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Côte d’Ivoire : 60,500 milliards de FCFA dans l’escarcelle du trésor public

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La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique de la Côte d’Ivoire a obtenu le 25 février 2020 un montant de 60,500 milliards de FCFA (90,750 millions d’euros)  sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) à l’issue de son émission de bons  assimilables du trésor (BAT) à 91 et 182 jours
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Selon l’Agence UMOA-Titres, le montant des soumissions globales des investisseurs s’est élevé à 93,615 milliards de FCFA alors que celui mis en adjudication se situait à 55 milliards de FCFA. Ce qui correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 170,21%.

Sur le montant des soumissions, l’émetteur a retenu 60,500 milliards de FCFA et rejeté les 33,115 milliards de FCFA restants, soit un taux d’absorption de 64,63%.

Les BAT à 3 mois sont remboursables le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 26 mai 2020. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons qui est d’un million de FCFA.

Quant aux BAT à 6 mois, leur remboursement interviendra aussi le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 26 août 2020. Par contre, le paiement des intérêts se fera d’avance et précompté sur la valeur nominale des bons d’un million de FCFA.

UEMOA : la Côte d’Ivoire mobilise 180 milliards FCFA après trois sorties sur le marché des titres publics

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La Côte d’Ivoire a réalisé, mardi 25 février, une levée d’un montant total de 60,5 milliards FCFA (environ 100 millions $) sur le marché des titres publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce, à la suite de l’émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) sur des maturités de 3 mois et 6 mois pour un montant sollicité de 55 milliards FCFA (environ 91 millions $).

A l’issue de cette opération, la Côte d’Ivoire a reçu 93,6 milliards FCFA (environ 155 millions $) d’offres des investisseurs ; soit un taux de couverture de l’émission de 170%.

Cette nouvelle opération porte ainsi à environ 180 milliards FCFA (environ 298,5 millions $), le montant total déjà mobilisé par la Côte d’Ivoire après seulement trois sorties sur le marché des titres publics de l’UEMOA depuis le début de l’année 2020.

Selon le calendrier des émissions de titres publics rendu disponible par l’Agence UMOA-Titres, c’est un montant total de 975 milliards FCFA (environ 1,6 milliard $) que la Côte d’Ivoire compte lever sur ce marché afin de financer son budget au cours de l’année 2020.

En 2019, la Côte d’Ivoire s’est illustrée comme le plus gros émetteur sur ce marché avec un montant total mobilisé de 1095 milliards FCFA (environ 1,8 milliard $).

Nigeria : les obligations vertes émises par Access Bank bientôt cotées à la Bourse de Luxembourg

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Au Nigeria, Access Bank a entamé les démarches pour lister ses premières obligations vertes d’une valeur de 15 milliards de nairas (41 millions $) à la Bourse de Luxembourg (LuxSE). Les titres sont déjà cotés sur la place boursière du Nigeria, la NSE, depuis 2019 pour une durée de 5 ans à un taux d’intérêt de 15,50 %.

Cette opération permettra, selon Oscar Onyema, le directeur exécutif de la bourse nigériane, de créer de la visibilité pour l’émetteur tout en permettant l’attraction de capitaux étrangers au profit des projets durables développés dans le pays. Elle a été rendue possible par l’accord de partenariat conclu entre les deux places financières en octobre 2019 et permettant une intercotation et une négociation des avoirs entre elles.

« Nous espérons que cette émission d’obligations incitera d’autres entreprises africaines à soutenir le développement à long terme du marché de la finance verte alors que nous réalisons le potentiel de croissance rapide de cette économie bas carbone », a affirmé Oscar Onyema.

Gwladys Johnson Akinocho

Lire aussi:

10/02/2020 – Nigeria : le gouvernement ambitionne de lever 68 millions $ via une troisième émission de green bond

Rwanda : la KfW octroie une subvention de 9,6 millions € au projet de ville verte de Kigali

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Une vue du siège de la KFW

La Banque allemande de développement, KfW, vient d’allouer une subvention de 10 milliards de francs rwandais (9,6 millions €) au Rwanda dans le cadre d’un projet écologique. Les fonds serviront en effet à la mise en œuvre du projet de ville verte porté par la capitale Kigali.

Le gouvernement rwandais ambitionne d’implanter cette ville verte à Kinyinya dans le district de Gasabo. Elle s’étendra sur une superficie de 620 hectares et abritera 1749 logements s’étendant sur 18 hectares.

Les infrastructures seront alimentées par des centrales d’énergie renouvelable. Les maisons seront également connectées à des systèmes de collecte et de traitement d’eau ; ce qui permettra une réutilisation de la ressource épurée. Des bureaux sont également prévus pour accueillir des entreprises actives dans le domaine de l’innovation écologique.

« Les logements de la ville verte de Kigali seront abordables. Le projet vise à démontrer que la construction écologique est une nécessité et non un luxe, en s’efforçant de changer le stéréotype selon lequel le vert est cher. Vivre dans les logements économes en ressources permettra de réduire considérablement les factures d’électricité et d’eau d’une population qui dépense souvent 20% de ses revenus pour les services publics », informe le gouvernement sur le site dédié au projet.

Rappelons que l’ensemble du projet nécessitera un investissement de 1,3 milliard €. L’Allemagne prévoit d’y injecter 20 millions € supplémentaires.

Gwladys Johnson Akinocho

Standard Chartered Bank s’engage à investir 75 milliards $ dans l’action climatique d’ici 2024

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Standard Chartered Bank a annoncé qu’elle consacrera 75 milliards $ d’ici 2024, en soutien à ses clients dans la transition vers une économie bas carbone.

Un montant de 40 milliards $ sera consacré au financement des infrastructures de développement durable. 35 milliards $ iront au profit de projets d’énergie renouvelable et de technologies propres.

En plus de ces financements, la banque s’est également engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici 2030. L’institution présente dans plus de 60 pays à travers le monde, pense y arriver en ayant recours aux énergies renouvelables et aux technologies d’efficacité énergétique.

« Au cours des 18 derniers mois, nous avons pris une série d’engagements qui visent tous à soutenir l’Accord de Paris sur le climat et la transition vers une économie plus propre, plus verte et plus juste. Nous savons que les investissements requis pour cette transition ne peuvent pas être fournis par les gouvernements et les ONG tout seuls. Il est donc crucial que les investisseurs s’impliquent également dans le développement durable », a affirmé Tracey McDermott, la directrice des affaires commerciales de l’institution financière.

Gwladys Johnson Akinocho

Somalie : la BAD annonce un programme d’apurement des dettes de l’Etat

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Akinwumi Adessina PDG de la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds africain de développement ont approuvé un cadre de 122,55 millions de dollars pour régler les arriérés de la Somalie. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié mercredi 26 février sur son site.

La mesure qui vise à éponger toutes les dettes de la Somalie envers le Groupe de la BAD, permettra à l’institution de s’engager de nouveau avec le pays de la corne de l’Afrique. Cela devrait entraîner une levée des sanctions contre le pays, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités de financement.

« La Banque prévoit de reprendre immédiatement une coopération normale avec le gouvernement fédéral de la Somalie dès qu’il aura réglé ses arriérés au Groupe de la BAD. Des ressources financières supplémentaires seront fournies pour soutenir les réformes en cours et les nouvelles réformes nécessaires pour que la Somalie atteigne le point d’achèvement dans le cadre de l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés », a indiqué la BAD.

Cette annonce intervient dans un contexte de regain de confiance des institutions financières internationales envers Mogadiscio, après les efforts des autorités pour rétablir la stabilité du pays. Fin 2018, le pays bénéficiait d’un financement de 80 millions $ de la Banque mondiale, une première en 30 ans depuis l’interruption de la coopération financière entre les deux parties en 1991.

« Les sacrifices du peuple somalien sous la direction du gouvernement fédéral de Somalie pendant la mise en œuvre des réformes difficiles et de grande envergure ont été reconnus par l’ensemble de la communauté internationale » a indiqué Akinwumi Adesina (photo) président de la BAD.

Moutiou Adjibi Nourou

Mozambique : le fonds émirati Khalifa accorde 25 millions $ pour soutenir des projets visant à créer 11 000 emplois

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Le Fonds émirati Khalifa pour le développement de l’entreprise a accordé un financement d’une valeur de 25 millions $ au Mozambique, en vue de créer 11 000 emplois pour les femmes et les jeunes mozambicains.

La signature de cet accord de financement a eu lieu, lundi 24 février 2020, entre le président du Fonds, Hussein Jassim Al-Nowais, et le ministre mozambicain de l’Economie et des Finances, Adriano Afonso Maleiane.                                             

Selon Hussein Jassim Al-Nowais, « cet appui financier va permettre de réaliser 4800 projets en matière d’innovation et d’entrepreneuriat qui vont générer 11 000 opportunités d’emplois au cours des cinq prochaines annéesTout en précisant que 40% des projets ciblés viseront à autonomiser les femmes, tandis que le reste sera attribué à d’autres membres des communautés éloignées et pauvres ».

Pour sa part, Adriano Afonso Maleiane a fait savoir que « cet accord de financement contribuera à améliorer les performances de l’économie nationale en soutenant les petites et moyennes entreprises, pilier d’une économie robuste et durable ».

André Chadrak

Liberia : la BAD accorde 4 millions $ d’appui budgétaire pour soutenir les réformes économiques

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La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un appui budgétaire d’une valeur de 4 millions $ pour soutenir les réformes économiques et favoriser la croissance.

A en croire le ministre libérien des Finances, Samuel Tweah, « cet appui financier vise à renforcer le programme de réformes économiques qui devrait contribuer à la stabilité macroéconomique ».

Notons que la BAD dispose d’un portefeuille de projets en cours au Liberia, d’une valeur de plus de 400 millions $ dans différents secteurs, notamment les infrastructures, l’agriculture et l’énergie.

Selon les projections de la BAD, la croissance du PIB du Liberia, après avoir décliné jusqu’à 0,4 % en 2019, devrait atteindre 1,6 % en 2020, soutenue par le secteur minier, l’exploitation forestière et l’agriculture.

André Chadrak

Blanchiment de capitaux : 5 pays africains mis sous surveillance accrue par le GAFI

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Cinq (5) pays africains viennent d’être placés sous surveillance accrue par le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette décision a été prise à l’issue de la séance plénière de cette institution tenue du 16 au 21 février à Paris.

Il s’agit notamment du Botswana, du Ghana, de Maurice, de l’Ouganda et du Zimbabwe. Ils font partie d’une liste de 18 pays qui font l’objet au niveau mondial, de cette surveillance accrue, encore appelée « liste grise ».

A la suite de cette décision du GAFI, ces pays sont appelés à réaliser pour certains et parachever pour d’autres, une série de réformes concernant leur arsenal juridique, réglementaire et administratif afin de « remédier aux carences stratégiques de leurs régimes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ».

A côté de cette liste grise, le GAFI a identifié deux pays à haut risque, « présentant d’importantes lacunes stratégiques dans leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ». Il s’agit de la Corée du Nord et de l’Iran.

L’institution appelle tous ses membres à appliquer face à ces pays, une diligence renforcée. « Et dans les cas les plus graves, les pays sont appelés à appliquer des contre-mesures pour protéger le système financier international de la situation actuelle », a-t-elle indiqué.

Créé en 1989, le GAFI a pour mission l’élaboration des normes et la promotion de l’efficace application de mesures législatives, réglementaires et opérationnelles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les autres menaces liées à l’intégrité du système financier international.

Le GAFI surveille les progrès réalisés par ses membres dans la mise en œuvre des mesures requises, examine les techniques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ainsi que les mesures permettant de lutter contre ces phénomènes, et encourage l’adoption et la mise en œuvre des mesures adéquates au niveau mondial.  En collaboration avec d’autres acteurs internationaux, le GAFI identifie également au niveau des pays, les vulnérabilités afin de protéger le secteur financier international contre son utilisation à des fins illicites.

Mali: À travers la MINUSMA, la Chine réaffirme sa détermination de sauvegarder le système multilatéral qu’est l’ONU, et de sauvegarder la paix.

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Excellence Mr le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Chef de la Minusma,

Mr le Commandant de la force de la Minusma,

Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est pour moi la deuxième fois de venir à Gao assister à la cérémonie de décoration des casques bleus chinois. Au nom du gouvernement chinois, je tiens à vous remercier à vous tous, pour l’attention bienveillante portée aux casques bleus chinois, et pour les médailles d’honneur que vous allez attribuer à chacun d’entre eux. Je suis sûr que c’est un honneur exceptionnel qui va accompagner toute la vie pour les militaires qui ont servi les Nations unies. Et personnellement j’aimerais saisir cette occasion pour rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui contribue aux opérations du maintien de la paix partout dans le monde sous le drapeau des Nations unies.

La cérémonie d’aujourd’hui coïncide, à mon avis, à un moment historique. L’armée malienne reconstituée vient d’être redéployée à Kidal et à Tombouctou, et va bientôt être redéployée à Gao et à Ménaka, avec le fort soutien indispensable de la Minusma, et avec le commandement du RSSG en personne. L’application de l’Accord d’Alger avance à pas sûr, vers la paix, l’unité et la souveraineté du pays. La communauté internationale, les pays membres de la Minusma notamment, s’en réjouissent énormément. Les casques bleus sur le terrain s’en réjouissent énormément.

Mr le RSSG, mesdames et messieurs,

Dans ce lieu hautement symbolique du maintien de la paix des Nations Unies, la Chine réaffirme, à travers cette cérémonie solennelle, son engagement déterminé pour la paix et la stabilité du monde, dans le cadre du système multilatéral qu’est les Nations unies. Dans le monde d’aujourd’hui où le défi de la guerre et de l’instabilité reste encore énorme, où le système multilatéral est gravement menacé, la Chine, avec son sens de grande responsabilité en tant que pays membre permanent du Conseil de Sécurité, continuera en renforçant sa contribution pour défendre la paix et pour défendre les Nations unies. D’ailleurs face aux menaces des questions internationales d’intérêts majeurs, comme le climat, l’environnement, le nucléaire, le terrorisme et même les nouvelles épidémies, aucun pays ne s’en sortira tout seul. Il faut une coopération internationale renforcée encore plus sous la direction des Nations unies.

Mr le RSSG, mesdames et messieurs,

Au moment où mon pays mène le combat contre le coronavirus, je voudrais saisir cette opportunité pour exprimer mes considérations respectueuses au SG des Nations unie, au DG de l’OMS notamment, pour le soutien, la solidarité et la confiance à la Chine. Les résultats encourageants commencent à l’emporter, grâce à la force avantageuse du système de mobilisation en Chine, grâce aussi à la coopération dans toute transparence avec tous les pays du monde. Selon le DG de l’OMS, ce que fait la Chine aujourd’hui donne un exemple au monde entier pour demain dans la prévention et l’éradication de toute autre nouvelle épidémie qui menace l’humanité tout entière. Encore une fois nous nous tenons à l’importance du système multilatéral des Nations unies, pour la santé publique, comme d’ailleurs pour le commerce global et pour le règlement des conflits par voie de négociation.

Pour terminer, mes vœux de paix et de stabilité au Mali, mes vœux d’encore plus de brillant succès à la Minusma, et mes vœux de santé et de bonheur à tout le monde ici présent!

Je vous remercie.