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Mali : le ministre Abdoulaye Maïga applique la loi électorale

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Colonel Abdoulaye MAIGA, ministre malien de l'Administration territoire, porte-parole

A la veille de la reprise des concertations entre le gouvernement et els forces vives du pays sur les préparatifs des élections en vue, le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, le col-major Abdoulaye Maïga, a adressé aux administrateurs civils pour décliner les attributs conférés par la nouvelle loi électorale à son département.

Dans cette lettre rendue publique, ce lundi, le ministrede l’Administration Territoriale et de la Décentralisation explique à ses troupes que la nouvelle mission de son département est d’appuyer l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE).

Au nombre de ces attributs, poursuit la lettre du ministre, le retrait des prérogatives de la proclamation des résultats provisoires des élections, l’interdiction des représentants de l’Etat d’intervenir dans le traitement et la gestion des résultats électoraux.

En bref, le département en charge de l’administration du territoire n’aura plus la charge des opérations de dépouillement des bulletins de vote, le recensement des votes, centralisation des résultats, publication des résultats provisoires.

« Ces attributions sont dorénavant celles de l’AIGE », a informé le Col-Major Abdoulaye Maïga. Lequel indique, par ailleurs, que la présomption de culpabilité des Représentants de l’Etat dans la fraude électorale a entaché la crédibilité de son département et celle de l’Etat dans ces années. Pour ce faire, il a salué la clairvoyance et la détermination du Coloenl Assimi Goita, Président de la Transition, à refonder le pays en préservant la crédibilité des Représentants de l’Etat. « Cette orientation politique vise à protéger l’Etat lui-même », a martelé le ministre, qui loue la fonction des représentants de l’Etat qui, selon lui, sont les déclinaisons du Chef de l’Etat au niveau de la Région, du Cercle et de l’Arrondissement.

« Ceci vous oblige en permanence à avoir une conduite exemplaire et irréprochable », a exhorté le ministre porte-parole du gouvernement. Indiquant dans ce registre qu’il s’agira pour les représentants de l’Etat de poursuivre avec professionnalisme et efficacité la mission que l’Etat leur a confiée. « Vous devez veiller toujours à la neutralité et à l’impartialité qui s’imposent en matière électorale », a ajouté la lettre du ministre, qui insiste sur l’un des objectifs majeurs de la Transition à savoir l’organisation des élections crédibles et transparentes.

En bref, le ministre a demandé aux administrateurs civils d’apporter leur concours nécessaires à l’AIGE en rassurant qu’il a instruit de diffuser largement la loi électorale afin que ses troupes puissent l’approprier.

«Des dispositions sont en cours pour vous organiser des séances de formation sur la loi électorale et élaborer un guide sur le rôle des Représentants de l’Etat dans l’organisation des élections », a conclu la lettre du ministre de l’Administration du territoire.

Madick Niang pour Malizine

Côte d’Ivoire: le déficit budgétaire s’établira à 4,0% en 2023 pour chuter à 2,9% 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)La côte d’Ivoire fera face à un effort constant dans la mobilisation des ressources et la maîtrise des charges qui conduiraient le déficit budgétaire global à 3,0 % du PIB à partir de 2024, avec un taux d’endettement moyen de 50,5%, selon note rendue publique par le département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA).


Dans ce rapport publié en mai dernier, l’UEMOA explique que le recouvrement des recettes en 2022 devrait s’améliorer grâce, entre autres, aux réformes entreprises dans les régies financières et la vigueur attendue de l’activité économique.

En effet, les recettes totales progresseraient de 9,0% cette année pour représenter 15,0% du PIB,
notamment en raison de la hausse de 8,4% des recettes fiscales et celle de 20,8% des dons, estime la communauté économique de l’Afrique de l’Ouest. Du côté de la demande, la consommation finale (+6,8%, en moyenne) et l’investissement (+12,1%, en moyenne) contribueraient à porter la croissance sur la période 2022-2026


Quant aux dépenses, elles continueraient d’être exécutées, en 2022, pour soutenir les
secteurs touchés par la crise sanitaire, mais aussi concrétiser les projets d’investissement
public. Ainsi, les dépenses totales augmenteraient de 5,1% pour s’établir à 20,0% du PIB, en
lien avec la baisse attendue des charges (-2,7%) et la hausse des dépenses d’investissement
(+25,2%).

« Sur le reste de la période sous-revue, les recettes augmenteraient, en moyenne, de
9,7% pour s’établir à 15,6% du PIB, tandis que les dépenses progresseraient de 6,6% pour atteindre 18,9% du PIB », souligne, la notre de l’UEMOA.

Notons que le déficit budgétaire serait de 4,9% du PIB en 2022, puis de 4,0% en 2023, ensuite de 3,0% en 2024 et en 2025 et de 2,9% 2026. Il signaler que la dette publique, quant à elle, ressortirait à 52,3% du PIB en 2022, 52,0% en 2023, 51,1% en 2024 et respectivement de 50,3% et 49,3% en 2025 et 2026.

Zangouna KONE

Nigeria: l’homme d’affaire Aliko Dangonté va mobiliser un fonds de 715 millions USD pour finaliser son projet de raffinerie à Lagos

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote à travers sa Société Dangonté Industries Limited (DIL) s’est lancé à la recherche 300 milliards de nairas (715 millions de dollars) par le biais d’obligations pour achever son projet de raffinerie dans l’État de Lagos, Selon Financial Afrik.

« La liste des candidatures a été ouverte ce week-end par emprunt à moyen terme auprès du marché des capitaux nigérian. Le produit permettra de financer la raffinerie de pétrole de Dangote dont les travaux devraient être finalisés au premier trimestre 2023 », rapporte financier panafricain.

Notons que l’opération de levée de fonds est divisée en deux tranches d’obligations pour lever jusqu’à 150 milliards de nairas chacune….Initialement prévue pour 2020, la fin de la construction de la plus grande raffinerie d’Afrique avait été reportée à cause de la pandémie.  Ce qui n’a pas empêché Aliko Dangote, à l’origine du projet, de rester l’homme le plus riche d’Afrique. Sa fortune a même augmenté de 2 milliards de dollars en un an d’après le magazine Forbes.

Notons que l’homme d’affaires de 65 ans, à la tête d’une fortune de 12,1 milliards de dollars, a assisté le 28 juin 2021 au sommet Choose France du président Emmanuel Macron. L’occasion pour lui d’évoquer avec The Africa Report/Jeune Afrique ses ambitions pour le continent….suivez la suite de l’article à travers nos confrères de Financial Afrik

Sénégal: la BOAD annonce le financement de deux projets d’une valeur de 64,5 millions USD

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a annoncé qu’elle financera deux projets pour un coût global de 64,5 millions USD au Sénégal. Il s’agit d’un accord a été signé à cet effet entre le pays et la Banque, le vendredi 24 juin 2022.

Dans son communiqué, l’institution Financière Ouest Africaine a expliqué ces fonds sont destinés au financement d’un programme d’assainissement dans 10 villes sénégalaises (24,2 millions USD) et au financement partiel de la construction de salles de classes en remplacement d’abris provisoires et d’ouvrages annexes (40,3 millions USD).

Par ailleurs, l’objectif de cette initiative est « d’améliorer de façon significative les conditions de vie et la santé des populations, en favorisant l’accès durable aux services publics d’assainissement » et « de réduire de 50% le taux d’abandon dans les écoles concernées ».

Concernant le programme d’assainissement, le financement servira à construire des systèmes de collecte et de traitement d’eaux usées et à mettre en place un système de drainage des eaux pluviales. A terme, le projet permettra d’accroître le taux d’accès à l’assainissement des eaux usées à 74% dans la zone concernée, et le taux de dépollution à 50%, d’ici 2024.

Par ailleurs, le financement vise également à réduire de 30% le nombre de personnes affectées par les inondations dans la ville de Kaolack, et à augmenter de 46% la capacité de traitement des eaux usées dans la zone. Pour rappel, la BOAD à travers le projet créera 1500 emplois indirects et induits, 50 emplois directs au cours de son exploitation et 300 emplois indirects et induits, au cours de sa mise en œuvre et de son exploitation.

A son tour, le second programme visera effectivement la construction de 1529 salles de classe équipées pour l’école élémentaire en remplacement d’abris provisoires, et 1107 blocs administratifs en matériaux locaux pour l’école élémentaire, le cycle moyen et secondaire qui seront construits.

Notons que 607 blocs d’hygiène pour l’école élémentaire et le cycle moyen et 59 000 mètres linéaires (ml) de murs de clôture en matériaux locaux sortiront également de terre. Le programme qui prendra fin en 2024 concerne les 14 régions du Sénégal.

Korotoumou Sylla

Mali :  l’ONG l’International Rescue Committee (IRC) fête ses 10 ans au Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)Créé en 1933 et présent dans plus de 40 pays et 20 villes américaines, l’International Rescue Committee (IRC) a célébré le vendredi 24 juin 2022, le 10ème anniversaire de sa présence au Mali. C’était au musée national en présence du ministre délégué chargé des réfugiés auprès du ministre de la santé et du développement social, Oumarou Diarra et du directeur pays IRC Mali, Frank Valennetelle.

L’ONG International Rescue Committee a pour mission d’aider les personnes dont la vie et les moyens de substance sont bouleversés par les conflits et les catastrophes, y compris la crise climatique, pour survivre, se rétablir et prendre contrôle de leur avenir. Au Mali, l’ONG intervient dans plusieurs zones notamment les régions de Nara, Mopti précisément dans les cercles de Tenenkou et Youwarou, Douentza, Gao et Ménaka. Pendant ses 10 ans au Mali, IRC a intervenu dans plusieurs secteurs. En 2021, l’ONG a atteint 222 945 bénéficiaires dans les domaines de la santé nutrition, l’éducation, l’eau, l’hygiène, et l’assainissement (EHA), la protection, ainsi que via des interventions de relèvent et développement économique, gouvernance et d’intervention d’urgence.

Le directeur pays IRC Mali dans son intervention a rappelé le travail effectué pendant ces 10 ans par les milliers de travailleurs et de travailleuses pour cette organisation initiée il y a 89 ans dont l’objectif selon lui a été de porter assistance aux femmes, aux hommes et aux enfants dans le besoin. Pour lui, cette décennie de présence au Mali est un succès par ses interventions dans plusieurs zones en situation difficile et dans plusieurs secteurs. Ce sont également 10 ans durant lesquels certains travailleurs de l’organisation ont rendu l’âme, et d’autres ont subi de graves incidents sécuritaires, rappelle Frank Valennetelle, une manière pour lui de leur rendre hommage. « D’une relation continue avec l’Etat comme bien des bailleurs que nous tenons à remercier et sans qui IRC et ses partenaires ne pourraient pas être là aujourd’hui », révèle le directeur pays IRC Mali.

Après avoir rappelé les missions de l’ONG et ses zones d’intervention au Mali, le ministre délégué chargé des réfugiés auprès du ministre de la santé et du développement social, Oumarou Diarra a remercié en son nom propre et des centaines de milliers de personnes qui ont pu bénéficier de l’assistance de cette organisation pendant cette décennie. « C’est dans les moments difficiles qu’on reconnait ses amis », conclut-il.

Ibréhima Koné

Salif Sanogo, ex directeur de l’ORTM à la 1ère édition de la Nuit de l’UJRM : « Au Mali, les journalistes vivent dans une précarité extrêmement dangereuse »

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(CROISSANCE AFRIQUE)Dans le souci de l’amélioration des conditions de vie de travail des journalistes en général et des journalistes reporters en particulier, l’Union des journalistes reporters du Mali (UJRM), a organisé la première édition de la nuit dédiée à cette jeune association. C’était le samedi 18 juin 2022 à l’hôtel de l’amitié de Bamako. L’initiative consiste à récompenser les meilleurs patrons de presse et reporters du Mali dans les différentes catégories de presse notamment la presse écrite, la presse en ligne, les radios, et les télévisions.

L’événement était placé sous la présidence du ministre de la communication, de l’économie numérique et de la modernisation de l’administration, Me Harouna Mamadou Toureh. Et avait comme parrain, Salifou Sanogo, ex directeur de l’ORTM (office de radio télévision du Mali) et comme marraine, Fatouma Mbarka Mint Hamoudy, présidente de l’Association femmes d’ici et d’ailleurs (ASFIA). L’activité a aussi enregistré la présence de plusieurs responsables de presse et de partenaires notamment Bandiougou Danté, président de la maison de la presse du Mali, Tidiani Togola, directeur exécutif de l’ONG Tuwindi et Boubacar Kanouté, président de l’UJRM.

Sans langue de bois, journaliste reporter qu’il est, le président Boubacar Kanouté n’a pas hésité de dénoncer au cours de son intervention, les difficultés auxquelles ses confrères sont confrontés dans l’exercice de leur fonction de journaliste. Ceux-ci selon lui sont la colonne vertébrale des différentes rédactions de la presse mais qui sont aussi ceux qui vivent dans l’extrême précarité. « Ils ne sont pas nombreux ces patrons de presse qui ont l’esprit entrepreneurial, qui mettent dans le minimum de conditions comme cela se doit, ces valeureux Hommes de médias qui se sacrifient jour et nuit pour apporter du contenu dans nos papiers, nos radios et nos télévisions. Les journalistes reporters, je vous rappelle, sont sur le terrain, sous la pluie, sous le soleil pour collecter, traiter et mettre l’information à la disposition de la rédaction. Sans ce noyau central, le journalisme meurt. Pourtant, sous vos yeux, les reporters meurent de faim, de maladie. Sous l’œil victime de ces patrons de presse qui donnent l’impression qu’un organe est créé uniquement pour nourrir une famille, les reporters meurent à petit feu », a dénoncé Boubacar Kanouté. Comment faire une bonne production audiovisuelle ou écrite si le moral est à chaque jour aussi bas et un ventre qui gronde en longueur de journée ? S’interroge-t-il.

L’UJRM recommande !

Par la voie de son président, l’Union des journalistes reporters du Mali demande aux autorités un certain nombre de points pour assainir la presse et encourager la méritocratie. Il s’agit entre autres, d’exiger dans les contrats avec les organes de la presse, le respect de l’article 5 de la loi portant régime de la presse et délit de presse qui stipule qu’une « convention collective régit les rapports entre employeurs et employés des organes médiatiques » ; le respect strict des critères dans la répartition de l’aide à la presse. D’ailleurs, pour veiller aux respects des exigences susmentionnées, l’UJRM demande à être membre de la commission de répartition de l’aide à la presse. Elle demande ensuite l’adoption incessamment des nouveaux textes de la refondation de la presse initiés par la maison de la presse dont l’UJRM a pleinement participé à son élaboration.

Boubacar Kanouté, président UJRM

Le parrain de l’évènement, Salifou Sanogo tout comme le président de la maison de la presse plaide pour l’amélioration des conditions de vie de travail des journalistes au Mali qui selon lui vivent dans une précarité extrêmement dangereuse. Ceux-ci, aux dires du parrain ne connaissent pas de salaire dans leurs rédactions. Comment envoyer un journaliste sur le terrain qui a cette capacité dangereuse entre ses mains en lui demandant de se débrouiller ? S’interroge-t-il. Par ailleurs, il promet d’offrir des formations à l’UJRM pour améliorer la qualité de productions de ses membres.

Longtemps considérée comme le 4ème pouvoir, le ministre Harouna M Toureh considère la presse comme le 2ème pouvoir qui selon lui menace aujourd’hui la souveraineté et le combat pour la liberté par les fausses nouvelles (fake news). Pour lui, détenant le deuxième pouvoir, les journalistes ont un rôle important à jouer pour stabiliser la société, la rendre meilleure et la préparer pour le combat de demain.

Les lauréats de cette première édition

Après enquête du jury, le quotidien ‘’L’indépendant’’ pour la presse écrite, la radio Kledu, la télévision Chérifla Tv et le site Maliweb ont été sélectionnés comme les meilleurs organes de presse au Mali.

photo de famille

Alors que Abdrahamane Bamba de la radio Siguida Niéta de Finkolo Ganadougou dans le cercle de Sikasso, Hawa Gaoussou Berthé de la catégorie télévision, Assétou djiré de la presse écrite et Ibrahim Sanogo de la presse en ligne sont respectivement les meilleurs journalistes reporters.

IB KONE

Au Benin, l’activité économique va connaitre une progression de 7,7% en 2023, pour rechuter à 6,2% en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Benin, la  croissance  se renforcerait progressivement, sous l’impulsion de la poursuite des grands travaux publics et d’un secteur agricole dynamique, selon une note du département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA.  Sur le reste de la période sous revue, l’UEMOA estime que l’activité économique progresserait de 7,7% en 2023, de 6,9% en 2024 et respectivement de 7,3% et 6,2% en 2025 et 2026, grâce à la poursuite des grands travaux d’investissement public et à une tenue satisfaisante de la campagne agricole.

Elle se renforcerait en 2022, avec une croissance de 6,8%, après 7,0% en 2021, soit une révision à la hausse de 0,2 pp par rapport au cadrage de mai 2021, mais elle est en inférieure de 0,2 pp aux prévisions du pays reçues dans le cadre du RSM de décembre 2021.  Selon la note de l’Union cette croissance serait soutenue par tous les secteurs d’activité

Comparativement aux prévisions élaborées par la Commission en mai 2021, la croissance est corrigée en hausse de 1,0 pp, en moyenne, au regard de la résilience dont a fait preuve le pays, mais également des orientations de politique économique des autorités.

Concernant les perspectives nationales, la communauté économique ouest Africaine  explique dans sa note que c’est une révision moyenne à la baisse de 1,3 pp qui a été effectuée, en raison des incertitudes qui pèsent, de manière globale, sur l’activité économique. L’inflation continuerait d’être maîtrisée, avec un taux moyen de 1,5% projeté sur la période 2022-2026.

Du côté de la demande, la croissance serait portée par la consommation finale (+4,9%, en moyenne), particulièrement tirée par la consommation de l’administration publique (+9,4%), tandis que l’investissement (+9,7%, en moyenne) serait porté par ses composantes aussi bien publiques (+13,1%) que privée (+7,9%).

Il faut signaler qu’il y aura un déficit public rapporté au PIB de 3,0% en 2024, impulsé par un recouvrement appréciable des recettes fiscales et une maîtrise des charges sur la période, et assorti d’un taux d’endettement moyen de 48,2%.

Notons qu’à la suite de la hausse de 7,4% enregistrée en 2021, le département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure de l’UEMOA a souligné que les recettes totales du Bénin devraient progresser de 8,6% en 2022 pour s’établir à 14,1% du PIB, comme lors de l’année précédente. Cette situation s’expliquerait par un recouvrement plus important des recettes fiscales, atténué par la baisse projetée des dons.

Moussa KONE

Les ambitions d’ABD pour le Mali : le particularisme politique d’un bâtisseur

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A l'entame de ses propos, Abdoulaye Sidibé, secrétaire général du parti ADP-MALIBA a affirmé que: « Cet appel et ce choix portés sur cet homme ne nous surprend guère », a-t-il soutenu. Cette photo est celle d'Aliou Boubacar Diallo lui même (en costume)


(CROISSANCE AFRIQUE)-Quand on parle du futur du Mali, un pays confronté aujourd’hui aux multiples défis de son développement économique, on est en droit de parler d’un homme d’actions, et de convictions, en la personne de Aliou Boubacar Diallo, ce golden boy malien, qui fait montre d’un particularisme politique, illustratif de ses ambitions pour son pays.


Il là présent, à toutes les occasions, n’hésitant pas à accompagner ses compatriotes, dans les pénibles épreuves, comme dans les moments de fierté nationale. Ce trait de présence remarquable est bien celui du président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, cet opérateur économique avisé, devenu par la force des choses un habile homme politique, dont l’engagement pour l’épanouissement de ses compatriotes, tant en ville que dans les campagnes, ne se démontre plus.


En effet, non versé dans la propagande politique tous azimuts, et dans le calcul politicien démesuré, ABD, qui prend le pouls de tous les événements nationaux, est l’un de ses rares hommes politiques maliens qui n’attendent pas les joutes électorales pour se faire voir.


Bien au contraire, au four et au moulin, il vit au quotidien les réalités d’un pays, en pleine tourmente sécuritaire. En ville, comme dans les campagnes, et auprès des Maliens de la diaspora, ABD partage la souffrance de ses compatriotes. La parfaite illustration de ce engagement citoyen se traduit par la détermination de l’homme de changer significativement les conditions de vie de ses compatriotes, en développant les initiatives économiques pour renforcer la vitalité économique, source de création de richesses et d’emplois dans son pays.


De ce fait, aucun segment économique, voire social, n’échappe à la vigilance de l’homme, dont les ambitions, pour son pays, il l’a redit à plusieurs reprises, est de faire en sorte que le Mali, en raison de la richesse de ses potentialités économiques, puisse atteindre, dans un temps record, le niveau économique du Qatar. Et même le dépasser grâce à sa puissance économique retrouvée.


Voilà un homme politique qui ne dort pas sur les lauriers, en attendant seulement d’engager ses efforts pendant les seules campagnes électorales, périodes favorables aux grandes manœuvres et intrigues politiques. ABD, comme il en a l’habitude, vit le quotidien de ses compatriotes, avec lesquels, indépendamment de son clivage idéologique, il est en parfaite symbiose. Le malien lambda, s’agissant du futur de son pays, dans la grande majorité, ne fait aucune illusion autour de cet homme politique de conviction, pour lequel il n’a aucune réserve quand à sa volonté de transformation économique du pays.
« On sait qui peut faire quoi pour le pays en le faisant sortir du cycle pernicieux de la pauvreté qui touche les populations », a laissé récemment évoquer l’un des observateurs attentifs de la scène politique, lors d’un rassemblement culturel, organisé à l’initiative de cet homme dans la ville de Kayes, ayant regroupé les Maliens de toutes les régions.


A cette occasion, l’homme a révélé la diversité de ses actions au service de l’épanouissement humain dans son pays. Connu pour son apport dans le développement économique, ABD, à cette occasion, a mis l’accent sur l’apport culturel, comme moyen de renforcement de l’union sacrée des Maliens au service du développement de leur pays.


Un rendez-vous culturel qui a tenu toutes ses promesses, en ce sens qu’à travers les initiatives novatrices de résolution pacifique des conflits sociaux, l’homme politique a démontré à la face du monde que notre riche potentiel culturel, renforcé par la tolérance, le savoir-faire et le brassage, nous permet de récréer notre vivre ensemble qui a fait, au-delà des âges, la grandeur de notre pays.
Oumar Konaté.


Source : La Preuve

UEMOA: le taux d’endettement des pays membres de l’Union se situerait à 54,1% en 2023 et à 53,5 % en 2024

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Selon un rapport du département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA), le taux d’endettement de l’Union ne devrait pas se réduire significativement sur la période 2022-2026, par rapport à son niveau atteint en 2020 et 2021.  Dans son rapport de fiscalité intérieure, l’UEMOA estime que le taux d’endettement global des 8 pays membres  se situerait à 54,6% en 2022, après 54,3% en 2021. « Sur le reste de la période, le taux d’endettement ressortirait à 54,1% en 2023 et, respectivement, à 53,2% et 52,5% puis 53,5% en 2024, 2025 et 2026 », selon le rapport.

Cette situation s’expliquerait selon la communauté économique régionale  par un besoin de financement des déficits induits par la conduite des grands projets structurants. « Toutefois, même si les Etats membres font de plus en plus montre d’une bonne qualité de signature sur le marché financier régional, et même à l’international, en levant d’importantes ressources, les autorités doivent assurer l’utilisation effective desdites ressources pour la réalisation efficace des investissements, mais également la poursuite des actions destinées à garantir la viabilité de la dette publique », souligne le rapport de l’Union économique et  Monétaire  Ouest Africaine.

Concernant, les risques et recommandations de politiques économiques,  l’UEMOA continue de faire preuve d’un niveau de résilience appréciable face aux différentes situations difficiles qu’elle rencontre (crises sécuritaire et sanitaire, impact du dérèglement climatique, etc.) en affichant des taux de croissance relativement élevés.

Il préciser que le montant des dépenses publiques continuerait d’être important pour financer les projets d’investissement retenus dans le cadre des plans nationaux de développement et faire face aux charges incompressibles (salaires et intérêts de la dette, notamment).  Dans la même dynamique, les dépenses publiques de l’Union devraient s’établir à 22,3% du PIB en 2022 et, en moyenne, à 21,1% sur la période 2023-2026. En somme, le déficit budgétaire global ressortirait à 4,9% du PIB en 2022, puis à 3,9% en 2023, ensuite à 3,0% en 2024 comme en 2025, et 2,8% en 2026.

Notons par ailleurs que les performances attendues dans le recouvrement des ressources intérieures pour faire face aux besoins et atteindre la consolidation budgétaire2 restent sujettes à de multiples facteurs dont la conduite efficace de réformes. Ainsi, l’UEMOA explique que si les ressources ne sont pas mobilisées de manière conséquente, cela pourrait fragiliser davantage la situation des Etats membres et les contraindre quant au respect de leurs engagements vis-à-vis de leurs créanciers.

Daouda Bakary KONE

Mali : les nations Unies annoncent un appui financier de 4 millions USD en faveur des déplacés de la ville de Menaka

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(CROISSANCE AFRIQUE)Au Mali, les nations Unies ont annoncé le vendredi 24 Juin 2022 à travers le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) une enveloppe symbolique pour  soutenir les déplacés de la ville de Ménaka, au Nord du Pays.  

Selon Martin Griffith, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires d’OCHA,  « Les Nations Unies ont  alloué aujourd’hui 4 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour répondre à la crise de déplacés de Ménaka au Mali », a-t-il peut-on lire dans un communiqué publié sur compte twitter.

Il faut signaler qu’en début  mars 2022, plus 56000 déplacés internes ont été enregistrés, durant les affrontements en cours, entre des mouvements armés signataires de l’Accord de paix et un groupe terroriste affilié à Daech, dans la région de Ménaka,  selon  le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Mali, chargé de la Coordination humanitaire.

Par la suite, le représentant de l’UNHCR au Mali Mohamed Touré,  estime que « l’écrasante majorité se retrouve aujourd’hui dans une situation précaire notamment dans les localités de Andéramboukane où on a 100 ménages soit près de 600 personnes. On a aussi répertorié 70 ménages à Inékar soit 420 personnes et enfin 480 personnes à Iguizragane », a-t-il affirmé au micro de Financial Afrik à Bamako.

Notons que cette aide financier selon Bureau de coordination des affaires humanitaires  permettra à la population de cette localité à atténuer certains besoins alimentaires et sanitaires.  

HABIB Samaké