l’objet de ces marchés, et à partir du moment où il n’y a pas de processus de marchés clairs et rigoureux, la question de l’approbation de l’État ne se pose même pas. » Il a également ajouté de manière emphatique, « nous n’attribuons pas de marchés. Nous sommes comme des arbitres dans le cadre de ces processus », une déclaration qui révèle la responsabilité cruciale de son rôle dans la transparence et l’intégrité des marchés publics. En effet, « l’autorité contractante exprime ses besoins et nous envoie les dossiers, et nous veillons à examiner la régularité de chaque dossier, conformément au code des marchés publics, afin d’assurer que chaque étape est conforme aux normes établies. »

À l’image d’un arbitre vigilant et impartial dans une compétition intense, la direction générale des marchés publics joue un rôle crucial en veillant scrupuleusement au respect des règles établies à chaque étape du processus. Son intervention commence dès la phase de passation des marchés, où chaque détail est scruté avec attention, et se prolonge tout au long de l’exécution des contrats ainsi que des délégations de services publics accordées. Cela implique non seulement une supervision rigoureuse, mais aussi un engagement constant à maintenir l’intégrité du système. En effet, l’action de cette direction ne se limite pas à faire respecter des normes; elle s’inscrit dans une ambition plus large visant à promouvoir la bonne gouvernance.

Notons qu’à travers ses efforts, elle aspire à contribuer de manière significative à la réduction de la pauvreté et à soutenir un développement durable et inclusif, qui est d’une importance vitale pour l’avenir du Mali. Ce travail exemplaire traduit une vision à long terme, où le respect des règles et la transparence sont des piliers essentiels pour bâtir une société plus équitable et prospère.

Daouda Bakary KONE

Égypte : l’État promeut l’oléoduc SUMED comme solution de rechange face aux tensions persistantes au Moyen-Orient

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Egypte, les autorités conscientes des enjeux économiques et stratégiques, proposent une solution prometteuse : l’utilisation du pipeline SUMED pour faciliter efficacement l’acheminement de pétrole saoudien vers l’Europe.

Cette décision intervient face aux perturbations majeures et préoccupantes engendrées par la nouvelle guerre qui se déroule actuellement au Moyen-Orient, une région déjà marquée par des conflits complexes et des tensions géopolitiques persistantes,

Selon des informations précieuses et récemment relayées le 3 mars par Pipeline Journal, Le Caire met en avant cette infrastructure comme une voie de transit incontournable et potentiellement avantageuse pour du brut expédié depuis l’Arabie saoudite. L’oléoduc SUMED, qui joue un rôle crucial dans le transport de pétrole à travers la région, traverse l’Égypte entre le terminal d’Ain Sokhna, situé sur la mer Rouge, et celui de Sidi Kerir, qui se trouve sur la côte méditerranéenne, témoignant ainsi de l’importance stratégique de cette route.

Dans la configuration envisagée par les experts et les décideurs impliqués dans ce projet, le pétrole chargé au port saoudien de Yanbu, situé sur la côte ouest du royaume, serait tout d’abord transporté par de grands pétroliers jusqu’au terminal d’Ain Sokhna. Une fois arrivé dans ce terminal clé, le brut serait ensuite transféré dans le pipeline avant d’être pompé vers la Méditerranée sur une distance impressionnante d’environ 320 kilomètres, jusqu’à atteindre Sidi Kerir, près de la ville d’Alexandrie, renforçant ainsi le rôle significatif de l’Égypte en tant que plaque tournante énergétique dans cette partie du monde.

Selon les données techniques disponibles et les informations émanant de sources industrielles fiables, l’infrastructure sophistiquée exploitée par l’Arab Petroleum Pipelines Company possède une impressionnante capacité de traitement, évaluée à environ 2,5 millions de barils par jour, faisant ainsi de cette entreprise un acteur clé dans le domaine du transport de pétrole. Cette société est détenue par un consortium diversifié et international, réunissant des partenaires influents et stratégiques tels que l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar, démontrant ainsi l’importance de la coopération régionale dans le secteur énergétique.

D’après les informations rapportées par le journal économique Asharq Al-Awsat, l’oléoduc en question est déjà en activité et joue un rôle crucial dans le transfert de brut depuis la région du Golfe vers la Méditerranée, particulièrement lorsque certains pétroliers dépassent la capacité limite du canal de Suez, ce qui souligne la nécessité d’itinéraires alternatifs pour assurer la continuité des échanges commerciaux. Cette proposition intervient dans un contexte géopolitique tendu et complexe, où des tensions persistantes perturbent considérablement le transport maritime dans la mer Rouge, une voie stratégique et essentielle pour les échanges énergétiques entre le Moyen-Orient et l’Europe, reliant ainsi des régions vitales de consommation et de production d’énergie.

Depuis la fin de l’année 2023, plusieurs navires marchands ont été pris pour cible dans cette zone par les rebelles houthis du Yémen, ajoutant une dimension de danger supplémentaire pour les opérations maritimes. Ces attaques audacieuses ont spécifiquement visé des bâtiments transitant près du détroit de Bab el-Mandeb, un passage stratégique et crucial qui relie l’océan Indien au canal de Suez, soulignant ainsi les risques significatifs associés à la navigation dans cette région instable. Selon des rapports d’actualités publiés par Reuters, ces incidents préoccupants ont conduit à une série d’alertes et à des répercussions majeures sur le transport maritime, ajoutant un niveau d’incertitude qui pourrait influencer les décisions stratégiques des pays impliqués dans le commerce de l’énergie.

Certaines entreprises ont ainsi choisi de détourner leurs navires autour du cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique, une décision qui s’inscrit dans un contexte géopolitique complexe et en constante évolution. Cette option, bien qu’elle puisse sembler une solution logique face à des perturbations maritimes, rallonge de plusieurs milliers de kilomètres les trajets reliant l’Asie et le Moyen-Orient aux marchés européens. Cela a pour effet d’augmenter considérablement non seulement les coûts de transport, en raison du carburant supplémentaire nécessaire pour parcourir cette distance prolongée, mais aussi les délais d’acheminement, ce qui peut perturber les chaînes d’approvisionnement déjà fragiles.

Notons que cette alternative maritime, bien que potentiellement plus sûre dans un climat d’incertitude, impose aux entreprises de repenser leurs stratégies logistiques tout en tenant compte des attentes de leurs clients en matière de rapidité et d’efficacité.

Mariam KONE

‎Chine/Afrique 2026 : l’année des échanges culturels et humains sino-africains

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)-Selon le professeur Yoro Diallo, Chercheur Principal et Directeur du Centre d’Etudes Francophones, le contexte de la consécration de « 2026, Année des Echanges Culturels et Humains Sino-africains », nous invite à revisiter un des chapitres importants des relations qui ne constituent pas un q récent.

‎De l’Antiquité à nos jours, les échanges entre la Chine et l’Afrique ont façonné une longue et riche histoire, faite d’échanges commerciaux, culturels, humains et diplomatiques. Ces interactions ont bâti le socle d’une compréhension mutuelle, d’une dynamique économique, et d’une solidarité agissante. Leur intensité a évolué au fil des époques témoignant d’une continuité remarquable et d’une amitié profonde et pragmatique.

‎Les premiers échanges entre la Chine et l’Afrique remontent à l’époque de la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.). A partir du septième (7ème) siècle, sous la dynastie Tang, à la faveur de l’importance croissante des routes maritimes, des produits chinois tels que la porcelaine et la soie arrivent sur la Côte Est de l’Afrique. Des produits Africains tel que l’ivoire et des animaux exotiques parviennent en Chine. Au début du quinzième (15ème) siècle, sous la dynastie Ming, les expéditions maritimes de l’amiral Zheng He marquent une période emblématique des échanges directs entre la Chine et l’Afrique. Entre 1405 et 1433, ce grand navigateur surnommé le « surfer des mers » dirige plusieurs expéditions maritimes atteignant la côte Est du Continent Africain, couvrant l’actuelle Tanzanie et le Kenya.

‎D’une envergure diplomatique, l’objet de ces voyages étaient de découvrir, mais aussi de diffuser le prestige impérial chinois et établir des relations d’amitié entre la Chine et les régions visités. Au dix-neuvième (19ème) siècle, affaiblie par les guerres de l’opium et les pressions coloniales, la Chine, traverse une période difficile, tandis que l’Afrique subit la barbarie de la colonisation européenne. L’expérience commune de dominations étrangères et d’humiliation façonne le destin commun Chine-Afrique.

‎Dès la fondation de la République Populaire de Chine en 1949, sous la direction du Parti Communiste Chinois, la Chine nouvelle adopte une politique de solidarité agissante avec les mouvements de libération en Afrique. En 1955, la conférence de Bandung (Indonésie) pose un jalon important dans les échanges entre la Chine et les pays Africains nouvellement indépendants ou en voie de l’être. De cette conférence émergence un esprit de coopération « Sud-Sud » fondé sur la solidarité entre pays du « tiers-monde ». Les années1960 -1980, marquent un tournant dans les échanges économiques, commerciaux, cultuels, humains, techniques et politiques entre la Chine et l’Afrique. Fidèle à son engagement initial, la Chine aide ses amis Africains à réaliser des projets emblématiques, dont la grande ligne internationale de chemin de fer Tanzanie-Zambie (TAZARA).

‎La création du Forum sur la Coopération Sino-africaine (FOCAC) en 2000 structure institutionnellement les relations entre la Chine et les États africains et engage lesdites relations sur la voie du renouveau. Quelques années plus tard, la Chine devient le premier partenaire commercial de l’Afrique. Au-delà de l’économie et du commerce, les deux parties accordent une place prépondérante aux échanges culturels et humains. Des dizaines de milliers de jeunes africains poursuivent leurs études en Chine grâce à des bourses offertes par le Gouvernement Chinois. Des programmes de formation professionnelle et technique sont mis en œuvre à l’intention des cadres administratifs, des enseignants, des techniciens des pays africains dans tous les domaines du développement. Les échanges entre médias Chinoiset Africains, la formation de journalistes participent à une meilleure compréhension mutuelle Ces initiatives favorisent le transfert de compétences et la création de réseaux professionnels durables entre les deux parties.

‎Les échanges culturels se sont également intensifiés à travers l’apprentissage des langues. Des Instituts Confucius sont créés dans plusieurs universités africaines promouvant la culture chinoise Des langues africaines sont enseignées en Chine. L’intérêt des chinois pour les cultures africaines progresse à travers des festivals, des expositions artistiques et des semaines culturelles africaines organisées dans de grandes villes de Chine. Des entrepreneurs et travailleurs chinois s’installent dans de nombreux pays africains. On observe une présence africaine croissante en Chine, notamment dans des villes comme Guangzhou et Yiwu, où se sont constituées des communautés africaines dynamiques.

‎Ces migrations favorisent des échanges interculturels et humains, des transferts de savoirs et des dynamiques culturelles multiples. Comprendre ces échanges dans leur évolution aide à mieux saisir les enjeux actuels et les perspectives d’avenir d’un partenariat qui redessine les équilibres dans les relations internationales. La dimension humaine des échanges entre la Chine et l’Afrique s’est également illustrée dans le domaine de la santé. Depuis les années 1960, la Chine envoie des équipes médicales en Afrique. Le FOCAC a contribué à renforcer cette coopération, notamment par la construction d’hôpitaux, la formation de personnels médicaux, l’envoi de matériel sanitaire et de médicaments en Afrique.

‎Les échanges culturels et humains entre la Chine et l’Afrique ont pris une place prépondérante dans les plans d’action adoptés conjointement lors des différents sommets du Forum sur la Coopération Sino-africaine. Ils se sont densifiés et diversifiés, contribuant activement à la construction d’un espace de dialogue interculturel inédit, qui redéfinit notablement les relations entre la Chine et l’Afrique dans le contexte du multilatéralisme. Des enseignements confucéens sur l’harmonie et la paix à la sagesse africaine notamment d’Ubuntu, « Je suis parce que nous sommes », les cultures Africaines et Chinoise partagent un message commun notant que « la paix, la coopération et la solidarité sont les véritables piliers du progrès humain ».

‎De nos jours, la célébration du Nouvel An chinois (appelée Fête du Printemps) dans de nombreux pays Africains témoignage éloquemment de la vigueur du dialogue culturel Sino-africain. Cette fête, la plus importante du calendrier chinois a lieu entre fin janvier et courant février, selon le calendrier lunaire. La célébration dure 15 jours et se termine par la Fête des Lanternes. Cette année 2026, « année des échanges culturels et humains sino-africains » coïncide avec l’année du cheval en Chine, le septième (7ème) signe du zodiaque chinois qui en compte douze (12). Le cheval représente la liberté, l’énergie, le mouvement, l’indépendance. C’est un signe associé à l’action, au voyage et au changement. Selon la tradition chinoise, une année du cheval est vue comme une période active, favorable aux nouveaux projets, aux changements et aux voyages, etc….

‎Les programmes « Cultures in Focus » sont devenus des moments significatifs des échanges culturels entre les deux parties. Les cultures chinoise et africaine sont mises en valeur par les programmes « Focus sur la culture chinoise » et « Focus sur la culture africaine ».  Dans le cadre de « La Culture Africaine à la Une », la Chine organise des événements culturels de grande envergure dans de nombreuses villes chinoises. Ces événements apportent incontestablement des contributions remarquables au renforcement de la compréhension mutuelle, à la consolidation d’une amitié pragmatique. Alors nous devons nous engager résolument dans l’esprit de la déclaration du Président Xi Jinping, je cite : « Nous devons accorder davantage d’importance aux échanges culturels entre la Chine et l’Afrique, renforcer la compréhension et la connaissance mutuelles entre les Chinois et les Africains, consolider le fondement social de la cause de l’amitié sino-africaine.

‎Les relations sino-africaines marquent une œuvre s’orientant vers l’avenir, œuvre qui a besoin des efforts inlassables des jeunes aux nobles aspirations de génération en génération. Les deux parties doivent pousser en avant les échanges entre les jeunes pour qu’ils ne manquent pas de successeurs dans l’œuvre de l’amitié sino-africaine ». Les Chinois et les Africains unissant leurs efforts dans le nouveau millénaire, les échanges culturels florissants entre la Chine et l’Afrique promettent de s’épanouir davantage ». Au regard de tensions et des volontés d’hégémonie sur la scène internationale, Chinois et Africains doivent exploiter la technologie et l’innovation pour amplifier leurs échanges culturels et humains, notamment par le biais de récits numériques, de l’apprentissage en ligne et d’échanges culturels virtuels qui rapprochent davantage les deux parties. /.


‎Prof. Yoro DIALLO
‎Chercheur Principal / Directeur du Centre d’Etudes Francophones
‎Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique
‎“2024 Chinese Government Friendship Award”
‎Institute of African Studies, Zhejiang Normal University,
‎CHINA

Sénégal : environ 6 millions d’euros de l’UE destinés à l’extension du service de Train Express Régional

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, un pays vibramment en développement où les infrastructures sont d’une importance capitale pour la croissance économique, le ministère des Transports a pris une initiative majeure en annonçant, le mercredi 4 mars 2026, l’obtention d’un financement supplémentaire conséquent de 6 millions d’euros, ce qui équivaut à environ 6,9 millions USD, destiné à soutenir la phase 3 de l’extension tant attendue du service de Train Express Régional (TER).

 Cette annonce fait suite à la visite officielle du commissaire européen aux Partenariats internationaux, Josef Síkela, qui a souligné l’importance de ce projet pour améliorer la mobilité et faciliter les déplacements entre les grandes villes sénégalaises. 

Cette enveloppe généreuse fournie par l’Union européenne s’ajoute aux 4 millions d’euros déjà mobilisés par l’Agence française de développement (AFD), témoignant ainsi d’un engagement solide et fort en faveur des infrastructures de transport au Sénégal.

Aussi , ces fonds précieux seront principalement utilisés pour financer les études techniques approfondies et les travaux préparatoires essentiels, garantissant ainsi le succès de cette nouvelle étape ambitieux et cruciale du projet, qui vise à améliorer significativement les services de transport public et à promouvoir un développement durable et inclusif.

Le chantier, qui revêt une importance cruciale pour l’avenir des infrastructures de transport au Sénégal, prévoit le prolongement du réseau ferroviaire jusqu’à la ville de Thiès. Ce projet ambitieux a pour objectif de renforcer l’intégration territoriale entre la capitale, Dakar, et l’intérieur du pays, contribuant ainsi à une meilleure connectivité des régions et facilitant les déplacements des populations. En effet, cette étape s’inscrit dans une stratégie plus large mise en place par les autorités sénégalaises, qui visent à consolider le Train Express Régional (TER) comme un pilier fondamental du transport urbain de masse. Ce développement vise également à réduire la domination des opérateurs privés dans le secteur du transport, dont les services ont été régulièrement critiqués pour être responsables de la récurrence des accidents de la route, mettant en péril la sécurité des usagers.

Pour rappel, la première phase de ce projet colossal a permis d’établir une connexion entre Dakar et Diamniadio, offrant une capacité initiale de 115 000 passagers par jour, ce qui a considérablement amélioré la fluidité du trafic et la qualité de vie des habitants. En parallèle, la seconde phase, qui est actuellement en développement, vise à relier directement la capitale à l’Aéroport international Blaise Diagne, avec une capacité impressionnante prévue de 300 000 voyageurs quotidiens. Il est à noter que la première phase est opérationnelle depuis décembre 2021, marquant ainsi une avancée significative dans le contexte des transports au Sénégal et ouvrant la voie à des améliorations continues dans la mobilité urbaine.

Au cours de près de quatre années d’exploitation, le Train Express Régional (TER) a su s’imposer avec force et détermination comme l’un des principaux moyens de transport en commun non seulement à Daker, mais aussi dans sa périphérie, permettant une mobilité accrue pour les habitants et les travailleurs de cette région dynamique. En effet, ce service de transport public a réussi à attirer un trafic impressionnant, pouvant atteindre jusqu’à 80 000 usagers par jour, témoignant ainsi de son efficacité et de sa popularité croissante parmi la population. En 2024, le réseau a enregistré un volume colossal de près de 23 millions de voyageurs, selon les données fournies par la Société d’Exploitation et de Maintenance du Train Express Régional (SETER), l’opérateur hautement responsable de l’exploitation et de la maintenance de ce service essentiel.

Notons que ce chiffre allant croissant reflète non seulement l’engagement des autorités envers l’amélioration des infrastructures de transport mais également l’adoption grandissante des alternatives de transport durable par les usagers, qui reconnaissent les avantages indéniables du TER dans leur quotidien.

Mariam KONE