Accueil Blog Page 993

(Tribune): Pour remplir correctement ses missions communautaires, la CEDEAO  doit se réformer en profondeur: quelques pistes (Par Magaye GAYE)

0


(CROISSANCE AFRIQUE)-Les sanctions contre le Mali viennent d’être levées par la CEDEAO mais deux problèmes restent en suspens à savoir l’incapacité de l’organisation sous régionale d’exercer des sanctions dissuasives et surtout la persistance des risques de conflits politiques liés aux « troisièmes mandats  » L’inefficacité des mesures économiques coercitives et l’inopportunité d’user de la solution militaire face à des peuples déterminés, devraient amener les dirigeants ouest africains à réfléchir à des alternatives crédibles.


Deux constats préalables: l’être humain est naturellement accro au pouvoir. Il doit être encadré pour que ses propres velléités de domination ne troublent pas l’ordre public. Ensuite tout peuple aspire à l’alternance du fait de l’essoufflement naturel dans l’exercice du pouvoir et d’un contexte mondial de plus en plus difficile. Au regard de ces facteurs, quoi de plus normal et logique que le peuple  veuille, dans le cadre de la recherche de son bien-être,  expérimenter d’autres solutions avec de nouvelles équipes.


Il en ressort que les recherches frénétiques de troisième mandat et les situations mécaniques de non alternance observées notamment au Togo constituent des anomalies. La CEDEAO,  telle qu’organisée en ce moment, est peu démocratique et loin des aspirations populaires. Les décisions de la cour de justice de l’Organisation ne sont pas souvent appliquées lorsqu’ elles vont à l’encontre des pouvoirs en place.  Oui, il faut réorganiser et réformer. Son schéma organisationnel devrait être renforcé tant dans sa structuration, ses règles de fonctionnement et ses méthodes.


Il existe aujourd’hui un conflit d’intérêt manifeste dans la problématique, avec des Chefs d’Etats, principaux concernés, qui en fin de compte prennent à huis clos parfois des décisions devant s’appliquer à eux. La solution majeure est politique et a trait à la capacité de l’Organisation à imposer à ses dirigeants des règles claires et contraignantes sur l’impossibilité pour tout Chef d’ État en exercice de faire plus de deux mandats. C’est une pratique de bonne gouvernance expérimentée avec satisfaction dans les pays développés.


Au sujet des réformes, il convient de modifier les règles de consensus actuellement en vigueur pour aller à un vote majoritaire quitte à voir un certain nombre de pays quitter le navire. Mieux vaut bâtir un projet d’intégration avec des pays partageant le même idéal démocratique et de paix, même s’ils sont en petit nombre, plutôt que d’avoir des incohérences politiques qui empêchent de progresser qualitativement.


Il faut aussi trouver de nouveaux types de sanctions exemplaires dissuasives, ciblées à prononcer à l’endroit des Chefs d’Etats peu disposés à respecter les règles communes. La CEDEAO devrait éviter d’être complaisante à l’égard de ceux-ci. Par ailleurs, l’Organisation devrait trouver des solutions pertinentes à la problématique de la reconversion des Chefs d’États sortis par la grande porte en leur offrant des garanties effectives de protection et de statut honorable.

Au plan du renforcement du dispositif institutionnel, un chaînon devrait être ajouté à l’organisation actuelle: une haute autorité  indépendante de contrôle de la gouvernance dotée de pouvoirs renforcés à l’image de la BCEAO dans le domaine monétaire. On pourrait imaginer dans ce cas, des membres nommés à vie pour éviter toute possibilité de pression mais aussi triés sur le volet en fonction de leur intégrité et de leur compétence.


Le statut des juges de la Cour de justice de la CEDEAO gagnerait aussi pour des raisons d’efficacité et d’autonomie à recevoir ce caractère inamovible à l’instar de leurs homologues de la cour suprême des États Unis. Les missions de l’ECOMOG pourraient être élargies en y intégrant des mandats de dissuasion et d’intervention militaire dans toute situation de non-respect des protocoles relatifs aux troisièmes mandats.


Le CEDEAO devrait aussi renforcer ses actions de formation en direction des forces armées pour éviter que celles-ci s’érigent en unique dépositaire des intérêts supérieurs des nations en rompant ainsi les équilibres institutionnels. Cette action de renforcement de capacité devrait aussi être orientée vers la société civile, la vraie.


 
 L’organisation a aussi le devoir de renforcer ses politiques économiques et d’intégration afin de juguler au plus vite une situation de pauvreté qui exacerbe les rancœurs et fragilise la paix. Cela passe par l’acceptation du leadership naturel du Nigéria, la finalisation urgente du processus d’intégration et d’instauration de la monnaie unique.


Aussi,  tôt ou tard,  la CEDEAO devrait évaluer  la question du degré de coopération des pays francophones par rapport aux objectifs de la communauté. Ces derniers semblent  parfois nager à contre-courant des intérêts supérieurs de l’intégration sous régionale. Il y’a lieu de rappeler que le processus  de mise en place de la  monnaie unique a été mis en difficulté suite à la décision inattendue des pays de l’UEMOA d’annoncer le changement du nom du Fcfa en Éco.

Tout récemment aussi,  trois Chefs d’Etats francophones du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal ont exprimé des réserves sur les propositions de la CEDEAO visant  à limiter les troisièmes mandats.  Le processus démocratique dans la quasi-totalité des pays anglophones et lusophones est plus en avance avec des alternances normales.

Les pays francophones devraient engager en interne les réformes constitutionnelles nécessaires afin de mieux contrôler les pouvoirs exorbitants dévolus à la fonction  présidentielle, véritable clef de voûte des institutions. Dans l’intérêt supérieur de la CEDEAO,  une réflexion approfondie pourrait être engagée afin de voir comment couper cette « ficelle mystérieuse » entre l’ancienne puissance coloniale et ces pays,  laquelle explique, on l’a vu sur l’exemple malien que derrière tout problème on ressent « la main » de la France.


Au plan international, la question des troisièmes  mandats étant un des facteurs majeurs de tension et de conflit dans le monde, des solutions devraient être envisagées au niveau de l’organisation onusienne et des partenaires au développement en vue de définir des règles intangibles en la matière. Il y va de la paix et de la sécurité dans le monde.

A propos de Magaye GAYE

Titulaire d’un DESS en gestion de projets de l’Université de Rennes 1 en France, Magaye Gaye a exercé pendant une quinzaine d’années dans les organisations sous régionales africaines de financement du développement (BOAD et FAGACE) à des niveaux stratégiques élevés. Le cadre sénégalais, auteur de l’essai, intitulé « Afrique, abandonner les solutions occidentales et repenser le développement autrement» est auteur dans de nombreux médias internationaux comme le MONDE,   le  POINT, LA CROIX, OUEST FRANCE,  l ECHO DE BELGIQUE,   LE QUOTIDIEN DU LUXEMBOURG, GEAB, le labortoire européen d’anticipation. Il enseigne à l’Institut Supérieur de Gestion de Paris (ISG)


Economiste International
Tél portable: + 221 77 245 07 58

Skype: gmcconseils

BRVM: la BOA-Mali domine les performances du jour avec une hausse de 7,43% à 1 735 FCFA

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Depuis la levée des sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali, la BOA Mali, comme aux deux journées précédentes, domine les performances du jour avec une hausse de 7,43% à 1 735 FCFA, suivie de Bernabé CI (+5,68% à 2 325 FCFA) et BOA BF (+5,41% à 5 850 FCFA).

Selon Sika finance, cette évolution s’explique par une période de consolidation qui fait suite à la belle envolée 64% que le marché a observé après une année 2020 marquée par la pandémie à Covid 19. Selon le site sikafinance, le marché action de la BRVM marque à nouveau le pas, à l’image de ces dernières semaines.


Il faut signaler qu’après la séance d’hier marquée par un rebond, le marché réalise son deuxième repli de la semaine avec une variation de -0,32% de l’indice BRVM Composite qui se chiffre à 207,12 points, de même que le BRVM 10 qui régresse de 0,45% à 157,77 points.

Concernant les investisseurs, leurs échanges ont connu un recul de 54% à 400 millions FCFA comparativement aux 861 millions FCFA transigés la veille. Société Générale CI a été la valeur la plus négociée à raison de 76 millions FCFA, soit 16% de la valeur totale du jours


« Bien la balance de variations soit négative, cette contraction des indices clés du marché est soutenu par la présence des grandes valeurs notamment, Sonatel (-0,59% à 14 400 FCFA), SIB (-0,12% à 4 295 FCFA), Société Générale CI (-1,1% à 14 800 FCFA) et Coris Bank International (-0,06% à 8 895 FCFA) au nombre des 14 baisses de la séance », rapporte Sikafinanace.


Notons qu’en évoluant dans la veine du marché, Total CI réalise la pire performance de la journée de -3,84% à 2 255 FCFA. Le titre est suivi dans le rouge par Palmci (-3,23% à 12 000 FCFA) et BOA SN (-3,20% à 2 420 FCFA).

Zangouna KONE

Sud Soudan: 400 millions USD de l’ONU pour faire face aux besoins humanitaires

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Soudan du Sud, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a annoncé le lundi 4 juillet 2022 un besoin urgent de 400 millions USD pour faire face aux besoins humanitaires. L’organisation Onusienne estime que plusieurs millions de personnes risquent de manquer d’aide humanitaire vitale et de protection si les besoins de financements ne sont pas comblés.

L’OCHAO déplore que « Le manque de financement pour le soutien nutritionnel laissera immédiatement 127 000 enfants et 115 000 femmes enceintes ou allaitantes sans services de traitement vitaux. On estime que 1,9 million de personnes n’auront pas accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux services d’hygiène si les fonds ne sont pas augmentés », a-t-il déploré.

Il faut signaler que plus de deux tiers de la population du pays, soit 8,9 millions de personnes, sont directement menacées par la crise humanitaire cette année. Pour sa part, la coordinatrice humanitaire pour le Soudan du Sud, Sara Beysolow Nyanti a affirmé que « Le contexte humanitaire au Soudan du Sud est décourageant. Tout, y compris la protection des femmes et des filles, la nourriture, la nutrition et les abris, est nécessaire ».

Pour elle,  « il y a plus de deux millions de personnes déplacées dans le pays, et l’absence de financement signifie que ceux qui se trouvent dans des camps risquent de se retrouver dans un besoin critique d’eau, d’assainissement et d’hygiène, et de services de santé. Le manque de sûreté et de sécurité ne fera qu’aggraver ces risques. Les ressources ont diminué, mais pas les vies.

Notons qu’actuellement, l’OCHA estime les besoins humanitaires dans le pays à 1,7 milliard USD pour apporter une assistance vitale et des services de protection à au moins 6,8 millions de personnes. Mais l’organisation ne dispose que de 27 % du financement.

Korotoumou Sylla

Ghana: Environ 509 millions USD pour la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Ghana, le président Nana Akufo-Addo, a annoncé le mardi 5 Juillet 2022 le lancement des travaux de construction d’une ligne ferroviaire de près de 509 millions USD. Cette nouvelle voie ferrée reliera la localité de Manso, dans la région occidentale du Ghana, et celle de la vallée de Huni, située dans le centre-ouest du pays.

Lors de la cérémonie de lancement des travaux, le chef de l’Etat Ghanéen a indiqué que.« La cérémonie d’aujourd’hui fait partie intégrante d’une série de projets d’infrastructure destinés à développer les services ferroviaires. Parmi les projets ferroviaires, en cours, figure le développement d’une nouvelle ligne à écartement standard entre le port de Tema et Mpakadan dans le district d’Asuogyaman de la région orientale. Ce projet a atteint un stade avancé d’achèvement, et sera bientôt remis au gouvernement pour être exploité », a-t-il indiqué.

Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la construction de cette infrastructure routière, longue de plus de 78 km, sera achevée en quarante-deux (42) mois, dont l’investissement constitue le plus important pour le développement ferroviaire depuis l’indépendance du pays.  Par ailleurs, l’objectif de cette initiative est de moderniser et d’étendre le réseau ferroviaire, afin de faciliter l’acheminement des minerais de bauxite extrait dans l’ouest du pays.

Notons que le démarrage des travaux avait déjà été annoncé en décembre dernier par le ministre ghanéen chargé du Développement des chemins de fer, John-Peter Amewu. Il faut signaler qu’il s’agit d’un financement de 69,2 millions USD, issu d’un prêt obtenu par le gouvernement à cet effet, avait alors été débloqué.

Daouda Bakary KONE

Au Nigeria, le président Buhari échappe à une attaque armée dans l’Etat de Katsina

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Il s’agit d’un convoi avancé du président Nigerian, Muhammadu Buhari qui a été visé par une attaque armée le mardi 5 juillet 2022, près de Dutsin-Ma, dans l’Etat de Katsina, selon un communiqué diffusé par la présidence Nigériane.

« Les assaillants ont ouvert le feu sur le convoi (…) mais ont été repoussés par des militaires, la police et les agents du DSS. Deux personnes présentes dans le convoi reçoivent des soins pour les blessures mineures qu’elles ont subies. Tous les autres membres du personnel sont arrivés sains et saufs à Daura ». », a indiqué le communiqué de la présidence, précisant que le président Buhari n’était pas présent dans le convoi attaqué.  

Daouda Bakary KONE

Guinée: vers le lancement très prochain du tronçon Labé-Mali pour une valeur de 160 millions d’euros

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Cet axe routier Labé-Mali est long de 120 km. Le lancement des travaux sont cofinancés par la Banque islamique de développement (BID) et la Banque africaine de développement (BAD). Aujourd’hui a fait l’objet de l’approbation d’un prêt de 160 millions € par le Conseil d’administration de la BID en décembre 2021. 

Lors d’un point de presse tenu lundi 4 juillet 2022, le ministre Guinéen Yaya Sow, en charge des infrastructures et des transports de la République de Guinée a indiqué, que le lancement des travaux de bitumage de la route Labé-Mali sont fixés pour le mi-décembre 2022. 

Selon Yaya Sow, les dossiers d’appel d’offres devraient être bouclés très bientôt. Récemment, le tronçon a subi des travaux de reprofilage qui ont permis, d’après le ministre des Infrastructures, de raccourcir la durée du parcours de cette route de 7h à 1h 30 ou 2h de temps. 

Notons que la réalisation de cette infrastructure, selon l’Agence ecofin  contribuera à faciliter l’évacuation des productions agricoles et minières vers les marchés de consommation. De même, elle impulsera une dynamique nouvelle aux activités touristiques dans ces zones.

Zangouna KONE

Sénégal: la compagnie Trans Air lance la desserte Dakar-Libreville

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Trans Air, une compagnie aérienne sénégalaise, vient de lancer la desserte Dakar-Libreville. Le vol inaugural a été effectué le 2 juillet dernier, informe un communiqué de l’Aéroport de Libreville (ADL). Il s’agit d’un transporteur sénégalais qui revendique la place de première « compagnie low cost » sous régionale avec une flotte composée d’un Boeing, deux Embraer et d’un Beech.

L’Agence ecofin estimé que pour un début, quatre vols hebdomadaires vont desservir la capitale gabonaise : deux arrivées entre Abidjan-Libreville (mardi et samedi) et deux départs (mercredi et dimanche) entre Libreville–Dakar.

Il faut signaler que l’arrivée de Trans Air Sénégal, dans le ciel gabonais relance une concurrence déjà rude dans le secteur du transport aérien au Gabon, avec des acteurs de poids comme Asky airlines, Ethiopian Airlines, Rwandair… Désormais, 15 compagnies desservent Libreville.

Notons que la compagnie été créée en 2008. Elle opère dans plusieurs pays africains comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Congo-Brazzaville, la Guinée Conakry, et désormais le Gabon en Afrique centrale.

Daouda Bakary KONE

Togo: vers l’ouverture d’une école d’aviation à Lomé

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Togo, la compagnie aérienne panafricaine, Asky, basée à Lomé, en collaboration avec le direction général d’Ethiopian Airlines, envisage le lancement d’une académie d’aviation dans ce pats d’Afrique de l’Ouest.  

Selon la source, le centre qui fait l’objet de pourparlers entre les deux transporteurs, formera des pilotes, des techniciens d’entretien d’aéronefs et des agents de bord, parmi les profils les plus recherchés sur le continent.

L4agence ecofin estime que peu d’informations sont rendues publiques autour du projet, alors que les discussions sont en cours, on sait très peu de choses sur ce que sera l’académie. Par ailleurs, la future structure pourrait avoir une vocation sous régionale (Afrique de l’Ouest), et s’inspirer du modèle actuel d’académie de la compagnie Ethiopian Airlines (qui a une capacité d’accueil de 4 000 étudiants par an).

« Si les négociations aboutissent, la future académie devrait renforcer encore plus la position de Lomé comme relais de l’aérien sur le continent et surtout dans la sous-région, via la coopération entre Asky et Ethiopian Airlines (qui est son principal partenaire, avec 40 % de son capital) », précise nos confrères du Togofirst.

Moussa KONE

Akobo Minerals obtient 5 millions USD pour financer la 1ère phase d’exploitation de sa mine d’or en Ethiopie

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-La junior minière norvégienne Akobo Minerals a annoncé le mardi 5 juillet 2022 l’obtention d’un prêt convertible en actions de 49,17 millions de couronnes norvégiennes (environ 5 millions USD), avec une échéance de douze mois.

Selon la société minière Norvegienne, les fonds obtenus grâce au soutien du partenaire financier SpareBank 1 Markets, serviront au financement de la première phase de l’exploitation minière à la mine d’or Segele en Ethiopie.

Pour sa part, le PDG d’Akobo, Jørgen Evjen a assuré que le développement et la conception de l’usine de traitement et les commandes de matériels sont déjà bien avancées. La société est également en passe de boucler l’octroi du contrat d’exploitation minière et prévoit le début des travaux en octobre. Le respect de ce calendrier pourrait aider la société à faire entrer le gisement en production d’ici la fin de l’année, comme prévu.

« Bien qu’il s’agisse d’une petite exploitation souterraine, avec une durée de vie estimée à seulement 27 mois pour une production mensuelle pouvant atteindre 3 500 onces, Segele est considérée comme l’un des projets qui peuvent contribuer à changer le visage de l’exploitation aurifère en Ethiopie. Sa réussite pourrait en effet attirer d’autres investisseurs vers le potentiel minier sous-exploité du pays et contribuer à accroitre la part des Mines dans l’économie », rapporte l’Agence ecofin.

Korotoumou Sylla

Afrique du sud: près de 28 millions USD de vodacom pour moderniser son réseau télécoms à Limoppo

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- En Afrique du Sud, l’opérateur de télécommunications d Vodacom a annoncé qu’il a investit plus de 460 millions de rands (27,5 millions USD) dans la modernisation de son réseau télécoms dans la province du Limpopo.

En commentant cet investissement, Miguel Simoes, directeur général de Vodacom Limpopo a affirmé que « Chez Vodacom, notre objectif est de connecter pour un avenir meilleur. Je suis ravi des progrès que nous avons réalisés en matière de capacités de réseau, de croissance de la clientèle et, surtout, de démocratisation de l’accès à Internet au cours de l’exercice écoulé, car nous soutenons l’objectif de notre entreprise qui consiste à exploiter la technologie pour améliorer la vie des 100 millions de clients à venir d’ici 2025 », a-t-il affirmé.

Selon la société de télécom sudafricain, cet investissement devrait permettre à l’opérateur d’étendre sa couverture haut débit dans la province afin de répondre à la demande grandissante des consommateurs en services télécoms à haut débit. 

« Sur ces dépenses d’investissement, 140 millions de rands ont été consacrés à l’extension de la couverture haut débit, avec 58 nouveaux sites de stations de base déployés, dont 17 dans des zones rurales profondes », rapporte l’Agence ecofin.

Par ailleurs, la société a également investi plus de 110 millions de rands dans la mise à niveau des systèmes de batterie des stations de base pour éviter toute perturbation des services réseau en cas de coupure de courant.

Il faut signaler que Vodacom a atténué les problèmes de vol et de vandalisme sur le réseau en mettant en place une infrastructure de haute sécurité et une intervention armée sur les sites de la région. Cette somme d’argent intervient selon l’Agence ecofin, dans un contexte marqué par une forte demande en connectivité à haut débit en Afrique du Sud, ainsi que par le renforcement de la concurrence sur le marché des télécommunications.

Notons que MTN, le principal concurrent de Vodacom, a depuis le début de l’année, multiplié les investissements dans le pays dans le cadre de son projet de modernisation de l’ensemble de son réseau sud-africain (MONZA). La société a notamment investi 46,4 millions USD dans le KwaZulu-Natal ; 56,4 millions USD dans le Limpopo et le Mpumalanga ; 51,1 millions USD dans le Cap-Occidental ; 39 millions dans le Cap-Oriental et 136 millions USD dans le Gauteng.

Daouda Bakary KONE