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Mauritanie: 100 millions USD d’Arabie Saoudite pour la 1ère phase d’un projet d’alimentation en eau potable

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Mauritanie, le gouvernement et le royaume d’Arabie saoudite ont annoncé le mardi 28 juin 2002 la signature à Nouakchott. Il s’agit d’un accord de financement dont la première phase vise un projet d’alimentation en eau potable de la ville de Kiffa pour un montant de 100 millions USD.

Selon les terme de la convention, le projet devra permettre, à l’horizon 2050, de couvrir les besoins de 92 localités dans la zone du projet dont la population est estimée à 550.000 personnes à l’horizon 2035. Le FSD qui contribue au financement du projet a été octroyé sous forme de prêt de développement.

Par ailleurs, le projet soutient la durabilité des ressources en eau, des sources d’eau potable et la réalisation de la sécurité hydrique et alimentaire, et réduit les taux de maladies et d’épidémies résultant de l’eau polluée.


« Je salue l’importance du grand rôle joué par le Royaume d’Arabie saoudite à travers le FSD dans l’accompagnement des projets d’infrastructures en Mauritanie, ajoutant que ces projets contribuent à l’amélioration des conditions sociales et économiques de la population », a commenté, Ousmane Mamoudou Kane, ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs;

Notons qu’après la signature de convention, la délégation du Fond Saoudien Développement a procédé à l’inauguré trois projets de développement dans les secteurs de l’eau, de la santé et de l’éducation.

Daouda Bakary KONE

L’Etat Ivoirien obtient 105 millions d’euros sur marché financier d l’umoa

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique a obtenu le mardi 28 juin 2022 70 milliards de FCFA (105 millions d’euros) sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Cette opération a été rendue possible au terme d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) de maturité 91 jours et d’obligations de relance (ODR) du trésor de maturité 3ans.

Pour cela, UMOA-Titres, a estimé que l’émetteur avait mis en adjudication un montant de 65 milliards de FCFA. Au terme de l’adjudication, le montant global des soumissions des investisseurs s’est établi à 81 milliards de FCFA.

Moussa KONE

Sénégal: le FONGIP et l’APSFD-Sénégal signent une lettre d’intention d’environ 123, 3 millions USD pour soutenir les PMes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-A Dakar, le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (APSFD-Sénégal) ont ont annoncé la signature d’une lettre d’intention, ce mardi 28 juin 2022. Le montant total de cette convention est fixé à hauteur 77 milliards de F CFA, (environ 123,3 millions USD, selon le Ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Cette somme permettra d’accélérer la compétitivité des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) dans les chaînes de valeurs retenues et d’accroître les investissements privés au Sénégal.

Selon les termes du document, cet accord de coopération, indique-t-on, va permettre d’opérationnaliser le guichet de garantie des systèmes financiers décentralisés (SFD) dans le pays. Pour cela, cette signature de convention entre le Fongip et l’association des SFD s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Emplois, Transformation Économique et Relance (ETER) financé par de la banque mondiale.

Mamadou CISSÉ Président de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD) et Madame Thérèse FAYE DIOUF Administrateur Général du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) ont procédé, à la salle de conférence du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, à la signature d’une lettre d’intention, sous la présidence effective du Ministre, Monsieur Amadou HOTT.

Par ailleurs, la lettre d’intention qui vient d’être signée a pour objectif de formaliser l’engagement du FONGIP et celui de l’APSFD-Sénégal à collaborer pour la mise en œuvre du guichet de garantie des SFD dans le cadre du projet ETER. Cet important projet, dont le délai d’exécution est fixé à quatre (04) prévoit également un accompagnement des femmes dirigeantes d’entreprises et entrepreneures qui pourront bénéficier d’au moins 30% de l’enveloppe.

Il faut signaler que l’implication d’APSFD participera fortement de la création de conditions optimales pour atteindre efficacement les objectifs escomptés. Pour ce faire, la structure à travers son Président a pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour la vulgarisation du mécanisme et des produits mais aussi la sensibilisation et l’organisation optimale des SFD demandeurs pour l’atteinte des résultats escomptés.

Daouda Bakary KONE

Niger: Washington et Niamey vont renforcer leur coopération sécuritaire dans le Sahel

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, le Président de la République, Mohamed Bazoum, a reçu le mardi 28 juin 2022, le Commandant du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), le Général Stephen J. Townsend, en présence du Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis au Niger, Mme Susan N’Garim.

Le Niger étant partenaire très important pour Etats-Unis, nous avons discuté avec Président de la République sur comment Etats-Unis peuvent aider Niger face au défi sécuritaire

L’entretien a porté sur les sujets d’intérêt commun dans le cadre de l’Approche 4D de l’Ambassade des Etats-Unis au Niger : Diplomatie, Développement, Démocratie, Défense.

« Nous avons discuté de la situation sécuritaire au Niger et dans le Sahel. Le Niger étant un partenaire très important pour les Etats-Unis, nous avons discuté avec le Président de la République sur comment les Etats-Unis peuvent aider le Niger face au défi sécuritaire », a précisé le Général Townsend.

Il s’est réjoui de constater que les deux pays partagent les mêmes avis en ce qui concerne ce défi sécuritaire.

« Ce n’est pas le rôle des Etats-Unis de conduire les opérations ici au Niger, notre rôle c’est d’aider les Forces Armées Nigériennes à conduire leurs opérations sur le territoire du Niger », a-t-il souligné.

Moussa KONE

Mali : Un nouveau bureau consensuel à la tête du syndicat des travailleurs de l’eau et de l’électricité

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Les responsables du Syndicat unique des travailleurs de l’eau et l’électricité (SUTEELEC) ont procédé le mardi 28 juin 2022 au cours d’une assemblée générale à la présentation d’un nouveau bureau consensuel. Réélu pour un 2ème mandat, Abdoulaye Cissé dirige ce nouveau bureau de 45 membres pour un mandat de 5 ans. Ils ont ainsi profité de l’occasion pour présenter le rapport d’activités du mandat écoulé. C’était au siège dudit syndicat sis au quartier du fleuve à Bamako.

Pérenniser la paix et la cohésion sociale ; faire la promotion dans l’entreprise ; défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs. Telles sont entre autres les missions assignées au nouveau bureau du SUTEELEC selon son secrétaire général, Abdoulaye Cissé. Pour la réussite de ces missions, le tout nouveau secrétaire général s’engage à jouer pleinement son rôle de leader. Pour ce faire, il demande l’accompagnement des uns et des autres pour mener le bateau à bon port.

Quelques faits marquants du SUTEELEC de 2013 à maintenant

Selon Abdoulaye Cissé, le 28 mai 2013, l’Etat du Mali et les travailleurs des sociétés issues de la réforme institutionnelle de la société Énergie du Mali-SA ont signé un protocole d’accord afin de matérialiser les engagements de l’Etat pris en conseil des ministres du mercredi 04 août 2010. Encore, pour l’apaisement du climat social, le SUTEELEC a accepté la parité dans les commissions avec le SYNACOME (Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’énergie) par consensus suite aux élections des délégués du personnel de 2012, a rappelé le secrétaire général.

Photo des membres du bureau

Ensuite la relecture de l’accord d’établissement de 2015 élaboré par les deux syndicats notamment le SUTEELEC et le SYNACOME sous la houlette du SUTEELEC, a-t-il ajouté. L’équité dans la grille de salaire entre les différentes catégories qui a engendré une augmentation substantielle de salaire chez la majorité des travailleurs ; l’amélioration de la base de calcul de l’indemnité de départ à la retraite ; l’amélioration de la base de calcul des bonifications sur la dernière année de service et du capital de décès. Telles sont quelques avancées de cet accord par rapport à l’accord de 2006, explique Abdoulaye Cissé

Au cours du mandat écoulé, au niveau international, le syndicat a reçu des formations syndicales dont une du niveau supérieur au Maroc et une autre de base des nouveaux délégués au CPP. Par ailleurs, le SUTEELEC a participé au 4ème congrès de l’UASEEM à Abidjan en République de Côte d’Ivoire. L’organisation des colonies de vacances en France dans le cadre des relations sociales avec la CCAS et l’AMCID ; la confection de tissus SUTEELEC offerts gratuitement aux travailleurs dans le cadre des activites pour les festivités du 1er mai, rappelle le secrétaire général de SUTEELEC.

IB KONE

Le Cameroun et la Corée du sud vont renforcer leur coopération dans le domaine des échanges commerciaux

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Jonghan Kim, ambassadeur de la République de Corée du Sud au Cameroun, reçu le 27 juin en audience à Yaoundé par le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana a annoncé que a Corée du Sud ambitionne de booster ses échanges commerciaux son pays d’accueil, qu’est le Cameroun.

Le diplomate Sud coréen a affirmé que « Nous cherchons à améliorer les liens d’échanges. Nous envisageons de développer les capacités de traitement des produits agricoles et d’élevage pour la conservation des produits alimentaires en collaboration avec le ministère du Commerce et celui de l’Élevage, des Pêches et des Industries », a-t-il affirmé.

Ce dernier a ajouté que les échanges pourraient également s’améliorer grâce à l’ouverture prochaine d’une ambassade du Cameroun en Corée du Sud, dont le projet de construction est en cours. Toujours dans le cadre de la promotion des échanges commerciaux, l’ambassadeur coréen a invité le Cameroun à prendre part à l’Exposition universelle de fin octobre 2030 au nord de la ville de Busan sous le thème : « Transformer notre monde, naviguer vers un avenir meilleur ».

« Le pays de Yoon Seok-youl a annoncé lors d’un forum économique à Yaoundé, en mai dernier, qu’il prépare en ce moment un programme visant le développement des énergies renouvelables au Cameroun. À l’instar de la mini hydro-électricité, des sites propices au développement des projets dans le solaire, l’éolienne et la biomasse ont déjà été identifiés dans le pays. L’initiative coréenne devrait permettre au Cameroun de diversifier son mix-énergétique, dans lequel le solaire, l’éolien et la biomasse représentent à peine 1%, selon les données officielles », rapporte le site Investiraucameroun.

Notons que les échanges commerciaux entre la Corée et le Cameroun sont évalués à 180 millions de dollars (environ 111,6 milliards de FCFA) en 2021, contre 170 millions de dollars (105,4 milliards de FCFA) en 2020.

Korotoumou Sylla

Le FAD décaisse un don de deux millions USD pour soutenir les réformes du secteur de d’électricité au sein de la CEDEAO

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(CROISSANCE AFRIQUE)-le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, vendredi 24 juin 2022 à Abidjan, un don de deux millions de dollars américains pour une assistance technique visant à accélérer les réformes du secteur de l’électricité au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 

Ce don du Fonds africain de développement – le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement – est destiné à l’Autorité régionale de régulation de l’électricité de la CEDEAO. L’objectif ultime est de stimuler le commerce transfrontalier de l’électricité et d’améliorer l’accès à l’énergie dans les 15 pays de la région. 

Le projet comporte cinq composantes : la première englobe les règlements et les indicateurs clés de performance du rapport phare de la Banque africaine de développement sur l’indice de réglementation de l’électricité pour l’Afrique que doit adopter l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Communauté pour qu’ils soient appliqués dans les pays membres de façon uniforme. Dans le cadre de cette composante, le projet renforcera les capacités des pays membres pour la collecte et la communication de ces indicateurs sur une plateforme commune. 

La deuxième composante consistera à mener une étude – en tenant compte des sexo-spécificités – afin d’actualiser l’analyse comparative des tarifs de l’électricité et de leurs facteurs sous-jacents tout au long de la chaîne de valeur du secteur de l’électricité au sein de la CEDEAO. 

Le troisième volet consiste à développer un système centralisé de gestion de base de données, où seront collectées les données et toutes informations pertinentes sur l’énergie provenant des pays membres, avant qu’elles ne soient stockées et diffusées sur une plateforme numérique commune.   

Une étude est prévue dans le cadre du quatrième volet, afin d’évaluer et d’identifier les goulots d’étranglement et les risques du projet dans les pays membres de la CEDEAO et recommandera une approche cohérente pour éliminer progressivement les obstacles pour l’investissement dans le secteur de l’énergie électrique à chaque étape, avant et après l’instauration du marché régional de l’électricité de la CEDEAO. 

Enfin, la cinquième et dernière composante est axé sur la gestion du programme et le renforcement des capacités.  Ces actions seront cofinancées avec l’Autorité régionale de régulation de l’électricité. Toutes les composantes du projet prendront en compte les données sexospécifiques.

« À terme, ce projet va faciliter le commerce régional de l’électricité et contribuer à améliorer l’accès à l’électricité », assure Solomon Sarpong, chef d’équipe du projet à la Banque africaine de développement. « Il va s’attaquer aux principales causes de la fragilité, comme les goulets d’étranglement au niveau des infrastructures, le chômage des jeunes, les défis environnementaux, les inégalités entre les sexes et le déséquilibre du développement régional ». 

Créée le 28 mai 1975 avec le Traité de Lagos, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest est une organisation régionale qui promeut l’intégration économique dans tous les secteurs d’activité des pays membres. Elle compte quinze pays membres : Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Couvrant environ 6,1 millions de km2, la CEDEAO compte une population estimée à 360 millions d’habitants.

Au Burkina Faso, le  déficit budgétaire devrait passer de 4,9% du PIB en 2022 à 2,5 % en 2022

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le déficit budgétaire du Burkina Faso va s’établir à 4,9% du PIB en 2022 et se situerait ensuite à 4,1% en 2023, puis 3,0% en 2024 et 2025 et 2,5% en 2026, selon une note du département de la politique économique et de la fiscalité de l’UEMOA. La dette publique, quant à elle, ressortirait à 54,2% du PIB en 2022, 54,7% en 2023, ensuite à 55,0% en 2024 puis à 55,5% et 55,1% respectivement en 2025 et 2026. Pour ce faire, l’UEMOA estime que les dépenses totales devraient représenter 22,9% du PIB, en moyenne, sur la période sous revue.

S’agissant des dépenses, leur composante relative aux dépenses en capital devrait se consolider plus que celle consacrée aux charges que les réformes permettraient de maîtriser. Ainsi, les recettes fiscales selon l’Union économique régionale devraient passer de 14,8% du PIB en 2022 à 16,6% en 2026. La mobilisation des dons resterait appréciable sur la période (1,9% du PIB, en moyenne) contribuant ainsi à porter les recettes totales à 19,4% du PIB, en moyenne, sur la période 2022-2026.

« Cette évolution favorable de la mobilisation des ressources serait en lien avec la poursuite du dynamisme de l’activité économique et la poursuite de la mise en œuvre des réformes, notamment l’élargissement de la modernisation des régies financières, le renforcement de la politique fiscale et la rationalisation des exonérations fiscales », précise le rapport de l’union économique et monétaire régionale.

Par ailleurs, il s’agirait d’un déficit budgétaire rapporté au PIB de 3,0% en 2024, et cela, grâce à de bonnes performances dans la mobilisation des ressources et à une maîtrise des charges contribuant à porter le taux d’endettement moyen à 54,9%. Toutefois, l’UEMOA explique que cela dépendra d’une amélioration du recouvrement des ressources intérieures par les régies financières déjà attendue en 2022 et tout au long de la période 2023-2026.

Moussa KONE

La Guinée Bissau verra son taux d’inflation maintenu à 1,3% sur la période 2022-2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée Bissau, l’inflation continuerait d’être maîtrisée, avec un taux moyen de 1,3% sur la période 2022-2026. Selon un document de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA) la croissance se situerait ainsi à 4,9% en 2023, à 4,7% en 2024 et à 5,0% et 5,1%, respectivement en 2025 et 2026, soit une révision moyenne à la baisse de 0,1 pp par rapport au cadrage de mai 2021 et à la hausse de 1,4 pp, comparativement aux perspectives du pays sur le reste de la période.

Par ailleurs, l’activité économique souligne la note de l’UEMOA devrait revenir à sa trajectoire d’avant crise, grâce, entre autres, à une production satisfaisante de la noix de cajou attendue sur la période. « La croissance économique se situerait à 3,8% en 2022, soit au-dessus des prévisions nationales de 0,2 pp. La correction à la baisse de la croissance de 2022 s’expliquerait par le contexte sanitaire qui reste toujours peu favorable à la bonne tenue des activités. Néanmoins, par rapport aux prévisions nationales, il est fait l’hypothèse que les projets de réhabilitation des infrastructures et des routes annoncés par le pays devraient apporter un surplus d’activité, notamment au niveau de la branche « construction », rapporte le rapport du département de la politique économique et de la fiscalité intérieure de l’Union des huit.

 Il faudra signaler qu’il s’agit du retour à un rythme modéré de la croissance à moyen terme, soutenue par la mise en œuvre du plan national de développement. Toutefois, au niveau des finances publiques, l’UEMOA estime que les recettes totales ont augmenté de 18,4%, représentant ainsi 15,8% du PIB, contre 14,6% en 2020, en relation avec les performances dans le recouvrement des recettes fiscales (+38,0%) et la mobilisation des dons (+15,1%).

 Pour ce qui est des dépenses totales, elles ont progressé de 2,6% pour se situer à 22,4% du PIB, tirées par les dépenses courantes (+ 6,2%), tandis que les dépenses d’investissement se sont repliées de 5,0% du fait de la diminution des dons-projets.

Concernant le déficit budgétaire, il  est également ressorti à 6,5% du PIB, contre 9,3% en 2020. Quant à l’encours de la dette, il s’est situé à 73,1%, soit une progression de 3,2 pp. Au niveau de la situation extérieure, le solde global de la balance des paiements a affiché un excédent de 24,1 milliards, après 52,5 milliards en 2020 et la masse monétaire s’est consolidée en augmentant de 7,6% pour représenter 42,8% du PIB, contre 43,4% l’année précédente.

Notons que la croissance économique a enregistré un rebond, en 2021, se situant à 6,3%, contre 1,5% en 2020. Cette accélération de l’activité économique est notamment en lien avec le dynamisme de la production de la noix cajou (+ 9,0%) et de la production vivrière (+ 6,0%), des branches des transports (+4,7%) et du commerce (+11,5%) et de la progression de tous les soussecteurs du secondaire. Du côté de la demande, la consommation finale (+6,1%) a principalement contribué à cette croissance. Pour rappel, l’inflation est ressortie à 3,3%, contre 1,5% en 2020.

Zangouna KONE

Mali: le solde global de la balance des paiements devrait se détériorer à (-135,5 milliards) F CFA sur la période 2022-2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le solde global de la balance des paiements devrait se détériorer (-135,5 milliards de F CFA, (soit -1,0% du PIB). Au niveau du secteur monétaire, la masse monétaire se renforcerait (+2,2%, en moyenne pour 36,0% du PIB) sur la période 2022-2026.  Cette détérioration sera possible  grâce, entre autres, à une amélioration des créances sur les autres secteurs (+3,8%, en moyenne, pour 28,3% du PIB), selon une note publiée par l’Union économique et monétaire Ouest Africaine.

Il s’agit d’un solde global de la balance des paiements qui ressortirait déficitaire sur toute la période et la masse monétaire qui se consoliderait légèrement Après l’excédent de 78,3 milliards F CFA enregistré en 2021.  Par ailleurs, les recettes totales du Mali précise-t-il le document devraient fléchir de 2,6% en 2022 pour représenter 21,6% du PIB, suite principalement à une baisse attendue au niveau des dons (-59,4%), après leur rebond exceptionnel observé en 2021 (+95,5%) et les incertitudes autour de l’évolution de la crise institutionnelle.

Concernant les recettes fiscales, elles augmenteraient de 1,7%, plombées en partie par les recettes de porte, alors qu’un renforcement dans la mobilisation des recettes intérieures est attendu. Concernant les dépenses totales, elles se réduiraient de 2,2% en 2022 pour représenter 26,8% du PIB, en lien principalement avec la contraction des dépenses en capital de 16,6% pour lesquelles la mise en œuvre des projets subirait les effets négatifs du contexte. Sur la période 2023-2026, les recettes devraient progresser, en moyenne, de 5,7% et les dépenses de 3,3%, ce qui les situerait respectivement à 22,1% et 25,7% du PIB.

Celles-ci sont considérées selon un rapport du du département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA) comme une consolidation budgétaire attendue en 2025 grâce à la poursuite des efforts de mobilisation des ressources et de rationalisation des charges se traduisant par un taux d’endettement moyen de 54,9%. Du côté de la demande, l’UEMOA estime que  sur la période 2022-2026, la croissance serait portée par la consommation finale (+4,1% en moyenne). L’inflation est attendue, en moyenne, à 1,1% sur la période 2022-2026.

Notons courant l’année  2022, l’activité économique malienne se tiendrait dans un contexte moins favorable que celui de 2021. En effet, le pays continuerait d’être confronté à la triple crise qu’il traverse depuis 2020, à la fois sur les plans sanitaire, sécuritaire et institutionnel.

Daouda Bakary KONE