(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le pays est témoin d’une avancée significative alors que les autorités nationales, en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), s’engagent à aller de l’avant dans leur partenariat stratégique qui vise principalement à favoriser le développement humain.
Ce partenariat, enrichi par une volonté commune de transformer les conditions de vie et d’améliorer les services offerts à la population, a été marqué par le lancement officiel du 9e Programme de coopération (CP9) qui s’est tenu le 5 mars à Abidjan, une ville dynamique et capitale économique du pays.
Ce programme ambitieux, qui s’étendra de 2026 à 2030, est soutenu par un budget global impressionnant de 75 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 42,32 milliards FCFA. Son objectif principal est de catalyser des progrès tangibles dans des domaines cruciaux tels que la santé reproductive, un aspect essentiel pour le bien-être des familles, l’égalité de genre, qui est au cœur de la lutte pour les droits humains, ainsi que la production de données démographiques percutantes qui permettront de mieux orienter les politiques publiques et d’améliorer la prise de décision.
L’accord de partenariat a été officiellement signé entre le ministre ivoirien du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et le représentant résident de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Saïdou Kaboré, marquant ainsi le démarrage opérationnel de ce programme quinquennal ambitieux et crucial, qui est soigneusement aligné sur les priorités nationales de développement établies par le gouvernement. Cet accord symbolise non seulement un engagement formel des deux parties, mais également une collaboration renforcée dans la recherche d’améliorer le bien-être des Ivoiriens.
Le CP9, qui est au cœur de ce partenariat, s’articule autour de quatre axes prioritaires fondamentaux, tous considérés comme déterminants pour renforcer le capital humain et améliorer de manière tangible les conditions de vie des populations à travers le pays. Ces axes comprennent l’amélioration de la santé maternelle, qui vise à réduire de manière significative les décès tragiques liés à la grossesse et à l’accouchement, souvent évitables grâce à des soins appropriés ; le renforcement de la planification familiale, afin de répondre efficacement aux besoins non satisfaits en matière de santé reproductive, garantissant ainsi que chaque femme a accès aux ressources nécessaires pour prendre des décisions éclairées sur sa santé ; et la lutte contre les violences basées sur le genre, une problématique préoccupante qui nécessite une attention urgente et des actions coordonnées pour protéger les droits fondamentaux des individus.
Aussi, la lutte contre les violences basées sur le genre, qui inclut une vaste gamme de pratiques néfastes telles que les mariages précoces et les mutilations génitales féminines, représente un défi crucial et d’une importance capitale. Ce combat nécessite non seulement une sensibilisation croissante mais également un engagement fermement établi pour renforcer la production et l’utilisation de données démographiques de qualité.
Ces données sont non seulement essentielles, mais elles jouent également un rôle fondamental pour éclairer les politiques publiques dans des domaines variés et importants. Pour les autorités ivoiriennes, ces priorités constituent un levier essentiel et stratégique pour accélérer les réels progrès sociaux et soutenir d’une manière significative la dynamique économique du pays, permettant ainsi de bâtir un avenir meilleur pour tous.
La mise en œuvre de ce programme ambitieux devrait, dans une large mesure, contribuer à réduire les décès maternels évitables qui touchent tant de familles et de communautés, améliorer l’accès aux services indispensables de planification familiale et renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre.
Par ailleurs , ces enjeux sont non seulement cruciaux, mais ils représentent également des conditions préalables majeures pour un développement inclusif et harmonieux du pays. Le ministre a également lancé un appel passionné à l’ensemble des acteurs nationaux, y compris les ministères sectoriels, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile ainsi que le secteur privé, afin qu’ils s’approprient pleinement ce programme vital et participent activement à sa mise en œuvre, garantissant ainsi un engagement collectif envers un avenir meilleur.
Ainsi, les autorités ivoiriennes ont récemment exprimé leur satisfaction et ont salué les acquis notables du 8e Programme de coopération, connu sous l’acronyme CP8, qui a mobilisé de manière significative environ 100 millions de dollars au cours de la période précédente. Selon Souleymane Diarrassouba, ce programme a permis des avancées majeures et significatives dans plusieurs domaines essentiels pour le développement social et économique de la nation, notamment en matière de santé maternelle, où des améliorations ont été constatées dans l’accès et la qualité des soins.
La planification familiale a été renforcée pour permettre aux couples de faire des choix éclairés concernant leur famille. Ce programme a également joué un rôle crucial dans la réduction des violences basées sur le genre, en mettant en place des initiatives visant à sensibiliser la population et à protéger les victimes. Par ailleurs, il a encouragé l’autonomisation des femmes et des jeunes, leur fournissant les outils nécessaires pour participer activement à la société et à l’économie. En outre, l’effort investi dans la production de statistiques fiables a été fondamental pour orienter les politiques publiques, garantissant ainsi qu’elles soient basées sur des données précises et actuelles.
Par ailleurs, le représentant résident de l’UNFPA a réaffirmé avec conviction la volonté de l’agence onusienne de continuer à apporter un accompagnement technique et financier solide auprès de la Côte d’Ivoire. Il a assuré que l’institution poursuivra ses efforts avec rigueur, détermination et redevabilité, afin de soutenir efficacement la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2026-2030.
Notons que cette collaboration vise également à garantir que la Côte d’Ivoire atteigne les Objectifs de développement durable (ODD), soulignant l’importance de cette coopération internationale pour le progrès du pays.
Moussa KONÉ

