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Société Générale réduit (fortement) ses effectifs

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Le groupe bancaire français Société Général a annoncé, lundi 7 avril 2019, la suppression de 1 600 postes dans le monde. L’opération s’inscrit dans un nouveau programme de réduction des coûts de l’ordre de 500 millions d’euros en 2020. Les métiers de banque d’investissement sont concernés au premier plan.

Environ 1 200 postes seront supprimés au sein du pôle « banque de grande clientèle et solutions investisseurs » (GBIS), qui regroupe, notamment, la banque de financement et d’investissement, la gestion d’actifs ou la banque privée, et emploie 20 000 salariés dans une cinquantaine de pays. A noter que la suppression de 750 postes concerne la France.

Pour la période 2015-2020, la banque avait déjà annoncé la suppression de près de 3 500 postes et la fermeture de 500 agences.

Le groupe a par ailleurs indiqué dans un communiqué publié ce 9 avril, qu’il voulait « s’appuyer sur son leadership en dérivés actions et produits structurés », mais arrêter « l’activité de matières premières de gré à gré (…) et fermer sa filiale de trading pour compte propre ».

Le groupe bancaire emploie 148 000 personnes dans le monde, dont 20 000 dans la banque de financement et d’investissement.Il faut dire que la décision était attendue depuis la présentation des résultats annuels de Société générale, le 7 février dernier, où la banque affichait des résultats jugés décevants de 3,9 milliards d’euros de bénéfice net).

amadjiguené Ndoye

Source finacialafrik

Le nouveau livre de Cédric Mbeng tord le cou aux visions alarmistes sur la démographie africaine

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Libérer le potentiel de l’Afrique – des idées d’Alexander HAMILTONle nouveau livre de Cédric Mbeng Mezui, a été présenté au Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris, le 05 Avril 2019. L’audience comprenait les professionnels du secteur privé, les institutionnels, les universitaires de la place de Paris et tous ces économistes, penseurs et stratèges à l’affût des tendances nouvelles. Le parti pris de l’auteur sur les idées d’Alexander Hamilton au détriment de celles de Malthus, qui connaissent un retour en force dés lors qu’il s’agit de rapporter le flot migratoire à la démographie africaine, relève d’une audace intellectuelle.

L’auteur considère que durant ce 21ème siècle, la taille et la structure anticipées de la population africaine vont donner à ces pays l’opportunité de devenir un réservoir de capitaux longs et d’accroître la force de travail mobilisable. Cette situation est au centre des discussions et des enjeux géostratégiques. C’est un bouleversement qui induit d’énormes responsabilités. Il devrait marquer l’essor de nombreux « champions africains » dans les industries, les infrastructures et les services.

Les moteurs de la croissance du continent sont sa population active nombreuse, une classe moyenne en forte progression, le progrès technique et une meilleure gouvernance politique et économique. Le recours aux idées d’Alexander Hamilton est une invitation au débat sur l’art de gouverner, en particulier sur les questions d’industrialisation et de crédit. « L’Afrique a besoin de femmes et d’hommes capables d’inventer ce qui n’a pas encore existé » selon lui. 

Ce livre met en perspective l’activation du potentiel de l’Afrique afin de mettre les forces productives et les énergies créatives au service du continent. Il rappelle que la croissance démographique n’est pas un danger vu que les ressources de l’esprit humain sont infinies.

L’industrialisation reste une priorité car la productivité des industries entraîne la productivité des autres secteurs tels que constatés dans les économies industrialisées. D’abord, la productivité est beaucoup plus élevée dans l’industrie manufacturière que dans l’agriculture ou l’extraction minière. Ensuite, ce secteur peut employer/absorber une plus grande variété de profils (des moins qualifiés aux plus pointus). Puis, les prix des produits manufacturés ont l’avantage d’être plus stables que les fluctuations des prix que connaissent les marchés des matières premières. Tels sont les arguments défendus par Alexander Hamilton dans son rapport sur les Manufactures en 1791. Il était en faveur de l’intervention du gouvernement via des incitations pour encourager l’innovation dans le secteur manufacturier. Pour l’Afrique, il s’agit de mettre en œuvre le Plan d’actions pour le développement industriel accéléré de l’Afrique (AIDA), un projet phare de l’Union africaine. Il devrait se traduire par une augmentation des investissements de 751 milliards d’USD à 1 720 milliards d’USD au cours de la prochaine décennie.

Malheureusement, les indicateurs montrent que la part du continent dans la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière mondiale (VAM) est marginale. Elle serait passée de 1,9 % en 1980 à 1,5 % en 2010. L’industrie africaine génère en moyenne 700 USD de PIB par tête, derrière l’Amérique latine (2 500 USD) et l’Asie de l’Est (3 400 USD).

Source/ Adampa WADE, Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis 17 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions. Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d’un Master en Communication des Organisations, Adama Wade a publié un essai, «Le mythe de Tarzan», qui décrit le complexe géopolitique de l’Afrique.

Le CFA et la compétitivité des économies de la zone Franc

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Dans le débat actuel sur le franc CFA, l’argument d’une surévaluation du CFA est souvent invoqué pour dire qu’il  nuit à la compétitivité économique des pays africains de la zone franc.

Tout d’abord, il convient, pour la clarté du débat, de faire la distinction entre deux notions de compétitivité économique : la compétitivité-prix et la compétitivité structurelle. Comme vous pouvez le deviner,  la première est liée à l’évolution des prix alors que la seconde relie la compétitivité aux effets de structure.

 La compétitivité-prix est la capacité à produire des biens et des services à des prix inférieurs à ceux des concurrents pour une qualité équivalente. Elle repose sur la capacité de produire  à des coûts inférieurs à ceux supportés par les entreprises du même secteur.  La compétitivité prix dépend donc des niveaux relatifs des coûts de production, des marges des producteurs et des niveaux du taux de change nominal. Le taux de change nominal n’étant rien d’autre que le cours d’une monnaie par rapport aux autres monnaies.

La compétitivité  structurelle est la capacité à vendre ses produits ou services indépendamment de leur prix mais en faisant valoir d’autres arguments (qualité, innovation, services après-vente, image de la marque, délais de livraisons, capacité de s’adapter à une demande diversifiée, etc.). Ce type de compétitivité demande du temps pour se construire car elle repose sur la perception de l’offre par les clients, perception qui elle-même se bâtit sur le long terme en fonction de la satisfaction procurée dans le passé. Elle exige aussi beaucoup d’investissements pour développer et maintenir la spécificité de l’offre. Ainsi, la compétitivité structurelle d’une économie  dépend des infrastructures, de la gouvernance publique, de l’environnement des affaires, de la qualité des ressources humaines, des performances macroéconomiques, entre autres facteurs.


Les pays de la zone CFA ont une bonne compétitivité-prix

Pour mesurer l’évolution de la compétitivité-prix d’une économie, contrairement à ce que font les détracteurs du CFA,  on doit se référer au taux de change réel et non  au taux de change nominal. En effet le taux de change réel est l’indicateur qui prend en compte aussi bien les prix que le taux de change nominal. Au vu des données fournies par la Banque Mondiale, entre 2000 et 2017, le taux de change réel, des pays de la zone  CFA comme la Côte d’Ivoire et le Togo ont connu des gains de compétitivité. En effet, l’indice du taux de change réel a baissé, passant  de 100 à 99 pour la Côte d’Ivoire et de 100 à 93 pour le Togo (1). En cette même période, il augmentait  en Chine et au Nigéria, passant respectivement  de 100 à 120 et de 100 à 105.

La Chine qui a perdu en compétitivité prix, son indice est passé de 100 à 105, n’en continue pas moins d’inonder le marché africain de toutes sortes de produits. A travers elle, l’on s’aperçoit que la compétitivité est déterminée par plusieurs facteurs en dehors du prix ou taux de change nominal (cours de la monnaie).

Ce que les pays africains hors zone CFA gagnent en compétitivité-prix avec la dépréciation de leurs monnaies, ils peuvent le perdre avec l’inflation induite par cette même dépréciation. Ils sont victimes de ce que les économistes appellent l’inflation à travers le taux de change  ou «exchange rate pass-through to prices».  Ce phénomène peut expliquer le pourquoi, sur la période 2000-2017, le Togo et la Côte d’Ivoire ont une meilleure compétitivité-prix que la Nigéria.

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En outre, pour une économie de l’Afrique Sub-saharienne, spécialisée dans l’exportation de produits primaires, la dépréciation de la monnaie ne se traduit pas souvent par des gains de parts de marché, pour plusieurs raisons. La première tient au fait que les cours des produits de base sont fixés en dollars sur le marché international et que  leurs fluctuations rendent vulnérables les pays producteurs. Dans une phase de hausse des cours, les recettes d’exportation augmentent plus par l’effet de l’amélioration des prix que par l’effet d’une croissance  du volume exporté. En effet, les capacités de production très contraintes ne permettent pas souvent d’accroitre la production. Dans une phase de baisse des cours, souvent consécutive  à la baisse de la demande mondiale, les recettes d’exportation et les volumes exportés baissent. Une double baisse qui entraine souvent la dépréciation de la monnaie, le renchérissement des importations, une forte inflation, une augmentation du service de  la dette et une détérioration du solde de la balance des paiements courants.  Le Venezuela et le Soudan, qui se débattent actuellement  dans une crise, à l’origine économique puis socio-politique, en sont d’illustres exemples. Lorsque le Soudan du Sud  a fait sécession, le pays a été  amputé de 75% de ses revenus pétroliers. Un manque à gagner accentué par la chute du prix du baril. En 2018, la valeur de la monnaie s’est effondrée  et l’inflation a augmenté de 70%, les prix des produits de base ont explosé ; un tel  scénario catastrophe aurait pu être évité si le pays avait une monnaie plus stable. Les pays de la CEMAC, avec une monnaie plus stable, le  CFA, ont été plus résilients face à la chute du prix du pétrole.

Se limiter aux indicateurs  du taux de change nominal ou du taux de change réel ne permet pas de  prendre en compte les nombreux facteurs déterminants de la compétitivité économique.

Pour une analyse plus exhaustive de la compétitivité, il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble de ses déterminants structurels. Il s’agit d’évaluer la compétitivité des secteurs institutionnels (droits de propriété, gouvernance publique), économiques (stabilité macroéconomique, marché du travail), et sociaux (santé et éducation) .A cet effet, des structures telles que le « Forum Economique Mondial » (WEF) propose des indices composites. Par exemple, le Global Competitiveness Index (GCI) ou Indice de Compétitivité Globale affiné à la lumière de tests et de feed-back d’experts. Cet indice prend en compte plus d’une centaine d’indicateurs regroupés en différents axes  permettant d’évaluer les conditions économiques des pays, quelques soient leurs stades de développement. Ces indicateurs sont considérés comme des moteurs essentiels de la productivité et de la compétitivité. (2)

A l’analyse des données fournies par le WEF dans son rapport 2018, il ressort que les économies africaines en général manquent cruellement de compétitivité, ce qui se vérifie surtout en Afrique subsaharienne. Alors que la moyenne mondiale est de 60 (démontrant qu’aucun pays dans le monde n’est à 100% compétitif), l’indice de compétitivité en Afrique subsaharienne est de 45,2 sur 100. En plus de classer la région comme dernière du classement mondial ; ce score indique surtout que l’Afrique subsaharienne n’atteint même pas le seuil minimum de la moitié de la note maximale, soit 50 sur 100.

D’après les statistiques fournies, 17 des 34 économies de l’Afrique subsaharienne étudiées dans le rapport font partie des 20 les moins performantes. Alors qu’aucun pays africain n’est présent dans le top 10 des économies les plus performantes au monde, on constate que huit pays de la région sont présents parmi les 10 pays les moins compétitifs. Notons que seuls deux pays du continent (Maurice, Afrique du Sud) affichent un indice de compétitivité supérieur à la moyenne mondiale (avec respectivement 63,7 et 60,8), tandis que le Tchad occupe le bas du tableau continental et mondial (140e sur 140 pays) avec un indice de 35,5.

Le manque de compétitivité économique de l’Afrique au Sud du Sahara est donc structurel ; ce qui explique qu’elle ne peut pas profiter des opportunités offertes par l’AGOA et l’Accord « tout sauf des armes » (3)

Il ressort de l’examen approfondi de l’AGOA que si les flux commerciaux entre les bénéficiaires du programme et les États-Unis ont presque triplé- à 70% grâce à l’AGOA-  ils n’en reflètent pas moins le manque de compétitivité des économies africaines. Elles  continuent d’exporter des produits primaires et sont incapables d’offrir des produits manufacturés. La situation est la même en ce qui concerne l’Accord « Tout sauf des armes » qui donne la possibilité aux pays moins avancés (PMA) d’Afrique d’exporter  leurs produits vers l’Union Européenne sans payer de droit de douane. Cette sous-utilisation de l’AGOA  et de l’Accord  « Tout sauf des armes »   est, en grande partie, due à des problèmes d’offre concernant l’Afrique: contraintes de capacité, absence de diversification de la production, manque d’infrastructure, lacunes institutionnelles, difficultés économiques, inexpérience en matière de marketing et de mise en marché, risque politique et problèmes liés aux exigences des marchés américain et européen et américain, entre autres.

En conclusion, la compétitivité économique  consiste fondamentalement en la mise en place d’une dynamique de structures capables de s’adapter aux mutations des processus de production et de la demande mondiale.  L’évolution du taux de change ne peut avoir que des effets conjoncturels et pour les économies africaines  fortement dépendantes de l’exportation de produits primaires, stabiliser la monnaie  apporte  une plus grande résilience aux chocs économiques exogènes.


Le taux de change effectif réel, pour un pays donné, est  un indice qui exprime le rapport  entre ses prix nationaux et les prix de ses principaux partenaires commerciaux. Lorsqu’il augmente (baisse) cela veut dire que le pays gagne (perd) en compétitivité-prix.

  • The global Competitiveness Report 2018. World Economic Forum /Forum Economique Mondial.
  • AGOA :  African Growth Opportunities Act , Loi sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique, est une loi américaine votée et promulguée en mai 2000 par le Congrès américain, sous l’égide du Président Bill CLINTON.

ar Amath Ndiaye, Maître de Conférences Université C.A. Diop Dakar

COMMUNIQUE SUR LES QUESTIONS DU DDR DANS LE CENTRE DU MALI

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Le mouvement Dan Na Ambassagou a appris avec beaucoup de retenu la
volonté manifeste du gouvernement du Mali à accélérer le processus du DDR
en cours au centre du Mali sans le consensus des acteurs sur le terrain.
Le mouvement Dan Na Ambassagou, iŶfoƌŵe l’opiŶioŶ ŶatioŶale et
iŶteƌŶatioŶale Ƌu’il Ŷ’est pas disposé à participer à cette opération sous sa
forme actuelle, car une paix durable ne se décrète pas, mais se négocie. Les
conditions actuelles ne sont pas assez favorables pour procéder à un DDR juste
et fructueux. Nous peŶsoŶs Ƌu’il faut d’aďoƌd désaƌŵeƌ les Đœuƌs avaŶt de
désarmer les mains.
Par conséquent, le mouvement Dan Na Ambassagou exhorte le
gouvernement du Mali à :

  • l’ideŶtifiĐatioŶ et la maitrise de tous les acteurs sur le terrain,
  • au pré-cantonnement partiel de toutes les milices,
  • au dialogue direct et franc avec toutes les milices,
  • l’élaďoƌatioŶ d’uŶ mémorandum,
  • la sigŶatuƌe d’uŶ aĐĐoƌd de paidž,
  • au désarmement de toutes les milices au même moment,
  • l’iŶtégƌatioŶ et la réinsertion socioéconomique de tous les combattants
    et
  • au cantonnement général
    Le mouvement Dan Na Ambassagou prend en témoin l’opiŶioŶ ŶatioŶale et
    internationale, que le paLJs DogoŶ est viĐtiŵe d’uŶ véritable complot de
    déstaďilisatioŶ et d’edžteƌŵiŶatioŶ organisé par certains peuls soutenus par des
    terroristes. Face à cette situation incontrôlée par nos autorités, le peuple du

pays Dogon a été forcé à se défendre pour sa survie d’où la création du
mouvement Dan Na Ambassagou. Evitons donc l’aŵalgaŵe, car les Dogons
sont les premières victimes de cette insécurité expressément créée et
entretenue malheureusement par nos voisins.
Le mouvement Dan Na Ambassagou est respectueux de ses engagements avec
le gouvernement du Mali et ses partenaires, dans le cadre du cessez le feu et le
DDR et reste ouvert au dialogue avec tous les acteurs et les partenaires dans le
cadre de la recherche de paix et de cohésion sociale dans le Pays Dogon et
dans le reste du Mali.
AUSSI,
Le mouvement Dan Na Ambassagou condamne une fois de plus, avec la
dernière énergie les attaques lâches et barbares de Koulhogon et de
Ogossagou et rejette toute accusation faisant croire que ses hommes sont à
l’oƌigiŶe de Đes actes regrettables.
IŶfoƌŵe l’opiŶioŶ ŶatioŶale et iŶteƌŶatioŶale Ƌu’il Ŷ’est pas auteuƌ de Đes
attaques malheureuses.
Présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et
souhaite prompt rétablissement aux blessés.
Condamne les agressions et les arrestations ciblées contre les chasseurs et les
paisibles populations du pays Dogon.
Demande la libération immédiate et sans conditions des chasseurs
arbitrairement détenus.
Exhorte le gouvernement du Mali et ses partenaires à diligenter une enquête
impartiale et approfondie pour traquer et punir les auteurs de ces crimes.

Fait à Bamako le lundi 8 avril 2019
P. DAN NA AMBASSAGOU
Le porte-parole
Marcelin GUENGUERE

Par Croissanceafrique. com

Le Président de la République à la rencontre des familles fondatrices et chefs coutumiers du district de Bamako

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IBK exhorte les enseignants à reprendre le chemin de l’école,

Le Président de la République, Chef de l’Etat dans la poursuite de son dialogue social entamé il y’a plus d’un mois a accordé une audience dans l’après-midi du lundi 8 avril 2019 aux familles fondatrices et aux chefs coutumiers du district de Bamako. Au centre des échanges la situation actuelle dans notre pays.

Le Président de la République, très respectueux et à l’écoute toujours de nos légitimités traditionnelles, félicitant leur disponibilité constante au chevet du Mali a expliqué après la rencontre « Ils sont venus avec trois éléments : l’école , souci partagé par nous ; qui ne le serait pas aujourd’hui ; qui a souci de l’avenir de ce pays, de sa jeunesse et qui voit de manière absolument préoccupante, la prolongation hors normes de cette grève des enseignants, et qui met en péril l’année scolaire et qui survient dans un contexte très lourd pour le pays et qui devrait amener chacun à s’interroger aujourd’hui sur les urgences ; les leurs sont considérés; mais exiger du gouvernement ici et maintenant, me semble vraiment assez difficile à comprendre de la part d’enseignants dont la vocation est précisément d’apprendre ; et la pédagogique, quel modèle ils donnent, quel exemple ils donnent aux jeunes maliens ? Dès lors quelle est la vocation ? Quel est caractère sacerdotal de la mission d’enseigner ? Je me pose des questions, je m’interroge. Je crois que toutes les voies du dialogue ont été ouvertes, ont été explorées et je pense que c’est comme cela qu’un pays doit marcher, on ne peut pas à priori ici et dès l’abord dire nous ne voulons nous adresser qu’au Chef de l’Etat. L’Etat est organisé, il y a des échelons, il y a des voies de passage et de négociations. Je vais demander encore une fois que la raison prenne le pas ; que chacun sache raison garder et que nos enfants retrouvent le chemin de l’école. Ce serait à l’honneur des enseignants, ce serait à l’honneur de ce pays-là, ce serait conforme à l’héritage qui est entre les mains des enseignants du Mali. Je l’ai dit, dans mon propre bureau, il n’y a que deux portraits, celui du président Modibo Kéita et de Sory Diakité, mon vieil instituteur auquel je dois tout. Donc je crois que le temps où ces hussards de la République nous formaient à nos métiers d’homme, à nos diverses professions, hélas semble aujourd’hui révolu. Il faut donc nous en venions aux fondamentaux. J’interpelle encore une fois mes frères enseignants, mes sœurs enseignantes pour qu’ils reprennent le chemin de l’école, et que là dans le calme et la sérénité retrouvés, avec le gouvernement, ils poursuivent les négociations de divers types tel que le syndicalisme le connaît, pas le syndicalisme outrancier que l’on veut aujourd’hui expérimenter au Mali, cela n’est pas digne du passé syndical du Mali , ce pays à une expérience syndicale, ce pays est le pays de Lazare Coulibaly et de tous les autres , ceux-là qui furent formés par les Morlé et autres … le syndicalisme de la CGT. Donc je souhaite que cela soit. Deuxième point, ce qui devait être le vendredi noir, comment ils se sont impliqués et notre sentiment par rapport à cela. J’ai là encore une fois souhaité incliner à raison garder et à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain et de ne pas non plus nous tromper d’adversaire. Quand on fait haro sur les pays amis qui nous aident, on fait haro sur le Minusma, on se trompe de combat, ce n’est pas cela, ça aussi dans un temps où nous venions de perdre il y’a seulement quelques jours un jeune officier de santé français qui n’est pas dans son pays, qui était là pour aider à sauver des vies maliennes. Donc soyons à la hauteur de l’interpellation historique, soyons à la hauteur du moment que nous vivons, ne nous trompons pas de combat, ce n’est pas à notre honneur, pas du tout ; et sachons gré à ceux-là qui nous sondent dans la tourmente aujourd’hui, car dans la tourmente nous sommes et c’est pas eux qui l’ont inventée. Donc je crois que ça c’est l’essentiel ; il y’a aussi le souhait que nous poursuivions donc nos entretiens avec nos frères de l’opposition, j’ai dit qu’hier soir seulement (dimanche soir) j’ai tenté d’avoir mon frère au téléphone, ce matin il m’a fait un message et donc il y’a pas de blocage, il n’y en a pas ; nous avions simplement convenu de nous revoir une fois nos missions terminées lui à Dakar et à Niamey et moi à Dakar ; et je ne sache pas qu’il soit venu entre temps , en tout cas c’est hier soir qu’il est rentré ; donc je pense que tout cela est de mise et sera fait . Voilà ce que je voulais vous dire et en remerciant encore une fois les familles fondatrices pour leur disponibilité constante et leur veille sur la cité ».

Auparavant, en venant rencontrer leur Président de la République, les hôtes du chef de l’état avaient évoqué trois points essentiels : leur démarche envers les enseignants, leur démarche envers l’Imam Mahmoud Dicko par rapport à la marche du 5 avril, ils ont également sollicité le Président de la République à poursuivre sa main tendue à tous pour apaiser le Mali et aller à l’essentiel avec tous. Les familles fondatrices et les chefs coutumiers du district de Bamako ont renouvelé leur confiance à IBK leur adhésion et leur soutien à sa démarche inclusive et leur accompagnement pour la normalisation de la situation dans le pays. Les familles fondatrices et les chefs coutumiers jouent un rôle de veille et constituent les vigiles de la cité. Ils sont en contact direct tous les jours avec les citoyens pour réguler la société.

La rencontre qui a eu lieu dans la Salle des Banquets du Palais présidentiel de Koulouba, s’est déroulée en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et des proches collaborateurs du Chef de l’Etat.

La Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République du Mali.

Par Croissanceafrique.com

BMS-BADEA : Accord de financement de 17,50 milliards de FCFA pour développer les échanges commerciaux entre le Mali et les pays arabes.

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En marge de la 44ème réunion des assemblées annuelles de la Banque Islamique de Développement, qui s’est tenue du 04 au 06 Avril 2019 à Marrakech (Maroc), le Directeur Général de la Banque Malienne de Solidarité (BMS-sa) et Yousef Ibrahim Al-Bassam Président du Conseil d’administration de la BADEA ont procédé à la signature d’un accord de prêt d’un montant de 30 millions de Dollars US, soit environ 17, 50 milliards de FCFA.

Cet accord permettra de financer une ligne de crédit pour encourager et développer les échanges commerciaux entre les entreprises maliennes et les états arabes.

La cérémonie était présidée par le Ministère de l’Economie et des Finances, représenté par le Conseiller Technique M. Diakaridia Dembélé, en présence du Directeur Général de la BADEA Dr Sidi Ould TAH, du Directeur Général de la Dette Publique, M. Ely Prosper ARAMA et de M. Harouna MAIGA Conseiller du Directeur Général de la BMS-sa.

Aissatou Traoré

Poursuite du dialogue social au Mali : IBK échange avec les chefs religieux

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Le Président de la République, Chef de l’Etat , Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta a rencontré en début de soirée du lundi 8 avril 2019 dans la salle des banquets du Palais présidentiel , les chefs religieux:

  • Cheick Mahmoud Dicko Président du Haut Conseil Islamique du Mali,
    -Son Éminence Cardinal Jean Zerbo , Archevêque de Bamako,
  • Le Révérend Pasteur Nouhou Ag Infahi Yattara.
  • Cherif Cheick Saïd Ousmane Madani Haidara , Président du groupement des leaders religieux du Mali

La rencontre se situait dans le cadre du dialogue social entamé par le Président de la République depuis sa main tendue à son frère et ami Soumaila Cissé, Chef de file de l’opposition .

Les échanges entre le Président de la République et ses hôtes ont essentiellement porté sur la situation sécuritaire actuelle dans notre pays et les récents événements survenus la semaine dernière .Le Chef de l’Etat a été salué par les visiteurs de marque qui ont approuvé sa démarche participative et lui ont réaffirmé leur soutien et leur accompagnement à aller à la paix et à la réconciliation nationale, à l’union des coeurs et des esprits de tous les fils du pays. Des prières et bénédictions ont été faites pour le Président de la République et le Mali.

Le Chef de l’Etat de son côté a remercié les confessions religieuses pour leur engagement : « d’abord rendre grâce à Dieu Tout Puissant Allahou Soubhana Wat’Allah pour la grâce qu’il nous fait de chaque fois qu’un écueil se présente et vient d’être surmonté et rien ne sert de cacher que la semaine dernière , a été une semaine d’angoisse pour les maliens, surtout avec toutes les annonces qui avaient été faites on avait craint un vendredi sombre , très sombre , il n’en fut pas grande chose heureusement, ceux qui ont voulus marcher, on marché dans la règle de l’art , nous avons eus également-là , la démonstration que nos forces de l’ordre étaient des forces de l’ordre, qui ont fait leur travail correctement , avec professionnalisme ; je voudrais ici à votre micro les féliciter et féliciter aussi les organisateurs qui ont su encadrer leur marche , sauf quelques dérapages comme toujours en fin de manifestation. Donc rendre grâce à Allah pour cela. Également demander leur soutien bienveillant et leurs bénédictions pour les autres projets à venir , dont le référendum constitutionnel, dont nous avons reçu l’avant projet… Nous ferons tout cette semaine de le faire tenir par les horizons politiques maliens toute tendance confondue , pour qu’ils en connaissent le contenu et nous fassent retour de leurs suggestions diverses et qu’ainsi nous puissions y aller de manière consensuelle avec un climat très apaisé ».

A la fin de la rencontre, Mahmoud Dicko , Président du Haut Conseil Islamique du Mali , insistant sur la nécessité de l’union des cœurs de tous les fils en ce moment difficile que notre pays traverse , et très heureux de cette entrevue s’est adressé à la presse « Nous retrouver entre nous pour parler et faire en sorte que nous puissions vraiment aller ensemble pour faire face aux défis. Nos défis aujourd’hui qui nécessitent vraiment l’union des cœurs et des esprits pour qu’ensemble nous puissions faire face à ça .Nous avons parlé de ces drames qui ont eu lieu dans notre pays , que plus jamais nous ne devrions connaître et que tout le monde se mette ensemble pour que des choses comme ça ne puissent pas vraiment arriver dans notre pays . Et cela ne peut être possible tant que les gens ne sont pas ensemble parce que pour aller ensemble il faut regarder dans la même direction . Aujourd’hui nous avons besoin de nous écouter et tous ensemble aller vers l’essentiel, l ‘essentiel c’est la préservation de notre Patrie , c’est le vivre ensemble que nous avons comme valeur cardinale , il faut le préserver . Ce qui se passe aujourd’hui entre les différentes communautés, les voisins , cela n’est pas le Mali , cela n’est pas digne du Mali, il faut nécessairement qu’on trouve les voies et moyens pour dépasser cette période combien difficile ».

L’entrevue s’est déroulée en présence du Premier Ministre, du Ministre des Affaires Religieuses et du Culte et des proches collaborateurs du Président de la République.

La Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République du Mali

Banque mondiale :Afrique subsaharienne : trois ans après la crise, la croissance reste bloquée sous les 3 %

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La révolution numérique est l’une des clés d’une croissance inclusive et de la création d’emplois en Afrique

Bamako- La dernière édition du rapport Africa’s Pulsepubliée aujourd’hui, revoit à la baisse la croissance des pays d’Afrique subsaharienne, à 2,3 % en 2018, contre 2,5 % en 2017. Pour la quatrième année consécutive, l’économie progresse moins vite que l’accroissement démographique et, malgré des prévisions régionales plus favorables pour 2019, qui tablent sur un rebond à 2,8 %, la croissance ne parvient pas à franchir la barre des 3 % depuis 2015. Le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine se penche en outre sur l’incidence de la fragilité sur la croissance en Afrique subsaharienne et sur le rôle que l’économie numérique pourrait jouer pour redynamiser le continent.

« La transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an », indiqueAlbert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. « C’est une révolution qui changera véritablement la donne en Afrique. »

S’il reflète l’incertitude de la conjoncture internationale, ce fléchissement plus marqué que prévu s’explique aussi, et de plus en plus, par les incertitudes politiques et réglementaires et par la fragilité. Il reflète aussi l’instabilité macroéconomique, liée entre autres à une mauvaise gestion de la dette, à l’inflation et aux déficits. Autant de facteurs qui défavorisent clairement certains pays. Il contredit également les bonnes performances de plusieurs économies de plus petite taille, en progression constante.

Au Nigéria, la croissance est ressortie à 1,9 % en 2018, en hausse par rapport à 2017 (0,8 %), à la faveur d’une légère reprise du secteur non pétrolier. L’Afrique du Sud est sortie de la récession au troisième trimestre 2018, mais la croissance est restée atone, à 0,8 %, tout au long de l’année, les incertitudes politiques décourageant les investissements. L’Angola, troisième économie de la région, est demeuré en récession, l’activité étant plombée par la faiblesse persistante de la production pétrolière.

Dans certains pays riches en ressources, comme la République démocratique du Congo et le Niger, la croissance est repartie à la hausse, soutenue par le redressement de la production minière et du prix des matières premières, ainsi que par le rebond de la production agricole et des investissements publics d’infrastructure. Ailleurs, comme au Libéria et en Zambie, la croissance est restée modérée, les investisseurs restant méfiants face au niveau soutenu de l’inflation et de l’endettement. Dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, le redressement se poursuit, mais demeure fragile, les réformes destinées à réduire les déséquilibres budgétaires et extérieurs ayant marqué le pas dans certains pays. Enfin, les économies moins tributaires des ressources naturelles, comme le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda ainsi que plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, dont le Bénin et la Côte d’Ivoire, ont affiché de solides performances en 2018.

Le rapport Africa’s Pulse note par ailleurs que la fragilité d’un petit nombre de pays prive l’ensemble de l’Afrique subsaharienne de plus d’un demi-point de pourcentage de croissance par an, l’équivalent de 2,6 points de pourcentage en cinq ans.

« Les facteurs de fragilité ayant évolué dans le temps, les solutions pour y remédier doivent s’adapter », souligne Cesar Calderon, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport. « Les pays ont plus que jamais la possibilité de tourner la page de la fragilité en coopérant entre eux pour lutter contre l’instabilité, les violences et le changement climatique. »

Daouda Bakary Koné

Source : Croissanceafrique.com

La BAD vise l’intégration commerciale en Afrique centrale

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(Agence Ecofin) – Les pays de l’Afrique centrale affichent une faible complémentarité de leurs profils commerciaux, avec des indices plus proches de 0 que de 1. Cette réalité vient d’être déclinée par la Banque africaine de développement (BAD), à travers son rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique centrale.

Il ressort du rapport que peu de biens importés par certains pays sont des biens exportés par d’autres.

Pourtant, souligne l’institution bancaire panafricaine, « le développement du potentiel commercial pourrait accroître les complémentarités entre les Etats membres. Les relations entre les industries manufacturières et l’agriculture, tant au niveau de la production que de la demande, pourraient être renforcées ».

Par ailleurs, indique la BAD, « ce renforcement permettrait une transformation structurelle à l’échelle de la région via le secteur des services, laquelle transformation est essentielle pour le développement industriel et manufacturier, ainsi que pour les filières de production et de vente ».

Pour un meilleur développement du potentiel commercial, la BAD souligne qu’elle nécessite un environnement commercial mieux prévisible et plus sûr. Tout en précisant que ce dispositif doit être accompagné par un meilleur rapport coût-efficacité, grâce à la simplification et à l’harmonisation des procédures de commerce et de transport, et des échanges de documentation et d’information.

Afin de s’intégrer aux marchés mondiaux, la BAD appelle l’Afrique centrale à consolider le commerce intra-communautaire en supprimant les protections. Pour ce faire, elle réitère la mise en œuvre du processus d’intégration régionale, qui pourrait faciliter les échanges entre les Etats membres, en favorisant la production et la consommation des biens manufacturés.

Car, reconnaît la BAD, « une intensification de l’intégration régionale devrait redynamiser le commerce de biens industriels contribuant ainsi à la promotion de l’industrialisation et à l’amélioration des conditions de vie des populations ».

Stéphane Billé

Kenya: la croissance économique devrait atteindre les 6,3% en 2019 (Président)

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(Agence Ecofin) – La croissance économique du Kenya devrait atteindre les 6,3% en 2019, grâce à une hausse des investissements. C’est ce qu’a annoncé, ce jeudi, le président Uhuru Kenyatta (photo), s’adressant au parlement.

D’après le chef de l’Etat kenyan, cette hausse de la croissance sera favorisée par une hausse des investissements, liée au programme Big four agenda du gouvernement. Celui-ci vise à améliorer l’économie en s’appuyant sur quatre grands secteurs, à savoir: l’industrie manufacturière, l’agriculture, la santé et l’accès au logement.

Pour cette année, le gouvernement envisage la mise en place d’un système de garantie de crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME) kényanes. Grâce à cela, l’Etat espère augmenter la production du secteur privé.

« Nous nous attendons à une croissance encore plus forte […] reflétant l’amélioration continue de l’environnement des affaires, l’élan associé à l’exécution du programme des Big Four et la stabilité macroéconomique soutenue », a indiqué le président Kenyatta, dans des propos relayés par Reuters.

Notons que pour 2018, la croissance du pays a été estimée à 6,1%.

Moutiou Adjibi Nourou