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Iran : Mojtaba Khamenei nommé au poste de guide suprême

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En Iran, dans un moment charnière de l’histoire de la République islamique, Mojtaba Khamenei, qui est le fils du Guide suprême Ali Khamenei, a été officiellement désigné comme le nouveau Guide suprême par l’Assemblée des experts.

 Cet événement crucial marque une transition significative dans le leadership du pays, car Mojtaba Khamenei assume ainsi la fonction de troisième Guide du système politique qui a été mis en place en 1979, suite à la Révolution iranienne.

 Sa nomination pourrait influencer à la fois la politique intérieure et extérieure de l’Iran, et soulève des attentes tant au sein de la population que sur la scène internationale concernant l’orientation future du gouvernement et les relations diplomatiques de la République islamique.

Au Cameroun, à peine 45,9 millions USD investis par les particuliers dans les obligations d’État

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, l’investissement des particuliers dans les titres publics peine à s’installer, notamment sur le marché des valeurs du Trésor piloté par la BEAC, la Banque centrale des six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et République centrafricaine). Selon les données collectées sur ce marché au 31 janvier 2026, les particuliers camerounais ont investi 25,9 milliards de FCFA (environ 45,9 millions USD) dans les titres publics émis par les États, ce qui témoigne d’un intérêt encore frileux face aux opportunités que représente l’investissement public.

Ce chiffre, bien que significatif, soulève des interrogations quant à la confiance des particuliers camerounais vis-à-vis de ces placements, ainsi que sur leur compréhension des mécanismes du marché financier.

Le contraste est particulièrement frappant lorsqu’on le compare avec d’autres pays de la zone Cemac. Au Gabon — premier émetteur souverain de la Cemac — les particuliers ont souscrit une somme impressionnante de 71,7 milliards de FCFA, un montant proche de trois fois l’investissement des particuliers camerounais, selon les données officielles. Cette dynamique de souscription au Gabon souligne non seulement une plus grande appétence pour les investissements en titres publics, mais également une confiance plus marquée dans l’économie nationale et les institutions financières du pays. De même, sur la même période, les particuliers congolais ont injecté plus de 70 milliards de FCFA dans les titres publics émis dans la Cemac, soit là encore près de trois fois plus que leurs homologues du Cameroun, indiquant une tendance significative vers une participation active dans le financement public.

Le Tchad, par ailleurs, se distingue davantage. Dans ce pays, les investissements dans les titres publics semblent suivre une trajectoire similaire à celle du Gabon et du Congo, ce qui pourrait en faire un exemple de succès à suivre pour le Cameroun. Cette situation soulève des réflexions sur les facteurs économiques, politiques et sociaux qui influencent le comportement des investisseurs dans la région.

Au-delà de ces écarts nationaux notables, qui témoignent des différences marquées en matière d’investissement entre les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), il convient de souligner que les personnes physiques, c’est-à-dire les individus agissant en tant qu’investisseurs particuliers, demeurent une catégorie d’investisseurs marginale à l’échelle de toute la région CEMAC. À la fin du mois de janvier 2026, ces investisseurs individuels ne détenaient officiellement qu’un modeste 3 % des valeurs du Trésor en circulation, ce qui se traduit par un investissement global relativement faible, s’élevant à seulement 287,6 milliards de FCFA. 

En revanche, les acteurs institutionnels, tels que les compagnies d’assurance, les fonds de pension et autres entités similaires, se montrent sensiblement plus actifs sur le marché et contribuent de manière significative à la dynamique financière de la région. En effet, ces institutions ont réalisé des investissements impressionnants de l’ordre de 1 808,8 milliards de FCFA, ce qui représente un pourcentage considérable de 19,1 % de l’encours global durant la période analysée. Par ailleurs, il est intéressant de noter que les établissements de crédit non agréés, qui n’agissent pas en tant que spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), détiennent à eux seuls 13,7 % des titres disponibles sur le marché, représentant une valeur totale de 1 297,3 milliards de FCFA, soulignant ainsi l’importance de ces acteurs dans le paysage financier plus large de la CEMAC.

Depuis le lancement tant attendu du marché sous-régional des titres en décembre 2011, une initiative visant à dynamiser l’économie et à offrir de nouvelles opportunités d’investissement, les banques agréées, notamment les Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), continuent de jouer un rôle prédominant en tant que principaux investisseurs dans ce secteur structuré. Selon les données publiées par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), leurs portefeuilles de titres impressionnent avec un total qui atteint 5 973,6 milliards de FCFA à la fin du mois de janvier 2026, représentant ainsi une part significative de 63,2 % de l’encours global sur ce marché dynamique et en pleine évolution.

Cette domination manifeste des SVT s’explique en grande partie par leur réticence à céder les titres à d’autres catégories d’investisseurs, ce qui entraîne une augmentation automatique de leur exposition au risque souverain, un aspect qui mérite d’être examiné avec attention. Bien que cette stratégie puisse sembler prudente pour préserver leurs actifs, elle soulève des interrogations quant à la diversification du marché et à la création d’un environnement d’investissement plus inclusif. Il est également important de noter que, malgré cette prévalence, la réglementation en vigueur impose aux SVT une obligation d’animer le marché secondaire, leur demandant de céder chaque année au moins 30 % des titres publics qu’ils ont acquis sur le marché primaire, afin d’assurer la liquidité et de favoriser une dynamique favorable à l’ensemble des participants du marché.

Dans la pratique quotidienne des marchés financiers, ces intermédiaires, qui jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des échanges, privilégient souvent des cessions entre eux, au détriment non seulement des particuliers mais aussi d’autres institutions financières, ce qui leur permet de concentrer l’essentiel des titres dans leurs propres portefeuilles, réduisant ainsi la diversité des acteurs sur le marché. Ce phénomène préoccupant est notamment illustré par la hausse significative des transactions de pension livrée interbancaire, qui montrent une tendance à l’exclusion.

La pension livrée, qui est un mécanisme de financement sophistiqué et couramment utilisé dans le monde des finances, consiste à échanger essentiellement des titres négociables contre de la trésorerie pour une période déterminée, créant ainsi un système d’échange mutuellement bénéfique mais qui peut facilement être biaisé. D’après les chiffres officiels et les analyses des experts, en janvier 2026, les transactions par pension livrée sur le marché secondaire des titres publics ont atteint un impressionnant montant de 826,9 milliards de FCFA, soulignant l’importance croissante de ce mécanisme de financement. 

Notons que sur la même période, il est remarquable de noter que des titres d’une valeur de seulement 287 milliards de FCFA ont été cédés aux investisseurs, ce qui représente près de trois fois moins que les opérations de pension livrée. Cela indique non seulement une forte dominance des opérations entre intermédiaires, mais aussi une concentration de l’activité financière qui pourrait avoir des implications sur la liquidité du marché ainsi que sur l’accès des investisseurs individuels aux titres.

Daouda Bakary KONÉ 

Hydrocarbures : la Libye, principal fournisseur de pétrole brut pour l’Italie

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En 2025, la Libye a réussi à s’ériger en tant que premier fournisseur de pétrole brut pour l’Italie, marquant ainsi une étape significative dans ses relations commerciales et énergétiques. 

Selon des données détaillées relayées le mercredi 4 mars par l’agence italienne Nova et rapportées par le journal Libya Herald, le pays nord-africain a su livrer environ 13,4 millions de tonnes de brut au marché italien cette année-là, une performance qui témoigne de l’excellence de son secteur pétrolier. Ce volume impressionnant représente près d’un quart des importations totales de pétrole brut de l’Italie en 2025, soulignant ainsi la dépendance croissante de l’Italie vis-à-vis des ressources libyennes pour satisfaire ses besoins énergétiques. 

De plus, les données révèlent que la Libye se positionne favorablement dans le classement des fournisseurs de pétrole, devançant des pays comme l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et l’Irak. Cette situation témoigne non seulement de la reprise économique de la Libye, mais également de l’importance stratégique que revêt ce pays dans le paysage énergétique mondial, en particulier pour l’Europe.

Selon l’Energy Information Administration (EIA), l’Europe constitue depuis longtemps le principal débouché stratégique et commercial des exportations pétrolières libyennes, jouant ainsi un rôle fondamental dans l’économie libyenne. En effet, une grande partie du brut libyen est ainsi acheminée vers des raffineries situées alentour de la Méditerranée, où ce précieux carburant est transformé pour répondre aux besoins énergétiques croissants des pays européens. 

La proximité géographique entre les terminaux pétroliers libyens, qui sont souvent en plein essor grâce à des infrastructures modernes, et les ports italiens facilite effectivement ces flux maritimes et réduit les temps de transport, ce qui est un atout considérable dans le secteur de l’énergie, où la rapidité et l’efficacité sont parfois synonymes de prospérité économique.

En ce qui concerne l’Italie, ce pays occupe également une place centrale et emblématique dans l’industrie pétrolière libyenne, non seulement en raison de ses besoins en énergie, mais aussi grâce à des investissements significatifs et durables de la part du groupe énergétique italien Eni, qui est présent dans le pays depuis plusieurs dizaines d’années. 

Ce partenariat stratégique a permis à Eni de devenir l’un des principaux opérateurs étrangers influents dans le secteur des hydrocarbures libyens, contribuant ainsi à façonner les relations bilatérales entre l’Italie et la Libye tout en renforçant la position de l’Italie en tant qu’acteur clé sur le marché énergétique de la Méditerranée.

L’année 2025 marque par ailleurs la continuation et la poursuite de la dynamique de relance de ses activités de recherche d’hydrocarbures en Libye, après avoir traversé plusieurs années d’interruption qui ont eu un impact significatif sur le secteur énergétique du pays.

 Début octobre 2025, la compagnie pétrolière italienne Eni a ainsi décidé de reprendre avec détermination l’exploration offshore dans le bloc 4/16, qui est stratégiquement situé dans le nord-ouest du pays, en établissant un partenariat solide avec la National Oil Corporation (NOC), l’entreprise nationale libyenne fondée pour gérer l’exploitation des ressources pétrolières. La relance de ces travaux en mer intervient environ 6 à 12 mois après une initiative similaire menée à terre dans le bassin de Ghadamès, une région riche en ressources qui joue un rôle crucial dans l’économie libyenne. 

Notons que dans cette zone prolifique du Sud-ouest libyen, Eni s’inscrit dans un contexte où les autorités locales et nationales cherchent activement à accroître la production de pétrole, qui est actuellement évaluée à environ 1,4 million de barils par jour.

Pour rappel, cette stratégie est non seulement essentielle pour revitaliser l’économie libyenne, mais elle reflète également un besoin urgent d’améliorer les infrastructures pétrolières et de répondre à la demande croissante du marché mondial, tout en surmontant les défis rencontrés dans le passé.

Yaya KONÉ

Afrique : Hausse de 11,7 % du taux de croissance des compagnies aériennes en janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, le trafic passagers chez les compagnies aériennes a affiché une croissance remarquable et impressionnante au titre du mois de janvier 2026, s’établissant avec des chiffres significatifs à 11,7 % en glissement annuel, selon les récentes et précises statistiques fournies par l’IATA, qui est l’Association du Transport Aérien International.

 Cette avancée notable est également accompagnée d’une augmentation substantielle de la capacité globale des compagnies aériennes, qui a crû de 10,1 %, démontrant ainsi la volonté des transporteurs africains d’améliorer leurs services en réponse à la demande croissante.

 Parallèlement, le coefficient d’occupation a aussi progressé de 1,1 point, atteignant un taux de 77,4 %, ce qui illustre une gestion efficace de l’offre par rapport à la demande. Cette progression met en évidence une performance remarquable et encourageante pour l’ensemble de l’industrie aérienne africaine, dont le segment fret, qui n’est pas à négliger, a également enregistré une hausse significative de 18,2 % en janvier, témoignant de la vigueur de l’économie régionale.

En comparaison, l’Amérique latine, qui affiche une croissance similaire à celle de l’Afrique avec un flux de passagers en hausse de 11,4 %, montre que cette dynamique de croissance est en train de s’étendre à d’autres régions du monde. Cependant, la tendance observée dans les autres régions telles que l’Asie-Pacifique, l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient est modérée et moins dynamique. En effet, ces régions ont respectivement affiché des débits d’activités qui ont évolué de 4,4 %, 6,3 %, 3,4 % et 7,2 %, soulignant une disparité dans la reprise du trafic aérien.

À l’échelle mondiale, le trafic a ainsi augmenté de 3,8 %, ce qui met en lumière les défis que doivent relever certaines régions face à la reprise inégale de l’industrie aéronautique après les perturbations causées par les crises récentes. La dynamique globale observée en janvier présente toutefois un tableau de croissance faible selon les estimations fournies par l’IATA, ceci étant largement influencé par le décalage du Nouvel An lunaire, qui a été déplacé de janvier 2025 à février 2026. 

Ce changement dans le calendrier a un impact significatif sur le secteur, car traditionnellement, le Nouvel An lunaire est un moment où la demande connaît un pic notable, les familles se rassemblant et voyageant pour célébrer ensemble cette fête culturelle riche en traditions. Malheureusement, la comparaison des données d’une année sur l’autre a pour effet d’atténuer la demande de janvier 2026 par rapport aux périodes précédentes, entraînant ainsi une légère chute.

En dépit des incertitudes qui planent au-dessus du marché depuis le début du conflit armé entre les États-Unis et l’Iran, les indicateurs suggèrent qu’un ensemble de facteurs positifs pourrait jouer en faveur d’une forte croissance de la demande tout au long de l’année 2026. D’après les analyses des horaires de vol, par exemple, il est prévu qu’il y ait une augmentation notable de 5,2 % de la capacité mondiale de sièges d’ici le mois de mars, ce qui représenterait un niveau de croissance particulièrement élevé, le plus rapide que nous ayons observé depuis avril 2024. 

Cependant, les événements récents survenus durant le week-end ont généré une certaine incertitude concernant non seulement l’évolution du trafic aérien, mais aussi celle des coûts du carburant, qui demeurent des éléments cruciaux pour les compagnies aériennes. Dans l’attente d’une issue pacifique rapide à ces tensions, l’industrie espère un retour à la normalité qui pourrait permettre de relancer avec force cette dynamique jonchée d’opportunités.

Pour l’année 2026, l’Association internationale du transport aérien (IATA), un acteur clé et influent dans le secteur de l’aviation, anticipe en effet une augmentation notable du trafic aérien atteignant une hausse de 4,4 % par rapport à l’année précédente, 2025, ce qui signifierait un flux global prévu de 5,2 milliards de voyageurs dans le monde entier. Cette prévision optimiste s’inscrit dans un contexte où l’industrie mondiale de l’aviation affichait déjà une solide performance en 2025, marquée par une hausse impressionnante de 5,3 %, témoignant d’une reprise continue et de l’essor du voyage aérien à l’échelle planétaire. 

Notons que ce développement souligne non seulement la résilience du secteur face aux défis récents, mais également l’enthousiasme croissant des passagers pour explorer de nouvelles destinations après une période d’incertitudes.

Zangouna KONÉ 

Nigeria : le gouvernement alloue 7,2 millions USD pour combattre le VIH/Sida

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, le Federal Executive Council (FEC), l’organe exécutif supérieur du gouvernement fédéral, a approuvé un financement significatif s’élevant à 9,99 milliards de nairas, ce qui correspond à environ 7,2 millions de dollars. 

Ce financement est non seulement destiné à soutenir les efforts de traitement du VIH/sida, qui reste un véritable fléau de santé publique dans le pays, mais vise également à renforcer les capacités de prise en charge des patients atteints de cancer, une maladie qui a vu une augmentation préoccupante des cas ces dernières années.

Ces fonds vitaux ont été spécifiquement alloués à l’entreprise Fixing Health Care, qui se consacre à l’amélioration des systèmes de santé au Nigeria. Grâce à cette initiative, l’objectif principal est de garantir la gratuité du traitement du VIH/sida pour les personnes concernées, permettant ainsi à un plus grand nombre de patients d’accéder aux soins nécessaires sans frais prohibitifs. En outre, ce financement devrait jouer un rôle prépondérant dans le renforcement de la production pharmaceutique locale, en favorisant des partenariats entre une entreprise nigériane et une marque internationale reconnue. Cette collaboration pourrait potentiellement stimuler l’économie locale, tout en améliorant l’approvisionnement en médicaments et les capacités de fabrication du pays, contribuant ainsi à un cadre de soins plus durable et efficace pour les maladies à long terme.

Selon le ministre Nigérian de la santé, Dr Iziaq Salako, un point crucial a été abordé concernant la politique de santé publique du Nigeria, en particulier en ce qui concerne le soutien aux personnes vivant avec le VIH et le sida. « Nous savons que le Nigeria a pour politique de fournir gratuitement les médicaments aux personnes vivant avec le VIH et le sida. Plus tôt dans l’année, il y avait des inquiétudes sur une possible rupture de stock qui aurait pu compromettre l’accès aux traitements vitaux pour de nombreux patients. Cependant, je suis heureux d’annoncer qu’avec cette approbation récente, cette anxiété est dissipée, et nous sommes désormais en mesure de garantir un approvisionnement stable et continu en médicaments essentiels », a déclaré le ministre de la santé, soulignant ainsi l’engagement du gouvernement à veiller sur la santé de ses citoyens et à lutter efficacement contre cette épidémie persistante.

Par ailleurs, ce financement essentiel et tant attendu permettra non seulement de renforcer de manière significative les équipements de radiothérapie dans six centres de traitement du cancer disséminés à travers le pays, mais également de soutenir de manière proactive la formation continue et le perfectionnement du personnel médical, contribuant ainsi à l’amélioration globale de la qualité des soins offerts aux patients atteints de cette maladie. Ces dernières années, le Nigeria a réalisé des progrès notables et impressionnants dans la lutte contre le VIH/sida, un défi de santé publique crucial. Environ 87 % des personnes vivant avec le virus connaissent aujourd’hui leur statut sérologique, ce qui constitue un pas en avant considérable vers la sensibilisation et la gestion de la maladie. Parmi cette population, un impressionnant 98 % ont accès à un traitement antirétroviral, assurant une prise en charge efficace et régulière. De plus, 95 % des patients sous traitement ont réussi à atteindre une suppression de la charge virale, illustrant des avancées médicales et des stratégies de santé publique efficaces. Ces résultats montrent non seulement l’engagement du pays dans cette lutte, mais indiquent également que le Nigeria se rapproche progressivement des objectifs mondiaux ambitieux 95-95-95, qui visent à transformer la vie des personnes affectées par ce virus et à éradiquer le VIH/sida.

Malgré ces avancées significatives qui témoignent de l’engagement des professionnels de la santé et des institutions envers l’amélioration des systèmes de soins, plusieurs défis persistants demeurent préoccupants. En effet, des inégalités régionales marquées dans l’accès aux soins, notamment entre les zones urbaines prospères et les régions rurales ou défavorisées, soulignent l’urgence d’une action ciblée. De plus, le manque de personnel spécialisé, qui résulte souvent d’une mauvaise répartition des ressources et de l’attractivité limitée de certaines professions médicales, complique encore davantage la situation. 

Notons que les difficultés à assurer la continuité des services, en particulier dans les zones rurales ou enclavées, où les déplacements peuvent être ardus et la disponibilité des soins intermittente, continuent de freiner considérablement les efforts déployés pour garantir une prise en charge efficace et accessible à tous, quelles que soient les conditions géographiques ou économiques.

Korotoumou Sylla 

Kenya : les autorités et la  YOUNGJIN signent un accord pour la ligne 5 du service de transport en commun rapide par bus (BRT)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, dans un contexte où l’infrastructure de transport urbain joue un rôle capital dans le développement économique et social, la Kenya Urban Roads Authority (KURA), qui est l’organisme chargé de la gestion et de l’entretien des routes urbaines à travers le pays, a  annoncé un événement marquant pour l’avenir des transports à Nairobi. 

En effet, elle a signé un accord avec la coentreprise sud-coréenne YOUNGJIN Joint Venture, spécialisée dans la construction de systèmes de transport public modernes et durables, pour la réalisation de la ligne 5 du service de Bus Rapid Transit (BRT) de Nairobi. Cette signature est non seulement perçue comme un pas en avant significatif vers la mise en œuvre de cette phase stratégique de développement du BRT, mais elle souligne également l’importance de collaborer avec des entreprises internationales pour relever les défis d’infrastructure.

 Ce projet, pourtant, a été retardé pendant plusieurs mois à cause d’un litige judiciaire qui a surgi suite à une plainte de l’entreprise CK Solution Co Ltd. Cette dernière a signalé un manque de transparence concernant le processus d’attribution du marché, mettant ainsi en lumière des préoccupations sur la gouvernance et le respect des procédures d’appel d’offres dans le cadre de tels grands travaux.

La ligne 5 constitue une extension ambitieuse et très attendue du réseau de transport en développement depuis quelques années dans la zone métropolitaine en pleine croissance de Nairobi. Ce projet vise non seulement à moderniser le système de transport public, mais également à promouvoir des solutions de mobilité durables, fiables et efficaces pour l’ensemble des usagers. Selon les informations fournies par le ministère des Transports, cette initiative de grande envergure bénéficie d’un financement conséquent de 59 millions USD, octroyé par la Banque d’import-export de Corée, témoignant ainsi de l’intérêt international pour l’amélioration des infrastructures de transport au Kenya.

Les travaux prévoient la construction d’une section à deux voies d’une longueur totale de 10,5 km, qui inclura la réalisation de trois ponts sur la rivière, ainsi que de deux ponts routiers d’une longueur d’environ 1024 m et 323 m respectivement. En outre, la ligne comportera d’autres ouvrages d’envergure, tels que 13 stations soigneusement positionnées, de nouvelles passerelles pour piétons, des équipements électromécaniques modernes, et bien plus encore. Cette infrastructure est destinée à transformer radicalement la mobilité dans la région, avec pour objectif de réduire les embouteillages chroniques, d’accélérer les temps de trajet des usagers et de renforcer considérablement la connectivité dans la zone concernée, ce qui est essentiel pour le développement économique et social de la métropole.

Le réseau de bus à haut niveau de service, qui a été soigneusement conçu pour offrir une solution efficace et rapide aux déplacements urbains, complète de manière significative d’autres services de transport en commun, tels que les lignes ferroviaires à écartement standard (SGR) qui parcourent la ville de Nairobi. Ce réseau de bus a été mis en place dans le but de réduire de façon efficace le nombre croissant de véhicules utilitaires qui encombrent les routes de cette métropole dynamique, ainsi que de diminuer la domination des matatu, ces minibus souvent surpeuplés et opérés par des acteurs privés, qui peuvent contribuer à la pollution et aux embouteillages.

 Cependant, malgré ces efforts apparents pour améliorer la situation des transports publics, l’offre publique de transport demeure insuffisante, selon des rapports de la presse locale, ce qui pose un défi considérable pour la décongestion des routes dans la capitale kényane. Nairobi, qui est le foyer d’une population florissante d’environ 5,5 millions de personnes d’après des données fournies par World Population, fait face à des problèmes de circulation routière qui semblent s’aggraver au fil du temps, rendant ainsi la nécessité d’une amélioration rapide et efficace des infrastructures de transport encore plus urgente.

Moussa KONÉ 

Afrique : la BEI s’apprête à mobiliser 1,16 milliard USD pour appuyer les initiatives en énergies renouvelables

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, le groupe de la Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé le mercredi 4 mars son engagement ambitieux à fournir plus de 1 milliard d’euros, ce qui équivaut à plus de 1,16 milliard de dollars, de financements destinés à soutenir divers projets d’énergie renouvelable en Afrique subsaharienne

Cette initiative fait partie intégrante du programme « Mission 300 », qui vise à étendre l’accès à l’électricité à pas moins de 300 millions de personnes à travers le continent d’ici l’année 2030. Cet engagement significatif a été révélé par la présidente du groupe, Nadia Calviño, lors de la 4e édition du Forum annuel de l’institution, un événement marquant qui se tenait à Luxembourg, réunissant des leaders économiques et des décideurs de divers secteurs.

Les financements prévus pour ce projet important devraient être déployés par l’intermédiaire de BEI Monde, la branche de la BEI spécialisée dans le renforcement de l’impact des partenariats internationaux et du financement du développement durable. Ces fonds soutiendront une variété de projets, dont des centrales hydroélectriques et solaires à la fois à grande et à petite échelle, ainsi que des parcs éoliens et des réseaux de transport d’électricité, le tout en alignement avec les priorités du programme « Global Gateway », qui a pour objectif d’améliorer l’infrastructure et l’innovation en matière d’énergie sur le continent africain. Cette initiative représente un pas en avant crucial pour répondre aux besoins croissants d’électricité en Afrique, tout en favorisant le développement durable et les énergies propres.

« Près de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont pas encore accès à l’électricité. Alors que certains construisent des murs, nous construisons des ponts en soutenant les partenariats internationaux et les solutions gagnant-gagnant pour un monde plus pacifique, plus stable et plus prospère », a déclaré Nadia Calviño à l’issue d’une rencontre avec les dirigeants la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), deux  entités qui mènent conjointement l’initiative Mission 300 avec l’appui des gouvernements, d’autres institutions financières et du secteur privé.

Selon le président de la Banque Africaine de Développement, « L’engagement d’un milliard d’euros de la BEI incarne précisément le partenariat nécessaire à Mission 300, consolidant ainsi notre plateforme en une période cruciale. Le groupe de la Banque Africaine de Développement est honoré de se tenir aux côtés de la Banque Européenne d’Investissement et de nos partenaires pour métamorphoser cette ambition en connexions concrètes sur le terrain », s’est réjoui le président de la BAD, Sidi Ould Tah.

Lancée officiellement en janvier 2025 durant le très attendu Sommet africain de l’énergie de Dar es-Salaam, qui s’est tenu en Tanzanie, l’initiative ambitieuse intitulée Mission 300 vise à transformer et à accélérer considérablement l’électrification sur l’ensemble du continent africain. 

Cette initiative se concentre tout particulièrement sur l’expansion et le développement de systèmes d’énergies renouvelables décentralisés, une approche qui inclut des solutions telles que les mini-réseaux, qui sont des systèmes de distribution d’énergie plus petits et plus flexibles, et les unités solaires autonomes, qui offrent une source d’énergie durable et fiable, indépendamment du réseau électrique central. 

De plus, Mission 300 met un point d’honneur à connecter un maximum d’usagers au réseau électrique existant, cherchant ainsi à réduire les inégalités d’accès à l’énergie et à promouvoir un avenir énergétique durable et inclusif à travers le continent.

Abdoulaye KONÉ 

Au Mali, l’État va allouer un crédit de 433,783 milliards de FCFA aux diverses collectivités territoriales en 2026

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Général Abdoulaye Maiga, Premier Ministre du Mali

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans le cadre de l’initiative de décentralisation budgétaire qui vise à renforcer l’autonomie des collectivités territoriales et à améliorer la gestion des ressources locales, les autorités compétentes ont établi un plan ambitieux pour transférer aux différentes collectivités un crédit considérable s’élevant à 433,783 milliards FCFA, ce qui correspond à environ 768,7 millions USD, pour l’année 2026.

Ce montant significatif témoigne de l’engagement du gouvernement à soutenir le développement régional et à donner aux collectivités les moyens financiers nécessaires à la réalisation de leurs projets. Il est intéressant de noter que ce montant avait initialement été fixé à 432,554 milliards FCFA pour l’année 2025, avant d’être finalement révisé à la baisse pour atteindre 412,537 milliards FCFA. 

Ainsi, les transferts budgétaires prévus pour 2026 représentent une part substantielle de 15,84 % des recettes budgétaires, illustrant non seulement l’importance de cet effort de décentralisation, mais aussi son impact sur les dépenses publiques et le développement socio-économique du pays.

C’est pourquoi, dans une démarche significative et soigneusement réfléchie, le gouvernement a adopté plusieurs textes juridiques portant création d’une nouvelle Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales, communément désignée comme ANICT. Cette décision, cruciale pour le paysage administratif local, a été prise à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu le mercredi 4 mars et répond à une volonté manifeste de réorganiser le système de financement et de gestion du développement local, souvent perçu comme étant en désaccord avec les besoins réels des collectivités.

La nouvelle agence, qui est censée jouer un rôle pivotal dans la dynamisation de l’investissement local, aura notamment pour missions de gérer les subventions destinées aux investissements des collectivités territoriales, d’avoir la responsabilité de garantir certains prêts contractés par ces entités, et d’apporter un appui technique essentiel au service chargé du contrôle des associations et fondations.

Selon le compte rendu détaillé du conseil ministériel, cette réforme stratégique survient dans un contexte de faibles performances et d’inefficacité des Agences de Développement régional, qui n’ont pas réussi à répondre adéquatement aux aspirations de développement des collectivités. Les missions précédemment attribuées à ces structures seront désormais intégrées à la nouvelle ANICT, avec l’objectif stratégique et ambitieux d’améliorer l’efficacité globale de la gestion des investissements publics au niveau local, favorisant ainsi un cadre propice à la croissance et à l’épanouissement des communautés.

« La faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité », précise la note, mettant en lumière des enjeux cruciaux qui nécessitent une attention particulière.

En effet, l’absence de mécanismes de surveillance adéquats permet à certaines organisations de fonctionner en marge des lois en vigueur, ce qui peut avoir des répercussions néfastes sur la sécurité économique et sociale. Les nouvelles régulations, quant à elles, précisent ainsi les modalités de contrôle administratif de ces organisations, instaurent des conditions d’intervention plus strictes et introduisent l’obligation pour ces structures de contribuer financièrement au financement du développement, ce qui témoigne d’une volonté renforcée d’encadrer leurs activités afin de garantir qu’elles opèrent de manière responsable et bénéfique pour la société tout en minimisant les risques associés. Ces mesures visent à promouvoir une culture de transparence et à renforcer la confiance du public dans ces entités, essentielles au tissu social et à la dynamique du développement communautaire.

Cette initiative survient dans un environnement complexe et délicat, marqué par une crise sécuritaire qui perturbe profondément la vie quotidienne et affecte l’ensemble du pays, principalement liée aux violences jihadistes qui sèment la peur et l’instabilité au sein de la population.

 En outre, le Mali fait face à des contraintes budgétaires sévères, qui compliquent davantage la possibilité de mettre en œuvre des projets visant à améliorer la situation économique et sociale. Dans ses dernières analyses approfondies, le Fonds monétaire international (FMI), par l’intermédiaire de rapports détaillés, souligne avec insistance la nécessité pour le Mali de renforcer significativement la discipline budgétaire ainsi que la transparence au sein des institutions publiques. Ces mesures sont jugées cruciales pour améliorer l’efficacité des processus de décentralisation ainsi que du développement local dans le pays, qui souffre d’une organisation administrative inefficace.

L’institution financière internationale estime par ailleurs que la croissance économique du pays, bien qu’encadrée par des défis considérables, reste prometteuse et encourageante, avec une progression moyenne attendue d’environ 5 % sur la période 2025 – 2027, ce qui pourrait signifier de meilleures opportunités pour les citoyens. Toutefois, cette dynamique de croissance dépendra en grande partie de la stabilité politique, qui est essentielle pour établir un climat favorable aux investissements et à la coopération. 

Notons qu’une meilleure gestion des finances publiques sera également indispensable pour garantir que les ressources sont utilisées de manière efficace et responsable. Le FMI insiste notamment sur l’importance cruciale d’encadrer soigneusement les transferts financiers vers les collectivités territoriales, de renforcer les capacités des gestionnaires locaux afin qu’ils puissent gérer ces ressources avec compétence, et de mettre en place des mécanismes de contrôle rigoureux pour prévenir tout risque de détournements ou de corruption, qui pourrait compromettre tous les efforts de développement.

Daouda Bakary KONÉ 

Nigeria : le trafic portuaire a atteint 129,3 millions de tonnes en 2025, enregistrant une un hause de 24,8 %

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, les ports nigérians ont joué un rôle crucial dans le commerce international, traitant un impressionnant volume de 129,3 millions de tonnes de marchandises en 2025, une augmentation significative par rapport aux 103,6 millions de tonnes enregistrés en 2024

Ainsi, cela représente une hausse remarquable de 24,8 %, un chiffre qui illustre le dynamisme et l’efficacité croissante des infrastructures portuaires du pays, selon des données attribuées par la presse locale à l’Autorité portuaire nationale (NPA). Dans cette dynamique commerciale, les exportations ont constitué une part importante du trafic total, représentant environ 39 % de celui-ci, tandis que les importations ont continué à dominer les volumes de fret, atteignant une part de 59,2 %. Parallèlement, le transbordement a également contribué au volume global, mais dans une proportion plus modeste de 1,8 %, reflétant le paysage complexe de l’échange commercial.

De plus, le trafic de conteneurs a affiché une progression notable, avec une augmentation significative de 25,7 %, portant le volume total à plus de 2,1 millions d’équivalents vingt pieds (EVP). Cette évolution impressionnante est en grande partie alimentée par une hausse spectaculaire de 32,8 % des conteneurs à l’importation, témoignant de la demande croissante de biens et de services à l’intérieur du pays. Les volumes de conteneurs à l’exportation, quant à eux, ont également montré un léger progrès de 3,1 %, ce qui est encourageant dans le cadre de l’effort général d’augmentation des exportations nigérianes. Le segment du transbordement a enregistré une forte croissance exceptionnelle, avec une augmentation stupéfiante de 205,8 %, traduisant une à la fois l’essor des échanges internationaux et le développement stratégique des infrastructures portuaires, qui répondent ainsi aux besoins d’un marché en constante évolution.

En termes de structure du trafic maritime, les marchandises en vrac demeurent indéniablement dominantes, représentant une part significative de 54,7 % des volumes totaux traités dans nos ports. Cette catégorie de fret, qui inclut des ressources naturelles comme le pétrole et les minéraux, joue un rôle crucial dans l’économie nationale en facilitant les échanges commerciaux avec d’autres pays. D’autre part, le fret conteneurisé, qui est également essentiel pour le commerce moderne, constitue à lui seul 24 % du trafic global, témoignant de la demande croissante pour des produits spécifiques nécessitant un conditionnement soigné.

L’analyse par plateforme révèle également le poids croissant du port de Lekki, qui, dans un contexte de développement portuaire, concentre à lui seul 40,6 % des volumes manutentionnés. Ce port, grâce à ses infrastructures modernes et sa gestion efficace, est devenu un point névralgique pour le transit maritime dans la région. 

En revanche, les ports d’Onne et d’Apapa suivent, mais à distance, avec des parts respectives de 19,1 % et 16,7 %, ce qui souligne l’importance à la fois de ces infrastructures et des défis auxquels elles doivent faire face dans un environnement commercial en constante évolution.

Par ailleurs, l’activité maritime s’est intensifiée de manière significative, avec une augmentation du nombre total d’escales de navires qui a progressé de près de 12 %, pour atteindre un impressionnant total de 4 477 escales. Cette tendance est le reflet d’un renforcement de l’intégration des plateformes nigérianes dans les réseaux du commerce maritime international, consolidant ainsi la position du Nigeria en tant qu’acteur clé dans la logistique maritime. Cependant, cette dynamique de croissance, bien que positive, accentue la pression sur certaines infrastructures portuaires déjà éprouvées. 

Notons que les ports d’Apapa et de Tin Can Island, qui sont déjà confrontés à des niveaux élevés de congestion, pourraient se retrouver débordés et ainsi compromettre l’efficacité du transit maritime si des investissements d’extension et de modernisation ne sont pas mis en œuvre rapidement pour s’adapter à l’augmentation du trafic.

Mariam KONE 

Gabon : un partenariat stratégique de 12 millions pour renforcer le secteur agricole

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, dans un contexte où l’agriculture et l’élevage jouent un rôle crucial dans l’économie nationale, la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat (BCEG), en collaboration étroite avec le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural, a officialisé cette semaine un partenariat stratégique significatif. 

Ce partenariat a pour objectif précis de promouvoir et de soutenir le développement de projets agricoles, tout en accordant également une attention particulière à l’aviculture, qui connaît une demande croissante dans le pays. L’accord inclut la mise en œuvre d’une initiative baptisée « Fonds crédit agricole à taux réduit » (CATR), qui est substantiellement doté d’une enveloppe financière impressionnante de 6,8 milliards de francs CFA, ce qui équivaut à environ 12 millions de dollars américains. 

Ce dispositif a été spécialement conçu pour simplifier et faciliter l’accès au financement pour les entrepreneurs et porteurs de projets, leur permettant ainsi de concrétiser efficacement leurs idées et de contribuer à la croissance du secteur agricole au Gabon.

L’initiative, qui s’inscrit dans un cadre stratégique visant à renforcer le secteur agricole, cible en priorité les agriculteurs et les aviculteurs, ces professionnels du terrain qui sont souvent confrontés à des difficultés majeures pour mobiliser les ressources financières et matérielles nécessaires au lancement ou à l’extension de leurs activités. Consciente de ces défis, l’initiative prévoit un mécanisme intégré d’accompagnement des agripreneurs, qui combine habilement diverses formes de soutien, incluant une expertise technique pointue, une structuration financière adaptée, ainsi qu’un financement adéquat, tout en assurant un suivi opérationnel rigoureux des projets mis en place.

Dans le cadre de ce partenariat au service du développement durable et de l’innovation en agriculture, le ministère de l’Agriculture prendra une part active en apportant son expertise précieuse pour évaluer la viabilité des projets qui sont soumis, tout en assurant un encadrement technique de qualité pour les producteurs. Ce processus vise à garantir que chaque projet bénéficie d’un soutien adéquat et d’une formation nécessaire à sa pérennité. De son côté, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest mobilisera ses capacités de financement, ainsi que son ingénierie bancaire sophistiquée, pour accompagner les promoteurs tout au long de leur parcours entrepreneurial. Selon les informations fournies par la direction de la banque, une trentaine de dossiers, représentant une diversité de projets prometteurs, sont déjà en cours d’examen, témoignant ainsi de l’engagement de cette collaboration et du potentiel d’impact positif sur le secteur.

Au-delà de l’accès au crédit, le programme novateur mis en place prévoit également un dispositif d’accompagnement complet et structuré pour les bénéficiaires. Ainsi, la Banque Centrale des États de la Grande Région (BCEG) assurera des formations managériales de haut niveau, visant à renforcer les compétences en gestion et en finance des entrepreneurs locaux. En parallèle, le ministère de l’Agriculture mettra à disposition une cellule spécialisée, composée d’experts chevronnés, chargée de dispenser des formations techniques adaptées aux besoins spécifiques des bénéficiaires, leur permettant ainsi d’acquérir des connaissances pratiques directement applicables à leur activité.

Ce partenariat entre les institutions se déploie dans un contexte stratégique où le Gabon aspire à réorienter sa politique agricole pour augmenter de manière significative la production locale et atteindre l’objectif ambitieux de couvrir plus de 50 % de ses besoins alimentaires. En effet, bien que près de 40 % de la population rurale soit dépendante de l’agriculture pour son subsistance, ce secteur crucial reste marginalisé au sein de l’économie nationale, se traduisant par une contribution au Produit Intérieur Brut (PIB) qui est nettement inférieure à 5 %.

De surcroît, le pays continue d’importer environ 60 % de ses denrées alimentaires de base, y compris des céréales essentielles et divers produits carnés, ce qui accentue la nécessité d’une transformation du secteur agricole. Les autorités gabonaises se fixent donc pour priorité de moderniser et d’industrialiser l’agriculture nationale afin de mieux répondre à la demande intérieure croissante tout en réduisant la dépendance aux importations. L’objectif ultime est également de créer une véritable autonomie alimentaire, favoriser l’emploi local et stimuler la croissance économique durable à long terme.

Korotoumou Sylla