Accueil Blog Page 1961

Médias: Le coup de main de la Palestine au Mali

0

M


20 journalistes  maliens  viennent de recevoir leurs attestations  à la suite d’une formation assurée par  l’Agence palestinienne de coopération internationale (PICA).  C’était, le vendredi  26 avril dernier  dans l’après-midi, dans la cour de la représentation diplomatique de l’État de Palestine à Bamako. Des officiels maliens et palestiniens ont saisi l’occasion pour saluer la dynamique relation diplomatique entre les deux États.

Dans ses salamalecs d’usage de bienvenue, l’ambassadeur de l’État de Palestine au Mali, S.E Hadi SHEBLI a rappelé l’excellente relation diplomatique  historique qu’entretiennent le Mali et la Palestine.  

C’est le cadre de la politique du Président Mahmoud  Abbas, sous la couverture du Ministère Affaires étrangères, l’Etat de Palestine a demandé à PICA  (Agence palestinienne de Coopération internationale) d’initier le premier programme pour former les journalistes et étudiants maliens, a déclaré le  diplomate palestinien. 

«Pour leur montrer que les Palestiniens, malgré qu’ils sont sous occupation israélienne, ont le savoir-faire. Malgré toutes les mesures exercées par l’occupant, avoir une télévision nationale, une télévision satellitaire, cela sans parler de télévisions privées qui existent en Palestine. Cette formation de journalistes, j’espère qu’elle a été utile, qui a au moins montré l’expérience palestinienne », a commenté l’ambassadeur SHEBLI . Il s’est réjoui de la transformation, de la consolidation des relations politiques  qui existent depuis longtemps entre la Palestine et le Mali.

Selon le N°1 de la représentation diplomatique palestinienne, le défunt Président palestinien Yasser Arafat avait un amour fou pour le Mali.

«…malgré notre position modeste sur la scène internationale, nous sommes et nous resterons derrière cette position du principe et de soutenir de façon indéfectible la cause palestinienne  jusqu’àl’aboutissement  heureux, de l’indépendance totale de l’État de Palestine sur tout le territoire historique palestinien’’, a apporté ledirecteur adjoint de la direction l’Asie -Océanie du Ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale  du Mali, Mahamoudou Meita.

Selon M. Meita, avec cette formation, la coopération entre la Palestine et le Mali prend une autre dimension.

Le représentant du MAECI a vivement remercié l’État de Palestine à travers l’ambassade et la PICA pour ce coup de pouce à la presse malienne. Il a invité les récipiendaires à faire bon usage de l’expérience acquise  au bénéfice de la paix et de la coopération entre le Mali et la Palestine.

Le Mali, a-t-il rappelé, a toujours défendu la cause palestinienne  et cela depuis la 1ère République. ‘’La position du Mali sur la question palestinienne  a toujours été constante même  en période de crise nous sommes restés solidaire de la cause Palestine’’, a rassuré Mahamoudou Meita.

«Il n’y a pas d’expertise plus affinée que l’expertise des journalistes palestiniens » a  flatté  le représentant de l’ESTM (École supérieure de technologie et de management), Mamadou Dabo, qui a souhaité  voir la Palestine formée d’autres journalistes maliens.

Compte tenu de la bonne relation entre le Mali et la Palestine, l’État de Palestine a décidé, à travers PICA, de transmettre l’expérience palestinienne au Mali dans le domaine du journalisme, a expliqué Lamar Kirresh du Ministère des Affaires étrangères.

Selon le représentant de l’ASSEP (Association des éditeurs de la presse privée du Mali), Ousmane Dao, la formation des journalistes professionnels se situe dans le cadre du renforcement des capacités des membres de l’ASSEP.

«Je suis très content, fier d’avoir eu des échanges avec vous, les journalistes maliens… », a déclaré le formateur, Khalil Rabaa, journaliste à l’agence de presse officielle de l’État de Palestine Wafa.

La seule femme du groupe, Mariam Séba Samaké,  du journal ‘’le Triomphe du Mali’’ a soutenu :«Mes attentes ont été comblées. Grâce à cette formation, j’ai beaucoup appris. N’étant pas sortie d’école de journalisme, cette formation m’a beaucoup renforcé. Je souhaite bénéficier ce genre de formation pour être à niveau… ».

Durant trois jours (du 24 au 26 avril), parfois  dans les conditions très difficiles et pénibles (forte chaleur, coupure d’électricité, manque d’eau…), le formateur palestinien, Khalil Rabaa, a échangé avec les participants  sur plusieurs aspects de la presse. Il s’agit de, entre autres : le reportage de presse, article de presse, les interviews.

Signalons que des étudiants issus de l’ESJSC (École supérieure de journalisme et des sciences de la communication) et de l’ESTM (École supérieure de technologie et de management) ont été aussi initiés au photojournalisme et à la caméra, indépendamment des professionnels.

Dans le cadre de sa coopération avec le Mali, l’État de Palestine intervient dans notre pays depuis longtemps dans le domaine de la santé, avec des médecins déployés sur le terrain.

Hamidou Togo

Le Hogon

Mali : La Holding CMDT affiche une production nette de 656 mille 548 tonnes au cours de lexercice 2018

0

Linformation a été donnée au cours de la 87 eme session du conseil dadministration de la Holding Compagnie Malienne pour le Développement des textiles CMDT-SA) qui sest tenue ce Mardi 30 avril 2019 à lhôtel de lamitié de Bamako. Cette rencontre était placée sous présidence du directeur général de la Holding CMDT-SA M. Baba BERTHE. Cétait en présence de Bakary Togola président de lAPCAM.

Dans un communiqué de presse rendu publique par le conseil de la holding CMDT SA, il est indiqué « quaprès examen des points inscris à lordre du jour ; et à lissu des travaux le conseil a approuvé le procès-verbal de la 86 eme session du conseil dadministration de ladite structure tenue le 28 décembre 2018. Le conseil a approuvé également le rapport de gestion du président directeur la CMDT et a donné mandat au président de présenter le rapport à lAssemblée Générale ordinaire », le communique de presse.

Dans son discours douverture le président Directeur général de la Holding CMDT-Sa M Baba BERTHE a affirmé que « la Holding CMDT affiche une production nette de 656 mille 548 tonnes au cours de lexercice 2018. Mais le chiffres daffaires de la Holding CMDT est fixé à hauteur de 316,726 milliards de F CFA ; un résultat net 12 ,203 milliards de F CFA et le bilan total est de 271,309 milliards de F CFA », dit-il.

Il faut ajouter que cette rencontre sest tenue en présence plusieurs acteurs et experts qui évoluent dans le monde de lagriculture au Mali.
Daouda Bakary KONE

Source : Croissanceafrique.com

Mali : Bamako a abrité la 23ème Journée africaine de la prévention des risques professionnels

0


Ce mardi 30 avril 2019 salle de conférence de lamitié de Bamako a servi de cadre pour louverture la 23ème Journée africaine de la prévention des risques professionnels. Cette cérémonie de célébration de la 13ème journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail et de la 23ème journée africaine de prévention des risques professionnels sest déroulée en présence du Ministre de la Solidarité et de lAction Humanitaire, du Représentant du Ministre de la santé et de lHygiène publique, le Directeur National du Travail parrain des présentes journées et le Représentant de lOrganisation internationale du travail.

A lentame de ses propos, le directeur adjoint de linstitut national de prévoyance sociale (INPS-Mali) a remercié les autorités nationales et particulièrement le Ministre de la Solidarité et de lAction Humanitaire, qui malgré ses nombreuses activités, a bien voulu honorer de sa présence aux présentes assises et leur donne un éclat tout particulier. Avant de dite « je note avec satisfaction la présence de nombreuses personnalités, des responsables dorganisation internationale et nationale, des Chefs dentreprises et les travailleurs », dit-il Seydou Siaka DIARRA DGA de lINPS.
Dans son discours douverture le Directeur Seydou Siaka DIARRA affirme qu « à léchelle mondiale, les statistiques sur les accidents du travail, produites par lOrganisation Internationale du Travail (OIT) révèlent que près dun accident du travail mortel sur cinq (18%) a lieu en Afrique pendant que le continent ne représente que 2% des emplois dans le monde contre 15% pour lEurope qui enregistre moins de 8% du total des accidents. En outre, la probabilité dêtre victime dun risque professionnel en Afrique demeure 3 à 5 fois supérieure quen Europe », a- t- il affirmé.
Ce constat n’est représentatif que de la dangerosité au travail des entreprises, ces chiffres ne reflètent pas lexhaustivité des risques encourues. Ces données nous montrent à quel point les conditions de travail demeurent préoccupantes pour les pays africains en général et notre pays en particulier. Parmi les principales causes de ces faits on peut citer notamment linsuffisance de lengagement des employeurs dans le processus de prévention des risques au niveau de leurs entreprises respectives, le déficit de ressources humaines qualifiées dans la mise en uvre des plans de sécurité et santé au travail, etc. Globalement, la pertinence des choix opérés vise à corriger les déficits invoqués.

Seydou Siaka DIARRA a invité les participants à approfondir ce diagnostic préliminaire pour enfin proposer les solutions appropriées profitables durablement aux partenaires sociaux, ce qui est lobjectif ultime visé par lOrganisation Internationale du Travail.

Pour sa part le représentant du ministre de la solidarité et de laction humanitaire a félicité lINPS, son conseil dadministration et plus particulièrement son directeur général pour les efforts considérables déployés dans le cadre de la promotion de la sécurité et la santé au travail dont laction constante constitue le socle de bien-être de nos populations.

Daouda Bakary KONE

Source: Croissanceafrique.com

La Banque mondiale débloque plus de $200 millions de dollars pour accroître l’accès à l’électricité en Afrique de l’Ouest et dans la région du Sahel

0
Simultanément, sur son échelle internationale, WARA assigne à InnoVent Sn les notations et perspective.....

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé le 17 avril dernier le Projet régional d’électrification hors réseau (ROGEP), financé à hauteur de 150 millions de dollars par des crédits et des dons de l’Association internationale de développement (IDA)* et par une subvention en soutien à la relance de 74,7 millions de dollars du Fonds pour les technologies propres. Il s’agit d’aider la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO à étendre l’accès à l’électricité hors réseau dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel : Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, République centrafricaine, Sénégal, Sierra Leone, Tchad et Togo.

Le projet entend améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages, entreprises et institutions publiques grâce à une approche régionale harmonisée de déploiement de systèmes solaires autonomes modernes. Il devrait bénéficier à environ 1,7 million d’individus actuellement privés d’électricité ou alimentés de manière aléatoire mais également à des entreprises et des institutions publiques et, ce faisant, améliorer les niveaux de vie et les performances économiques.

« À ce jour, seuls 3 % des ménages en Afrique de l’Ouest et au Sahel sont raccordés à un système solaire domestique autonome et 208 millions d’habitants de la sous-région n’ont pas accès à l’électricité. Le projet ROGEP va aider les décideurs de la région à créer un marché régional de systèmes solaires autonomes, vital pour combattre la pauvreté. Il va aussi permettre aux entrepreneurs de saisir les opportunités liées à ce nouveau marché, en mettant au point des solutions commerciales évolutives », expliqueRachid Benmessaoud, directeur de la coordination de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. « Ce nouveau projet favorisera l’adoption de normes et réglementations qui contribueront à l’harmonisation des politiques à l’échelle de la région et rendront ainsi cette filière attractive pour les grands acteurs du marché, au bénéfice de tous les pays participants. »

Malgré le potentiel commercial des systèmes solaires autonomes, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel peinent à attirer des investissements dans les énergies renouvelables hors réseau. Ce nouveau projet maximise le financement au service du développement en levant des fonds privés pour appuyer le déploiement de technologies innovantes. En contribuant à la création d’un marché régional, il va permettre de satisfaire les attentes croissantes pour un approvisionnement électrique fiable et de créer des emplois.

Conforme au double objectif du Groupe de la Banque mondiale de mettre fin à la pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée ainsi qu’au Business plan pour le climat en Afrique, le projet offre par ailleurs l’occasion de tester de nouveaux modèles d’affaires pour électrifier les écoles et les dispensaires qui sont indispensables au Projet pour le capital humain en Afrique de l’Ouest.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,5 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Banques céréalières villageoises et perspectives

0

Au sortir des années de sècheresse dans les années 70, les pays d’Afrique sub-saharienne ont connu un niveau d’insécurité alarmant. Sentant le besoin d’apporter une réponse, la FAO et d’autres ONG ont favorisé la création de ces banques céréalières.

Ces unités économiques gérées par les différentes communautés se sont données un double objectif :

  • Assurer une fourniture correcte à une population donné afin d’atteindre la sécurité alimentaire
  • Favoriser l’augmentation des revenues économiques

C’est cela en bref le sens donné aux banques céréalières villageoises.

  • La banque de céréales villageoise (BCV) est un dispositif décentralisé constitué de réserves de céréales en vue d’assurer la sécurité alimentaire d’une population donnée.
  • Organisée, gérée, par et pour les agriculteurs au niveau du village ou groupe de villages. Elle constitue un outil de développement local, assurant un rôle social et économique, avec la participation des populations rurales.
  • L’unité de base reste le lieu où vont se servir les intérêts individuels à travers :
  • L’achat et la vente des produits céréaliers
  • L’octroi de crédits alimentaires
  • Récépissé en dépôt : formule qui permet aux membres de contracter un prêt en déposant une partie de leur production sous forme de garantie en attendant que les prix soient compétitifs.

Une diversification plus importante des BCV permettant en dehors des objectifs principaux qui lui sont assignés de réguler à l’achat et à la vente les prix des principaux produits céréaliers. Elle permettra de nous protéger de la charge spéculative des commerçants. A l’origine certains organismes (Programme Alimentaire Mondiale, Vision Mondiale etc) estimaient que les BCV allaient déréguler les fluctuations qui pouvaient qui pouvaient s’opérer avec les commerçants mais il s’est avéré que c’est tout le contraire.

Elle peut en même faire faire partie des mesures d’accompagnement pour la résilience de nos paysans par rapport à la pauvreté.

Face au crédit, la banque céréalière peut être une interface pouvant permettre à ses membres d’accéder au financement. Celui-ci est un facteur qui peut améliorer les conditions de production des paysans (semences de qualité, intrants pour l’amélioration de la fertilité des sols.

La lutte contre la pauvreté connaitra un essor avec la présence et la densification des BCV ; celles-ci doivent participer à la définition de la stratégie de lutte contre l’insécurité alimentaire.

Les paysans sur les lesquels nous pensons compter pour des solutions durables sont en même temps les fournisseurs en céréales des BCV mais également les consommateurs à qui nous devons assurer la sécurité alimentaire.

L’appellation de BCV devient exagérer car on confond magasin de stock avec une rotation d’approvisionnement, de vente pour prétendre avoir une BCV.

Le directeur de l’agriculture O Sané a eu a u cours de l’atelier de partage et de validation au mois de novembre décembre 2017 à déclarer qu’en 7ans, le projet de banque céréalière villageois du programme alimentaire mondiale en appuyant l’état du Sénégal a dénombré 771 BCV dont 712 fonctionnelles. Dans le cadre du projet 5400 tonnes ont été collectés pour une valeur de 850 millions. En analysant ces données nous nous rendons compte que:

Le ratio par BCV est relativement faible (7,50 tonnes). Ces quantités contribuent uniquement à moins de 0,50% des besoins pour atteindre la sécurité alimentaire (mil, maïs, sorgo).

Beaucoup de ces BCV ne répondent pas aux normes en terme d’infrastructures ni aux fonctions qui leur sont attribuées. Une autre vision des BCV doit être repensée si nous voulons réellement atteindre les objectifs essentiels des banques céréalières.

Dans la région de Thiès, nous avons dénombré 7 Banques financés USADF (Fondation des Etats Unis pour le Développement en Afrique. Localisés dans le département de Tivaouane polarisant 85 villages touchant une population rurale de 20 milles habitants.

Après trois années d’existence, l’impact économique et social est bien apprécié par les populations. Une meilleure densification des BCV, combinée à une harmonisation des interventions des ONG vont permettre aux organisations paysannes de mener des actions durables qui impactent positivement sur la vie des ruraux.

Les BCV peuvent constituer une réponse aux contraintes de crédit observées chez les ruraux plus vulnérables. En tirant des leçons des BCV dans le département de Tivaouane, nous avons noté :

  • Un intérêt pour les producteurs d’être reliés à une unité économique où ils peuvent vendre et acheter
  • Exercer une gouvernance locale et de démocratie (comité de gestion, comité de contrôle)
  • Soutenir les petits agriculteurs en leurs octroyant des prêts alimentaires en période de soudure

Les perspectives de l’investissement public et de l’investissement privé pour l’atteinte de la sécurité alimentaire

Les différents documents stratégiques de politique (Plan Sénégal Emergent, Enquêtes nationales pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, Stratégies nationales pour la sécurité alimentaire et la résilience 2015-2035) placent l’objectif de la sécurité alimentaire comme priorité.

Programmes et projets des ONG (Vision Mondiale, Programme Alimentaire Mondiale) concourent à l’atteinte de la sécurité alimentaire.

Pour y arriver des investissements publics et privés sont nécessaires. Il ne s’agira pas uniquement d’une volonté politique mais elle doit s’adosser à une réelle stratégie d’investissement.

Ces derniers doivent privilégier le secteur de l’agriculture en lui associant des mécanismes de financement à la portée des petits producteurs. Nous avons pensé que le relèvement du potentiel agricole doit être accompagné des infrastructures de stockage, de banques céréalières villageoises, de moyens de productions consistants et de formation et d’encadrement technique.

Tout cela doit se résumer dans une stratégie à moyen et long terme qui permet d’apporter les changements voulus.

Ainsi l’investissement public s’occupera de l’objectif de la production et des mesures d’accompagnement : distribution, stockage, commercialisation et transformation.

S’agissant de l’investissement privé il est préférable de penser à des mécanismes qui assurent le retour sur investissement. Le fond de garantie déposé auprès des banques et institutions de micro-finance en est un exemple.

Le succès de l’investissement privé passera par une caution des organisations paysannes ou des communautés elles-mêmes.

Docteur Alexandros Ragoussis de la Société Financière Internationale (IFC) déclara : « les investissements dans le secteur de l’agriculture est deux fois ou quatre fois plus efficaces qu’en investissant dans tout autre secteur d’activités pour sortir les gens de la pauvreté extrêmes ». C’est là une raison de plus vu notre niveau de chômage et la faible contribution de l’agriculture dans le produit intérieur brut (PIB) de réfléchir du comment potentialiser notre agriculture ? Occupant un pourcentage assez élevé (55% à 60%) de notre population active il devient non rentable de confiner ce secteur dans une situation de précarité.

Marchés et sources de financement font partie des contraintes. Docteur Alexandros Ragoussis prévient en disant que : « l’argent ne sera pas le moteur du développement à lui seul ». Réfléchissons alors à une utilisation de l’argent suivant un consensus fort avec les acteurs principaux (producteurs agricoles, pastorales, avicoles etc)

De ce qui précède, il s’avère obligatoire de relever le niveau d’accompagnement politique en élaborant des stratégies qui prennent en compte l’impact risque des productions alimentaires.

D’après les statistiques disponibles, 95% de notre agriculture est de type familiale, donc tout investissement doit tenir en compte cette particularité. Il existe des risques si ces producteurs sont pris isolément d’où la nécessité de considérer les organisations paysannes ou les BCV comme vecteurs pour canaliser les investissements surtout ceux privés.

Une présence plus marquée des privés dans l’agriculture est notée. Peut-être leur préoccupation essentielle en termes de production ne vise pas particulièrement la sécurité alimentaire mais ils ont le mérite d’y contribuer.

L’investissement privé dans l’agriculture offre des opportunités pour des filières industrialisantes (riz, maïs, tomates etc).

Il y a également l’agro-business qui a sa part de contribution.

Assurant tous ces investissements l’agriculture saura apporter une résilience contre la pauvreté. Elle n’aura uniquement à assurer la nourriture.

Ndiamé THIAM

Technicien agricole

Toub@Productions Méckhé

ndiambe2018@gmail.com.

Source/ Exclusivement réservée Ndiamé THAM.

publié par la Rédaction de Croissanceafrique.com

Tout droit réservé

Mali: L’or existe bel et bien à Kidal, son exploitation est encours

0

REPORTAGE. On ne le sait pas toujours mais, réputé pour son insécurité, Kidal est aussi un haut lieu de prospection aurifère où se croisent groupes armés, acteurs économiques et aventuriers.

PAR OLIVIER DUBOIS, À BAMAKO
Modifié le 15/04/2019 à 17:28 – Publié le 13/04/2019 à 08:18 | Le Point.fr

« C’est simple, tu cherches l’or avec ton détecteur, tu creuses peu profond et tu trouves ! Moi, j’ai acheté deux moteurs, un marteau-piqueur, du carburant, de l’huile, du charbon pour faire fonctionner tout ça, j’ai tout donné à des cousins, quand ils partent chercher l’or, s’ils trouvent, on partage ça ! » raconte avec enthousiasme Youssouf (le nom a été modifié), un Touareg de Kidal, assis dans ce petit restaurant-snack du quartier Sira Koro à Bamako. Le jeune Kidalois au chèche couleur sable, arrivé depuis quelques heures seulement dans la capitale, apprécie sa boisson fraîche autant que les centaines de milliers de francs CFA, dans sa poche, rapidement gagnés en vendant quelques dizaines de grammes d’or, extrait des sables du Sahara, souvent par plus de 40 degrés, à la sueur du front. « À Bamako, quand t’arrives pour vendre ton or, en deux heures tu as l’argent. Il y a beaucoup de monde là-dedans, il y a beaucoup de gens qui se sont enrichis, car il y a de l’or dans la région, chaque semaine on découvre un nouvel endroit, après c’est selon ta chance », poursuit-il.

Mali, Niger, Burkina Faso : des pays dans la course à l’or

À plus de 1 500 kilomètres de la capitale, à Kidal, au nord du Mali, depuis la fin de l’année 2017, la prospection artisanale de l’or s’est intensifiée, charriant un flux important d’orpailleurs locaux comme étrangers provenant de divers pays africains, équipés de détecteurs de métaux, de marteaux-piqueurs, de pioches, de pelles, de compresseurs, appâtés par cette nouvelle manne financière disponible à ciel ouvert. « Kidal n’a fait qu’emboîter le pas des pays voisins. Tout est parti du Niger en 2014 avec les mines de Tagharaba. Il y a toujours eu des histoires sur les sous-sols riches en or de la région. Les gens ont commencé à s’y intéresser parce qu’ils avaient du mal à exploiter les territoires qu’il y avait en Algérie, ils étaient chassés ou détroussés par les militaires algériens. Ils ont vu là-bas qu’avec des appareils électroniques on peut détecter l’or à plusieurs mètres sous le sol. Ils ont investi dans des détecteurs et ils ont commencé à chercher et à trouver de l’or, un peu partout », explique Youssouf.
Autour de Tessalit, à Talhandak, Abeibara, Tinzaouatène, dans le cercle de Tin-Essako et quasiment n’importe où quand le détecteur signale la présence de ce métal précieux, des centaines d’hommes s’affairent fiévreusement, scrutant parmi les grains de sable et de pierre des tamis, « l’éclat jaune or », qui leur donnera le signal de piocher, de creuser à quelques mètres de profondeur pour remplir leurs sacs de pierre, de sable, d’une terre qu’ils espèrent aurifère.

Ces orpailleurs, on les trouve autour de petites mines, des sortes de puits ou de mares, délimités sur quelques mètres carrés pour ne pas empiéter sur le voisin. Il n’y a rien à payer, il n’y a pas de monopole, cette exploitation artisanale de l’or est totalement libre. D’un point de vue islamique, les orpailleurs se doivent de payer la Zakat, une sorte de taxe religieuse destinée aux pauvres, mais loin d’être obligatoire, cette « aumône » n’est pas majoritairement honorée. Dans ces petits sites miniers, les orpailleurs fouillent la terre inlassablement de jour comme de nuit, à la lumière de petits groupes électrogènes. « Sur certains sites, il y a plus d’électricité qu’à Kidal ! » s’exclame Rhissa, un habitant de la ville, « les gens, avec l’espoir de trouver de l’or, ils passent tout leur temps à creuser, c’est tout le temps allumé ! Nous, à Kidal, on a un délestage par jour, en saison fraîche, du courant de 8 heures à 2 heures du matin, eux n’ont pas ce type de problème », ajoute-t-il avec un sourire narquois.

Des conditions rudimentaires

Souvent par groupes de deux personnes ou bien quatre, voire parfois une vingtaine, les orpailleurs se relaient pour creuser, trouver un filon et faire sortir les pierres. « Ça demande beaucoup de courage, les conditions sont rudimentaires et ce n’est pas facile, car il n’y a pas d’eau, les sites sont parfois jusqu’à 130 kilomètres de la ville de Kidal, il faut tout acheminer. À chaque fois qu’un site voit son or épuisé, on va sur une autre, ça évolue, il n’y a pas de site définitif. Ça demande patience et endurance, car les gens ne peuvent pas utiliser de la dynamite, ce n’est pas autorisé par Barkhane », précise Youssouf.

À Kidal, plus tu as de moyens pour exploiter l’or, plus tu augmentes tes chances d’accroître tes gains ; des grands leaders de la CMA ont investi, des opérateurs économiques maliens aussi, ils ont fait venir et utilisent des machines qui permettent de mécaniser l’extraction de l’or et d’augmenter considérablement leur production. Comptez par exemple environ 75 000 FCFA de l’heure pour un bulldozer qui pourra faire le boulot. Ces grands engins de terrassement, accessibles aux mineurs fortunés, ont pour la plupart été volés à Gao, Tombouctou ou Ansongo, à de grandes entreprises comme la SATOM, au début de la crise de 2012. Ils ont été ramenés à Kidal et servent depuis pour les constructions en ville ou pour l’extraction de l’or.

« Tu dois amener ce que tu trouves en périphérie de Kidal, car sur certains sites, les autorités ont interdit le traitement de l’or pour éviter que les mineurs se fassent détrousser. Si tu n’as pas ton propre véhicule, il y a des camions qui prennent l’or pour toi. Tu paies le transport et tes sacs sont acheminés vers les machines, sur les sites de concassage. Les pierres sont broyées, la poudre fine obtenue est lavée avec du mercure et de l’eau, ils mettent cette poudre dans une machine pour la faire tourner et comme l’or est lourd, ils restent en bas et les autres particules en haut. On récupère l’or comme ça. C’est comme les docus de National géographique sur l’or en Alaska à la télé ! », s’exclame Youssouf. Ces machines qui broient les pierres font rentrer pas mal d’argent dans les poches de certains grands chefs de la CMA à qui elles appartiennent. Ils y font travailler les Soudanais, les Tchadiens et les Burkinabés, des experts dans ce secteur. « Pour chaque sac à traiter, il faut débourser environ 10 000 FCFA, et on ramène souvent des dizaines, voire des certaines de sacs », décrit notre jeune Kidalois.

Selon le traitement, plus l’or est purifié, plus il monte en carat, dans ce processus on perd en quantité, mais on gagne en qualité. À Niamey, Bamako, où l’or s’achète au gramme ou au kilo, on suit le cours mondial de l’or, et les carats peuvent faire monter comme diminuer les prix. « À Bamako, ils répètent les procédés pour que l’or devienne plus pur, ensuite on pèse ton or, on te donne le poids, le carat et puis on te l’achète. Si tu as un peu plus de 23 ou 30 carats, ça peut aller dans les 30 000 fcfa le gramme. Ici à Kidal c’est les 17-18-19 carats qu’on trouve le plus, mais ils sont souvent mal évalués », explique Youssouf.

Un business juteux entre Bamako et Dubaï

Les acheteurs viennent à Bamako, achètent plusieurs kilos de métal précieux et le transfèrent via des sociétés spécialisées jusqu’à la première ville des Émirats arabes unis, Dubai. « Ça représente beaucoup du marché de l’or à Dubai, je peux dire que c’est même la majorité, parce que c’est produit ou ça passe par le Mali, que l’or vienne du Gabon, de Côte d’Ivoire, de Guinée et même du Kenya », confirme M. Doucouré, homme d’affaires malien, dans le business de l’or entre les Émirats et le Mali depuis des années.

En une année, l’artisanat minier à Kidal a généré beaucoup d’activités, créer beaucoup d’emploi, bénéficiant à ceux qui creusent, mais aussi aux autres, qui vendent le carburant, le matériel, assurent la restauration, aux petits commerces, aux boulangeries, boucheries, à ceux qui transportent l’or comme ceux qui le traitent et le vendent, aux plus vulnérables comme aux plus puissants. « Avant l’exploitation de l’or, des familles qui n’avaient rien aujourd’hui jouissent de grand privilège, des gens ont pu casser leur maison en banco et à la place, ils ont construit des villas. L’or a généré une sorte de boom économique », explique Rhissa, « Les Touareg sont des nomades, ils vivent de l’achat et de la vente de leur bétail. Avec l’or, leur bétail est acheté tous les jours. Il y a tout un marché qui s’est constitué. L’impact économique sur la ville est très net, si quelqu’un qui n’était pas à kidal l’année dernière revient aujourd’hui, il va être surpris par le nombre de chantiers, ça a changé l’état d’esprit des gens pour investir à Kidal. Mais, il y en a aussi qui s’échinent, mais qui ont perdu, on n’a pas tous les mêmes chances », poursuit-il.
Ces mineurs qui on fait fortune, qui sont devenus millionnaire en quelques jours, semaines ou mois, entretiennent cette fièvre de l’or. Certains achètent un point stratégique de la ville, ils y construisent des boutiques qu’ils mettent en location, d’autres construisent des maisons ; des changements individuels qui changent le visage de la ville, mais ne bénéficient pas forcément à toute la communauté. « C’est surtout de l’enrichissement personnel. Si tu arrives à faire 1 kilo d’or, ça fait environ 17 millions de FCFA. Tu gardes ça pour toi ! tu ne penses pas à des trucs pour les autres », justifie Youssouf. « Par ricochet, cet enrichissement personnel, les commerces et les boutiques qui se créent contribuent au développement économique de la ville, ce sera rentable pour la commune parce qu’il y aura des taxes que ces boutiques verseront à moyen ou long terme », soutient Rhissa.
« Beaucoup de gens sont dans ce business, tout le monde en profite », reprend Youssouf, « les jeunes, les personnes plus âgées et surtout les combattants. C’était d’ailleurs un problème, car tous ces combattants qui étaient pressés que le DDR et le cantonnement se fassent, finalement, ils ont trouvé leur compte dans l’or et ils n’étaient plus si pressés que ça, parce que maintenant avec l’or, ils ont trouvé un truc dans lequel il y a de l’argent, même plus que dans les trafics et ça leur va très bien. », ajoute-t-il.

Source: Le Point.fr/croissanceafrique

Approvisionnement en armes: évalué à 1 200 milliards de dollars annuels, soit environ la moitié du marché de l’énergie

0

L’industrie d’armement est ambivalente. Elle est à la fois une nécessité pour garantir l’indépendance d’une nation, mais elle produit aussi les moyens de violer l’indépendance d’autres nations.
Premiers producteurs d’armes au monde, les États-Unis non seulement en sont les premiers consommateurs, mais aussi les premiers exportateurs (34 % de parts du marché mondial). Ils sont suivis par la Russie (25 %), l’Allemagne (10 %), la France (8 %) et le Royaume-Uni (4 %). Côté importateurs, la Chine vient en tête (11 % des achats sur le marché mondial), suivie par l’Inde (7 %), les Émirats arabes unis (6 %), la Corée du Sud (6 %) et la Grèce (4 %) [Chiffres SIPRI, 2009].
La majeure partie des transactions sont légales, toutefois l’imposition d’embargos unilatéraux ou par le Conseil de sécurité de l’ONU a créé un marché parallèle. Contrairement aux discours officiels, il est impossible de vendre et d’acheminer des armes à l’insu du gouvernement du pays où elles sont produites. Le « trafic » n’est donc qu’une violation non-revendiquée par les États des embargos qu’ils prétendent appliquer.
Dépendant exclusivement de commandes publiques, l’industrie d’armement s’est confondue avec une partie du pouvoir exécutif aux États-Unis donnant naissance à ce que le général-président Eisenhower a appelé un « complexe militaro-industriel ». Dans une moindre mesure, le même phénomène a été observé chez les autres grands États producteurs.
Ce marché est évalué à 1 200 milliards de dollars annuels, soit environ la moitié du marché de l’énergie, mais dix fois plus que l’aide au développement. Le volume de cette production masque d’importantes disparités qualitatives. Ainsi, dans de nombreux domaines, l’industrie d’armement US est largement dépassée par la sophistication technologique de ses concurrents.

PRIMATURE DU MALI:CES PREMIERES ERREURS DU PREMIER MINISTRE BOUBOU CISSE

3


« Je ne suis pas un messie mais je suis et serai un serviteur de l’Etat au service du gouvernement. Un serviteur de l’Etat au service du peuple ». Telles sont les premières phrases du désormais premier ministre, Boubou Cissé. C’était lors de la passation de témoin entre lui et son prédécesseur Soumeylou Boubeye Maiga, ce mardi 23 avril. Sans être docteur en analyse, je me suis donné la peine d’analyser ces phrases du premier ministre Boubou Cissé. De mon point de vue, Boubou lui-même ne sait pas ce qui l’attend. Peut-être que le Docteur en économie a des problèmes d’expression. Ou peut-être que le technocrate n’a pas la notion de la bonne parole.

Tout d’abord je commence par le mot « messie ». Un « messie » est un envoyé de Dieu pour trouver des solutions à une situation bien donnée. Ce mot « messie » est très souvent utilisé en sens figuré dans l’expression française. Il détermine très souvent un rempart, un sauveur… exemple, Cristiano Ronaldo était dans la peau d’un « messie », lors de la rencontre retour Juventus de Turin-Atletico Madrid, comptant pour les éliminatoires des huitièmes de finale de la champion league d’Europe. A lui seul, le portugais, venu du Réal Madrid a renversé les données en faveur de son club, en marquant 3 buts. Vu le contexte actuel du Mali, il faut un « messie » au peuple du Mali. Quelqu’un qui viendra décider, proposer et faire sortir le pays du gouffre. Le Mali n’a pas besoin d’un serviteur. Le serviteur ne fait que ce qui lui est dicté. Il n’a pas de décisions à prendre mais aura des décisions à exécuter. Aussi, il est bon que le premier ministre avec suffisamment de background nous dise, c’est quoi « l’Etat au service du gouvernement, l’Etat au service du peuple ». L’Etat du Mali est composé du peuple (gouvernants et gouvernés) avec une devise, un drapeau et un hymne national. Donc l’Etat n’est pas différent du gouvernement et le peuple n’est pas différent de l’Etat. Par ailleurs, il est nécessaire pour le Docteur, de comprendre que le peuple est au-dessus du gouvernement. Dans ses propos il doit parler du peuple d’abord. Hélas, Boubou Cissé pense que le gouvernement est au-dessus du peuple.

Malheureusement, certains ne verront jamais ces erreurs du bourgeois Boubou Cissé. Il s’agit de ces gens-là qui se disent amis ou en tout cas connaissances du premier ministre de circonstance. Il s’agit aussi de ces gens-là qui se voient être ou avoir un proche dans le gouvernement du motard Boubou Cissé. Ils sont de ceux-là qui envoient des félicitations empoissonnées au premier ministre. Heureusement que nous autres analyserons comme il se doit. Il revient au premier ministre de se corriger et de comprendre qu’il doit se mettre dans la peau d’un « messie » pour sortir le Mali du trou. Il doit aussi comprendre qu’il n’est pas qu’un serviteur mais qu’il est aussi un décideur.

Douba Dembelé /Croissanceafrique.com

Economie sociale et solidaire : L’initiative pour remplacer l’économie classique au Mali

0

Bamako abritera, les 25 et 26 avril prochain, le deuxième forum de l’économie sociale et solidaire. En prélude de l’évènement, les organisateurs ont tenu, ce vendredi 19 avril 2019 à la mairie du district de Bamako, une conférence de presse pour informer l’opinion nationale sur la dite initiative. C’était en présence du conférencier principal, M. le maire du district de Bamako, M. Adama Sangaré, accompagné par le secrétaire général du ministère du développement social, tutelle de l’initiative.

L’économie sociale et solidaire est en effet une nouvelle initiative qui se voudra de remplacer l’économie classique jugée caduque selon les initiateurs. Pour M. le maire du district de Bamako, M. Adama Sangaré,  l’économie sociale et solidaire sera un excellent moyen de lutter efficacement contre le chômage et la pauvreté au Mali, en particulier, et en Afrique en général. Car, dira-t-il,  les collectivités territoriale, avec ce système, pourront elles-mêmes apporter une solution favorable aux chômages et à la pauvreté sur le plan local. «  Les 730 collectivités territoriales du Mali essayent de lutter contre la pauvreté et le chômage. Nous pourrons faire en sorte, avec ce système, de lutter contre la pauvreté et le chômage » a-t-il expliqué. « Ce sont les collectivités qui doivent faire en sorte que la solidarités soit agissante, sans quoi, il serait difficile de lutter contre le chômage et la pauvreté» ajoute-t-il.

A en croire le maire Adaman Sangaré, l’objectif de ce système est d’inciter le maximum de citoyens maliens à  sortir de l’économie informelle et aller vers une économie formelle à travers les cotisations pour que chacun puisse se développer.

Ainsi du 25 au 26 avril prochain à l’HôtelKempeski de Bamako, les experts africains viendront des pays d’Afrique de l’Ouest et du Cameroun  pour réfléchirsur les perspectives de cette initiative qui, à entendre le Maire Adama Sangaré, est une réponse de l’Afrique face à la crise économique.

A signaler que c’est le maire Adama Sangaré qui assure la présidence zone Afrique de cette initiative et la vice-présidence mondiale. Dans notre pays, c’est seulement à  Ségou et Bamako que le réseau est implanté. Et les initiateurs ont promu de l’élargir dans toutes les régions du Mali.

Boubacar Kanouté.

Mali: Passation des pouvoirs à la Primature: SBM passe le témoin au Dr Boubou Cissé

0

C’est après avoir remercié très chaleureusement les membres de son cabinet au grand complet et les chefs des services rattachés à la Primature venus lui témoigner leur reconnaissance que le Premier ministre sortant Soumeylou Boubeye MAIGA a reçu son successeur Dr Boubou Cissé pour la cérémonie solennelle de passation des pouvoirs ce mardi 23 avril 2019.

Après un entretien suivi de la signature des documents marquant la passation des pouvoirs, les deux personnalités ont tenu un point de presse. Le Premier ministre Maïga a félicité son successeur et lui a souhaité bon vent dans sa nouvelle mission. Il a également remercié le Chef de l’Etat de lui avoir accordé sa confiance en lui permettant de diriger pendant seize mois le Gouvernement.

Le Chef du Gouvernement Dr Boubou Cissé a félicité son prédécesseur pour le travail accompli, il a également demandé à tous les maliens de l’accompagner dans sa nouvelle tâche. Il a réaffirmé sa volonté de servir toutes les filles et les fils du Mali.

Le nouveau Premier ministre a ensuite raccompagné son prédécesseur dont il a salué les grandes qualités d’homme d’état et surtout le sens élevé de la patrie.