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Mali: L’économiste Boubou Cissé nommé premier ministre

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Le Dr Boubou Cissé, désormais nouveau premier ministre du Mali, ancien ministre de l’Industrie et des Mines et ègalement ancien ministre de l’économie et des finances, est âgé de 45 ans. Il est né à Bamako où il effectue ses études primaires à l’école Mamadou Konaté puis à l’école fondamentale de N’Tomikorobougou. Au terme de ses études secondaires à Bamako, de 1982-1985, Boubou Cissé s’envole pour la République Fédérale d’Allemagne puis les Émirats Arabes Unis pour des études supérieures. Il revient en France, précisément à l’université Clermont Ferrand, où il passe un DEA en économie du développement. Le ministre Cissé est également titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu l’université d’Aix-Marseille, toujours en France. Il entre à la Banque mondiale où il occupe le poste d’économiste principal chargé des opérations de 2005 jusqu’à sa nomination ce lundi 22 Avril 2019 premier ministre, chef du gouvernement six d’Ibrahim Boubacar Keita. Père de deux enfants D’r Boubou Cissé aime la lecture et le football.

Daouda Bakary KONE

Source : Croissanceafrique.com

Mali: Cheik Oumar Diallo d’ADP-Maliba « Le Président IBK semble dans une impasse politique totale »

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Voilà ce que Cheick Oumar DIALLO de l ADP-MALIBA pense de la situation du pays

« Le Président IBK semble dans une impasse politique totale de laquelle il aura tout le mal du monde à se sortir. Invité par ses challengers, notamment Aliou Diallo, depuis septembre à organiser le dialogue national, il a délibérément traîné des pieds en invoquant le refus de Soumaila de le reconnaître. Comme si en se radicalisant lui aussi, il allait réussir à forcer la main à une opposition dont les deux principaux challengers sont convaincus d’avoir été tout simplement volés. Il a traîné des pieds et aujourd’hui, c’est la pression de ceux qu’il ne faut surtout pas fâcher (les grands Bouye et Dicko) qui l’a rendu orphelin de gouvernement à quelque jours du seul événement qui pouvait lui permettre de rassembler: le dialogue du 23 Avril. Événement qui, d’ailleurs, risque d’être rejeté car précipité et sans aucune préparation.

Au lieu d’œuvrer au rassemblement, les stratèges d’IBK rédigeaient des discours mielleux de main-tendue tout en lui conseillant dans l’ombre de rester ferme. Au final cette fermeté est passée pour du mépris. Parallèlement à cette fermeté, ils lui ont conseillé de diviser les maliens et de les mettre dans des positions de conflictualité. Partis politiques, syndicats, religieux, armée et j’en passe. Tout le monde divisé. Mais le résultat attendu a été tout le contraire. Sous l’impulsion des religieux, les maliens se sont vite ressaisis et ont commencé à secouer le cocotier. Le gouvernement en a été la première victime. Un symbole et un trophée pour des maliens qui ont eu l’impression de faire face à un mur. Faire face à un pouvoir méprisant et hautain qui voulait tous les diviser et les détruire.

Même le RPM, parti au pouvoir ou plutôt parti du pouvoir, a eu cette impression en voyant sa base politique s’affaisser sans que le Président IBK ne réagisse. Opposition, majorité n, société civile, chacun s’est senti visé. Ce fût par exemple le cas à l’ADP-Maliba où, n’eût été l’intervention de notre Président Aliou Diallo, les militants ne comprenaient plus rien. Aujourd’hui les maliens vont-ils reculer? Doivent-ils reculer? Ils n’ont en tout cas pas envie de reculer.

Plongé dans l’impasse, ce n’est que maintenant qu’IBK se dit prêt à consulter opposition et majorité pour former un gouvernement. N’est-ce pas trop tard ou plutôt trop tôt dirais-je? L’opposition doit-elle accepter un quelconque gouvernement sans, au préalable la tenue du dialogue national. A mon humble avis, il n’y a aucune raison pour l’opposition de rentrer dans un quelconque gouvernement sans un dialogue national qui établisse des bases claires de gouvernance. Les cinq dernières années ont été une leçon pour nous tous. Rien de pire que de rentrer dans une équipe pour ensuite aller de scandales en scandales. Si d’aventure l’opposition rentrait avant le dialogue national, ce doit être avec pour seule mission de préparer le dialogue national.

En définitive, si l’opposition refuse de rentrer tant que son préalable n’est pas atteint, cela voudra tout simplement dire que ce prochain gouvernement ne fera lui aussi pas long feu. Surtout que le RPM lui aussi est embusqué, attendant le moindre signe d’être à nouveau marginalisé. »Dixit Diallo

Daouda Bakary KONE

source: Croissanceafrique. com

Parti Socialiste du Mali: Demba Diabira accueilli par M.Oumar TRAORÉ et M. Messaoud OULD BRAÏKA à Alger

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M. Demba DIABIRA en provenance de Paris est accueilli par M.Oumar TRAORÉ et M. Messaoud OULD BRAÏKA le 10 Avril 2019 dans la capitale de la deuxième puissance militaire d’Afrique, Alger.

Prêcheurs d’un socialisme démocratique, non moins que celui des pères de la République du Mali, cerveaux du renouveau politique, le trio de la future formation politique n’a pas manqué d’exploiter une seule seconde des précieux cinq (5) jours qui les ont vu se réunir. Au coeur des échanges il fut question de :

  • Dernières directives pour la création et l’implantation du Parti Socialiste du Mali #PSM ;
  • La crise multidimensionnelle que traverse notre pays particulièrement les instabilités sécuritaires des régions centrales et septentrionales, la tendresse du climat social, les problèmes du secteur de l’éducation, la révision constitutionnelle…
  • Stratégies à adopter pour une conquête accélérée du terrain politique malien pour la mise en œuvre des projets du Parti ;
  • Plan d’insertion favorisant la jeunesse qui constitue une portion majeure de la population globale.
  • L’esquisse d’une tournée maghrébine qui va s’inscrire dans un cadre de rencontre et d’échange avec la jeunesse intellectuelle du Maroc et de la Tunisie.

Le 15 Avril 2019 à l’Aéroport International Houari Boumediéne d’Alger le trio s’est séparé avec une espérance de retrouvailles très prochaines.

Que Dieu bénisse le Mali et nous, fils de cette nation

Daouda Bakary KONE

source : croissanceafrique.com

Mali : les raisons de la démission de Soumeylou Boubèye Maïga

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Le chef du gouvernement malien a présenté sa démission jeudi soir, avant le vote d’une motion de censure déposée par des députés de la majorité et de l’opposition. Quatre dossiers ont conduit à sa chute. Décryptage.

Soumeylou Boubèye Maïga a présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement à Ibrahim Boubacar Keïta dans la soirée du 19 avril. Cette décision est intervenue à la veille de l’examen par l’Assemblée nationale d’une motion de censure contre le gouvernement par des députés de la majorité et de l’opposition.

Jusqu’à la dernière minute, ce fidèle d’Ibrahim Boubacar Keïta, âgé de 65 ans, aura bénéficié du soutien du chef de l’État. Comment celui que l’on surnomme « le Tigre » a-t-il été poussé à la démission ?

• La crise sécuritaire

Dès sa nomination, en décembre 2017, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense, avait fait de la sécurité un point important de sa feuille de route.

À peine arrivé, il s’est employé à promouvoir ce qu’il a défini comme une « stratégie des trois C et des trois D ».  D’un côté, concertation, cohésion et complémentarité ; de l’autre, défense, diplomatie et développement.

Mais cette stratégie, mise en musique dans le cadre du « Plan de sécurisation intégrée des régions du Centre (PSIRC) », s’est révélée une coquille vide.

En cause, notamment, un déficit chronique d’infrastructures militaires permettant d’accueillir les hommes déployés sur le terrain, qui n’a pas été résorbé faute de moyens financiers.

Et tandis que le Plan de sécurisation stratégique se révélait inadapté aux réalités du terrain, la situation sécuritaire n’a cessé de se détériorer au cours du mandat de Soumeylou Boubèye Maïga. Les attaques contre des camps de l’armée malienne se sont multipliées, de même que les affrontements intercommunautaires.

Le point culminant de ces violences – qui ont causé au moins 600 morts depuis janvier, selon les chiffres de l’ONU – a été atteint le 26 mars, lorsque des hommes armés, habillés en chasseurs traditionnels dogon, ont attaqué le village peul de Ogossagou, massacrant indifféremment hommes, femmes et enfants. Au moins 160 personnes ont été tuées lors de cette attaque qui a choqué bien au-delà du Mali.

La dissolution de Dan Na Ambassagou – la milice dogon pointée comme étant à l’origine du massacre – n’a pas permis à Soumeylou Boubèye Maïga de convaincre de sa capacité à ramener la paix dans cette région. D’autant que Youssouf Toloba, le chef de cette milice, n’a toujours pas été arrêté pour répondre des accusations dont il fait l’objet.

• Le front social

L’ex-Premier ministre a par ailleurs fait les frais de son incapacité à faire face au front social. Si les tensions ont pu être plus importantes par le passé – il y a deux ans, la grève des magistrats, des médecins et des transporteurs avait paralysé les services de l’administration et ralenti tout le pays -, la grève des enseignants a sans aucun doute pesé lourd dans le départ du Premier ministre.

Amorcée début mars, cette grève n’en finit pas, faisant peser les spectre d’une année blanche, dans un contexte de bronca syndicale généralisée. Coupures d’électricité répétitives, grève des directeurs financiers, des employés du ministère des Affaires étrangères, des cheminots… « La grève des enseignants est venue se greffer aux autres points chauds, et il est absolument certain que ce front social a été un facteur important de la démission du Premier ministre », analyse le Dr Moumouni Soumano, politologue et directeur exécutif du Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie (CMDID).

Fin janvier, sa décision d’économiser 14,194 milliards de francs CFA sur le budget affecté aux dépenses en carburant et en produits alimentaires des ministères et différentes directions a également braqué de nombreux administrateurs. « Cette somme est insignifiante pour le budget de l’État mais elle signifie beaucoup pour les fonctionnaires, qui ont de maigres salaires. Il ne fallait pas faire ça », regrettait à l’époque un ministre.

• Les tensions au sein de la majorité

Pour la première fois au Mali, des députés de l’opposition et de la majorité ont déposé conjointement une motion de censure contre le gouvernement. Celle-ci a été signée par une centaine de députés, alors que le nombre de voix requises pour son adoption est de 98 – soit plus des deux tiers. À la direction du Rassemblement pour le Mali (RPM, au pouvoir), on assure que cela reste une initiative des députés. Mais selon Mohamed Amara, sociologue à l’université de Bamako et auteur de Marchands d’angoisse : Le Mali tel qu’il est, tel qu’il pourrait être (éd. Grandvaux), « c’était l’occasion pour le parti présidentiel de récupérer ce pouvoir qui lui échappe”. Depuis fin 2018, le RPM, en perte de vitesse, s’est vidé d’une partie de ses élus. Ces derniers sont allés grossir les rangs de l’Alliance pour la solidarité au Mali – Convergence des forces patriotiques (Asma-CFP) de Soumeylou Boubèye Maïga. L’Asma-CFP, qui ne comptait que cinq députés à l’issue des législatives de 2013, en dénombre désormais une vingtaine.

L’autre facteur ayant contribué à diviser la majorité est la rivalité entre Soumeylou Boubèye Maïga et Bokary Treta, le secrétaire général du RPM, à la tête de la coalition Ensemble pour le Mali, qui a porté la candidature d’IBK en 2018. Le président n’a jamais désigné un Premier ministre issu des rangs de son propre parti, et plusieurs poids lourds du RPM reprochaient à Soumeylou Boubèye Maïga d’avoir un agenda caché. « Tant qu’il restait chef du gouvernement, le RPM perdait la main par rapport à la préparation d’une candidature pour la succession d’IBK », ajoute l’universitaire.

La démission du Premier ministre s’explique également par « la crispation de l’atmosphère », estime Amadou Thiam, président de l’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba). « Il était évident que même si la motion était rejetée, le Premier ministre n’aurait plus eu une marge de manœuvre suffisante ».

• Le bras de fer avec l’opposition

Depuis plusieurs mois déjà, le Premier ministre était sur la sellette. Au sortir de la présidentielle, une partie de l’opposition en a rejeté les résultats. Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, arrivé deuxième du scrutin, n’a toujours pas reconnu officiellement sa défaite. Pendant plusieurs semaines, des manifestants sont descendus dans les rues de Bamako pour dénoncer des « fraudes ». Selon eux, le Premier ministre et le ministre de  l’Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, seraient les responsables de ce qu’ils considèrent comme une « mascarade électorale ».

Rendus inaudibles par l’interdiction des manifestations, ces détracteurs seront relayés par les leaders religieux. Mi-février, des dizaines de milliers de maliens ont en effet répondu à l’appel de Mahmoud Dicko, le président du Haut conseil islamique du Mali, et du chérif de Nioro, Bouyé Haïdara. Lors d’un meeting au Stade du 26 mars, ils ont dénoncé la mauvaise gouvernance dans le pays et exigé la démission de Soumeylou Boubèye Maïga. Daouda Bakary

Quelques mois plus tard, le 5 avril, plusieurs organisations de la société civile et partis politiques ont manifesté à Bamako, malgré l’interdiction des autorités, pour dénoncer l’insécurité. Ils ont de nouveau réclamé la démission du Premier ministre. « Ce n’est pas la personne de Soumeylou Boubèye Maïga qui était remise en question mais plutôt sa politique qui a rassemblé tous les Maliens contre lui, opposition et majorité confondues », lance Housseini Amion Guindo, le président de la Convergence pour le développement du Mali (Codem).

Pour Ibrahima Sangho, du Pool d’observation citoyenne du Mali (Pocim), une organisation de la société civile, « le Premier ministre a échoué en ne réussissant pas à organiser les législatives dans les délais ».

Pour sortir de la crise, de nombreux acteurs politiques réclament un dialogue politique. Le président IBK a également relancé le projet de modification de la Constitution. Pour parvenir à un consensus, le député Ousmane Kouyaté (URD, opposition) estime que « le pays a besoin d’un Premier ministre rassembleur ». La présidence a annoncé dans un communiqué qu’un nouveau gouvernement serait mis en place « après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l’opposition ».

Baba Amed et Aissata

Source : Jeuneafrique

Par Croissanceafrique.com

Mali: Le Président de la République remet 49 véhicules aux sous préfets des Régions de Ségou et de Mopti

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Gestion efficace de l’administration de proximité

Le Président de la République, Chef de l’Etat , Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta , a remis dans l’après-midi du jeudi 18 avril 2019, au Palais Présidentiel de Koulouba , la clé symbolique de 49 véhicules neufs au Minsitre de l’Administration territoriale et de la décentralisation d’une valeur de 1 milliard 13 millions de FCFA. Ces véhicules doivent être affectés aux sous-préfets des régions du centre notamment celles de Ségou et Mopti. Le geste du jour , participe de la concrétisation de la volonté politique affichée par le Président de la République , d’améliorer les conditions de vie et travail des sous-préfets des régions du centre du Mali .

La remise de ces véhicules entre dans le cadre la mise en œuvre du plan de sécurisation intégrée des régions du centre du Mali . Les sous préfets sont ceux-là qui ont en charge de la gouvernance de proximité. Avec ces véhicules ils doivent pouvoir accomplir correctement leur mission d’assistance et d’encadrement auprès des populations de ces localités confrontées à une insécurité de plus en plus croissante, et qui paralyse le développement sociaux économiques.

Le Président de la République, après une visite méticuleuse de deux véhicules échantillons et après en avoir conduit un a remis symboliquement les clés des véhicules au Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation. Il a exhorté les représentants de l’Etat à un bon usage de ces moyens de déplacement dans leurs circonscriptions territoriales respectives en travaillant davantage à la gouvernance de proximité. IBK dans sa déclaration a également expliqué: « C’est un véhicule très souple, très facile à conduire , mais assez nerveux . Attention , donc qu’on en fasse un usage modéré et qu’on sache conduire . Si on est hésitant qu’on donne à un chauffeur qualifié et habilité à le faire ». Pour le sens du geste du jour le Président de la République a évoqué: « Je crois que si l’on met en place , l’administration de proximité , elle n’a aucun sens si cela est simplement pour le décorum , si l’administrateur en question n’a aucun moyen de mobilité , ne peut pas joindre ses administrés , ne peut pas bouger pour faire l’état des lieux , là où il a été commis . C’est pour cela en toute logique , qu’il fallait que, ils fussent doter rapidement des moyens permettant de le faire . Et de voir ici aujourd’hui 49 véhicules réunis est un bon signe , un signe des temps dont je souhaite qu’il s’accomplisse partout ailleurs , et il n’est pas normal , il n’est pas admissible qu’aucun administrateur de ce pays n’ait aucun moyen de déplacement, si c’est le cas , il y ‘a un leurre quelque part . Et je ne suis pas dans le leurre , je suis dans la réalité , la gestion du quotidien des maliens avec tout ce que cela comporte comme effectivité à réaliser par l’Etat malien , c’est ce qui a été fait ici , je suis heureux ».

Le Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation , en recevant les véhicules, a ainsi exprimé son assurance au Président de la République que les bénéficiaires de cet acquis très précieux de l’Etat en feront bon usage au service des populations pour une reprise urgente des activités de développement notamment en matière de services sociaux de base ( santé et éducation). « Ces véhicules vont compléter à cent pour cent , les besoins en moyen de locomotion du centre » a assuré le ministre Ag Erlaf.

Les véhicules double cabines de fabrication coréenne sont de marques Musso SsangYong et Actyons Sports SsangYong , acquis sur l’exercice budgétaire 2018. Ségou et Mopti sont les premières régions bénéficiaires d’une série d’affectations de véhicules de fonctions pour les sous-préfets . Selon le Ministre de l’administration territoriale de la décentralisation, la mesure concerne toutes les régions administratives du Mali.

La cérémonie de remise symbolique de clés a eu lieu en présence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, de certains membres du gouvernement et des proches collaborateurs du Président de la République, des gouverneurs des régions et des préfets .

Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République

Mali : le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga jette l’éponge

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Le Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga, a présenté jeudi sa démission au chef de l’État Ibrahim Boubacar Keïta, qui l’a acceptée. Cette décision intervient quelques heures avant l’examen par l’Assemblée nationale d’une motion de censure contre le gouvernement.

Soumeylou Boubeye Maïga a présenté sa démission ainsi que celle de ses ministres « par une lettre datée du 18 avril 2019 », annonce un communiqué de la Présidence. Ibrahim Boubacar Keïta « l’a acceptée, et a remercié Soumeylou Boubeye Maïga pour sa loyauté et son sens élevé du devoir », a précisé la présidence.
« Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l’opposition », selon le communiqué

Officiel : Le bureau exécutif de l’ADP-MALIBA autorise le Président Aliou Boubacar Diallo à gérer le parti avant le prochain Congrès

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Déclaration liminaire des élus, cadres et militants de l’ADP-Maliba

Nous, élus, cadres, militants et membres du Comité Exécutif sortant de l’ADP-Maliba :

  • Soucieux de préserver l’intérêt supérieur du parti ;
  • Rappelant que le dernier Congrès du parti s’est tenu le 8 Février 2015 ;
  • Rappelant qu’en application de ses Statuts et de son Règlement Intérieur, l’ADP-Maliba doit tenir son Congrès tous les quatre (4) ans aux fins, d’une part, d’élire un nouveau Comité Exécutif et, d’autre part, définir les options fondamentales, les orientations, les moyens d’action et la politique d’alliances du parti ;
  • Constatant de manière évidente que la date du Congrès de l’ADP-Maliba n’est, à ce jour, toujours pas connue et que son organisation n’a pas du tout été préparée par le Président du Comité Exécutif sortant ;
  • Considérant, à ce titre, que le fonctionnement normal du parti est, de ce fait, manifestement entravé ;
  • Découvrant pourtant quotidiennement, que, sans aucun mandat du Comité Exécutif, les premiers responsables du parti ont entrepris d’engager l’ADP-Maliba dans une orientation politique contraire à la consultation nationale du 5 Aout 2016 ayant acté de manière définitive notre retrait de la majorité présidentielle ;
  • Se portant en faux contre ces agissements qui fragilisent le parti et créent la confusion aussi bien au sein de la base militante qu’au sein de l’opinion nationale et internationale ;

Déclarons ce qui suit :

  • Nous constatons que, depuis le 8 Février 2019, le Comité Exécutif sortant n’a plus aucune légitimité. Son mandat est, de ce fait, caduc. A ce titre, nous estimons qu’il n’est non seulement plus habilité à représenter légalement le parti mais aussi et surtout à l’engager auprès des tierces parties.
  • Nous autorisons le Président d’Honneur et fondateur du parti à gérer l’ADP-Maliba avant le prochain Congrès, dans le respect de la position des militants exprimée le 5 Aout 2016 qui, jusqu’à ce jour, est demeurée inchangée.
  • Conformément à l’article 27 des Statuts permettant la convocation du Congrès par 2/3 des conférences régionales, les Présidents de Coordinations régionales signataires de la présente déclaration autorisent le Président d’Honneur à convoquer un Congrès ;
  • Dans le cadre des préparatifs dudit Congrès, nous invitons l’ensemble des structures de base à procéder à leur renouvellement.
  • Nous invitons l’ensemble des militants du parti à rester mobilisés et sereins.

Fait à Bamako, le Mardi 16 Avril 2019

Signataires :

I. Coordinations Régionales (membres de droit du CE sortant) :

  1. Koulikoro : Monsieur Mahamadou Diarisso (Secrétaire Général Adjoint, Maire de Falou)
  2. Sikasso : Monsieur Mahamadou Doucouré (1er Adjoint au Secrétaire en charge des mouvements Associatifs et organisations socioprofessionnelles)
  3. Ségou : Monsieur Diadie Bah (3e Vice-Président)
  4. Gao : Madame CISSE Safietou Saidou
  5. Tombouctou : Monsieur Mohamed Haidara
  6. Kidal : Monsieur Mohamed Ag Attaher (Comité Pédagogique)
  7. Menaka : Monsieur Mohamed Ag Baye
  8. Taoudeni : Monsieur Mohamed El Oumarny
  9. Bamako : Monsieur Gérard Seydou Kalilou Ouattara (Secrétaire National aux Finances)

II. Députés (membres de droit du CE sortant) :

  1. Commune 1 : Honorable Fatoumata dite Ténin Simpara (4e Vice-Présidente)
  2. Commune 2 : Honorable Mamadou Doumbia (16e Vice-Président)
  3. Commune 3 : Honorable Kalilou Ouattara (15e Vice-Président)
  4. Nioro du Sahel : Honorable Mamadou Alpha Diallo (6e Vice-Président)
  5. Kadiolo : Honorable Souleymane Ouattara (5e Vice-Président)
  6. Bankass : Honorable Adama Paul Damango (17e Vice-Président)

III. Membres du Comité Exécutif sortant :

  1. Cheickna Hamallah Bah (1e Vice-président, Président de la Section de la Commune 6)
  2. Aliou Kassogue (11e Vice-président, Président de la Section de la Commune 2)
  3. Modibo Diarra (12e Vice-président, Section de la Commune 5)
  4. Cheick Oumar Diallo (Secrétaire politique, Secrétaire Général de la Sous-section de Kassaro)
  5. Boubacar Bah (Président du Mouvement National de la Jeunesse)
  6. Cheickné Diarra (Secrétaire à l’organisation et à la mobilisation)
  7. Zeinab Camara (3e adjoint au Secrétaire à l’organisation et à la mobilisation)
  8. Mohamed Tanapo (Secrétaire chargé des Relations Extérieures et de l’intégration Africaine)
  9. Abou Bah (1er Adjoint au Secrétaire Chargé des Relations avec les Institutions)
  10. Sékou Diabaté (1er Adjoint au Secrétaire chargé des Maliens de L’Extérieur et des Sections de l’Extérieur)
  11. Malado Keita (2e Adjoint au Secrétaire Chargé du Mouvement Associatif et des Organisations Socioprofessionnelles)
  12. Hassimiou Sow (Secrétaire Politique adjoint, Maire de Gavinane)
  13. Sékou Salla Guindo (1e Adjoint au Secrétaire à l’organisation et à la mobilisation)
  14. Brahim Aly (Secrétaire Chargé des Mouvements Associatifs et des Organisations Socioprofessionnelles)
  15. Jean Bengaly (2ème Adjoint au Secrétaire chargé de l’Education, de la Formation et de la Culture)
  16. Ousmane Simpara (1er Adjoint au Secrétaire chargé de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire National)
  17. Abba Cisse (Secrétaire Chargé des Questions Economiques et du Secteur Privé)
  18. Mohamed Maiga (2e Adjoint au Secrétaire à L’Information et à la Communication)

Source : Croissanceafrique.com

Le Sommet régional de l’Initiative We-Fi appelle les États et le secteur privé à prendre des mesures d’urgence pour soutenir les femmes entrepreneures en Afrique de l’Ouest

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Abidjan, 17 avril 2019 – À l’occasion du premier Sommet régional de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi), chefs d’État, ministres, responsables de banques multilatérales de développement, cadres du secteur privé, femmes entrepreneures et représentants de pays contributeurs à l’Initiative se retrouvaient aujourd’hui pour envisager des mesures concrètes de soutien aux petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes en Afrique de l’Ouest.

Le Sommet, qui a réuni plus de 400 dirigeants publics et privés d’Afrique de l’Ouest et d’autres régions, était organisé par l’Initiative We-Fi en collaboration avec la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement et le Groupe de la Banque mondiale, et sous le haut patronage du gouvernement de la République de Côte d’Ivoire.

La rencontre s’est achevée sur un appel conjoint à l’action pour inciter les pouvoirs publics et les acteurs privés à engager rapidement des réformes et des mesures d’envergure visant à aider les femmes entrepreneures à démanteler les entraves persistantes, financières et autres, à leur activité.

Les femmes occupent « une place économique essentielle, très présentes dans les activités indépendantes en Afrique, dont profitent largement leurs familles, leurs communautés et leurs pays », soulignent les dirigeants présents au Sommet dans leur déclaration commune.Sensibles aux difficultés empêchant la pleine participation des femmes à l’économie, ils insistent sur les nombreux obstacles qu’elles rencontrent pour accéder « aux financements, aux marchés, à la technologie ou aux programmes d’accompagnement et de renforcement des capacités. En interdisant à ces entrepreneures d’exprimer tout leur potentiel, ces entraves pénalisent la croissance économique et la lutte contre la pauvreté en Afrique. »

Ces obstacles expliquent le retard systématique accusé par les femmes chefs d’entreprise dans la région par rapport aux hommes au niveau de plusieurs indicateurs clés d’activité. Selon uneétude récente de la Banque mondiale, leurs bénéfices et chiffres d’affaires mensuels moyens sont inférieurs respectivement de 38 % et 34 % à ceux de leurs homologues masculins.

Les dirigeants présents au Sommet ont appelé les gouvernements à engager des réformes politiques et réglementaires pour améliorer l’accès des femmes chefs d’entreprise aux services financiers, aux marchés publics et aux infrastructures sous-tendant l’économie numérique. Ils ont également plaidé pour la levée rapide des entraves au travail et à la mobilité des femmes et pour l’égalité des droits de propriété.

Ces dix dernières années, les gouvernements africains ont adopté 71 réformes juridiques et réglementaires qui ont amélioré l’inclusion économique des femmes — soit plus que dans n’importe quelle autre région du monde, constate un rapport de la Banque mondiale. Au-delà des avancées significatives pour combler les inégalités hommes-femmes, la transformation du continent exige un renforcement accru du rôle des femmes entrepreneures.

Conscients de l’importance de la collaboration entre secteur public et secteur privé, les dirigeants soulignent la place essentielle des acteurs privés et des organisations de la société civile pour améliorer l’accès des femmes au capital, aux marchés, à l’acquisition de compétences numériques, aux dispositifs d’accompagnement et aux réseaux d’affaires. Ils plaident par ailleurs en faveur d’une collecte et d’une communication plus efficaces de données, publiques et privées, ventilées par sexe afin de mieux mesurer l’impact des réformes engagées sur les femmes entrepreneures.

Ce sommet régional est une première pour l’Initiative We-Fi, un partenariat mondial entre 14 pays contributeurs, huit banques multilatérales de développement et d’autres parties prenantes publiques et privées, hébergé par le Groupe de la Banque mondiale et opérationnel depuis octobre 2017. À ce jour, les pays contributeurs ont mobilisé plus de 350 millions de dollars en appui aux activités de l’Initiative.

En avril 2018, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque islamique de développement ont reçu des fonds dans le cadre de la première série d’allocations de l’Initiative We-Fi pour soutenir les petites et moyennes entreprises dirigées ou détenues par des femmes, très nombreuses sur le continent africain. Le premier cycle d’allocations, de 120 millions de dollars, devrait permettre de lever plus de 1,6 milliard de dollars de financement additionnels auprès du secteur privé, de bailleurs de fonds, d’États et d’autres partenaires du développement.

Citations:

« Je me réjouis que la Côte d’Ivoire accueille le premier Sommet régional de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures(We-Fi), déclare S.E. Alassane Ouattara, présidentde la République de Côte d’Ivoire. Les femmes jouent un rôle aussi crucial que les hommes dans la croissance de notre économie. Je suis convaincu que ce sommet débouchera sur des actions concrètes qui permettront d’accroître les opportunités économiques pour les femmes entrepreneures en Afrique de l’Ouest. »

« Je me sens privilégiée d’avoir pu participer, aux côtés de nos partenaires de l’Initiative We-Fi et de ces entrepreneures exemplaires, à des échanges constructifs avec les dirigeants des pays d’Afrique de l’Ouest sur l’émancipation économique des femmes. La Maison Blanche et l’ensemble du gouvernement américain appuient résolument Women’s Global Development and Prosperity Initiative (W-GDP), une initiative qui vise à favoriser l’émancipation économique de 50 millions de femmes à l’horizon 2025. Il s’agit là d’une mission vitale pour la paix et la stabilité des nations et qui est à notre portée, à condition de concentrer nos efforts sur la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’élimination des obstacles juridiques et culturels à l’expression du potentiel des femmes », déclare Ivanka Trump, conseillère du président des États-Unis d’Amérique.

« En Afrique, les femmes tendent plus que les hommes à diriger une entreprise, mais elles se heurtent à des obstacles tenaces qui contrarient leur réussite, déclare Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondialeEn contribuant au démantèlement des entraves financières, sociales et juridiques, l’Initiative We-Fi va libérer l’extraordinaire potentiel de ces entrepreneures, au service de la création d’emplois et de la croissance économique. »

« Avec l’Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique (AFAWA), la Banque africaine de développement est en train de transformer les marchés financiers en éliminant les risques liés à l’octroi de prêts aux femmes sur le continent. Nous invitons toutes les parties prenantes à se joindre à nous et à prendre part à cette initiative qui va changer la donne et aboutir à une plus grande autonomisation des femmes », déclare Akinwumi A. Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement.

« Le soutien aux femmes chefs d’entreprise exige des solutions globales axées sur l’innovation, les chaînes de valeur et le recours à la finance islamique. Nous devrions voir dans ces entrepreneures de véritables partenaires des institutions financières de développement et non plus de simples bénéficiaires de financements. Au-delà de l’octroi de moyens financiers, notre mission consiste à leur permettre de développer leur activité », déclare Bandar M. H. Hajjar, président du Groupe de la Banque islamique de développement.

« La CEDEAO salue l’Initiative We-Fi, à laquelle ses États membres apportent tout leur soutien, déclareJean-Claude Brou, président de la Commission de la CEDEAOOutre les divers programmes et projets en faveur des femmes entrepreneures qui sont déjà en cours dans la région, les pays membres de la CEDEAO collaboreront avec le secrétariat de l’Initiative We-Fi en vue de mettre en œuvre les actions et les réformes nécessaires pour promouvoir davantage l’entrepreneuriat féminin dans tous les secteurs. »

Daouda Bakary Koné

Source : Croissanceafrique.com

Mali: IBK annonce une enveloppe de 12 milliards de F CFA pour les services sociaux de base dans les zones de conflits.

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Le chef de l’État annonce une enveloppe d’un milliards pour les déplacés, 12 milliards pour les services sociaux de base dans les zones de conflits.

Ce n’est pas tout IBK affirme qu « il n’est pas question de laisser l’enseignant être le parent pauvre, le gouvernement fera des concessions progressives en plus du déblocage des salaires », a-t-il affirmé. Avant d’ajouter qu' »ai-je décider de confier l’organisation d’une concertation nationale les 23 au 28 avril 2019. J’anulerais tout déplacement à l’extérieur avant la fin des concertations sur le projet de révision constitutionnelle pour être à l’écoute du peuple » a-t-il ajouter le président de la République Ibrahim Boubacar Keita.

-Notons que IBK explique qu’il ferait le Mali avec l’opposition et la majorité avec le conseils des anciens présidents dont Moussa, Alpha, ATT et Dioncouda etc.

Daouda Bakary Koné

Source : Croissanceafrique.com

VOICI LE DISCOURS A LA NATION 
de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA Président de la République, Chef de l’Etat 

Maliennes, Maliens, 

Je sais que depuis des semaines, la nation attend ma parole qu’elle a jugé rare, en raison des péripéties que nous vivons. 
L’attente de la nation est légitime, après toutes ces semaines d’écoute, de consultation, d’interaction avec les représentants de nos forces sociales et politiques.   

Il était nécessaire de laisser du temps au temps, de laisser se décanter des situations, d’éviter la passion qui est toujours mauvaise conseillère. 
Avec ce peuple, envers ce peuple, je ne commettrai jamais le péché de mépris et d’arrogance.   

Alors ce soir, le serviteur privilégié que je suis est devant la nation, se tenant devant elle, dans une humilité qui ne sera jamais feinte, mais   toujours fier et toujours honoré de se mettre à l’écoute de ses compatriotes, de débattre avec eux du pays que nous avons en partage. 

Ce cher Mali que chacune et chacun doit mettre au-dessus de soi ! 
Ce Mali millénaire et éternel que chacun d’entre nous porte profondément en son cœur, que nous avons, tous et chacun, égale obligation de porter, d’accompagner, de protéger et de faire rayonner ! 

Ce bateau Mali qui tanguera sans doute mais qui ne chavirera jamais, comme le chantent si bien, nos poètes traditionnels quand ils disent notre glorieuse « geste nationale », en d’autres temps d’épreuves rédhibitoires pour l’Etat, la nation, la démocratie, mais des épreuves qui furent heureusement surmontées.  
Cependant, avant d’aller plus en avant, j’aimerais inviter tous nos compatriotes à se joindre à la douleur de la communauté chrétienne qui pleure Notre Dame de Paris.  
Elle pleure à juste raison. Le joyau ravagé par le feu avait su traverser le temps, ouvrir les bras au monde entier. Aujourd’hui, il n’appartient plus à une confession. Il est un trésor mondial, un patrimoine de l’humanité et l’humanité saura le restaurer, comme elle le fit hier avec les monuments de Tombouctou, démolis dans un passé récent par la folie destructrice de ceux-là qui ne rendirent pas ce faisant un quelconque service à notre Islam vénéré.  

Mes chers compatriotes,

Je vous parle. Je vous parle de nous, de chacun d’entre nous, de chacune d’entre nous, de nous toutes et de nous tous, parce que nous sommes logés à la même enseigne. 
Je vous parle de nos angoisses, de nos projets, de nos aspirations, de nos problèmes mais aussi et surtout de nos solutions. 
Je commence par dire que j’ai entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant d’un pays dont je ne saurai jamais mésestimer les préoccupations. 

Oui. La situation sécuritaire, malgré nos efforts, reste un défi majeur qu’il faut relever, j’en suis conscient, au plus vite, par des réponses durables, pas par des artifices, puisqu’il en va de la continuité de notre pays, d’un pays dont les fondements ont été ébranlés par la crise multiforme de 2012. 
C’est le cas au Nord du pays où des flambées de violence viennent hélas rappeler avec récurrence l’impératif de faire en sorte que les acquis fragiles enregistrés depuis 2015 ne soient pas remis en cause.   
Que tout le monde prenne sa part dans cette œuvre : l’Etat malien, ses partenaires ainsi que les groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ! Mais que tout le monde prenne sa part sincèrement, rapidement et effectivement car chaque seconde perdue pour la paix est gagnée par la guerre ! 
S’agissant du Centre de notre pays, qu’il me soit permis de rappeler la tragédie d’Ogossagou qui le 23 mars dernier a endeuillé la nation et horrifié le monde civilisé.  

Mes chers compatriotes, 

Les faits révélés ont produit une véritable onde de choc psychologique à travers le pays, et même très rapidement au-delà.  
Des images insupportables ont circulé, montrant l’horreur d’une barbarie qui a dévasté ce qui fut une communauté humaine. 
Ces images nous renvoient au passé tant de symboles obscurs et accablants que nos âmes affligées s’inquiètent d’un effondrement moral et spirituel.  
Jour de grande tristesse que ce jour là, qui vit tant de valeurs humaines, jusque là magnifiées et partager, se consumer dans les fumées de la haine et du fanatisme ; vie, sens du sacré, famille, sagesse, tolérance, empathie, cousinage à plaisanterie, fraternité religieuse, tout cela rendu méconnaissable, dans les cendres des tisons humains, d’habitations calcinées, d’une terre devenue inhospitalière. 
Ce n’est pas seulement notre drapeau national qui fut en berne, c’est tout le brillant humanisme dont nous étions si fiers ! 
Dans nos mosquées et dans nos églises, les séances de prières publiques n’ont pas manqué, pour toutes les victimes. 
Que toutes ces prières, bonne prières, soient exaucées par le Miséricorde Suprême ! 

Il nous faut aider notre jeunesse, souvent en perdition, à sortir des chemins de pensée archaïque, des mimétismes politiciens stériles, des impasses des responsabilités malencontreusement assumées ou revendiquées. 
Il nous faut conduire cette jeunesse là sur les chemins d’un avenir viable dans un monde où les découvertes et les connaissances de tous ordres explosent et dont elle a besoin de connaître les clés pour y vivre dignement.   
Il nous faut aider notre jeunesse à retrouver le sens du sentiment national authentique et non simplement à en rechercher le vernis politique.  

Mes chers compatriotes, 

Les violences intercommunautaires ne peuvent pas s’ajouter à l’insécurité entretenue par les pseudo djihadistes.  
Nous devons faire attention et écouter, dans leur sagesse, nos enfants, stylistes ou musiciens préoccupés par le recul de la convivialité, eux qui nous rappellent, dans le slogan devenu populaire que nous sommes « même père, même mère ». Au nom du sang qui nous unit, au nom du lait que nous avons sucé, au nom des pactes que nous avons noués, nous devons revenir à nos valeurs, revenir à ce que le Mali a été et demeure.  
L’Etat pour sa part, n’acceptera pas de dérogation et il sévira avec la même rigueur contre toutes les milices, tous les fauteurs de guerre. 

Mes chers compatriotes, 

Les événements qui se déroulent au Centre de notre pays ont atteint une dimension inacceptable qui nous interpelle tous. Les mesures nécessaires ont été prises au niveau du Gouvernement pour que des contingents supplémentaires des forces armées et de sécurité soient déployés sur le terrain. Sur notre demande, les partenaires internationaux – la MINUSMA et Barkhane – sont, eux aussi, engagés dans la sécurisation accrue des populations. Dans le même temps, nous poursuivons notre programme de désarmement et d’intégration des éléments armés qui ont fait le choix de renoncer à la violence. 
Le sort des populations civiles victimes de violences au Centre de notre pays constitue une tragédie qui interpelle la conscience de la Nation. Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Présidentiel d’Urgences Sociales un fonds d’intervention d’un milliard de francs CFA sera mis en place en faveur de nos compatriotes qui du fait de l’insécurité se trouvent aujourd’hui dans une détresse extrême. 

Sur mes instructions, le Gouvernement procédera également à un glissement de crédits de douze milliards de francs CFA vers les services sociaux de base dans le cadre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSRIC). 

Mes chers compatriotes, 

L’enjeu du moment, les défis de l’heure, nos consciences individuelles ainsi que notre responsabilité collective, exigent que nous posions les problèmes, cartes sur table. 
C’est pourquoi il me faut insister sur la situation de l’école, la nécessité impérieuse de stabiliser notre système éducatif.  
Cette revendication était au cœur du combat des étudiants et des scolaires maliens, ceux de l’intérieur comme de l’extérieur, et à travers plusieurs générations.  
Combat légitime s’il en est, car il n’est pas de nation viable sans système éducatif solide. 
Hélas, nous devons également déplorer que depuis trois décennies, malgré les efforts entamés se traduisant par un investissement massif en infrastructure, malgré une gestion de plus en plus maîtrisée du flux dans un pays où la poussée démographique est forte, l’école malienne, est loin d’être stabilisée.  

Souvenons-nous qu’au sortir du Forum national sur l’éducation en 2011, il avait été formulé 490 recommandations, dont 152 sur l’enseignement supérieur, 95 sur l’Enseignement secondaire, 132 sur l’éducation de base et 111 sur l’éthique et la déontologie. 
Les moyens à mobiliser pour l’école, apprenants comme enseignants sont lourds, très lourds. Ils sont généralement au- dessus des capacités financières de l’Etat et des enseignants, même si ce secteur mérite tous les égards de la nation, tous les sacrifices possibles. 
Pour ma part, il n’est pas question de laisser l’enseignant être le parent pauvre du développement de la nation. 
J’ai instruit au gouvernement de trouver alors un point d’équilibre, un terrain d’entente via une négociation intelligente, et ce dans le respect mutuel, dans les limites bien comprises de ce que l’Etat peut consentir tout de suite et ce qu’il ne peut que plus tard. 
Les salaires des enseignants grévistes seront débloqués : je m’y suis engagé et ce sera fait Inchallah. 

Mes chers compatriotes,  

Pour la paix sociale, pour notre capital social, surtout lorsqu’est menacé dans certaines parties de cher territoire, cette paix malienne que nous avons habilement négocié au fil des siècles et des compromis, entre les métiers et les ethnies, j’ai entrepris depuis de longues semaines de rencontrer nos forces politiques et sociales. 
J’ai apprécié au plus haut point les échanges et les contributions qui m’ont apporté des éclairages utiles. 
La dynamique de l’interaction se poursuit.   
Car je n’ai pas d’autre choix, ayant accepté d’être l’héritier de toutes les législatures, étant un acteur de premier plan de l’évolution politique et institutionnelle de notre pays depuis trente ans, comptable du bilan et donc en position de distinguer entre les acquis et les passifs, les grains de beauté et les verrues.  
Les pourparlers entrepris connaîtront leur dénouement logique.  

Mes chers compatriotes,

Je ne peux cependant pas ignorer le fait que parmi les représentants des forces politiques et sociales rencontrés la semaine dernière figurent des interlocuteurs qui, animés de raisons positives, ont souhaité que se poursuive et s’approfondisse le débat autour des évolutions prises en charge par la révision constitutionnelle. Cela afin de renforcer le consensus populaire autour de la future loi fondamentale. 
Mon souhait n’est pas non plus de mettre à la marge d’une entreprise aussi importante pour l’avenir de notre pays les formations politiques et les associations qui souhaitent l’organisation d’un débat national en préalable de la tenue d’un Référendum. Aussi ai-je décidé de confier à un triumvirat la tâche de diriger un cadre de concertation nationale regroupant du 23 au 28 avril 2019 les représentants de toutes les forces politiques et sociales de notre pays. 
Les remarques et propositions issues des travaux de ce cadre de concertation seront prises en compte dans l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. Celui-ci sera adopté en Conseil des Ministres avant d’être déposé à l’Assemblée Nationale. 
Durant toute cette période, j’annulerai tout déplacement hors du pays pour me consacrer entièrement à votre écoute. 

Mes chers compatriotes, 

L’idée d’un cadre de dialogue plus vaste, plus représentatif, plus inclusif, fait son chemin et emporte mon adhésion. 
Le projet aura pour but d’évaluer les forces et les faiblesses de notre démocratie, de notre vécu institutionnel d’une part, et de cerner d’autre part, les opportunités et les menaces du chemin. 
Tous les enseignements des processus participatifs initiés dans notre parcours immédiat seront tirés : des concertations régionales et nationales, forum politique- qui ont accompagné les premiers pas de la démocratie malienne, aux Etats généraux de la Décentralisation, aux Assises du Nord, aux Assises nationales organisées sous notre magistère, en passant par le Forum national sur l’Ecole, le Forum sur la lutte contre la Corruption, sous la deuxième décennie de la IIIè République. 
Ce ne seront pas alors les données qui manquent. Et si aucune préconisation nouvelle ne doit être ignorée à condition d’être efficiente et pertinente, il ne peut s’agir d’enfoncer des portes ouvertes.  
Il ne pourrait être question de traîner en longueur. 
Ce qu’il nous faut, c’est un format qui ne laisse personne sur le quai, qui rassemble les segments les plus divers de notre société. 
Ce qu’il nous faut, c’est un consensus solide pour notre avenir politique, institutionnel, social, je devrais dire sociétal. 

Qu’Allah me donne les épaules de la charge, qu’il ne me les donne que pour le seul bénéfice du Mali. Pour l’honneur et le bonheur du seul Mali.  

Et qu’ensemble, opposition, majorité, sociétés civiles, nous nous donnions-nous la main pour boucher les trous de la jarre, la jarre ne pouvant avoir pour vocation que d’étancher la soif collective. 

Or la soif du pays est grande ; soif de paix, soif de décentralisation effective, soif de développement, soif de reconquérir sa place dans le concert des nations, soif d’être de nouveau un centre de rayonnement et d’influence. 
Nous en sommes capables. Parce que nous sommes une terre de savants brassages, d’une sagesse populaire qui a irrigué les grandes cultures de notre espace.  
Il est à notre portée de construire et de consolider la République dans la démocratie, la construire dans la justice et dans l’équité, dans la prospérité et dans la paix. 
Telle était l’ambition des pères fondateurs du Mali. 
Et telle, je l’accepte.  
Je n’ai pas d’autre agenda que de faire ma part dans la concrétisation des aspirations et des espérances de nos martyrs, de notre peuple.  
Je le ferai avec l’opposition et la majorité, je le ferai avec ceux qui ont voté pour moi et ceux qui ont accordé leur suffrage à d’autres, et surtout ceux plus nombreux qui continuent de rester en marge des votes.  
Et quel successeur comblé ne serais-je pas de pouvoir conduire l’exercice avec le conseil et l’accompagnement de tous mes prédécesseurs, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré.  
Ensemble, nous vaincrons.  
Ensemble, aucun obstacle ne nous résistera 

Mes chers compatriotes, 

Notre pays a la chance de bénéficier de la présence de veilleurs vigilants, impliqués et inlassables. Grâce à eux, nous sommes parvenus jusqu’ici à éviter que les comportements extrêmes ne balaient la pondération bien connue de notre peuple. Il nous faut donc écouter et amplifier les voix qui nous appellent à la raison et surtout à l’unité. C’est ensemble que nous nous préservons, c’est ensemble que nous nous sauverons. Evitons donc d’allumer de nouveaux brasiers en dispersant les braises de la discorde et de l’intransigeance. Ainsi que nous y invite l’hymne national de notre cher pays, « pour le salut public, forgeons le bien commun ».  

Vive le Mali, Vive la République, 
Que Dieu bénisse le Mali !

En Allemagne, IBK a clairement annoncé que son dauphin pour 2023 serait son Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga.

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En visite d’état en Allemagne les 7, 8 et 9 février 2019 sur invitation de la chancelière allemande, IBK a accordé une interview exclusive à nos confrères de DEUSCH WELE, interview dans laquelle il a clairement annoncé que son dauphin pour 2023 serait son Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga.

Des que la famille politique du Président et les autres partis de l’opposition ont entendu ce qu’il avaient déjà deviné, ils se sont tous positionner à combattre le Tigre-hérisson ! Les prétextes ne manquent pas. Mais en réalité eux tous craignent de voir SBM diriger le MALI en 2023 car il est trop décisif, trop dur, trop stratège et a fermé déjà presque tous les robinets.

Pourtant Soumeylou Boubeye Maiga souhaite faire 2023 avec tous les grands partis politiques avec leur candidats naturels proches de la retraite politique.
Voilà pourquoi au dernier congrès de son parti ASMA CFP , il a annoncé son voeux de faire unifier les partis ASMA, ADEMA, RPM, UDD, URD, UM RDA et autres avec 2023 en ligne de mire.

Les dirigeants de ces partis politiques ont bien compris l’objectif mais ne veulent pas que ce soit SBM le dur et le pingre qui les dirige en 2023. Alors, ils rejettent en se positionnant contre SBM dont le seul tort est de vouloir fusionner les grands partis politiques sérieux pour la cause du Mali.

Tous ces combats des religieux, opposition, majorité et autres ne sont que politiques et ils préparent tous 2023 sans le dire au peuple qui les suit aveuglement comme d’habitude . On a tout compris.

A mon avis, celui sur qui le Mali peut fonder l’espoir pour bien mener le Mali en 2023 est l’enfant de Gao, le tigre de Badala. A l’URD , au FARE, au RPM et au PARENA, les candidats naturels Soumaila CISSÉ, Modibo Sidibe, TIEBLE Dramé sont épuisés politiquement. Je veux dire qu’ils n’auront pas la chance que IBK a eu en 2013. Le peuple ne les aime presque plus.

Les seuls candidatures sérieuses en pour affronter de SBM en 2023 peuvent être Moussa MARA ou CHEICK MODIBO Diarra. Or ces deux peine à s’affirmer devant le peuple. Le premier est très versatile et le second est presque absent de la scène politique au point que le peuple demande s’il est encore au Mali.

Alors une belle fusion des partis politiques cités haut pour porter la candidature dû tigre en 2023 serait une chance pour ces partis d’abord ensuite pour le Tigre et le Mali tout entier.

Signé Seydou Oumar TRAORÉ

Source: Croissanceafrique.com