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Afrique : le Groupe Canal+ annonce la mise en suspens de Showmax, la plateforme de streaming de sa filiale MultiChoice

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Une marché de Multichoice


(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, le groupe Canal+, un acteur majeur du secteur des médias et du divertissement, a annoncé le jeudi 5 mars qu’il mettrait fin aux opérations de Showmax, la plateforme de streaming de sa filiale MultiChoice, suite à un examen stratégique approfondi de ses diverses activités numériques sur le continent africain.

Cette décision significative et potentiellement transformative fait suite à une étape majeure franchie l’année précédente, marquant ainsi un tournant dans l’orientation des opérations de l’entreprise.

En octobre 2025, la multinationale française, reconnue pour sa capacité à innover dans le domaine des médias, a réussi à finaliser le rachat de la société MultiChoice pour une somme impressionnante d’environ 2 milliards USD. Cette acquisition majeure a pu se concrétiser après avoir obtenu l’approbation des autorités sud-africaines, confirmant ainsi le respect des aspects réglementaires complexes liés à l’opération. Grâce à ce rachat, Canal+ a élargi son influence dans le secteur en prenant le contrôle de services bien établis et populaires tels que DStv et GOtv, tout en englobant l’ensemble des activités de production et de distribution de contenus de la marque. Cette galaxie de services diversifiés couvre désormais une cinquantaine de pays à travers le continent africain et permet de toucher, selon les données officielles récemment publiées, jusqu’à 100 millions de personnes chaque jour, renforçant ainsi la position de Canal+ comme un leader incontournable dans le paysage médiatique africain.

La suppression de Showmax se présente comme le premier acte d’une réorganisation plus vaste et stratégiquement réfléchie de cet écosystème numérique en pleine mutation, qui vise à optimiser et concentrer les ressources sur les activités jugées les plus rentables et prometteuses dans un paysage médiatique en constante évolution. Cette réorientation audacieuse est révélatrice des défis nombreux et complexes que pose la transition rapide vers le tout numérique, transition qui est particulièrement palpable dans des économies où le pouvoir d’achat est limité, et où les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants face à l’offre croissante de contenu.

MultiChoice a justifié la décision de fermer Showmax par un besoin impérieux d’endiguer les pertes opérationnelles qui, selon un audit approfondi des performances de ses services de streaming, avaient été décrites comme substantielles et préoccupantes. Dans un souci de transparence et de responsabilité, l’entreprise a affirmé que cette mesure drastique ne devrait entraîner « aucun licenciement », mettant ainsi en avant sa volonté de préserver et de protéger les emplois des employés concernés tout en soulignant son engagement ferme à continuer d’investir dans des contenus premium de haute qualité et dans des innovations technologiques qui visent à enrichir l’expérience des utilisateurs restants, même face à ces défis économiques.

Depuis le début de l’année, elle s’est engagée dans un processus méthodique et réfléchi de transformation qui vise à redéfinir son identité et son positionnement sur le marché. En janvier, elle a pris la décision stratégique d’annoncer un plan ambitieux conçu pour générer des économies annuelles dépassant 400 millions d’euros, ce qui équivaut à environ 464,7 millions de dollars américains. Ce plan repose sur la nécessité d’une restructuration interne qui permettra de réorganiser les priorités et d’optimiser l’allocation des ressources. Dans cette dynamique, les résultats jugés insuffisants de Showmax ont été mis en lumière et ont agi comme un catalyseur, précipitant des décisions difficiles qui, bien que difficiles à prendre, sont considérées comme absolument nécessaires pour l’avenir de l’entreprise. La logique derrière cette stratégie est claire : il s’agit de concentrer les moyens financiers sur des activités et des projets où les synergies avec Canal+, l’entité mère, peuvent être exploitées de manière plus efficace et performante.

Cette approche stratégique s’inscrit dans un contexte de compétition globale, où l’entreprise doit faire face à des géants du secteur tels que Netflix ou Disney+, qui investissent des sommes colossales dans la création de contenu et qui disposent d’une capacité d’absorption de pertes bien supérieure à celle des acteurs locaux. Pour Canal+, l’enjeu devient alors crucial : il s’agit non seulement de créer une offre suffisamment robuste et attrayante pour retenir les audiences africaines, mais aussi de le faire tout en maîtrisant les coûts de fonctionnement, afin de garantir une viabilité à long terme dans un marché hautement concurrentiel.

Aussi, le marché africain de la télévision payante et du streaming, malgré son potentiel indéniable, demeure encore fragile et vulnérable à divers défis structurels. D’après les chiffres des résultats financiers de MultiChoice pour l’exercice clos le 31 mars 2025, l’opérateur majeur du secteur a enregistré une perte significative d’environ 1,2 million d’abonnés, ce qui a conduit à une réduction de sa base d’abonnés à un total de 14,5 millions de clients. Cette contraction peut être attribuée, en partie, à une pression économique croissante sur de nombreux ménages africains qui se trouvent confrontés à une inflation des dépenses de divertissement, dans un contexte global où le pouvoir d’achat des consommateurs est en berne, rendant ainsi les abonnements à des services de streaming et de télévision payante moins accessibles pour une large partie de la population.

Notons que les coûts associés à la production de contenus locaux de qualité, qui sont essentiels pour attirer et fidéliser une clientèle variée, ainsi qu’à l’obtention de droits sportifs – un moteur traditionnel d’abonnements sur le continent en raison de l’enthousiasme régional pour le sport – continuent de demeurer élevés, ce qui complique encore plus la tâche des opérateurs de médias. Une étude approfondie menée par Digital TV Research estime que le nombre d’abonnements payants en Afrique subsaharienne pourrait atteindre 16 millions d’ici 2029, mais ce chiffre est à nuancer par le fait que la pénétration des services de télévision payante est limitée à environ 7 % des foyers équipés d’un téléviseur dans la région, soulignant ainsi les obstacles qui subsistent à la pleine exploitation du marché.

Moussa KONÉ 

Au Sénégal, Dangote Cement cède 10% de son capital à l’État afin de renforcer le partenariat bilatéral

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le groupe Dangote Cement a  réalisé une opération significative en procédant au transfert de 10 % du capital de sa filiale sénégalaise, une démarche qui a pour but de renforcer la collaboration et l’engagement entre le secteur privé et public par le biais du bénéfice direct du gouvernement.

 Cette initiative vise à consolider la participation de l’État dans l’un des secteurs industriels les plus stratégiques du pays, à savoir la production de ciment, qui joue un rôle essentiel dans le développement infrastructurel et économique du Sénégal. 

Établi dans le pays depuis l’année 2014, Dangote Cement a installé une cimenterie moderne à Pout, une localité située à environ quarante kilomètres de la capitale, Dakar. Cette cimenterie est équipée de technologies de pointe et est capable de produire annuellement environ 1,5 million de tonnes de ciment, ce qui contribue non seulement à répondre à la demande intérieure croissante mais aussi à soutenir les projets de construction et d’infrastructure sur l’ensemble du territoire sénégalais, favorisant ainsi la création d’emplois et le développement économique local.

Cette transaction s’inscrit dans un contexte où les autorités sénégalaises cherchent à renforcer leur présence au sein des entreprises stratégiques et à tirer parti directement des performances des acteurs privés opérant sur le territoire. Pour Dangote Cement, il s’agit d’un partenariat qui permet de consolider ses activités dans le pays tout en alignant ses intérêts avec ceux de l’État.

La filiale sénégalaise du groupe nigérian, déjà renommée pour sa production et sa distribution de ciment à l’échelle locale, pourrait voir cette collaboration se traduire par une implication accrue de l’État dans les décisions stratégiques et le suivi des investissements. Les experts économiques soulignent que ce type d’opération permet aux gouvernements de sécuriser une part des bénéfices générés et de renforcer le contrôle sur des secteurs essentiels à l’économie.

Aussi , Dangote Cement est non seulement le plus grand producteur de ciment d’Afrique subsaharienne, mais également l’un des leaders incontestés du marché du ciment à l’échelle mondiale, avec des capacités de production qui s’étendent à plus de 10 pays africains à travers le continent. Sa production impressionnante atteint des chiffres colossaux, avec une capacité totale qui dépasse 50 millions de tonnes par an, témoignant ainsi de son rôle essentiel dans le développement infrastructurel de la région. 

Les installations stratégiquement situées de l’entreprise se trouvent principalement au Nigeria, qui est également le pays d’origine du groupe, où il possède plusieurs usines intégrées au processus de fabrication, garantissant ainsi une qualité élevée et une efficacité opérationnelle. En dehors du Nigeria, Dangote Cement a également réussi à établir sa présence dans d’autres pays clés tels que le Ghana, le Cameroun, l’Éthiopie, la Tanzanie, la Zambie, le Congo, la Sierra Leone et l’Afrique du Sud, renforçant ainsi sa position de leader sur le marché du ciment en Afrique.

 Plus récemment, l’entreprise a franchi une étape importante en lançant une nouvelle usine en Côte d’Ivoire, élargissant ainsi son empreinte géographique et faisant de ce pays le onzième marché africain du groupe, illustrant par là même son engagement à répondre à la demande croissante de ciment sur le continent. Fondé par l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, qui est reconnu non seulement pour son succès dans le secteur du ciment mais aussi pour son influence sur l’économie africaine, Dangote Cement est la principale filiale du Dangote Group. 

Notons que ce conglomérat diversifié opère dans plusieurs secteurs vitaux, allant des matériaux de construction à l’agroalimentaire, en passant par l’énergie et la logistique, ce qui démontre l’ambition et la vision d’Aliko Dangote de transformer et d’industrialiser l’Afrique dans son ensemble.

Abdoulaye KONÉ 

Guinée : l’État aspire à stimuler le développement économique en mettant en valeur les infrastructures économiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée, le président de la République a officiellement établi l’Agence guinéenne de développement, désignée en anglais sous le nom de Guinea Development Board (GDB). 

Cette initiative a été concrétisée par un décret instituant et définissant les statuts de cette nouvelle entité stratégique, vouée à promouvoir le développement économique de la nation. Selon les dispositions du décret qui a été promulgué, il est institué une société publique anonyme (SA) qui est dotée d’un conseil d’administration spécialement conçu pour la gouvernance de cette entité, dénommée officiellement Agence guinéenne de développement.

 Cette structure moderne et innovante, qui a été fondée pour répondre aux besoins de développement spécifiques du pays, dispose de la personnalité juridique, ce qui lui confère la capacité d’agir de manière autonome dans le cadre légal guinéen, ainsi que d’une autonomie financière et de gestion, lui permettant de gérer ses ressources de manière efficace et stratégique.

La nouvelle agence, qui jouera un rôle clé dans l’initiative de développement national, est placée sous la tutelle technique de la Présidence de la République, garantissant ainsi un alignement avec les priorités stratégiques nationales, et sous la tutelle financière du ministère en charge des Finances, ce qui assure une supervision adéquate des aspects budgétaires. Le décret précise également que le capital de la société est entièrement détenu par l’État guinéen, permettant à ce dernier de contrôler les orientations et les projets de l’agence. Toutefois, il est important de noter qu’il est prévu que cette structure pourra, à l’avenir, être ouverte à des participations privées ou publiques, qu’elles soient nationales ou étrangères, mais cela n’interviendra que sur décision du conseil d’administration, ce qui offre une flexibilité et une opportunité pour attirer des investissements susceptibles de catalyser le développement économique du pays.

Dans le cadre de la réforme institutionnelle ambitieuse et soigneusement orchestrée qui a été engagée par les autorités guinéennes afin de moderniser et d’optimiser le fonctionnement des différentes entités publiques, la création du Guinea Development Board, une nouvelle agence centralisée, va entraîner le regroupement de plusieurs structures publiques qui interviennent dans des domaines connexes et complémentaires. Cette initiative vise non seulement à rationaliser les efforts gouvernementaux, mais aussi à renforcer l’efficacité des services offerts aux citoyens et aux investisseurs. Ainsi, plusieurs entités, qui jusqu’à présent opéraient de manière indépendante, verront leur personnalité morale disparaître, et leurs missions respectives seront intégrées au sein de cette nouvelle entité, permettant ainsi une synergie entre les différents secteurs.

Parmi les nombreuses structures concernées figurent notamment : l’Agence de promotion des investissements privés (APIP Guinée), qui a été au cœur des efforts d’attraction des investissements étrangers et nationaux ; l’Office national du tourisme, un acteur essentiel dans le développement de l’industrie touristique du pays ; l’Office national des loisirs, qui a contribué à la promotion des activités récréatives et culturelles ; l’Agence guinéenne de promotion des exportations, dédiée à la stimulation des exportations guinéennes sur le marché international ; l’Agence de gestion des parcs industriels, qui joue un rôle clé dans le développement industriel ; l’Autorité de développement et d’administration des zones économiques spéciales, qui est responsable de la création de zones d’investissement attractives ; et enfin, la Coordination nationale du Branding Guinée, qui s’efforce de rehausser l’image du pays sur la scène mondiale. Ces changements s’inscrivent dans une vision à long terme pour renforcer la gouvernance et rendre les services publics plus réactifs aux besoins des citoyens et des entrepreneurs.

Le décret stipule clairement que l’ensemble des activités exercées par ces entités, ainsi que par toute autre structure publique, qu’il s’agisse d’établissements publics, d’organismes administratifs ou de services rattachés présentant un objet connexe ou similaire, seront transférées au GDB, garantissant ainsi une centralisation efficace et structurée des ressources et des responsabilités au sein de cette nouvelle entité. 

Par ailleurs, il est également précisé que l’objet de ces transferts, ainsi que la composition, le fonctionnement, et les modalités d’exercice de la tutelle, en plus des ressources financières et leur affectation, seront soigneusement définis dans les statuts qui seront annexés au décret, assurant ainsi une transparence et une rigueur dans la gestion de ces nouvelles attributions. 

Notons que le décret confère une responsabilité particulière au ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, à la ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, ainsi qu’à la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, chacun étant chargé de veiller scrupuleusement à l’application effective de cette décision présidentielle, promesse d’une réforme significative visant à améliorer les services publics et à optimiser le fonctionnement de l’administration.

Daouda Bakary KONÉ 

Côte d’Ivoire : 75 millions USD destinés à soutenir un programme stratégique de développement humain 

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La justice ivoirienne a transmis aux autorités françaises des mandats d’arrêt contre Guillaume Soro et trois de ses collaborateurs, exilés en France depuis 2019. Il s’agissait d’un courrier, signé par le ministre de la Justice Sansan Kambilé et transmis ne révèlait pas, néanmoins, les motifs pour lesquelles Soro Guillaume et ses compagnons sont poursuivis

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le pays est témoin d’une avancée significative alors que les autorités nationales, en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), s’engagent à aller de l’avant dans leur partenariat stratégique qui vise principalement à favoriser le développement humain.

Ce partenariat, enrichi par une volonté commune de transformer les conditions de vie et d’améliorer les services offerts à la population, a été marqué par le lancement officiel du 9e Programme de coopération (CP9) qui s’est tenu le 5 mars à Abidjan, une ville dynamique et capitale économique du pays. 

Ce programme ambitieux, qui s’étendra de 2026 à 2030, est soutenu par un budget global impressionnant de 75 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 42,32 milliards FCFA. Son objectif principal est de catalyser des progrès tangibles dans des domaines cruciaux tels que la santé reproductive, un aspect essentiel pour le bien-être des familles, l’égalité de genre, qui est au cœur de la lutte pour les droits humains, ainsi que la production de données démographiques percutantes qui permettront de mieux orienter les politiques publiques et d’améliorer la prise de décision.

L’accord de partenariat a été officiellement signé entre le ministre ivoirien du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et le représentant résident de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Saïdou Kaboré, marquant ainsi le démarrage opérationnel de ce programme quinquennal ambitieux et crucial, qui est soigneusement aligné sur les priorités nationales de développement établies par le gouvernement. Cet accord symbolise non seulement un engagement formel des deux parties, mais également une collaboration renforcée dans la recherche d’améliorer le bien-être des Ivoiriens.

Le CP9, qui est au cœur de ce partenariat, s’articule autour de quatre axes prioritaires fondamentaux, tous considérés comme déterminants pour renforcer le capital humain et améliorer de manière tangible les conditions de vie des populations à travers le pays. Ces axes comprennent l’amélioration de la santé maternelle, qui vise à réduire de manière significative les décès tragiques liés à la grossesse et à l’accouchement, souvent évitables grâce à des soins appropriés ; le renforcement de la planification familiale, afin de répondre efficacement aux besoins non satisfaits en matière de santé reproductive, garantissant ainsi que chaque femme a accès aux ressources nécessaires pour prendre des décisions éclairées sur sa santé ; et la lutte contre les violences basées sur le genre, une problématique préoccupante qui nécessite une attention urgente et des actions coordonnées pour protéger les droits fondamentaux des individus.

Aussi, la lutte contre les violences basées sur le genre, qui inclut une vaste gamme de pratiques néfastes telles que les mariages précoces et les mutilations génitales féminines, représente un défi crucial et d’une importance capitale. Ce combat nécessite non seulement une sensibilisation croissante mais également un engagement fermement établi pour renforcer la production et l’utilisation de données démographiques de qualité. 

Ces données sont non seulement essentielles, mais elles jouent également un rôle fondamental pour éclairer les politiques publiques dans des domaines variés et importants. Pour les autorités ivoiriennes, ces priorités constituent un levier essentiel et stratégique pour accélérer les réels progrès sociaux et soutenir d’une manière significative la dynamique économique du pays, permettant ainsi de bâtir un avenir meilleur pour tous.

La mise en œuvre de ce programme ambitieux devrait, dans une large mesure, contribuer à réduire les décès maternels évitables qui touchent tant de familles et de communautés, améliorer l’accès aux services indispensables de planification familiale et renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre.

Par ailleurs , ces enjeux sont non seulement cruciaux, mais ils représentent également des conditions préalables majeures pour un développement inclusif et harmonieux du pays. Le ministre a également lancé un appel passionné à l’ensemble des acteurs nationaux, y compris les ministères sectoriels, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile ainsi que le secteur privé, afin qu’ils s’approprient pleinement ce programme vital et participent activement à sa mise en œuvre, garantissant ainsi un engagement collectif envers un avenir meilleur.

Ainsi, les autorités ivoiriennes ont récemment exprimé leur satisfaction et ont salué les acquis notables du 8e Programme de coopération, connu sous l’acronyme CP8, qui a mobilisé de manière significative environ 100 millions de dollars au cours de la période précédente. Selon Souleymane Diarrassouba, ce programme a permis des avancées majeures et significatives dans plusieurs domaines essentiels pour le développement social et économique de la nation, notamment en matière de santé maternelle, où des améliorations ont été constatées dans l’accès et la qualité des soins. 

La planification familiale a été renforcée pour permettre aux couples de faire des choix éclairés concernant leur famille. Ce programme a également joué un rôle crucial dans la réduction des violences basées sur le genre, en mettant en place des initiatives visant à sensibiliser la population et à protéger les victimes. Par ailleurs, il a encouragé l’autonomisation des femmes et des jeunes, leur fournissant les outils nécessaires pour participer activement à la société et à l’économie. En outre, l’effort investi dans la production de statistiques fiables a été fondamental pour orienter les politiques publiques, garantissant ainsi qu’elles soient basées sur des données précises et actuelles.

Par ailleurs, le représentant résident de l’UNFPA a réaffirmé avec conviction la volonté de l’agence onusienne de continuer à apporter un accompagnement technique et financier solide auprès de la Côte d’Ivoire. Il a assuré que l’institution poursuivra ses efforts avec rigueur, détermination et redevabilité, afin de soutenir efficacement la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2026-2030.

Notons que cette collaboration vise également à garantir que la Côte d’Ivoire atteigne les Objectifs de développement durable (ODD), soulignant l’importance de cette coopération internationale pour le progrès du pays.

Moussa KONÉ

Marché financier de l’UMOA : le trésor public Togolais mobilise 22 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a accompli un exploit remarquable le vendredi 6 mars 2026, en réussissant à lever une somme significative de 22 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’Union  Monétaire Ouest-Africaine (UMOA).

 Cette opération, qui témoigne de la confiance des investisseurs envers les mécanismes financiers en place dans la région, représente non seulement une étape importante pour le financement des projets de développement du pays, mais aussi une démonstration de la solidité et de la résilience de l’économie togolaise dans un contexte économique mondial souvent instable.

Cette opération a été rendue possible à la suite d’une émission d’adjudication simultanée qui concernait des bons assimilables du trésor ayant une durée de 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans et de 5 ans. Cette stratégie témoigne de l’engagement du gouvernement dans la recherche de nouvelles sources de financement pour soutenir ses programmes et initiatives.

Selon les informations fournies par UMOA-Titres, le montant initial qui était mis en adjudication s’élevait à 20 milliards FCFA. Toutefois, l’émetteur a été submergé par un intérêt considérable, recevant des soumissions globales qui ont atteint la somme impressionnante de 176,193 milliards FCFA. Cela reflète un taux de couverture du montant mis en adjudication de 880,97%, illustrant ainsi une forte confiance des investisseurs dans la capacité de l’Etat du Togo à gérer ses engagements financiers et à stimuler la croissance économique dans la région.Quant au montant total des soumissions retenu lors de cette opération financière, ils s’élève à une impressionnante somme de 22 milliards FCFA, qui a été soigneusement pris en compte et approuvé exclusivement pour les obligations d’une durée de 3 et 5 ans. En revanche, le montant des soumissions qui ont été rejetées atteint un chiffre significatif de 154,193 milliards FCFA, ce qui, à première vue, peut sembler désavantageux. Cela fait apparaître un taux d’absorption de 12,49%, un indicateur qui mérite d’être examiné de près pour comprendre la dynamique du marché des obligations dans cette période. 
Les investisseurs qui ont eu la chance de voir leurs soumissions retenues seront récompensés par un rendement moyen pondéré qui se chiffrera à 7,18% pour les obligations d’une durée de 3 ans, tandis que pour celles ayant une maturité de 5 ans, le rendement sera légèrement plus avantageux avec un taux de 7,36%. Ces rendements sont essentiels pour ces investisseurs, car ils reflètent non seulement l’attractivité de ces obligations, mais aussi la confiance des marchés dans la stabilité économique et la performance à long terme des actifs en question.

Par ailleurs, le remboursement du capital des obligations, qui représente un aspect crucial pour les investisseurs, s’effectuera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée précisément au 9 mars 2029 pour celles ayant une durée de 3 ans, tandis que pour les obligations de 5 ans, il est programmé au 9 mars 2031. Ce calendrier de remboursement est essentiel pour permettre aux détenteurs de plans financiers anticipés, leur donnant ainsi une visibilité sur l’ordre de leurs flux de trésorerie. 

Concernant le paiement des intérêts, celui-ci sera effectué de manière annuelle, offrant un rendement intéressant aux souscripteurs, sur la base d’un taux de 6,15% pour les titres de 3 ans, tandis que les obligations de 5 ans bénéficieront d’un taux légèrement supérieur de 6,35%. 

Notons que ces paiements seront réalisés dès la conclusion de la première année, assurant une rétribution ponctuelle des investisseurs qui s’engagent dans ces produits financiers.

Mariam KONE 

À l’ISTAG, succès d’une rupture collective empreinte de partage, magnifiée par la présence de hautes personnalités du Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un cadre festif et convivial qui respire la joie et l’énergie collective, le Bureau des Étudiants de l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG) a entrepris l’organisation d’une rupture collective à Bamako.

Il s’agit d’un événement marquant qui a rassemblé étudiants, professeurs et membres de la communauté locale dans une atmosphère chaleureuse et accueillante. Cet événement exceptionnel, soigneusement planifié, s’est tenu avec un grand succès le samedi 7 mars 2026, à Bacodjicoroni ACI Golf

 Ce rassemblement unique entre l’ISTAG et ses auditeurs a non seulement attiré un grand nombre d’étudiants désireux de créer des liens, mais a également permis aux professeurs et membres de l’administration de participer activement à cette occasion, favorisant ainsi une atmosphère d’échange et de partage. Au-delà de la simple présence, cet événement a représenté une plateforme essentielle où les idées ont circulé librement, permettant à chacun de s’exprimer et de contribuer à une discussion enrichissante. Les étudiants, en quête de nouvelles connaissances et de conseils, ont eu l’opportunité d’interagir directement avec leurs enseignants, renforçant ainsi leur motivation et leur engagement envers leurs études. 

Cette rencontre résume non seulement la performance académique, mais elle met également en lumière le résultat tangible de la cohésion sociale entre auditeurs et enseignants, ainsi que des administrateurs de l’institut, créant un sentiment d’appartenance collectif. Dans cette dynamique enrichissante, les autorités compétentes du Mali ont pu constater de près l’impact positif de ces échanges sur la formation des futurs professionnels, consolidant ainsi l’image et le rôle social essentiel de l’ISTAG dans le paysage éducatif national.

Ainsi , cet événement a réuni des individus de divers horizons, tous animés par un esprit de communion et de solidarité, témoignant de l’engagement et de la coopération qui règnent au sein de l’établissement. Par ailleurs, ce repas collectif s’est révélé être une plateforme idéale pour renforcer les liens entre les différentes parties prenantes de l’institut, consolidant ainsi les relations interpersonnelles et créant une ambiance chaleureuse et accueillante pour tous les participants.

Cette rencontre a également été marquée par la présence de plusieurs personnalités de premier plan, dont l’impact et l’influence s’étendent largement au-delà de cet événement. Parmi les invités figuraient notamment le Président Directeur Général de l’ISTAG, Docteur Moctar Hama Maïga, un homme réputé pour sa vision novatrice et son engagement envers le développement durable, ainsi que le Général de Brigade Amara Doumbia, gouverneur de la région de Nara, qui joue un rôle crucial dans la gestion des affaires régionales et la promotion de la paix. 

Aussi, l’honorable Hamadoun Traoré, vice-président du Conseil National de Transition (CNT), était également présent, représentant les intérêts de la nation avec une grande détermination, tandis que le colonel Youssouf Oumar Cissé, une figure respectée dans le domaine militaire, ajoutait à la gravité et à l’importance de la réunion, apportant avec lui une richesse d’expérience et de sagesse stratégique dans ce contexte prometteur.

Cette initiative ambitieuse et réfléchie mise en place par le Bureau des Étudiants a pour objectif principal de renforcer de manière significative les liens qui unissent les différentes composantes de la communauté universitaire, qu’il s’agisse des étudiants, des professeurs ou du personnel administratif, tout en favorisant un cadre propice aux échanges enrichissants entre les étudiants et les autorités universitaires.

Dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle, empreinte d’une convivialité palpable, les participants ont eu l’occasion d’interagir et de dialoguer, saluant ainsi l’importance cruciale de telles rencontres, qui jouent un rôle essentiel dans la promotion des valeurs fondamentales de solidarité, de partage et de vivre-ensemble. 

Par ailleurs, ces rencontres, qui réunissent des étudiants, des enseignants, et divers membres du personnel universitaire, contribuent inévitablement à créer un environnement académique plus harmonieux et inclusif, où chaque voix est non seulement entendue, mais également valorisée. Dans cet espace ouvert au dialogue, les participants peuvent partager leurs idées, leurs perspectives et leurs expériences, fortifiant ainsi les liens interpersonnels qui se tissent au fil des interactions. 

Toutefois, ce processus de mise en réseau permet de bâtir une communauté universitaire plus soudée et engagée, où chacun se sent partie prenante et important. La rupture collective s’est ainsi déroulée dans une ambiance chaleureuse et conviviale, illustrant magnifiquement l’esprit de cohésion et d’unité qui anime la communauté dynamique de l’ISTAG-Mali, et où l’accueil et l’entraide sont des valeurs fondamentales. 

Notons que cette atmosphère enrichissante et collaborative favorise non seulement le succès académique, mais renforce également les relations humaines et l’amitié entre les membres de cette institution. Au cours de cette soirée mémorable, les participants ont eu l’occasion de se rencontrer, de tisser des liens et de célébrer ensemble les réussites de l’année, tout en profitant d’activités variées qui ont ajouté à l’exubérance de l’événement et marqué les esprits des jeunes présents.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Mali, Seydou Nantoumé, Président Directeur Général du Groupe Togouna, exprime sa volonté d’accompagner l’ISTAG-Mali 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG), à travers son Directeur Général, Docteur Hama Moctar MAÏGA, a eu l’honneur d’accueillir, le vendredi 6 mars 2026, le Président-Directeur Général du Groupe Togouna, Seydou Nantoumé, dans le cadre d’une visite de travail enrichissante et significative, dédiée à la découverte approfondie des installations moderne et des avancées remarquables réalisées par cet établissement. 

Ainsi, le Président Directeur Général du Groupe Togouna, une entreprise reconnue pour son engagement envers l’éducation et le développement communautaire, se montre particulièrement enchanté par les résultats remarquables obtenus par l’Institut Supérieur de Technologie  Appliquée et de Gestion (ISTAG), qui ont non seulement dépassé les attentes, mais ont également placé l’établissement sur la carte nationale en tant que leader dans la formation technique et universitaire.

Au cours de cette visite, le Président Directeur Général du Groupe Togouna a eu l’opportunité non seulement d’explorer les différentes infrastructures mises en place au sein de l’institut, mais également de s’imprégner de l’environnement éducatif qui s’est considérablement développé. Il a pu constater les progrès notables réalisés par l’institut depuis sa création, soulignant l’importance de l’innovation et de la qualité dans l’enseignement supérieur. Impressionné par le chemin parcouru en seulement dix ans, il a chaleureusement salué les efforts soutenus de l’administration et du corps enseignant, qui ont su travailler de concert pour favoriser le développement continu de la formation ainsi que pour garantir un encadrement de qualité aux étudiants, contribuant ainsi à former des professionnels compétents et prêts à relever les défis du marché du travail au Mali et partout en Afrique.

 Conscient de l’importance cruciale de l’éducation pour l’avenir des jeunes maliens, Seydou Nantoumé, Président Directeur Général du Groupe Togouna s’engage fermement à offrir un soutien substantiel non seulement aux étudiants, mais aussi à la direction générale générale de l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG), en mettant en place des initiatives innovantes pour faciliter leur apprentissage et leur épanouissement académique, tout en contribuant à construire une société plus éclairée et prospère.

Ravi des résultats obtenus, Seydou Nantoumé,  Président Directeur Général du Groupe Togouna, éclairé et passionné par l’éducation, a expressément manifesté son souhait d’apporter un soutien accru et significatif aux étudiants de l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG). Reconnaissant l’importance cruciale des stages dans la formation des futurs professionnels, Seydou Nantoumé s’est notamment engagé à mettre en place des mesures visant à simplifier et à faciliter leur accès à des stages enrichissants au sein de la réputée Groupe Togouna, qui se distingue par son innovation et son dynamisme. Cette initiative représente une occasion précieuse pour ces étudiants d’enrichir leur expérience professionnelle, leur permettant ainsi d’apprendre directement sur le terrain et de se préparer au mieux pour les défis de leur future carrière.

Toutefois , le président du groupe Togouna a également donné son accord pour permettre à l’ISTAG, qui joue un rôle essentiel dans la formation et le développement des compétences des futurs professionnels, d’organiser des visites d’entreprises. Ces activités bien pensées permettront aux étudiants de mieux découvrir le fonctionnement complexe et dynamique du monde professionnel, tout en leur offrant l’opportunité de se familiariser avec les réalités du terrain, ce qui est crucial pour leur développement personnel et intellectuel. 

Cette initiative ne se limite pas uniquement à des visites ponctuelles, mais ouvre ainsi la voie à un renforcement significatif des liens entre l’ISTAG et le secteur privé. Cela s’inscrit dans une démarche continue visant à favoriser l’employabilité des étudiants et à faciliter leur insertion professionnelle dans un marché du travail compétitif et en constante évolution. 

En établissant un pont solide et bien conçu entre l’éducation académique, qui inclut des théories et des concepts essentiels, et le monde de l’entreprise, qui est souvent perçu comme un environnement dynamique et en constante évolution, l’ISTAG-Mali s’efforce avec détermination d’équiper ses étudiants avec les outils nécessaires, tant sur le plan pratique que théorique, pour réussir et s’épanouir dans leur future carrière. Cela inclut la mise en place de stages professionnels, de programmes de mentorat et de partenariats avec diverses entreprises locales et internationales, ce qui permet aux étudiants d’acquérir une précieuse expérience sur le terrain et de développer des compétences clés tout en tissant des liens avec des professionnels du secteur. 

Notons que ce processus intégratif est conçu pour favoriser une transition en douceur vers le monde professionnel, tout en cultivant des valeurs telles que l’innovation, la collaboration et l’autonomie chez les futurs diplômés.

Daouda Bakary KONÉ 

Tribune : « la BCEAO peut-elle financer le développement de l’Afrique de l’Ouest ? », (Par Harouna Niang)

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((CROISSANCE AFRIQUE)-La récente décision du Comité de politique monétaire de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest d’abaisser ses taux directeurs relance un débat essentiel : la politique monétaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine doit-elle se limiter à garantir la stabilité monétaire ou peut-elle devenir un levier de transformation économique ? Derrière la question des taux d’intérêt se pose un enjeu plus profond : la capacité du système financier régional à financer les petites et moyennes entreprises et, plus largement, le développement productif.

Introduction

La récente décision du Comité de politique monétaire de la BCEAO d’abaisser son taux directeur à 3 % relance une question essentielle : la politique monétaire de l’UEMOA est-elle suffisamment orientée vers le financement du développement ?

Sur le plan technique, cette décision est cohérente. L’inflation dans l’Union reste globalement modérée et les perspectives indiquent un retour vers la cible de stabilité des prix. La croissance économique régionale demeure également relativement dynamique, autour de 6 % ces dernières années, malgré les chocs internationaux.

Dans ce contexte, une baisse modérée des taux directeurs vise à faciliter l’accès au crédit et à soutenir l’activité économique.

Cependant, la question centrale dépasse la seule variation des taux d’intérêt : la politique monétaire actuelle permet-elle réellement de financer la transformation économique de la région ?

  1. Une politique monétaire centrée sur la stabilité

Depuis sa création, la BCEAO a poursuivi un objectif prioritaire : garantir la stabilité monétaire et financière de l’Union. Ce choix a permis de maintenir une inflation relativement maîtrisée par rapport à de nombreuses économies africaines.

Cette stabilité constitue un acquis important. Elle contribue à renforcer la crédibilité financière de la région et à préserver le pouvoir d’achat des populations.

Mais la stabilité monétaire ne suffit pas à elle seule à transformer les structures économiques. Les économies de l’Union restent caractérisées par :
• une industrialisation limitée,
• une forte dépendance aux importations,
• un accès difficile au financement pour les petites et moyennes entreprises.

Or ce sont précisément ces entreprises qui devraient constituer le moteur principal de la création d’emplois et de la transformation productive.

Éclairage comparatif : ce que font certaines banques centrales en Asie

L’expérience de plusieurs économies asiatiques montre que la politique monétaire peut jouer un rôle plus actif dans la transformation économique. Dans des pays comme la Corée du Sud, la Chine ou encore l’Inde, la banque centrale ne se limite pas uniquement à la stabilité des prix. Elle travaille souvent en coordination avec les autorités publiques pour soutenir le financement des secteurs stratégiques de l’économie.

En Chine, par exemple, la Banque populaire de Chine utilise des instruments ciblés pour orienter le crédit vers certains secteurs prioritaires tels que l’industrie, les infrastructures ou les technologies. En Corée du Sud, les politiques monétaires et financières ont longtemps été articulées avec une stratégie industrielle visant à renforcer la compétitivité des entreprises nationales.

Ces expériences ne sont pas directement transposables aux économies de l’Afrique de l’Ouest, mais elles montrent qu’une banque centrale peut, dans certaines conditions, contribuer activement au financement de la transformation économique tout en préservant la stabilité macroéconomique.

Quelques chiffres sur le financement des PME dans l’UEMOA

Plusieurs indicateurs illustrent les difficultés d’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises dans l’Union.

Dans l’UEMOA, le crédit au secteur privé représente environ 25 % à 30 % du produit intérieur brut, contre plus de 100 % du PIB dans les économies avancées et souvent 60 % à 80 % dans de nombreuses économies émergentes.

Par ailleurs, selon les données de la Banque mondiale, moins d’un quart des entreprises de la région disposent d’un prêt bancaire ou d’une ligne de crédit.

Ces chiffres montrent que le principal défi n’est pas seulement le niveau des taux d’intérêt, mais aussi la capacité du système financier à canaliser efficacement l’épargne vers les entreprises productives.

La baisse du taux directeur de la BCEAO peut aider, mais elle ne suffit pas à régler le problème principal : dans l’UEMOA, le crédit se transmet mal vers les PME. La région reste caractérisée par une faible profondeur financière.

Le problème du risque

Pour une banque, une PME est souvent perçue comme plus risquée qu’un État ou qu’une grande entreprise. Beaucoup de petites entreprises ont :
• une comptabilité incomplète,
• peu de garanties réelles,
• une gouvernance peu formalisée,
• une forte sensibilité aux chocs de marché.

Dans ce contexte, la banque préfère souvent acheter des titres publics ou financer des clients déjà bien établis.

Le coût réel du crédit reste élevé

Même lorsque la banque centrale baisse ses taux, le coût final du crédit reste souvent élevé.

Autrement dit :
taux directeur plus bas ne veut pas dire automatiquement crédit facile pour les PME.

Les banques trouvent souvent plus simple et plus rentable ailleurs

Dans plusieurs pays de l’Union, les banques trouvent plus commode de placer leurs ressources :
• dans les titres publics,
• dans le commerce import-export,
• dans des entreprises déjà bien connues.

Le financement d’une PME industrielle ou agricole demande au contraire :
• plus d’analyse,
• plus de suivi,
• plus de patience,
• plus de capacité technique.

Le financement agricole et productif reste particulièrement faible

Les prêts agricoles représentent seulement 2 % des prêts au secteur privé dans la région, malgré le poids de l’agriculture dans plusieurs économies membres.

Le vrai diagnostic

Le problème n’est donc pas seulement monétaire. Il est aussi :
• institutionnel,
• juridique,
• informationnel,
• structurel.

En résumé :
la BCEAO peut détendre la liquidité, mais sans institutions de partage du risque et sans politique de crédit ciblée, les PME resteront sous-financées.

Politique monétaire et industrialisation

Au-delà de la question du crédit aux PME, le débat sur la politique monétaire renvoie plus largement à la stratégie d’industrialisation de la région. L’histoire économique montre que les pays qui ont réussi leur transformation structurelle ont généralement mobilisé l’ensemble des instruments de politique économique (y compris la politique monétaire et financière ) pour soutenir leurs secteurs productifs.

Sans remettre en cause l’objectif essentiel de stabilité macroéconomique, il devient légitime de s’interroger sur la manière dont les instruments de financement existants pourraient contribuer davantage à accompagner l’industrialisation, la transformation des ressources locales et la création d’emplois durables dans les économies de l’Afrique de l’Ouest.

Conclusion

La BCEAO a réussi à maintenir une relative stabilité monétaire dans la région, ce qui constitue un acquis important. Mais à l’heure où les économies africaines doivent accélérer leur industrialisation et créer des millions d’emplois, il devient nécessaire d’aller plus loin.

La question n’est pas seulement celle du niveau des taux d’intérêt, mais celle de l’architecture du financement de l’économie.

La stabilité monétaire est une condition indispensable du développement. Mais elle ne peut en être l’unique finalité.

Pour que la politique monétaire contribue pleinement à la transformation économique, elle doit s’accompagner d’institutions capables d’orienter efficacement le crédit vers les secteurs productifs.

Harouna Niang
Économiste – Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali

‎Bamako : « la femme porte la moitié du ciel », selon l’ambassadeur de Chine au Mali

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)-En avant-goût de la Journée Internationale des femmes, une rencontre culturelle sino-malienne s’est tenue le 6 mars 2026 à Bamako dans la Résidence de son excellence, réunissant des représentantes des femmes chinoises et maliennes. Lors de cet événement, l’ambassadeur de Chine au Mali, LI Xiang a mis en avant le rôle essentiel des femmes dans les sociétés chinoise et malienne.


‎Dans son intervention, le diplomate chinois a évoqué un proverbe chinois qu’il a découvert lors d’une visite au Musée National de la femme << Muso Kunda >> : << La femme porte la moitié du ciel >>. Une expression qui, selon lui, fait écho à un proverbe malien affirmant << la femme est le pilier de la famille et de la société>>.


‎Selon LI Xiang, cette année marque à la fois sino-africaine des échanges humains et culturels et l’année de l’éducation et de la culture au Mali. Il a souligné que les deux pays entretiennent des liens profonds entre leurs peuples.


‎ »La Chine et le Mali sont unis par une relation étroite entre les populations. Les légendes de creation des deux pays reconnaissent toutes deux la femme comme source de toute vie. Dans la mythologie Chinoise, c’est la déesse mère Nuwa qui crée les humains, tandis que dans la mythologie dogon au Mali, Amma est la mère créatrice du monde », a-t-il déclaré.

‎L’ambassadeur est également revenu sur sa visite au Musée National de la femme Muso Kunda, où il a découvert les parcours de nombreuses femmes maliennes engagées dans la politique, la littérature et les arts. Selon lui, ces femmes, par leur résilience, leur sagesse et leur engagement, ont contribué de manière significative à l’émancipation nationale, à la stabilité sociale, au développement et au redressement du Mali.

‎Il a également salué la richesse du patrimoine culturel féminin malien, notamment les coiffures, les tenues vestimentaires et les tissage issus des différentes ethnies du pays, qu’il considère comme de véritables trésors historiques et culturels. Par ailleurs, le diplomate a rappelé l’engagement de la Chine en faveur de la promotion des droits des femmes dans le monde. Il a, notamment souligné que l’année dernière, la Rentrée mondiale des femmes s’est tenue avec succès à Beijing pour célébrer le 30° anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, ainsi que celui de la mise œuvre de la politique fondamentale d’égalité entre les hommes et les femmes en Chine.

‎M. LI Xiang a indiqué que 2026 marque également le 20° anniversaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Selon lui, depuis la Conférence de Beijing, la cause des femmes a connu des avancées significatives à travers le monde, et la quête de l’égalité entre les sexes est désormais un consensus partagé par la communauté internationale.

‎Par Drissa KEITA

(SPECIAL 08 MARS 2026): Nathalie Sidibé, une Femme au service de la culture, des territoires et du lien Social,- (Portrait)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Journée internationale de la femme, qui a lieu chaque année le 8 mars, est célébrée avec un enthousiasme débordant et une ferveur particulière par les femmes aux quatre coins du pays. Cette journée est l’occasion de rendre hommage aux réalisations des femmes et de faire avancer l’égalité des genres.

Ainsi, à l’occasion de la commémoration du 8 mars 2026, le magazine Croissance Afrique a choisi de se pencher avec intérêt et respect sur le parcours remarquable et inspirant d’une dame qui incarne parfaitement l’esprit de cette célébration. Il s’agit de Nathalie Sidibé, une militante acharnée qui se distingue par son talent exceptionnel et une performance éclatante dans des domaines variés, allant de la défense des droits des femmes à l’entrepreneuriat.

Son engagement et ses contributions significatives en font un modèle à suivre pour de nombreuses jeunes femmes au Mali et au-delà. Dans un Mali riche de sa diversité culturelle, mais confronté à de nombreux défis sociaux et territoriaux, certaines personnalités se distinguent par leur engagement et leur capacité à agir concrètement pour le bien commun.

Nathalie SIDIBÉ fait partie de ces femmes d’impact qui placent la culture, le territoire et l’humain au cœur de leur action. Pour elle, la culture n’est pas seulement un héritage à préserver, mais un puissant levier de cohésion sociale, d’inclusion et de développement.

Spécialiste en cartographie numérique OpenStreetMap et Système d’Informations Géographiques appliqué en Aménagement et Gestion des Territoires, Cofondatrice de la Communauté OpenStreetMap au Mali, elle met son expertise technique au service de causes humaines et sociales. Son travail s’inscrit dans une vision claire : utiliser la donnée, la connaissance des territoires et l’innovation pour contribuer à un développement plus inclusif et durable.

Son parcours professionnel, marqué par la rigueur, l’innovation et la maîtrise des données territoriales, témoigne d’un engagement constant en faveur du développement local et de l’intérêt collectif. Cet engagement se manifeste également avec force à travers son implication dans le Festival Kayes Seko, l’un des événements culturels majeurs de la région de Kayes et du Mali.

En tant que promotrice, elle contribue à faire de ce festival bien plus qu’un simple rendez-vous artistique. Kayes Seko est devenu, sous son impulsion, un véritable espace de valorisation des identités culturelles, de dialogue entre générations et de renforcement du vivre-ensemble.

Sa vision de la culture se veut profondément inclusive et solidaire. C’est dans cet esprit qu’elle a intégré au festival des actions sociales fortes, notamment l’organisation de Journées de consultations ophtalmologiques gratuites au profit des personnes âgées, permettant d’apporter un soutien concret aux populations les plus vulnérables.

Par cette approche humaniste, Nathalie SIDIBÉ donne à la culture une dimension encore plus forte : celle d’un outil de solidarité, de dignité et de transformation sociale. À travers la promotion des danses, chants, masques traditionnels et expressions artistiques contemporaines, elle œuvre activement à la préservation et à la transmission du patrimoine culturel malien, tout en favorisant son adaptation aux réalités d’aujourd’hui.

Son engagement contribue ainsi à renforcer les liens entre les communautés, transmettre les valeurs culturelles aux jeunes générations et positionner la culture comme un véritable pilier du développement durable. Femme de convictions, guidée par l’intégrité, la franchise et le sens du bien commun, SIDIBÉ Nathalie Abraham’s incarne un leadership engagé et inspirant.

À travers son parcours impressionnant, qui témoigne d’une détermination sans faille et d’une passion profonde pour la culture et le développement durable, ainsi que par sa vision éclairée et ses actions concrètes en matière de développement, elle s’impose aujourd’hui comme une actrice incontournable de la valorisation culturelle et du développement territorial au Mali.

Notons que son engagement envers la préservation et la promotion du patrimoine culturel, ainsi que son rôle dans l’amélioration des conditions de vie des communautés, mérite non seulement une reconnaissance significative, mais également une admiration sincère de la part de tous ceux qui croient en l’importance du développement inclusif et de la diversité culturelle. Son parcours exemplaire et ses contributions font d’elle une figure inspirante pour de nombreuses générations futures.

Daouda Bakary KONÉ